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12 janvier 2017 4 12 /01 /janvier /2017 23:34

Félicitations, Madame Lagarde

ÉVELYNE PERRIN ÉCONOMISTE, POLITOLOGUE ET AUTEURE D’OUVRAGES SUR LES MOUVEMENTS SOCIAUX
JEUDI, 5 JANVIER, 2017
L'HUMANITÉ
 
crédit photo

Lettre ouverte d'Évelyne Perrin, économiste, politologue et auteure d'ouvrages sur les mouvements sociaux.

Madame,

En tant que directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), où vous assurez la garde du capital, vous venez d’être condamnée le 19 décembre dernier par la Cour de justice de la République pour « négligence », après l’aval que vous avez donné à l’arbitrage scandaleux par lequel, à la demande de Nicolas Sarkozy, Bernard Tapie s’est vu octroyer 403 millions d’euros indûment, sans que vous fassiez le moindre recours contre cet arbitrage.

Or, ce qui est une première historique dans l’histoire judiciaire française, bien que condamnée et donc reconnue coupable, vous voilà exemptée de peine. Cette condamnation ne sera même pas inscrite à votre casier judiciaire. Aussi me permettrai-je, en tant que contribuable française à qui ces 403 millions devaient être extorqués et l’ont quand même été partiellement, de vous féliciter de la facilité avec laquelle vous avez échappé à toute pénalité, ce qui atteste pleinement à qui pourrait en douter qu’il existe en France des citoyens et citoyennes légalement reconnus au-dessus des lois de la République. Ce traitement de faveur est justifié par la Cour par votre notoriété et vos fonctions actuelles.

L’éclat de rire triomphant que vous avez poussé au prononcé du jugement est significatif de votre profond sentiment d’impunité… On ne prend pas soin aussi assidûment du fric que se fait la finance internationale sur notre dos pour passer comme n’importe qui devant la justice de notre pays et y risquer la moindre sanction effective. Mais cet immense éclat de rire indécent dans une enceinte judiciaire nous a montré que vous, au moins, vous avez des dents éclatantes… Visiblement, vous ne faites pas partie des « sans-dents » stigmatisés par notre tout aussi cher président !...

De même votre attitude arrogante et profondément méprisante à l’égard de cette justice un peu particulière, car composée de quelques juges mais en majorité de députés et sénateurs, laissait clairement apparaître votre assurance quant à l’issue du procès. Sentiment de totale impunité qui habite les rares énarques et anciens ministres à être passés devant cette Cour de justice, puisqu’ils s’y sont fait presque tous acquitter. Là encore, quand on a fait l’ENA, la justice ne saurait vous effrayer ; on en connaît la mansuétude, à la différence de la férocité de ses condamnations quand on s’appelle en France Traoré. Aussi, en conclusion de ces félicitations, me permettrai-je de vous demander une dernière faveur : au vu de la brillance de vos cheveux platinés et de la fraîcheur toujours renouvelée de vos brushings, je vous prierai de m’indiquer le nom de votre coiffeur, afin que je puisse lui demander de me ravaler la gueule, dans tous les sens du terme. Une citoyenne qui a tout raté, en effet, elle n’a pas fait l’ENA, elle.

 
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 10:55

La Voix du Nord utilise la loi Travail pour supprimer un quart de ses effectifs

[Dossiers]

Le quotidien La Voix du Nord annonce la mise en place d'un plan social prévoyant la suppression de 178 postes, soit 25% des effectifs, qui devrait être présenté le 10 janvier lors d'un comité d'entreprise extraordinaire.

 

Pourtant, l'entreprise est bénéficiaire, avec 5 millions d'euros de résultats net d'exploitation en 2016. L'entreprise utilise donc la réforme des plans sociaux prévue dans la loi Travail, qui permet désormais de licencier en cas de baisse du chiffre d'affaire, même si l'entreprise est bénéficiaire.

#loitravailnonmerci! #onsensouviendra !

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 07:56

Le : 03 janvier 2017 à 16:21 (GMT +01:00)
De : "Bruno Fornaciari" <bciari@orange.fr>
À : "PCF 79" <pcf79@orange.fr>
Cc : "Bonnin Bruno" <boninbruno@orange.fr>"Bruno Ciari" <bciari@orange.fr>"joel" <joelgrellier@live.fr>

 

Bonjour Bruno Bonnin,
 
Tu es ou tu t’apprêtes à rentrer de vacances. Après le repos la vie reprend son cours. Celui de l’année nouvelle, pour laquelle je te présente mes meilleurs voeux, sera, sans aucun doute, marqué par les débats qui nourrirons la campagne électorale des présidentiels législatives.
 
D’ores et déjà, la FD a dû recevoir affiches et tracts. Ici à Thouars nous sommes preneurs.
 
Nous nous sommes réunis à plusieurs reprises ces derniers temps et avons examiné, pour ce que nous en savons, la situation politique sur la 3e circonscription. Nous en avons tiré la nécessité, à nos yeux, de proposer une candidature soutenu par le parti communiste dans cette circonscription. Les camarades ont considéré que ma candidature pourrait dynamiser une campagne communiste, conformément aux décisions qu’ils ont prises, d’appeler à voter JL Mélenchon aux présidentielles, en menant une campagne autonome et sans intégrer le cadre, trop étroit, de la « france Insoumise » et de proposer une candidature soutenue par le Parti Communiste pour faire connaître et promouvoir ses propositions. 
 
Nous soumettons cette proposition à la fédération et serions heureux que nous puissions échanger sur cette orientation politique et examiner son éventuelle mise en oeuvre. Comme tu le sais, à quelque niveau que ce soit, les communistes peuvent faire acte ou présenter des candidatures qui sont examinées par l’instance dont ils dépendent et s’agissant des législatives, conjointement par une commission nationale des candidatures.
 
Nous réitérons notre invitation à venir nous rencontrer, à Thouars, pour faire le point et discuter de tous les sujets que les uns et les autres nous voudrions voire aborder, sans aucune condition, et poursuivre la réactivation du militantisme dans le Nord-Deux Sèvres avec les communistes désireux d’y participer dans un cadre fédéral, et solutionner des  éventuels désaccords qui peuvent persister.
 
Nous sommes animés d’un état d’esprit ouvert, et sommes déterminés à consacrer, dans la période qui s’ouvre, notre activité au rayonnement de la politique et des orientations décidées par notre Parti Communiste.
 
Cette rencontre pourrait se dérouler à Airvault (ce qui raccourcirait la distance par rapport à Thouars) le 9 ou le 10 ou le 11 janvier à partir de 17 h 30.
 
Je te remercie de me confirmer la date et l’heure qui te conviens le mieux, et te prie d’accepter mes salutations communistes.
 
Bruno fornaciari

 

 

RÉPONSE DU SECRÉTAIRE FEDERAL BRUNO BONIN LE 9 janvier2017

 

Bonsoir,

 

Le conseil départemental s'est réuni la semaine dernière à Bressuire avec les camarades du bocage.

 

La question de ta candidature a été abordée comme je te l'avais indiqué.

 

Les camarades du bocage, pourtant situés dans la troisième circonscription ont été très surpris de l'annonce de ta candidature soi-disant de "rassemblement". J'ai également contacté les camarades adhérents et à jour de cotisation de la troisième circonscription, pas un n'a été informé de ta proposition de candidature.

 

Au delà de ne rassembler absolument personne ni au parti, ni en dehors (à part un quarteron de non-adhérents), ta décision est en parfaite violation de l'article 19-2 des statuts du parti que tu méprises visiblement autant que les camarades qui le composent. Je te rappelle d'ailleurs qu'in fine les candidats sont désignés par le conseil national sur proposition du conseil départemental.

 

J'ai transmis tous les éléments aux camarades du CN afin qu'ils puissent constater par eux-mêmes la violation manifeste des statuts dont tu es l'auteur.

 

La volonté de la fédération est de contribuer à créer un très large mouvement de rassemblement. Ce que nous faisons depuis maintenant des mois.

 

Un rassemblement uni au sein de la France Insoumise qui va bien au-delà des frontières du front de gauche de 2012, réunissant militants du PCF, du PG, d'Ensemble, de Nouvelle Donne, des syndicalistes issus de plusieurs centrales syndicales, des militants associatifs et de nombreuses personnes qui militent pour la première fois, tout l'inverse de ta candidature aussi étriquée qu'isolée dont le parti a déjà fait les frais en 2011 avec ton résultat aux élections départementales de 2, 97 % (64 voix).

 

Ce que le PCF 79 souhaite, c'est que la vraie gauche l'emporte, c'est pour cette raison et a fortiori suite à ton passage en force que le conseil départemental ne présentera pas ta candidature au CN, l'ayant rejetée à l'unanimité. 

 

Cordialement,

 

Pour le conseil départemental,

 

Bruno BONIN

Secrétaire départemental

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ma réponse le 9 janvier à 22 H 35 

Bonsoir,

 
Je suis très surpris de la teneur et du ton de ton message.
 
En effet, dans mon courrier je t’indiquais que nous étions favorable à discuter de tous les points que vous désireriez voir aborder, et cela sans restriction, et que pour ce faire, nous serions heureux de te recevoir à Airvault. 
 
Je note, avec regret,  le mépris que tu portes « au quarteron de non-adhérents» qui se mobilise et s’inquiète du PCF et de sa politique dans les Deux-Sèvres.
 
Je note aussi la mauvaise foi dont tu fais montre. En effet, nous n’avons rien, ni décidé, ni imposé comme tu le dis, au reste du parti. Au contraire, j’ai écris "Nous soumettons cette proposition à la fédération et serions heureux que nous puissions échanger sur cette orientation politique et examiner son éventuelle mise en oeuvre. Comme tu le sais, à quelque niveau que ce soit les communistes peuvent faire acte ou présenter des candidatures qui sont examinées par l’instance dont ils dépendent et s’agissant des législatives, conjointement par une commission nationale des candidatures. »
 
Je lis plus loin dans ta réponse que, comme tu le fais depuis plusieurs mois, tu as décidé, non seulement de te ranger derrière Mélenchon, mais aussi que tu intègres, avec d’autres communistes notamment « la France Insoumise » dont plusieurs ont voté la charte. Et cela en contradiction avec le vote à 90 % des communistes des deux-sèvres qui ont voté pour l’option 1 qui stipulait un appel à voter JLMélenchon, avec une campagne autonome du Parti Communiste et tout cela sans intégrer la « France Insoumise » en présentant ou en soutenant des candidature présentées par le PCF. De mon point de vue, ce n’est pas moi qui transgresse nos statuts et la  politique  qu’ils ont décidé majoritairement au 37e  congrès et plus récemment  encore en choisissant la stratégie électorale, le 26 novembre dernier,  mais bien toi et quelques autres qui de fait se mettent en dehors du Parti.
 
Bien évidemment, je transmets aussi ta réponse et la mienne à la direction du parti qui prendra ses responsabilités.
 
Salutations communistes
 
Bruno Fornaciari

 

 
                                                             proposition d'un
 
APPEL DU COMITÉ DE SOUTIEN 
« UNIS POUR L’HUMAIN D’ABORD »
PCF-FRONT DE GAUCHE
 
 
Les millions de français  et les jeunes qui se sont manifestés contre la loi travail, qui s’opposent aux politiques d’austérité sans fin, refusent d’accepter les régressions sociales, sociétales et démocratiques que prévoient les candidats de droite et d’extrême-droite. Ils refusent de baisser les bras et veulent relever la tête. Avec l’émergence de mouvements citoyens comme « nuits debout », l’irruption des luttes syndicales dans le débat public pour la satisfaction des revendications des travailleurs et notamment pour une hausse des salaires et du SMIC ou la lutte pour une sécurité d’emploi et de formation, pour la défense du service public, à la Poste, ou dans les hôpitaux. Ils ont été déçu par le Président, la majorité et leur propre député, socialiste, qui ont trahis leurs engagements. Cette fois-ci ils ne peuvent représenter ni l’espoir, ni le changement. Après avoir apporter leur soutien dans le cadre d’une campagne autonome, à Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle,  les communistes Thouarsais proposent à Bruno Fornaciari d’être le candidat du rassemblement de la gauche dans le 3e circonscription. Il portera nos exigences et nos espoirs. Cette candidature « unis pour l’Humain d’abord » se veut porteuse d’une vraie politique de gauche en rupture avec la politique menée par le gouvernement, face à une droite revancharde.
 
  • porter, face aux dangereux projets de la droite et de l’extrême-droite et à la faillite du quinquennat Hollande-Valls, un autre projet pour la France, un pacte d'engagements pour une nouvelle politique de progrès social, démocratique, écologique, à même de sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé et de répondre à l'énorme attente de changements qu'exprime notre peuple.
  • construire, pour faire avancer ce projet, le rassemblement du maximum de forces jusqu'à rendre possible une nouvelle majorité politique de gauche alternative à l'austérité. 
  • nous engager dans l'élection présidentielle en portant ces objectifs et présenter ou soutenir, dans toutes les circonscriptions législatives de France, des candidate-s à la députation utiles à faire progresser ce projet et cette démarche de rassemblement. 
  •          Cette candidature sera soumise aux instances fédérales et nationales qui accorderont les investitures  le 14 janvier prochain. D’ores et déjà  nous soutenons  Bruno Fornaciari qui nous paraît être le  candidat  le mieux à même de traduire les orientations du PCF  pour rassembler les progressistes pour une politique de progrès social et démocratique. 
 
Soyons «UNIS POUR  l’HUMAIN D’ABORD »
 
Ernest LEVINDRÉ Président du Comité de soutien
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Published by bruno fornaciari - dans PCF THOUARSAIS PCF 79
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 16:03

PRÉSENTATION DES VOEUX 2017 DE PIERRE LAURENT - PCF

 

* Seul le prononcé fait foi

 

Mesdames et messieurs,

Mesdames et messieurs les ambassadeurs,

chers amis, chers camarades,

 

« L’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible », a dit Saint-Exupéry.

En présentant à chacune et chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de bonheur, d’épanouissement personnel pour vous et vos proches, je voudrais vous parler d’avenir, celui que nous allons construire en commun, de ce que nous allons être capables de construire ensemble.

Vous êtes très nombreux ce soir. Responsables syndicaux, associatifs, personnalités engagées, artistes, militants et élus de notre parti, responsables des organisations de gauche de notre pays, ambassadeurs de pays amis, vous êtes toutes et tous des militants de l’humanité, de la liberté, de la justice. Ce sont vos combats qui ont permis en 2016 à notre pays de résister et d’espérer, malgré la terreur et les coups portés. Ce sont vos combats qui portent l’espoir pour 2017.

Soyez certains que votre présence nous va droit au cœur, et que nous y voyons un encouragement à poursuivre en 2017 l’action quotidienne, nationale, européenne, internationale du Parti communiste français.

 

Pour que la solidarité, l’entraide et l’amour l’emportent sur la haine, pour que l’appétit de profit cède devant l’humain d’abord, nous continuerons d’agir et d’agir encore. Les mots du poète Paul Éluard nous inspirent toujours. Oui, nous voulons la terre « bleue comme une orange ». Et nous ne renoncerons pas à nos rêves…

Et à propos de rêve un peu fou, permettez-moi de donner un grand coup de chapeau au communiste le plus médiatisé de France en cette nouvelle année, un tout jeune centenaire de 105 ans, notre camarade Robert Marchand,membre du Parti depuis 1936 et qui vient de battre un fameux record cycliste de l’heure ! Comme quoi, en cette année de centenaire de la Révolution d’Octobre, le communisme peut encore faire pédaler la jeunesse du monde ! Je t’embrasse Robert et merci pour ta belle leçon d’optimisme.

 

Notre leçon d’optimisme pour 2017, vous l’avez entre les mains. Elle s’appelle « la France en commun ».

C’est avec ce livre, qui rassemble nos propositions et dessine notre programme de gouvernement, que nous vous souhaitons une année pleine d'espoirs, et que nous entrons en campagne.

Avec « La France en commun », le Parti communiste livre au débat citoyen sa contribution pour l’élection présidentielle et les élections législatives avec la volonté de déjouer le scénario d'un duel déjà annoncé entre la droite et l'extrême droite et de contribuer à la construction d’une nouvelle majorité politique à gauche, c’est-à-dire une majorité présidentielle, une majorité parlementaire, une majorité populaire et citoyenne agissante.

Propositions réalistes et précises à l’appui, « La France en commun » propose à notre peuple un choix de société. Ce choix, on veut à nouveau en priver notre peuple.

oOo

La grande lessiveuse du système marketing présidentiel tourne à plein régime. Essorés, les deux premiers favoris, Sarkozy et Hollande ? Qu’à cela ne tienne, ils tiennent déjà leur tiercé alternatif : Fillon, le premier ministre du premier, Macron, le ministre de l’Économie du second, et Marine Le Pen, pour la septième participation de la famille à une présidentielle depuis 1981. Tout change pour que rien ne change… La machine à confisquer le débat pour que la France reste coûte que coûte sur les rails du libéralisme a plusieurs programmes de rechange.

Mais j'en suis convaincu, notre pays vaut mieux que cela. J’ai parcouru la France depuis deux ans, la vérité du pays c'est qu'une majorité de notre peuple continue de souhaiter une issue progressiste à la crise actuelle, une issue de progrès social, écologique et démocratique. Il la cherche, certes, dans la confusion politique créée par le discrédit du pouvoir Hollande-Valls et par l'instrumentalisation récente et démagogique des peurs, mais il y aspire bel et bien.

C’est cette ambition nouvelle que nous souhaitons porter jusqu’à lui ouvrir les portes d’une majorité politique.

Seul un nouveau choix de société nous sortira de l’ornière.

Oui, il y a urgence à redessiner l'avenir et à tracer ensemble une nouvelle ligne d'horizon pour notre pays.

oOo

La « France en commun » que nous voulons est d’abord celle qui retrouvera l’ambition de la paix et de la fraternité du monde.

Nous n’oublions rien : ni les morts des attaques terroristes de 2015 et 2016,ceux de Charlie Hebdo, de l’Hypercasher, du Bataclan, des terrasses parisiennes, du Stade de France, de Magnanville (dont je salue la présence du maire Michel Lebouc), de Nice, de Saint-Étienne-du-Rouvray ; ni les centaines de vies fauchées par ces mêmes attaques à travers le monde, celles de Berlin et Istanbul ces dernières semaines ; ni les centaines de milliers de victimes de ces guerres en Irak, en Syrie et ailleurs ; ni les centaines de milliers de réfugiés, noyés en Méditerranée, refoulés ou parqués en Europe ou en Turquie, faute d’une politique européenne digne et humaine à leur égard. C'est l'humanité tout entière qui court à sa perte quand elle oublie la valeur d'une seule vie humaine

Ce bain de sang, de larmes et de souffrances, cela doit cesser !

La France doit répondre présente à l’appel lancé par le nouveau secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres à « faire de 2017 une année pour la paix », qui doit être, déclare-t-il, « notre objectif et notre guide », et déployer désormais toute son action en direction d’un plan global de paix, de reconstruction et de développement pour le Proche et le Moyen-Orient, pour la résolution politique des conflits en Syrie et Irak, s'engageant dans le démantèlement des filières du djihadisme et de ses soutiens étatiques, financiers et militaires, et la reconstruction démocratique de ces États.

Le terrorisme devait être terrassé par la guerre. Il s’en nourrit. La paix, la fin des humiliations et des dominations, le combat résolu contre les inégalités, l'ambition d'un nouveau mode de développement social et écologique guériront mieux les plaies du monde.

Cette lutte pour la paix et la démocratie, vous avez sûrement remarqué qu'elle s'affiche aujourd'hui sur les murs de notre siège, l'espace Oscar Niemeyer. Je voudrais saluer la magnifique exposition, réalisée par l’association France-Kurdistan, de 200 œuvres données par 85 artistes en solidarité avec le peuple kurde, et tous les journalistes, artistes, intellectuels, juristes, enseignants, élus, emprisonnés injustement en Turquie.

Je saisis l'occasion, en hommage à toutes les forces progressistes et démocratiques qui luttent dans le monde contre les obscurantismes et les dictatures, pour adresser nommément à Selahattin Demirtas, co-président du HDP, emprisonné illégalement depuis le 4 novembre le salut fidèle et fraternel des communistes français.

oOo

La preuve vient d'être donnée que jamais aucun combat pour la paix ne doit être abandonné. L’adoption récente par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant la politique de colonisation israélienne en est le témoignage.

Et face à l'impunité que s'arroge depuis tant d'années le gouvernement de Benyamin Netanyahou, nous renouvelons l'engagement de faire de cette année qui marque le 50e anniversaire du début de la colonisation et de l'occupation israélienne, l'année du combat pour l'arrêt de cette colonisation illégale, de la reconnaissance de l’État palestinien et de la relance de la solution à deux États.


 

 

Oui, comme le disait Nelson Mandela, « tout paraît impossible jusqu’à ce qu’on y arrive ».

Au désordre mondial et à la généralisation de la violence, nous opposons l’exigence de sécurité humaine et de paix. Nous en appelons à la fraternité humaine, à la coopération et au rassemblement des peuples.

oOo

Je veux saluer les forces citoyennes et associatives, les élus qui unissent en ce moment leurs énergies pour accueillir dignement les migrants, désamorcer les peurs et les mensonges honteusement entretenus par ceux qui cherchent à en faire leur marchandise électorale, dénoncer les surenchères et les préjugés racistes, xénophobes et islamophobes.

Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni, ces citoyens injustement poursuivis pour avoir assisté des réfugiés en détresse dans la vallée de la Roya à la frontière italienne, sont l'honneur de notre pays. Ce sont eux qui montrent à nos dirigeants la voie de la raison et du respect des droits fondamentaux.

Nous voulons la France à l’offensive pour un accueil digne et humain des réfugiés, agissante pour une gouvernance mondiale des migrations, optimisant le droit au bonheur pour tous.

 

Nous voulons une France à l'offensive pour une gestion responsable et équitable des biens communs de l'humanité, pour un développement social et écologique, protecteur des droits humains et de la planète, pour l'application et l'amplification des accords de la COP 21.

Nous voulons une France à l'offensive pour changer l'Europe, la sortir de l'austérité et la mobiliser pour l'éradication du chômage et de la précarité. Une France mobilisée pour rejeter les traités CETA, TISA et TAFTA, une France active pour faire au plus vite de l'Europe un espace libéré de l'emprise de l'OTAN, exempt d'armes nucléaires et de destruction massive.

Oui, la voie de la paix est à notre portée et le France peut jouer un grand rôle.

Notre peuple a peur, sans doute plus qu'hier de ce monde incertain et violent, mais il n'a pas basculé. Nous ne sommes pas condamnés à assister impuissants au mano à mano entre Fillon et Le Pen, pour arbitrer qui construira les grillages les plus hauts. Nous pouvons, avec notre peuple, avancer vers un monde et une Europe solidaire de peuples libres, souverains et associés.

À cet égard, la décision prise par le 5e congrès du Parti de la gauche européenne, désormais présidé par mon camarade de Die Linke Gregor Gysi, et dont je reste l'un des vice-présidents, d'initier un forum annuel permanent de toutes les forces progressistes européennes est d'une très grande importance. Le PCF s'y investira pleinement et a proposé que la France accueille la première édition de ce forum européenne en novembre 2017 à Marseille.

OoO

La France en commun » que nous voulons est aussi celle qui mènera résolument, courageusement, l'action contre la finance.

Libérons notre pays de la drogue de l'argent, désintoxiquons notre pays de la rentabilité financière à outrance, mettons un terme aux diktats des Junkies de la Bourse, et réorientons l'argent disponible vers la production et la répartition des richesses. Et pour cela il faudra plus qu'une bonne phrase dans un discours. On ne s'attaque pas à la finance à coups de punch lines mais à grands coups de décisions politiques.

Nous reprendrons donc le pouvoir sur les banques, en nationalisant, au cœur d'un nouveau pôle public bancaire et financier, BNP-Paribas et la Société générale.

Nous cesserons de racketter les petits comptes. Nous changerons l'orientation du crédit et de l'épargne, au service des projets créateurs d'emplois, créateurs de richesses et de solidarité dans les territoires, en faveur des services publics , en donnant aux salariés, à tous les citoyens, aux élus de nouveaux droits de regard sur l'activité des banques et sur les aides publiques aux entreprises.

Nous mènerons une lutte sans merci contre l'optimisation et l'évasion fiscale.

Nous avons nos experts, les frères Bocquet. Leur livre Sans domicile fisc est un succès et leur tour de France réunit des milliers de citoyens passionnés. Ce combat prend de l'ampleur comme le montre de premiers succès pour protéger les lanceurs d'alerte ou encore la mobilisation citoyenne autour du procès de Dax, dont le procès a lieu aujourd'hui.

Je serai prochainement aux côtés d'Alain et Éric Bocquet à Antibes, où nous braquerons le projecteur sur les évadés fiscaux dont les yachts baignent tranquillement les eaux de ce qu'on appelle là-bas « le quai des milliardaires » ! Nous braquerons le projecteur car les exilés fiscaux, c'est comme les vampires, ça n'aime pas la lumière.

Nous proposerons l'organisation d'une COP fiscale et financière chargée de lutter contre le dumping fiscal international, pour rendre aux États et aux salariés du monde entier le fruit de leur travail.

Nous proposerons de mettre fin aux logiques du CICE, sans autre résultat que l'enrichissement des actionnaires et le gâchis des fonds publics, et à toute cette accumulation d'exonérations sociales et fiscales accordées sans aucune réelle contrepartie aux entreprises. Et il y aura alors assez d'argent à réorienter pour la nouvelle industrialisation du pays, la transition écologique de nos modèles de production.

OoO

Donald Trump est paraît-il le nouveau modèle à suivre pour protéger nos industries. Marine Le Pen n'en finit pas de s'extasier.

Il y a des impostures à dévoiler, des masques à arracher !

Donald Trump a tout simplement promis aux multinationales américaines comme Ford une baisse de 35 % à 15 % du taux de l'impôt sur les sociétés. Cet argent, les ouvriers américains n'en verront pas la couleur. Quant aux actionnaires, ils peuvent compter sur leur nouvel allié dans l'administration Trump, le PDG multimilliardaire d'Exxon, Rex Tillerson. Voilà le modèle de Marine Le Pen qui vient d'ailleurs de dévoiler son programme dans le Parisien hier. Sur la Sécurité sociale, qu'elle prétend défendre face à François Fillon, pas un mot sur la nécessaire contribution des revenus financiers, sur le relèvement indispensable des cotisations patronales. Ses cibles uniques s'appellent, je cite, « suppression de l'Aide médicale d'État, délai de carence pour les travailleurs étrangers avant de pouvoir bénéficier de protection sociale et d'accès à l'école gratuite, suppression du tiers payant généralisé, lutte contre la fraude sociale », pas celle des patrons évidemment.

Marine Le Pen cultive sa haine des pauvres. Chômeurs, allocataires du RSA, tous des assistés ! Au peuple, aux précaires, aux couches moyennes fragilisées de la société qui craignent de tout perdre, elle désigne un ennemi de proximité, un ennemi plus faible qu'eux, le réfugié, l'assisté. Voilà la vérité de son programme : dur avec les faibles, faible avec les forts. Et pendant qu'elle répand haine et division, la finance et les gros actionnaires prospèrent.

Nous publierons au mois de février un livre argumentaire destiné à démonter une à une les impostures de la droite et du FN, pour aider à faire tomber les masques qui doivent tomber !

Lutter réellement contre la finance, c'est au contraire réorganiser le transfert des richesses vers le travail, vers les salaires.

Nous briserons le tabou sur les salaires et organiserons une conférence annuelle de revalorisation des salaires et des qualifications pour tous, visant le SMIC à 1700 euros net au terme du quinquennat, la revalorisation des grilles dans le privé et le dégel du point d'indice pour les fonctionnaires.

En rejetant la loi travail, et avant elle la loi Macron, la jeunesse de France a dit clairement qu'elle refusait la précarité à vie promise par cette loi. Ubérisée à perpétuité ? La jeunesse a dit qu'elle « valait mieux que cela ». Et elle a mille fois raison. Un an après, les jeunes communistes et leurs partenaires sauront se faire entendre dans la campagne. Et je serai à leurs côtés.

Un conseil au passage aux auteurs de ces lois, Messieurs Valls et Macron. Perdez l'habitude de prendre les Français pour des imbéciles. Monsieur Macron, vous ne galvauderez pas longtemps le beau mot de « progressistes ». La communication c'est comme la chirurgie esthétique, quand ça se voit, c'est que c'est loupé, et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'arnaque Uber et celle des bus Macron commencent vraiment à être visibles.

