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10 août 2017 4 10 /08 /août /2017 12:30
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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 07:32

50 vérités sur Henrique Capriles Radonski, candidat à la présidence du Venezuela

Qui est réellement le candidat de l'opposition au Venezuela ?

 

Le candidat de la droite vénézuélienne se présentera aux élections du 14 avril 2013 face au Président de la République par intérim Nicolás Maduro. Mais qui est-il vraiment ?

1. Né en 1972, Henrique Capiles Radonski est issu de deux des plus puissantes familles vénézuéliennes, qui se trouvent à la tête de plusieurs conglomérats industriel, immobilier et médiatique (Capriles) et possèdent le Circuit national d’exhibitions (Cinex), seconde chaîne de cinéma du pays (Radonsky).

2. Sa famille possède le quotidien Últimas Noticias, le plus diffusé au niveau national, des radios et une chaîne de télévision.

3. Dans les années 1980, il a milité au sein du parti d’extrême droite Tradición, Familia y Propiedad.

4. Capriles a été élu député en 1999 pour l’Etat de Zulia en tant que membre du parti de droite COPEI. Contre toute attente et malgré son manque d’expérience en politique, il a immédiatement été désigné président de la Chambre des députés, devenant ainsi le plus jeune député à diriger la Chambre basse du Parlement.

5. En réalité, Capriles a réussi à s’imposer face aux autres aspirants au poste, ayant une trajectoire politique plus importante grâce au pouvoir économique et financier de sa famille qui a financé les campagnes de nombreux députés.

6. En 2000, il fonde le parti politique Primero Justicia avec le conservateur Leopoldo López, et s’allie immédiatement à l’International Republican Institute, branche internationale du Parti républicain des Etats-Unis. Le président de l’époque n’est autre que George W. Bush, lequel apporte un large soutien à la nouvelle formation politique qui s’oppose au gouvernement d’Hugo Chávez, notamment par le biais de la National Endowment for Democracy (NED).

7. Selon le New York Time « la NED a été créée il y a 15 ans pour réaliser publiquement ce que la Central Intelligence Agency (CIA) a fait subrepticement durant des décennies. Elle dépense 30 millions de dollars par an pour appuyer des partis politiques, des syndicats, des mouvements dissidents et des médias d’information dans des dizaines de pays ».

8. Selon Allen Weinstein, père de la législation qui a donné naissance à la NED, « Beaucoup de ce que nous faisons aujourd’hui a été fait par la CIA il y a 25 ans de manière clandestine ».

9. Carl Gershman, premier président de la NED, a expliqué la raison d’être de la Fondation en juin 1986 : « Il serait terrible pour les groupes démocratiques du monde entier d’être vus comme subventionnés par la CIA. Nous avons vu cela dans les années 1960, et c’est pour cela qu’on y a mis un terme. C’est parce que nous n’avons pas pu continuer à le faire que la fondation [la NED] a été créée ».

10. Durant son mandat de maire de la municipalité de Baruta, Capriles a signé plusieurs accords avec le FBI étasunien afin de former sa police municipale, et a reçu des fonds de l’ambassade des Etats-Unis pour cette mission.

11. Henrique Capriles a activement participé au coup d’Etat contre Hugo Chávez, organisé par les Etats-Unis, en avril 2002. Maire de Baruta, il a fait arrêter de nombreux partisans de l’ordre constitutionnel dont Ramón Rodríguez Chacín, alors ministre de l’Intérieur et de la Justice, lequel a été violemment agressé par les partisans du putsch devant les caméras de télévision.

12. A ce sujet, les propos de Rodríguez Chacín sont sans équivoque : « Je leur  ai fait part [à Henrique Capriles et Leopoldo López venus l’arrêter] du risque, du danger qu’il y avait pour mon intégrité physique [de sortir au milieu de la foule]. J’ai suggéré de passer par une autre sortie et la réponse que j’ai reçue de Capriles, précisément, a été négative, car, m’a-t-il dit, les caméras se trouvaient devant l’immeuble. Ils voulaient me faire sortir devant les caméras, pour m’exhiber, pour se vanter [d’avoir procédé à mon arrestation] ».

