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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 19:55

Hommage au Père Hamel: Le PCF s'associe à l'appel des député-e-s communistes à faire vivre les valeurs républicaines

 

Cérémonie d’hommage au Père Hamel, les député-e-s communistes appellent à faire vivre les valeurs républicaines

 

Il y a un an, la ville de Saint-Etienne du Rouvray, sa population, ses représentants étaient plongés dans l’effroi par cet assassinat d’un homme de paix et la tentative, à travers ce geste barbare, de porter atteinte au vivre ensemble.

Avec ses mots, ses mots simples, ses mots justes, ses mots humains, dans la limite de ce que peuvent les mots, Hubert Wulfranc, le maire de Saint-Etienne du Rouvray, notre collègue parlementaire aujourd’hui, avait su affirmer, rappeler, convaincre que la réponse à un tel drame est à puiser dans les valeurs universelles qu’incarne la République, notre pays. Liberté, égalité, fraternité sont au fronton de nos édifices, ils doivent être dans nos cœurs pour résister. C’était le message de Saint-Etienne du Rouvray à travers la voix de son maire.

Aujourd’hui nous adressons à Hubert Wulfranc, à Joachim Moyse, le nouveau maire de la Ville à tous les Stéphanaises et Stéphanais et à la famille du père Hamel nos plus fraternelles et chaleureuses pensées.

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 07:01

Le feu social couve chez les pompiers

JONATHAN LASNE
MARDI, 25 JUILLET, 2017
L'HUMANITÉ
La colère monte chez les soldats du feu : Manque d’effectifs, risques sanitaires, etc. Photo : Xavier Popy/REA
La colère monte chez les soldats du feu : Manque d’effectifs, risques sanitaires, etc. Photo : Xavier Popy/REA

Alors que les soldats du feu sont sur le qui-vive en cette période propice aux incendies, le ministre de l’Intérieur reçoit aujourd’hui leurs représentants syndicaux. Manque d’effectifs, risques sanitaires… la colère gronde.

 

Ils exercent l’un des métiers les plus populaires de France. Selon une enquête publiée en 2014, ce sont eux qui inspirent le plus confiance, devant les médecins et les infirmiers. Au service des autres, ils ont pour maîtres mots «altruisme, efficience et discrétion». Les 246 000 pompiers français bénéficient d’une reconnaissance sociale incontestable. Pourtant, ce métier ne fait plus rêver. Les casernes voient leurs effectifs diminuer et le recrutement des volontaires est de plus en plus problématique. Depuis plusieurs années, la profession affronte une crise financière, sociale mais également humaine. Les grèves se multiplient ces derniers mois dans les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Dans la Nièvre et le Nord, en juin, à Rennes et en Moselle en mai. Les principaux syndicats de sapeurs-pompiers, reçus aujourd’hui au ministère de l’Intérieur, se battent pour témoigner de leur épuisement et réclamer une meilleure prise en charge par l’État.

Lire la suite

Reportage vidéo réalisé en mars dernier lors d’une grande manifation des pompiers, place de la République à Paris :

 

 

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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25 juillet 2017 2 25 /07 /juillet /2017 07:46

Un passage en force au service des vieilles lunes patronales

Habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social : question préalable -

 Par / 24 juillet 2017

VERSION PROVISOIRE

Nous contestons le choix des ordonnances, madame la ministre. Leur champ est très large, et nous ignorons ce qui s’est dit avec les organisations représentatives des salariés... Tout cela s’apparente à un blanc-seing. Et même non ratifiées, ces ordonnances s’appliqueraient tels des décrets.

Ce passage en force ne nous surprend pas. Vous reprenez les vieilles lunes patronales : primauté de l’accord d’entreprise, remise en cause du principe de faveur, contournement des syndicats, facilitation des licenciements, extension du travail de nuit et du dimanche... Bref, un recul des droits.

Vous présentez ce projet de loi comme une réponse aux bouleversements du travail et à la diversité des entreprises, comme un levier pour renforcer l’entreprenariat, mais cela ne trompe pas. En décentralisant la négociation collective au niveau des entreprises, vous inversez la hiérarchie des normes. Hors des domaines spécifiés par la loi, nombre de droits garantis par les conventions collectives de branche pourront ainsi être remis en cause.

Dans le même temps, vous recentralisez tout le pouvoir entre vos mains, en supprimant la commission d’experts créée par l’article premier de la loi El Khomri et censée réfléchir à l’évolution du droit du travail.

Le président de la République a lui-même présenté ce texte comme un préalable à la modernisation de l’économie. Est-ce donc que le droit actuel interdit toute flexibilité ? À Boulogne-sur-Mer, dans la zone de Capécure, 50 % des postes sont occupés en permanence par des intérimaires. Dans la Manche, une ancienne voisine me disait tout ce que l’on faisait subir à un jeune pour 230 euros par mois gagnés à distribuer l’annuaire... Les CDD de moins d’un mois, au nombre de 1,5 million en 2010, étaient 4 millions en 2016. Mais ce serait encore mieux, aux yeux des patrons, si le CDI lui-même était précaire, et c’est ce que vous proposez.

