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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 17:32
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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 17:20

Lagarde insulte les pays d'Amérique latine. Maduro réplique !

Michel TaupinCuba Si France

VENEZUELA, Président Maduro : NOUS SOMMES LIBRES DU FMI !
lundi 8 décembre 2014 - (source TELESUR)

VENEZUELA, Président Maduro : "Nous sommes libres du FMI !"(NDLR : Voilà un Président DEBOUT avec son Peuple face au refus de vivre à genoux ! Bénéfices clairs mais pour le FMI plein de rancœur ce sont des bénéfices obscurs)

Le Président de la République Bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro, a répondu ce samedi à la Présidente du FMI, Christine Lagarde pour lui déclarer que le Venezuela est libre de tout lien avec cet organisme économique, et que c'est elle qui avait des "spaghettis" dans la tête !

Le Président Maduro a fait cette déclaration ce samedi devant TELESUR (émetteur télévisé d’Amérique du Sud). Il a considéré comme un manque de respect ce qu’a déclaré Mme Lagarde a Santiago du Chili, la qualifiant de "gringa" (Française de mentalité Nord-américaine).

En effet, vendredi pendant le déroulement d’un forum économique à Santiago du Chili, la chef du FMI a considéré que les coalitions comme le MERCOSUR, l'ALBA, l'UNASUR notamment, "ont créé un plat de spaghettis sans laisser de bénéfices clairs !"

"Nous sommes libres du FMI, de la Banque Mondiale, et des spaghetti qu’a dans sa tête la Présidente du FMI (...)Le Venezuela n'utilisera plus ce type de recette qui a déjà fait ses preuves en Amérique-Latine et dont l’étape supérieure de cette recette économique est aujourd’hui appliquée pour détruire l’Europe !" a proclamé Nicolas Maduro en réponse à ses déclarations infâmantes ! Le Chef de l’Etat Venezuelien a rappelé qu'actuellement l’Espagne est en train d'être détruite par des politiques affamantes et est en grande souffrance avec déjà 27% de chômeurs dont 57% de jeunes.

Il a ajouté que "le FMI est responsable du saccage financier qui a privé du Droit à l’alimentation, à la santé et à l’éducation, les Peuples latinos-Américains durant des décennies et est responsable aussi des massacres des années 90 quand il prétendait imposer par des tyrannies, les économies néo-libérales dans la région !

Le Président Nicolas Maduro a réitéré que "Nous autres, c’est fait, nous avons dépassé cette étape, parce que nous sommes libres de l’amarrage au FMI, et des spaghettis que la Présidente du FMI a dans sa tête !

Photo : Le désastre engendré par le FMI en Espagne !

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 14:38

Le pluralisme de la presse est menacé, nous avons besoin d’une voix différente

L’Humanité fait face à une situation financière difficile…

WILLY PELLETIER CHAMP LIBRE AUX SCIENCES SOCIALES BLAISE MAGNIN ACTION- CRITIQUE-MÉDIAS (ACRIMED), WWW.ACRIMED.ORG OLIVIER LEBERQUIER DÉLÉGUÉ SYNDICAL CGT DE FRALIB

MARDI, 2 DÉCEMBRE, 2014

Par Willy Pelletier, Champ libre aux sciences sociales, Blaise Magnin, Action- Critique-Médias (Acrimed) et Olivier Leberquier, délégué syndical CGT de Fralib.

  • «Des journalistes qui ne plaisent pas aux bourgeois» par Willy Pelletier, Champ libre aux sciences sociales

«J’attends d’ardente impatience des journalistes qui ne plaisent pas aux bourgeois, des ­journalistes qui ne flattent pas leurs préjugés, leurs ravissements d’eux-mêmes, des journalistes qui enquêtent », écrivait Zola. Nous risquons, à nouveau, de les attendre longtemps si, rapidement, nous ne stoppons pas les régressions qui se conjuguent pour interdire, dans le journalisme ou les sciences sociales, les enquêtes critiques – et le minimum d’autonomie et d’indépendance qu’il a fallu conquérir à l’université ou dans la presse pour les produire. Ces enquêtes sont longues et n’obéissent pas aux impératifs de rentabilité à court terme qu’impose une presse devenue support d’espaces publicitaires. Elles sont impossibles dans les journaux convertis en entreprises et de facto dirigés par les pôles commerciaux des groupes financiers (propriétaires de nombreux titres), qui prescrivent à leur presse le modèle de l’entertainment. Ces enquêtes sont collectives et n’obéissent pas à l’individualisme soucieux de briller des journalistes mondains et des essayistes distingués, qui s’entre-célèbrent en un stupéfiant ballet de vanités. Ces enquêtes ne sont pas des compilations de cancans ou de faux secrets, recueillis en semi-off, parmi la noblesse libérale d’État ou la noblesse d’affaires ; de ces cancans qui, dans les luttes parmi l’élite, servent telle faction contre une autre.

Ces enquêtes sont intempestives. Elles laissent parler et font entendre celles et ceux dont l’existence est niée, qui « galèrent » mais qui résistent. Et qui « ne plaisent pas aux bourgeois ». Toutes ces vies invisibles à partir des « beaux quartiers », dans l’entre-soi confortable sous triple digicode, où l’on ne connaît ni ouvriers, ni employés, ni techniciens, ni chômeurs… Ces enquêtes montrent que les fermetures d’entreprises, les licenciements, la protection sociale réduite, les services publics défaits, et les insécurités sociales que cela engendre, ne viennent pas des lois intangibles du marché mais d’une politique. Et que cette politique provient, tout comme l’importation dans le public du management privé, des patterns et savoir-faire du privé, intériorisés à HEC, l’ENA, Sciences-Po, devenus business schools, par les « brillants sujets » qui gouvernent les cabinets ministériels. Leurs carrières, d’ailleurs, les font circuler entre haute fonction dans l’État et haute fonction dans les entreprises du CAC 40.

On entendra, dans ces enquêtes, ce sans-papiers traqué, surexploité par un sous-traitant d’une grosse firme française du bâtiment. On verra ses mains que la chaux a rongées. On saura l’accident du travail pour lequel il n’a droit à rien. On comprendra comment, chaque année, travailler tue tant de salariés, souvent en toute impunité pour les « donneurs d’ordres », du fait des sous-traitances en cascade. On entendra, dans ces enquêtes, ces syndicalistes condamnés (et pas amnistiés) pour avoir retenu des représentants d’actionnaires, qui viennent sans vergogne « foutre en l’air » des vies de travail et les familles qui en dépendent.

On entendra, dans ces enquêtes, ce qui rend ces situations possibles, ce qui rend possible l’insupportable. On verra des bleus de travail, des blouses d’usine, les fatigues des caissières, des agents de Pôle emploi surchargés et qui craquent face à des chômeurs qui craquent… On y entendra par quels mécanismes enchevêtrés, tant de drames anonymes détruisent tant d’existences anonymes. Comment, par exemple, Lydia, licenciée, puis surendettée, puis expulsée, en vient à vivre dans un square puis dans les locaux du DAL, faute de place en hébergement d’urgence et parce que la loi de réquisition des millions de logements vides n’est pas votée. On y verra ce qu’aurait montré Jaurès et ce que montre le journal de Jaurès.

  • "La singularité de l’Humanité" par Blaise Magnin, Action- Critique-Médias (Acrimed), (www.acrimed.org)

Comme nombre de titres de la presse quotidienne nationale, l’Humanitéconnaît depuis près de vingt ans des difficultés ­financières chroniques liées à ­l’érosion de son lectorat. Si l’Humanité ne fait pas figure d’exception au sein du paysage économiquement désolé de la « grande » presse d’information politique et générale, le quotidien centenaire tranche pourtant par ses orientations éditoriales et apparaît même comme une certaine garantie de pluralisme dans une offre d’informations écrites d’une uniformité et d’une médiocrité globalement désolantes.

Du point de vue de l’orientation politique générale de la ligne éditoriale, d’abord. Les bribes vaporeuses d’orientation progressiste qui restaient auMonde s’évaporent à chaque nouvelle formule, ce quotidien cherchant à concurrencer le Figaro sur le terrain de l’actualité des affaires et de la vie des entreprises. Libération, de son côté, se complaît depuis de nombreuses années déjà dans des postures radical chic et se délecte du « réalisme » et de la conversion au libéralisme le plus brutal de la gauche de gouvernement, souvent au mépris des préoccupations des luttes du mouvement social. Et leurs difficultés économiques respectives, gravissimes dans le cas de Libération, en les mettant à la merci des capitalistes les plus ambitieux, ne risquent pas de favoriser une réorientation éditoriale. Si l’on complète ce tableau des grands quotidiens généralistes nationaux par la Croix, Aujourd’hui en France-le Parisien et le Figaro, on mesure à quel point la diversité des informations et la pluralité des opinions sont mises à mal et l’Humanité est indispensable… Quoi que l’on pense de son orientation politique, l’Humanité se singularise aussi par le type de journalisme qu’il propose. Alors qu’en dehors des mobilisations ou des « plans sociaux » suffisamment massifs pour attirer les caméras du 20 Heures, l’actualité sociale a quasiment disparu des colonnes de ses concurrents, l’Humanité est le seul quotidien à tenter de rendre compte non seulement de l’actualité des luttes – autrement que pour les dénigrer –, mais aussi de l’état général des rapports de forces dans le monde du travail. Et l’un des seuls quotidiens également à pratiquer encore un réel journalisme d’enquête sociale, et à ne pas déléguer le traitement de ces questions à des rédacteurs compilant des données institutionnelles ou à des experts interchangeables. On sait aussi gré à l’Humanité de refuser les recettes éditoriales dont les médias les plus mercantiles font leur miel, avec comme principaux ingrédients l’usage frénétique des sondages d’opinion et des faits divers.

Face à la crise structurelle et généralisée que connaît la presse écrite imprimée, les pouvoirs publics restent pour l’essentiel inertes. Plutôt que de procéder à une refonte globale des dispositions législatives et financières qui, dans un paysage bouleversé par la révolution numérique, offrent de moins en moins de garanties au pluralisme et à la survie de la presse écrite généraliste, l’État perpétue un système d’aides à la presse incohérent, archaïque, opaque, injuste et inefficace. Pour le reste, les gouvernements successifs semblent déterminés à laisser jouer les forces du marché, quitte à ce qu’à terme la presse écrite, exclusivement détenue par de grands groupes financiers ou industriels, se partage entre « gratuits » indigents et titres « d’élite » inabordables. Et tant pis pour la presse indépendante et celle dont les opinions ne sont pas conformes aux exigences éditoriales et de rentabilité du marché.

  • "Où va-t-on pouvoir trouver le discours de notre classe ?" par Olivier Leberquier Délégué syndical CGT de Fralib

Après plus de trois années de lutte, nous avons remporté le combat face à la multinationale Unilever, qui voulait rayer de la carte notre usine de conditionnement de thés et d’infusions. Aujourd’hui, nous avons gagné le droit de créer notre entreprise, Scop T.I., qui va se développer sous la forme d’une coopérative ouvrière. Dès le départ, l’Humanité a relayé notre combat et nous a permis de le porter au niveau national.

Notre organisation syndicale CGT Fralib est abonnée depuis très longtemps au journal l’Humanité. La lecture de la presse – et particulièrement celle de l’Humanité – fait partie de notre culture syndicale. Elle est indispensable d’autant plus aujourd’hui que le pluralisme de la presse et de la ­communication en général est mis à mal. Où va-t-on pouvoir trouver le discours de notre classe ? Notre adversaire de classe ne s’y trompe pas. Tous les grands médias de notre pays – que ce soit la presse écrite, la télévisée ou la radiodiffusée – sont détenus par les capitalistes. À longueur de journée, on peut y lire, voir et entendre la propagande ultralibérale du patronat et de ses serviteurs. Dans le dossier que nous avons monté pour ­reprendre notre usine, l’Humanité comme la Marseillaise ont été un apport primordial.

L’Humanité a été un vecteur ­d’informations important au niveau national sur le détail de notre dossier contre la multinationale Unilever, et elle nous a permis aussi d’informer la population française de notre lutte. Le fait quel’Humanité ait été très présente à nos côtés pendant ces trois années de lutte a poussé d’autres médias nationaux à nous suivre. Grâce à la présence de ce titre, nous avons déjoué un boycott total de la presse, comme on peut malheureusement le constater dans nombre de luttes.

À ce propos, je me souviens que, lors de nos négociations tendues avec le PDG d’Unilever France, au plus dur de la lutte, il nous avait confié qu’à cause de nous il était devenu un lecteur assidu de l’Humanité et de la Marseillaise !

Au-delà du traitement de l’actualité concernant notre lutte, des articles d’analyses ont été faits et ont permis de faire comprendre au grand public que notre lutte était juste et légitime. Stratégiquement, nous avons pu par la presse passer des messages tantôt à la population, tantôt à notre direction avec qui les relations ont été rompues plus d’un an et demi. Nous avons pu bénéficier d’une relation de confiance avec l’Humanité comme avec la Marseillaise. On savait que nos propos n’allaient pas être déformés, comme cela a pu se passer avec d’autres médias. Nous nous devons de soutenir l’Humanité, comme la Marseillaise, pour maintenir ce qui reste du ­pluralisme de la presse en France et – pourquoi pas ? – faire en sorte de le faire grandir ! Tout au long de nos trois années de lutte, nous avons été contactés par des journalistes étrangers qui nous demandaient, surpris, pourquoi on se battait, pourquoi notre syndicat refusait la fermeture et n’accompagnait pas plutôt le plan social proposé par la direction. Nous nous sommes aperçus qu’ils n’avaient pas l’habitude d’entendre des voix ­dissonantes par rapport au discours patronal.

Alors qu’ici, des exemples comme les Fralib à Gémenos devenus Scop T.I. ou les Pilpa à Carcassonne ­devenus la Fabrique du Sud avec leur glace la Belle Aude, démontrent qu’en se battant on peut obtenir des victoires sur notre adversaire de classe. Dans beaucoup d’autres pays, tous les médias sont tenus par les ultralibéraux. Heureusement pour nous, ici, nous avons pu compter sur des médias alternatifs, comme l’Humanité, qui ont relayé la voix des travailleurs en lutte. Il n’y a que les luttes qu’on ne mène pas qu’on est sûr de perdre ! Nous avons gagné la nôtre, il faut le faire savoir !

L'Humanité, sortir des difficultés financières. Lors du lancement de la souscription pour l’Humanité, son directeur, Patrick Le Hyaric, a décrit les difficultés du quotidien : « Une hausse de 1 million d’euros des coûts de production, des recettes publicitaires en baisse de 500 000 euros, une baisse des recettes de diffusion et une diminution drastique des aides publiques aux quotidiens à faibles ressources publicitaires, décidée sous la précédente législature, auxquelles viennent s’ajouter une nouvelle baisse d’au moins 200 000 euros annoncée la semaine dernière et un déficit de la Fête de l’Humanité malgré son vrai succès populaire. »

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 14:13
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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 12:40

Une nouvelle étude confirme
que les ultra-riches concentrent de plus en plus de richesses.

Malgré la crise, leur nombre augmente, et leur richesse encore plus. Cette étude de WealthX et de la banque UBS recense les très riches qui ont amassés plus de 30 millions de dollars. Ils sont 211000, soit une augmentation de 6 % sur un an, et leur patrimoine cumulé a lui augmenté de 7 %.

Ainsi possèdent-ils à eux seuls 13 % de la richesse mondiale. Ils sont de mieux en mieux répartis dans le monde, même si les Etats-Unis abritent toujours le plus gros contingent d’ultra-riches, suivis de l’Eu—rope et de l’Asie. Le continent africain reste en dernière place, avec 3005 ultra-riche, mais c’est là que l’augmentation est la plus forte, avec une augmentation de 8,3 %.

La richesse cumulée de ces 211000 ultra-riches atteint les 30 000 milliards de dollars. C’est quasiment le PIB cumulé de l’Europe et des Etats-Unis. Presque la moitié du PIB mondial. C’est 3 fois le montant de toutes les dettes souveraines cumulées des pays européens.

L’augmentation de cette richesse se fait principalement sur les marchés financiers, repartis comme s’il n’y avait jamais eu de crise. Toutefois, un tiers de ces ultra-riches ont hérité du gros de leur fortune.

Au niveau mondial, ce club est à une écrasante majorité (87%) composé d’hommes dont l’âge moyen est de 59 ans 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 12:38

Treize régions,
un point c’est tout.

À l’Assemblée nationale, les députés de la majorité ont confirmé leur choix avec 277 voix pour, 253 contre et 33 abstentions, après que le Sénat, à la fin octobre, a préféré, lui, un découpage à quinze régions. Il est vrai que le Premier ministre a martelé à plusieurs reprises que le passage de 22 à 13 au 1er janvier 2016 est le « bon » découpage régional. Oublié le bricolage de départ avec, dans la première version du texte transmis par François Hollande à la presse régionale, le nombre de régions laissé en blanc. Puis la carte a pris quelques allures de puzzle élastique pour qu’au final, on en revienne au plan de départ.

Mais, au-delà de ces péripéties, est surtout posée la question des compétences, qui ne seront débattues que plus tard. Les régions élargies devraient récupérer les routes ainsi que les transports, actuellement gérés par les départements, qui seraient de fait « dévitalisés », comme l’a dit le secrétaire d’État André Vallini. Et alors que le débat sur les futures compétences départementales (sans parler des possibles disparitions) n’a pas été non plus lancé. « Derrière ce redécoupage se profile un séisme institutionnel », ont pointé sans tarder les députés du Front de gauche, expliquant aussi que, « face à un tel risque, il aurait été légitime d’engager un grand débat national » qui n’est manifestement pas à l’ordre du jour.