13. Quelques jours avant le coup d’Etat, Capriles est apparu devant les caméras de télévision en compagnie des dirigeants de son parti politique Primero Justicia pour réclamer la démission d’Hugo Chávez, des députés de l’Assemblée nationale, du Procureur de la République, du Défenseur du peuple et du Tribunal Suprême de Justice. Suite au coup d’Etat du 11 avril 2002, la première décision prise par la junte putschiste a été précisément de dissoudre tous ces organes de la République.

14. En avril 2002, Primero Justicia, a été le seul parti politique à accepter la dissolution forcée de l’Assemblée nationale ordonnée par la Junte putschiste de Pedro Carmona Estanga.

15. Durant le coup d’Etat d’avril 2002, Capriles a également participé au siège de l’ambassade cubaine de Caracas, organisée par l’opposition vénézuélienne et l’extrême droite cubano-américaine. Henry López Sisco, complice du terroriste cubain Luis Posada Carriles, qui est responsable de plus d’une centaine d’assassinats, dont l’attentat contre l’avion civil de Cubana de Aviación qui a coûté la vie à 73 personnes le 6 octobre 1976, était présent.

16. Après avoir coupé l’eau et l’électricité, Capriles, pensant que le vice-président de l’époque Diosdado Cabello, était réfugié au sein de l’entité diplomatique, est entré et a exigé de l’ambassadeur de fouiller les lieux, violant ainsi l’Article 22 de la Convention de Vienne, stipulant que les représentations diplomatiques sont inviolables.

17. Germán Sánchez Otero, à l’époque ambassadeur cubain au Venezuela, lui avait rétorqué : « Si vous connaissez le droit international, vous devez savoir le Venezuela tout comme Cuba ont le droit d’évaluer la possibilité d’octroyer l’asile politique à tout citoyen dans n’importe quelle représentation diplomatique. Un démocrate, un humaniste, ne peut pas permettre que des enfants soient privés d’eau, de nourriture et d’électricité ».

18. A sa sortie de l’ambassade, Capriles, loin de calmer la foule excitée, a déclaré à la presse qu’il n’avait pas été autorisé à fouiller la représentation diplomatique et qu’il était dans l’impossibilité de confirmer ou d’infirmer la présence de Cabello, attisant les tensions.

19. Pour sa participation au coup d’Etat, Capriles a été mis en examen et mis en détention préventive après s’être soustrait à la justice.

20. Le procureur de la République Danilo Anderson en charge du dossier Capriles a été assassiné en novembre 2004 lors d’un attentat à la voiture piégée.

21. En 2006, Capriles a été acquitté par les tribunaux.

22. En 2008, une nouvelle procédure pénale a été lancée et suit toujours son cours.

23. Suite à son élection en 2008 en tant que gouverneur de l’Etat du Miranda, Capriles a expulsé des installations de la région les fonctionnaires chargés des programmes sociaux mis en place par le gouvernement de Chávez.

24. Dans son programme électoral, Capriles promet de lutter contre la délinquance. Néanmoins, depuis son arrivée au pouvoir à Miranda, l’insécurité a explosé, faisant de l’Etat l’un des trois les plus dangereux du Venezuela. Entre 2011 et 2012, le taux d’homicides a augmenté de plus de 15%.

Capriles durant un de ses premiers voyages à la recherche de votes pour les élections d’avril de 2013

 

25. Malgré ce bilan, Capriles, réélu en 2012, refuse toujours l’implantation de la Police nationale bolivarienne sur le territoire dont il a la gestion.

26. Entre 2008 et 2012, Capriles a congédié plus de mille fonctionnaires dans l’Etat du Miranda – qui travaillaient dans le secteur culturel et étaient soupçonnés d’être proches de l’ancien gouverneur chaviste Diosdado Cabello. Capriles a ainsi procédé à la fermeture de dizaines de bibliothèques.

27. En 2012, Capriles s’est secrètement réuni en Colombie avec le général Martin Demsey, chef d’Etat Major des Etats-Unis. Rien n’a filtré de ces discussions.

28. Capriles ne cesse de se réclamer de l’ancien président brésilien Lula da Silva. Néanmoins, ce dernier a apporté à maintes reprises son soutien à Hugo Chávez, notamment lors des dernières élections d’octobre 2012. « Ton triomphe sera le nôtre », avait-il déclaré dans un message d’appui au Président Chávez.

