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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 06:19

 

Selon Lancelot Delahaye pour "Le Figaro", "Une première depuis 1974 : le Parti communiste ne présentera pas de candidat à la présidentielle. Adoubé à 59,12 % par les militants du parti ce week-end, c'est l'ex-socialiste Jean-Luc Mélenchon qui représentera le Front de gauche en 2012. Une coalition qu'avait rejointe le PCF pour les élections européennes en 2009 et pour la bataille de 2012. Bien loin d'y voir un signe de faiblesse, son secrétaire national, Pierre Laurent, s'en réjouit. «Ce n'est pas un choix d'effacement, c'est au contraire un choix pour créer les conditions d'une place importante du Front de gauche dans la campagne à venir » a-t-il déclaré lundi au Talk Orange Le Figaro. Pierre Laurent avait marqué sa «préférence » pour Mélenchon dès avril.

Avec cette candidature, il est convaincu que l'extrême gauche ne subira pas la débâcle du PCF en 2007. Marie-George Buffet avait réalisé 1,93 %. Mélenchon sera «bien au-delà de ça», assure Pierre Laurent. Mais le secrétaire national entend bien rassurer ses 130.000 militants : «Nous voulions un front qui permette aux différentes forces qu'il compose de continuer à exister, donc nous n'avons pas l'intention de dissoudre le Parti communiste.» Face à la grogne de ceux de ses adhérents qui souhaitaient une candidature issue du PCF, Pierre Laurent invoque la nécessité de «mettre la gauche à la hauteur» de «jouer un rôle très important dans la gauche » afin d'affronter une «situation exceptionnelle » de crise qui «touche déjà la France » et un «sarkozysme» dont il veut «défaire la France».

Une crainte subsiste 

Les deux perdants du scrutin de ce week-end, André Chassaigne et Emmanuel Dang Tran, n'incarneront donc pas le Parti communiste français, contraints de se ranger derrière la personnalité fulgurante de Mélenchon. Une crainte subsiste néanmoins au sein du Parti communiste : un Mélenchon omniprésent sur le terrain médiatique ne lui permettrait pas d'exister aux yeux des Français. C'est là qu'entre en scène la notion de «campagne collective» que Pierre Laurent s'acharne à mettre en valeur : «Nous ne voulons pas d'une campagne qui soit organisée autour d'un seul homme mais nous voulons montrer la pluralité des forces qui sont engagées dans le Front de gauche.»

 

Réponse à cet article envoyé au "Figaro" le 21 juin à 8 h 20

"L'article qui commente un fait politique tout à fait important comme celui de la candidature d'un non communiste à la Présidentielle pour les représenter devrait, à mon avis, tenir compte des réalités et non pas de supputer telle ou telle intention désabusée.  Oui, c'est le PCF qui est à l'initiative du Front de gauche, et il ne s'y" rallie" pas comme le laisse entendre le commentaire. Cette stratégie de rassemblement de la gauche "authentique" si je puis dire, est rendue possible grâce à la coexistence et la vie propre de chaque organisation qui compose le Front de Gauche (et il a vocation à s'élargir à d'autres organisations et d'autres personnalités), et débouche sur des propositions politiques économiques et sociales, produites par les trois composantes du Front de Gauche. Elles sont, à nos yeux,   susceptibles de répondre aux aspirations du plus grand nombre  en
commençant à sortir notre pays de la crise.
Cette offre politique nouvelle, que l'on peut critiquer bien sûr,  est à prendre au sérieux autrement que par le petit bout de la lorgnette comme trop souvent. Cette stratégie est ratifiée par le vote des communistes à 96 %. Et leur choix c'est porté sur Mélenchon pour le candidat à la Présidentielle, à la fois pour "ouvrir" à d'autres que les communistes, l'espace de la lutte contre Sarkozy et pour un changement véritable. Ce choix se réalise dans le cadre d'un accord global qui comprend une campagne électorale collective dont Pierre Laurent serait le Président du comité de campagne, (donc pas d'effacement du PCF), d'un accord qui donne environ 80 % des candidatures du Front de gauche aux législatives au PCF, et sur la base d'un programme dont la matrice est celle du programme du PCF. Tout cela, non pas pour "sauver" le PCF mais pour dynamiser le rassemblement et la lutte nécessaires pour une politique alternative.
En se déclarant mobilisé pour la campagne du Front de Gauche, André Chassaigne ne se place pas en position de perdant comme l'article le laisse entendre. Tout au contraire, il réaffirme son engagement sur les bases qui l'avaient conduit à proposer sa candidature ( programme partagé, campagne collective, visibilité du PCF) Il n'y a donc pas plus de perdants que de "grogne" au PCF après ce scrutin interne. C'est l'inverse qui se produit. Le débat qui s'est déroulé dans la clarté et la franchise des arguments sur la candidature a permis de vérifier l'accord quasi général des communistes sur la stratégie de Front (Mélenchon + Chassaigne = 96 %) et leur mobilisation pour la faire vivre. Je sais que chaque matin on enterre , une fois de plus le PCF, qui ressuscite malgré tout, et que l'on enterre encore une fois, jusqu'à la prochaine et ainsi de suite. Ces détracteurs seraient mieux inspirés, pour leurs lecteurs et le respect qu'il leur doivent, de formuler des critiques de fonds plutôt que cette superficialité dont ils sont coutumiers dans ces pages. Hélas
La candidature Mélenchon n'est pas "contrainte", elle est choisie par les communistes avec l'objectif "d'élargir" et non de restreindre l'offre politique qui affiche sa pluralité.
Dans cette campagne, les communistes seront actifs, créatifs et  rassembleurs."
Au grand dam des lecteurs du"Figaro".

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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