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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 21:16

Pour le Parti communiste du Luxembourg : dévoiler immédiatement au public les accords secrets et les invalider !

novembre 14, 2014

Article KPL/PCL du 7 novembre 2014 – traduction vivelepcf

Les dernières révélations sur les accords secrets d’évasion fiscale passés au Luxembourg déclenchent une tempête. Les gouvernements luxembourgeois successifs ont conclu de tels accords depuis des décennies, dans le dos de la Chambre des députés et du peuple, avec plus de 300 multinationales du monde entier – dont plus de la moitié basées aux USA.

Au moyen de montages alambiquées et de constructions complexes, qui ont obtenu la bénédiction de l’administration fiscale agissant pour le compte du gouvernement, on a permis aux multinationales de payer un impôt sur les sociétés au taux seulement de quelques pour cent, voire moins de 1%, au lieu du taux officiel en vigueur de 28%, rehaussé maintenant à 29,22%. Pour rendre possibles et couvrir légalement ces malversations, on a préparé et fait voter les lois correspondant aux intérêts du capital. Et dans le même temps que les possédants des multinationales se voyaient épargnés de milliards d’euros d’impôts, le gouvernement accablait les travailleurs encore davantage de hausses d’impôt et d’impôts nouveaux. Nouvelles illustrations de ce processus : l’augmentation annoncée au 1er janvier de la TVA et l’introduction d’une fiscalité sur les allocations familiales.

Pour le PCL, ces pratiques et leur extension ne constituent pas une surprise. Car les partis du système poursuivent depuis 50 ans une politique économique dirigée avant tout vers le secteur financier, le secret bancaire, les intérêts des banques et des multinationales. Elle suit le principe : « moins de règles, moins de contrôles, moins d’impôts ».

Cette politique est complétée par le bradage de la souveraineté nationale, l’alignement inconditionnel sur l’OTAN et les USA. Elle a contribué dans une large mesure jusqu’à aujourd’hui à la désindustrialisation du pays, à la propagation de l’illusion du « partenariat social ». Elle a trompé la population luxembourgeoise sur les performances de l’économie nationale.

Les paradis fiscaux comme le Luxembourg sont exclusivement conçus dans l’intérêt des banques et des multinationales et ne servent que leur stratégie de maximisation des profits. Toutefois, la crise économique et financière du capitalisme a contraint progressivement les grands Etats capitalistes à chercher à reboucher les niches fiscales pour mieux être en état de jouer leur rôle de garantie de l’intérêt général du système capitaliste. C’est cela qui explique que le modèle d’économie politique capitaliste pratiqué ces dernières décennies est sur le point de sombrer. Les possibilités de maximisation du profit, en dehors d’une base économique réelle, deviennent de plus en plus réduites. Le système capitaliste touche à ses limites.

Les communistes ont critiqué avec constance le système d’évasion fiscale qui apparaît maintenant au grand jour et l’ont combattu comme un pilier du système économique capitaliste. Les accords secrets avec les multinationales doivent être immédiatement rendus publics et invalidés.

La solution du problème ne viendra pas du comblement de telle ou telle niche fiscale, pas plus que du retrait d’un responsable, mais de la suppression de ce système, qui sait toujours reproduire des structures agissant dans l’intérêt du grand capital. Ce dont nous avons besoin, c’est d’un système social où l’exploitation de l’Homme par l’Homme soit définitivement écartée et ou l’humain soit placé avant le profit.

Parti communiste du Luxembourg, Esch-sur-Alzette, 7 novembre 2014

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 21:02
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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 19:33

Marine Le Pen et les médias: la prise de pouvoir

Les médias redoutaient le père, ils raffolent de la fille. Qui impose désormais son storytelling et son tempo sur les plateaux télé. La présidente du FN a la main. Enquête.

Marine Le Pen sur le plateau de "C politique" (France 5), le 7 octobre 2012 © IBO/SIPA

Number one ! Selon un récent décompte du Lab d'Europe 1, Marine Le Pen a été, sur un an, la personnalité la plus invitée dans les matinales. Dire que son père avait dû interpeller François Mitterrand pour accéder à la télé ! Avec un Front national premier parti de France aux élections européennes et bien placé dans les sondages pour 2017, son omniprésence ne va pas faiblir. D'autant qu'en interne, la présidente du FN a peu de concurrents médiatiques. En mai dernier, un conseiller de Matignon s'étranglait en découvrant sa photo glamour en une du « Figaro Magazine » :« Ils en font une héroïne romanesque ! » Depuis la présidentielle, elle est partout : portrait de « femme jonglant entre enfants et dossiers mais improvisant des apéros avec les copains » dans « Elle », geste tendre de Louis Aliot, au petit déjeuner, photographié dans « Paris Match », « car elle est amoureuse » ... Même « Closer » s'est intéressé aux supposés malheurs du couple qu'elle a démentis par un selfie. La consécration ! « Il s'est produit quelque chose d'extraordinaire, dit l'ex-FN Carl Lang. On est passé du champ de mines médiatiques avec Jean-Marie Le Pen au tapis rouge avec Marine Le Pen. Pour elle, c'est open-bar. » Elle a la main.


Et elle en profite. Au lendemain du retour annoncé de Nicolas Sarkozy, elle s'engage à venir sur France Inter. Finalement, non. Elle préfère RMC. De même, la chaîne BFMTV ayant, à son goût, trop énergiquement décollé l'étiquette « BFN-TV » que lui collaient ses détracteurs, elle boycotte son plateau le soir des municipales. Mais c'est encore meilleur quand cela se voit. En avril dernier, France 2 annule Martin Schulz, le président du Parlement européen, car Marine Le Pen le récusait. Elle récolte les fruits de son coup d'éclat de 2012 : furieuse de se voir imposer pour contradicteur Jean-Luc Mélenchon à « Des paroles et des actes », elle avait refusé de débattre et l'avait laissé soliloquer.

Maquillage et camouflage

« Mais qui elle est, celle-là ? » Le soir du 22 mai 2002, sur France 3, Jean-Luc Mélenchon reste médusé devant cette jeune femme blonde qui lui vole dans les plumes. Le Pen est au second tour et, pour la première fois, sa fille est propulsée sur le plateau d'une grande chaîne. Une bête de télé est née. « Elle avait une assurance, un bagout, une mauvaise foi prodigieuse qui auguraient d'une belle carrière dans les médias », se souvient Alain Duhamel. « L'influence électorale du FN progressait, le CSA nous obligeait à le représenter, on ne pouvait pas inviter Jean-Marie Le Pen toutes les semaines, raconte Hervé Béroud, à l'époque à RTL, aujourd'hui directeur de l'information à BFMTV. Marine Le Pen tombait à pic : elle off rait une voix supplémentaire, s'appelait aussi Le Pen, facile à situer pour le spectateur. » Aujourd'hui, avec Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon, Manuel Valls et François Hollande, elle fait partie du club des cinq qui garantit l'audience.


Depuis douze ans, la matière est inépuisable : les relations de la fille du diable avec un père tour à tour utile, nuisible, encombrant, le « phalanstère » de Montretout, repaire de la tribu... « Les médias ont toujours été allergiques à Jean-Marie Le Pen, ils sont fascinés par les maquillages et par les camouflages de Marine Le Pen », déplore Alain Duhamel dans « Une histoire personnelle de la Ve République », « ce milieu est obsédé de nouveauté, elle en a bénéficié ». La « nouveauté » a même ses blessures. Elle les expose chez Thierry Ardisson en 2006, regard voilé, voix sourde : elle a 8 ans quand 20 kilos de dynamite soufflent l'appartement familial (« Je suis la fille d'un homme qu'on cherche à tuer »). A 16 ans, au retour de l'école, elle découvre que sa mère a quitté le foyer ; à 18, avec « toute la pudeur de cet âge-là », elle la retrouve nue sous un tablier de soubrette en couverture de « Playboy ». Ces touchantes confidences prennent le pas sur ses complaisances ou ses silences après les dérapages racistes ou extrémistes du père ou du parti. « Cette émission a été un tournant », analyse un de ses proches.


« Marine, ce sont les médias qui l'ont faite, assénait Jean-Marie LePen, en 2004, dans «Médias», la revue créée par Robert Ménard, l'ex-président de RSF désormais proche du FN Elle est comme un cheval de course. Les amateurs et les professionnels du turf ont jugé qu'elle avait des qualités et ce sont eux qui l'ont promue. » Avant même de diriger le parti, elle a poussé l'avantage en jouant les « clientes » arrangeantes avec les médias : accessible, réactive, Marine Le Pen n'exige pas de relire ses interviews, accepte d'essuyer les plâtres des « premières », se rend disponible, où qu'elle soit, pour une réaction de trente secondes au téléphone. Elle comprend instantanément la portée des chaînes d'info. Céline Pigalle, patronne d'i>Télé, analyse : « Quand on la sollicite, elle n'ergote pas pour savoir si la demande correspond à son standing, elle y va. » Et elle s'en sert. Lors de sa campagne de 2010 pour la direction du parti, elle incite en direct, pendant « A vous de juger » (sur France 2), les internautes à s'inscrire sur le site du FN pour la faire élire. « Elle a suscité des milliers d'adhésions », constate son conseiller Bruno Bilde. Les supporters de Bruno Gollnisch ont beau s'époumoner contre « la candidate du système », ils tombent dans un trou noir.


Lorsqu'elle se maquille le matin, Marine Le Pen rêve de l'Elysée. Elle lemartèle en privé, « c'est inévitable, il suffit de regarder les plaques tectoniques ». Autrement dit, son avancée à elle. Dans cette conquête, les journalistes sont des « vecteurs ». Depuis qu'elle est née, elle les sait hostiles. Bruno Bilde, qui a étudié les votes des étudiants de l'Ecole supérieure de Journalisme de Lille, relève qu'« en 2012, Eva Joly était première, devant Mélenchon. Marine avait zéro voix ». La chef du FN a la méfiance d'autant plus vive que sa mère a fugué avec le journaliste venu écrire une biographie de son père. Et que toute cette histoire s'est déroulée sous le regard des médias, « à partir du moment où c'était Le Pen [ ...], pas besoin de ménager sa famille », dit-elle.


Depuis, elle a pacifié ses relations avec la profession. Ruth Elkrief (BFMTV) se souvient « du moment de séduction qui a suivi 2002 : elle voulait parler, et parler normalement aux journalistes. Pour les mettre de son côté, il fallait être irréprochable. Les agressions contre les médias dansles fêtes bleu-blanc-rouge, elle ne couvrirait pas ». S'insérer dans le système médiatique sans avoir l'air d'en être, en user tout en gardant ses distances, donner des gages à son électorat en tapant sur ces suppôts de « l'établissement », voilà l'équation de Marine Le Pen. « Avoir des ennemis fait partie de son capital politique, c'est une arme antibanalisation »,reprend Ruth Elkrief.


Dans les coulisses, la patronne du FN se montre civile sans familiarité, agréable sans être dans la connivence. Sauf à de rares exceptions. A RTL, c'est bise et tutoiement avec Eric Zemmour. L'animateur star de RMC Jean- Jacques Bourdin, qui l'a rencontrée chez des amis, la tutoie, un témoin les a même observés en grande conversation lors d'une soirée à l'Aventure, ce bar où elle boit régulièrement un pot avec l'homme demédias Jean-Noël Tassez. Elle pratique peu le « off ». Mais elle s'y met... Le12 octobre dernier, dans le bureau de Jean-Pierre Elkabbach, après son interview, elle étanche sans chichis la curiosité de Denis Olivennes, patron d'Europe 1. En bon fils de psychanalyste, il l'interroge : « C'est quand même votre père ! Quand vous vous croisez, vous vous dites bonjour ? » Elle confie qu'ils s'évitent, se parlent le moins possible.

Mais, dès que la lumière rouge des studios s'allume, « elle impose une tension, prend le dessus, confie Bruce Toussaint, le matinalier d'i>Télé. Elle vient pour jouer un match et le gagner. Une interview, c'est un moment très physique, le fait qu'elle soit une femme complique, pour nous, l'exercice ». Olivier Mazerolle, directeur de « la Provence », note lui aussi cette « montée d'adrénaline », cette « dureté ». L'éditorialiste politique Jean-Michel Aphatie la décrit en « posture de combattante », au moment d'attaquer l'interview. Colère, agressivité, humour, sourire carnassier, on ne sait jamais quelle Marine Le Pen va surgir car « elle cultive la surprise comme Sarkozy et Mélenchon, observe Hervé Béroud. C'est pour cela queles auditeurs viennent, il y a une dimension spectacle à la Bernard Tapie. On sait qu'il va se passer quelque chose ». Comme à « Mots croisés », lorsque, pour dézinguer la nomination de Frédéric Mitterrand au ministère de la Culture, elle déforme sans scrupule le passage de son livre « la Mauvaise Vie » où il raconte le tourisme sexuel en Thaïlande : « la profusion de garçons très attrayants » devient « la profusion de «jeunes» garçons »... Athlète de la parole, elle déroule un enchaînement de phrases qui fait barrage aux questions. Mais le problème est ailleurs : « Sa première force est aussi notre difficulté : elle n'a jamais exercé le pouvoir, n'a pas connu l'épreuve des faits, résume Céline Pigalle. Le risque : se contenter de lui ouvrir le micro. Il faut que son discours soit interrogé. » Lors de la présidentielle, « les Echos » avaient fait évaluer dans une étude touffue lecoût exorbitant de la sortie de l'euro, l'une des mesures phares du FN. Maisles journalistes l'ont peu exploitée...