29. Candidat à l’élection présidentielle de 2012, au nom de la Mesa Unidad Democrática qui a regroupé les partis d’opposition, Capriles a perdu le scrutin par plus de 10 points d’écart.

30. En cas de victoire aux élections présidentielles du 14 avril 2013, Capriles a promis l’amnistie à Pedro Carmona Estanga, ancien président du patronat vénézuélien qui avait pris la tête de la junte militaire lors du coup d’Etat d’avril 2002, actuellement en fuite en Colombie.

31. Le programme présidentiel de Capriles est d’essence néolibérale et préconise une accélération des privatisations dans une économie déjà contrôlée à plus de 70 % par le secteur privé, une autonomie et une décentralisation.

32. En cas de victoire de Capriles, l’entreprise pétrolière nationale Petróleos de Venezuela S.A. (PDVSA), ne sera plus contrôlée par le pouvoir politique.

33. Le programme de Capriles prévoit la suspension de l’aide financière qu’octroie PDVSA au Fonds de développement national, lequel finance les infrastructures et les programmes sociaux.

34. Capriles imposera également une augmentation du prix de l’essence consommée sur le marché national.

35. Les réformes agraires réalisées sous le gouvernement de Chávez seront annulées et les terres restituées aux latifundistes.

36. La loi sur la pêche, dont ont bénéficié des dizaines de milliers de travailleurs de la mer, sera également abrogée.

37. Capriles autorisera la culture au Venezuela d’organismes génétiquement modifiés.

38. Capriles se propose « d’incorporer dans le système éducatif primaire et secondaire des thèmes démonstratifs sur la connexion entre la propriété, le progrès économique, la liberté politique et le développement social »

39. Capriles prévoit d’accorder une indépendance totale à la Banque centrale du Venezuela, afin d’éviter tout contrôle démocratique sur les politiques financières et monétaires, et lui « interdira de financer les dépenses publiques ».

40. Capriles a annoncé qu’il mettrait fin à la relation spéciale avec Cuba, ce qui affectera les programmes sociaux dans les domaines de la santé, de l’éducation, du sport et de la culture.

41. Capriles mettra un terme à l’Alliance Bolivarienne pour les peuples de notre Amérique (ALBA), organisme d’intégration régionale.

42. Capriles supprimera le programme Petrocaribe qui permet actuellement à 18 pays d’Amérique latine et de la Caraïbe, soit 90 millions de personnes, d’acquérir du pétrole subventionné et d’assurer leur approvisionnement énergétique.

43. Capriles prévoit de signer des traités de libre échange (TLC), notamment avec les Etats-Unis et l’Union européenne.

44. Capriles prévoit de redonner la concession hertzienne à la chaîne RCVT, qui émet désormais par câble et satellite, malgré sa participation ouverte au coup d’Etat d’avril 2002.

45. Capriles interdira tous les programmes politiques sur la chaîne nationale Venezolana de Televisión, laissant ainsi le monopole du débat citoyen aux chaînes privées.

46. Capriles prévoit de « superviser et contrôler la prolifération des radios […] et de réguler la croissance des radios communautaires ».

47. Le programme de la MUD prévoit de réduire de façon substantielle le nombre de fonctionnaires.

48. Le FONDEN, fonds spécial destiné à financer les programmes sociaux, sera éliminé.

49. Capriles mettra un terme à la régulation des prix qui permet à toute la population d’acquérir les produits de première nécessité.

50. Capriles accuse le gouvernement vénézuélien et la famille d’Hugo Chávez d’avoir occulté la mort de ce dernier. Selon lui, son décès serait survenu avant le 5 mars 2013.

Salim Lamrani

Article publié initialement en portugais :

http://operamundi.uol.com.br/conteudo/opiniao/27872/50+verdades+sobre+henrique+capriles+candidato+opositor+a+presidencia+da+venezuela.shtml

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris Sorbonne-Paris IV, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de la Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son dernier ouvrage s’intitule État de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba, Paris, Éditions Estrella, 2011 (prologue de Wayne S. Smith et préface de Paul Estrade).

