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23 décembre 2014 2 23 /12 /décembre /2014 08:27

Villejuif : forte mobilisation populaire pour rendre sa place à Georges Marchais

EUGÉNIE BARBEZAT

LUNDI, 22 DÉCEMBRE, 2014

Plus de 500 personnes étaient rassemblées lundi soir à Villejuif afin de protester contre la décision de la nouvelle majorité hétéroclite et du maire UMP de la ville de "dénommer" le parvis Georges Marchais qui honorait depuis 2013 la mémoire de l’ancien secrétaire général du PCF.

"Grace à Georges Marchais, la population de Villejuif a pu accueillir Nelson Mandela dont les paroles de remerciement résonnent encore dans le gymnase Romain Roland" a déclaré Olivier Marchais, encadré par sa mère Liliane et ses trois frères, devant une foule compacte composée de militants communistes de longue date, compagnons de route de l’ancien secrétaire général du Parti communiste, mais aussibeaucoup de jeunes et d’habitants de tous horizons politique attachés à la mémoire de leur commune ainsi que des personnalités politiques et des élus locaux comme, entre autres, le député socialiste Jean-Yves Le Bouillonnec, la sénatrice PCF Laurence Cohen, l'ancienne sénatrice PCF Hélène Luc, l'ex-maire (PCF) Claudine Cordillot qui avait inauguré le parvis Georges-Marchais en 2013, Dominique Adenot le maire PCF de Champigny-sur-Marne...

Plus étonnant certains élus UDI de la nouvelle majorité municipale de Villejuif étaient également présents pour marquer leur opposition à la décision "délibérément anticommuniste" du maire.

L'émotion suscitée par ce déni de mémoire s'explique notamment par le fait que les habitants de la ville n'ont pour leur part pas oublié qu'il doivent à Georges Marchais, leur député durant près d’un quart de siècle, de nombreux équipements collectifs, la construction du lycée Darius Milhaud, l'arrivée dans leur commune de la ligne 7 du métro ou encore la couverture de l'A16...

Ainsi toutes les personnes présentent avaient à cœur de porter un coup d'arrêt aux provocations du maire qui, depuis sa récente élection, s'est déjà illustré avec de nombreuses provocation du même genre, supprimant les subventions à plusieurs associations, ou bien interdisant un rassemblement pour la paix.

La décision prise17 décembre par le conseil municipal de débaptiser le parvis Georges-Marchais pour le renommer parvis Georges Mathé ne passe pas !

"C’est indigne d’un maire à qui il revient de rassembler la population" a affirmé, Pierre Garzon, le chef de file des communiste de Villejuif. les communistes locaux sont bien décidés à ne pas en rester là : "Nous allons écrire au préfet pour lui demander de ne pas valider la délibération du Conseil municipal" , précise Fabien Guillaud-Bataille, secrétaire du PCF 94, tandis que reprenant la parole Olivier Marchais ajoutait : " Vouloir opposer Georges Mathey et Georges Marchais est un contresens historique", appuyé en cela par un communiqué de Catherine Gaston-Mathé, qui remerciant la municipalité d’avoir pensé à honorer la mémoire de son père, "précurseur de la cancérologie moderne, pionnier de la greffe de moelle, de l’immunothérapie et de la chimiothérapie des années 1950 aux années 1980, à Villejuif" n'a pas manqué de rappeler sa coopération "active" avec Georges Marchais, député de cette circonscription pendant 24 ans. Pour la Mathé, il n'est pas question de déshonorer un homme pour en honorer un autre, elle n'a qu'un seul souhait : « qu’une solution soit trouvée pour honorer les deux Georges et rassembler ainsi toutes les sensibilités françaises »

Le succès dépassant les espérances des organisateurs de ce rassemblement de lundi 22 décembre et l'émotion palpable de la population, on conduit à reporter la décision initialement prise de desceller la plaque commémorative en l'honneur de Georges Marchais afin de "lui éviter de terminer dans les poubelles de l'histoire" en la portant à l'assemblée nationale. Il a été convenu collectivement de la laisser en place et de « s'en remettre à la vigilance citoyenne pour que nul n'ose s'y attaquer ». C'est donc, logiquement aux habitant de Villejuif que revient la responsabilité de défendre avec fierté et dignité la mémoire de leur ville dirigée pendant près de sept décennies par les communistes dont Georges Marchais reste une figure emblématique.

A.R.

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