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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 09:11

Pierre Laurent a été reconduit à la tête du Parti de la gauche européenne

POLITIQUE -  le 17 Décembre 2013

Gauche

Le Parti de gauche relance la polémique électorale

 

 

La formation de Jean-Luc Mélenchon a annoncé la «suspension» de sa participation au Parti de la gauche européenne qui a reconduit Pierre Laurent à sa tête. Elle ravive ainsi les dissensions au sein du Front de gauche en vue de 2014 et laisse ses partenaires dubitatifs.

Le Parti de gauche a ravivé ce week-end la discorde au sein du Front de gauche à l’occasion du congrès du Parti de la gauche européenne (PGE). Si son opposition à la reconduction à la tête du parti européen du secrétaire national du PCF, Pierre Laurent (réélu à 78 %), était attendue, s’y est ajoutée l’annonce surprise de la « suspension » de sa participation au PGE « jusqu’aux élections municipales ». Deux décisions qui relancent les spéculations sur l’avenir du Front de gauche, déjà en proie à de vifs débats. Depuis la fin des élections de 2012, le mouvement s’est retrouvé à plusieurs reprises uni dans la rue et ses « assises citoyennes » du 16  juin dernier avaient élargi le rassemblement à l’aile gauche du PS et à Europe Écologie-les Verts. Mais la contradiction s’y est aussi aiguisée, entre la volonté du PCF d’obtenir un changement de cap politique par le rassemblement des forces anti-austérité, et celle du PG, entre stratégie du recours et rupture totale avec « les solfériniens » en vue des prochaines élections.

La dissension s’est cristallisée sur les municipales. Et c’est encore une fois la situation parisienne que le PG a utilisée pour justifier sa prise de distance. « La clarté de notre campagne des européennes ne doit pas être mise en danger par la stratégie portée par Pierre Laurent de rejoindre la liste du PS aux municipales à Paris », a-t-il avancé dimanche dans un communiqué. Pourtant, la formation partage nombre d’orientations arrêtées par le congrès. « Nous nous félicitons des avancées sur les textes comme l’affirmation de la nécessaire rupture en Europe et non pas seulement de sa réorientation », note sa coprésidente, Martine Billard. Une réalité qui fait écho aux origines du Front de gauche, constitué en 2009 pour représenter aux européennes d’alors la gauche du non au référendum de 2005. Ce même scrutin, en 2014, aurait ainsi pu permettre le rassemblement du mouvement mais celui-ci risque d’achopper. « On ne pourra pas mettre quelqu’un qui a soutenu Anne Hidalgo », a expliqué François Delapierre, bras droit de Jean-Luc Mélenchon, à propos de la candidature en Île-de-France où le sortant, Patrick Le Hyaric, est communiste. Alors que la plupart de ses partenaires souhaitaient être prêts avant Noël, le PG joue la montre dans l’espoir que sa stratégie marque plus de points aux municipales. À cet égard, le sondage partiel de l’Ifop publié par le Journal du dimanche a de quoi inquiéter la formation qui n’obtiendrait que 6 % dans le 14e et 2 % dans le 15e arrondissement parisien.

« L’avenir du Front de gauche n’est pas assuré », aurait également confié François Delapierre. Un pari risqué sur lequel le PCF appelle à ne pas miser. « Le Front de gauche doit impulser cette dynamique (d’unité et de rassemblement – NDLR) en entrant le plus vite possible en campagne pour mettre la gauche anti-austérité en tête aux européennes », a-t-il réagi, jugeant que « la décision du Parti de gauche est incompréhensible et incohérente ». Un avis partagé par Clémentine Autain (Fase Ensemble) qui s’est dite « inquiète pour l’avenir » du Front de gauche, estimant que le « mauvais choix du PCF à Paris (n’est) pas une raison suffisante pour alimenter le climat de division ». « Nous avons la responsabilité, poursuit-elle, de construire le rassemblement pour permettre l’alternative à cette pseudo-gauche gouvernementale. » Même tonalité chez Christian Picquet (Gauche unitaire), qui juge l’attitude de son partenaire « incompréhensible alors que (nous) partageons la même volonté de refonder l’Europe », mais qui se veut rassurant. « Rien d’irréparable pour l’instant, estime-t-il, d’autant que personne n’a d’alternative au Front de gauche en son sein. »

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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