Contact : lamranisalim@yahoo.fr ; Salim.Lamrani@univ-reunion.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 09:26

Venezuela. La paix à l’ombre de l’Assemblée constituante

PIERRE BARBANCEY
MARDI, 1 AOÛT, 2017
L'HUMANITÉ
File d’attente devant un bureau de vote, à Caracas dimanche, sous les yeux des pères fondateurs du bolivarisme. Federico Parra/AFP
File d’attente devant un bureau de vote, à Caracas dimanche, sous les yeux des pères fondateurs du bolivarisme. Federico Parra/AFP
 

La nouvelle Assemblée constituante sera installée jeudi. Nicolas Maduro a affirmé que « le moment d’une nouvelle histoire (était) arrivé ». L’opposition continue ses appels à manifester. Washington annonce de nouvelles sanctions.

Caracas (Venezuela), envoyé spécial.
Les Vénézuéliens ont fait mentir les pronostics de tous ceux, dans le pays comme à l’extérieur, qui s’opposaient à la tenue de l’élection d’une Assemblée nationale constituante (ANC), voulue par le président Nicolas Maduro. Plus de 8 millions d’entre eux, soit 41,53 % des électeurs, se sont déplacés. Ils ont pour cela bravé les violences orchestrées par une opposition arc-boutée sur son refus du scrutin sans aucune volonté de participer à la recherche 
de la paix dans le pays et la propagande éhontée des médias internationaux opposés au pouvoir chaviste. Dans les quartiers est de la capitale, des milliers d’habitants n’ont pas pu se rendre aux urnes pour cause de blocage. Sur la place Simon-Bolivar, lieu hautement symbolique de Caracas, le président vénézuélien a pu crier : « Victoire, victoire, victoire populaire ». Pour autant, tout n’est pas réglé. Les Vénézuéliens attendent maintenant des changements pour retrouver la dynamique des années Chavez.

C’était l’ambiance des grands jours sur la place Simon-Bolivar, à Caracas, dimanche, dans la nuit. Des corps qui se frôlent en dansant la salsa, des effluves de rhum, des cris et des chants, de quoi fêter le résultat de l’élection de l’Assemblée nationale constituante. Un scrutin décidé le 1er mai dernier par le président Maduro comme la Constitution lui en donne les droits, contrairement à tout ce qui est dit dans les médias et sur les réseaux sociaux. Un pari loin d’être gagné à ce moment-là. D’abord, parce que l’opposition s’était lancée dans un harcèlement du pouvoir en multipliant les manifestations et en favorisant les violences pour mieux gagner l’opinion. Pari loin d’être gagné également parce que les difficultés économiques, l’incapacité à passer à une économie post-pétrole – la chute des prix du baril a durement affecté le Venezuela – et les manœuvres internationales visant à affaiblir le pays – selon un scénario historiquement connu en Amérique latine mis en place contre les régimes progressistes – se sont traduites pour la population par des mesures draconiennes et une pénurie alimentaire et en médicaments. De quoi renforcer la colère, le ressentiment et une perte de confiance dans les autorités. Et pourtant…

Dimanche matin, certains quartiers est de Caracas, aisés, semblaient un champ de bataille. À l’appel de l’opposition, une partie de la population, visiblement aidée par des groupes venus de barrios plus défavorisés, avait dressé des barrages sur les principales artères. Le but : harceler la garde civile déployée en nombre (et qui a fait usage de gaz lacrymogènes) et, surtout, empêcher la tenue du scrutin. L’opposition avait organisé, il y a deux semaines, un scrutin sauvage visant à délégitimer le pouvoir, et annoncé une participation de 7,5 millions de votants – mais avait immédiatement brûlé tous les bulletins ! Il s’agissait donc d’empêcher le pouvoir de dépasser ce chiffre.

« On a droit de voter mais, eux, ils nous en empêchent »

« Je n’ai pas pu voter dans mon bureau habituel parce que, lorsque je suis arrivée, il y avait des chaînes, racontait Nancy Lucena, la cinquantaine. Avec d’autres personnes qui se trouvaient dans la même situation que moi, nous avons tenté d’aller ailleurs parce que la Commission nationale électorale (CNE) a dit qu’on pouvait voter dans n’importe quel centre de la municipalité, mais il y a eu des affrontements, des gaz lacrymogènes, la police circulait très vite à moto, on entendait des cris, il y avait des barrages. On a couru jusqu’à Chacaito, le quartier limitrophe mais qui n’est pas contrôlé par l’opposition. On a décidé que notre sécurité était plus importante. On a droit de voter mais, eux, ils nous en empêchent. » C’était à Chacao, quartier commercial de l’est de Caracas, dont le maire est de l’opposition. Témoignage similaire de Daniela Lanz, venue du quartier los Ruices et qui devait voter au collège Don-Bosco. « Il y avait une guarimba (actes de violence de l’opposition, NDLR) et je n’ai pas pu voter. J’aimerais qu’il y ait du changement, que ces problèmes se terminent et qu’on puisse vivre tranquille et en paix comme les Vénézuéliens que nous sommes », insistait-elle, encore effrayée. De fait, depuis vendredi, les morts se sont accumulés, d’un côté comme de l’autre. Deux candidats à la Constituante ont été assassinés et un membre de la garde civile a reçu une balle en pleine tête.

La stratégie de l’opposition n’a donc pas fonctionné. Car il s’agit d’une stratégie. Dimanche soir, Nicolas Maduro a révélé que, quinze jours auparavant, dans le cadre de contacts secrets entre le pouvoir et l’opposition, il avait proposé de reporter de deux semaines l’élection de la Constituante pour permettre aux opposants d’y participer. Il a essuyé un refus. Pour les Leopoldo Lopez (lire aussi ci-contre) et autre Henrique Capriles, leaders de l’opposition, il s’agit surtout de faire un grand saut vers le passé. Avant la révolution bolivarienne. Or la Constituante, instrument inconnu pour ceux qui n’ont comme vision que la démocratie occidentale, doit permettre tout à la fois d’approfondir la démocratie participative et d’inscrire dans une nouvelle Constitution – qui sera soumise à référendum – les acquis des dix-huit dernières années. D’où le vote de dimanche, visant à élire d’une part des représentants territoriaux, d’autre part des candidats par catégories socioprofessionnelles. De quoi garantir des débats prenant en compte les problèmes réels du peuple vénézuélien. L’opposition, qui avait gagné les élections législatives et contrôlait l’Assemblée nationale, ne s’est jamais engagée sur cette voie, cherchant seulement le renversement de Nicolas Maduro.

En réalité, l’opposition est divisée entre ceux qui visent les élections de gouverneurs pour prendre des places (les élections sont prévues pour le 10 décembre) et ceux, plus violents, directement liés aux États-Unis. Pour l’heure, cette dernière tendance a pris le dessus. D’où l’appel à continuer les manifestations y compris jeudi, jour de l’installation de la Constituante. Elle est encouragée par les États-Unis, qui ont annoncé leur volonté d’amplifier les sanctions économiques contre le Venezuela, l’Union européenne et surtout Madrid, toujours suivistes de Washington, mais aussi par certains pays d’Amérique latine, à commencer par la Colombie, qui avait annoncé la semaine dernière qu’elle ne reconnaîtrait pas la Constituante. La Colombie, bien peu reconnaissante envers le pouvoir chaviste pour son rôle joué en faveur de la paix et de l’accord avec les Farc. Il est vrai que des groupes paramilitaires colombiens proches du président Juan Manuel Santos sont toujours actifs et possèdent des bases en territoire vénézuélien, notamment dans la région de Tachira.

545 personnes sur 6 120 candidats, vont siéger mercredi

Avec l’élection de l’Assemblée nationale constituante, une nouvelle période s’ouvre au Venezuela. 545 personnes, choisies parmi les 6 120 candidats, vont siéger mercredi. Elles ne sont pas toutes des affidés du pouvoir. Vêtu de rouge, le poing brandi et le sourire aux lèvres, Nicolas Maduro a affirmé : « Le moment d’une nouvelle histoire est arrivé. » Une histoire qui va aussi s’affermir au sein de la Commission vérité, qui vise à faire toute la lumière sur les responsabilités des uns et des autres dans les événements de ces derniers mois et qui ont fait plus d’une centaine de morts. « Abandonnez le chemin de la violence, revenez à la politique », a encore lancé le président vénézuélien sur la place Simon-Bolivar avant de moquer Donald Trump, qui ne reconnaît pas le scrutin.

