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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 13:41

IVG : un droit pour lequel il faut rester mobilisés

En ce jour marquant, du 40ème anniversaire de l’ouverture du débat sur l’Interruption Volontaire de Grossesse, je tiens à réaffirmer au nom du PCF, que ce droit chèrement acquis nécessite plus que jamais notre vigilance. Il s’agit sans aucun doute, de l’une des plus grandes conquêtes sociales de ce siècle, obtenue de hautes luttes, par la mobilisation des militantes et des associations féministes, de femmes et d’ hommes politiques ainsi que par le courage de Madame Simone Veil.

Or, on assiste depuis quelques temps à une recrudescence des mouvements anti-IVG, et à une certaine banalisation de propos injurieux et culpabilisateurs pour les femmes. Annuellement, en France, plus de 200 000 femmes ont recours à une IVG, chiffre stable depuis quelque temps. Et pourtant, force est de constater qu’il est de plus en plus difficile d’avorter en France. Les restrictions budgétaires qui ont cours, notamment dans le domaine de la santé publique ont des conséquences graves sur le recours à l’avortement dans notre pays.

Un rapport du Haut conseil à l’égalité a montré que 130 établissements pratiquant les IVG ont fermé dans notre pays au cours des dix dernières années. Marie George Buffet, députée, a déposé un projet de résolution pour réaffirmer « le droit fondamental à l’IVG en France et en Europe ». C’est un point d’appui pour toutes celles et tous ceux qui défendent ce droit, cette liberté. Les communistes sont et resteront mobilisés pour que l’IVG bénéficie de moyens humains et financiers permettant aux femmes d’avorter dans de bonnes conditions.

Laurence Cohen, responsable nationale du PCF, « Droits des femmes/ Féminisme », sénatrice du Val de Marne

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 12:58

L’historiographie dominante de la première guerre générale de l’impérialisme nie le rôle décisionnaire du capital financier pour l’imputer aux politiques et aux militaires.

Quel a été le rôle du grand capital français dans la Première Guerre mondiale ?
La campagne lancée dans l’Union européenne depuis 2013 a un double but. Premièrement, général : nier tout rapport entre la guerre et la crise systémique du capitalisme surgie en 1873, jamais réglée jusqu’à l’explosion de l’été 1914 ; limiter le « parti de la guerre » aux décideurs « politiques », en omettant leur fonction de délégués du capital le plus concentré. Deuxièmement, plus spécifique : désigner le ou les coupables, la Russie impérialiste et expansionniste et son auxiliaire serbe, qui auraient entraîné dans le cataclysme l’Angleterre, pourtant sur le point de conclure avec l’Allemagne un compromis satisfaisant, et la France, prisonnière d’une alliance fatale absurdement respectée par l’hyper-« nationaliste » Raymond Poincaré ; laver le Reich de sa responsabilité dans le conflit, qu’avait solidement établie l’historien ouest-allemand Fritz Fischer (pourtant ancien nazi) en 1961, dans Les Buts de guerre de l’Allemagne impériale 1914-1918 - sa thèse de « l’aspiration à l’hégémonie mondiale » de l’impérialisme allemand, assuré d’un consensus intérieur exceptionnel incluant le puissant parti social-démocrate (SPD), s’est en effet imposée malgré des assauts académiques répétés.
Cette propagande récemment relayée, via un éditeur allemand, par l’économiste Philippe Simonnot [Non, l’Allemagne n’était pas coupable, Notes sur la responsabilité de la Première Guerre mondiale, édition bilingue, français-allemand] a médiatisé des historiens adaptés à ses objectifs. En France, le médiéviste Nicolas Offenstadt, qui a troqué sa spécialité pour « les mémoires » de la Grande Guerre, prescrit, pour « en finir avec dix idées reçues sur la guerre de 14-18 », de tordre le cou aux « interprétations marxistes des origines de la guerre [qui], derrière les réflexions de Lénine sur l’impérialisme comme stade suprême du capitalisme, allouent une place centrale aux rivalités économiques accentuées par la baisse tendancielle du taux de profit, et au caractère prédateur des milieux industriels » [Le Monde, 4 novembre 2013]. En « Occident » (France comprise), Christopher Clark, professeur à l’université de Cambridge, spécialiste d’histoire culturelle du XIXe siècle, d’histoire religieuse et d’histoire de la Prusse depuis 1600, s’est hissé depuis 2012 au vedettariat « européen » avec Les Somnambules. Été 1914 : comment l’Europe a marché vers la guerre, distribuant les mauvais points (russo-serbes) et les bons points (allemands). Aussitôt traduit, cet ouvrage a bénéficié d’une campagne mondiale qui rappelle celle du Livre noir du communisme (1997).
Ce courant a pris pour tête de Turc l’affreux « nationaliste » buté Raymond Poincaré, sans préciser que celui-ci avait été l’instrument de son
capital financier national, comme ses pairs des autres belligérants, à commencer par le pangermaniste Gustav Stresemann, porte-parole de la grande industrie allemande que l’historiographie « européiste » a transformé en Saint-Père de l’Europe. C’est en effet le Comité des forges en général, la dynastie de Wendel en particulier, qui firent de Poincaré un élu et un homme politique clé, comme nombre de ses contemporains (tel Albert Lebrun) et successeurs français (tel Robert Schuman).

La guerre du Comité des forges, du Comité des houillères et de la haute banque
La seule lecture de Bel-Ami de Maupassant révèle que c’est la Banque de Paris et des Pays-Bas qui décida de conquérir le Maroc et en obtint les moyens de l’État. Il suffit de dépouiller les procès-verbaux du conseil général de la Banque de France, consultables en ses archives, pour saisir que ce club des financiers du coup d’État du 18 Brumaire de Bonaparte dirigeait depuis sa fondation (1802) l’État, via le ministère des Finances. Mais l’historiographie dominante nie le rôle décisionnaire du capital financier, pour l’imputer aux politiques et aux militaires, responsables, en période d’activité, de l’achat d’armements par les États français et étrangers, et gratifiés à leur retraite de luxueuses sinécures par les groupes financiers concernés.
« La volonté de paix prêtée au capital financier, au sein des grandes puissances – thème majeur de la campagne contre “les réflexions de Lénine” et contre “les somnambules” […] hantés par des chimères mais aveugles à la réalité de l’horreur qu’ils s’apprêtaient à déchaîner sur le monde » (Clark), déboucha en effet, sur fond de crise et de rivalités économiques insurmontables, sur « un partage et […] un repartage du monde ». La décennie précédant l’explosion de 1914 avait illustré, par l’ampleur des conflits inter-impérialistes surgis en toutes zones, « la transition du partage pacifique au partage non pacifique » [Lénine, L’impérialisme, stade suprême du capitalisme. Essai de vulgarisation] : la violence des guerres économiques coloniales ou « périphériques » (dans l’Europe balkanique) annonça « l’horreur » qui allait suivre. L’extermi­nation des Hereros (dans l’actuelle Namibie) n’avait pas relevé du seul général prussien Lothar von Trotha. Helmut Bley, pionnier de l’étude de ce génocide de 1904-1905, cite la Deutsche Südwestafrikanische Zeitung, porte-parole du grand capital colonial, pressée (le 2 mai 1906) d’appliquer à la Russie, riche Ukraine en tête, le « droit du plus fort » labellisé par le modèle africain : « Qu’est-ce qui nous empêche de rapporter [le] principe [du] droit du plus fort non seulement à la politique coloniale, mais à l’ensemble de la politique ? Est-il pire d’étendre nos territoires et de les développer aux dépens des Blancs inférieurs à nous [les sous-hommes slaves] qu’aux dépens de Noirs sans défense ? L’Allemagne est surpeuplée : pourquoi son drapeau devrait-il flotter sur les rives sableuses d’Angra Pequena et de Swakopmund et non sur les fermes des steppes faiblement peuplées mais très productives de la Russie centrale et méridionale ? » Comme l’a observé Elikia M’Bokolo, spécialiste de l’Afrique, l’expropriation coloniale, quels qu’en fussent les artisans et bénéficiaires, en Belgique, France, Allemagne, Royaume-Uni, etc., avait anticipé toutes les atrocités des deux guerres mondiales.
Il n’y a pas eu d’équivalent français aux études précoces du cas allemand par Fischer et par Gerald Feldman, dont le remarquable tableau des classes sociales en guerre a démontré l’hégémonie des « chefs de l’industrie lourde » sur les politiques et sur « les chefs de l’armée », qu’ils caseraient bientôt dans leurs conseils d’administration. Le retard n’a pas été rattrapé, l’évolution droitière du corps académique bloquant depuis les années 1980 l’histoire de l’impérialisme français. Le rôle joué dans l’entrée en guerre, la conduite du conflit, les conditions de sa conclusion et ses suites, par le trio décisionnaire Banque de France, Comité des forges et Comité des houillères n’est guère traité.
C’est ce trio, constitué entre 1802 et le Second Empire, qui avait avant-guerre guidé l’État dans toutes ses entreprises extérieures. C’est lui qui, sous le paravent de l’hyper-développement des attributions étatiques, fixa au plus menu détail l’organisation de l’exploitation, usant des services des éléments les plus droitiers de la CGT de Jouhaux et de la SFIO. Albert Thomas, théorique sous-secrétaire d’État à l’Artillerie et aux Munitions, qui depuis 1915 servait directement « l’orgie de profit » du capital le plus concentré (formule que Feldman applique au cas allemand) eut fin 1916 cet accès de franchise sur l’impuissance de l’État où ses tuteurs lui avaient assigné un strapontin : « nous sommes obligés de payer les prix qu’ils exigent ; malgré nos négociations, malgré nos retards, malgré nos sommations, ne pouvons rien obtenir […] ; il faut céder, céder le plus rapidement possible pour ne pas amener des retards et pour créer l’enthousiasme de l’industrie indispensable ». En juin, un des grands bénéficiaires de la guerre, personnage si typique d’une relation franco-allemande faite de rivalités et d’entente en temps de paix comme en temps de guerre, François de Wendel, avait cyniquement déclaré à la Chambre : « l’État est à l’heure actuelle dans l’impossibilité absolue de se substituer à l’industrie privée, et dans ces conditions, force lui est bien de se servir des moyens qu’il a à sa disposition » [Journal Officiel des débats, 9 juin 1916]. C’est le même trio qui, depuis 1914, exposa à l’ectoplasme étatique comment, en cas de victoire, « contribuer à l’expansion économique de la France sur les marchés du monde » et « bannir chez [les Alliés] l’étiquette teutonne ». C’est lui qui fixa jusqu’au tracé des nouvelles frontières, « la paix dure » du traité de Versailles, avant d’empêcher le même État-berger de le mettre en œuvre, la modification du rapport des forces avec les deux impérialismes dominants, américain et allemand l’exigeant désormais.
François de Wendel, véritable roi de France, cumula au sortir de la guerre la présidence « du puissant Comité des forges, 7, rue de Madrid » (y succédant à Eugène Schneider) et la régence de la Banque de France. Lui et les siens établirent les règles de la paix puis de la guerre suivante, qui ne résulta pas non plus des fantasmes de somnambules. Ses héritiers et leurs pairs conservent une puissance similaire, symbolisée par un récent président du principal syndicat patronal, le MEDEF, héritier de la Confédération générale de la production française (CGPF) et du Conseil national du patronat français (CNPF). Il serait temps, alors que « l’européisme » célèbre l’Europe de la paix où la guerre gronde – autour de l’Ukraine, comme en 1914 et 1939 – de reprendre l’étude des véritables décideurs et bénéficiaires de la première guerre générale de l’impérialisme.

*Annie Lacroix-Riz, est historienne.
Elle est professeur émérite d’histoire contemporaine à l’université Paris-VII-Diderot.

La Revue du projet, n° 41, novembre 2014

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 07:42
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Published by bruno fornaciari - dans collectivit groupe GDR-CRC
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 23:16
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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL ISRAÊL PALESTINE
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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 14:02

La gauche radicale a raison à propos de la dette de l’Europe

Par Wolfgang Münchau| 25 novembre 2014

Wolfgang Münchau, rédacteur en chef adjoint du Financial Times, n’est pas un suppôt de la gauche radicale. Son dernier éditorial, dans lequel il affirme que celle-ci a raison à propos de la dette de l’Europe, n’en est que plus significatif.

Éditorialiste du Financial Times en matière d’économie européenne, Wolfgang Münchau est peu suspect de complaisance envers une gauche radicale européenne qu’il qualifie volontiers de « dure ». Dans sa contribution du lundi 24 novembre, reproduite ci-dessous, il estime pourtant qu’elle seule prône les politiques économiques qui s’imposent. (traduction Bernard Marx)

Supposons que vous partagez le consensus général sur ce que la zone euro devrait faire dès maintenant. Plus précisément, vous voulez voir plus d’investissements du secteur public et une restructuration de la dette. Maintenant, posez-vous la question suivante : si vous étiez un citoyen d’un pays de la zone euro, quel parti politique devriez-vous soutenir pour que cela se produise ?

Vous seriez sans doute surpris de constater que vous n’avez pas beaucoup de choix. En Allemagne, le seul qui se rapproche d’un tel programme est Die Linke, les anciens communistes. En Grèce, ce serait Syriza ; et en Espagne, Podemos, qui est sorti de nulle part et est maintenant en tête dans les sondages d’opinion. Vous pouvez ne pas vous considérer comme un partisan de la gauche radicale. Mais si vous viviez dans la zone euro et que vous étiez favorable à cette politique, ce serait votre seul choix possible.

« L’establishment espagnol craint que le programme de Podemos transforme le pays en une version européenne du Venezuela »

Qu’en est-il des partis de centre-gauche, les sociaux-démocrates et socialistes ? Ne soutiennent-ils pas un tel programme ? Cela leur arrive lorsqu’ils sont dans l’opposition. Mais une fois au pouvoir, ils ressentent le besoin de devenir respectables, à un point tel qu’ils se découvrent des gènes du côté de la politique de l’offre. Rappelez-vous que François Hollande, le président de la France, a justifié le changement de politique de son gouvernement en expliquant que l’offre crée la demande.

Parmi les partis radicaux qui ont émergé récemment, celui qu’il faut regarder avec le plus d’attention est Podemos. Il est encore jeune, avec un programme en cours d’élaboration. De ce que j’ai lu jusqu’à présent, il peut être celui qui paraît le plus en capacité d’offrir une approche cohérente de la gestion économique de l’après-crise.

Dans une récente interview, Nacho Alvarez, l’un des responsables de la politique économique de ce parti a présenté son programme avec une clarté rafraîchissante. Ce professeur d’économie de trente-sept ans a expliqué que le fardeau de la dette espagnole (à la fois privée et publique), n’est pas supportable et qu’il doit être réduit. Cela pourrait se faire par la combinaison d’une renégociation des taux d’intérêt, de délais de paiement, de rééchelonnement et d’annulations partielles. Il a également déclaré que l’objectif de Podemos n’était pas de quitter la zone euro – mais inversement qu’il n’était pas d’y appartenir à tout prix. L’objectif est le bien-être économique du pays.

Vu de l’extérieur, cela semble une position équilibrée. Mais pas tant que cela en Espagne. L’establishment craint que le programme de Podemos transforme le pays en une version européenne du Venezuela. Mais affirmer que si la dette n’est pas soutenable, elle doit être restructurée ; ou que si l’euro devait apporter des décennies de souffrance, il serait parfaitement légitime de s‘interroger sur les institutions et les politiques de la zone euro, ne devrait pas porter à controverse.

« Les partis de centre-gauche et centre-droit font dériver l’Europe vers l’équivalent économique d’un hiver nucléaire »

La position de Podemos part simplement de la réalité de la situation de la zone euro à la fin de 2014. Il est logiquement incompatible pour la monnaie unique d’entrer dans une stagnation de longue durée et de ne pas restructurer sa dette. Puisque rien n’est fait pour éviter celle-là, la probabilité que celle-ci intervienne s’approche de 100%.

Pourtant, pour le moment, les gouvernements européens continuent à jouer à "durer et faire semblant". On voit en Grèce où conduit une telle stratégie à courte vue. Après six années de dépression économique, le gouvernement se trouve dans une crise politique aiguë. Syriza est en tête dans les sondages, et a de bonnes chances de prendre le pouvoir lors des prochaines élections générales, peut-être en 2015.

L’Espagne n’en est pas encore à ce stade. Podemos pourraient priver les plus grands partis – le Parti populaire du premier ministre Mariano Rajoy et le parti d’opposition socialiste – de la majorité absolue lors des élections de l’année prochaine. Cela pourrait les forcer à réaliser une grande coalition de style allemand – qui ferait de Podemos le principal parti d’opposition.

La situation en Italie est différente, mais elle n’est pas moins grave. Si le premier ministre Matteo Renzi ne parvient pas à générer une reprise économique dans ses trois années restantes de son mandat, le mouvement d’opposition Cinq étoiles serait en pole position pour former le prochain gouvernement. Contrairement à Podemos, ce n’est pas un parti vraiment radical, et il est un ardent défenseur de la sortie de l’euro. Comme le sont aussi le Front national en France et Alternative für Deutschland en Allemagne.

Ce que Podemos doit encore faire est d’offrir une vision cohérente de la vie après une restructuration de la dette. Ce serait une bonne idée que ce parti s’organise au niveau de la zone euro au-delà de son alliance avec Syriza au Parlement européen, parce que c’est à ce niveau que les décisions politiques pertinentes sont prises. Une résolution de la dette pour l’Espagne est certes nécessaire, mais cela ne peut être que le début d’un changement plus large de politique.

La tragédie actuelle de la zone euro est l’esprit de résignation par lequel les partis de l’establishment du centre-gauche et du centre-droit font dériver l’Europe vers l’équivalent économique d’un hiver nucléaire. L’une de ses dimensions particulières est que les partis de la gauche dure sont les seuls qui soutiennent des politiques raisonnables tels que la restructuration de la dette. La montée de Podemos montre qu’il existe une demande de politique alternative. À moins que les partis établis changent leur position, ils laisseront la voie grande ouverte à Podemos et Syriza.

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 12:50

Coupe Davis: l’évasion fiscale gagne 6-0

Communiqué d'Attac

Lundi, 24 Novembre, 2014

Avant même le début du match, la Suisse a déjà gagné. Jo-Wilfried Tsonga, Gael Monfils, Richard Gasquet, Julien Benneteau et Gilles Simon sont en effet tous les cinq des heureux résidents de ce pays. Quant à BNP Paribas, qui sponsorise tapageusement l’événement, elle détient le record absolu de la présence dans les paradis fiscaux, avec 170 filiales.

Comme le révèle l’Équipe du 17 novembre, « pour la première fois dans l’histoire de la Coupe Davis, une finale opposera des joueurs qui résident tous dans le même pays », qui se trouve être l’un des principaux paradis fiscaux de la planète. Si les cinq joueurs français sont des exilés fiscaux, ils ne sont pas seuls. Roger Federer s’est lui-même exilé en 2008 à l’intérieur de la Suisse : il a déménagé du canton de Bâle-Campagne vers celui de Wollerau, à la fiscalité encore plus réduite que dans le reste du pays.

Quant au principal sponsor de l’événement, BNP Paribas, qui détient actuellement le fameux saladier dans son agence centrale de Lille, elle est aussi la championne de France de l’évasion fiscale. D’après ses propres chiffres, qu’on ne peut soupçonner de surestimer le phénomène, la plus grande banque européenne réalise pas moins de 21 % de son activité dans des paradis fiscaux grâce à 170 filiales.

Que fait BNP Paribas dans ces paradis fiscaux ?

Elle organise l’évasion fiscale pour elle-même et ses clients. La preuve ? Un éditorial daté du 21 février 2014 sur le site de la banque, intitulé « Patrimoine intelligent », proclame : « une fiscalité forte est installée durablement en France […] Rien d’inéluctable, impôt sur le revenu, sur les plus-values, sur la transmission, tous les sujets peuvent être optimisés […] Pourquoi ne pas créer une société à géométrie variable […] ? ».