Quant à vous Monsieur Valls, votre numéro d'équilibriste frôle déjà la chute. Alors, comme cela, on vous aurait imposé le 49-3 ! À l'insu de votre plein gré en quelque sorte….

Mais attention, monsieur le candidat, la nouvelle année n'y fera rien. Les Français ne sont pas des poissons rouges avec une capacité de mémoire de 3 secondes !

oOo

Paix, lutte contre la finance, et nouvelle ambition de progrès social, voilà comment nous envisageons « la France en commun ».

Le temps est venu d'une nouvelle page de l'histoire sociale, d'un nouvel âge de la Sécurité sociale, d'une nouvelle industrialisation de notre pays qui relèvent la France, qui rendent à chacune et chacun, et à nous tous collectivement, à nos enfants, l'espoir du progrès et d'une vie meilleure.

C'est d'abord l'époque de révolution du travail que nous vivons qui nous y invite. Le modèle capitaliste ultralibéral a fait son temps et il est partout en crise, rejeté.

J’entendais la semaine dernière François Fillon s’exprimer sur cette question. « Comment célébrer un modèle social français quand il y a 6 millions de chômeurs et 9 millions de pauvres ? » demandait-il en substance. Mais François Fillon qui se prétend gaulliste n'a rien compris à ce qui s'est passé à la Libération. Qu'il aille voir le film « La Sociale » qui raconte la fondation de la Sécurité sociale. C'est à une audace de même ampleur que nous sommes aujourd'hui appelés si nous voulons sortir le pays de la régression sociale.

La loi El Khomri n'est pas seulement un désastre social, c'est une loi anachronique. Nous l'abrogerons pour mettre en chantier une véritable loi de sécurisation sociale de l'emploi et de la formation.

oOo

Mercredi, le 11 janvier, au Sénat, la proposition de loi d'abrogation que nous mettrons en discussion dans notre niche parlementaire sera une nouvelle fenêtre pour porter ce débat.

Repenser le travail, le temps de travail, la sécurisation de l'emploi tout au long de la vie, c'est indispensable aujourd'hui pour pouvoir évoluer, s’adapter, élever ses connaissances et qualifications pour le plus grand bien du développement des entreprises et du pays, et dans une totale sécurité.

Des emplois, il y en a pour toutes et tous, en repensant les temps de la vie, en diminuant la durée légale du travail vers les 32 heures hebdomadaires, en avançant l’âge de la retraite.

Du travail il y en a, il y en a beaucoup si on veut répondre positivement et humainement aux défis du siècle. Dans la santé, dans l’accompagnement social, pour favoriser l’autonomie des personnes âgées et pallier à la dépendance, dans l'économie sociale et solidaire via les PME, les associations, les coopératives, dans l’enseignement et la formation professionnelle. Pour la transition énergétique pour répondre aux défis du changement climatique, dans le bâtiment, dans les transports collectifs, l’énergie.

Notre projet de progrès social, c’est celui d’un développement des services publics, pour leur maillage de tout le territoire, pour leur gestion démocratique, contre l’austérité qui les corsète, pour y développer l’investissement et y recruter des personnels sous statut.

Notre projet, c’est de donner une nouvelle jeunesse à la Sécu pour généraliser la prise en charge à 100%, pour un droit à la retraite à taux plein à 60 ans, la prise en charge de l’autonomie, un renforcement de la médecine du travail et la prévention des maladies et accidents, pour une réforme du financement, une démocratisation de sa gestion.

oOo

Cette ambition de progrès social passe aujourd'hui par une grande cause qui doit être entendue de tous, débattue par tous : la lutte contre la grande pauvreté. Il ne s'agit plus d'un problème des autres. Il s'agit du visage le plus insupportable de cette société en crise.

Vendredi, j’ai rencontré les grandes organisations qui luttent contre la pauvreté. J'ai entendu leur appel.

C'est un débat politique qu'il faut désormais ouvrir, pour de nouveaux choix de société.

Combien de millions de personnes allons-nous sortir de la pauvreté en cinq ans quand un million sont venus grossir leur rang en dix ans ? Voilà la question à laquelle nous devons répondre.

Près de 9 millions de nos concitoyens, 15 % de la population française sont concernés.

Nous déciderons de plans d'action dans la durée, agissant sur tous les fronts concernés. Interdiction des expulsions locatives, des coupures d'énergie et d'eau, refus des privations de cantines scolaires, suppressions de la TVA sur les produits de première nécessité, construction massive de logements sociaux, augmentation des places d'hébergement d'urgence, soutien à l'insertion dans l'emploi, égalité salariale femmes-hommes, élargissement de l'accès aux soins…

 

Une nouvelle majorité devrait convoquer, dès l’été 2017, une grande conférence sociale avec les réseaux et associations de solidarité, les syndicats, des personnes en situation de pauvreté, des salariés, pour travailler ensemble à l’élaboration d’un plan cohérent et pluriannuel pour mener ce combat.

oOo

Cette France à laquelle nous voulons redonner l'espoir, cette « France en commun », ce sera une nouvelle République.

Une République qui remette en son cœur les principes fondamentaux d'égalité, de promotion des droits des citoyens dans la cité comme sur le lieu de travail, d'égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines, de lutte sans merci contre les discriminations, toutes les discriminations racistes, sexistes, territoriales, de diffusion des responsabilités dans toute la société contre la confiscation des pouvoirs par quelques-uns .

Ces principes sont aujourd'hui vidés de leur sens par un régime de plus en plus autoritaire, confiscatoire, opaque, technocratique. La présidentialisation de notre vie politique, pourtant à l'origine du discrédit grandissant de la politique, est poussée à l'extrême.

Je le dis avec gravité : la manière dont s'engage le débat public pour l'élection présidentielle de 2017, la subordination totale, pour ne pas dire l'évacuation totale des enjeux des élections législatives, posent un très grave problème démocratique. Élire des députés serait devenu mineur. C'est le triomphe de la monarchie présidentialiste et de toutes ses dérives.

Seuls contre tous s'il le faut, nous mènerons à égalité d'importance élection présidentielle et élections législatives. Et nous assurons les citoyens d'une chose : les candidats que nous présentons dans chaque circonscription ne seront demain les godillots de personne, mais des députés libres, rendant compte de leurs actions aux citoyens.

Nous voulons une République qui permette aux citoyens d'intervenir, en leur donnant pouvoir d'initiative législative, référendaire et pétitionnaire.

Nous voulons une République où le Parlement retrouve la primauté dans l'élaboration et le vote des lois, en supprimant le 49-3 et toutes les dispositions qui restreignent son pouvoir.

Nous voulons faire entrer le peuple dans un Parlement à parité. La France est faite d'ouvriers, d'employés, de salariés de toutes conditions. Et c'est pour obtenir un maximum de députés du peuple que nous voulons un Parlement élu à la proportionnelle, et un statut de l'élu qui permette à chacun d'accéder à tous les mandats de la République, en s'appuyant sur une limitation du cumul et du renouvellement des mandats dans le temps.

