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18 avril 2011 1 18 /04 /avril /2011 11:29

Une interview qui peut faire réagir

 

IL reste, que, in fine, ce sont les communistes, après quatre semaines de débat qui se prononceront pas vote au sein de leur formation au mois de juin pour avaliser ou non la proposition de Pierre Laurent ou proposer une autre candidature au Front de Gauche.

Dire qu'elle en va pas de soi n'est un secret pour personne.

En effet, ce serait la première fois depuis 1974 que le PCF ne présenterait pas de candidat. Il faut se rappeler que en 1982 le PCF avait critiqué cette absence dont il faut ici en rappeler quelques éléments. L'élection présidentielle, dans la 5e République et plus encore depuis le changement constitutionnel qui réduit le mandat à 5 ans et qui fait suivre et non pas précéder les législatives, accentue le caractère Présidentiel du régime et donc l'élection présidentielle apparaît comme le scrutun majeur dominant tous les autres et structurant la vie politique. Il favorise le bi-partisme. Donc toute l'importance de la présence des partis politiques dans cette bataille et cette échéance électorale.D'ailleurs tous les partis aujourd'hui semblent prêts à présenter leur candidat (Il y avait 16 candidats en 2007). La deuxième raison, avions-nous avancé à l'époque, c'était que l'absence du PCF à la présidentielle portait en elle l'idée que si nous voulions rassembler et gagner les élections, cela ne pourrait se faire sous l'égide du PCF. Que le PCF ne pouvait pas rassembler suffisamment pour gagner en quelque sorte. Sur la base du renforcement de l'uniuon su run programme commun, largement conçu par la négociation entre les deux partis la candidature de Mitterand fût proposée et acceptée par le PCF. En 1974 Mitterand à cependant échoué devant Giscard. Sans doute, le poids électoral et l'influence du PCF était-il encore excessif à ses yeux. Ce qui lui fit dire, à l'internationale socialiste à Vienne en 1972 alors qu'il était critiqué pour avoir signé le programme commun :  " si j'ai signé le programme commun c'est que je compte bien faire la démonstration que sur les 5 millions de voix du PCF  2 millions peuvent se porter sur le PS. Il fallait comme le clamait Mitterand "rééquilibrer la gauche".Giscard s'assignaient également comme objectif de réduire l'influence du PCF trop grande à ses yeux. Giscard en déclarant pouvoir prendre  3 millions de voix au PCF. ,

Naturellement nous ne sommes plus dans les mêmes conditions politiques, économiques, internationales.

Question : Est-ce que la stratégie de Front de Gauche initiée et déployée par le PCF induit nécessairement une candidature communiste à la Présidentielle ? Une candidature émanant d'une autre composante du Front de Gauche comme celle de Mélanchon, permettait-elle au Front de Gauche de se crédibiliser, d'engager la bataille d'dées sur les propositions et les méthodes du changement consignée dans un programme partagé de mobiliser tous les militants communistes, du PG et de la GU? et in-fine réaliser un score rendant incontournable le Front de gauche? Et est-ce qu'un candidat communiste serait incapable de réaliser ce score ? Quelles analyses pour quelle réponse ?

 

Ces deux questions auxquelles nous cherchons à construire les réponses, se posent d'abord parce que nous avons choisi la stratégie de Front de gauche, rassemblements dans les luttes et dans les urnes...Une candidature Mélanchon assurerait-elle un espoir et un score capable de subvertir la logique présidentielle et de  promouvoir le Front de gauche ?. A regarder les sondages (qui d'ailleurs ne prennent pas en compte l'éventuelle candidature Chassaigne) la réponse n'est pas évidente. L'étiage se situe entre 4 et 7 % en égalité avec Besancenot. Quel bénéfice le PCF pourrait-il alors escompté, de ce point de vue,  et dans ces conditions, de la candidature Mélanchon?

 

 

Pierre Laurent au Comité National  du et  8 avril :

 

« Des camarades, je le sais, craignent notre effacement. Je les comprends et je prends au sérieux cette crainte. Certains ajoutent qu'ils ont parfois été heurtés par certaines déclarations de Jean-Luc Mélenchon. Cela doit être entendu car il en va de l'efficacité collective du Front de gauche.