Aux accusations d’Attac, BNP Paribas a répondu qu’elle voulait « servir ses clients partout dans le monde » et disposait « d’un vaste dispositif de lutte contre la fraude et le blanchiment des capitaux ». Combien de temps cette mascarade va-t-elle encore durer ? Et pourquoi les millionnaires et milliardaires français ne sont-ils pas imposés en France, indépendamment de leur lieu de résidence, comme les États-Unis le font pour leurs nationaux ?

Attac poursuivra ses actions citoyennes dans le cadre de la campagne « Les Requins » pour imposer à BNP Paribas de fermer ses filiales dans les paradis fiscaux, à commencer par celles des Îles Caimans, véritable trou noir de l’économie mondiale.

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 07:55

Un gel des salaires serait un coup de poignard contre le monde du travail et une véritable déclaration de guerre ( Olivier Dartigolles, PCF)

Alors que l'INSEE vient de publier son dernier "portrait social" de la France qui livre, par le détail, les ravages provoqués par l'austérité, le gouvernement s'apprête, jeudi prochain, à annoncer de nouvelles mesures anti-sociales.

Que dit l'INSEE ? Que les dernières années sont marquées par une dégradation du marché du travail, une augmentation de la précarité et une stagnation du revenu salarial. Et que les politiques d'austérité ont amplifié la crise économique et sociale. Alors qu'entre 2002 et 2007, les salaires progressaient de 0,6 % par an, leur hausse annuelle n'a été que de 0,2 entre 2007 et 2012. Les inégalités salariales ont même cessé de diminuer.

Que s'apprête à annoncer Emmanuel Macron au nom de la "croissance" et de "la compétitivité des entreprises" ? Le gel des salaires pendant trois ans et une remise en cause des 35 heures. Cette information sera publiée demain dans le journal allemand Der Spiegel.

Voilà donc le résultats des négociations franco-allemandes à quelques jours des recommandations de la Commission de Bruxelles sur le projet de budget 2015 de la France. Si cette information était confirmée, il s'agirait d'une déclaration de guerre contre le monde du travail. C'est très exactement le contraire qu'il faut faire pour redresser le pays et relancer la croissance par l'augmentations des salaires. Le gel des salaires serait une très grave erreur économiquement, une provocation socialement et, politiquement, une nouvelle étape dans un processus nourrissant l'écœurement et la désespérance, la droite et le FN.

On entend déjà les encouragements du patronat. Raison de plus pour, comme le propose le PCF, de réussir, du 1er au 5 décembre, la semaine de mobilisation contre le MEDEFet la politique d'austérité gouvernementale.

On devine aussi la désolation de femmes et d'hommes de gauche devant ce nouveau coup de poignard. Seul un mouvement permanent de riposte contre l'austérité et de rassemblement à gauche pour en sortir est de nature à modifier le rapport des forces jusqu'à faire reculer Hollande et le gouvernement Valls et imposer une politique de gauche.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF

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24 novembre 2014 1 24 /11 /novembre /2014 07:51

Ukraine : Des militants communistes torturés par les nazis de Pravy Sektor

21MAR

Pendant que l’on nous raconte que Poutine est un nouvel Hitler, les sections d’assaut des néonazis font régner la terreur et le nouveau pouvoir qui les couve en son sein, qui les a même nommés les nouvelles forces de police veut interdire le Parti Communiste et soumet les communistes à la terreur, voir à la torture. dans l’ouest ce ne sont pas seulement les communistes qui sont visés mais toutes les minorités. Il faut bien comprendre la situation réelle, dans l’est et le sud de l’Ukraine comme le notait un récent article du magasine allemand Der Spiegel les trois quart de la population sont pour la Russie. Pas seulement parce qu’ils sont russophones et parce que le nouveau pouvoir autoproclamé a eu pour premier acte de supprimer le russe comme langue régionale. Mais aussi parce que l’est du pays qui est industriel et plus riche que l’ouest est en relation commerciale avec la Russie et que le nouveau pouvoir vient également de sortir de la CEI, d’instaurer un visa avec la Russie. Parce qu’ils savent également que l’Europe et les Etats-Unis viennent avec l’aide du FMI les priver de leurs protections sociales et fermer leurs industries pour déverser le flot des marchandises de l’ouest comme cela s’est fait partout. C’est sur ces bases là que les communistes interviennent en cherchant d’abord à préserver la population contre les malheurs que connaît la Grèce en pire. Et c’est pour cela que les sections d’assaut des néo-nazis torturent et menacent ces militants communistes. parce qu’ils vont partout pour provoquer, faire intervenir des snipers pour provoquer des désordres dans une situation de faillite du gouvernement de Kiev. (note de Danielle Bleitrach)
Vendredi 21 Mars 2014