Les discussions secrètes qui ont pris place ces dernières semaines à Saint-Domingue et à Panama n’ont pas abouti. José Luis Rodriguez Zapatero, l’ancien président du Conseil espagnol, qui servait de médiateur, a demandé la semaine dernière de « passer d’une dynamique de rapport de forces à de véritables efforts de négociations. Le premier responsable, c’est le gouvernement, je lui demande de faciliter la négociation par de nouveaux gestes ». Et il a ajouté, sans doute contrit : « Mais sans la volonté et la détermination de l’opposition, rien ne sera possible. » Sans doute les Nations unies devraient-elles jouer un rôle de facilitateur pour permettre à la paix de s’imposer au Venezuela, message principal des huit millions d’électeurs de dimanche. Les premières décisions de l’Assemblée seront déterminantes pour la suite afin d’imposer ce dialogue. Nul doute que les sanctions américaines ne servent qu’à aggraver la situation économique des Vénézuéliens et empêcher la nécessaire transition vers une économie diversifiée. Comme le disait Nancy Lucena du quartier Chacao, « nous avons obtenu beaucoup de choses et je ne veux pas les perdre à cause des violences. C’est un désastre. Tout le monde veut que le Venezuela tombe mais on ira de l’avant ».

 

L’UE et la France emboîtent le pas de trump

La Commission européenne exprime « de sérieux doutes » sur le processus électoral conduisant à l’élection de la Constituante. Le président du Parlement européen, Antonio Tajani, ex-ministre de Silvio Berlusconi, affirme « ne pas reconnaître cette élection ». Selon le Quai d’Orsay, la France « demande aux autorités vénézuéliennes de consentir, dans un esprit de réconciliation nationale, aux compromis nécessaires au dénouement de la crise, dont le prolongement ne peut qu’accroître le désarroi du peuple vénézuélien et déstabiliser toute la région ». Défendant une « médiation internationale sous l’égide de l’ONU afin de rétablir la paix et la sécurité », le PCF appelle le gouvernement français à agir « fermement en ce sens plutôt que d’emboîter le pas » à l’administration Trump.

grand reporter à l'Humanité
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 03:43

COMMONSPOLY : L'ANTI-MONOPOLY QUI ENCOURAGE LA COOPÉRATION

Superbe pied de nez à l'individualisme forcené, ce jeu de société nous invite à être forts ensemble et à nous amuser intelligemment. Brillant.

Le Monopoly est LE jeu capitaliste par excellence. Un seul objectif : s’enrichir au maximum et sans état d’âme. Du coup, un collectif a décidé de le revisiter à sa sauce et de le purger de toute idée de compétition. Désormais, seule une victoire collective, fruit d’une franche collaboration, peut vous éviter la défaite ! Coup de projo sur une idée géniale.

À l’origine, le jeu avait été inventé dans le but de dénoncer le pouvoir des monopoles capitalistiques. Malheureusement, racheté, il a vite été détourné de ses ambitions. Aujourd’hui, pour gagner, il faut posséder un maximum de biens, cumuler un maximum d’argent, noyer ses adversaires sous les emprunts et, si besoin, les envoyer en prison…

Dans sa version piratée (baptisée Commonspoly) le Monopoly véhicule des valeurs à l’opposé de celles-ci. Objectif : rappeler la valeur des biens communs. Explications dans cette petite vidéo publiée par Ulyces Editions.

Idéal pour transmettre quelques jolies valeurs à ses enfants autour d’un jeu de société. Et, comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, sachez que le Commonspoly, disponible gratuitement en téléchargement, existe notamment dans une version française. Pour l’obtenir, ça se passe par ici.

 

Si les jeux de société doivent refléter la société, alors celui-ci semble parfait !

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 03:19

Épuisement des ressources : ce qu'il faut dépasser c'est le système financier mondialisé

 

L'ONG Global Footprint Network a établi au 2 août le jour où l'humanité aura épuisé les réserves naturelles planétaires pour l'année. C'est une situation que nous prenons très au sérieux. Certes chaque consommateur doit adopter des attitudes en conformité avec cet enjeu vital, toutefois l'efficacité commande de vite bâtir un nouveau mode de production beaucoup moins prédateur des ressources naturelles. 

Il est urgent d'en finir avec un système qui se fixe comme priorité le seul appât du gain financier pour une minorité. C'est cette pollution financière qui empêche d'avancer vers le changement souhaitable.

Pour en finir avec la surconsommation, il faut d'abord en finir avec l'obsolescence programmée, vecteur de scandaleux profits, et tendre vers l'éco-conception durable pour chaque produit, ainsi développer les filières de recyclage et l'économie circulaire.

Nous proposons pour limiter la prédation des ressources naturelles d'en taxer le prélèvement. On compenserait ce nouvel impôt par l'octroi de crédits bancaires bonifiés à chaque fois que l'entreprise investit dans des process industriels « propres », qu'elle forme ses salarié-e-s et les rémunère à un bon niveau. Augmenter le pouvoir d'achat de chaque salarié-e, c'est permettre à chaque consommateur l’accès à des produits de meilleure qualité.

Pour cela, il est incontournable de décider un autre partage des richesses produites, de lutter contre l'évasion fiscale afin de développer considérablement la recherche, les services publics, et orienter l'argent vers les biens communs, moteurs d'un véritable développement humain durable.

Parti communiste français,
Paris, le 2 août 2017

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Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE pcf
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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 03:15
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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 11:24
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5 août 2017 6 05 /08 /août /2017 07:40

Deux-Sèvres - Thouars -
05/08 2017
Il aura fallu la détermination des animateurs et de leur organisation syndicale, la CGT, qui ont passé la nuit de jeudi à vendredi dans les jardins de la mairie où ils avaient installé leur campement , pour qu'après cinq jours de grève, un accord ait été trouvé entre les animateurs du centre de loisirs Fleury et les élus de Thouars.

Les animateurs reprendront le travail lundi.

A partir de septembre (les délibérations seront votées lors du conseil municipal du 21 septembre), les animateurs permanents en charge du centre de loisirs les mercredis après-midi seront recrutés en CDD et rémunérés à l'heure sur la base du Smic. Pendant les vacances scolaires, l'équipe de permanents sera complétée avec des animateurs professionnels en CDD et rémunérés à l'heure sur la base du Smic. En fonction des besoins, des saisonniers seront recrutés en contrat d'engagement éducatif (CEE), dont le forfait journalier passera de 29 h à 35 h, et seront payés au Smic, soit une hausse de 59 € par jour à 68 €
Les grévistes auront deux jours de grève payés. Ils seront aussi payés un jour de plus en juillet et un de plus en août. « En tant qu'organisation syndicale, on salue leur courage. Un premier mouvement ce n'est pas facile, c'est fatigant, a estimé Vanessa Couturier, secrétaire générale de l'union départementale CGT à l'issue des négociations. Il ne faut pas minimiser ce qu'il en ressort : la prise en compte de l'animation comme un vrai métier, une vocation qu'il faut valoriser ». Vanessa Couturier a pointé l'écho national qu'avait eu la pétition : « Beaucoup d'animateurs se sont exprimés. On espère qu'il y aura une mobilisation nationale contre le CEE », ajoutant : « Nous avons mis en place une caisse de solidarité sur notre page Facebook pour les soutenir ».
Anaïs Pointecouteau, responsable pédagogique du centre, a exprimé « sa grande satisfaction, même si on aurait aimé avoir plus. C'est un soulagement. On a été entendu. On s'est battu pour une cause juste. Faire reconnaître l'animation est une vraie victoire ».
De leurs côtés, Patrice Pineau, maire, et Philippe Cochard, adjoint à l'éducation, ont reconnu une nouvelle fois « la légitimité » des revendications, même s'ils ont regretté les attaques personnelles « difficiles à vivre et à l'encontre de [leurs] convictions ».
« Nous souhaitions réorganiser le centre de loisirs et parallèlement apporter de meilleures rémunérations. Là, ça va aller plus vite », a indiqué Philippe Cochard. Le travail de réflexion et de mise en place va se faire dès septembre. Les nouvelles modalités de recrutement devraient coûter autour de 10.000 €
« Toute la semaine, les enfants ont été accueillis par des personnels titulaires, diplômés et qualifiés », ont insisté les deux élus. Seul le transport n'a pas fonctionné. Il reprendra lundi matin

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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