 

Je veux faire deux remarques à ce propos. La parole du PCF doit être respectée, et c'est de notre responsabilité comme direction nationale. Elle est utile au rayonnement d'un Front de gauche qui, nous le savons, est et sera  traversé de débats. Et, comme je l'ai déjà fait, dans les derniers mois, sur le populisme, le débat énergétique, l'appel au rassemblement entre les deux tours des cantonales,  je n'hésiterais pas à faire entendre la voix du PCF chaque fois que nous le jugerons nécessaire. Mais je le ferais toujours avec l'esprit qui nous anime: mettre notre liberté de parole au service du progrès de notre rassemblement. Autonomie et unité sont les deux faces de notre  démarche.

 

 

Prenons les questions par un autre bout. Est-ce que, au contraire ce n'est pas le Front de Gauche qui a besoin du PCF ?

D'abord, parcequ'il en est le géniteur (congrès décembre 2008) et que donc il agit pour faire vivre sa stratégie de rassemblements et de lutte, pour  le mettre en place, pour le populariser, pour le faire vivre (jusque dans les élections (européenns et régionales) ou il a octroyé des candidats et des sièges d'élus au PG). Il en est sans doute le meilleur défenseur et promoteur.

 

Qui plus que le PCF a la légitimité de représenter le Font de Gauche? Son histoire (naissance en 1920), son implantation électorale, ses militants (130 000) ses élus (10 000), son expérience, ses moyens, sa presse, ses locaux, l'argent des militants ses innovations politiques etc ?

A moins de céder, déjà ou encore, à l'anticommunisme, qui établit  a priori le refus d'une candidature émanant du PCF (comme se fut le cas lors des collectifs antiliberaux avec Marie-Georges Buffet), pour rassembler la gauche., la question peut être posée aux militants communistes et à ceux des autres formations sans qu'ils soient accusés de faire échouer la candidature commune qui ne vaudrait que par la désignation d'un candidat d'une autre formation en fût-il le co-Président?  Mais alors, ces composantes de cette gauche, jusqu'où est-elle prête à collaborer avec le PCF ? Et sur qupoi? Pour les faire grandir, pour pouvoir leur imposer des choix qui ne leur agréé pas mais que le nouveau rapport de force auquel il auront contribué de modifier leur impose la capitulation ?. Quelles garanties aurions-nous, que pour elles il ne s'agit pas de se faire des joues roses au détriment du PCF?

 

Voilà une autre question qui mérite d'être posée, car si la candidature aux Présidentielle, implique, selon P. Laurent "un accord global" comprenant le programme partagé, la Présidentielle et les législatives, les réponses actuelles du Parti de Gauche et de ses dirigeants sont encore floues et (ou) contadictoires.

Par exemple , Mélanchon, pour booster sa candidature avait affirmé il y a quelques temps que, si le PCFcraint de se faire avaler tout cru par sa candidature, les 80 % des candidatures aux législatives seraient issues du PCF de quoi avoir une grande visibilté et la main sur la campagne électorale. Mais dans le début des négociations il n'en va pas de même. En effet, ni sur le programme, ni sur les candidatures l'accord est en ligne de mire. Ainsi, le No 2 du PG Eric Coquerel n'a-t-il pas déclaré récemment qu'il serait inacceptable que le PCF trust 75 % des circonscriptions et qu'une répartition 50% PCF 30 % PG et 20 % GU permettrait un accord bénéfique pour toutes les parties ?.

On n'est pas couché! A suivre !

 

La seconde remarque porte sur les médias. L'absence persistante de la présence des dirigeants communistes, non pas dans tous les médias, mais dans la plupart des émissions télévisuelles de grande audience et dans la totalité des grandes émissions politiques radiophoniques du week-end est une anomalie démocratique. L'invitation de Jean-Luc Mélenchon, avancée par les chaînes en question pour justifier cette discrimination, n'est pas une explication convaincante, elle n'est pas recevable. Pourquoi le Front de gauche, rassemblement divers, subirait-il un traitement univoque quand EELV, le PS, et que dire de la droite, voient leurs représentants défiler les uns après les autres? Comment justifier cette interdiction d'antenne de fait dans ces grandes émissions au lendemain des résultats des élections cantonales? La démocratie en souffre, et la dynamique collective du Front de gauche aussi. Nous porterons donc avec force cette bataille sur nos temps de parole. »

A suivre...

 

Pour avoir une opinion avérée, encore faut-il être en possession de tous les éléments d'information, ou du moins, les éléments essentiels à la formation de sa propre opinion. Malheureusement, ce n'est pas le cas. Comme nous pouvons le constater, la censure est quasi générale en ce qui concerne les analyses, les propositions, les actions du PCF et de ses représentants, qu'ils soient   militants ou élus communistes.

Si chacun avait conscience de ce que proposent les communistes, tout le monde ou presque serait communiste, je crois. Il suffit de lire le programme qu'ils proposent pour s'en convaincre (www.pcf.fr). Du coup le potentiel électoral du PCF serait et est considérable et les choses pourraient changer. Mais voilà, une chape de plomb recouvre la politique du PCF qui n'a pas accès aux grands  médias.

Bien sûr, le pouvoir y a placé ses hommes-liges, dont la mission est de contenir les consciences et de les manipuler.

Ainsi, la question de l'information et de l'accès à la diffusion des idées devient-elle un des éléments essentiels de la lutte de classes. Et il est fort dommage que la direction du PCF, malgré quelques protestations, ne prenne pas cette question à bras le corps. La dénonciation de cette censure doit porter l'exigence de l'accès du PCF aux médias, pour conjurer l'interdiction et permettre aux citoyens de bénéficier de "l'originalité communiste". Ceux des hommes politiques, des intellectuels ou des journalistes qui parlent de liberté d'expression  dans le monde, se font tout petits ici, dans notre pays . Ils se complaisent à envahir les médias qu'ils dominent et utilisent à volonté, quitte à se faire les complices se basses besognes la plupart du temps.

Arlette Chabot, Yves Calvi, et bien d'autres encore, sont les archétypes de la censure à l'oeuvre.

Pourquoi ne pas recenser et comparer la présence des invités dans les différentes émissions de tous ces grands médias qui font l'opinion.Ils choissent les thèmes, les candidats, les spécialistes, les experts, les personnalités, les journalistes que l'on exhibe, bien en cours pour leur allégeance  etc.... Et à la radio c'est pareil.

Cette bataille pour le pluralisme et l'hônnêteté de l'information à la radio et la télévision est d'autant plus nécessaire qu'elle donnerait à voir la réalité de tous ces hommes politiques qui n'ont à la bouche que les mots démocratie et liberté quand ils maintiennent , dans les faits, des baillons sur l'opposition communiste. Ils protestent contre l'interdiction faite à certains dissident en Chine par exemple, mais tolèrent et soutiennent l'interdiction faite au PCF dans le pays des "Droits de l'Homme.

Chaque matin, sur Europe 1, France inter, Rtl, Grance info, Télematin, LCI, Itele; Bfm Tele et le fameux Bourdin, c'est la même rangaine, UMP, PS, FN ont table ouverte.

 

Ce matin le jeudi 28 avril :

Tous les journaux "d'information" font leur gorges chaudes de l'entrée en campagne de François Hollande pour la primaire socialiste qui aura lieu au mois de juin, avec forces images et commentaires du meeting à Clichy La Garenne

A lamatinale de canal+ : Emmanuel Valls (PS)

sur LCI Valini (PS) nous apprend que F. Hollande à  bien une stature et une capacité présidentielle, car, sous l'ère Jospin, celui-ci a participé comme quasiment " Vice-premier ministre" à toutes les décisions du gouvernement. où il était consulté prioritairement. Puis Harlème Désir (PS),s'étend sur la dangerosité de l'éventuelle candidature Chevènement qui ferait perdre la gauche et retrouver le danger du 21 avril 2002. Mais nous allons le convaincre dit-il.

sur itélé : Christien BOUTIN débat avec le Maire de LYON (PS)

sur BFM Ségolène Royale( PS), On verra bien dansle reste de la journée et en soirée. Cela risque de continuer, comme d'habitude.Les ministres et les dirigeants des partis de droite se succéderont sans doute. (J'écris ses lignes sans le savoir encore à cette heure 9 h 20, nous vérifieront)

 

 

 


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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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