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18 novembre 2011 5 18 /11 /novembre /2011 02:05

 

PLus de 40 000 manifestants contre l'austérité en Grèce ce jeudi

Monde - le 17 Novembre 2011

Grèce: le 17 novembre, le souvenir de la lutte des Etudiants de Polytechnique

Athènes (Grèce), envoyé spécial. Le 17 novembre 2011, l’hymne national n’a pas retenti de la voix de Dimitris Papachristos. Ce fut, pourtant, ce qu’il fit le 17 novembre 1973. Alors à la tête de la révolte contre les Colonels, qui dirigeaient la Grèce depuis 1967, il était LA voix de la radio des étudiants. Il était celui qui a diffusé Mikis Theodorakis, chanteur interdit et qui a dit « chacun se bat avec ses armes ».

 

Le 17 novembre 2011, il n’a pas chanté l’hymne national. Mais sa voix a retenti dans le lycée de Koridallos, en banlieue d’Athènes. Depuis la chute des Colonels, en 1974, il n’y a pas de cours dans les écoles ce jour-là. Mais des événements pour se souvenir. L’ancien élu étudiant a maintenant 61 ans. Il est allé à la rencontre des élèves pour leur expliquer ce qu’il a vécu, la peur ressentie, la peur dépassée. Mais surtout, dès ses premières phrases, il a déclaré : « Aujourd’hui, nous devons faire un lien direct avec la période de 1973. A l’époque, nous avons détruit la junte, mais aujourd’hui, n’avons-nous pas à faire à une junte ? » Les élèves écoutent, méditatifs. « La junte n’est pas tombée en 1973. Les temps sont difficiles. Et c’est vous qui allez payer » prévient-il. « Quand on regarde le taux de chômage, déjà élevé, et qui augmente, on se demande ce que vous allez faire ! »

Il invite les élèves à penser la vie qu’ils voudraient dans la société : « La politique n’est pas d’être citoyen de temps en temps mais d’être tous les jours un citoyen en action.

 

La démocratie représentative est plutôt oligarchique de nos jours ». Il déplore une « crise civilisationnelle, de l’être humain et même de la gauche ».

 

Tout en développant un message d’espoir en comparant, là encore, à la période des colonels. « A l’époque, nous avons commis un acte passé dans l’Histoire. Nous l’avons fait parce qu’il était nécessaire de le faire. Nous avions créé une vision et une unité. C’est ce que vous devez retenir ». Avant de conclure : « Sans croire à quelque chose, sans vision, tu ne peux rien faire. Votre place n’est pas seulement, là, dans une salle. Elle est dans la rue ».

 

Des milliers de Grecs ont manifesté, calmement, à Athènes. Mais « il aurait fallu que nous soyons plus » déplorait Dimitris Papachristos en fin de journée.

 

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
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