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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 11:31

Les sénateurs ont rétabli, le 14 novembre 2014, le principe de la période de carence en cas d'arrêt maladie pour les agents de la fonction publique hospitalière (FPH), en la fixant à trois jours, dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2015.

Fonction publique hospitalière : la période de carence en cas d'arrêt maladie fixée à trois jours.

Les sénateurs ont adopté, dans la nuit du vendredi 14 au samedi 15 novembre, un PLFSS largement remanié. En cas d'échec -probable- de la commission mixte paritaire (CMP), une nouvelle lecture se tiendra lundi 24 novembre à l'Assemblée nationale. Le texte devrait être adopté définitivement lundi 1er décembre.

Les sénateurs ont adopté un amendement de la commission des finances, présenté par Francis Delattre (UMP, Vd'Oise), instaurant trois jours de carence en cas d'arrêt de travail pour la Fonction Publique Hospitalière (FPH). Nous pensons qu'instituer un délai de carence de trois jours nous permettrait d'envisager une économie de l'ordre de 150 millions d'euros, l'économie étant dégressive avec les jours, a justifié Francis Delattre, estimant que cette mesure était de nature à permettre de réaliser les économies nécessaires à la tenue des dépenses d'assurance maladie. Il a invoqué les estimations de la Fédération hospitalière de France (FHF), selon laquelle l'instauration de la journée de carence aurait permis de réaliser 63,5 millions d'économies, tandis que l'absentéisme aurait chuté de 7 % dans les CHU.

Les sénateurs ont du même coup repoussé un amendement de la commission des affaires sociales qui limitait cette mesure à une seule journée de carence, toujours pour le personnel hospitalier.

L'instauration d'un jour de carence au 1er janvier 2012 par la précédente majorité avait privé l'ensemble des agents publics de toute rémunération dès le premier jour d'arrêt maladie, avant que la gauche ne supprime cette mesure dans la loi de finances pour 2014.

En avril, les députés UMP avaient déposé une proposition de loi visant à rétablir le jour de carence dans l'ensemble de la fonction publique, mais le texte a été rejeté suite à l'adoption d'une motion de rejet préalable émanant des socialistes.

Sans doute y a-t-il plus d'arrêts maladie dans ce secteur que dans d'autres, mais sans doute aussi que les conditions de travail y sont beaucoup plus difficiles qu'ailleurs!

Indignation à gauche

La secrétaire d'Etat à la famille, aux personnes âgées et à l'autonomie, Laurence Rossignol, a défendu en vain le retrait des amendements. Cette affaire fait partie maintenant des marqueurs que l'on voit revenir de manière récurrente et qui permettent à chacun de montrer quel est son camp, a-t-elle relevé. Elle révèle un regard sur les fonctionnaires qui n'est pas celui que nous portons et que ne nous ne partageons pas. On ne peut pas présumer les fonctionnaires absents pour des raisons de confort ou de convenance personnelle et de ne pas être réellement malades, a-t-elle plaidé.

Gérard Roche (UDI, Haute-Loire) a souligné qu'une mesure qui ne viserait que les agents hospitaliers pourrait être vécue comme une brimade, alors que ces personnels sont d'ores et déjà exsangues et complètement pressurés, au prétexte que l'hôpital coûterait trop cher.

François Delattre a précisé qu'un amendement étendant les trois jours de carence à l'ensemble de la fonction publique serait présenté par la commission des finances dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) pour 2015.

Le 12 novembre, les députés avaient repoussé une telle mesure, portée par l'UMP etl'UDI, lors de l'examen de la mission gestion des finances publiques et des ressources humaines du PLF.

Sans doute y a-t-il plus d'arrêts maladie dans ce secteur que dans d'autres, mais sans doute aussi que les conditions de travail y sont beaucoup plus difficiles qu'ailleurs !, s'est exclamée Annie David (communiste, Isère), estimant que la lutte contre l'absentéisme passait d'abord par l'amélioration des conditions de travail.

La charge la plus virulente contre les amendements de l'opposition est venue de Jean Desessard (écologiste, Paris), reprochant aux députés UMP de pénaliser un secteur où les personnels font des heures supplémentaires qui ne sont pas payées, travaillent au détriment de leur santé, de leur famille, de leurs loisirs, faisant preuve d'un sens certain du service public.

C'est à ces personnes qui ont le sens du service public, qui ne ménagent aucun de leurs efforts pour remplir leurs missions, que vous entendez expliquer, le jour où elles tombent malades, qu'ayant trop travaillé, elles seront payées trois jours de moins !, s'est-il indigné.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 08:42

Les sept élus PCF-FDG résolument opposés à la collectivité unique

Le PCF-Front de Gauche se démarque de la majorité régionale. Il soutient la SNCM, se réjouit du vote du Padduc porté à bout de bras par une des leurs, et, tire à boulets rouges sur la réforme institutionnelle

Ils parlent d'une même voix. Les sept élus PCF-Front de gauche de l'assemblée de Corse - y compris Dominique Bucchini et la conseillère exécutive Maria Guidicelli - ont tenu une longue conférence de presse, hier, pour détailler leurs positions sur trois sujets phare : l'avenir de la SNCM, le vote du Padduc et la demande de création d'une collectivité unique.

La SNCM d'abord. Pour les élus communistes le service public maritime de continuité territoriale passe inévitablement par la pérennité de la SNCM. « Nous avons tenu à être présents le 12 novembre à l'audience du tribunal de commerce de Marseille pour exprimer notre soutien aux milliers de salariés menacés de perdre leur emploi en Corse comme sur le Continent. Nous avons demandé au gouvernement de stopper la procédure collective, de régulariser la participation du capital de la CDC, de reprendre la réflexion en faveur d'un projet industriel de relance, de pérenniser l'emploi et le service public et de garantir l'exécution de la DSP et son attribution au groupement CMN-SNCM », a indiqué Michel Stefani. Pour le PCF, l'État est le seul à pouvoir stopper la marche infernale vers la liquidation. « Avant le 25 novembre, il est encore temps d'agir, mais pour sortir de l'impasse il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités », a averti l'élu.

« Posture médiatique des nationalistes »

Bien entendu, les représentants du groupe communiste se sont réjouis de l'approbation du plan d'aménagement et de développement durable. Ils se sont également félicités du travail engagé et porté à bout de bras par une des leurs, la conseillère exécutive Maria Guidicelli.

« La patience pédagogique de Maria Guidicelli aura porté ses fruits. Ce succès, qui sera au cœur de la prochaine campagne des territoriales, a déplu à droite qui a montré toute son irritation dans une opposition improprement qualifiée de « constructive. Pour les artisans du concept de désanctuarisation, c'est un euphémisme », a souligné Étienne Bastelica, en prenant pour cible la droite régionale et son échec de 2010 sur le Padduc. « En réalité, elle sort affaiblie de ce vote de par son enjeu ».

Les nationalistes ont également été rappelés à l'ordre. Dénonçant leur posture médiatique et la proximité des échéances territoriales, le groupe PCF-FDG estime que les nationalistes n'ont pas « amélioré » le document, comme ils l'affirment.

Leurs amendements ont été essentiellement articulés autour de la notion de peuple corse, l'inconstructibilité totale des Znieff, l'épaisseur du trait entourant la Corse pour délimiter les espaces remarquables et caractéristiques et les espaces agricoles à fortes potentialités au sein des espaces mutables.

« Sur les trois premiers points, rien n'a changé et les modifications de forme ont été introduites sans que cela ne nuise aux principes fondamentaux arrêtés en juillet 2012 sur les orientations politiques et en janvier 2014 sur le Padd. Sur le dernier point, un quota de 10 % de consommation des espaces agricoles à forte potentialité a été introduit », a rappelé Dominique Bucchini, en insistant sur l'ambition du Padduc.

« Opposable aux tiers, le Padduc chapote les différents documents d'urbanisme locaux, il n'en est pas moins respectueux du principe de libre administration. Il allie à la fois développement et préservation. Cette souplesse laisse la possibilité, non pas de déraper, mais de disposer d'un document de planification régional qui doit être traduit localement », a assuré Maria Guidicelli, persuadée que le Padduc « ouvre des perspectives nouvelles pour la Corse et les Corses ».

« Un millefeuille étouffant »

Dernier point abordé : la création d'une collectivité unique. Les élus PCF-FDG se sont prononcés résolument contre. Si d'autres groupes sont plus nuancés en jouant sur le temps et sur le « pourquoi pas », eux misent sur le refus catégorique. « Nous sommes enragés contre », a ajouté Dominique Bucchini.

« Nous pensons, en cohérence avec notre position lors du référendum de 2003, que les quatre niveaux d'administration actuels sont utiles et compatibles avec l'architecture institutionnelle d'une nouvelle République démocratique et solidaire et qu'elle ne s'oppose nullement à la mise en œuvre efficace du statut particulier de la Corse, au demeurant perfectible », a expliqué Dominique Bucchini, ardent défenseur des départements.

« Cette collectivité unique n'en serait pas une, car il y aurait en plus une assemblée de pieve… Le millefeuille risque d'être étouffant », a osé Michel Stefani, précisant que les élections départementales doivent se tenir à la date prévue, en mars.

Pourquoi sont-ils opposés à cette réforme ? Parce qu'elle met en exergue les problèmes de restrictions budgétaires, parce qu'elle ne luttera pas contre l'austérité, parce qu'elle permettra une recentralisation des pouvoirs, parce qu'elle n'est pas très démocratique...

« Nous pensons qu'une délibération concordante des trois collectivités et une consultation du peuple sont indispensables. Il est impensable de ne pas aller devant le suffrage universel quand il s'agit de modifier les institutions du pays », s'emportent les élus. Ils le disent haut et fort, si leurs amendements ne sont pas retenus, ils voteront contre la délibération portant la collectivité unique, qui devrait être approuvée les 11 et 12 décembre.

Pour eux pas de doute, en l'état actuel des choses « il est impossible » que cette réforme soit applicable aux prochaines territoriales de décembre. « Ce débat nous enfume. Pour les Corses, l'emploi, le logement et la cherté de la vie priment largement sur les problèmes institutionnels », résume Josette Risterucci.

Une démarche qui montre que les élus « à gauche de la gauche » se démarquent de la majorité régionale. À un an des territoriales, la campagne a bel et bien démarré.

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22 novembre 2014 6 22 /11 /novembre /2014 12:29

Les 5 plus gros vendeurs d'armes dans le monde

[21/11/2014]

Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni et Russie sont les plus gros vendeurs d’armes dans le monde. Qui sont leurs principaux clients ? Et comment vendent-ils leurs armes ?

