Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 08:00

           CONTRE L’AUGMENTATION DE LA CSG LES RETRAITÉS MANIFESTENT 
                                  JEUDI 28  SEPTEMBRE À THOUARS


Les communistes Thouarsais participeront et appellent à participer à la manifestations des retraité-e-s organisée par les syndicats  ce jeudi 28 septembre à Thouars.

Le Président de la République  Emmanuel Macron qui n’a recueilli au 1er tour que 24 % des suffrages et son gouvernement veut nous faire croire qu’avec 1200 € brut, on est favorisé, en proposant dès ce seuil une hausse de la CSG de 1,7 % (soit aune augmentation de 23 %)
En vérité, les séniors, de plus en plus nombreux à solliciter le Secours Populaire Français subissent une précarité grandissante et constate que « la détérioration de leurs conditions de vie est manifeste » et que la solidarité intergénérationnelle risque d’en pâtir.

LE 28 SEPTEMBRE C’EST DANS LA RUE QUE L’ON REFUE CETTE POLITIQUE

Nous proposons de reprendre le pouvoir sur les banques, d’utiliser autrement l’argent qui provient des richesses crées par le travail, d’agir contre la fraude et pour la justice fiscale.

L’argent des entreprises (les profits) doit être investi pour sécuriser l’emploi, la formation et la création de richesses dans les territoires.

L’argent des banques (le crédit) aujourd’hui détourné vers les placements financiers, les OPA, les délocalisations doit financer à faible taux d’intérêt (0% ou moins) les investissements favorables à la sécurisation de l’emploi et au développement maîtrisé des territoires.

L’argent public(impôts, cotisations sociales et leur utilisation par l’Etat; les collectivités territoriales et la Sécurité Sociale) doit servir au développement tout à fait nouveau des services publics.Il faut cesser de multiplier les aides au patronat, dont les effets pervers sont démontrés et tout remettre à plat. Au contraire l’argent doit être utilisé sélectivement pour inciter les banques et les entreprises à changer l’orientation de l’utilisation du crédit et des profits


                                           

                                     SALAIRES ET RETRAITES MÊME COMBAT

    .    Des salaires qui permettent de bien vivre, de meilleures retraites 

    •    Organisation d’une conférence annuelle de revalorisation des salaires et des qualifications et augmentation immédiate des salaires (+ 23 % pour le SMIC, qui sera fixé à 1 800 euros brut (1 700 euros net à la n du quinquennat) et augmentation en conséquence des salaires de chaque premier niveau des grilles de classification des différentes branches (dans le privé comme dans le public) et dégel du point d’indice dans la fonction publique. 

    •    Mobilisation pour une harmonisation des salaires en Europe avec la fixation d’objectifs contraignants de convergence et l’instauration de salaires minimums. 

    •    Encadrement des rémunérations dans les entreprises (échelle de 1 à 20), suppression des stock options et interdiction des « golden hellos / parachutes ». 

    •    Transparence totale des avantages en nature dans la haute fonction publique et des hauts cadres des entreprises publiques et privées. 
    •    RETRAITES
    •    Meilleures retraites autour d’un principe : un taux de remplacement de 75 % minimum et en aucun cas inférieur au Smic revalorisé pour une carrière complète de travail. 

    •    Les minima sociaux seront fixés en référence au Smic et indexés sur celui-ci. 

    •    Renégociation de l’indemnisation du chômage avec comme objectif : 80 % du salaire brut perçu au cours de l’activité antérieure avec le SMIC revalorisé comme garantie minimale. 


Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES PCF THOUARSAIS
commenter cet article
26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 00:46

Sénatoriales 2017 : Déclaration du Parti communiste français

Cette élection a une valeur nationale.

Avec 13 sénatrices, sénateurs élu-e-s sur les listes soutenues ou présentées par le PCF, le groupe CRC devient au Sénat le principal groupe d’opposition de gauche à la politique Macron. Ont été élu-e-s:

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF à Paris, Eliane Assassi, présidente du groupe CRC (Seine-Saint-Denis), Eric Bocquet (Nord), Dominique Watrin (Pas-de-Calais), Cécile Cukierman (Loire), Laurence Cohen (Val-de-Marne), Pascal Savoldelli (Val-de-Marne), Guillaume Gontard (Isère, DVG), Fabien Gay (Seine-Saint-Denis), Pierre Ouzoulias (Haut-de-Seine), Michelle Greaume (Nord). Ils siégeront avec Christine Prunaud (Côtes D’Armor) et Thierry Foucaud (Seine-Maritime), dont les sièges n’étaient pas renouvelables.

 

Les candidat-e-s présenté-e-s et soutenu-e-s par le PCF ont rassemblé bien au-delà de leur rang, les grand-e-s électeurs, électrices, qui sont issus pour l’essentiel du rapport de force des élections municipales de 2014. Sans surprise malheureusement la droite conserve donc la majorité au Sénat. La République en Marche est stoppée dans ses ambitions. Le FN ne gagne aucun élu.

 

A gauche, Europe Ecologie les verts n’a pas suffisamment d’élus pour constituer un groupe. La France Insoumise ne présentait pas de candidat. Le parti socialiste va continuer de vivre avec de nombreuses contradictions, certains soutenant le gouvernement, d’autres s’y opposant. Dans ces conditions, le groupe Communiste Républicain et Citoyen est le seul groupe d’opposition de gauche à Macron au Sénat. Il travaillera à rassembler le maximum de parlementaires de gauche face aux mauvais coups du gouvernement. Seul le groupe communiste, républicain et citoyen oppose au gouvernement une voix cohérente et combative, défendant des choix alternatifs aux logiques d’austérité. Demain, seul ce groupe, qui pourrait s’élargir à tous ceux et toutes celles qui veulent une opposition claire et porteuse de choix nouveaux, portera une telle voix au Sénat. Sans lui, le Sénat ne serait plus qu’une chambre de négociations entre la droite et le Président. Négociations qui ont un objectif : déconstruire le modèle social français et chercher les 3/5ème des parlementaires pour changer la Constitution en faveur de l’ultra_libéralisme.

 

Les 13 élu-e-s auront à cœur de porter haut et fort les aspirations de celles et ceux qui luttent contre les réformes Macron, pour la qualité des services publics, pour la création d’une COP21 contre l’évasion fiscale, pour d’autres choix environnementaux et écologistes, pour promouvoir l’action des collectivités territoriales et leurs politiques publiques, faire vivre la démocratie, contre la loi de l’argent et pour d’autres modèles économiques prenant en compte le programme l’Humain d’abord et la France en commun.

 

Les sénatrices et sénateurs communistes se mettent sans attendre à la disposition des collectivités, des syndicats, des associations de solidarité, culturelles, sportives, d’élu-e-s, des citoyens pour faire barrage dans l’unité aux mauvais coups, préparer des amendements, des textes de lois... Les communistes et les citoyens peuvent s’appuyer sur leurs élu-e-s pour poursuivre et amplifier les mobilisations contre la politique libérale et droitière de Macron et ouvrir l’espoir.

 

Paris, le 24 septembre 2017

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS ACTUALITES PCF
commenter cet article
26 septembre 2017 2 26 /09 /septembre /2017 00:28

25 août 1944 : Paris libéré par l’insurrection de son peuple

YVES HOUSSON

 
LUNDI, 25 AOÛT, 2014
L'HUMANITÉ
AFP

Après quatre ans sous le joug allemand, la capitale sort de la nuit. L’action armée des résistants unis au sein des FFI, 
conjuguée avec le soulèvement de la population, 
parachevée par les blindés de Leclerc, chasse l’occupant.

Samedi 26 août 1944, 15 heures. À l’Arc de triomphe, de Gaulle contemple le spectacle des Champs-Élysées, qu’il s’apprête à descendre. « Ah ! C’est la mer ! » relate-t-il, lyrique, dans ses Mémoires de guerre. « Une foule immense est massée de part et d’autre de la chaussée. Peut-être deux millions d’âmes. (...) Si loin que porte ma vue, ce n’est qu’une houle vivante, dans le soleil, sous le tricolore. Je vais donc, ému et tranquille au milieu de l’exultation indicible de la foule, sous la tempête des voix qui font retentir mon nom. (...) Il se passe, en ce moment, un de ces miracles de la conscience nationale, un de ces gestes de la France qui parfois, au long des siècles, viennent illuminer notre histoire. » Le peuple de Paris fête sa victoire, même si, chez beaucoup, le coeur n’y est pas vraiment, trop lourd encore des drames vécus. Le général de Gaulle, fort de l’auréole de celui qui a su dire non dès juin 1940 à l’asservissement du pays, ramasse les lauriers de la gloire.

La veille, von Choltitz, commandant du Gross Paris, a signé la capitulation allemande. Épilogue de sept jours d’un soulèvement populaire fait de combats armés, de barricades, de grèves, et qui, avec le concours des armées alliées, aura raison de l’occupant. Sept jours qui ajoutent un chapitre de prestige à l’histoire des combats de Paris pour la liberté, de la Révolution française à la Commune de 1871. Sept jours d’une insurrection aujourd’hui unanimement célébrée – non sans la tentation chez certains de l’instrumentaliser –, mais dont le déclenchement et la conduite n’allèrent pourtant pas de soi. Le 19 août, dans une ville où seuls les journaux de la collaboration ont encore voix au chapitre, les Parisiens découvrent, placardé sur les murs, l’appel au soulèvement : « L’heure de l’insurrection a sonné.

C’est Paris capitale de la liberté, c’est Paris fier de son passé de lutte et d’héroïsme, c’est Paris libéré par les Parisiens eux-mêmes qui accueillera les Alliés. Le Comité parisien de la libération vous appelle tous au combat. » Au Comité Parisien de Libération comme au Conseil national de la Résistance, qui lance un appel similaire, comme à l’état-major des Forces françaises de l’intérieur de l’Îlede- France – les FFI, regroupant l’ensemble des organisations de résistance –, sous le commandement du colonel Rol-Tanguy, la situation est jugée préinsurrectionnelle.

L’aspiration du peuple de Paris à la libération est d’autant plus forte que, outre la privation des libertés essentielles, il subit des conditions de vie de plus en plus insupportables. Nourriture, médicaments, gaz, électricité, tout manque. À peine la moitié des besoins de la capitale en farine et en lait sont couverts. Le feu de la révolte couve. Le 14 juillet, coup d’envoi de l’insurrection avant l’heure, des milliers de personnes participent à des défilés, à Paris et dans les communes de banlieue, sous la protection de combattants FTP. On chante la Marseillaise, on accroche le drapeau tricolore aux fenêtres, les mots d’ordre sont patriotiques mais portent aussi sur la distribution de nourriture.

Le 10 août, les cheminots ouvrent la voie, paralysant le trafic ferroviaire

Et puis la classe ouvrière entre en scène. En grève le 10  août, à la suite de l’arrestation de plusieurs des leurs, « pour faire reculer le boche, faire aboutir les revendications, pour la libération totale du pays », les cheminots ouvrent la voie, paralysant le trafic ferroviaire. Ils sont suivis le 15 août par les 21 000 policiers qui, après avoir, pour beaucoup, traqué les résistants, mené la rafle du Vél d’Hiv, répondent en masse à l’appel de leurs propres organisations de résistance, quittent leurs uniformes, et basculent, avec leurs armes, dans le camp des FFI.

La grève, que la CGT décrétera générale le 18 août, s’étend aux PTT, au métro, à la métallurgie, aux imprimeries… Militairement, les 
Allemands sont affaiblis depuis le débarquement de Normandie et leurs défaites à l’Est. La décision d’appeler à l’insurrection suscitera pourtant des réticences. Jacques Chaban-Delmas et Alexandre Parodi, 
représentants de De Gaulle, la jugeront d’abord prématurée – avant de s’y rallier –, invoquant le risque de représailles ; ils préconisent d’attendre l’action et le feu vert des Alliés. Unies sur l’objectif de chasser l’occupant et rétablir l’indépendance nationale, les forces de la Résistance seront à plusieurs reprises traversées de vifs débats, opposant « attentistes » et partisans de l’action immédiate.

On le verra aussi lors de l’épisode de la trêve que quelques membres du CPL négocient, le 20 août, par le biais du consul de Suède, avec von Choltitz : les FFI cesseraient les combats jusqu’à l’évacuation totale de Paris par les Allemands, qui s’engageaient, eux, à ne pas attaquer les édifices publics occupés… Certains ont-ils vu là « une occasion inespérée » de « mettre à la marge les organisations FFI, de prévenir les risques de turbulences, de confier aux résistants modérés les rênes de la capitale ? », interroge l’historien Roger Bourderon. « Il est des gens, même dans la Résistance, qui sont inquiets de ce mouvement populaire qui triomphe.

Ils savent pourtant que l’objectif du combat arrêté en commun est national et patriotique, mais quand même, ces barricades tenues par les ouvriers, les usines tenues par les prolétaires qui le défendent… cela dépasse leur entendement. L’ordre, pour eux, ne peut sortir de là », observera André Tollet, l’ouvrier tapissier, syndicaliste et communiste, qui préside le Comité parisien de libération. La tentative de trêve fera long feu; les instances du CNR et du CPL, sous l’impulsion des communistes, forts de l’autorité acquise par leur détermination, leurs sacrifices dans les combats, et Rol-Tanguy s’y opposèrent, au diapason des combattants qui voulaient en découdre et qui, malgré la confusion, n’ont jamais cessé leur action. Dès le 19 août, les Allemands – une garnison de 20 000 hommes, 50 chars –, retranchés dans quelques dizaines de points d’appui fortifiés, sont harcelés lors de leurs déplacements dans la capitale.

Malgré les risques, la répression sauvage qui continue – chaque jour des patriotes sont fusillés, comme les 35 de la cascade du bois de Boulogne, le 17 août –, nombre de Parisiens font le coup de feu, jettent des bouteilles incendiaires sur les véhicules de la Wehrmacht. En dépit d’appels répétés aux Alliés, les résistants manquent cruellement d’armes. Mais Rol-Tanguy en est convaincu, « le succès est fonction du nombre », répète-t-il, multipliant les appels à la population à rejoindre les FFI, à prendre les armes sur l’ennemi – appels amplifiés par la presse de la Résistance qui, le 21, sort de la clandestinité –, diffusant moult instructions précises sur la manière d’entraver les chars, d’édifier une barricade… Des barricades qu’on comptera bientôt par centaines, tandis que se multiplient les occupations de bâtiments publics, à commencer par celles, retentissantes, le 19, de la préfecture de police et de l’Hôtel de Ville, dont les derniers débris de l’appareil de Vichy sont chassés, mais aussi les usines, les gares, les centraux téléphoniques.

Le 24 août, les FFI tiennent la rue, les Allemands sont confinés dans leurs retranchements, lorsque, dans la soirée, arrive à l’Hôtel de Ville un premier détachement de la 2e division blindée (DB) de Leclerc, celui du capitaine Dronne, composé de républicains espagnols. Suivront, le lendemain, guidés par les FFI, freinés par des foules en liesse tout au long de leur chemin, l’ensemble de la 2e DB ainsi que la 4e division d’infanterie américaine, qui, avec leur armement lourd, pourront « finir le travail », réduisant les derniers points fortifiés : le Palais Bourbon, le Luxembourg, la caserne de la République, l’École militaire, le central téléphonique Archives, l’hôtel Majestic, et enfin l’hôtel Meurice, QG de von Choltitz. Lequel signera l’acte de capitulation dans l’après-midi du 25 avec Leclerc et Rol-Tanguy. Il aura fallu la forte insistance des FFI auprès des généraux américains pour obtenir l’envoi de la 2e DB, encore placée sous leur commandement : leurs plans ne prévoyaient pas de passer par Paris, dépourvu à leurs yeux de « signification tactique », mais de le contourner. « Les FFI me forcèrent la main », reconnaîtra 
Eisenhower. L’insurrection populaire s’est imposée à lui, bousculant ses schémas. « Quand nous sommes arrivés, nous les troupes régulières, résumera le général américain, nous avons donné le coup de grâce à l’ennemi, mais Paris était déjà aux mains des Parisiens. »

La Résistance montre que la France entend reprendre en main son destin

En août 1944, alors que les armées allemandes refluent vers l’Est, l’enjeu militaire de Paris paraissait certes limité. Outre réprimer l’insurrection, von Choltitz avait mission d’assurer le passage des ponts sur la Seine pour les troupes de la Wehrmacht en retraite au sud. L’enjeu politique de la libération était, lui, considérable. En chassant l’occupant, la Résistance montre que la France entend reprendre en main son destin. Message de poids quand on sait que les Américains avaient envisagé de placer le pays – comme ils l’avaient fait en Italie – sous une administration militaire provisoire (l’Amgot) et une monnaie idoine. Les fonctionnaires américains formés pour cela ne seront jamais mis en place. Aussitôt Paris libéré, le gouvernement provisoire de la République française, dirigé par de Gaulle, comprenant toutes les forces de la Résistance, s’installe. La libération totale du territoire ne sera pas obtenue avant mai 1945, mais la souveraineté nationale est d’ores et déjà rétablie. Peuvent s’engager les batailles de l’après-guerre : la reconstruction et l’application du programme de transformations sociales et économiques bâti par le CNR.  

