Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 02:21

Politique - le 4 Juin 2012

 

Depuis 2007, le PCF ne compte plus qu'un député à Martigues, le seul en région Paca. Le département est pourtant très industriel. Mais misant sur l'élan présidentiel du candidat Front de Gauche, le Parti Communiste espère faire mieux en juin, retrouver sa place dans les quartiers de Marseille comme à Aubagne, auprès des salariés en lutte de Fralib.


"On ne concède rien au privé"


Au bord de l'Etang de Berre, le dernier député PCF de la région est Michel Vaxès, qui a passé le flambeau pour 2012 à Gaby Charroux, maire depuis 2009 de Martigues, la "Venise provençale", connue pour la qualité de ses équipements et services publics. "On n'a pas fait les mêmes choix qu'à côté, on ne concède rien au privé", fait valoir M. Charroux. Le bastion tient aussi, selon lui, à "une grande richesse industrielle" autour du port voisin de Fos-sur-Mer, "dont les gens ont gardé la culture". Et le FN ne ferait pas campagne sur le terrain, bien que Marine Le Pen soit arrivée en tête le 22 avril dans la circonscription.

 


Deux sondages ont crédité le candidat du Front de Gauche de plus de 30% des voix au premier tour. La 13e circonscription des Bouches-du-Rhône devrait donc rester communiste en juin, malgré la dissidence de Paul Lombard, l'ancien cadre local du parti, qui a du mal, à 84 ans, à passer la main dans son bureau de maire honoraire.

 

Pierre Dharréville le secrétaire départemental du parti communiste, se verrait bien récupérer de nouvelles circonscriptions. "Avoir plusieurs députés serait normal au regard de notre enracinement historique" et certains scores locaux de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle permettent de l’espérer. Notamment sur la 7e circonscription dans les quartiers nord de Marseille, perdue en 2007 et où "il y a toujours eu une forme de radicalité, que décrit Robert Guédiguian dans ses films", estime M. Dharréville.

 

L'élection s'y joue à gauche et le communiste Jean-Marc Coppola croit en ses chances face au député PS Henri Jibrayel et au candidat EELV Karim Zéribi, qui se disputent leurs électeurs depuis 2007.

 

La gauche contre le sentiment d’abandon


"Sur les 100 territoires les plus pauvres recensés en France, 24 sont à Marseille", souligne M. Coppola, conseiller régional. Et dans les 44 cités de la circonscription où il a fait du porte-à-porte, "le mot qui revient le plus souvent, c'est abandon", dit-il, en prônant des solutions collectives face aux réponses individuelles du clientélisme.


Le Front de Gauche pense aussi avoir une carte à jouer à Aubagne-La Ciotat (9e circonscription), où les salariés de l'usine Fralib luttent depuis plus de 600 jours contre sa fermeture mais où la droite a été largement majoritaire à la présidentielle. De même dans la 10e à Gardanne, dont le maire communiste Roger Meï a été le dernier député de gauche et où l'ex-usine d'alumine Péchiney vient d'être vendue par Rio Tinto à des financiers. Des terres de lutte sociale, où le PCF et son allié du Parti de Gauche aimeraient renouer avec les victoires passées.

 

Vers un nouvel âge d’or du PCF dans les Bouches-du-Rhône


"Cela commence à dater", répond Pierre Dharréville, secrétaire départemental du parti communiste, quand on lui parle des législatives de 1978. Le PCF remporte alors sept circonscriptions sur les 11 du département, plus une dans le Vaucluse et une dans les Alpes-de-Haute-Provence. Trois ans plus tard, les Bouches-du-Rhône sont seules en France, avec la Seine-Saint-Denis, à placer Georges Marchais en tête du premier tour de la présidentielle.

 

Le parti amorce alors son déclin. Mais il reste bien implanté localement, une exception dans une région où le Front national monte en puissance. Trois des cinq plus grandes villes derrière Aix et Marseille - Aubagne, Gardanne et Martigues - sont toujours communistes. Des quatre circonscriptions encore remportées aux législatives de 1997, le PCF n'en conserve cependant qu'une seule en 2007, à Martigues, perdant à Marseille un siège qu'il détenait depuis 1936.

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre