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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 08:52

A quelques heures du premier tour des élections, les sondages se disputent sur la question d'une éventuelle majorité absolue en faveur du PS. Malgré sa prédominance, la gauche parlementaire accuse un léger recul des intentions de vote, alors que l'opposition grappille un demi-point.


Dans cette dernière ligne droite avant le premier tour des législatives françaises dimanche, les instituts de sondage mettent un terme à leurs ultimes prédictions. Malgré quelques divergences, la tendance générale est au rose, mais plutôt pâlotte. Deux sondages s'opposent sur une éventuelle majorité absolue en faveur du Parti socialiste. 

 

Selon la dernière enquête Ipsos-Logica Consulting parue ce vendredi matin, l'ensemble de la gauche obtiendrait bien la majorité, dépassant la barre fatidique des 289 sièges à l'Assemblée Nationale. Mieux, d'après l'institut, elle comptabiliserait entre 292 et 346 places en tout, avec 44,5% des intentions de vote. Mais le bloc accuse là un recul d'un point par rapport à l'enquête de la semaine précédente.


Dans le détail, le PS et ses alliés divers gauche emporteraient entre 243 et 285 sièges, ce qui éclipse pour le parti au pouvoir les chances de remporter à lui seul la majorité.


Le découpage offre une fourchette de 23 à 26 sièges pour le Front de gauche, entre 12 et 15 sièges aux Radicaux de gauche, de 12 à 16 pour Europe écologie-les Verts, et entre 2 et 4 pour le MRC de Jean-Pierre Chevènement.

L'opposition enregistre, elle, une légère hausse de 0,5 point, recueillant 34,5% des voix. L'UMP obtiendrait entre 214 et 262 sièges, le nouveau centre de 16 à 13, le Parti Radical de 7 à 4. Le Front National remporte la troisième place en terme d'intentions de vote avec 15,5%, et obtiendrait entre 0 et 5 places à l'Assemblée. Quant au MoDem de François Bayrou, il est crédité de 2% d'intentions, avec 0 à 3 sièges.


Une autre étude d'Opinion Way-Fiducial publiée jeudi 7 juin, le PS a de bonnes raisons d'espérer la majorité absolue. En comptabilisant les voix des radicaux de gauche, il décrocherait de 326 à 368 sièges. Une progression considérable depuis leur étude précédente, qui leur en prêtait alors entre 310 et 347. Toujours selon Opinion Way, le Front de gauche remporterait, à lui seul, 8% des intentions de vote, lui offrant entre 18 et 22 représentants.

 

Pourtant, ces chiffres détonnent avec une étude d'Harris Interactive pour la chaîne LCP-Assemblée Nationale parue le vendredi 8 juin. Selon cette enquête, 43% des Français souhaiteraient une alliance entre le PS et le parti de François Bayrou. 30% espèrent que le parti au pouvoir s'unisse au Front de gauche et à Europe écologie- les Verts, et seuls 26% sont pour un majorité absolue du Parti socialiste.

 

L'abstention, grande inconnue et vrai risque


A 48h du premier tour, les représentants des partis y vont chacun de leur couplet pour tenter de mobiliser leurs électeurs. François Hollande a rappelé hier l'importance du scrutin de ces législatives, demandant une nouvelle fois à l'électorat de lui accorder "une majorité large, solide et cohérente". En face, le secrétaire général de l'UMP Jean-François Coppé préfère jouer la carte de l'alarmisme: "Si la gauche gagne, pendant cinq ans, nous ne pourrons rien faire pour empêcher leur folie" a-t'il prévenu, avant d'ajouter qu'il fallait "élire dès maintenant une majorité de députés de droite à l'Assemblée nationale pour empêcher l'irréparable, pour ne pas anéantir ce qui a été fait".


Marine Le Pen, qui veut assurer la place du FN -arrivé en troisième position des présidentielles- a souligné que le nombre de députés frontistes au second tour "dépend(rait) de la participation". Le score obtenu par le parti d'extrême droite reste l'une des inconnues et des clés du scrutin, et déterminera une éventuelle triangulaire. Un tel scénario risquant d'infliger un revers considérable à la droite, certains de ses représentants cèdent à la tentation d'un rapprochement avec le parti frontiste.

 

Pour être présent au second tour, un candidat a deux alternatives. Soit faire partie des deux finalistes du premier tour, soit obtenir un nombre de voix égal ou supérieur à 12,5% du nombre d'inscrits. L'abstention risque de jouer aussi un rôle clé dans les résultats du scrutin de dimanche prochain. Selon Ipsos, la participation tournerait entre 57 et 60%. Un taux guère meilleur qu'en 2007. Le 10 et le 17 juin prochains, 46 millions d'électeurs de métropole sont appelés à aller voter.

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