Repost 0
25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 12:57

COMMUNIQUE DE PRESSE du PCF

Fièvre néolibérale et peste brune en Allemagne : des résultats alarmants (PCF)

Les résultats des élections législatives en Allemagne sont très alarmants. D'abord le choc avec l'effroyable résultat du parti raciste et ultralibéral AfD. Pour la première fois depuis la fin du nazisme, et malgré un travail de mémoire en Allemagne inégalé en Europe, la campagne a été dominée par un débat nauséabond sur la question des réfugiés et l'extrême droite fait une percée électorale à 12,6 %, lui permettant d'entrer au Bundestag avec 94 députés. L’Europe est réellement entrée dans une ère pleine de dangers pour la paix et les droits humains. Ensuite parce que la caractéristique principale de cette élection est - malgré un reflux de la CDU d'Angela Merkel (33%) - une poussée à droite, très à droite même, avec un retour des néolibéraux du FDP (10,4 %). Le SPD (20%) hésitant pendant la campagne sur son orientation à gauche, enregistre le plus faible résultat de son histoire. Il annonce cependant ne pas souhaiter participer à une nouvelle « grande coalition ». Les verts (8,9%) vont-ils permettre à la droite de gouverner dans un scénario à la jamaïcaine ? Ce ne serait pas servir l'écologie et l'hospitalité qu'ils prônent envers les réfugiés ! La future coalition gouvernementale sera forcément dominée par la droite austéritaire convaincue des « bienfaits » de l'orthodoxie économique et budgétaire en Europe. Emmanuel Macron ne s'y est pas trompé et a immédiatement confirmé sa convergence avec ces choix d'accumulation pour la finance et de sous-développement social et écologique pour les peuples. Le PCF salue le résultat de ses alliés de Die Linke qui stabilisent leur influence nationale et seront comme ils l'affirment, la première force d'opposition sociale dans le Bundestag. Pierre Laurent profitera de la réunion du Parti de la gauche européenne à Berlin vendredi 29 et samedi 30 septembre pour faire le point avec les alliés des communistes français.

Parti communiste français,
Paris, le 25 septembre 2017.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES INTERNATIONAL PCF
commenter cet article
25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 11:55

Le groupe CRC devient au Sénat le principal groupe d’opposition de gauche à la politique Macron (PCF)

 

Cette élection a une valeur nationale. Avec 13 sénatrices, sénateurs élu-e-s sur les listes soutenues ou présentées par le PCF, le groupe CRC devient au Sénat le principal groupe d’opposition de gauche à la politique Macron. Ont été élu-e-s:

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF à Paris, Eliane Assassi, présidente du groupe CRC (Seine-Saint-Denis), Eric Bocquet (Nord), Dominique Watrin (Pas-de-Calais), Cécile Cukierman (Loire), Laurence Cohen (Val-de-Marne), Pascal Savoldelli (Val-de-Marne), Guillaume Gontard (Isère, DVG), Fabien Gay (Seine-Saint-Denis), Pierre Ouzoulias (Haut-de-Seine), Michelle Greaume (Nord). Ils siégeront avec Christine Prunaud (Côtes D’Armor) et Thierry Foucaud (Seine-Maritime), dont les sièges n’étaient pas renouvelables.

 

Les candidat-e-s présenté-e-s et soutenu-e-s par le PCF ont rassemblé bien au-delà de leur rang, les grand-e-s électeurs, électrices, qui sont issus pour l’essentiel du rapport de force des élections municipales de 2014. Sans surprise malheureusement la droite conserve donc la majorité au Sénat. La République en Marche est stoppée dans ses ambitions. Le FN ne gagne aucun élu.

 

A gauche, Europe Ecologie les verts n’a pas suffisamment d’élus pour constituer un groupe. La France Insoumise ne présentait pas de candidat. Le parti socialiste va continuer de vivre avec de nombreuses contradictions, certains soutenant le gouvernement, d’autres s’y opposant. Dans ces conditions, le groupe Communiste Républicain et Citoyen est le seul groupe d’opposition de gauche à Macron au Sénat. Il travaillera à rassembler le maximum de parlementaires de gauche face aux mauvais coups du gouvernement. Seul le groupe communiste, républicain et citoyen oppose au gouvernement une voix cohérente et combative, défendant des choix alternatifs aux logiques d’austérité. Demain, seul ce groupe, qui pourrait s’élargir à tous ceux et toutes celles qui veulent une opposition claire et porteuse de choix nouveaux, portera une telle voix au Sénat. Sans lui, le Sénat ne serait plus qu’une chambre de négociations entre la droite et le Président. Négociations qui ont un objectif : déconstruire le modèle social français et chercher les 3/5ème des parlementaires pour changer la Constitution en faveur de l’ultra_libéralisme.

 

Les 13 élu-e-s auront à cœur de porter haut et fort les aspirations de celles et ceux qui luttent contre les réformes Macron, pour la qualité des services publics, pour la création d’une COP21 contre l’évasion fiscale, pour d’autres choix environnementaux et écologistes, pour promouvoir l’action des collectivités territoriales et leurs politiques publiques, faire vivre la démocratie, contre la loi de l’argent et pour d’autres modèles économiques prenant en compte le programme l’Humain d’abord et la France en commun.

 

Les sénatrices et sénateurs communistes se mettent sans attendre à la disposition des collectivités, des syndicats, des associations de solidarité, culturelles, sportives, d’élu-e-s, des citoyens pour faire barrage dans l’unité aux mauvais coups, préparer des amendements, des textes de lois... Les communistes et les citoyens peuvent s’appuyer sur leurs élu-e-s pour poursuivre et amplifier les mobilisations contre la politique libérale et droitière de Macron et ouvrir l’espoir.  

 

 

 

 

Députés, sénateurs, conseillers régionaux et départementaux, élus municipaux... Au total, plus de 76 000 grands électeurs étaient appelés à renouveler 171 des 348 sièges que compte le palais du Luxembourg. Les listes et candidats du PCF ont rassemblées 6575 suffrages (environ 8,65% des grands électeurs) et gagnées/conservées 11 sénateurs (en plus des 2 qui n'étaient pas concernés par les élections)

 
 
Sénatoriales : Les résultats des listes et candidats communistes
Pour les départements concernés par des scrutins sur listes : 

37- Engagé(e)s pour la Touraine, liste républicaine et citoyenne : 93 voix (6,28%). 
38- Un engagement commun : 546 voix (19,08%) 1 sénateur élu (app-PCF). 
42- Engagés, pour la Loire - les communes et les territoires, notre priorité ! : 327 voix (18,23%) et 1 sénatrice réélue. 
44- 
45 - Des moyens pour nos communes et nos services publics locaux : 97 voix (5,97%). 
49- Nos communes, cette richesse : 50 voix (2,57%). 
50- Causes communes pour l'égalité : 47 voix (3,04%). 
51- Défendons nos communes : 62 voix (4,02%). 
54- Sauvons nos Communes et les Services Publics : 305 voix (15,70%). 
56- Résister et agir pour sauver nos communes : 49 voix (2,67%). 
57- 
59- l'Humain d'abord ! au Cœur de la République : 749 voix (13,44%) et 2 sénateurs élus. 
60- L'Humain d'abord au coeur de la République : 176 voix (7,73%). 
62- L'Humain d'abord - Justice pour le Pas de Calais - liste de rassemblement de la gauche communiste, républicaine et citoyenne : 507 voix (13,13%) et 1 sénateur réélu. 
63- L'Humain d'abord pour nos territoires : 271 voix (15,97%). 
64- Ruralité et défense des services publics : 49 voix (2,74%). 
75 - Paris en commun : 271 voix (9,27%) 1 sénateur élu. 
77 - Faire cause commune pour la défense et le développement de la Seine-et-Marne : 276 voix (8,93%). 
78- L'Humain d'abord ! : 0 voix (????). 
91- Pour nous c'est simple, c'est la gauche rassemblée : 213 voix (8,93%). 
92- A gauche pour défendre les territoires et les services publics de la République : 217 voix (9,54%) 1 sénateur élu. 
93- La Seine Saint Denis en commun - Résister, proposer, agir : 408 voix (18,66%) et 2 sénateurs élus. 
94- Rassemblé.e pour porter l'espoir en Val-de-Marne : 780 voix (38,58%) et 3 sénateurs élus (dont 2 PCF et 1 PS). 
95- Communistes, républicains et citoyens du val d'Oise : 155 voix (7,32%). 
971- Pas de candidats du PCG. 
974- Une nouvelle ambition pour La Réunion : 63 voix (4,85%). 
Français.e.s de l'étranger- Union Citoyenne Solidaire et Écologiste : 29 voix (5,57%).
 
 
Dans les départements concernés par des scrutins majoritaires : 

40- Alain BACHÉ : 81 voix (7,35%) / Fusilha DESTENABE : 80 voix (7,26%). 
41- Jean-Benoit DELAPORTE : 66 voix (6,97%). 
43- 
46 - Marie PIQUÉ : 37 voix (5,65%) / William GOUT : 21 voix (3,21%). 
47- Patrice DUFAU : 90 voix (9,72%). 
48- Robert AIGOIN : 30 voix (8,67%). 
52- 
53- Aurélien GUILLOT : 16 voix (1,87%). 
55- 
58- 
61- François TOLLOT : 53 voix (5,15%). 
65- Erick BARROUQUERE-THEIL : 86 voix (10,41%) / Sylvette LE MOAL : 59 voix (7,14%). 
66- Edith PUGNET : 73 voix (6,34%) / Patrick CASES : 71 voix (6,16%). 
73- Sylviane FLORET : 72 voix (6,39%). 
972- Pas de candidats du PCF 
975- Pas de candidats du PCF 
976- Pas de candidats du PCF 
988- Pas de candidats du PCF
Repost 0
Published by bruno fornaciari
commenter cet article
25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 10:44
Le 12 septembre  2017 à Thouars les organisation syndicales CGT et FO se rassemblent contre la loi travail Macron
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans son LUTTES ACTUALITES
commenter cet article
25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 09:44

Voici le message que j'adresse ce matin au médiateur de France 2:

Monsieur le médiateur,

Une fois de plus, france 2 , avec ses confrères de france info et de cnews, annonce de fausses nouvelles visant à tromper les téléspectateurs. A l'occasion des élections sénatoriales en effet, France 2 annonce des sénateurs LFI/PCF élus. Or, vous le savez pertinemment il n'y a aucun sénateur LFI. Vous le savez aussi pour l'avoir évoqué sur votre antenne, à escient, que LFI ne participerait pas au sénatoriales en raison du manque d'élus intermédiaires (Maires et conseillers municipaux) qu'il s'en désintéresse et qu'il est pour la suppression du sénat qu'un d e ses membre parodie, et de plus qu'il n'appellerait pas à voter pour le seul groupe qui s'oppose à la politique de Macron, le groupe Communiste républicain et Citoyen. Cela n'a pu vous échapper ou alors...Je vous demande instamment de rectifier l'information et de donner la parole à un représentant du groupe CRC. Je crois savoir, par expérience que vous ne tiendrez pas compte de cette protestation, ce qui confirme votre allégeance au pouvoir et à ses objectifs. En l'occurrence, faire l'impasse sur le Parti Communiste au profit du seul opposant officiel défini par votre Maître Macron, à savoir justement le groupe LFI et son chef, pour lequel, avec vos confrères, vous organisez une propagande éhontée. Salutations. Bruno Fornaciari

Repost 0
24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 04:31

23 SEPTEMBRE : LA GRANDE PAIX HUMAINE EST POSSIBLE (PCF)

Ce samedi 23 septembre dans plus de trente villes de France, des milliers de femmes et d’hommes défilent pour affirmer l’exigence de rompre avec les logiques de guerre qui dominent la scène internationale. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et sénateur de Paris, se joindra au défilé parisien à 14h30, Place de la République.

Ces manifestations s’inscrivent dans la Vague mondiale pour la paix initiée le 21 septembre par les militants pacifistes du Japon.

L’escalade des tensions en Asie au cours de l’été 2017 a fait renaître le risque d’un conflit nucléaire d’une dimension que l’humanité n’a jamais connue alors que le 7 juillet dernier, 122 pays ont adopté à l’initiative de l’ONU le premier Traité international d’interdiction des armes nucléaires qui prohibe leur utilisation mais aussi l’usage de la menace nucléaire.

La France s’est non seulement tenue à l’écart de cette avancée historique mais le président Macron la passe systématiquement sous silence, et le ministère des Affaires étrangères la dénigre. La « stratégie de dissuasion » est pourtant bel et bien en échec : elle n’a empêché aucune des guerres en cours et elle alimente le conflit latent entre Etats-Unis et Corée du Nord.

Le président américain a tenu, à la tribune des Nations unies le 19 septembre, des propos qui ne laissent plus de doutes sur ses penchants belliqueux.

Les peuples du monde peuvent s’unir pour stopper les faiseurs de guerre, les marchands d’armes dont la France, les trafiquants de matières et composants nucléaires. De nombreuses ONG luttent contre les armes de destruction massive, les mines anti-personnels, les armes de petits calibres et ont besoin du soutien de gouvernements engagés pour la sécurité humaine collective et d’un large mouvement populaire mondial pour la paix. Il y a trop d'armes, beaucoup trop d'armes, beaucoup trop sophistiquées, beaucoup trop d'argent autour de ce commerce pour que nous ne reprenions pas le chemin du combat mondial pour la paix.

A l’appel du collectif POUR LA PAIX, le Parti communiste français participe aux Marches des 23 et 24 septembre pour exiger que la France signe et ratifie le Traité d’interdiction des armes nucléaires, et engage avec les 115 pays déclarés « zones exemptes d’armes nucléaires » un processus mondial de destruction des armes nucléaires. Les communistes marchent pour dire leur opposition à la décision du gouvernement français de porter à 2% du PIB la part du budget de l’Etat consacrée aux armées et au contraire exiger le respect des engagements de porter celle de l’aide publique au développement (APD) à 0,7% du PIB.

Membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU dont elle prendra la présidence en ce mois d’octobre, la France doit initier une politique internationale de coopération et de développement partagé.

Le 23 septembre, le PCF associe ses forces à toutes celles et ceux qui se lèvent pour la paix universelle, le désarmement universel, l’abolition des armes nucléaires, et la signature par la France du Traité International signé à l'ONU par 122 pays le 7 juillet dernier.

PCF - Parti Communiste Français
Paris, le 23 septembre 2017

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES INTERNATIONAL PCF
commenter cet article
23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 18:51

Intervention faite au nom du PCF Var dans le cadre de la lutte pour la Paix. 
Chers amis, chers(es) camarades,
70 ans après l’appel de Charles Tillon qui contribuera à voir naître un grand mouvement pour la paix en 1951 la terre est toujours traversée par les violences et les atrocités des guerres et leurs lots de tragédies et de drames humains.
Quelques jours après les mobilisations sociales des 12 et 21 septembre contre la loi travail, cette journée s’inscrit dans la continuité des luttes que nous menons car sans solution sociale et humaine il ne peut y de paix et sans paix il ne peut y avoir de progrès social. 
La politique internationale et européenne mise en place par le président Emmanuel Macron, son premier ministre Édouard Philippe et son gouvernement est dans la lignée des choix faits par ses deux prédécesseurs.
La nomination de l’ancien ministre de la Défense, JY le Drian, au ministère de « l’Europe et des Affaires étrangères », et la nouvelle dénomination du ministère de la Défense, rebaptisé « ministère des Armées » dirigé par Sylvie Goulard n’augurent rien de bon pour voir la France prendre l’initiative d’une grande politique extérieure de sécurité humaine mondiale. 
Bien au contraire, ces décisions laissent présager l’accentuation de la dérive militaire et la perte accrue de notre indépendance au profit d’une « défense européenne » complètement intégrée à l’OTAN selon les termes du traité de Maastricht et de Lisbonne.
Alors, des initiatives de lutte communes et unitaires pour le co-développement et contre la main mise des marchés et institutions financières sur les logiques de mondialisation sont plus que jamais à l’ordre du jour. 
L’une des premières décisions du chef de l’État est de porter, suivant les vœux du président Trump pour tous les pays membres de l’OTAN, le budget de la défense nationale de notre pays à 2% du PIB, et ce dès 2022, soit à plus de 50 milliards. 
C’est une parfaite illustration de cette intégration. Cette augmentation, associée à la vente d’armes au plan mondial, nous engage dans une nouvelle course aux armements et dans le même moment Macron ne donne aucun signe pour engager notre pays dans le processus d’élaboration du traité international d’interdiction de l’arme nucléaire initié par l’ONU en décembre 2016.
Neuf Etats, au nom de la dissuasion et en violation du droit international, ont accumulé près de 17000 bombes nucléaires. 
Il n’est pas possible que des Etats « dominants » violent constamment les règles qu’ils entendent voir respectées par tous les autres Etats.
Nous sommes des dizaines de millions de femmes et d’hommes en France, des centaines de millions en Europe et dans le monde à aspirer à la paix.

Alors, OUI plus que jamais : l’heure est à la paix et au désarmement !
La sécurité collective consiste à rompre avec les politiques de la peur, les logiques opportunistes et mercantiles, et la logique de guerre car comme le déclarait Kofi Annan « Sans progrès, il n’y a pas de paix possible. Sans paix il n’y a pas de progrès possible. »

Pour le PCF des mesures urgentes doivent être prises.
1. Participer à l’élaboration, ratifier et appliquer le traité de désarmement et d’interdiction des armes nucléaires de la Conférence internationale dont l’ONU a engagé les négociations en mars 2017. 
2. Mettre fin au commerce des armes.
3. Demander une réunion spéciale du Conseil de sécurité de l’ONU pour engager la préparation de la première « cop de la finance mondiale, de l’harmonisation et de la justice fiscale. » adoptée à l’Assemblée nationale en février 2017 sur proposition du député communiste Alain Bocquet.
4. Engager, sous l’égide de l’ONU, la tenue d’une conférence régionale pour la paix et le développement du proche et Moyen Orient.
5. Reconnaître l’État palestinien dans les frontières de 1967 et soutenir les luttes des organisations progressistes et démocratiques engagées pour les droits politiques et culturels des Kurdes partout où ils vivent. 
6. S’engager dans le renforcement démocratique des institutions multilatérales et donner à l’ONU les moyens de ses missions.
7. Promouvoir l’organisation d’une Conférence mondiale pour la paix et le progrès, sortir de l’OTAN et initier sa dissolution pour lui substituer des cadres de coopération et de sécurité collective sous égide de l’onu. 
En Europe : 
1. Prendre une initiative pour faire de l’Europe un espace exempt d’armes nucléaires et tenir une Conférence pour la création d’un large cadre européen commun et inclusif de coopération et de sécurité collective dépassant les limites de l’UE actuelle. 
2. Abandonner les négociations sur les traités de libre- échange Tafta, Ceta et Tisa, et travailler à de nouveaux traités internationaux de maîtrise des échanges pour le développement de biens communs partagés. 
4. Organiser un sommet social européen.
5. Lancer une consultation nationale populaire et citoyenne en vue de la rédaction d’un nouveau traité européen pour une Europe des peuples et nations libres, souveraines et associées qui sera soumis par référendum aux Français.
Au niveau national : 
1. Élaborer de grandes orientations et priorités de la politique internationale et européenne de la France à l’occasion d’une conférence nationale regroupant parlementaires, élus locaux, associations, syndicats et partis politiques avant présentation et débat à l’Assemblée nationale et au Sénat. 
2. réviser le budget de la défense et organiser une consultation nationale pour la rédaction d’un nouveau livre blanc de la défense nationale et de la sécurité humaine collective avec la création d’un pôle public de défense. 
3. refonder les politiques de visa en respect des conventions et du droit international, la levée de l’interdiction de travailler des demandeurs d’asile et la régularisation des sans-papiers. 
Les guerres qui se déroulent sous nos yeux en Syrie, au Yémen ou en Irak, et la violence des organisations fondamentalistes et des mercenaires dont certains sont payés par les Etats-Unis qui sèment la terreur et la mort en Irak, Syrie, Turquie, Afghanistan, Pakistan, Nigeria, en Europe, en Afrique ou en Amérique du Nord, sont le fruit d’échecs politiques, les manifestations d’une guerre économique portée à son comble par le capitalisme et la finance mondialisée. 
Alors, chers amis et chers camarades, 
Construire une sécurité collective appelle des politiques nationales de justice sociale, de progrès et de développement, et des réponses politiques et économiques globales, coopératives, avec pour objectif de s’en prendre aux causes des inégalités et injustices socio-économiques.
Au cœur d’un siècle de violences politiques, de guerres, d’interventions étrangères, d’occupations militaires, d’humiliations au Proche Orient ou en Afrique les dictatures, les théocraties et les occupations étrangères ont spolié les peuples de ces régions, de leurs ressources et richesses, ont bafoué leur dignité.
La France, sous les présidences de Nicolas Sarkozy et François Hollande, a repris place dans le commandement intégré de l’OTAN, enchaîné les interventions militaires en violation du droit international en Libye, au Mali, en Centrafrique, en Irak, en Syrie. Pour quel bilan : le chaos, la destruction des états,... Pour quel désastre humain ?...Une immense tragédie. 
Au cours de la même période, les réfugiés et migrants ont été traités comme des criminels par de trop nombreux dirigeants européens. C’est révoltant et indigne. 
Le gouvernement français a, dans le même temps, accru ses ventes d’armes, devenant le 2e exportateur mondial dans ce secteur. 
Notre pays doit rompe avec la logique du surarmement et de la guerre et rejoindre le camp de la paix.
Le Parti Communiste Français appelle à continuer cette quête au-delà de cette journée du 23 septembre 2017.
Le président français et son gouvernement sont bien décidés à consolider leurs relations avec l'Administration Trump dont les premiers pas sur la scène internationale ont de quoi inquiéter sérieusement. 
Les violations du droit international par les Etats-Unis en Irak, en Syrie doivent être dénoncées et faire l’objet de sanctions.
Tout dans les derniers agissements ou déclarations de Donald Trump indique que sa politique va contribuer à l'insécurité internationale en activant le surarmement, les interventions étrangères et les menaces de destructions totale comme il vient de le faire à l’égard de la Corée du Nord à la tribune de l’ONU en déni complet de la charte de cette organisation. 
Emmanuel Macron prétend vouloir donner un avenir au projet européen en alignant toujours plus l'UE et ses membres sur l'OTAN. Il contribue à creuser la tombe de l'idée européenne fondée sur l'aspiration à la paix, idée déjà très largement altérée.
En invitant Donald Trump, comme il l’a fait le 14 juillet dernier, sur les Champs Elysées, Emmanuel Macron a transformé notre fête nationale en fête des nationalistes et des marchands d'armes, il a trahi le sens de ces célébrations officielles et populaires de notre fête nationale et républicaine.
Comme chaque année, cette journée internationale de la paix, marque la communion des peuples à vivre en paix, libre en autodétermination.
Elle s’inscrit dans le combat pour les solidarités et contre toutes les formes de dominations, les exclusions, les exploitations.
Cela exige en premier chef de réorienter le budget de la guerre et notamment dans un premier temps celui de l’arme nucléaire vers le développement de tous les services publics et notamment de l’éducation, de la santé ou encore des transports.
En ce sens elle prolonge les mobilisations sociales et leur donne une perspective de transformation radicale du monde, pour un avenir de paix de coopération et de fraternité entre les peuples.
Alors que certains ont lancé un appel unilatéral contre la loi travail ce même jour, à chacun sa responsabilité… En ce 23 septembre, nous affirmons notre aspiration commune à vivre dans un monde de justice, solidarité, de fraternité et de paix..Nous affirmons que notre lutte n’aura de cesse que de promouvoir la culture, la paix et les solidarités pour un monde meilleur où le chaos mondial organisé par le capital aura été éradiqué.
La guerre n'est pas une question de culture ou de civilisation, ni de nature humaine. Elle sert toujours des intérêts qui sont ceux des capitalistes.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF INTERNATIONAL ACTUALITES
commenter cet article
23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 08:31

Torreton à Mélenchon : "On ne construit pas l'avenir sur un déni de réalité"

Torreton à Mélenchon : "On ne construit pas l'avenir sur un déni de réalité"
Jean-Luc Mélenchon à la tribune en juin 2017 (Claude Paris/AP/SIPA)

Une lettre ouverte du comédien au leader de la France insoumise.

Cher Jean Luc Mélenchon

Vous avez perdu les deux dernières élections majeures de ce pays. Les règles du jeu vous étaient connues : les modes de scrutin, la constitution... Instruit et passionné d'histoire et de politique comme vous l'êtes, je doute qu'un aspect, même mineur, relatif aux procédures électorales ait pu vous échapper. Votre tactique, vos choix stratégiques étaient donc établis et approuvés en parfaite connaissance de cause.

Ceci étant posé, il me paraît alors évident que ces deux échecs sont les vôtres et uniquement les vôtres. Inutile d'invoquer l'altitude, le vent et la nature du terrain, Benoît Hamon ne serait en aucun cas actuellement votre Premier ministre car vous affirmiez, battant campagne, qu'il n'était pas question de marchandages et de tractations comme cela se passe habituellement dans les appareils politiques, appareils que vous n'avez eu de cesse de pourfendre.

Publiquement, aucun message autre que la reddition en rase campagne en chemise blanche et clefs de la ville autour du cou ne nous est parvenu de la France insoumise à nous autres bourgeois conformistes de Calais qui ne pensions pas tout à fait exactement comme vous. Hamon était le bienvenu s’il renonçait à tout. Les phrases sont nombreuses et j'invite tous les insoumis qui s'étrangleraient en lisant ces lignes à retrouver les déclarations et les gestuelles de leur chef qui le prouvent irréfutablement. 

Vous aimez cet article ?Inscrivez-vous à la Newsletter de l'Obs

Il n'y avait pas d'accord possible. Vous nous l'avez suffisamment martelé. Dire aujourd'hui que vous avez perdu l'élection à cause de Benoît Hamon est un déni de réalité et vous le savez. En revanche votre stratégie n'a pas été la bonne : vous vouliez être président et vous n'avez pas passé la barre du premier tour ; vous vouliez imposer la cohabitation en devenant le Premier ministre du Président Macron et pour se faire les Français, les gens donc, vous ont gentiment accordé 15 députés.

Forfaiture

Si je vous dis tout ça c'est que, en accompagnant mes enfants à l'école, je suis tombé sur une affiche nous invitant à vous rejoindre le 23 septembre pour "marcher contre le coup d'État social". Autant votre sortie sur le PS comparé à "un zoo dont les animaux se garderaient tous seuls" m'a fait rire, autant ce slogan écrit et collé sur les murs me paraît grave.

Emmanuel Macron a gagné l'élection sur un programme et une méthode. Devenu président, il applique son programme et sa méthode. Il n'y a donc, ni de près ni de loin, un coup d'État. Cela s'appelle la démocratie. On peut exprimer ses doutes, voire ses craintes et son mécontentement, mais utiliser cette expression de "coup d'État" est indigne. Si ce qui se passe en France est un "coup d’Etat social", je ne sais comment qualifier le régime politique de Maduro.

C’est choquant et, au regard de votre parcours politique, c’est une forfaiture, c'est-à-dire un manquement grave à une parole donnée. Et cette parole n'est autre que votre si longue carrière politique : vous avez été conseiller général, président délégué du conseil général de l'Essonne, ministre, député, sénateur... Vous êtes depuis des décennies un serviteur des institutions de ce pays, dans la majorité comme dans l'opposition et de ce point de vue, c'est-à-dire du point de vue de votre parcours dans les différents institutions de ce pays, vous faites partie de ce système qui autorise des élections et permet des changements de gouvernance.

S’il y a un homme politique en France qui ne peut pas dire ça sans se déjuger immédiatement, c’est bien vous. Assimiler la politique d'Emmanuel Macron légitimement élu à un coup d'État social est une forfaiture... ou alors soyez quitte vis-à-vis de la nation et redonnez aux Français, aux gens, l'intégralité des sommes que vous avez perçues de l'État durant votre longue carrière politique. Redevenu libre et reniant votre passé, vous pourriez alors utiliser les formules les plus percutantes pour attaquer la politique de ce gouvernement et affirmer, pourquoi, pas que les élections étaient truquées comme cela vous a chatouillé un temps le soir des résultats du premier tour de la présidentielle.

Analyser la défaite

A quoi devons-nous nous attendre dans les prochains jours ? Un appel à prendre le maquis ?  À organiser des sabotages ? Les mots ont un sens et, vous qui êtes cultivé, le savez trop bien : l’écho des formules à l’emporte-pièce peut tuer. Des régimes totalitaires, ici comme ailleurs, ne nous l'ont que trop prouvé. Il est un peu désespérant qu'un homme politique se revendiquant des valeurs pacifistes et humanistes en arrive à utiliser ces grosses ficelles de propagande pour exciter les foules, sans doute pour lui faire oublier que le meilleur moyen de lutter contre cette réforme du code du travail eut été de remporter les élections.

Car ce fameux "coup d’Etat social" ne méritait-il pas d’appeler au rassemblement avant les élections ? Et pour cela faire preuve d’un peu moins de morgue et de mépris envers les différentes composantes de la gauche ?

Je vous fais grâce de l’urgence écologique pour laquelle j’étais venu vous rencontrer sur un plateau de France Télévision avant le dépôt des candidatures, urgence écologique qui a elle seule méritait une union sacrée des forces progressistes, beaucoup plus que des ordonnances qui peuvent être annulées dans cinq ans. Mais partagions-nous réellement cette urgence ?

Le meilleur service que vous puissiez rendre au peuple de gauche serait, à mon sens, d'analyser votre défaite car on ne construit pas l'avenir sur un déni de réalité.

Cordialement,

Philippe Torreton

Repost 0

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre