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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 20:35

 

PRÉSIDENTIELLE 2012 * fermer * Veuillez vous identifier Nom * Prénom Mail * Destinataires Nom Mail * Nom Mail Votre message Mélenchon, pas investi, mais déjà candidat… France Info - 12 janvier 2011 * * * * * Jean-Luc Mélenchon est d’ores et déjà en campagne. Le président du parti de gauche n’est pas encore désigné candidat, mais il le serait qu’il ne se comporterait pas autrement. Il ne veut pas vendre la peau de l’ours, Jean-Luc Mélenchon. Il ne veut surtout pas vexer les communistes et anticiper une candidature commune, mais visiblement, ça le démange. Cet orateur volubile, qui adore les formules directes, a des points de vue sur tout, et surtout des points de vue peu communs. Sur les otages français au Maghreb par exemple, il est admis d’y voir la main des terroristes islamistes, Jean-Luc Mélenchon ne voit que l’appât du gain : "L’islamisme là dedans est un prétexte. Ce sont des voyous qui enlèvent des français pour obtenir des rançons, d’un pays développé. Et puis ils se font labelliser au passage par d’autres voyous, un peu plus puissants. Ceux qui ont fait ça l’ont fait pour de l’argent et pour rien d’autre. Ce sont des voyous sans principes. Des criminels, qui n’ont rien dans la tête sinon un appétit de lucre qui les conduit à enlever des gens, les malmener et les assassiner ensuite." Il refuse de condamner d’un bloc le régime cubain, dénonce le silence coupable de la France sur la Tunisie, mais réclame de la mesure. Jean-Luc Mélenchon adore contredire l’opinion courante. Mais ce que cet ancien membre du PS aime beaucoup, c’est contredire le parti socialiste. Aux yeux de Jean-Luc Mélenchon, les dirigeants actuels du PS ne sont pas vraiment à leur place. Son objectif premier est donc de les déloger de ce rang de seconde force politique de France, après l’UMP : "le PS n’appartient pas à ceux qui sont aujourd’hui aux manettes, c’était une grande idée qui a commencé avec Jaurès et qui continue. J’ai l’intention de sortir les socialistes de la première place à gauche. Voila ce que j’ai l’intention de faire avec le Front de Gauche, que je sois candidat ou pas." L’idée restant de faire gagner la gauche, mais dans le sillage du Front de Gauche, et non plus du PS. Et sans Dominique Strauss-Kahn : "Dominique Strauss-Kahn ne peut pas être dans ce convoi ! ça suffit à la fin. Le mouvement socialiste et la gauche en France exposeraient à la face du monde que celui qui est censé nous représenter c’est le directeur du FMI. Mais enfin, il faut vous réveiller les gens là ! il faut prendre une douche." Dominique Strauss-Kahn n’est pas l’homme de la situation, pas plus qu’un autre socialiste, pour Jean-Luc Mélenchon, les socialistes sont en train de détruire leur parti. Mais le PS n’est pas le seul rival de Jean-Luc Mélenchon : son vrai rival à terme, c’est le Front National : "madame Le Pen se bat pour gagner la majorité dans le pays, moi aussi. A la fin ça se terminera Front de Gauche contre Front National. En 2012 ou d’autres élections et surtout dans la vraie vie. " La concurrence est bien réelle, puisque Marine Le Pen s’est emparée du thème de la laïcité, Jean-Luc Mélenchon s’en étrangle d’indignation : "S’acharner sur les musulmans drapée dans le drapeau de la laïcité est une escroquerie. Parce que je me demande si elle est d’accord pour dire la même chose sur les crèches Loubavitch, est-ce qu’elle est d’accord pour dire la même chose sur les détournements d’argent pour l’enseignement privé catholique. Ceux qui disent que madame est une laïque et qu’elle défend la laïcité sont des anti-laïques sournois et pervers qu’il faut combattre avec acharnement, c’est ce que je suis en train de faire." Une stratégie qui semble porter ses fruits dans l’électorat populaire de gauche. Hypothèse que récuse Jean-Luc Mélenchon. Pour lui, la démarche de Marine Le Pen ne prospère qu’à droite : "elle essaie d’atteindre les classes moyennes supérieures éduquées, et de les convaincre de voter pour elle, elle essaie de prendre les milieux populaires de l’UMP… -et de la gauche. Non non, c’est pas mon avis, vous dites ça, moi je dis autre chose, et voilà." Un rappel : le parti communiste et le Front de Gauche se sont donné jusqu’au mois d’avril pour désigner leur candidat à la présidentielle. Ecouter la chronique (3'44")

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