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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 01:33

Education. Restrictions budgétaires 

Les principales fédérations de l’Éducation nationale organisent jeudi 10 fevrier une journée nationale d’actions pour dénoncer les 16 000 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine. Une nouvelle saignée qui touchera en priorité les élèves des quartiers populaires.

 Un mois après l’adoption du budget 2011, entérinant la suppression de 16 000 postes à la rentrée prochaine, le collectif "L’éducation est notre avenir", rassemblant les principales fédérations enseignantes (FSU, Unsa éducation, Sgen-CFDT) et les parents d’élèves de la FCPE, appelle aujourd’hui à une journée d’actions dans toute la France. Plus d’une cinquantaine de rassemblements, manifestations ou débats sont annoncés afin de dénoncer cette « asphyxie budgétaire » et exiger une « politique ambitieuse pour l’école ».

 

 

« Plus de besoins et moins de moyens »


Les chiffres globaux sont connus. Selon le ministère, 8 967 postes d’enseignants seront supprimés dans les écoles primaires publiques. Parents et enseignants à Saint-Varent sont inquites et le manifestent. Ils ont le soutien des candidats du Front de gauche.

4 800 postes seront supprimés dans les collèges et lycées publics et quelque 1 400 dans l’enseignement privés alors que  les effectifs d’élèves seront en augmentation à la rentrée scolaire : 35 300 de plus en collèges, 14 000 de plus en lycées professionnels et 1 500 de plus dans les écoles.

 

Pour le gouvernement, l’argument démographique, qui a longtemps servi à justifier ces coupes claires, ne tient plus. Depuis le baby-boom de l’an 2000, la natalité française connaît même une forte hausse. L’année dernière, on a compté 828 000 naissances – record inégalé depuis trente ans – qu’il faudra bien accueillir dans les classes d’ici trois ans. « Plus de besoins et moins de moyens : on peut décrire la situation ainsi », résume un professeur d’histoire-géographie.

 

Une politique paradoxale qui aboutit à des hausses d’effectifs dans les classes, la disparition de certaines formations ou options, ou encore des réductions de moyens de remplacement.

 

En 2010, les 16 000 postes en moins ont été absorbés par la suppression de l’année de stage des profs débutants. « Cette fois, on s’attaque à l’os, soulignent les syndicats. Ce sont les postes d’enseignants qui sont visés. »

Alors que la dernière étude Pisa constate un creusement des inégalités scolaires en France, la répartition des moyens, département par département, et bientôt établissement par établissement, confirme que les circonscriptions les plus fragiles sont, une fois de plus, les premières à payer le prix de la pénurie.

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Published by bruno fornaciari - dans EDUCATION-FORMATION
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