Le Premier secrétaire du Parti communiste Petro Simonenko, a annoncé cette terrible nouvelle lors d’une visite de travail à Kharkov. Alexander et Michael Kononovich ont été torturés, soumis à des chocs électriques, passés à tabac par le bras armée du gouvernement des putschistes de Kiev, Pravy Sektor – article et traduction Nico Maury

« Ce qui est clair c’est qu’en Ukraine un régime fasciste national a été établit, ils répriment toute opposition et instaurent une censure féroce contre les idées différentes, contre le droit d’une personne a avoir un point de vue différent de celui imposé aujourd’hui par des hommes masqués armés. C’est l’image du pouvoir actuel » déclare Petro Simonenko, leader communiste ukrainien. Il a rappelé que le 18 mars des députés fascistes de « Svoboda » ont fait irruption dans le bureau du Président de la première chaîne de télévision nationale et qu’ils ont frappé et forcé ce dernier a écrire une lettre de démission.

La terreur et la violence fasciste règne en Ukraine

« Le dernier exemple en date des actions des bandits nationalistes c’est déroulé en Volhynie, la tyrannie et l’anarchie règne en Ukraine. Dans le bâtiment du Comité régional du Parti communiste plusieurs dizaines de militants de « Pravy sektor » ont pris en otage nos camarades. »

‘Il s’agit de deux frères jumeaux – Alexander et Michael Kononovich » déclare le chef du Parti communiste . Selon des témoins, les terroristes étaient armés et ont menacé, la violence physique, tous ceux qui résistaient. Michael et Alexander ont été capturé dans le siège du Parti par les nazis de « Pravy Sektor », les voyous les ont soumis à des chocs électriques, les ont passé à tabac, ont filmé la scène et les ont menacé de les tuer sur-le-champ si ils ne se mettaient à genoux, et si ils ne renonçaient publiquement a soutenir le Parti communiste et ne déchiraient pas leurs cartes du parti. »

Soumis à des chocs électriques, et passés à tabac parce que communistes

« Malgré les menaces et la torture, Michael et Alexander Kononovich ont refusé de répondre aux exigences des terroristes. Ils ont au contraire affirmés leurs principes et leurs convictions profondes. Ces jeunes patriotes de la région de Volhynie sont prêts à faire beaucoup pour sa prospérité. Actuellement ils ont été libéré mais leurs ravisseurs occupent toujours les lieux, se sont des bandits armés » déclare Petro Simonenko.

« Ni la police ni le SBU n’ont intervenu contre les actions des ultra-radicaux néo-nazis de « Pravy Sektor », ils ont refusé d’ouvrir une enquête pour enlèvement, prise d’otages, torture et tentative de meurtre. « Les extrémistes criminels en Ukraine enlèvent des personnes, capturent des bâtiments, volent des banques, les forces de l’ordre servent pratiquement les intérêts de « Pravy sektor », »Svoboda « et des groupes armés de bandits qui mènent des pillages à travers le pays. »

La police et le SBU n’interviennent pas, ils laissent faire

« Toutefois, ce n’est pas surprenant, car toutes les structures de pouvoir sont solidement tenues par représentants des partis et des organisations nationalistes et néo-nazis. Comme vous le savez, le chien ne mange pas de chien » déclare Petro Simonenko. Le chef du Parti communiste a également fait appel à la communauté mondiale progressite pour demander à leurs gouvernements de cesser de soutenir ce pouvoir pro-fascistes en Ukraine, cette dictature policière détruit l’intégrité du pays.

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Published by bruno fornaciari - dans UKRAINE INTERNATIONAL
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BRUNO FORNACIARI

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