Les études montrent pourtant qu’il n’y a pas de lien entre la protection de l’emploi et le chômage. Mini-jobs allemands, contrats zéro heure anglais, jobs act à l’italienne, reçus verts portugais ont peut-être eu un effet statistique ponctuel, mais ont plongé des millions de gens dans la misère et n’ont aucunement réglé le problème du chômage.

Même les employeurs français, selon l’Insee, ne rangent la complexité du code du travail qu’au quatrième rang de leurs préoccupations, après l’incertitude économique et la difficulté à recruter des personnes qualifiées.

En réalité, c’est un projet de loi politique, déconnecté des réalités et dangereux. Il va même au-delà des recommandations de la très libérale Commission européenne.

Ce que nous voulons, c’est construire un code du travail plus protecteur, faisant primer l’outil de travail sur la rapacité des fonds de pension, un code qui anticipe les mutations économiques et technologiques et qui prenne en compte les aspirations des jeunes, en créant par exemple un statut de « salarié autonome » auprès des plateformes numériques.

C’est ce que propose le groupe de recherche pour un nouveau code du travail, dirigé par Emmanuel Dockès. Le projet de code qu’il a élaboré en concertation avec les confédérations syndicales est quatre fois plus court que l’actuel, et constitue une base de travail pour une réelle remise à plat. (L’orateur en brandit un exemplaire.)

Parce que ce travail ne peut être ignoré, parce que le texte du Gouvernement se fonde sur un postulat erroné, parce que nous avons à coeur le dynamisme de notre économie et la protection des salariés, nous vous invitons à voter cette motion

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 13:53

Le monde des affaires au pouvoir !

PATRICK LE HYARIC
JEUDI, 20 JUILLET, 2017
HUMANITÉ DIMANCHE
AFP

Nous nous honorons ici d'avoir été parmi les premiers durant la campagne de l'élection présidentielle à avoir répété que M. Macron avait bien un programme : celui des milieux d'affaires. 

Cela se confirme jour après jour. Insatisfait des orientations pourtant très libérales annoncées dans le discours de politique générale du premier ministre de droite, le monde de la finance et de la rente n'a cessé de s'agiter les jours qui ont suivi pour réclamer du président de la République plus de clarté, plus d'audace, plus de faveurs. Bref, il ne faisait que réclamer avec gourmandise de confortables retours sur l'investissement qu'il avait placé depuis plus de deux ans sur l'un des siens, venu de la banque Rothschild, qui avait pu se faire la main sur le mélange des genres comme secrétaire général adjoint de l'Élysée, puis ministre de l'Économie.
Pendant que les grands médias faisaient croire à l'état de grâce, des journaux comme « l'Opinion », « Challenges », des penseurs du libéralisme comme ce M. Koenig dans « Libération », tous ceux qui se sont retrouvés aux « Rencontres économiques d'Aix » ou encore l'Association française des entreprises privées et évidemment M. Gattaz sont, avec la rapidité de l'éclair, montés au créneau pour dénoncer l'insuffisant respect des promesses qui leur avaient été faites.
Le discours du premier ministre ne manquait pourtant pas de sales coups contre les salariés et les conquis sociaux, mais tout ce beau monde ne supportait pas que ce dernier ait annoncé reculer de presque un an la transformation définitive du Cice en crédit d'impôt, de reporter la baisse pérenne des cotisations patronales, la diminution de la fiscalité du capital et le recentrage de l'impôt sur les grandes fortunes sur l'immobilier. Sans coup férir, le président a tranché en leur faveur. Et il a décidé d'un même élan de démolir le droit du travail par ordonnances, de réduire les dépenses publiques, de baisser les impôts des plus riches et d'augmenter la CSG. Autant de vieilles recettes de l'ultralibéralisme servies dans de nouvelles gamelles géantes pour le festin à venir des privilégiés.
La modification de l'impôt sur les grandes fortunes vise à en extraire les actifs financiers qui sont la source essentielle de la rente des plus fortunés. Cela représente pour eux un nouveau cadeau de trois milliards d'euros, tandis que les retraités subiront durement le surplus de CSG. Les autres verront grandir la précarité, première conséquence de la nouvelle loi dite « travail ». Le contrat à durée déterminée sera attaqué au burin par « celui de chantier » tandis que les salariés injustement licenciés percevront des indemnités réduites. À tout cela s'ajoutera la pression sur les salaires et la durée du travail que les employeurs ne manqueront pas d'exercer grâce à un Code du travail déclinable entreprise par entreprise. L'impôt sur les sociétés va baisser à 28 %.
En même temps, la nouvelle diminution des crédits publics se fera contre la solidarité, particulièrement en matière de logement et de santé. De premières projections estiment que seulement 280 000 personnes vont bénéficier des nouveaux cadeaux fiscaux macroniens pour une valeur de 4,2 milliards d'euros. Macron est bien le nouveau président des riches ! C'est aussi le président qui obéit à Mme Merkel, qui n'a de cesse de réclamer cette purge contre une hypothétique réforme de la zone euro dont le contenu reste des plus flous.
La combinaison des décisions en cours forme un cocktail d'une brutalité inconnue jusquelà. On avait comparé M. Fillon à Mme Thatcher. M. Macron va les dépasser l'un et l'autre ! Pour financer les énormes cadeaux fiscaux aux plus fortunés et aux grandes entreprises, le pouvoir va déconstruire encore plus nos biens communs, nos services publics. La fin de l'impôt sur les grandes fortunes, comme les facilités fiscales aux grandes entreprises ne vont pas concourir à la relance des investissements utiles, mais viendront alimenter le feu roulant et dévorant des marchés financiers et de cette bulle spéculative menaçante qui ne cesse d'enfler.

Ces décisions forment un cocktail d'une brutalité inouie. On avait comparé M. Fillon à Mme Thatcher. M. Macron va les dépasser!

La nouvelle diminution de 13 milliards de dotation aux collectivités locales, combinée à la fin de la taxe d'habitation, sera utilisée pour obliger ces dernières à réduire leurs actions et leurs investissements au service du plus grand nombre. Les services publics de proximité et la démocratie locale en seront étouffés. Les conséquences pour l'emploi seront désastreuses.
Ce qui s'annonce peut donc être encore pire que ce qui s'est passé durant les deux derniers quinquennats. Le monde du travail, de la culture, de la santé, de l'éducation, de la justice, de la recherche ne peut rester plus longtemps dans l'expectative ou l'attente. Il doit dans sa diversité se faire entendre, se manifester contre ce pouvoir qui recherche un consensus, une « union nationale » d'un nouveau type au seul service des puissances financières en guerre entre elles pour aboutir au taux de profit maximal. Il n'y a aucune illusion à se faire. De ce point de vue, la préparation de la journée nationale d'action du 12 septembre est importante, comme l'est le dialogue avec le maximum de salariés, de jeunes, de retraités, de créateurs pour une Fête de l'Humanité contribuant à l'indispensable riposte contre le nouvel ordre des féodalités. Sa réussite se prépare dès maintenant. Ce sera celle de l'humain contre la voracité de l'argent r
Directeur de l'Humanité
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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 13:31

Henri Malberg, une figure du Paris populaire et du combat communiste (Pierre Laurent)

 

 

Henri Malberg nous a quittés ce matin du 13 juillet dans sa 87ème année. A la tristesse qui nous envahit, se mêlent aussitôt toutes les joies que nous avons partagées et qui ont fait sa vie militante. Lui, l'enfant de Belleville, le militant du bonheur, est donc parti un jour de bal populaire du 14 juillet et nous danserons ce soir avec son souvenir au coeur. 

Henri Malberg a grandi dans le XXème arrondissement de Paris, un quartier populaire qu'il n'a jamais quitté et dont il a été un élu communiste respecté de tous pendant plus de trente cinq ans. Voilà un homme qui aurait été un grand maire du XXème arondissement ! 

Issu d'une famille immigrée juive, il a 12 ans quand il échappe de justesse avec les siens à la rafle du Vel d'Hiv en se cachant. Ces vingt dernières années, il a beaucoup oeuvré à transmettre la mémoire de ces événements tragiques, notamment depuis 2001 aux côtés de Catherine Vieu-Charier à la mairie de Paris. A la Libération, il rejoint la Jeunesse Communiste où il milite aux côtés d'Henri Krasucki, de Paul Laurent et tant d'autres, qui resteront des amis et des camarades de combat pour toujours. C'est là aussi qu'il rencontre Francine avec laquelle il se marie. Ils auront deux filles, Joëlle et Christine. 

Jeune ouvrier, Henri devient très vite un dirigeant reconnu d'abord de la Jeunesse Communiste, puis du Parti communiste. Au début des années soixante, il devient le secrétaire de Waldeck Rochet qui va succéder à Maurice Thorez au secrétariat général du Parti. A la fédération de Paris, il est responsable du travail en direction des intellectuels et est le secrétaire de la section du Vème arrondissement dans le Quartier Latin au coeur des évènements de mai-juin 68. Elu au Comité central en 1972, il devient secrétaire de la fédération de Paris après la crise que traverse cette fédération en 1978 et qui voit le départ d'un de ses proches, Henri Fiszbin. Il sera de nombreuses années le président du groupe communiste à l'Hôtel de Ville et dirigera les revues France nouvelle puis Regard. 

Tout au long de sa vie, Henri aura été un homme d'ouverture, inséparablement ouvrier et intellectuel, oeuvrant activement aux transformations de son parti à partir des années 70, mais toujours attaché à l'existence et au développement de son parti, auquel il tenait plus que tout, de manière « incorrigible » comme il l'a écrit dans son dernier livre.

Henri Malberg a été pour moi plus qu'un dirigeant. Nous étions proches dans la vie et nous partagions l'amour du Paris populaire. Il aimait parler politique et je ne manquais jamais d'écouter ses conseils politiques avisés, toujours plein de bon sens et d'optimisme, même quand nous n'étions pas d'accord. Henri savait faire confiance, singulièrement à la jeunesse, et il croyait avec raison à l'avenir de nos idées communistes. 

Nous perdons un grand homme, un communiste qui restera gravé dans nos mémoires et auquel nous devons le serment de continuer le combat auquel il a tant donné. J'aimais Henri pour tout ce qu'il était, pour sa joie de vivre et sa profonde humanité, pour son intelligence et sa culture, pour ses idées et ses combats, pour son désir de toujours avancer. 

J'adresse à Marine et Zoé, ses deux petites-filles, toutes mes condoléances et mon affection la plus chère.

 

Paris, le 13 juillet 2017

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23 juillet 2017 7 23 /07 /juillet /2017 16:15

Le Monde a son chroniqueur esclavagiste

GÉRARD LE PUILL
JEUDI, 10 SEPTEMBRE, 2015
DR

Dans une chronique d’une rare violence visant les salariés modestes bien trop payés à ses yeux, Arnaud Leparmentier dévoile à son insu sa profonde méconnaissance du monde du travail sans lequel il n’y a pas de création de richesses dans les entreprises.

A lire la presse datée de ce jeudi 10 septembre concernant le contenu du rapport Combrexelle sur le code du travail et sur les intention du Premier ministre pressé de légiférer sur le sujet, la précarisation accrue du travail salarié doit , plus que jamais, servir de variable d’ajustement aux entreprises afin que l’unique critère demeure le taux de profit  qui va rémunérer les actionnaires et surtout es dirigeants. Quitte à massacrer  l’emploi  au point de  handicaper ces mêmes entreprises par des stratégies de court terme.
Dans Le Monde daté de ce jeudi, le comble de l’abjection est atteint par Arnaud Leparmentier  sous couvert de dénoncer le manque de  « courage » du chef de l’Etat sur le sujet. « Las, si Combrexelle se rêve en Hartz, Hollande ne sera jamais Schröder. L’objectif n’est pas de traiter de front les «chiffons rouges » sociaux français : un SMIC trop élevé, des salaires qui progressent trop, des prud’hommes lents et imprévisibles, une Cour de cassation «rouge», une formation professionnelle gaspillée, des indemnités de chômage trop longues. Il faudrait que le marché du travail redevienne un marché, où l’on peut embaucher, licencier et retrouver un emploi rapidement », écrit-il. Bref, il faut un véritable marché aux esclaves,  nous dit ce larbin du patronat titulaire d’une carte de presse.
Après quoi il appelle en renfort Patrick Artus, économiste en chef chez Natixis  pour lui faire dire ceci sans autre précision : «le SMIC est à 63% du salaire médian. S’il était à 43%, ce qui correspond à la moyenne internationale, on augmenterait de moitié l’emploi non qualifié». Même Combrexelle est trop timide aux yeux du chroniquer du Monde  qui lui oppose le duo Barthélémy-Cette,  lequel propose de « déroger au SMIC par accord de branche étendu ». Et Leparmentier d’ajouter : « cherchons des syndicalistes courageux pour signer de tels accords ».
En France le salaire net payé au SMIC est d’environ 1.137€ par mois. Arnaud  Leparmentier  utilise  Patrick Artus pour le faire diminuer d’un tiers et le ramener à 691€. Pour ce prix là on ne trouve pas un logement  locatif dans la plupart des grandes villes. Avec un tel salaire, on n’aura pas de quoi payer une nourrice pour garder  son enfant si l’on part tôt au travail où si l’on rentre tard en raison des horaires décalés  très fréquent dans les emplois peu qualifiés. Mais il faut aussi se nourrir pour avoir la force de travailler, dépenser une partie de sa paie pour payer  le transport entre le domicile et le travail. Quand on est parent, il faut aussi habiller les enfants pour aller à l’école et payer la restauration scolaire.
Est-il concevable en 2015 que des hommes et des femmes travaillant dur ne dispose que d’un si faible revenu quand par exemple, l’ancien directeur général d’Alcatel-Lucent après d’autres dirigeants de ce groupe, vient de partir avec un pactole de 13,7 millions d’euros après avoir passé seulement deux ans à la tête de cette entreprise ? Même Pierre Gattaz, président du MEDEF est embarrassé par ce scandale quand il confie aux Echos de ce 10 septembre à propos d’Alcatel:  « L’entreprise était au bord de la faillite. Michel Combes a réussi à la redresser d’un point de vue financier. Ce redressement sera-t-il durable ? C’est toute la question».
 Arnaud Leparmentier, lui,  ne se pose pas ce genre de questions sur les patrons surpayés   alors qu’il exige que les salariés soient sous payés. Il devrait lire ce sondage récent réalisé pour le Secours Populaire français. Il montre que la crainte de voir leurs parents devenir pauvres est exprimée par 63% des gosses de 11 à 14ans  et que cette question hante aussi 58% des petits de 8 à 10 ans. Parce qu’ils perçoivent déjà cette réalité dans la rue comme chez certains de leurs copains d’école, environ 60% des enfants de 8 à 14 ans sont plus lucides que le chroniqueur du Monde sur ce que signifie la pauvreté en France.

Moi, Gérard Le Puill, titulaire de la carte de presse 52.622 obtenue en avril 1984, je suis probablement  plus ancien  qu’Arnaud Leparmentier dans la profession de journaliste. L’Humanité m’a embauché comme stagiaire en septembre 1983 alors que Kléber-Colombes, mon employeur de l’époque,  venait de me licencier pour cause de fermeture d’usine  avec refus d’un quelconque reclassement pour moi comme pour tous les syndicalistes qu’ils soient de la CGT, la CFDT ou la CFE-CGC. J’ai travaillé 18 ans dans cette usine ; de jour comme de nuit en fonction des équipes. J’y ai  transpiré et souffert physiquement comme beaucoup de mes collègues dont beaucoup sont morts de maladies professionnelles  avant même d’atteindre l’âge de la retraite. Les comités d’hygiène et de sécurité au travail (CHSCT)  n’ont été mis en place qu’après  les grèves de 1968.
Alors, quand je lis les propos esclavagistes d’Arnaud Leparmentier   dans un quotidien qui se revendique comme un « journal de référence » - et dont j’apprécie de nombreux articles quotidiennement - je suis triste  pour ma profession.  Les journalistes n’ont  pas à être les larbins de quiconque. Et surtout pas du patronat par les temps qui courent.

Par Gérard Le Puill : Journaliste et auteur. Dernier ouvrage paru : « L’écologie peut encore sauver l’économie », une coédition de Pascal Galodé et l’Humanité . En vente au village du livre à la fête de l’Humanité    

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22 juillet 2017 6 22 /07 /juillet /2017 11:20
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Published by bruno fornaciari - dans DIVERS
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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 19:15

Publié par Saoudi Abdelaziz

Shlomo Sand. Photo DR

Shlomo Sand. Photo DR

 

Lettre ouverte à M. le Président de la République française

Shlomo Sand, historien israélien
(Traduit de l’hébreu par Michel Bilis) 

En commençant à lire votre discours sur la commémoration de la rafle du Vel’d’hiv, j’ai éprouvé de la reconnaissance envers vous. En effet, au regard d’une longue tradition de dirigeants politiques, de droite, comme de gauche, qui, au passé et au présent, se sont défaussés quant à la participation et à la responsabilité de la France dans la déportation des personnes d’origine juive vers les camps de la mort, vous avez pris une position claire et dénuée d’ambiguïté : oui la France est responsable de la déportation, oui il y a bien eu un antisémitisme, en France, avant et après la seconde guerre mondiale. Oui, il faut continuer à combattre toutes les formes de racisme. J’ai vu ces positions comme étant en continuité avec votre courageuse déclaration faite en Algérie, selon laquelle le colonialisme constitue un crime contre l’humanité.

Pour être tout à fait franc, j’ai été plutôt agacé par le fait que vous ayez invité Benjamin Netanyahou, qui est incontestablement à ranger dans la catégorie des oppresseurs, et ne saurait donc s’afficher en représentant des victimes d’hier. Certes, je connais depuis longtemps l’impossibilité de séparer la mémoire de la politique. Peut-être déployez-vous une stratégie sophistiquée, encore non révélée, visant à contribuer à la réalisation d’un compromis équitable, au Proche-Orient ?

J’ai cessé de vous comprendre lorsqu’au cours de votre discours, vous avez déclaré que :

« L’antisionisme… est la forme réinventée de l’antisémitisme ». Cette déclaration avait-elle pour but de complaire à votre invité, ou bien est-ce purement et simplement une marque d’inculture politique ? L’ancien étudiant en philosophie, l’assistant de Paul Ricœur a-t-il si peu lu de livres d’histoire, au point d’ignorer que nombre de juifs, ou de descendants de filiation juive se sont toujours opposés au sionisme sans, pour autant, être antisémites ? Je fais ici référence à presque tous les anciens grands rabbins, mais aussi, aux prises de position d’une partie du judaïsme orthodoxe contemporain. J’ai également en mémoire des personnalités telles Marek Edelman, l’un des dirigeants rescapé de l’insurrection du ghetto de Varsovie, ou encore les communistes d’origine juive, résistants du groupe Manouchian, qui ont péri. Je pense aussi à mon ami et professeur : Pierre Vidal-Naquet, et à d’autres grands historiens ou sociologues comme Eric Hobsbawm et Maxime Rodinson dont les écrits et le souvenir me sont chers, ou encore à Edgar Morin.

Enfin, je me demande si, sincèrement, vous attendez des Palestiniens qu’ils ne soient pas antisionistes !

Je suppose, toutefois, que vous n’appréciez pas particulièrement les gens de gauche, ni, peut-être, les Palestiniens ; aussi, sachant que vous avez travaillé à la banque Rothschild, je livre ici une citation de Nathan Rothschild, président de l’union des synagogues en Grande-Bretagne, et premier juif à avoir été nommé Lord au Royaume Uni, dont il devint également la gouverneur de la banque. Dans une lettre adressée, en 1903, à Théodore Herzl, le talentueux banquier écrit : « Je vous le dis en toute franchise : je tremble à l’idée de la fondation d’une colonie juive au plein sens du terme. Une telle colonie deviendrait un ghetto, avec tous les préjugés d’un ghetto. Un petit, tout petit, Etat juif, dévot et non libéral, qui rejettera le Chrétien et l’étranger. » Rothschild s’est, peut-être, trompé dans sa prophétie, mais une chose est sûre, cependant : il n’était pas antisémite !

Il y a eu, et il y a, bien sûr, des antisionistes qui sont aussi des antisémites, mais je suis également certain que l’on trouve des antisémites parmi les thuriféraires du sionisme. Je puis aussi vous assurer que nombre de sionistes sont des racistes dont la structure mentale ne diffère pas de celle de parfaits judéophobes : ils recherchent sans relâche un ADN juif (ce, jusqu’à l’université où j’enseigne).

Pour clarifier ce qu’est un point de vue antisioniste, il importe, cependant, de commencer par convenir de la définition, ou, à tout le moins, d’une série de caractéristiques du concept : « sionisme » ; ce à quoi, je vais m’employer le plus brièvement possible.

Tout d’abord, le sionisme n’est pas le judaïsme, contre lequel il constitue même une révolte radicale. Tout au long des siècles, les juifs pieux ont nourri une profonde ferveur envers leur terre sainte, plus particulièrement pour Jérusalem, mais ils s’en sont tenus au précepte talmudique qui leur intimait de ne pas y émigrer collectivement, avant la venue du Messie. En effet, la terre n’appartient pas aux juifs mais à Dieu. Dieu a donné et Dieu a repris, et lorsqu’il le voudra, il enverra le Messie pour restituer. Quand le sionisme est apparu, il a enlevé de son siège le « Tout Puissant », pour lui substituer le sujet humain actif.

Chacun de nous peut se prononcer sur le point de savoir si le projet de créer un Etat juif exclusif sur un morceau de territoire ultra-majoritairement peuplé d’Arabes, est une idée morale. En 1917, la Palestine comptait 700.000 musulmans et chrétiens arabes et environ 60.000 juifs dont la moitié étaient opposés au sionisme. Jusqu’alors, les masses du peuple yiddish, voulant fuir les pogroms de l’empire Russe, avaient préféré émigrer vers le continent américain, que deux millions atteignirent effectivement, échappant ainsi aux persécutions nazies (et à celles du régime de Vichy).

En 1948, il y avait en Palestine : 650 000 juifs et 1,3 million de musulmans et chrétiens arabes dont 700.000 devinrent des réfugiés : c’est sur ces bases démographiques qu’est né l’Etat d’Israël. Malgré cela, et dans le contexte de l’extermination des juifs d’Europe, nombre d’antisionistes sont parvenus à la conclusion que si l’on ne veut pas créer de nouvelles tragédies, il convient de considérer l’Etat d’Israël comme un fait accompli irréversible. Un enfant né d’un viol a bien le droit de vivre, mais que se passe-t-il si cet enfant marche sur les traces de son père ?

Et vint l’année 1967 : depuis lors Israël règne sur 5,5 millions de Palestiniens, privés de droits civiques, politiques et sociaux. Ils sont assujettis par Israël à un contrôle militaire : pour une partie d’entre eux, dans une sorte de « réserve d’Indiens » en Cisjordanie, tandis que d’autres sont enfermés dans un « réserve de barbelés » à Gaza (70% de ceux-ci sont des réfugiés ou des descendants de réfugiés). Israël, qui ne cesse de proclamer son désir de paix, considère les territoires conquis en 1967 comme faisant intégralement partie de « la terre d’Israël », et s’y comporte selon son bon vouloir : jusqu’à présent, 600 000 colons israéliens juifs y ont été installés….et cela n’est pas terminé !

Est-cela le sionisme d’aujourd’hui ? Non ! Répondront mes amis de la gauche sioniste qui ne cesse de se rétrécir, et ils diront qu’il faut mettre fin à la dynamique de la colonisation sioniste, qu’un petit Etat palestinien étroit doit être constitué à côté de l’Etat d’Israël, que l’objectif du sionisme était de fonder un Etat où les juifs exerceront la souveraineté sur eux-mêmes, et non pas de conquérir dans sa totalité « l’antique patrie ». Et le plus dangereux dans tout cela, à leurs yeux : l’annexion des territoires occupé constitue une menace pour Israël en tant qu’Etat juif.

Voici précisément le moment de vous expliquer pourquoi je vous écris, et pourquoi, je me définis comme non-sioniste, ou antisioniste, sans pour autant devenir antijuif. Votre parti politique inscrit, dans son intitulé : « La République », c’est pourquoi je présume que vous êtes un fervent républicain. Et dussé-je vous étonner : c’est aussi mon cas. Donc, étant démocrate et républicain, je ne puis, comme le font sans exception tous les sionistes, de droite comme de gauche, soutenir un Etat juif. Le Ministère de l’Intérieur israélien recense 75% de ses citoyens comme juifs, 21% comme musulmans et chrétiens arabes et 4% comme « autres » (sic). Or, selon l’esprit de ses lois, Israël n’appartient pas à l’ensemble des Israéliens, mais aux juifs du monde entier qui n’ont pas l’intention de venir y vivre.

Ainsi, par exemple, Israël appartient beaucoup plus à Bernard Henry-Lévy et à Alain Finkielkraut qu’à mes étudiants palestino-israéliens qui s’expriment en hébreu, parfois mieux que moi-même ! Israël espère aussi qu’un jour viendra où tous les gens du CRIF, et leurs « supporters » y émigreront ! Je connais même des français antisémites que cette perspective enchante ! En revanche, on a pu entendre deux ministres israéliens, proches de Benjamin Nétanyahou, émettre l’idée selon laquelle il faut encourager le « transfert » des Israéliens arabes, sans que personne n’ait émis la demande qu’ils démissionnent de leurs fonctions.

Voilà pourquoi, Monsieur le Président, je ne peux pas être sioniste. Je suis un citoyen désireux que l’Etat dans lequel il vit soit une République israélienne, et non pas un Etat communautaire juif. Descendant de juifs qui ont tant souffert de discriminations, je ne veux pas vivre dans un Etat, qui, par son autodéfinition, fait de moi un citoyen doté de privilèges. A votre avis, Monsieur le Président : cela fait-il de moi un antisémite ?

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 18:45
Un pays pétrolier qui résiste à l’Empire depuis plus de quinze ans et qui a sorti du néant ses « fils de rien »

VENEZUELA : le bain de sang approche. Que fait la gauche internationale ?

Il ne faudra pas venir pleurer demain lorsque l’on assassinera, torturera, « disparaîtra », les militants chavistes. Les précédents historiques sont malheureusement nombreux.

Les classes dominantes vénézuéliennes veulent une revanche sociale, liquider la « révolution bolivarienne », ou ce qu’il en reste, afin que le peuple des anciens « invisibles » ne relève plus jamais la tête. L’oligarchie veut que ces « fils de rien », auxquels le chavisme a donné statut et dignité, retournent au néant.

On peut émettre des critiques sur la gestion, sur la stratégie du président Maduro. Mais il a été élu, certes de peu, mais élu. Donc légitime. Il propose le dialogue, et a le droit de se défendre contre des émeutiers. La plupart des médias vénézuéliens et étrangers s’acharnent à donner une image chaotique du pays, à mettre sur le dos des chavistes les exactions commises par des groupes violentissimes, masqués, souvent armés, les « guarimbas », qui veulent la guerre civile.

L’opposition vénézuélienne n’est pas toute favorable à ce coup d’Etat permanent, qui va déboucher sur un massacre. Mais les secteurs qui dominent cette opposition sont parvenus à la radicaliser, à instrumentaliser le dépit de secteurs populaires éprouvés. Ils sont majoritairement d’ultra-droite. Ils veulent en découdre, et rapidement désormais. Ouvertement encouragés par la brute va-t-en guerre Trump, ils redoublent d’exactions, de sabotages, de destruction de bâtiments et de services publics, de violences en tout genre.

Le pays étant encore en grande partie capitaliste, l’oligarchie, les propriétaires, les possédants, organisent la guerre économique sur des produits ciblés, et font porter la responsabilité des difficultés structurelles, des pénuries et des queues interminables sur le gouvernement, qui n’est pas tout blanc, mais qui cherche, par la Constituante, une issue pacifique à la crise abyssale.

On peut, voire il faut, critiquer les erreurs du régime, mais n’oublions jamais que les chavistes et le peuple (même si une partie peut s’en éloigner) sont sous le feu permanent d’une véritable guerre menée par les Etats-Unis contre un pays aux énormes ressources pétrolières, et qui a osé résister à « l’Empire » pendant plus de quinze ans et chercher une autre voie que celle de l’inféodation, vers l’indépendance, la justice sociale, le socialisme. Qui a eu le culot, par la voix d’Hugo Chavez, de remettre les dirigeants des Etats-Unis (« ¡Váyanse pal carajo, yanquis de mierda ! ») à leur place.

N’est-il pas temps que la gauche dans son ensemble se ressaisisse et manifeste sa condamnation de l’ingérence étrangère dans un pays souverain, et affirme sa solidarité, fût-elle critique, voire conditionnelle (ni dans l’aveuglement, ni donneuse de leçon), avec la révolution bolivarienne ?

« La solidarité est la tendresse des peuples » disait Che Guevara. Il faut être aveugle, ou inconséquent, pour ne pas saisir ce qui est aujourd’hui en jeu au Venezuela.

Jean ORTIZ, Maître de conférences, université de Pau.

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 13:50
Bruno Fornaciari
2 h
 

Que révèle au fond, l'appel de Mélenchon à "s'insurger" contre la loi travail le 23 septembre prochain ? C'est la poursuite et la mise en oeuvre d'une stratégie qui repose sur l'analyse selon laquelle les partis politiques "anciens" sont dépassés, voire obsolètes et que seuls le "mouvementisme" peut conduire au succès. "En Marche" et "la France Insoumise" en apporterait la preuve. Ce faisant, le dégagisme (le grand remplacement 
du PS par les "insoumis") inhibe tout le discours. Personne ne trouve grâce aux yeux des" refus de porter la cravate", avancée sociale et démocratique majeure s'il en est. Ni les syndicats, ni le PCF ou d'autres organisations démocratiques ne sont visibles dans l'horizon "insoumis". Dès la présidentielle, puis aux législatives qui suivirent, le message des "insoumis" était clair : "nous sommes les SEULS opposants de gauche" la "SEULE" alternative, les "SEULS " élus qui..., le "SEUL" groupe qui votera unanimement contre Macron etc...La posture d' "avant-garde" éclairante, qui rappelle les débats de 1968, est doublée d'une mansuétude juvénile envers les "nouveaux" élus", les députés LREM", qu'ils seraient capables à force de pédagogie, de convaincre "bien-fondé de nos propositions" Discours identique en direction du patronat (Faîtes votre métier de patron ,je vous en donne les moyens" (JL Mélenchon). Il faut bien le constater aussi, cette volonté d'apparaître comme la seule opposition de gauche, est relayée par nombre de médias bien en cours, sans que cela n'interroge les "insoumis" qui y voient sans doute la reconnaissance de leur propre influence. Tout se passe en terme de communication et de relais. Dans les médias et sur les réseaux sociaux. Pour donner du poids à un "appel" au peuple en soutien de "nos propositions contenues dans notre programme "l'avenir en commun" et de notre refus de la loi travail" les députés "insoumis" sont sollicités pour des meetings-prise de parole pédagogiques. Le 12 juillet dernier "partout en France" (quelques dizaines de prises de paroles éducatives ont eu lieu au succès modeste). Le 23 septembre un nouveau rassemblement des "insoumis" est programmé pour contester la loi travail, alors que déjà est annoncée par la CGT une grande manifestation syndicale contre la loi travail Bis le 12 septembre prochain, soutenu par de nombreuses organisations dont le PCF. Mais pour le "leader" de la FI c'est la continuation de la ligne "ou nous ou rien" La prétention hégémonique de la représentation de l'opposition politique s'étend maintenant au mouvement syndical. Nous sommes les "seuls véritables opposants" etc..."rejoignez-nous, venez à nos initiatives", les appels à l'insurrection morale, préparés par le sommet, des votes et des militants virtuels devant prouver le caractère de masse du mouvement (500 000 j'aime sur FB, ou plusieurs dizaines de milliers de participants au programme sur les réseaux sociaux etc..) C'est aller vers de grandes désillusions que de mépriser la diversité des oppositions. Si l'unité et la convergence des luttes et des mouvements revendicatifs sont, nécessaires, c'est à leur construction qu'il faut s'atteler et non pas à entretenir l'illusion d'un "sauveur" suprême qui donnerait le "TOP" du départ et de l'arrivée de l'insurrection citoyenne. A ce compte là, le 23 septembre en effet, "les Insoumis" risquent de se retrouver bien "SEULS".

 
 
 
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BRUNO FORNACIARI

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