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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 17:56

Monde - le 25 Mars 2011

Moyen-Orient : l'Otan va diriger les opérations en Libye

LIBYE - Les pays de l'Otan ont conclu un compromis laborieux, jeudi soir, qui va les voir prendre le relais de la coalition pour y imposer une zone d'exclusion aérienne, mais pas encore pour les frappes au sol, toujours objet de controverse. La place exacte appelée à être jouée par l'Alliance atlantique dans l'intervention militaire déclenchée le 19 mars, est l'objet d'âpres négociations depuis plusieurs jours, notamment avec la Turquie, opposée aux bombardements. Alors que l'offensive, lancée à l'initiative de la France, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, les Etats-Unis et plusieurs autres pays, Turquie en tête, insistent pour que la responsabilité militaire totale de l'opération passe le plus rapidement possible sous pavillon de l'Otan. Ce que la France voit d'un mauvais oeil de crainte de s'aliéner l'opinion arabe. Et parce qu'elle veut garder une marge de manoeuvre sur le terrain.

"Nous avons décidé de mettre en oeuvre la zone d'interdiction de survol au-dessus de la Libye", a déclaré le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen. Côté français, on continue à minimiser l'importance de l'Alliance atlantique. "Chacun doit comprendre que la coordination doit rester éminemment politique, même si elle reposera sur la machinerie de l'Otan", car des pays arabes non membres de l'alliance participent à l'intervention en Libye, a indiqué jeudi soir le président français Nicolas Sarkozy lors du sommet européen à Bruxelles.

Ce matin, le chef d'état-major français Edouard Guillaud a déclaré à France Info qu'il "pensait" que les opérations alliées en Libye se prolongeraient pendant des "semaines" et "espérait" qu'elles ne dureraient pas des "mois".

Dans la nuit de jeudi à vendredi, un avion de chasse français a détruit une batterie d'artillerie de l'armée libyenne près d'Ajdabiya, "toujours aux mains du Comité national libyen de transition", selon le chef d'état-major Edouard Guillaud, au lendemain d'une attaque française contre une base libyenne à Misrata. Par ailleurs, des avions de combat Tornado de l'armée britannique ont tiré des missiles sur des véhicules blindés qui "menaçaient" des civils toujoursdans la ville d'Ajdabiya, a annoncé le ministère britannique de la Défense. A Tripoli, des tirs de la défense anti-aérienne et plusieurs fortes détonations ont été entendues jeudi soir. La DCA est entrée en action et au moins une explosion a été entendue depuis le centre de Tripoli. Deux explosions ont été par ailleurs entendues à Tajoura (à 30 km de la capitale), où une colonne de fumée s'échappait d'un site indéterminé.

Selon un bilan provisoire communiqué par un porte-parole du régime libyen, les raids de la coalition ont fait "environ 100 morts" parmi les civils depuis le début de l'offensive. De son côté, le chef militaire de la coalition, le général Carter Ham, a dit ne pas "être sûr qu'il n'y ait eu aucune victime civile". "Mais nous sommes très, très précis et sélectifs dans nos objectifs", a-t-il affirmé.

  • A lire aussi:

YEMEN - Des centaines de milliers de manifestants pro et anti-régime se faisaient face vendredi à Sanaa, quadrillée par les forces de sécurité. L'opposition a appelé à une journée de mobilisation pour réclamer le départ du chef de l'Etat, au pouvoir depuis 32 ans, et une foule massive s'est rassemblée sur la place du Changement, près de l'université de Sanaa. Des partisans du chef de l'Etat se sont également rassemblés en très grand nombre à quelques distances sur une place jouxtant le palais présidentiel. Dans un discours prononcé devant une foule de partisans, le président Ali Abdallah Saleh, combatif, s'est engagé vendredi à "résister" à ses adversaires qui réclament son départ. "Nous ne pouvons pas céder le pouvoir à une infime minorité", a-t-il dit, lançant à ses partisans: "c'est à vous de remettre le pouvoir et non à des démagogues et à des anarchistes". Les manifestants anti-régime, qui avaient appelé à une vaste mobilisation vendredi, avaient indiqué qu'ils attendraient le 1er avril, pour marcher sur le palais présidentiel.

 

--> A lire : Au Yémen, l’opposition ne désarme pas

SYRIE - Au lendemain de manifestations dans le sud du pays qui ont fait 100 morts, Damas annonce qu'elle envisageait l'annulation de l'état d'urgence, promet des mesures anti-corruption et annonce des hausses de salaires. --> lire la suite

 

EGYPTE - Des heurts ont éclaté hier entre des partisans du président égyptien déchu Hosni Moubarak et des opposants qui demandent que le nom de l'ex-président soit retiré des institutions publiques, a-t-on appris auprès d'un responsable des services de sécurité. Environ 200 partisans de l'ex-président brandissant des photos ont lancé des pierres et des bouteilles en direction d'opposants lors de heurts devant un tribunal du centre du Caire, a indiqué ce responsable. Quelque 300 anti-Moubarak s'étaient rendus au tribunal pour suivre l'examen d'une demande pour que le nom de Hosni Moubarak soit retiré des stations de métro, des bibliothèques, des rues, des écoles et d'autres établissements publics.

 

JORDANIE - Les manifestations se poursuivent depuis trois mois, des milliers de partisans du pouvoir ont défilé à Amman alors que 200 islamistes et partisans de gauche ont manifesté pour demander des "réformes du régime". Une trentaine de membres des "jeunes du 24 mars", un groupe de différentes tendances, y compris des islamistes, continuaient de camper sur une place d'Amman, où ils avaient pourtant été attaqués dans la nuit par un groupe de partisans du pouvoir, faisant 30 blessés.

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Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
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