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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 11:00

Publié le 05/05/2011 à 11:19 par Reuter par Gérard Bon

PARIS (Reuters) - Jean-Luc Mélenchon attend "le coeur tranquille" le verdict des communistes sur son offre de candidature à la présidentielle sous la bannière du Front de gauche.

Les militants du PCF doivent décider les 4 et 5 juin s'ils optent ou non pour la stratégie du Front de gauche en 2012 (*) je note que l'auteur de l'article ne conçoit la stratégie de Front de Gauche que lors de la seule désignation éventuelle de J. L. Mélanchon comme candidat, à l'exclusion de tout autre) et, si cette option est retenue (ce qui ne le serait pas si un communiste avait les faveurs des militants?), qui portera cette candidature.

Un temps contesté pour avoir revendiqué un "certain populisme" et multiplié les déclarations tonitruantes, Jean-Luc Mélenchon s'est assagi (C'est donc que les observations formulées à son endroit étaient justes) et a conduit  avec succès  (l'auteur prend ses désirs pour des réalités, car se sont bien les communistes qui ont mené campagne pour le Front de Gauche, avec succès car pour la 1ere fois depuis 1998 ils progressent en sièges et en pourcentage) la coalition PCF-Parti de gauche aux élections cantonales de mars dernier. (

Le Front de gauche a en effet obtenu 10% des voix en moyenne dans les cantons où il était présent.

"Je ne suis plus anxieux. J'ai fait mon devoir, j'ai le coeur tranquille. Le Front de gauche est un bel outil et advienne que pourra", disait Jean-Luc Mélenchon mardi à des journalistes, en marge d'un meeting de la coalition.

Transfuge du Parti socialiste, contre lequel il a la dent dure, le député européen dit exclure "toute aventure personnelle" (c'est bien de l'entendre le dire) et vouloir simplement impulser une véritable politique de gauche en France.

"La campagne pour le Front de gauche, ce n'est pas une seule personne. Notre force, ça va être le déploiement militant", (et donc en l'état actuel des choses, essentiellement les militants et les élus communistes au nombre de 134 000) dit-il en réponse à ceux qui l'accusent de tisser sa toile antilibérale en faisant une OPA (selon l'adage de la grenouille qui veut se faire plus grosse que le boeuf) sur le PCF.

La direction communiste, conduite par Pierre Laurent, a implicitement choisi l'option Mélenchon (il reste donc aux militants de la confirmer ou non) et nombre de cadres pensent que la conférence nationale prévue début juin n'aura d'autre choix que d'entériner cette stratégie.

COUP DE FORCE DU PCF ? (Pourquoi ce titre malveillant ?)

Le PCF, qui a recueilli jusqu'à un quart des suffrages exprimés aux débuts de la Ve République, n'a été absent de l'élection présidentielle qu'en 1974, (et en 1965 pour favoriser l'union à gauche) François Mitterrand étant alors candidat unique de la gauche.

Mais son déclin continu et le score catastrophique à la présidentielle de 2007 de Marie-George Buffet, moins de 2% des voix (il est dommage que l'auteur n'en esquisse pas un début d'analyse) , l'incitent à poursuivre l'alliance avec Mélenchon et les petites formations engagées dans le Front de gauche. (Il ne poursuit pas l'alliance, il l'initie à son congrès de décembre 2008 où le Parti de Gauche n'existait pas encore, sa création eu lieu en mars 2009, pas plus d'ailleurs que la Gauche Unitaire de Christian Picquet ex-NPA))

Cependant, tout n'est pas encore joué pour Jean-Luc Mélenchon, qui doit convaincre la base communiste.(C'est bien le moins tout de même que les militants puissent se prononcer. Ils le feront en examinant toutes les candidatures, toutes les situations, et se décideront, non pas en fonction de leurs préférences, mais en fonction de l'estimation qu'ils feront, de la meilleure chance, touts contradictions incluses, de faire avancer, dans le cadre de la Présidentielle, le Front de Gauche comme force politique incontournable, puis décisive, et de battre la droite et son extrême,  pour l'avènement d'une politique qui change réellement la vie des gens)

D'autres membres du PCF sont en effet "candidats à la candidature", dont les députés André Chassaigne et André Gérin, ce dernier défendant l'idée d'une candidature purement communiste.

Un troisième postulant, Emmanuel Dang Tran, voudrait lui aussi que le PCF présente son propre présidentiable et estime que la candidature d'André Chassaigne n'est qu'un leurre lancé par la direction.

"Chassaigne pourrait avoir une énorme majorité derrière lui mais il est attaché à l'idée du Front de gauche et il s'effacera" au profit de Jean-Luc Mélenchon, dit-il à Reuters. (interprétation erronée des propos de André Chassaigne qui s'effacera si les militants communistes désignent Mélanchon. Et si l'on comprend bien l'article, pour être attaché à l'idée du Front de gauche, il faut que les communistes s'effacent. Comme d'habitude, si je puis dire. Le rêve de Patrick Vignal n'est pas encore sûr!)

"Le coup de force de la direction va passer parce que la conférence nationale est verrouillée, mais ça créera des remous", ajoute-t-il.

Parallèlement, Jean-Luc Mélenchon doit négocier avec le PCF un accord global sur la stratégie politique et les élections législatives qui suivront la présidentielle.

Elles s'annoncent animées, car Jean-Luc Mélenchon plaide pour des discussions sur la base de 50% de candidats PCF (contrairement semble-t-il à ses déclarations antérieures où il assurait le PCF  de 80 % des candidats, car cela pose tout à la fois sur la représentativité et sur le financement), 30% pour son parti et 20% pour la Gauche unitaire et autres associatifs ou syndicalistes. Quant au PCF, il en revendique 80%, à en croire le journal communiste L'Humanité.

L'autre difficulté concerne les rapports avec le Parti socialiste, auquel Jean-Luc Mélenchon ne fait pas de cadeau, contrairement au PCF qui dépend des socialistes pour conserver ses élus dans le cadre d'alliances électorales (je fais observer à Patrick Vignal que si  l'élection des députés communistes dépend du report des voix des électeurs de gauche et du désistement des candidats socialistes, il en va de même pour l'élection des députés socialistes, à plus grande échelle encore, les électeurs communistes se désistant mieux, étant sans doute plus attachés à battre la droite et à l'union à gauche).

 Edité par Patrick Vignal

 

(*) en italique les commentaires de Bruno Fornaciari 

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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