Ils n'exploitent pas non plus un incroyable paradoxe : avoir grandi dans le ghetto pour ultrariches, fermé et sécurisé de Montretout, avec un père qui cite Musset (et parfois Brasillach) à tout bout de champ, éloigne beaucoup Marine Le Pen des « vrais gens ». Pourtant, à l'antenne, elle enferme sans relâche les journalistes dans cette classe coupée du peuple qui ne comprend rien. A Ruth Elkrief : « Vous êtes aveuglée par votre défense de la caste et des élites. » A Patrick Cohen, de France Inter : « Vous participez à cette élite complètement déconnectée de la réalité et des préoccupations des Français » ; « «Radio Bolcho» on vous appelle en dehors des studios, vous le savez pas ? » Anne-Sophie Lapix, elle, est traitée de « commissaire politique », Salhia Brakhlia, de Canal+, de « procureur ».Et quand on parle du père, gare ! A Jean-Michel Aphatie : « Etes-vous secrètement amoureux de Jean-Marie Le Pen dont vous me parlez à chaque fois que je viens ? »


La normalisation des relations a ses limites. En démocratie, un élu ne choisit ni les journalistes ni les questions. Mais Marine Le Pen, elle, interdit de meetings ou conventions Médiapart et « le Petit Journal ». La sentence est tombée après que le candidat FN à Boulogne-sur-Mer a reconnu au micro de Canal vénérer l'ancien leader extrémiste autrichien Jörg Haider. Désormais, cette « chaîne de bobos » est boycottée. Le 7 janvier dernier, présentant ses voeux à la confrérie, elle se dit, la main sur lecoeur, « très attachée à la liberté de la presse ». Pas au point de laisser travailler la reporter du « Petit Journal », refoulée. « Ce n'est pas correct,fulmine un dirigeant de la chaîne. Il est compliqué d'exposer - comme cela nous est imposé le pluralisme des points de vue si la principale tête du parti ne vient pas chez nous. » Dosage subtil : Marine Le Pen n'empêche ni Florian Philippot, son numéro deux, de répondre au « Petit Journal » ni son compagnon Louis Aliot d'être suivi par une caméra de Canal+ mais, dans ce reportage, elle-même ignore le journaliste qui lui adresse la parole. Elle ne s'oblige plus à aller au « Grand Journal », sa « corvée de l'année », disait-elle en privé.


Elle a bien d'autres méthodes en magasin : ainsi, elle n'hésite pas à saisir le CSA (cinq fois entre novembre 2011 et avril 2012). En bonne avocate, promet facilement des poursuites judiciaires (lire l'encadré ci-dessous), reprend quiconque lui colle l'étiquette extrême droite. Ou agite la menace. Déjà en 1999, elle avait le stylo rageur après une interview de David Pujadas sur LCI : « Vous avez eu tort, monsieur Pujadas, parce que vous ne savez pas de quoi l'avenir est fait. Nous aurons peut-être un jour l'occasion de nous recroiser dans d'autres circonstances. » Furieuse contre « leNouvel Obs », elle promettait de sortir « la photo de monsieur Joffrin bras dessus, bras dessous avec Jean- Marie Le Pen en maillot de bain sur une plage... ». Et, irritée par la journaliste de BFMTV Apolline de Malherbe, elle l'attaque, en direct, sur son passé : « En 2002, vous étiez chevènementiste... » Tout le monde est prévenu ! Surtout, sa vision d'une presse servile affleure régulièrement. Lorsque Jean-Marie Le Pen, au congrès de Lille, en 2012, cite Brasillach, cet écrivain fusillé pour collaboration avec les Allemands, il lance hors tribune à la presse : « Je vous ai donné votre petite pitance... »Sa fille enchaîne : « Les petits chatons que vous êtes continuent à courir après la baballe qu'il vous lance. »

Il faut dire qu'elle a grandi dans l'antre d'un animal médiatique hors norme.Le 13 février 1984, à « l'Heure de Vérité » de son père, vue par 14 millions de téléspectateurs, elle est là, dans le public. Elle assiste à sa prise de pouvoir sur le plateau : il impose une minute de silence à la mémoire des victimes du communisme, se lève, lui et ses invités, pendant que le journaliste continue à poser ses questions. Quand arrive son tour, à la fin des années 1990, elle est pétrifiée de trac à l'idée de parler à la télé. « Tu dois aller à toutes les émissions, lui assène alors son père, même celles dont tu sais que tu y rencontreras une forte adversité. Tant pis si tu tombes, c'est ainsi que tu apprendras. » Elle complète à l'époque l'immersion par quelques media trainings, menés par l'ancien rédacteur en chef de « Minute » Bruno Larebière et l'ex-communicant FN Jean-François Touzé. Mais son père ne la quitte jamais des yeux. « Prends des cours d'orthophonie car tu chutes un peu sur les finales des phrases faute de souffle », lui glisse-t-il dans une scène captée par Serge Moati (« Adieu Le Pen »). Désormais, le trac loin derrière elle, elle sait que « la caméra n'est pas une ennemie, confie leréalisateur, fasciné. Quand je filme, elle fait comme si elle ne me voyait pas, me lance des clins d'oeil par moments. Je suis à 50 centimètres d'elle, elle s'énerve ; flûte, merde, fou rire, tension, elle est incroyable de naturel ».

Elle a tout, pense-t-elle, pour crever l'écran dans ces émissions qui confèrent le bonus sympathie... Thierry Ardisson, qui lui avait donné un supplément d'âme en 2006, l'assied, en 2013, à côté de Nicolas Bedos, dans « Salut les Terriens ! ». « On n'aurait jamais imaginé Jean-Marie Le Pen et Guy Bedos », se marre Ardisson qui l'appelle « Marine » et la vanne : « Maintenant, quand vous dites «J'aime surtout les blancs», c'est... dans la revue des vins de France » ; « Désormais, tout le monde sait que la présidente du FN n'est pas raciste. Vous n'avez pas peur que les militants l'apprennent ? » Un an après, rebelote. Mais Ardisson reste un cas à part. Du temps où elle se rendait au « Grand Journal », Marine Le Pen se plaignait d'être invitée « toujours seule. Et dans une ambiance glaciale de procès soviétique ». Elle n'est pas la bienvenue chez Anne-Sophie Lapix qui explique : « «C à vous» est une émission conviviale. Vous imaginez bien qu'un repas avec Marine Le Pen serait tendu et assez désagréable pour tout le monde. » Contraint par les règles du CSA, Yann Barthès l'a accueilliependant la présidentielle. Elle a joué - surjoué même - le jeu, riant aux larmes. Laurent Ruquier s'y est plié, lui aussi, sans enthousiasme. Elle lui a rappelé que « les Français financent assez largement [son] émission » sur France 2. Drucker avait opportunément résolu, plusieurs mois à l'avance, de n'accueillir que des artistes, du coup, il a échappé au diktat. Jusqu'à quand ces grands principes tiendront-ils ? Un journaliste du « Grand Journal » confie que, lors d'une campagne, l'idée qu'on puisse l'applaudir, elle, sur leplateau était si insupportable qu'on avait supprimé les applaudissements pour tous les invités politiques. Ca, c'était avant. Avant qu'elle ait la main.

Véronique Groussard et Maël Thierry

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 17:13
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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 13:05

Les communistes exigent la fin du régime hyper-présidentiel

VIe République

Aurélien Soucheyre

Jeudi, 13 Novembre, 2014

PCF L’urgence d’une démocratie renforcée, des institutions aux entreprises, était au cœur d’un débat de la conférence nationale.

«Vivre la démocratie comme but et comme moyen. » C’est à cet objectif qu’a invité Pierre Dharréville, responsable au PCF de la commission démocratie, lors du débat sur la VIe République tenu pendant la Conférence nationale des communistes, le 9 novembre à Montreuil. Car, oui, ce dont souffre la Ve République et ce qui pousse à vouloir en construire une sixième est bien l’absence trop grande, et le recul, ressenti par tous, de la démocratie en France. « Quand une société souffre, lorsqu’elle veut un véritable changement, elle se pose toujours la question du pouvoir », a mesuré Patrice Cohen-Seat, membre du Conseil national. Partant du principe qu’« aucun pouvoir, aussi savant soit-il, ne saurait gouverner sans la souveraineté populaire », il a été proposé, en réponse à un exécutif toujours plus lointain et monarchique, d’élire les membres de l’Assemblée nationale à la proportionnelle, qui choisiraient ensuite le premier ministre. La question de supprimer les pouvoirs du président de la République a clairement été posée, tout comme celle de fusionner le Sénat avec le Conseil économique, social et environnemental, dont les membres seraient, là encore, élus au suffrage direct. « Nous souhaitons revaloriser la pratique du référendum. Par contre, la révocation des élus, si elle peut paraître séduisante, place la délégation du pouvoir personnifié au cœur du système et laisse penser que ça irait mieux en jetant un capitaine par-dessus bord pour en prendre un autre. La vraie révolution, ce n’est pas la révocation, c’est la VIe République citoyenne », a argumenté François Auguste, rapporteur de la séance, au sujet de la proposition lancée par le Parti de gauche (lire page 7).

« La mère des batailles »

Face à des institutions à bout de souffle qui font le jeu de Marine Le Pen, « tout comme la décadence de la IIIe République avait fait celui de Charles Maurras et de l’Action française », un délégué de Montrouge a réclamé davantage de démocratie directe à tous les échelons. Aline, de Charente-Maritime, a plaidé pour intégrer les salariés dans la gestion des entreprises. « On aura beau fonder la plus belle VIe République du monde, ça ne servira à rien sans sortir du carcan de l’Europe », tranche Kamel, du Pas-de-Calais. « Ils veulent aussi écarter les citoyens de l’échelon local avec la réforme territoriale. Valls dit que c’est la mère des réformes. Je dis que ce doit être la mère des batailles ! » lance un militant de l’Allier. « L’appareil d’État veut débarrasser la France de son “corset” démocratique, il y a un vrai risque. Il faut se battre pour un référendum », accuse Dominique Adenot, maire PCF de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) et président de l’Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr).

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 12:52
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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 12:39

Les communistes exigent la fin du régime hyper-présidentiel

VIe République

Aurélien Soucheyre

Jeudi, 13 Novembre, 2014

PCF L’urgence d’une démocratie renforcée, des institutions aux entreprises, était au cœur d’un débat de la conférence nationale.

«Vivre la démocratie comme but et comme moyen. » C’est à cet objectif qu’a invité Pierre Dharréville, responsable au PCF de la commission démocratie, lors du débat sur la VIe République tenu pendant la Conférence nationale des communistes, le 9 novembre à Montreuil. Car, oui, ce dont souffre la Ve République et ce qui pousse à vouloir en construire une sixième est bien l’absence trop grande, et le recul, ressenti par tous, de la démocratie en France. « Quand une société souffre, lorsqu’elle veut un véritable changement, elle se pose toujours la question du pouvoir », a mesuré Patrice Cohen-Seat, membre du Conseil national. Partant du principe qu’« aucun pouvoir, aussi savant soit-il, ne saurait gouverner sans la souveraineté populaire », il a été proposé, en réponse à un exécutif toujours plus lointain et monarchique, d’élire les membres de l’Assemblée nationale à la proportionnelle, qui choisiraient ensuite le premier ministre. La question de supprimer les pouvoirs du président de la République a clairement été posée, tout comme celle de fusionner le Sénat avec le Conseil économique, social et environnemental, dont les membres seraient, là encore, élus au suffrage direct. « Nous souhaitons revaloriser la pratique du référendum. Par contre, la révocation des élus, si elle peut paraître séduisante, place la délégation du pouvoir personnifié au cœur du système et laisse penser que ça irait mieux en jetant un capitaine par-dessus bord pour en prendre un autre. La vraie révolution, ce n’est pas la révocation, c’est la VIe République citoyenne », a argumenté François Auguste, rapporteur de la séance, au sujet de la proposition lancée par le Parti de gauche (lire page 7).

« La mère des batailles »

Face à des institutions à bout de souffle qui font le jeu de Marine Le Pen, « tout comme la décadence de la IIIe République avait fait celui de Charles Maurras et de l’Action française », un délégué de Montrouge a réclamé davantage de démocratie directe à tous les échelons. Aline, de Charente-Maritime, a plaidé pour intégrer les salariés dans la gestion des entreprises. « On aura beau fonder la plus belle VIe République du monde, ça ne servira à rien sans sortir du carcan de l’Europe », tranche Kamel, du Pas-de-Calais. « Ils veulent aussi écarter les citoyens de l’échelon local avec la réforme territoriale. Valls dit que c’est la mère des réformes. Je dis que ce doit être la mère des batailles ! » lance un militant de l’Allier. « L’appareil d’État veut débarrasser la France de son “corset” démocratique, il y a un vrai risque. Il faut se battre pour un référendum », accuse Dominique Adenot, maire PCF de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) et président de l’Association nationale des élus communistes et républicains (Anecr).

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 12:06

Eiffage : la direction propose 38 heures payées 35

Hier à Limoges, à l’appel de la CGT, plus de soixante-dix salariés de la société Eiffage se sont mis en grève.

En cause : la décision de la direction de négocier un accord d’entreprise avec, à la clé, la suspension du 13e mois et des primes de fin d’année assortie d’une révision de l’aménagement du temps de travail. «En juillet dernier, le directeur régional voulait que l’on passe à 42 heures payées 35, explique Lino Da Silva, délégué du personnel CGT. Puis il s’est rendu compte que cela n’était pas applicable au vu de la convention collective. Aujourd’hui, il parle de 38 h payées 35 en évoquant un manque de compétitivité de l’entreprise.» Une opinion que la CGT contredit, sachant que le groupe Eiffage génère d’importants dividendes.

Dans un climat social tendu, le responsable CGT fait également valoir que, sur la question des rémunérations, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. «En 2013, les cinq plus gros salaires de l’entreprise ont bénéficié d’une augmentation de 12,49 % quand le reste des salariés n’a eu que 1 % de plus. D’un côté, on se retrouve avec un peu plus de 41 000 euros que se sont partagées cinq personnes alors que, la même année, la masse salariale a diminué de 183 000 euros, principalement à cause de la diminution de la participation aux bénéfices.»

Dans une entreprise spécialisée dans le bâtiment et les travaux publics où la question de la pénibilité n’est toujours pas prise en compte, la nouvelle régression sociale que tente d’imposer la direction ne passe pas. «Dans des réunions, on nous a dit qu’on n’a pas assez de savoir-faire, qu’on ne sait pas maçonner, qu’on ne sait pas ferrailler, qu’on n’est pas assez efficace, se plaint un syndiqué CGT. On nous dit aussi qu’on coûte trop cher et on nous parle de compétitivité. Mais la direction ne peut pas crier au scandale contre la concurrence des salariés détachés et, en même temps, y avoir recours.»

Du côté de la direction, justement, on prétend que la négociation ne vise rien moins qu’à proposer un accord de maintien de l’emploi. En aucune façon, il ne faudrait voir là de «chantage à l’emploi».

Reste que les salariés ne l’entendent pas de cette oreille. «Avec un salaire de 1 600 euros en moyenne, on nous dit que c’est encore à nous de faire des efforts. Mais c’est pas la direction qui a du mal à payer son loyer et qui se retrouve à découvert dès le 15 du mois.»

Côté dialogue social, les salariés grévistes qui se sont réunis devant le siège régional ont eu la surprise d’y trouver des cars de CRS. On connaît de meilleurs moyens pour dialoguer.

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 03:17

« Le Monde diplomatique » disparaît…

vendredi 9 mai 2014

A l’évidence, il s’agissait d’une anomalie. Comme nous l’avions rapporté l’année dernière, Le Monde diplomatique figurait à la 178e place des 200 titres de presse les plus aidés par les pouvoirs publics en 2012, très loin derrière Le Monde (1er), Le Figaro (2e), mais aussi Le Nouvel Observateur (8e), L’Express (9e), Télé 7 jours (10e), Paris Match(12e),Valeurs Actuelles (66e), Télécâble Satellite Hebdo (27e), Point de Vue(86e), Closer (91e), Le Journal de Mickey (93e), Gala (95e), Voici(113e), Prions en église (121e), Auto Moto (124e), Mieux vivre votre argent (131e), Détente Jardin (167e), Spirou (172e)...

Entre les deux premiers titres, dotés de plus de 18 millions d’euros chacun, et Le Monde diplomatique avec 188 339 euros, l’écart allait de 1 à 100. De 1 à 36 entre Le Monde diplomatique et Télé 7 jours. Dès lors que l’argent des contribuables doit servir, selon la volonté du législateur, à aider les publications qui concourent au débat public, une telle discordance entre les sommes rondelettes offertes à un titre du groupe Lagardère lardé de publicité et destiné à annoncer les programmes de télévision, et celles, fluettes, dévolues à un journal comme le nôtre, ne pouvaient que résulter d’une erreur…

Il n’en est rien. En 2013, Le Monde diplomatique a purement et simplement disparu de la liste des deux cents titres les plus aidés, rendue publique le 5 mai par le ministère de la culture et de la communication.

L’an dernier, Le Figaro a battu Le Monde d’une courte tête pour devenir médaille d’or des publications aidées par l’Etat (un peu plus de 16 millions d’euros chacun). Et Télé 7 jours… a gagné une place (9e en 2013, avec 6 947 000 euros, soit 27 000 euros de plus qu’en 2012).

Il faut féliciter l’Etat pour sa scrupuleuse impartialité : les publications les plus scandalisées par le montant des dépenses publiques, celles qui matraquent le thème du « ras-le-bol fiscal » et se montrent les plus enthousiastes quand les retraites sont gelées, n’ont pas pour autant été négligées par la « mama étatique » — une formule de l’hebdomadaire Le Point — lorsqu’elles ont tendu leurs sébiles en direction des ministères.

Le Point, justement, a continué à toucher plus de 4,5 millions d’euros, soit 22 centimes d’aide du contribuable pour chaque hebdomadaire diffusé, bien que le titre appartienne à la famille Pinault, sixième fortune de France (11 milliards d’euros). M. Serge Dassault, cinquième fortune de France (12,8 milliards d’euros), sénateur UMP et propriétaire duFigaro, a reçu, lui, 16 centimes de l’Etat pour chaque exemplaire vendu d’un journal qui exalte les vertus de l’austérité budgétaire. Et c’est sans doute parce que le quotidien Les Echos appartient à M. Bernard Arnault, première fortune de France (24,3 milliards d’euros), que ce quotidien économique qui, lui aussi, peste sans relâche contre les dépenses publiques, n’a reçu en 2013 que 4 millions d’euros du contribuable...

Lorsqu’une publication quitte un tableau, un palmarès, une autre s’y substitue. Coïncidence saisissante (c’en est une) : presque à la place qu’occupait Le Monde diplomatique en 2012, et pour un montant à peu près identique, L’Opinion a surgi en 2013 (177e avec 184 000 euros d’aides de l’Etat).

L’Opinion est ce quotidien lancé par M. Nicolas Beytout, avec des concours financiers dont la transparence n’est pas absolue, mais au service d’une ligne rédactionnelle qui, elle, ne laisse planer aucun mystère puisque c’est celle du Medef. La diffusion payée du journal de M. Beytout est confidentielle (de mille à trois mille exemplaires par jour en kiosques), mais sa seule survie permet à son créateur de naviguer d’une antenne à l’autre et d’être très généreusement cité dans la plupart des revues de presse. Ce qui, là encore, n’est pas donné à tout le monde.

Le ministère de la culture et de la communication, à qui il faut savoir gré de la publication, très pédagogique, du montant annuel des aides publiques à la presse, prétend que celles-ci « concourent à la modernisation et la diffusion partout dans le pays d’une presse pluraliste et diverse. »

En nous versant un don, que vous pourrez partiellement déduire de vos impôts, vous disposez d’un moyen infiniment plus efficace de concourir à l’objectif que s’est assigné l’Etat — avec un humour qu’on ne lui soupçonnait pas…

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12 novembre 2014 3 12 /11 /novembre /2014 22:42

Les revenus démesurés des grands patrons et des cadres dirigeants

28 octobre 2014 - Les patrons les mieux rémunérés de France touchent entre 400 et 1 110 années de Smic par an. Et encore, sans tenir compte de tous leurs avantages.

Le revenu annuel d’un grand patron représente de 400 à 1 110 années de Smic, selon les données 2012 publiées par Proxinvest dans son 15e rapport La Rémunération des Dirigeants des sociétés du SBF 120 (novembre 2013). De 4,8 millions d’euros (équivalents à 358 années de Smic) pour Maurice Lévy (Publicis) à 14,9 millions d’euros (1 112 années de Smic) pour Bernard Charlès, patron de Dassault Systèmes.

Les revenus pris en compte dans cette étude totalisent les salaires fixes, variables et/ou exceptionnels, les stock-options [1] et les actions gratuites. Ils ne comprennent pas, par contre, certains autres avantages comme ceux en nature (voitures, logements de fonction par exemple), le complément de retraite sur-complémentaire alloué à certains dirigeants de grandes entreprises notamment.

Ces revenus demeurent bien supérieurs à ce que le talent, l’investissement personnel, la compétence, le niveau élevé de responsabilités ou la compétition internationale peuvent justifier. Ils vont bien au-delà de ce qu’un individu peut dépenser au cours d’une vie pour sa satisfaction personnelle. Ils garantissent un niveau de vie hors du commun, transmissible de génération en génération, et permettent de se lancer dans des stratégies d’investissement personnel (entreprises, collections artistiques, fondations, etc.). Il faut ajouter que ces dirigeants disposent aussi de mécanismes de protection considérables en cas de départ forcé de l’entreprise résultant d’une mésentente avec les actionnaires, d’erreurs stratégiques ou économiques, etc.

Les PDG ne sont pas les seuls à être les mieux rémunérés. Des très hauts cadres de certaines professions ou des sportifs peuvent avoir un revenu annuel moyen astronomique : 35 années de Smic pour un sportif de haut niveau, 23 années pour un cadre du secteur de la finance, 18 années pour un dirigeant d’entreprise salarié.

Graphique en plein écran Accéder aux données

Pour en savoir plus :
Les très hauts salaires du secteur privé - Insee première n°1288 - avril 2010.

Photo / DR

Notes

[1] Droits attribués aux salariés d’acquérir des actions de leur société sous certaines conditions, notamment avec un rabais, ce qui leur procure une plus-value quasi certaine lors de la revente.

Date de rédaction le 28 octobre 2014

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Published by bruno fornaciari - dans LE SAVIEZ-VOUS
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