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12 juillet 2011 2 12 /07 /juillet /2011 22:48

Le président du Modem se pose en gardien de la « vérité » pour déborder Borloo au centre.

 «Le choix politique qui est le nôtre, c’est de dire la vérité aux Français parce que seule la vérité est mobilisatrice et peut permettre le redressement.» À l’issue du conseil national du Modem, samedi, son président François Bayrou a estimé que la France, «en état de choc», avait besoin de «vérité». Travaillant une posture de recours à la droite, il a dénoncé un décalage entre les annonces gouvernementales et cette « vérité » dont il entend se faire le champion : «Partir de la vérité pour arriver à la volonté politique, c’est notre maxime, c’est notre choix. » Et de définir le Modem comme seul ayant la «capacité» de «penser différemment» l’avenir.

« Le gouvernement nous dit : la crise est derrière nous, la reprise est là, la croissance est repartie... tout le monde sait que ce n’est pas vrai », a lâché François Bayrou. Déficit extérieur record de « 15 milliards sur les deux derniers mois », résultats en matière de sécurité « pas à la hauteur des annonces multiples proclamées », le président du Modem éreinte la droite. Mais « que ce soit la continuité ou l’alternance du PS, (les solutions proposées) ne correspondent pas à la situation ».

En réalité, François Bayrou dispute la représentation du centre à Jean-Louis Borloo. Le créateur de la Confédération centriste, dont il se dit qu’il cherche à s’implanter à Paris à l’occasion des municipales, est renvoyé avec ses alliés à ses anciennes amours : « Ils ont été des responsables de premier plan du gouvernement, des ministres, numéro deux du gouvernement, et ils suppliaient qu’on veuille bien les nommer à des postes plus importants. Ils n’ont pas de contradiction avec la politique de Nicolas Sarkozy, ils ont l’amertume de ne pas avoir été choisis. » Essaie-t-il de faire oublier son passage aux gouvernements Balladur (aux côtés d’un certain Nicolas Sarkozy) et Juppé, entre 1993 et 1997 ?

Grégory Marin

 

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