Arguments avancés en faveur de ces nouvelles régions : leur donner une taille suffisante pour être plus forts économiquement. Mais l’Insee a, par anticipation, prévenu que non seulement les inégalités entre les territoires ont atteint un niveau record, mais que ces inégalités entre les métropoles et la « France périphérique » ont été accentuées par la crise. Alors, par quelle opération miraculeuse ces territoires élargis deviendraient-ils plus musclés ?

En fait, il s’agit de répondre aux préconisations libérales de l’Union européenne. Tans pis, alors, si la réduction des dotations publiques diminue mécaniquement les possibilités d’investissement, et réduit donc les commandes dans le BTP, qui déjà révise ses effectifs à la baisse.

Comme quoi le chiffre 13 n’est pas forcément celui de la chance 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 12:34

Faire allégeance au Medef

À en rester aux apparences, le péché originel de ce gouvernement pourrait bien être, quelques semaines à peine après son élection, d’avoir fait allégeance au Medef. On se souvient du défilé des ministres à l’université d’été de ce dernier. Le résultat en est cette semaine d’action du Medef, de la CGPME et de l’UPA, avec cet affligeant spectacle de manifs de patrons.

En choisissant d’aller vers ceux qui le combattaient au lieu de répondre à ceux qui l’avaient élu, le gouvernement se coupait de ces derniers et encourageait les premiers à demander toujours plus. Les quarante milliards du CICE et du pacte de responsabilité, dont on sait qu’ils ont pour beaucoup alimenté les dividendes, ne leur suffisent pas, ils sont insatiables avec pour obsession le coût du travail, soit le coût des travailleurs et non le coût du capital, prélevé sur les richesses créées.

En fait, on comprend maintenant que le péché originel n’en était pas un. Le libre choix du président, de son Premier ministre et de son nouveau ministre de l’Économie, c’est, selon une vieille formule, la gestion loyale des affaires du capitalisme. D’où ce badge bien pertinent dans son humour porté par des manifestants d’il y a quinze jours contre l’austérité : « Séparation du Medef et de l’État ». Comment interpréter par exemple le choix de nommer à la présidence du conseil de surveillance de l’entreprise publique qu’est encore la SNCF Frédéric Saint-Geours, l’un des dirigeants les plus influents de l’organisation patronale ?

Ceux des Français qui pensent aujourd’hui que les patrons ont raison de manifester gagneraient à être au fait de chiffres comme la hausse de 30 % de la rémunération des actionnaires au deuxième trimestre. Mais, pourra-t-on objecter, ce n’est pas le fait de tous les patrons. C’est tout à fait exact, et c’est une des navrantes manipulations de la semaine d’action de faire croire ainsi au PDG d’une PME que ses intérêts sont les mêmes que celui du grand groupe qui, en tant que donneur d’ordres, le tient avec une corde au cou 

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 05:57

La bombe Macron s’abat sur les droits des salariés

FANNY DOUMAYROU

JEUDI, 20 NOVEMBRE, 2014

Un des volets du projet du ministre Macron vise à mettre au pas les prud’hommes pour qu’ils fassent de l’abattage, au détriment des salariés qui demandent réparation.

Photo : Éric Piermont/AFP

Décryptage. Sous prétexte de favoriser l’emploi, le projet de loi fourre-tout du ministre de l’Économie, Emmanuel Macron, marque une accélération dans la déréglementation des horaires de travail et la casse des institutions que sont les prud’hommes, l’inspection et la médecine du travail.

La grenade Macron contre le Code du travail est dégoupillée. Le projet de loi censé « libérer l’activité », selon son intitulé, concocté par le ministre de l’Économie comme pour incarner la dictature des intérêts privés sur les choix sociaux et sociétaux a été transmis lundi au Conseil d’État, en vue d’une présentation en Conseil des ministres à la mi-décembre. Si la plupart des thèmes et des mesures du projet étaient connus, certains y ont été inclus dans la plus grande opacité. La mouture finale révèle une attaque de grande ampleur contre les droits des salariés – avec l’extension du travail du dimanche et de nuit –, et contre leurs institutions que sont les conseils de prud’hommes, l’inspection et la médecine du travail. Il révèle aussi la brutalité de la méthode du gouvernement qui, pour certains thèmes, passera par ordonnance pour éviter le débat au Parlement. Décryptage des principaux points du projet.

1. Vannes ouvertes au travail du dimanche

Si les socialistes avaient dénoncé en 2009, sous Sarkozy, la loi Mallié élargissant les possibilités d’ouverture des commerces le dimanche, leur projet explose les records en matière d’extension du travail dominical, et ouvre la voie au travail 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 à l’américaine, avec la possibilité de faire travailler les salariés jusqu’à minuit sans que cela soit considéré comme du travail de nuit !

L’extension est multiforme. D’une part, les cinq dimanches par an d’ouverture des magasins qui pouvaient être décidés par les maires des communes passent à douze par an, dont cinq seraient accordés de droit aux commerces, sans que l’édile local puisse s’y opposer. D’autre part, le projet va généraliser l’ouverture des centres commerciaux. La loi Mallié avait légalisé la situation des centres qui ouvraient jusqu’alors dans l’illégalité, en créant le concept de « périmètre d’usage de consommation exceptionnel » (Puce), réservé aux agglomérations de plus d’un million d’habitants. Avec Macron, les Puce sont transformés en « zones commerciales caractérisées par un potentiel commercial », une définition en forme de pléonasme qui signifie que toute zone commerciale, partout en France, pourra obtenir l’autorisation. Autre innovation, en plus des zones touristiques actuelles, le texte crée les fameuses « zones touristiques internationales », qui permettront notamment aux magasins des Champs-Élysées et aux grands magasins comme le Printemps et les Galeries Lafayette à Paris d’ouvrir le dimanche alors que les actions en justice de l’intersyndicale Clic-P les en empêchent aujourd’hui.

Ces zones seront déterminées par les ministères du Travail, du Tourisme et du Commerce, une manière d’exclure les municipalités, comme celle de Paris qui a refusé en 2010 ce cadeau aux grands magasins. Anne Hidalgo, maire PS de la capitale, n’a pas manqué de réagir mardi en prévenant qu’elle n’accepterait pas que « les pouvoirs du maire soient captés par Bercy ». C’est dans ces zones touristiques internationales que les enseignes se voient tailler un Code du travail sur mesure, avec un nouveau concept de « travail de soirée » qui décale à minuit le déclenchement du travail de nuit. Pour faire passer la pilule, le gouvernement instaure pour ces innovations une garantie de volontariat des salariés et le doublement du salaire pour les heures de travail dominical ou vespéral. Les syndicats insistent sur le leurre du volontariat, du fait des pressions possibles des directions sur les salariés. Et pour les majorations de salaire, le texte offre une issue aux patrons. Les entreprises pourront négocier des accords moins favorables, et ce n’est qu’en l’absence d’accord que le filet de sécurité de la loi s’appliquera, avec la majoration de 100 %. De plus, ce filet ne concernera pas les établissements de moins de 20 salariés. L’éclatement de l’activité des groupes en petits établissements distincts leur permettra d’échapper au surcoût du dimanche. Le Clic-P annonce une nouvelle manifestation le 16 décembre.

2. Prud’hommes : la Justice du travail remise au pas

La spécificité de la justice prud’homale, rendue par des juges issus du monde du travail à parité entre employeurs et employés, c’est du passé. Sous prétexte que les délais de jugement dans les conseils de prud’hommes d’Île-de-France sont inacceptables, Macron engage une restructuration profonde de l’institution, déjà entamée avec la suppression de l’élection des juges prud’homaux, discutée aujourd’hui même à l’Assemblée nationale. Il n’est pas question de donner à ces tribunaux les moyens nécessaires à un bon fonctionnement, mais de les mettre au pas pour qu’ils fassent de l’abattage, au détriment des salariés qui demandent réparation. Dans 92 % des cas, les salariés saisissent les prud’hommes à l’occasion d’un licenciement. Or, dans ce cas, le projet prévoit qu’avec l’accord des parties, l’affaire sera renvoyée vers une formation restreinte (deux juges au lieu de quatre) qui statuera sous trois mois et allouera au salarié une indemnité forfaitaire en fonction d’un barème lié à son ancienneté dans l’entreprise. « On ne sera plus de vrais juges car le travail d’un juge, c’est de regarder chaque cas et de voir les préjudices, pas d’allouer un montant fixe », s’insurge Jamila Mansour, présidente CGT des prud’hommes de Bobigny, où les juges CGT, FO et Solidaires font la grève des audiences depuis lundi, comme à Paris et à Lyon. Autre aspect de la réforme, le juge professionnel prendra le pas sur les juges prud’homaux. Aujourd’hui, les affaires sont jugées par les conseillers prud’homaux et ne font l’objet d’un départage par un magistrat que quand ils ne parviennent pas à trancher. Le projet Macron permet de passer directement à l’étape du juge professionnel. Une manière d’accélérer les procédures et d’instaurer en douce le système d’échevinage (un juge professionnel assisté d’un assesseur employeur et un salarié), fortement rejeté par les organisations syndicales et patronales. « Dans ce système, les juges prud’homaux deviennent optionnels, déplore Jamila Mansour, de la CGT. Le gouvernement veut enterrer les prud’hommes mais de manière perverse car il n’a pas le courage d’y aller frontalement. »

3. Inspection et médecine du travail : carte blanche pour réformer

Ce sont les deux surprises du chef, l’inclusion dans le projet Macron d’une carte blanche pour réformer la médecine du travail et l’inspection du travail par voie d’ordonnances, histoire de contourner magistralement les débats au Parlement. Concernant l’inspection du travail, le premier volet de la réforme dite Sapin – la restructuration des services – est passé par décret et en cours d’application. Restait le deuxième volet, consistant à donner aux inspecteurs de « nouveaux pouvoirs » de sanction contre les employeurs en infraction, sous forme d’amendes administratives ou de transactions pénales décidées par les directeurs régionaux du travail. Un projet contesté par les syndicats CGT, Solidaires et SNU-FSU, qui y voient une façon d’épargner aux patrons des poursuites pénales déjà trop rares. Le projet ayant été rejeté au printemps par le Parlement, les syndicats guettaient sa réapparition. Alors que le ministère du Travail leur a refusé toute information ces dernières semaines, ils découvrent dans le projet Macron que leurs pouvoirs seront réformés par ordonnance sous neuf mois, sans précision sur le contenu. « C’est l’opacité totale ! » dénonce Anthony Smith, inspecteur du travail CGT. Le texte prévoit aussi la révision « de la nature et du montant des peines applicables en cas d’entrave au fonctionnement des institutions représentatives du personnel », conformément à la promesse formulée mi-octobre par François Hollande de supprimer la peine de prison pour les patrons piétinant les droits des délégués du personnel, des comités d’entreprise, des comités d’hygiène et sécurité, au motif que cela inquiéterait les investisseurs étrangers. En réalité, les employeurs ne vont jamais en prison et les procès-verbaux d’inspecteurs pour entrave sont très souvent classés par la justice. En allégeant encore la peine inscrite dans le Code du travail, le gouvernement lance un signal supplémentaire pour que ces droits ne soient pas respectés. Même opacité pour les médecins du travail qui ont découvert fin octobre qu’ils seront frappés par le « choc de simplification » du gouvernement. Ce dernier compte supprimer la visite médicale périodique des salariés et mettre fin aux avis d’aptitude « avec restrictions » délivrés par les médecins du travail, qui obligent l’employeur à aménager les postes de travail. La réforme est finalement venue se nicher dans la loi Macron, mais là encore sans précision puisque c’est par ordonnance que seront prises ces mesures.

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 05:05

 

 

PAS DE LIBERTÉ, PAS DE DÉMOCRATIE SANS UN PLURALISME VÉRITABLE !

Adresse à Monsieur Olivier SCHRAMECK, Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel
Depuis des mois la discrimination à l’égard du Parti Communistes Français dans les médias télévisés est devenue une constante insupportable pour les citoyens attachés à la démocratie et au pluralisme.
Pierre LAURENT, son secrétaire national fait l’objet d’un ostracisme révoltant. Cela fait au moins douze ans qu’aucun secrétaire du Parti communiste n’a été invité à participer à une émission de début de soirée.

TROP C’EST TROP, C’EST L’OVERDOSE !

La mise en scène d’un match à trois (UMP-PS-FN) est un jeu dangereux et une grave atteinte à la démocratie !

• Le Front national a table ouverte permanente sur tous les plateaux de télévision.
• Le petit écran est envahi par l’UMP et le retour de celui qu’une grande partie de nos compatriotes ne veulent plus.
• Nous sommes invités à passer notre dimanche en compagnie du Parti socialiste et du premier ministre.

Et pendant ce temps :
• Les communistes réunis en conférence nationale lancent un appel pour construire une alternative à l’austérité : PAS UN MOT !
• Les parlementaires communistes se rendent à un péage pour dénoncer le scandale des sociétés d’autoroutes : PAS UN MICRO NE LEUR EST TENDU !
• Des militants communistes défilent grimée en patrons pour dénoncer le Medef qui en demande toujours plus : LES TÉLÉSPECTATEURS N’EN SAURONT RIEN !

CE SILENCE EST ASSOURDISSANT !

C’est à une véritable disparition du courant d’opinion représenté par le Parti communiste à laquelle nous assistons !
C’est intolérable ! Cela pose la question de la représentation légitime dans les médias d’une formation, fondatrice du Front de gauche, comptant 120.000 adhérent et restant la troisième force politique en termes d’élus locaux !

La France va mal ! Elle souffre ! Elle connaît une grave crise de confiance, une grave crise démocratique ! La majorité de notre peuple ne veut plus de la politique actuellement mise en œuvre !
Quelle alternative ? La question est posée !
Y répondre appelle débat, confrontations, écoute de la société, propositions d’alternatives syndicales, sociales, économiques, écologiques, politiques et culturelles !
La parole des communistes doit être respectée et entendue !

C’est pourquoi nous exigeons que soit mis un terme à la mise à l’écart du Parti communiste français et de son secrétaire national ! C’est tout simplement faire droit au respect du pluralisme sans lequel la démocratie serait une coquille vide !

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 04:57

Ci dessous une petite chronique tirée de mon livre ( écrite pour l'huma) pour dire ce que vit ma vallée à l'heure où la France compte 7 millions de pauvres,où les restos du coeur sont bondés, où plus d'un français sur deux ne sait pas ce que sont de vacances, à l'heure ou 2 % de la population possède ce que possède 70 % des gens, à l'heure ou les cadeaux patronaux se multiplient ( 40 milliards de "don" aux patrons par le CIC pour rien si ce n'est pour grossir les dividendes, alors que cela devait relancer l'(emploi!!!!), à l'heure où 370 000 patrons ne paient pas l'ursaaf,( oui ce sont eux les assistés!!!) ou chaque année ils percoivent 250 milliards d'euros de subventions dont on se demande ce qu'ils font..
Pendant ce temps là chez moi, à deux pas......

35 000 euros la nuit au must des neiges…

N’enlevez pas vos chaussures, un « ski boy » le fera pour vous. C’est la dernière trouvaille en matière de petits jobs dans les stations se sports d’hiver dernier cri. Ne vous inquiétez pas, vous les retrouvez demain sous le drapeau portant numéro de votre suite devant le Palace où la calèche vous attend avec vos skis et le même ski boy. Laissez-vous ensuite guider dans les salons où alternent les éventaires Cartier et Vuitton. Vous repérez une montre à 25 000 euros, soit, on vous la glissera demain sous votre oreiller. En couloirs feutrés de tableaux de maîtres, vous croisez un roi, une vedette, un homme d’affaire. Vous rejoignez votre chambre à la baignoire de hammam, home-vidéo encastré à portée de flots mouvants. Vous pourrez héler par l’intermédiaire de votre majordome particulier disponible 24 h sur 24, le coiffeur des stars John Nollet prêt à vous faire des frisettes façon Britney Spears ou Reine d’Angleterre.
D’ailleurs, en rejoignant les 600 m² de piscine vous pouvez rencontrer le duc d’Angleterre, venu en ski de Méribel avec deux moniteurs attitrés. L’an dernier vous auriez pu converser avec le roi de l’acier Lakshmi Mittal sur les avenirs incertains des ouvriers de la sidérurgie et du confort de leurs actionnaires en villégiature dans les hôtels alentour. Aucune faute de goût ici, tout est scrupuleusement noté : vos petites colères, vos désirs, vos soucis. Il y a même la photo de votre chambre prise le jour de votre départ afin de reconstituer au détail près votre décor aux prochaines vacances. Vous êtes 83 privilégiés dans l’hôtel. Il y a 110 personnes pour vos soins. Vous logez dans le dernier Palace des cimes, propriété de Bernard Arnault, Pdg de LVMH. N’oubliez pas la note en partant. Pour une nuit, la suite, à partir de 20 000 euros…
A quelques pas dorment « Les Airelles ». Must de l’hôtellerie. Vous avez droit en prime à une supernany et à un valet patineur chargé de guider vos glissades dans la patinoire privée. Pour une nuit, l’appartement luxe: 35000 euros. Il y a 14 hôtels de ce type dasn la station voisine de chez moi...
Ne téléphonez plus. Tout est complet pour la saison…

Michel ETIEVENT

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Published by bruno fornaciari - dans LE SAVIEZ-VOUS
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BRUNO FORNACIARI

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