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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 12:39

 

 

SOCIAL-ECO -  le 31 Janvier 2013

 

Pour la première fois depuis l’élection de François Hollande, les fonctionnaires sont appelés aujourd’hui à faire grève et à manifester, à l’appel de la CGT, la FSU et Solidaires. Ils dénoncent le maintien d’une politique de rigueur sur les effectifs et les salaires. Pour Jean-Paul Canon, secrétaire général de l'UGFF-CGT la page de la RGPP n'est pas tournée.

Ce jeudi dans l'Humanité : l'austérité exaspère les fonctionnaires

Le gouvernement dit avoir adopté une démarche « totalement nouvelle » en lançant la modernisation de l’action publique (MAP) qui consiste à revisiter de fond en comble l’ensemble des dépenses publiques. Où est la différence avec la révision générale des politiques publiques (RGPP) de Sarkozy ?

Jean-Marc Canon. Pour l’instant, on ne la voit pas bien. Au-delà des déclarations de la ministre Marylise Lebranchu, dans la réalité, les mesures prises par la droite ne sont pas remises en cause. Cela fait vingt-cinq ans qu’on audite la fonction publique, qu’on accumule les rapports, avec toujours le même objectif de « rationaliser » la dépense. La réflexion devrait porter sur les mesures à prendre pour rendre le service public plus efficace et prendre en compte les légitimes attentes du personnel.

Sur la question des effectifs, le coup d’arrêt à la RGPP promis par François Hollande a-t-il été porté ?

Jean-Marc Canon. Sous Sarkozy, en cinq ans, 200 000 emplois ont été supprimés dans la fonction publique d’État, une saignée sans équivalent dans l’histoire. Sur cette base sinistrée, Hollande s’est engagé, sans concertation, à maintenir, sur cinq ans, le nombre global de fonctionnaires. Mais, en même temps, il a fixé quelques domaines prioritaires comme l’éducation nationale, où des emplois doivent être créés. Cela signifie qu’il faut reprendre ces emplois à d’autres ministères… En conséquence, on se retrouve avec des secteurs où le nombre de suppressions d’emplois est supérieur à celui de l’ère Sarkozy. On en est parfois à deux départs sur trois non remplacés, contre un sur deux sous la droite. Cette politique est inepte. Un exemple : chaque année, entre 50 et 80 milliards d’euros échappent à l’impôt, mais 25 000 emplois ont été supprimés aux finances publiques depuis 2002. Comment peut-on prétendre combattre la fraude fiscale en massacrant l’emploi public ? Il faut absolument un moratoire sur toutes les suppressions d’emplois.

Entretien réalisé par Fanny Doumayrou

Lire la suite dans l'édition de l'Humanité de ce jeudi 31 janvier.

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Published by bruno fornaciari - dans EDUCATION-FORMATION
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