ÉTATS-UNIS : LE PLUS GROS VENDEUR D'ARMES

Les États-Unis sont, de loin, le plus gros exportateur d’armes au monde. ils sont à l'origine d'environ 30 % des transferts d'armes classiques (en valeur). Leur position sur le TCA est donc déterminante.


Principaux clients :

Les États-Unis fournissent des armes à plus de 170 pays.
Ils ont restreint les transferts d’armes en direction du Myanmar, de la Chine, du Sri Lanka, du Zimbabwe et des pays visés par des embargos sur les armes décrétés par les Nations unies. Ils ont cependant vendu des armes à des pays comme l'Irak, Israël, le Sri Lanka, Bahreïn, l’Égypte et le Yémen, où il existait un risque substantiel qu’elles soient utilisées pour commettre de graves atteintes aux droits humains.

Transferts irresponsables :
Les États-Unis sont le principal fournisseur d’armes de l’Égypte et d'Israël, à qui ils vendent des armes lourdes ainsi que des armes de petit calibre, des munitions et des agents chimiques antiémeutes, malgré la répression violente menée contre les manifestants. Ils ont également fourni des armes de petit calibre, des agents chimiques et des véhicules blindés à Bahreïn. Ils fournissent aussi des armes, une aide militaire et des formations aux forces de sécurité colombiennes, malgré les atteintes répétées aux droits humains qu'elles commettent.

RUSSIE : 10% DES EXPORTATIONS D’ARMES VERS LA SYRIE

La Russie est le deuxième plus gros vendeur d’armes au monde en termes de valeur des exportations. Elle exerce une grande influence sur les négociations autour du TCA.


Principaux clients :

L'Inde, la Syrie, l'Algérie, le Myanmar, le Venezuela, le Soudan et de nombreux autres pays d’Afrique.
En perte de vitesse dans plusieurs domaines technologiques clés, le pays cherche des partenaires de pointe et de nouveaux marchés.

Transferts irresponsables :

Environ 10 % des exportations d'armes russes seraient à destination de la Syrie, faisant de la Russie le principal fournisseur d’armes de ce pays. Ces transferts incluent des missiles antichars et des avions de combat MiG. La Russie vend au Soudan des hélicoptères de combat utilisés pour attaquer des civils au Darfour et au Kordofan du Sud. Elle se positionne aujourd'hui comme un exportateur majeur d'équipements militaires à destination de l'Égypte. Selon certaines informations parues dans la presse, l'Égypte aurait signé un accord pour 2 milliards de dollars de matériel militaire, dont des hélicoptères. Cet accord, qui aurait été finalisé lors de la visite officielle du général al Sisi à Moscou en février, serait financé par les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite.

CHINE : DES VENTES TENUES SECRÈTES

Les données sur le commerce des armes sont tenues secrètes mais ce pays représenterait environ 5 % du commerce mondial des armes classiques.

Principaux clients :

Souvent des pays en développement dont le bilan en matière de droits humains n’est pas bon, notamment l’Algérie, l’Angola, le Bangladesh, l’Égypte, la Guinée, l’Indonésie, l’Irak, l’Iran, la Jordanie, le Kenya, la Libye, le Myanmar, le Pakistan, la République démocratique du Congo, le Sri Lanka, le Soudan, le Soudan du Sud et le Zimbabwe.

Transferts irresponsables :
La Chine fournit des munitions et des armes légères au Soudan, où elles sont utilisées par les forces de sécurité et les milices au Darfour, ainsi qu'au Soudan du Sud et à la République démocratique du Congo. Elle a fourni des roquettes et des mines antichars à la Libye sous le régime de Mouammar Kadhafi, ainsi que des munitions, des grenades pour lanceurs, des mortiers et des obus de mortier au Zimbabwe.

FRANCE : DES VENTES DE L'AFRIQUE DU NORD À LA RUSSIE

La France est, avec le Royaume-Uni et l’Allemagne, régulièrement classée troisième, quatrième ou cinquième exportateur mondial d’armes classiques en valeur - derrière les États-Unis et la Russie.

Principaux clients :

Singapour, les Émirats arabes unis, la Grèce, d’autres partenaires au sein de l’OTAN et des pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord, ainsi que d’autres pays francophones. Récemment, la France et la Russie ont inauguré une coopération en matière de défense et d’équipements navals.

Transferts irresponsables :

La France est généralement favorable à des critères stricts pour les transferts d’armes, mais elle a fourni des armes à des pays où de graves violations des droits humains pouvaient être commises, comme la Libye sous le colonel Kadhafi, l'Égypte, Israël et le Tchad, ainsi que la Syrie entre 2005 et 2009.

ROYAUME-UNI : DES PREUVES D’ALIMENTATION DE CONFLIT ARMÉ

Le Royaume-Uni est, avec l’Allemagne et la France, régulièrement classé troisième, quatrième ou cinquième exportateur mondial d’armes classiques.

Principaux clients :

Les États-Unis, l'Inde, l’Arabie saoudite, l’Afrique du Sud, d’autres partenaires au sein de l’OTAN et d’autres pays du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne.

Transferts irresponsables :

Le Royaume-Uni est généralement favorable à des critères stricts pour les transferts d’armes, mais il a fourni des armes à des pays où il existe un risque élevé de graves violations des droits humains, comme le Sri Lanka. La législation britannique fait l’objet d’un examen à la lumière d'éléments attestant que les autorités ont fourni des armes de petit calibre, des munitions et des équipements pour véhicules blindés à la Libye lorsque le colonel Kadhafi était au pouvoir, ainsi que des armes de petit calibre à Bahreïn et des équipements destinés au maintien de l’ordre au Yémen.

ET LES ENTREPRISES, QUELLE RESPONSABILITÉ DANS LE COMMERCE DES ARMES ?

Certes, la majeure partie du commerce des armes est le fait d'entités commerciales, de sociétés qui les fabriquent, les achètent et les vendent, de prestataires de services militaires, de courtiers et de négociants ou encore d'intermédiaires qui transportent les armes et les financent. Cependant, la responsabilité principale incombe aux États, qui revendiquent le droit de se défendre et ont le devoir de protéger leur population. Eux seuls peuvent réglementer ce commerce, en accordant ou en refusant des licences, et eux seuls peuvent interdire certaines armes inhumaines et imposer des embargos et des suspensions concernant les armes. Le problème essentiel est que l'élaboration et l'application d'une réglementation relative au commerce des armes ne suivent pas le rythme des marchés mondiaux des armes, et la volonté politique d'y remédier manque cruellement.

À PROPOS DE NOTRE CAMPAGNE

Le 2 avril 2013, après 20 ans de travail de pression et de campagne mené avec détermination par Amnesty International et les ONG partenaires, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté par un vote décisif le projet de Traité sur le commerce des armes(TCA). Aujourd'hui, ce traité est sur le point de devenir un texte de droit international, ce qui pourrait changer la vie de millions de personnes. Il entrera en vigueur dans un mois.

Cet article se base sur l’expertise et l’interview de Brian Wood, spécialiste des questions d'armement à Amnesty International.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 14:55

Une nette majorité de Bulgares préfère le régime communiste d’avant 1989 au système capitaliste actuel

21NOV

Une nette majorité de Bulgares préfère le régime communiste d’avant 1989 au système capitaliste actuel

Les Bulgares ont globalement une bonne opinion du socialisme

Traduction JC pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

Article paru dans Avante, journal du Parti communiste portugais

Un quart de siècle après la chute du régime socialiste en Bulgarie, la majorité de la population (55 %) porte un jugement positif sur le gouvernement communiste mené par Todor Jivkov, contre seulement 25 % qui en ont une opinion négative.

Selon ce que révèle une étude réalisée par l’Institut Alpha Research, publiée le 9 novembre, il y a plus d’opinions positives sur le développement du pays sous le régime socialiste (43 %) que négatives (14 %).

Les résultats obtenus ont surpris les auteurs de l’enquête, rappelant qu’en 1991, deux ans après la chute du régime, 76 % de la population réprouvait le régime, contre seulement 16 % qui étaient prêts à le défendre.

Boriana Dimitrova, présidente d’Alpha Research, citée par l’AFP, explique ce changement, notant que « la nostalgie du système de sécurité sociale occupe la première place ».

Toutefois, trouve-t-on encore dans l’étude, la majorité des Bulgares est déçue par la transition au capitalisme, principalement à cause de la corruption.

Ainsi, seuls 2 % des personnes interrogées estiment que la loi l’emporte dans le pays. La moitié considère que le développement capitaliste a été un échec, 10 % affirment que ce fut un succès, alors que 25 % disent qu’il y a eu des aspects négatifs comme positifs.

Pour les Bulgares, les grands bénéficiaires de la transition ont été les politiques (41 %) et les mafieux (27 %). Les grands perdants ont été les citoyens ordinaires (54 %).

Mécontents des résultats de leur propre étude, les auteurs regrettent que le système éducatif néglige « les leçons de l’histoire récente » et l’ « absence de débat public » sur le régime socialiste.

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 12:58

 

 

Bruno Fornaciari

2 h ·

 

Voici le texte que j'ai adressé à France 2 pour l'émission "des paroles et des actes" présentée par Mr Pujadas

Bonjour,

Ces jours-ci Pierre Gattaz, Pdt du Medef, se plaignait de n'avoir pas d'interlocuteur politique avec lequel débattre des solutions qu'il propose pour sortir notre pays des difficultés actuelles. Je viens d'apprendre que Pierre Laurent secrétaire national du PCF, relevait le défi. Vous conviendrez avec moi que ce serait une belle affiche pour votre émission"des paroles et des actes" Les deux extrêmes face à face ? qui ne rêverait pas de ce choc de" civilisation" de cette lutte de "classe", de cette transparence des projets et des propositions ? Au moment ou des choix s'opèrent sans consultation, aux forceps, quelle bouffée d'oxygène serait ainsi au donnée au débat. Votre émission a vocation à organiser une telle confrontation. C'est à vous maintenant de vous confronter maintenant vos propres paroles à celles de vos actes en l'organisant. Votre réponse nous renseignera sur votre sincérité.
Bien cordialement

Bruno Fornaciari

Voici la réponse de France télévision :

 

24 novembre 2014 09:42:16 HNEC

    À :     Bruno Fornaciari <bciari@orange.fr>

Bonjour,

Vous avez exprimé votre opinion à propos d'une émission de la Rédaction de France 2.

Je vous remercie d'avoir pris le temps d'écrire à la chaîne pour faire part de votre réaction.

J'ai transmis votre mail au médiateur de l'information France 2, Nicolas Jacobs, afin qu'il en prenne connaissance.

La question que vous posez est en effet de sa compétence. Celui-ci est votre interprète auprès de la rédaction de France 2. Il se fait l'écho de vos remarques concernant l'information de la chaîne, c'est à dire : les journaux télévisés, 13h15 le samedi et le dimanche, Envoyé spécial, Mots croisés, Complément d'enquête, Un oeil sur la planète, la Météo.

Pour une prochaine fois, si vous souhaitez le contacter directement, voici ses coordonnées :  

Je reste à votre disposition pour toute autre question concernant France 2 et vous souhaite d'agréables moments en compagnie de vos programmes.

Cordialement,

Franck Vautier,

 

Directeur délégué en charge de la Communication Relationnelle

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 09:10

La souffrance de Gattaz : parlons-en !

 

Après avoir demandé le droit de licencier sans justification et la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF), Pierre Gattaz organise avec le Medef, une semaine de provocation patronale, du 1er au 5 décembre, pour sangloter et exprimer « la souffrance des patrons ».

Le MEDEF se moque du monde

Depuis 2012, le MEDEF a tout obtenu du gouvernement : multiplication des exonérations, démantèlement du code du travail, précarisation, subventions publiques, recul de l’âge de la retraite... Tout cela en pure perte : le chômage atteint des records historiques, la précarité explose, l’économe est à l’arrêt. L’austérité fait des ravages. Seuls le patronat et les grandes entreprises profitent de cet immense gâchis. Et ils en veulent toujours plus. Pourquoi s’en priver ? Depuis 2012, Hollande et ses gouvernements n’ont cessé de leur servir la soupe !

La vérité sur le MEDEF

Il ne faut pas confondre les petites entreprises et celles du CAC 40. Les premières, majoritairement, sont asphyxiées par les banques et subissent la loi des grands groupes. Les secondes représentent une véritable caste. Une centaine de personnes trustent les sièges de leurs conseils d’administration. Gattaz défend bec et ongles les intérêts de cette oligarchie. Aujourd’hui, le gouvernement et le patronat doivent rendre des comptes.

Où va l’argent public versé au patronat ? Où va l’argent prêté aux banques par la BCE à 0,05 % d’intérêt ? Quelles sont les retombées réelles de ces cadeaux sur l’emploi et les salaires ? A ces questions, le MEDEF, le gouvernement et les grands médias se gardent bien d’ap- porter des réponses. Et pour cause ! Le vrai scandale, c’est le coût du capital !

 

Les vrais assistés sont au MEDEF

Les prestations aux entreprises ? Plus de 200 milliards d’euros, dont 30 d’exonérations de cotisations, 10 de Crédit impôt compétitivité-emploi (CICE), 6 de Crédit Impôt Recherche... Cette politique se poursuit de- puis 30 ans, sans aucune efficacité sur l’emploi. La question dérange. Peu d’entreprises osent donner les chiffres et les services de l’État sont silencieux. Mais nous savons que des grands groupes, tels que Auchan, Orange, PSA ou Sanofi ont encaissé des millions au titre du CICE sans aucune contrepartie.

Proposition : Une modulation du taux des cotisations sociales pa- tronales pour pénaliser les entreprises qui cassent l’emploi, versent des bas salaires, préfèrent les profits financiers.

Les vrais fraudeurs sont au MEDEF

L’argent est là pourtant : la fraude fiscale pour 50 milliards, la fraude aux cotisations sociales patronales pour 20 milliards, l’évasion fiscale entre 60 et 80 milliards d’euros chaque année... Il faut avoir le courage d’aller les chercher.

Proposition : Mettre en œuvre les 61 propositions avancées par la commission parlementaire contre l’évasion fiscale.

Les cadeaux fiscaux, c’est pour le MEDEF

C’est le grand dada du MEDEF, de l’UMP, du FN et du gouvernement : il faut réduire les impôts ! Ce slogan occulte une vraie question : l’injustice aujourd’hui devant l’impôt. Avec la TVA qui rapporte trois fois plus que l’impôt sur le revenu et six fois plus que l’impôt sur les sociétés, on paye tous l’impôt. La vérité c’est que la pression fiscale est plus forte sur les couches moyennes et populaires que sur les plus riches.

Proposition : Une véritable réforme fiscale de gauche pour un impôt juste, utile et éthique.

La cupidité, c’est le MEDEF

Dividendes, rachats d’actions et circuits financiers captent une part crois- sante de la richesse produite. La part des dividendes dans la richesse produite est passé de 2% au début des années 1980 à 14% en 2013.

Les dividendes et rachats d’actions - stériles économiquement : ni emploi, ni investissement - viennent d’atteindre 95% du résultat des entreprises cotées à Wall Street ! En France, pour le CAC 40, ce taux a dépassé 80% en 2013.

Proposition : La mise à contribution des revenus financiers des en- treprises et des banques au même taux que celui de la cotisation so- ciale des salariés.

L’argent des banques, c’est pour le MEDEF

La Banque Centrale Européenne s’apprête à réinjecter 1.000 milliards d’euros en prêtant aux banques commerciales à un taux de 0,05% ! Mais elle ne prête toujours pas aux États, alors qu’un pays comme la France pourrait économiser plusieurs milliards d’euros sur les 45 milliards du « service de la dette » en se refinançant directement auprès de la BCE !

Proposition La BCE doit prêter directement aux États.

 

 

TENONS TÊTE AU MEDEF !

1. Semaine de mobilisation

Dans chaque département comme au plan national, les communistes organisent du 1er au 5 décembre, une contre-semaine d’actions et de mobilisations face au MEDEF et à la politique gouvernementale d’austérité.

2. Pierre laurent lance un défi au medef

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, lance un défi à Pierre Gattaz, président du MEDEF « Venez débattre avec moi, argument contre argument, de ces questions à la télévision pour que les Françaises et les Français se fassent leur opinion ».

 

 

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 12:27

Le PCF relève le gant du Medef

Tania Meller

Jeudi, 20 Novembre, 2014

Le patron des patrons défie les politiques de débattre avec lui. Le PCF lui répond favorablement. Ils se donnent rendez-vous dans les colonnes de l'Humanité.

Pierre contre Pierre. Ça pourrait être l’affiche alléchante d’un prochain duel de haut niveau. Pierre Gattaz d’un côté, saint patron des patrons, provocant président du Medef réclamant coup sur coup le droit de licencier sans le moindre compte à rendre, ou la suppression de l’impôt sur la fortune. De l’autre, Pierre Laurent, chef de file des communistes français, sénateur de Paris, en lutte contre les politiques d’austérité et la casse des droits des travailleurs. PCF contre Medef, une opposition d’anthologie. Une version musclée du « dialogue social », à l’heure où le Medef se radicalise.

L’organisation patronale a en effet annoncé, à compter du 1er décembre, une grande semaine de mobilisation « pour dire le ras-le-bol et la souffrance des patrons français (sic) », expliquait récemment Geoffroy Roux de Bézieux, son numéro 2. Attendez-vous donc à voir prochainement mocassins bien cirés et jolis souliers Richelieu battre le pavé. Attendez-vous aussi à voir en face les bons godillots de ceux qui ont plus l’habitude des manifs de rues : le PCF a en effet annoncé pour les mêmes dates une « contre-semaine d’initiatives et d’actions pour rétablir la vérité ».

Voilà pour la bataille des organisations. Mais le moment fort de cette confrontation pourrait bien se jouer en face-à-face, dans un mano a mano entre les deux dirigeants. C’est Gattaz qui a commis l’imprudence de la provocation. Sur son blog, s’inquiétant non sans cynisme du fait qu’on le soupçonne de jouer un jeu de « surenchère », il écrit au détour d’un article : « Je suis ouvert au débat et suis prêt à en discuter. Mais nos politiques évitent soigneusement d’entrer dans le débat et se contentent de dire que ce n’est “pas le moment” d’en parler. » Sauf que « c’est bien au contraire le moment d’en parler, le moment de demander des comptes sur l’utilisation du CICE, le moment, arguments contre arguments, de parler des effets d’une politique d’austérité qui, comme le révèle une enquête de l’Insee sur le “portrait social de la France”, casse les vies et fait exploser les inégalités », répond le PCF par la voix de son porte-parole, Olivier Dartigolles. « Pierre Laurent répond donc favorablement à la proposition d’un débat public et contradictoire face à Pierre Gattaz », continue-t-il, défiant le patron des patrons de « ne pas “éviter soigneusement” la confrontation ». Espérons que l’offre allèche Pierre Gattaz. Après tout, le PCF est pour lui un vieil ennemi de famille. Son paternel, Yvon Gattaz, déjà président du CNPF (le Medef de l’époque), n’avait-il pas déclaré qu’« on ne fait pas la même politique avec un PCF à 5 % et à 20 % » ?

- See more at: http://www.humanite.fr/le-pcf-releve-le-gant-du-medef-558156#sthash.PCQJA95k.uiHmkpnz.dpuf

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 11:36
La nécrose

Posté le 20 novembre 2014Soyez le premier à réagir

Le virus Ebola vint de donner la mort à plus de cinq mille personnes ; les barbares de Daesh égorgent, tuent, violent en se réclamant d’une religion qu’ils salissent chaque jour de leurs crimes ; des multinationales, des banques et des fonds financiers se vautrent dans la mer d’impunité des paradis fiscaux, tandis que les peuples sont soumis à l’enfer de l’austérité, du chômage et de la pauvreté qui, partout, bat des records. Un important rapport des experts du climat alerte sur l’impérieuse nécessité de mettre en œuvre des réorientations sérieuses de nos systèmes productifs et sans doute des manières de consommer. Des économistes alertent sur les risques d’une nouvelle crise financière mondiale. Chacun à leur façon, dans des conditions d’extrêmes difficultés, les peuples kurdes et palestiniens, se battent pour être reconnus et pouvoir exister. Les Etats-Unis connaissent une nouvelle donne avec la victoire des républicains au Congrès, avec des conséquences mondiales. Se discutent, à l’abri des regards, des traités de libre-échange avec le Canada et les Etats-Unis qui auront de lourdes conséquences sur nos vies. Les tensions montent aux limites de l’Union européenne et de la Russie. Un climat de guerre froide marque la dernière réunion du G20. Nous pourrions ajouter encore à cette liste d’autres sujets fondamentaux, essentiels pour l’organisation de nos sociétés. Ils appelleraient débats, élaborations de choix politiques, économiques, géopolitiques. S’ils étaient discutés, ils feraient l’objet de points de vue et de controverses dans nos assemblées, comme dans la rue, les bistrots, à la radio et à la télévision. Nous aurions de riches débats, nos concitoyens agiraient, s’organiseraient, se doteraient de projets collectifs.

Or, pendant que les événements cités plus haut se déploient, de quoi a-t-on parlé ? D’une Nabilla devenue le centre du monde pour une affaire de poignard blessant son ami. Puis d’un déjeuner dans un restaurant entre une haute personnalité de l’Etat et un ancien premier ministre, venu paraît-il demander au premier d’enfoncer l’ancien Président de la République pour l’empêcher de se présenter à la prochaine élection présidentielle dans… trois ans. A cette occasion, nombreux sont nos concitoyens qui ont découvert que ce M. Jouyet, secrétaire général de la présidence de la République, avait deux maîtres à la fois : l’ancien et l’actuel Président de la République. Découvert aussi qu’il valait mieux ne pas lui confier de secrets. Il aura du mal à l’avenir à inspirer confiance à d’autres chefs d’Etat ou de gouvernement avec qui il doit discuter, pas plus qu’avec les ministres, les militaires ou la hiérarchie du ministère de l’intérieur.

Alors que N. Sarkozy avait réduit la politique à une affaire de « crocs de boucher », de karcher pour les cités, de « travailler plus » pour les ouvriers, voici que M. Hollande envoie son plus important collaborateur discuter de la longueur de la lame du poignard avec lequel il égorgera son prédécesseur, tout en poursuivant méticuleusement l’opération qui lui permettrait d’être face à Mme Le Pen au second tour de l’élection présidentielle. Voilà où ils en sont ! Et de fait, le seul gagnant est l’extrême-droite qui prospère, au cœur de la nécrose de la démocratie, de l’organisation d’un incroyable brouillage des repères, de l’étouffement de toute pensée progressiste. Il est d’ailleurs vraisemblable qu’une partie non négligeable de la bourgeoisie considère, comme dans d’autres temps, cette nouvelle extrême-droite comme une bouée de sauvetage du capital.

Le dernier scandale en date est l’énorme différence de traitement d’un meeting d’une droite extrême contre la loi Taubira, permettant à N. Sarkozy de se renier en boucle dans les radios-télévisions et celui de plusieurs manifestations rassemblant cent mille personnes contre l’austérité.

Nous appelons à résister à cette régression intellectuelle, culturelle, politique. Laisser faire serait se condamner à ne plus pouvoir élaborer ensemble un projet collectif, en renonçant à trouver les chemins d’un nouveau destin commun à l’opposé de celui des simplismes, des populismes rances, des haines racistes, d’un déclinisme abêtissant. Que les médias enfin ouvrent grand les portes d’un pluralisme culturel, politique, historique, scientifique, qu’ils cessent de valoriser les pulsions, les émotions, au lieu de l’intelligence et de la pensée. Qu’on fasse réellement de l’éducation et de la formation, tout au long de la vie, un grand objectif national et européen. Qu’un débat s’instaure sur les nécessités de l’avenir du point de vue de la vie humaine, de l’environnement, de l’intérêt général, et non plus à partir de normes comptables, servant de paravent à tous les mauvais coups contre le bien commun.

Mais ce que révèle, une fois de plus, cette pitoyable affaire « Fillon-Jouyet », c’est ce système présidentiel à bout de souffle, où ne prime que la recherche de la réélection dans le cadre d’une soumission de plus en plus grande aux institutions européennes et aux marchés financiers. Pour se faire réélire ou se maintenir au pouvoir, tous les coups, toutes les manœuvres, toutes les tromperies sont permis, au point de faire de notre beau pays un marécage, dans lequel surnagent de puissants crocodiles aux dents longues, pendant que le peuple souffre et souffre toujours plus. Un peuple qui doute aussi de plus en plus. Il serait criminel de le laisser dans les dramatiques impasses du découragement et de la désespérance. Lui permettre de prendre en main son avenir à partir d’un nouveau projet démocratique, d’une nouvelle République, devient l’un des enjeux décisifs pour reconstruire un avenir commun, progressiste et écologiste.

Cela nous confère, avec d’autres, la responsabilité des débats et de l’action pour ré-ouvrir les chemins d’une marche en avant vers la civilisation.

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 10:54

Prud'hommes : l'OPA de Macron et Rebsamen sur la justice sociale

Eugénie Barbezat

Lundi, 10 Novembre, 2014

Bien qu'il soit question de justice, c'est bien le ministère du Travail qui, conjointement avec celui de l'Économie, annonce une reforme du fonctionnement de la justice prud'homale, disqualifiant les représentants des salariés à l'unique bénéfice de ceux qui bafouent le droit du travail.

La suppression des élections prudhommales par ordonnance et le projet de loi "Macron" visant, entre autres, à reformer le fonctionnement des prud'hommes en réduisant à peau de chagrin le rôle des représentants des salariés, constituent une double attaque contre le droit du travail, directement inspirée par des préconisations patronales.

1 Suppression des élections

« Quand on veut tuer son chien, on l'accuse d'avoir la rage », s'exclame Jean-Pierre Gabriel, responsable du pôle droits, libertés et actions juridiques de la CGT, déplorant le récent vote par le Sénat du projet de loi Rebsamen portant sur la désignation des conseillers prud’hommes et le report des mandats jusqu’à fin 2017.

Ce projet premier de loi, présenté en procédure accélérée, et que les députés sont invités à voter (ou pas !) le 20 novembre, prévoit notamment que le gouvernement puisse supprimer par ordonnance l’élection au suffrage universel des conseillers prud’hommes au profit d'une simple "désignation".

Une véritable « usine à gaz », complètement inapplicable, dénonce Jean-Pierre Gabriel qui explique qu’il sera « impossible de désigner concomitamment des représentant des salariés et des employeurs en ce basant sur une représentativité qui n’est pas la même, ni en terme de calendrier, ni en terme de géographie des circonscriptions ! Du même coup, les chômeurs ne seraient plus comptabilisés donc plus représentés ! »

Pour Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail, il s’agit bel et bien d’un « déni de démocratie »

2 Le projet de loi Macron : désarmer les prudhommes pour « sécuriser » les patrons !

Le 15 décembre le conseil des ministres devrait valider le projet de loi Macron dont la partie concernant les prud’hommes est inspiré d’un rapport "à charge" rendu en juillet par Alain Lacabarats, président de chambre à la Cour de cassation. (L'avenir des juridictions du travail : Vers un tribunal prud’homal du XXIème siècle, document à télécharger)

Christiane Taubira, la garde des sceaux, et François Rebsamen, le ministre du travail, ont évoqué cette « réorganisation des Prud’hommes »présenté le 6 novembre lors d’un déplacement à Orléans. Le même jour, Le président du Medef avait appelé à « sécuriser juridiquement le CDI », jugeant que la crainte des patrons de « se trouver devant les prud'hommes s'ils rompent le contrat » était « un des principaux freins à l'embauche ».

Car derrière l’ambition affichée d’une « meilleure formation » des représentants des salariés aux conseils des prud’hommes, se cache une « mise au pas » de la justice du travail marqué par « l’obsession du rendement et de l’évacuation des dossiers au prix d’une justice au rabais, rendue par un juge qui abdique le cœur même de sa mission » dénonce Patrick Henriot, du syndicat de la magistrature.

Si cette loi, dont l’Humanité s’est procuré un pré-projet (projet_de_loi.doc) était mise en application, alors c’est tout un pan de la justice sociale qui serait aboli, notamment avec un des article qui propose ni plus ni moins la mise en place d’un « barème de dommages et intérêts pour rupture abusive» , déniant de fait au juges l’appréciation au cas par cas le préjudice des salariés qui perdent brutalement et sans justification leur travail. Toute évaluation contextuelle est ainsi évacuée et les employeurs savent d’avance ce qu’il leur en coutera d’enfreindre la loi. Les voici donc parfaitement sécurisés, n’ayant plus qu’à provisionner les sommes à payer pour avoir licencié abusivement des salariés !

En conséquence, les salariés n’auraient donc plus d’intérêt à aller devant les Prud’hommes et seraient incités à accepter des accords transactionnels… « L’objectif est que de moins en moins de salariés aillent en justice pour demander réparation des préjudices qu’ils ont subi », déplore Gérard Filoche qui se fend d’un véritable plaidoyer pour le droit du travail :

Les Prudhommes, parent pauvre de la justice

Certes, cette justice des travailleurs fonctionne trop lentement et des délais interminables (jusqu'à 24 mois dans certaines circonscriptions) rendent trop souvent ses décisions caduques ou inapplicables. Mais si tous s'accorde sur ce constat qui a valu à l'Etat d'être condamné à de multiples reprise pour déni de justice, et sur le manque patent de moyens, les "remèdes" proposés par le gouvernement font bondir les syndicats. « Si tout le monde s’accorde sur le fait que le taux de participation des salariés aux dernières élections 2008 n’est pas satisfaisant et que la simplification de son organisation est nécessaire, le gouvernement ne peut pas y remédier en supprimant purement et simplement les élections ! », s’indigne le Jean-Pierre Gabriel

« Rendre les prudhommes plus efficaces passe en premier lieu par un accroissement des moyens qui leur sont alloués, précise Marc Dolez, député Front de Gauche, qui souligne que depuis 20 ans 50% des personnels de greffe ont été supprimés… »

De son coté, la CGT propose de rapprocher le vote aux élections prud’homales dans l’entreprise en lien avec les IRP, de simplifier les listes, de faciliter le vote des chômeurs, etc.

Mobilisation

Même si on peut regretter le peu de « publicité » qui est faite sur un sujet qui pourtant concerne très directement des millions de salariés, l’opposition à ce projet est forte et unanime. Plus de 75 000 personnes ont signé la pétition lancée par la CGT pour exiger la tenue des élections. Au Conseil Supérieur de la Prud’homie (CSP) CGT, CFE-CGC et FO se sont prononcés contre le projet de loi. Solidaires et de la FSU qui ne siègent pas au CSP, ainsi que du Syndicat de la Magistrature et du Syndicat des Avocats de France se joignent à la Cgt pour appeler à un rassemblement devant l’assemblée nationale le 20 novembre, jour du vote.

Un appel entendu par les élus Communiste et du Front de gauche qui à l’image du député Marc Dolez, qui a interpellé le premier ministre au sujet des Prudhommes mercredi dernier lors des questions au gouvernement. Rappelons que lors du vote au Sénat, 32 sénateurs ont voté contre (Les Communistes, les Verts et 4 socialistes).

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 09:51
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BRUNO FORNACIARI

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