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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 06:41

#LaMarseillaise : une nouvelle ère s’amorce

Première réunion d’information jeudi matin au siège de « la Marseillaise ». Photo robert terzian L'utilisation de l'article, la reproduction, la diffusion est interdite - LMRS - (c) Copyright Journal La Marseillaise

Le président de la SAS les Éditions des Fédérés, Pierre Dharréville, et la nouvelle équipe dirigeante de « la Marseillaise », ont présenté jeudi leurs objectifs aux salariés.

Première prise de contact hier avec le personnel de la Marseillaise pour la nouvelle équipe dirigeante du journal qui a tenu une assemblée générale. Face aux salariés, Pierre Dharréville, président de la SAS des Fédérés, propriétaire du titre depuis la décision du tribunal de commerce, mercredi, de retenir cette offre. à ses côtés, le directeur général, Robert Voisard, Michel Vaxès, membre du conseil d’administration (CA) ou encore Serge Baroni, également membre du CA et président de l’association les Amis de la Marseillaise.

Cette demi-heure de prises de parole aura été empreinte d’humilité, de dignité et de solennité. « Mes premières pensées vont vers celles et ceux qui ne prendront pas ce nouveau départ », débute Pierre Dharréville, un « déchirement » pour lui. Répétant que les Fédérés ont voulu « faire l’offre sociale maximum », il tient à les assurer du « respect pour le travail qui a été le leur, qui était utile et qui fera défaut » avant de revenir sur le « combat » mené depuis la mise en redressement judiciaire du journal le 24 novembre.

« Malgré la pointe d’amertume qu’[il] peut comporter », un combat qui se sera soldé par une « victoire » pour « le journal, ses salariés, ses lecteurs, ses amis, la liberté et le pluralisme de la presse, la démocratie et la République ». Une « victoire parce que la Marseillaise pouvait mourir », rappelle Pierre Dharréville. Revenant sur les obstacles qui ont jalonné le parcours des Fédérés, « jusqu’au bout, rien ne nous aura été épargné », il revient aussi sur les difficultés posées par des acteurs publics ou bancaires, dont certains n’ont pas joué leur rôle. « Dans ce moment, le journal a été sali, votre travail mis en cause, des individus attaqués ad hominem et calomniés, notre projet remis en cause et des opérations de sabotage menées pour nous compliquer la tâche », estime-t-il.

Saluant la mobilisation de tous mais aussi l’attitude des organisations syndicales et des représentants des salariés, il promet d’ores et déjà d’être extrêmement attentif aux conditions de travail et au dialogue social au sein de l’entreprise. Des « ajustements seront nécessaires » de par le nombre réduit de personnels, « les habitudes vont changer », poursuit-il, « nous sommes contraints comme l’ensemble de la profession à un devoir d’invention, d’audace et de créativité ».

Une nouvelle formule prévue à la rentrée de septembre

Plus concrètement, la vision du journal par les Fédérés repose sur la ligne éditoriale actuelle, l’information locale, le lien avec les lecteurs. La Marseillaise restera un « journal d’opinion » mais aussi en « mouvement ». L’occasion pour Pierre Dharréville d’aborder sans détour son engagement politique qui a alimenté « quelques fantasmes ».

Chacun « connaît l’histoire de la Marseillaise et le lien avec le parti dont je suis l’un des responsables, et dont chacun sait qu’il n’est plus depuis longtemps son organe central parce que les responsables de l’époque, sous l’égide de Guy Hermier, l’avaient décidé à juste raison », martèle le président des Éditions des Fédérés, par ailleurs secrétaire départemental du PCF 13. Et d’assurer : « Il n’y a aucune raison de remettre en cause ce choix ni de rougir de la personnalité de ce journal. »

Pour atteindre leurs objectifs, les Fédérés prévoient une nouvelle formule dès la rentrée de septembre. L’articulation entre papier et numérique devrait être travaillée avec aussi des initiatives du journal pour « exister, rencontrer, se faire connaître, faire l’événement », le tout ayant pour ambition de gagner des lecteurs, particulièrement des abonnés. « Une nouvelle ère va s’ouvrir pour le journal, pour cette entreprise, pour le collectif humain de ses salariés », conclut Pierre Dharréville, tout en reconnaissant le travail qu’il reste à faire pour « gagner ce nouvel élan ».

Pour sa part, Robert Voisard a aussi rendu hommage au « sang froid » des salariés et à « l’esprit responsable » du SNJ-CGT et de la Filpac-CGT de la Marseillaise. Le projet des éditions des Fédérés « a pour ambition de s’installer dans la durée », affirme-t-il, s’engageant à « créer les conditions d’un fonctionnement professionnel satisfaisant de nature à garantir la pérennité du journal ».

Le directeur a également assuré les salariés du respect des instances représentatives du personnel et de la charte éditoriale, de la mise en place d’une politique des ressources humaines mais aussi d’un plan de formation. C’est avec un poème de Jean-Claude Izzo, écrivain marseillais et figure emblématique du journal, que Robert Voisard choisira de clore son propos. Juste quelques lignes mais puissantes, qui appellent à l’insoumission et à la résistance. Quelques lignes qui vont comme du sur-mesure à la Marseillaise, quelques lignes comme le premier chapitre d’une nouvelle histoire.

Mireille Roubaud

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Published by bruno fornaciari - dans pluralisme PCF
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