Nous voulons une République qui instaure de nouveaux pouvoirs d'intervention pour les fonctionnaires et les usagers des services publics et pour les travailleurs sur l'organisation du travail comme sur les choix de gestion dans les entreprises.

Oui, il est temps, grand temps de parler égalité, et quand le mot est prononcé, de le mettre en pratique dans chacun des actes, des choix, des politiques mises en œuvre.

Nous voulons une République libre et fraternelle, une République qui garantisse contre toute tentation rétrograde.

Face aux déchaînements de la Manif pour tous, les Français ont tenu bon. Nous ferons progresser encore la lutte contre les discriminations, contre l'homophobie. Nous voterons une loi-cadre avec de nouveaux moyens contre la violence faite aux femmes.

Nous modifierons l’article I de la Constitution pour écrire dorénavant : « la loi garantit (et non plus favorise) l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales ».

Cette République, elle sera le thème de notre première grande initiative de lancement conjoint des campagnes présidentielle et législatives avec nos candidats le 28 janvier place de la République : « non à la monarchie présidentielle, oui à la démocratie citoyenne ». oOo

Voilà, chers amis, le projet que nous allons porter, débattre et enrichir dans les prochains mois avec le pays.

Nous diffuserons « la France en commun » dans tout le pays les 21 et 22 janvier. Nous organiserons dans chaque circonscription des rencontres publiques pour en débattre.

Ces objectifs pour notre pays, cette France en commun que nous appelons de nos vœux et de notre action sont le socle du rassemblement populaire, de la nouvelle majorité qui est désormais à construire, et qui sera notre objectif tout au long de cette année, avant, pendant et après les échéances électorales.

C'est donc indissociablement notre contribution à la campagne présidentielle dans laquelle nous sommes engagés pour appeler à voter Jean-Luc Mélenchon, et le pacte que nous proposons aux Français pour une nouvelle majorité parlementaire.

Le rassemblement auquel je n'ai cessé d'appeler tout au long de l'année écoulée que nous voulons construire, reconstruire en 2017, est celui des forces vives de la gauche de ce pays. Cette gauche, je sais ses forces immenses. Je les sais aussi déboussolées. Je veux leur adresser un message de confiance et de sincérité.

Oui, nous rêvions mieux pour partir en campagne, un socle de rassemblement plus large encore. (Aucun des candidats en présence ne nous a aidés à y parvenir, chacun espérant, sacré démon de la présidentielle, dépasser la difficulté dans sa rencontre avec le peuple.)

Nous avons pris acte, en responsabilité de cette situation, en décidant pour notre part de ne pas présenter de candidat alors que nous avions les moyens de le faire.

Nous lançons notre campagne en faveur du vote pour Jean-Luc Mélenchon avec cet objectif : élargir le rassemblement le plus loin possible, pour battre la droite, le Front national, éviter le drame d'un second tour Fillon-Le Pen et qualifier une véritable politique de gauche au second tour.

La page de 2017, il nous revient à tous de l'écrire.

Pour nous, elle ne se clora pas le soir de l'élection présidentielle. Nous sommes déjà à pied d’œuvre pour présenter ou soutenir dans toutes les circonscriptions des candidats du rassemblement aux élections législatives. Nous ratifierons une partie d'entre eux, d'entre elles dès samedi 14 janvier, singulièrement là où se joue l'élection d'un député communiste ou du Front de gauche, c'est-à-dire tout simplement l'existence d'un groupe portant demain dans l'Hémicycle de possibles lois de transformation sociale, capable aussi de faire barrage aux mauvais coups. Là aussi, nous appelons au rassemblement. Rien, aucune division, ne doit entraver l'élection de ces députés. Les travailleurs en auront tant besoin demain.

Nous avons pris nos responsabilités, à chacun de prendre les siennes. Dans l'intérêt du rassemblement commun.

Et aux femmes et aux hommes qui regardent aujourd'hui du côté de la primaire socialiste, je dis :

« Nous restons disponibles, ouverts, car le chemin de la reconstruction alternative sera long, et nous ne négligerons aucune possibilité de le faire progresser. »

Voilà, nous n'attendons plus, nous sommes en campagne, avec l'ambition qu'exige la période.

Dans cette campagne électorale mêlée, présidentielle et législatives, nous voulons permettre la mobilisation, la construction, l'action autour de solutions concrètes pour répondre tout autant aux grands défis de la société qu'aux besoins et aspirations quotidiennes. C'est une campagne de terrain que nous lançons, en déployant dans le concret notre conception de l'union.

C'est ainsi que le Parti communiste entend agir, à la présidentielle pour le vote Jean-Luc Mélenchon et aux élections législatives avec nos candidates et candidats, et celles et ceux que nous soutiendrons.

oOo

Mesdames, messieurs, chers amis, chers camarades,

J'ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à la division, aux régressions sociales et humaines.

J'ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à une gauche dispersée, « façon puzzle » comme dirait Michel Audiard, assistant, impuissante, aux triomphes des « tontons flingueurs » de la droite extrême et de l’extrême droite.

J'ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à choisir entre le bâillon pour la bouche, ou pour la main le clou , comme le chantait Louis Aragon, dans ce si beau poème en hommage au poète espagnol Federico Garcia Lorca…

J'ai la conviction que nous aurons encore et toujours besoin d'un grand parti communiste, pour donner de la voix aux classes populaires, pour les aider à porter jusqu'aux plus hautes responsabilités de l’État ce qu'elles savent produire de meilleur, pour tenir la gauche debout quand tant de forces veulent la rayer de la carte. Notre parti agit pour l'intérêt du pays, l'intérêt général, parce qu'il est un parti où ses adhérentes et adhérents, des salariés de toutes conditions, disposent de la parole et décident démocratiquement de ses choix, et qui n'a aucune chance de se mettre au service exclusif d'une ambition personnelle. Nous venons de faire la démonstration que les communistes, organisés en parti, peuvent réfléchir, mener de rudes débats, et en trancher en restant unis et dans un climat fraternel. Notre parti a fait preuve d'une maturité, d'une honnêteté, d'une intelligence collective aujourd'hui hélas peu courante dans le monde politique.

Voici pourquoi nous sommes fiers de ce parti qui vient de souffler ses 96 bougies et prépare déjà, pour très bientôt ses 100 printemps.

Oui, en ces premiers jours de 2017, c'est notre message pour le combat, pour vivre dignement tout simplement.

Alors, c'est avec conviction et confiance que je vous dis : « Ensemble, en 2017, allons au-devant de la vie ! »

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 11:14

 

 

LE TIERS-PAYANT

mesure très utile pour favoriser l’accès aux soins

 

L’extension du tiers payant aux patients en ALD et aux femmes enceintes est une des dispositions « phares » de la loi Touraine, en application depuis le 1er janvier 2017, la généralisation étant annoncée pour le 1er septembre 2017.

Nous regrettons sa conception de manière indissociable avec lobligation dadhérer à une complémentaire santé. La droite tente dailleurs une récupération politique des mouvements de grève ou de boycott dune partie des médecins dexercice dit libéral.

Il est réel que la mise en œuvre du tiers payant, cest à dire de la possibilité de ne pas faire lavance des frais, est génératrice dune surcharge de travail administratif. Il y a environ 600 structures dites complé­mentaires dans le pays. Vérifier que les « droits du patient-e sont ouverts », solli­citer les complémentaires pour le rem­boursement des frais est une tâche admi­nistrative réelle. Le conseil constitutionnel la dailleurs rendue facultative.

La généralisation est aussi génératrice de frais de fonctionnement qui sont évalués à environ 3,50 € par consultation. Cest pour cela que le mouvement des centres de santé demande une prise en charge de ces frais. Pourquoi le gouvernement renonce-t-il à répondre à cette demande ?

Mais le tiers-payant est une mesure très utile pour favoriser laccès aux soins. Lexpérience des centres de santé le démontre ainsi que celle des hôpitaux publics. Nous la défendons pourvu quelle soit organisée de façon efficace, univer­selle, avec les moyens nécessaires et quelle se situe dans une politique géné­rale.

Pour que le remboursement soit supérieur à celui de la Sécurité sociale, il faut quil y ait une assurance complémentaire. Hors, depuis des années, il y a un phénomène très sensible de désaffiliation des « com­plémentaires santé » pour cause finan­cière. Pour ces patient-e-s-là, le tiers payant na quun effet limité. Pour les autres, le tiers payant est une invitation forte à prendre une complémentaire, cest une aide indirecte aux complémentaires et au monde assuranciel plutôt que de pro­motion de la sécurité sociale solidaire.

Au contraire, le PCF est pour une Sécurité sociale qui rembourse à 100% les soins prescrits, afin dagir concrètement contre le renoncement aux soins qui touche actuellement près dun tiers de la popula­tion et plus de la moitié des jeunes étu­diant-es.

Notre proposition concrétise notre volonté de reconquête de la Sécurité sociale qui est toujours une idée davenir

 

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 10:23
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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 19:14

Décès de Georges Valbon : Réaction de Marie-George Buffet et Pierre Laurent

le 20 juillet 2009

Georges Valbon est mort. La nouvelle nous touche au coeur. C'est toute la Seine-Saint-Denis, dont il fut le premier et l'infatigable président du conseil général pendant 24 ans, qui est en deuil. C'est tout le Parti communiste, dont il fut un combattant inlassable, qui pleure un ami, un camarade, un dirigeant estimé de tous.

Ses parents avaient fui le fascisme italien et s'installèrent à Bagnolet où l'apprenti Georges Valbon allait devenir ouvrier typographe chez Chaix. C'est justement sur les presses de l'imprimerie Chaix que dès 1941, à 17 ans, il tire ses premiers tracts antinazis. Commence alors pour lui un courageux parcours de résistant. Requis par le STO, il s'en évade et rejoint la résistance. Lieutenant FTP, commandant un petit groupe armé à Bagnolet, il libère notamment la première mairie en banlieue parisienne le 17 août 1944 aux Lilas. Engagé volontaire en septembre 1944, il quittera l'armée en 1946, refusant d'aller faire la guerre en Indochine. Il reprend son combat de militant communiste chez Chaix, où il est sanctionné pour avoir créé une cellule d'entreprise du PCF. Il devient alors un militant inlassable de la cause du monde du travail et de la création dans ces villes populaires du nord-est de la fédération de la Seine, dont il occupe de nombreuses responsabilités. Elu conseiller général de Bobigny en 1959, il en devient le maire en 1965 et, avec un esprit d'innovation qui ne le quittera pas, ne cessera d'œuvrer au développement social, urbain, culturel de sa ville, avant de choisir de passer le relais à Bernard Birsinger en 1996. En 1968, il est le premier président du département de Seine-Saint-Denis nouvellement créé. Il travaillera sans relâche à son développement jusqu'en 1993, interrompant seulement son mandat pour prendre la présidence des Charbonnages de France à la demande du gouvernement de gauche en 1982.

La personnalité de ce département doit beaucoup à son énergie, à son audace sociale et culturelle, à son esprit d'ouverture, qu'il conjugua toujours aux valeurs de résistance, de créativité, de solidarité et d'égalité qui demeurent la marque de ce territoire. Georges Valbon est un dirigeant qui a marqué notre parti. Membre de son comité central de 1970 à 1996, il a toujours contribué à son renouvellement. Homme de combat et d'écoute, il va beaucoup nous manquer.

Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF

Paris, le 20 juillet 2009.

 
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    8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 11:12

    8 casseroles qui vont vous ôter toute envie de voter François Fillon en 2017

     

    François Fillon, candidat de la droite et du centre, s'impose comme l'un des favoris dans la course à l'Elysée. Pour autant, comment oublier sa gestion calamiteuse de l'argent public durant toute la période où il était le Premier ministre de Nicolas Sarkozy ? Petite rétrospective.

     
    DR


    1. Il a fait tripler la taille de son appartement de fonction aux frais du contribuable

    François Fillon, lorsqu'il était Premier ministre de 2007 à 2012, était obnubilé par les déficits publics et les dépenses de l'Etat. Sauf que dans son édition du 3 juin 2009, le Canard Enchaîné avait révelé qu'il a agrandi son appartement de fonction pour loger son épouse et trois de ses enfants. De 78m² du temps de Raffarin, l'appartement du Premier ministre est ainsi passé à 309 m² dont 213 m² pour la partie privative. 
     

    2. Fillon partait week-end à Marrakech avec un Falcon 50 aux frais de l'Etat

     
    En mai 2009, Fillon part en week-end privé à Marrakech avec un Falcon 50. Au Canard enchaîné, ses conseillers justifient l'utilisation de cet avion en expliquant qu'en tant que Premier ministre, il pouvait être susceptible de rentrer en France à tout moment. Matignon avait précisé que Fillon et ses proches allaient rembourser leur billet au tarif d'un vol commercial. Sauf qu'"au regard du tarif de l'heure de vol en Falcon 50 ou de son immobilisation sur un aéroport, l'Etec [l'escadron gouvernemental] facture l'heure 2601 euros. Soit, pour un week-end de trois jours : 182 272 euros". Aucune preuve du paiement du billet d'avion par l'ex-Premier ministre n'a de toute façon été publiée.
     

    3. Quand Fillon inaugure une nouvelle ligne TGV ... en le survolant avec son jet

     
    Même Nicolas Sarkozy a dû avoir du mal à croire l'exploit de son Premier ministre, en 2007. Pour l'inauguration officielle du TGV-Est, François Fillon s'est  déplacé ... en jet. Logique, pour promouvoir la rapidité du TGV Est.
     
    Le Canard Enchaîné, dans son édition du mercredi 13 juin 2007, révèle l'information. Le 9 juin 2007, le Premier ministre se rend à l'inauguration officielle du TGV-Est qui doit relier Paris à Strasbourg en 2h20. A l'heure du départ, à 7h36 à la gare de l'Est, les journalistes qui couvrent l'événement apprennent le Premier ministre est déjà monté dans la voiture 11 du TGV pour travailler mais qu'il rejoindra les journalistes à l'arrivée du train.
    Le convoi officiel arrive finalement avec 26 minutes de retard, tout simplement parce que le TGV a fait un arrêt imprévu en gare de Nancy-Metz, le temps qu'il a fallu pour faire monter dans le TGV François Fillon. Ce dernier n'était en réalité pas du tout dans la voiture 11 du train mais avait préféré faire l'essentiel du parcours à bord d'un jet, un Falcon. La supercherie est alors divulguée à la presse par la SNCF. 
     
    Le train trop prolétaire pour François Fillon ?
     

    4. Les week-ends de Fillon en Falcon 7X coûtaient 1,3 million d'euros par an à l'Etat

     
    C'est le magazine Capital du mois de décembre 2011 qui avait sorti l'information : "chaque week-end du Premier ministre dans son château de Solesmes (Sarthe) revient à 30 000 euros pour le contribuable". Comment expliquer un tel coût en pleine crise économique ? Selon le magazine, François Fillon utilisait un Falcon 7X pour parcourir les 230 kilomètres qui séparent Matignon et son domicile dans la Sarthe. 
     
    Une heure de vol à bord d'un Falcon revient à environ 7 800 euros, sans compter le cortège de voitures officielles qui attendait le Premier ministre à sa descente, "les retours au bercail du chef du gouvernement coûtent 1,3 million d'euros par an... alors qu'il irait plus vite en prenant le train", dénonçait Capital.
     

    5. Il a fait payer ses employés par d'autres ministères pour faire croire qu'il avait baissé ses dépenses

     
    L'ancien Premier ministre avait affirmé avoir baissé les dépenses de fonctionnement de Matignon. En réalité, les frais de personnels, dont les voyages, étaient assurés par d'autres administrations... Un certain sens de la transparence (Le Canard Enchaîné n°4623, 3 juin 2009)
     
    Au 1er janvier 2008, 40 des 62 membres du cabinet de François Fillon étaient payés par des administrations extérieures : leurs salaires n'entrent donc pas dans le budget de Matignon, que le Premier ministre se vantait pourtant d'avoir diminué.
     
    François Fillon a présenté un "budget de crise" pour 2008 sauf qu'en réalité, le nombre de fonctionnaires dont le salaire est pris en charge par des institutions extérieures a augmenté. Au 1er juillet 2008, 49 des 70 membres du cabinet ne sont pas payés par le budget de Matignon (contre 40/62 six mois plus tôt). Même constat pour les fonctionnaires en service à l'Hôtel de Matignon : 230 étaient rémunérés par d'autres (contre 185 six mois plus tôt).
     

    6. Il a passé Noël avec le dictateur Moubarak aux frais des contribuables

     
    En décembre 2010, François Fillon passe le réveillon en Egypte, chez le dictateur Moubarak. Pour y aller, il fait le voyage à bord d'un Falcon 900 dont l'heure de vol est facturée ... 9 400 euros. Comme en mai 2009, Matignon avait indiqué que le Premier ministre avait remboursé son billet au tarif d'un vol commercial, sans dire que l'Etat avait pris en charge "le prix du stationnement sur le tarmac d'Assouan, plus l'entretien et le séjour de tout l'équipage. Car l'avion est resté immobilisé pendant dix jours, et tout ce petit monde, remarqué par d'autres visiteurs pour sa bonne humeur, était logé non loin de la famille Fillon, à l'hôtel cinq étoiles Pyramisa", indiquait le Canard enchaîné.
     

    7. L'Etat assure pour 86 000 € le train de vie Fillon, y compris l'essence de sa voiture

     
    François Fillon est un ancien Premier ministre, à ce titre, il bénéficie de la prise en charge par l'Etat du coût d'une voiture de fonction, le salaire d'un chauffeur et celui d'un assistant. Pour l'année 2014, l'Etat a dépensé 54 717 euros pour rémunérer un assistant, 12 167 euros pour un chauffeur. Quant au frais d'entretien de sa voiture de fonction, l'Etat a déboursé 4 452 euros en 2014, ainsi que 14 263 euros de carburant et 541 euros pour l'assurance.
     
    Au total, François Fillon a donc bénéficié d'une dotation publique de 86 140 euros... pour avoir été Premier ministre entre 2007 et 2012. Sachant qu'il bénéficie d'une indemnité de député, de frais de représentation et d'une enveloppe pour rémunérer ses collaborateurs parlementaires.
     

    8. Pour une simple inauguration, sa femme utilise un Falcon à 10 000 € le trajet aux frais de l'Etat

     
    Mercredi 7 mars 2009, la femme de François Fillon, qui est alors Premier ministre, se rend à Roscoff pour le baptême d'un navire de la flottille des Britanny Ferries qui fait le lien entre la France et l'Angleterre. Le service de communication de Matignon précise alors que Pénélope Fillon "représente son mari à l'inauguration."
    L'histoire prend une tournure polémique quand l'information selon laquelle elle s'y est rendue aux frais du contribuable en Falcon 50, pour un trajet d'environ 10 000 euros, au coeur de la crise économique.
     
    La femme du Premier ministre ne devait pas être à 3 heures près : "Elle aurait pu monter dans un train, environ 130 euros l'aller-retour, (...) Paris-Morlaix, soit 3h42" souligne alors Le Canard.
     
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    Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES DIVERS ELECTIONS
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    7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 13:31
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    6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 08:23

    LES COMMUNIQUÉS DE PRESSE

    La rentrée offensive des sénatrices et sénateurs du groupe CRC

    Loi travail, hôpital, enseignement supérieur -

     Par / 5 janvier 2017

    Le groupe CRC prend trois initiatives durant la semaine du 9 janvier.
    Le 11 janvier, il propose dans son espace réservé, deux textes importants : la proposition de loi d’abrogation de la loi travail et ensuite, une proposition de résolution sur la reconnaissance de l’enseignement supérieur comme un investissement nécessaire à l’avenir.

    La proposition d’abrogation de la loi travail suscite un écho favorable. Une pétition circule sur Internet et un rassemblement a lieu devant le Sénat de 13h00 à 16h00.
    La proposition de résolution pour le développement de l’enseignement supérieur tombe à pic au moment où de grandes incertitudes planent sur des universités confrontées à l’austérité et à des mesures qui créent beaucoup d’interrogations comme le regroupement des universités. L’objectif de ce texte est en particulier d’inciter les Etats de l’Union européenne à fixer un minima de 2% du PIB pour les budgets de l’enseignement supérieur.

    Enfin, le jeudi 12 janvier, le groupe CRC est à l’origine d’un débat sur la situation de l’hôpital dans notre pays.

    Derrière les satisfecit sur un sauvetage comptable de la Sécurité sociale, la réalité de l’hôpital est symptomatique des dégâts de l’austérité dans ce domaine.
    Fermetures d’établissements, réductions du nombre de lits et de l’offre de soins, comme par exemple le rallongement considérable des attentes de rendez-vous sont le vécu de nos concitoyennes et concitoyens, bien loin de l’optimisme affiché.

    La population et les élus locaux engagent de nombreuses actions pour combattre cette évolution dramatique et cette initiative du 12 janvier est un élément de cette mobilisation que nous appelons à amplifier dans les semaines à venir.

    L’hôpital est en danger. Des zones entières de notre pays sont maintenant démunies ou en passe de l’être et là où la densité urbaine est forte, l’offre est souvent très éloignée des besoins.

    Par ces initiatives, les sénatrices et sénateurs du groupe CRC souhaitent participer, modestement, au lancement d’une année 2017 porteuse d’espoir et de luttes pour le progrès et la justice sociale.

     
     
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    Published by bruno fornaciari - dans groupe GDR-CRC PCF
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    BRUNO FORNACIARI

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