Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 21:37

L’abécédaire de Charb…

PROPOS RECUEILLIS PAR MARION D’ALLARD ET CAROLINE CONSTANT

JEUDI, 8 JANVIER, 2015

L'HUMANITÉ

Autoportrait Le 1er juillet 2011, notre ami se livrait à l’Humanité en vingt-six cases qu’il illustra pour l’occasion. Extraits.

comme… Charlie Hebdo. Charlie, c’est une grosse verrue plutôt jolie sur le visage de la presse française. Une verrue qui donne un sens. C’est ma raison de vivre, ça fait dix-neuf ans que j’y suis et j’espère y rester encore au moins autant. C’est pour moi le seul journal libre dans tous les sens du terme. Un journal qui ne vit pas de publicité et qui refuse d’en vivre. Et, quelles que soient les époques, je n’y ai jamais été censuré. Les comptes ont été très mauvais les deux dernières années. Si les lecteurs nous achètent on vit, si les lecteurs ne nous achètent pas on meurt. Les journaux capitalistes qui donnent des leçons sur le respect de la loi du marché survivent grâce à la recapitalisation des gros actionnaires. La moindre grippe peut nous emporter. C’est un journal de liberté absolue, mais la liberté n’est pas rentable. Et comme on est un peu atypiques, on ne bénéficie pas des réseaux médiatiques. Les patrons de presse partent en vacances à Marrakech ensemble et nous, nous ne sommes quasiment plus repris dans les revues de presse. Tout le monde connaît Charlie Hebdo, mais tout le monde ne sait pas que ça existe encore. C’est ça qui est incroyable ! comme… église(s). C’est traditionnellement la cible privilégiée du Charlie Hebdo. À une époque, ça se résumait à l’Église catholique, parce qu’elle était omniprésente et omnipotente. Et puis, au fil de l’actualité, ça a été aussi l’islam. À la suite de l’histoire des caricatures de Mahomet, on a eu un procès avec trois associations musulmanes, mais on oublie de dire qu’on a eu treize procès avec l’extrême droite catholique ! Si on avait perdu le procès des caricatures, on peut être sûrs que ça aurait fait jurisprudence et que le blasphème serait devenu un délit en France ! C’est au-delà du rire ! On défend la laïcité, mais en réalité, on est un journal d’athées militants. Je suis pour les signes ostentatoires. Quand il y a marqué « con » sur la personne d’en face, au moins je gagne du temps. comme… féminisme. Je me suis déjà imaginé être une femme en France. Aujourd’hui, je n’ai pas envie, et plein de femmes doivent se dirent la même chose ! C’est étonnant que la situation de la femme ait si peu évolué depuis des siècles ! Longtemps les féministes ont prêché dans le désert. Leur situation ne changeait pas beaucoup, mais au moins elles avaient l’occasion de s’exprimer sans qu’on leur tape sur la gueule. Aujourd’hui, certaines n’osent même plus se dire féministes, parce que ça fait ringard, un peu Mamie Nova. comme… l’Humanité. C’est le seul journal pour lequel je travaille, en dehors de Charlie, de manière régulière. Pas parce que j’ai un besoin délirant d’argent, ni de reconnaissance. Mais parce que c’est le journal qui, quand j’arrête de faire l’andouille dans Charlie, traduit le mieux mes idées. Et si un jour l’Huma devait disparaître, ce serait une catastrophe ! Je lis tous les journaux, et l’information est souvent traitée d’une même façon neutre d’un titre à l’autre, de Libération au Figaro. L’Humanité, c’est un journal de combat. Ça me fait chier, les difficultés dans lesquelles se trouve l’Humanité ! La presse est chère, car elle est chère à produire. La liberté, ça se paie. comme… révolution. Je l’attends. C’est le saut dans l’inconnu le plus total. Peu d’organisations arrivent avec un programme révolutionnaire assumé. La révolution, on ne sait pas quand ça va arriver, ni où ça va. On regarde les pays arabes, on les comprend et on les applaudit. Mais nous n’arrivons pas à faire chez nous ce qu’ils font chez eux. D’ailleurs, on ne dit plus le mot « révolution » tout court. On dit « révolutions arabes »… La droite a fait son boulot de contre-offensive.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans pluralisme charlie hebdo
commenter cet article
9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 19:42

Odieux attentat de Charlie-Hebdo : ne laissons pas l’émotion collective être détournée en « Union sacrée »

EDT pour Vivelepcf, 9 janvier 2015

L’assassinat d’au moins 12 personnes au siège de la rédaction du magazine Charlie-Hebdo suscite une horreur et une émotion générales, renforcées par la notoriété d’une partie des victimes. Nous les éprouvons profondément.

La condamnation de l’attentat est également générale dans les propos publics. Communistes, nous la portons aussi, comme nous dénonçons formellement l’attaque contre la liberté d’expression et la revendication obscurantiste des meurtriers. Le symbole de l’assassinat de ces journalistes et de ces dessinateurs, avec des victimes collatérales, pour blasphème, fait froid dans le dos.

Pour nous, le consensus public doit commencer et s’arrêter à ces réactions premières et essentielles. Dès à présent, les tentatives de récupération de l’émotion collective se multiplient. Elles ne sont pas qu’indécentes, elles sont dangereuses.

Même Google est Charlie!

On saura peut-être un jour – ou non – les motivations personnelles profondes des deux meurtriers et de leur complice, leur niveau d’organisation.

Mais les effets recherchés de l’attentat sont évidents et commencent déjà se produire. Il vise à attiser les divisions, les tensions, les haines, les tendances au repli, dans la population suivant des identités supposées, voire recomposées. Depuis des mois, nous assistons, parallèlement, à une nouvelle surenchère raciste, entre discours identitaires qui s’alimentent, en France comme dans la plupart des pays d’Europe. C’est tout sauf une une coïncidence si l’attentat survient alors que des manifestations s’affichant hostiles aux Musulmans sont organisées et enflent toutes les semaines en Allemagne, qu’en France, les régurgitations haineuses de chroniqueurs et d’écrivains sont complaisamment mises en avant.

Il faut tout faire pour contrecarrer les objectifs et les conséquences recherchées de l’attentat. Plus que jamais, sur la base de la fraternité, à commencer par l’intérêt de classe commun entre travailleurs, notre priorité est de combattre toute forme de racisme et de xénophobie, sur les lieux de travail, dans les quartiers et campagnes, dans toute la société.

Les islamistes et les racistes jouent dans leurs tentatives d’embrigadement ou de développement de la haine du marqueur identitaire important que représente la religion musulmane pour une partie de leur cible. Nous refusons de tomber dans ce piège consistant à assimiler une population à une religion. Nous luttons, comme contre toutes les autres formes de racisme, contre le racisme dirigé contre les personnes supposées de religion musulmane, parce qu’elles sont originaires de pays où cette religion est dominante.

Après le terrible attentat, plus que jamais, nous dénonçons les amalgames entre les croyants musulmans et les obscurantistes intégristes, voire les terroristes qui se réclament de la même religion. Mais nous veillons à ne pas tomber dans le piège qui consiste à assimiler une population à une religion, aux réalités très diverses, que nous continuerons à critiquer comme toutes les autres, ainsi que leurs clergés et représentants (ce qui ne nous empêche en rien de nous adresser aux travailleurs croyants et d’en compter dans nos rangs).

Ces mouvements de haine, le fascisme islamiste, l’extrême-droite, les nouvelles formes de racisme se développent sur un terreau fertile, en France et dans le monde.

Ce terreau, c’est la détresse sociale croissante du monde du travail, de la crise du capitalisme dont le capitalisme lui fait payer les frais avec les politiques menées par les gouvernements successifs en France.

Ce terreau, c’est les politiques du capital et du patronat exploitant toutes les différences et appartenances pour mettre en concurrence les travailleurs les uns contre les autres, dans notre pays, comme au plan international. C’est celle de l’Union européenne qui casse les droits sociaux partout, mais notamment à l’est pour en faire un réservoir de main d’œuvre à vil prix, qui opère une sélection sordide, inhumaine, meurtrière au sud pour recruter des immigrés dans les pires conditions. Que d’hypocrisie, de discours ambigus, assimilant notamment immigration et chômage, immigration et insécurité, voire immigration et terrorisme chez les politiciens qui nous gouvernent, de droite ou de « gauche », tout prêts en même temps à flatter des lobbys électoraux religieux localement.

Ce terreau, c’est celui qu’enrichit l’impérialisme des Etats-Unis, de la France, qui fait, tour à tour voire en même temps, des mouvements islamistes dans le monde des complices, des alliés, des faire-valoir ou des repoussoirs pour ses agissements.

La comparaison entre l’attentat de Charlie-Hebdo et ceux du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis vient immédiatement. L’attentat de Charlie-Hebdo commence à être médiatisé comme un événement planétaire. Nous devons redouter des récupérations politiques de même nature de la part du système. Les messages d’Obama ou Cameron indiquent la voie que les Hollande, Sarkozy et autres sont tentés d’élargir encore. Au nom de la lutte contre le terrorisme, ils ne cessent de justifier les guerres impérialistes dans le monde, mais aussi insidieusement des formes de répression en France même. Cette tentation est constante. Dernièrement encore, avec un impact limité, le pouvoir a tenté d’utiliser l’assassinat atroce d’un alpiniste français hasardé dans des montagnes algériennes.

Qu’il est beau le bilan de leurs interventions en Afghanistan, Irak ou Libye, justifiées par le 11 septembre ? Le terrorisme impérialiste nourrit le terrorisme islamiste et inversement ! Aujourd’hui toujours, au Moyen-Orient ou en Afrique, les impérialismes américain et européens n’hésitent pas, avec leurs alliés, les dictatures islamistes obscurantistes du Golfe ou le régime islamiste turc, en tout cynisme, à alimenter et armer les pires groupes islamistes quand cela arrange leur intérêt à court terme pour mieux les combattre en croisade après…

Même sans fondement matériel, sans que les difficultés des uns et des autres soient assimilables, une transposition idéologique de ces guerres, de ces drames, des humiliations infligés à certains peuples, s’effectue en France. C’est une constatation.

Nous ne pouvons pas refuser les replis identitaires, dénoncer et combattre leurs expressions extrêmes, sans combattre les guerres impérialistes où la France est engagée ou complice qui tuent aussi des innocents et par milliers.

Après le terrible attentat de Charlie-Hebdo, nombre de politiciens, plus ou moins discrédités dans le pays, réagissent bruyamment et se précipitent pour afficher leur émotion, pour récupérer celle des autres. Il n’est pas question pour nous de rentrer dans la nouvelle « Union sacrée » à laquelle ils appellent, instrumentalisant à leur tour, à nouveau, le terrorisme.

Les multinationales de la communication arborent les mêmes identifiants que les politiciens de quasiment tous les bords, que les manifestants spontanés. Quel cynisme ! Au nom de la défense de la liberté d’expression, on impose une pensée unique, un embrigadement, on se prépare à utiliser l’émotion et la peur pour museler l’opinion, engager de nouvelles guerres, poursuivre la politique porteuse de destructions sociales, de recul démocratique, recherchant les divisions et la haine parmi les exploités.

Nous nous retrouvons humainement avec tous, peu importe leurs options politiques ou philosophiques, dans le choc et l’affliction causés par le drame de Charlie-Hebdo.

Mais, politiquement, face aux fascismes, l’expérience l’a montré, de vastes rassemblements consensuels, sur la base de sentiments ou de valeurs superficiels, manipulés par ceux dont la politique en fait le lit, se retournent contre la cause défendue.

Nous serons de ceux qui mèneront une lutte profonde et globale contre ce dont l’attentat de Charlie-Hebdo est un des plus sinistres symptômes.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans hommage - souvenir
commenter cet article
9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 19:20

Le Front de Gauche appelle aux manifestations citoyennes de ce week-end

La douleur face au meurtre politique de nos amis de Charlie Hebdo et des policiers qui les protégeaient reste immense. Nous sommes dans le temps du deuil mais nous espérons que leurs assassins seront vite rattrapés et jugés.

Mercredi nous étions aux rassemblements spontanément organisés. Le FDG appelle naturellement aux marches citoyennes de ce week-end dont celle de Paris entre République et Nation.

Nous manifesterons en hommage à l’équipe de Charlie Hebdo, en solidarité avec leurs proches, leurs collègues et leurs amis. Nous manifesterons au nom de la liberté d’expression et des valeurs défendues par l’équipe de Charlie Hebdo car ce n’est pas n’importe quel journal qui a été attaqué. C’est un journal qui, fondamentalement, s’oppose à l’ordre établi avec une arme, l’humour et la dérision. C’est pourquoi nous manifesterons en refus de tous les racismes, pour l’égalité contre les discriminations, pour une laïcité émancipatrice et la liberté de conscience.

Cette marche est une réplique républicaine contre l’obscurantisme et les intégrismes religieux d’où qu’ils viennent. Le Front de gauche condamne toutes les tentatives d’assimiler les musulmans vivant en France à ces actes terroristes. Les forces qui prônent l’exclusion et la xénophobie n’y ont donc pas leur place à commencer par le FN. Ce serait insulter la mémoire de nos amis.

Nous sommes Charlie et nous le resterons.

Front de Gauche : PCF, PG, Ensemble, GU, R&S

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans hommage - souvenir front de gauche
commenter cet article
9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 18:34

Intervention prononcée de Bruno Fornaciari en hommage à Charly Hebdo le 9 janvier 2015

12 personnes à "Charlie Hebdo" ont été exécutées au cours d'une fusillade programmée et accomplie méthodiquement avec froideur et détermination hier à midi. Les mots sont insuffisants pour traduire l'indicible. Nous avons besoin de gestes, de sentiments, de symboles pour exprimer notre compassion et notre solidarité aux victimes et à leurs familles, à leurs proches, pour exprimer notre condamnation de ce crime effroyable et barbare et notre attachement indéfectible à nos libertés.


Car c'est bien aux libertés que s'en sont pris ces esprits totalitaires, qui au nom d'une religion pacifique ont perpétré ces crimes en l'instrumentalisant.
Ne nous laissons pas détourner par les amalgames que certains ne manquent pas d'exposer. La stigmatisation des particularités s'oppose au vivre ensemble. La haine, la discrimination la violence nous sont étrangères, nous les combattons. Nous leur opposons la fraternité, la bonté, la compréhension, la clémence, la camaraderie, en un mot l'humanité.

L'échange, le débat , l'écoute de l'autre, le respect, la recherche de solutions aux difficultés de notre monde ne peuvent se déployer sans ses droits de l'homme, dans le cadre démocratique. Comment serait-il possible en effet et qui accepterait de se taire ? Qui accepterait de négocier pour en rabattre sur nos qualités humaines naturelles : Echanger, traduire et exprimer nos pensées, nos sentiments, nos émotions.

Chacun en a conscience ici, c'est bien la liberté de la presse et tous les professionnels de l'information qui étaient visés dans cet attentat. La liberté d'expression doit pouvoir se conjuguer avec pluralisme, l'ostracisme et la censure doivent être proscrits.

L'émotion est grande dans le pays et ici à Thouars. Lorsque j'ai proposé de tenir ce rassemblement, toutes les organisations contactées ont apporté immédiatement leur soutien et leur participation instantanés. Je veux ici les citer. Le PCF bien sûr, la CGT, FO, Solidaire, Ensemble, la section socialiste. D'autres sont venus encore , dans la préparation, s'y ajouter. Un afflux spontané de "simples citoyens" nombreux et des associations les plus diverses est venu conforter le rassemblement. Qu'ils en soient remerciés.

Des voix multiples se lèvent pour rendre hommage aux victimes et défendre notre liberté de penser, chacune à leur façon Cet élan populaire et national raconte, dans l'unité des valeurs républicaines, Liberté, Egalité Fraternité, notre détermination à parler, à écrire, à chanter, à dessiner pour interpréter le monde et le changer.


Avec l'assassinat incroyable de Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Héritier c'est bien l'impertinence, l'anti-conformisme, la détestation du racisme et de la bêtise qu'ils moquaient, que ces criminels fanatiques ont voulu faire taire. Ces forces obscurantistes ne gagneront pas. Ils ont échoué, notre peuple debout est uni pour nos libertés.
Charlie vivra, nous le savons.

Ils ont voulu les tuer, ils les ont rendus immortels.


En ce jour, je suis Charlie, nous sommes tous Charlie.

12 personnes à "Charlie Hebdo" ont été exécutées au cours d'une fusillade programmée et accomplie méthodiquement avec froideur et détermination hier à midi. Les mots sont insuffisants pour traduire l'indicible. Nous avons besoin de gestes, de sentiments, de symboles pour exprimer notre compassion et notre solidarité aux victimes et à leurs familles, à leurs proches, pour exprimer notre condamnation de ce crime effroyable et barbare et notre attachement indéfectible à nos libertés.


Car c'est bien aux libertés que s'en sont pris ces esprits totalitaires, qui au nom d'une religion pacifique ont perpétré ces crimes en l'instrumentalisant.
Ne nous laissons pas détourner par les amalgames que certains ne manquent pas d'exposer. La stigmatisation des particularités s'oppose au vivre ensemble. La haine, la discrimination la violence nous sont étrangères, nous les combattons. Nous leur opposons la fraternité, la bonté, la compréhension, la clémence, la camaraderie, en un mot l'humanité.

L'échange, le débat , l'écoute de l'autre, le respect, la recherche de solutions aux difficultés de notre monde ne peuvent se déployer sans ses droits de l'homme, dans le cadre démocratique. Comment serait-il possible en effet et qui accepterait de se taire ? Qui accepterait de négocier pour en rabattre sur nos qualités humaines naturelles : Echanger, traduire et exprimer nos pensées, nos sentiments, nos émotions.

Chacun en a conscience ici, c'est bien la liberté de la presse et tous les professionnels de l'information qui étaient visés dans cet attentat. La liberté d'expression doit pouvoir se conjuguer avec pluralisme, l'ostracisme et la censure doivent être proscrits.


L'émotion est grande dans le pays et ici à Thouars. Lorsque j'ai proposé de tenir ce rassemblement, toutes les organisations contactées ont apporté immédiatement leur soutien et leur participation instantanés. Je veux ici les citer. Le PCF bien sûr, la CGT, FO, Solidaire, Ensemble, la section socialiste. D'autres sont venus encore , dans la préparation, s'y ajouter. Un afflux spontané de "simples citoyens" nombreux et des associations les plus diverses est venu conforter le rassemblement. Qu'ils en soient remerciés.

Des voix multiples se lèvent pour rendre hommage aux victimes et défendre notre liberté de penser, chacune à leur façon Cet élan populaire et national raconte, dans l'unité des valeurs républicaines, Liberté, Egalité Fraternité, notre détermination à parler, à écrire, à chanter, à dessiner pour interpréter le monde et le changer.


Avec l'assassinat incroyable de Cabu, Wolinski, Charb, Tignous, Héritier c'est bien l'impertinence, l'anti-conformisme, la détestation du racisme et de la bêtise qu'ils moquaient, que ces criminels fanatiques ont voulu faire taire. Ces forces obscurantistes ne gagneront pas. Ils ont échoué, notre peuple debout est uni pour nos libertés.
Charlie vivra, nous le savons.

Ils ont voulu les tuer, ils les ont rendus immortels.


En ce jour, je suis Charlie, nous sommes tous Charlie.

Repost 0
9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 10:07
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans hommage - souvenir Cuba
commenter cet article
9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 05:41

" L'ouvrage revient...sur la gestion américaine des « printemps arabes » ou les relations avec l'Iran entre 2009 et 2013, lorsque l'auteur était à la tête de la diplomatie américaine."
"Hillary Clinton, a également déclaré : Nous avons infiltré la guerre en Irak, en Libye et en Syrie, et tout allait pour le mieux et puis tout à coup une révolution eût lieu en Egypte et tout à changé en 72 heures."
"nous étions d’accord avec les Frères en Egypte pour annoncer l’Etat islamique dans le Sinaa et le remettre entre les mains du ‘Hamas’ et une partie à ‘Israël’ pour la protéger, adjoindre Halayeb et Challatine au Soudan, et ouvrir les frontières libyennes du côté de Salloum. Il était même question d’annoncer la naissance de l’Etat islamique le 5 Juillet 2013, et on attendait l’annonce pour reconnaître, nous et l’Europe, ce nouvel Etat."" L'ouvrage revient...sur la gestion américaine des « printemps arabes » ou les relations avec l'Iran entre 2009 et 2013, lorsque l'auteur était à la tête de la diplomatie américaine."
"" L'ouvrage revient...sur la gestion américaine des « printemps arabes » ou les relations avec l'Iran entre 2009 et 2013, lorsque l'auteur était à la tête de la diplomatie américaine."
"Hillary Clinton, a également déclaré : Nous avons infiltré la guerre en Irak, en Libye et en Syrie, et tout allait pour le mieux et puis tout à coup une révolution eût lieu en Egypte et tout à changé en 72 heures."
"nous étions d’accord avec les Frères en Egypte pour annoncer l’Etat islamique dans le Sinaa et le remettre entre les mains du ‘Hamas’ et une partie à ‘Israël’ pour la protéger, adjoindre Halayeb et Challatine au Soudan, et ouvrir les frontières libyennes du côté de Salloum. Il était même question d’annoncer la naissance de l’Etat islamique le 5 Juillet 2013, et on attendait l’annonce pour reconnaître, nous et l’Europe, ce nouvel Etat.", a également déclaré : Nous avons infiltré la guerre en Irak, en Libye et en Syrie, et tout allait pour le mieux et puis tout à coup une révolution eût lieu en Egypte et tout à changé en 72 heures."
"nous étions d’accord avec les Frères en Egypte pour annoncer l’Etat islamique dans le Sinaa et le remettre entre les mains du ‘Hamas’ et une partie à ‘Israël’ pour la protéger, adjoindre Halayeb et Challatine au Soudan, et ouvrir les frontières libyennes du côté de Salloum. Il était même question d’annoncer la naissance de l’Etat islamique le 5 Juillet 2013, et on attendait l’annonce pour reconnaître, nous et l’Europe, ce nouvel Etat."

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans moyen orient
commenter cet article
9 janvier 2015 5 09 /01 /janvier /2015 05:30

15 SEPT

Cinq Partis communistes arabes dénoncent l’Etat islamique comme les interventions impérialistes en Syrie et en Irak

Traduction CA pour http://www.solidarite-internationale-pcf.fr/

Les partis communistes signataires de cette déclaration dénoncent la cruauté de l’attaque sanguinaire menée par des organisations terroristes dangereuses comme l’Etat islamique (NdT : Daech en arabe) ainsi que la violation de la souveraineté de la Syrie et de l’Irak.

Ce mouvement a pris illégitimement possession de territoires où il est à l’origine de tellement d’exactions, de pratiques barbares : massacres de milliers de citoyens, décapitations, déplacements forcés de dizaines de milliers de personnes, enlèvements et prises d’otages.

Actuellement, ces organisations terroristes étendent leurs territoires jusqu’au Liban et la Jordanie. Leurs activités desservent la cause palestinienne par des actions criminelles censément menées en représailles contre les bombardements israéliens sur la bande de Gaza.

De ce fait, elles légitiment la position d’Israël dans la coalition internationale pour la lutte contre le terrorisme et instaurent une atmosphère de peur en Europe et dans le monde.

Ces forces terroristes sont financées par l’impérialisme américain, l’Otan et ses alliés.

Elles bénéficient des facilités financières, militaires et logistique de la part des pays réactionnaires arabes et leurs activités suivent un plan impérialiste sioniste et réactionnaire qui a été établi depuis plus de trente ans dans le but de diviser la région et de la fragmenter en plusieurs ethnies selon des lignes de fractures communautaires.

C’est l’essence du projet du Grand Moyen-Orient conçu par l’Etat américain sous prétexte de la lutte contre le terrorisme.

Il est donc impératif du lutter contre ces organisations terroristes, afin d’instaurer une stabilité intérieure à travers des institutions, et une véritable réconciliation nationale, qui soient dans l’intérêt du peuple.

Cela lui permettra de consacrer toute son énergie au combat contre l’impérialisme et le terrorisme qui menacent nos peuples ainsi que toute la région arabe.

Nous appelons tous les partis communistes et toutes les forces nationales, progressistes et démocratiques à adopter une attitude pragmatique face au terrorisme en général et plus particulièrement l’Etat islamique et le Front Al-Nosra pour les éradiquer et couper leurs sources de financement.

De même, nous invitions ces partis à rejeter l’intervention impérialiste sous toutes ses formes en se coordonnant avec les forces indépendantes dans le monde et à repartir à l’offensive selon la volonté de nos peuples, afin de résister à la colonisation et l’occupation ainsi qu’aux tentatives de divisions et aussi pour reconnaitre leurs droits démocratiques et sociaux, et préserver l’unité nationale.

15 Septembre 2014

Partis signataires:

Parti communiste jordanien,

Parti communiste libanais,

Parti communiste irakien,

Parti communiste palestinien,

Parti communiste Syrien Unifié

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans moyen orient
commenter cet article
8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 19:39

Youssef Seddik : « Nous n’avons pas à nous justifier en tant que musulmans »

Xavier de La Porte | Rédacteur en chef

Paris, le 8 janvier 2015 (Dospiva Jakub/AP/SIPA)

Comme nous le craignions dès mercredi, ça a commencé.

Ici et là s’élèvent des voix demandant aux musulmans de France de se « désolidariser » du massacre perpétré dans les locaux de Charlie Hebdo et boulevard Richard-Lenoir, de descendre dans la rue pour montrer qu’ils ne sont pas d’accord, qu’ils sont contre. Mercredi soir sur i>Télé, l’écrivain et réalisateur Yann Moix se souvenait de « les » avoir trouvés déjà trop silencieux au moment de l’affaire Merah.

Nous trouvons cela insupportable. Et dangereux, car faisant planer l’idée qu’il y aurait un soutien de principe, une solidarité a priori.

Nous avons téléphoné à Youssef Seddik. Il est philosophe, anthropologue, spécialiste de la Grèce ancienne et du Coran. Il est né en Tunisie et vit à Paris depuis 1982. Nous avions besoin de son avis sur cette injonction.

« Nous sommes effarés, nous sommes hors de nous, mais n’avons pas à nous justifier en tant que musulmans.

Pourquoi s’adresser à nous ? Nous sommes comme vous. Qui vous dit que je ne suis pas athée ? D’ascendance musulmane, mais athée ? Il est indécent que nous soyons enjoints à nous désolidariser.

Dès que j’ai appris ce qui s’était passé, j’ai téléphoné à mon ami François Gouyette, ambassadeur de la France en Tunisie. Je lui ai fait part de ma sympathie. Mais je l’ai fait au nom de mon humanité.

Ça va sans dire que c’est un acte abominable, d’une grande barbarie.

Je peux me mettre en faction, par la plume, par les mots, pour que ces actes soient punis.

Mais j’aurais pu le dire en tant que Corse, en tant que Français, en tant que Tunisien.

Je ne me désolidarise de rien du tout. Nous sommes tous responsables, quelle que soit notre religion : les chrétiens fondamentalistes, les extrémistes juifs, les islamistes radicaux.

Et nous sommes contre ces actes parce que nous sommes humains, pas selon nos confessions.

Et encore moins au nom de celles de nos parents, qui ne sont pas les mêmes que les nôtres. Car la religion change. Mon père n’aurait jamais tué quelqu’un, alors même qu’il était extrêmement bigot.

Donc je suis complètement contre cette injonction.

Par ailleurs, je pense qu’il faut enseigner un autre islam, et percevoir un autre islam. Cet islam dont se réclament les terroristes n’est pas le vrai islam. Il ne faut pas essentialiser l’islam. Ne pas le montrer tel qu’il massacre des gens et féconde des tragédies. Il faut transmettre l’admiration de l’islam.

Quand je lis Péguy, Teilhard de Chardin ou Pascal, je suis saisi d’une grande admiration pour le christianisme.

Il faut créer l’admiration des grands textes. Ce n’est pas fait pour l’islam. Et c’est injuste. »

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans JUSTICE
commenter cet article
8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 19:08

Ci-dessous le texte du communiqué que j'ai adressé par mail dès le 7 janvier à 19 h la Nouvelle République à Thouars, qui l'a aussi transmis à la rédaction départementale

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Nous sommes déterminés à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité

Appel à l'unité nationale de toutes les forces républicaines face au crime abject qui vient de frapper l'équipe de Charlie-Hebdo et la défense de la liberté d'expression.

Le carnage barbare dont a été victime la rédaction de Charlie-hebdo nous plonge dans l'horreur et la peine et appelle une réponse nationale et populaire de grande ampleur.

Les communistes appellent à ce que s'exprime l'unité de toutes les forces républicaines face à la barbarie. Quand un journal est ainsi visé, quand des vies sont massacrées et dont la passion était l'information et la liberté d'expression, c'est bel et bien chacun de nous qui est visé, c'est la République qui est frappée en son cœur.

Il faudra tout faire pour que les auteurs de ce crime effroyable soient arrêtés et jugés.

Nos pensées vont aux victimes, aux familles et aux proches, aux collaborateurs du journal et à toutes ces professionnels qui chaque jour informent nos concitoyens. Avec cet attentat criminel, c'est le monde de la caricature, de l'impertinence, de l'humour, de l’amour de la vie que les terroristes ont voulu faire taire. Notre peine est immense.

Nous appeleons à refuser les amalgames et mes stigmatisations, à rejeter fermement les appels à la haine et aux racismes.

L'heure est aujourd'hui à rassembler autour des valeurs républicaines le maximum de forces, de citoyennes et de citoyens. Exprimons partout dans le pays et notamment à Thouars, comme à Niort hier notre détermination à faire vivre les valeurs de Liberté, d'Egalité et de Fraternité. Les libertés démocratiques et la liberté d'expression vont de paire. Le débat plutôt que la censure.

Les militants communistes appellent tous et chacun toutes les organisations, élus(e) et personnalités, citoyennes et citoyens, sans distinction de leurs pensées philosophiques et politiques ou conviction religieuses, à manifester leur soutien et leur solidarité à l'équipe de "Charlie Hebdo" dès vendredi 9 janvier à 17 h.

Pour le PCF

Bruno Fornaciari

le 7 janvier 2015 à 17 h

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans PCF THOUARSAIS
commenter cet article
8 janvier 2015 4 08 /01 /janvier /2015 09:53

SOCIÉTÉ

ATTENTAT DU 7 JANVIER 2015

TERRORISME

LIBERTÉ DE LA PRESSE

CHARLIE HEBDO

Pour Charlie Hebdo. La réponse immédiate de la rue, comme une évidence

THOMAS LEMAHIEU, GRÉGORY MARIN ET LIONEL VENTURINI

JEUDI, 8 JANVIER, 2015

L'HUMANITÉ

De nombreux rassemblements, une centaine en tout, se sont tenus hier soir en France, ainsi qu’à l’étranger, pour refuser la barbarie et affirmer les principes de liberté de la presse et de pluralisme face à la violence.

UNE MARÉE HUMAINE A ENVAHI HIER SOIR LA PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS ET DES MANIFESTATIONS SE SONT DÉROULÉES EN FRANCE ET EN EUROPE.

PHOTO PATRICK NUSSBAUM

Comme une évidence. Des rassemblements dans de nombreuses villes de France, ainsi qu’à l’étranger comme Rome, Berlin ou Québec, une centaine en tout, se sont tenus hier dans une réponse immédiate et collective, sans souci d’appartenance, à l’assassinat de journalistes, employés du magazine, et policiers. À Paris, dès 17 heures, c’est la place de la République qui a été choisie, une évidence encore, pour abriter les rassemblements à l’appel de syndicats de journalistes, de confédérations, de partis – à l’exception du FN qui n’appelait pas aux rassemblements –, d’organisations de jeunesse… L’Humanité, comme d’autres titres de la presse, a appelé « l’ensemble des salariés disponibles à participer au rassemblement en hommage aux victimes du massacre », sous la banderole du journal.

« Vous ne nous musellerez pas »

La nuit tombe sur la République, à quelques centaines de mètres du siège de Charlie Hebdo. À 17 heures, hier après-midi, des centaines de citoyens sont déjà massés autour de la bouche de métro. L’appel a circulé sur les réseaux sociaux, bravé la préfecture de police de Paris déconseillant tout rassemblement tant que les trois tueurs sont en fuite. Certains ont imprimé sur des feuilles volantes le slogan « Je suis Charlie », né lui aussi sur les réseaux sociaux, sur fond noir. Des unes de Charlie, bricolées vite fait en pancartes. Des journalistes brandissent leurs stylos ou des feutres de dessin, ajoutant parfois leurs cartes de presse. Du défi dans le geste, « vous ne nous musellerez pas ». Il règne un grand silence sur toute la place. Sidération dans la foule qui gonfle. Beaucoup se racontent l’instant où ils ont appris la nouvelle. Avec qui ils étaient, ce qu’ils faisaient. « Et elle me dit : “Tu as entendu ce qui est arrivé à Charlie ?” » Une retraitée raconte comment elle n’a pas hésité une seconde : « J’achetais très rarement le journal, mais quand on s’attaque à l’humour et à la liberté de la presse, je ne pouvais pas ne pas être présente. » Au fil des minutes, le rassemblement s’étend encore jusqu’à remplir toute la place de la République et déborde sur les avenues et boulevards adjacents. Le silence se rompt subitement. « Charlie, Charlie », scande le rassemblement. « Liberté d’expression », répondent de petits groupes. Et les applaudissements nourris, longs et graves, remplissent la place de la République. Tous, engagés ou pas, syndicalistes ou non, ont exprimé, à l’instar des délégués syndicaux de notre rédaction, SNJ-CGT et SNJ, leur « solidarité avec le personnel de Charlie Hebdo ». Ailleurs dans la capitale, au Palais de Tokyo, des artistes bombent un énorme « Je suis Charlie », affirmation muette de ralliement. Ailleurs en France, c’est la même gravité qui s’impose. À Avignon, une Marseillaise est entonnée place de l’Horloge, « les larmes nous gagnent », twitte un habitant. « Impossible d’accéder place des Terreaux » en raison de la foule, relève un Lyonnais. Dix mille personnes à Lyon, autant à Toulouse ; une présence rare et forte. Dans la capitale, de nombreux responsables politiques sont là, des élus témoignant, écharpe en bandoulière, de la teneur voulue de ce rassemblement. Des responsables syndicaux aussi. À 18 heures, la place est noire de monde, la circulation coupée. Et cette foule toujours grave, dense et unie. Debout.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre