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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 21:02

Royal Monceau : des salariés en grève pour 2 euros dans un palace à 25.000 euros la nuit

AFP le 22/10/2014 à 09:51

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Des salariés du Royal Monceau-Raffles manifestent devant l'entrée du palace pour obtenir une meilleure rémunération, le 21 octobre 2014 à Paris ( AFP / Stéphane de Sakutin )

"Qatar, il faut payer!": avec drapeaux rouges et tambours, des salariés grévistes d'un palace parisien ont à nouveau manifesté cette semaine pour une meilleure rémunération, espérant être entendus comme l'ont été récemment d'autres collègues d'hôtels de luxe de la capitale française.

Les "petites mains" du Royal Monceau-Raffles, situé dans de beaux quartiers peu habitués à ce genre de manifestations, en sont à leur troisième semaine de grève.

Le palace où la nuit dans la suite présidentielle coûte 25.000 euros, appartient au groupe Katara hospitality, relevant du riche émirat gazier du Golfe qui multiplie les investissements en France.

Encouragés par des mouvements de contestation similiaire ayant abouti dans deux autres palaces parisiens cette année, les salariés exigent que leurs conditions soient alignées sur celles de leurs collègues des autres établissements de luxe.

Des syndicalistes de la CGT manifestent devant le Royal Monceau-Raffles, le 21 octobre 2014 à Paris ( AFP / Stéphane de Sakutin )

"Tout ce que nous réclamons, c'est deux euros d'augmentation par heure", dit Sabrina Sedik, une femme de chambre qui brandissait mardi une pancarte en carton réclamant "un salaire décent, tout simplement".

La jeune femme, mariée, affirme gagner 1.300 euros par mois.

"Notre palace est un rapace", "Excellence du service = médiocrité du salaire", proclament d'autres banderoles en carton, brandies par les grévistes dans une atmosphère de kermesse.

"Je travaille dans cet hôtel depuis 15 ans, et mon salaire n'a jamais augmenté. On a décidé de faire la grève parce que les salariés des autres palaces sont mieux payés que nous", renchérit une autre femme de chambre, mère de deux enfants, qui ne veut pas dire son nom.

Outre "une augmentation de 2 euros du taux horaire pour tous les salariés", les salariés réclament "la diminution de la cadence et une amélioration des conditions de travail".

- 'Mouvement ascendant' -

Des salariés du Royal Monceau-Raffles manifestent devant l'entrée du palace pour obtenir une meilleure rémunération, le 21 octobre 2014 à Paris ( AFP / Stéphane de Sakutin )

La direction de l'hôtel, sollicitée, n'a pas souhaité faire de commentaire.

Selon les syndicalistes, elle aurait déjà accédé à une partie des demandes des grévistes.

En juin 2013, le Royal Monceau-Raffles avait rejoint le club très fermé des hôtels qui ont obtenu la distinction "palace".

"Cette grève s'inscrit dans la suite des mouvements dans les autres hôtels de Paris", explique Karl Ghazi, porte-parole du syndicat CGT-commerces (Confédération générale du travail). "C'est un mouvement ascendant, qui risque de s'étendre à d'autres palaces".

Les salariés de l'hôtel Hyatt Paris-Madeleine avaient obtenu en septembre, après huit jours de grève, l'alignement de leurs salaires sur ceux des palaces, soit au moins 500 euros par mois de plus.

Ils avaient suivi l'exemple des employés d'un autre établissement de luxe, le Park Hyatt Paris-Vendôme, qui avaient également obtenu de meilleures conditions en ayant recours à la grève.

Des salariées de l'hôtel Hyatt Paris-Vendôme manifestent devant l'établissement, le 19 septembre 2014 à Paris ( AFP/Archives / Thomas Samson )

Selon le porte-parole syndicaliste, 80% du personnel du Royal-Monceau-Raffles est en grève.

Mardi, les grévistes s'étaient d'ailleurs rassemblés devant un autre établissement appartenant au même groupe du Qatar, le Peninsula, avant de marcher en direction du Royal Monceau.

"Katara, tu payeras", ont-ils clamé devant la façade immaculée de ce nouvel hôtel qui a ouvert ses portes cet été, espérant rallier les membres du personnel de cet autre établissement de rêve.

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 08:21

Engagé-es contre l'austérité - Résolution du Conseil national du 15 octobre 2014

Nous voulons créer une dynamique populaire, capable de faire naître des perspectives sociales et démocratiques nouvelles.

A l'opposé, en assumant totalement le choix de l’austérité, le gouvernement en accélère les feux à tous les étages du pays : budget de l'État, de la Sécurité sociale, des collectivités locales. Avec la réforme territoriale, il place maintenant celles-ci comme une des pièces maîtresses du dispositif austéritaire.

Porteurs d’injustices insupportables, ces choix conduisent au désastre social et économique, enfoncent davantage le pays dans la crise en obscurcissant toute issue positive, aggravent un déficit démocratique déjà terrible et créent une situation politique instable et lourde de danger.

Dans cette crise démocratique, la République est profondément malmenée, la souveraineté populaire gravement mise en cause. Nous voulons une VIe République citoyenne, sociale, solidaire et respectueuse de ses territoires et de ses citoyens. C'est pour nous un enjeu majeur.

L’urgence est donc d’amplifier notre mobilisation en engageant toutes nos forces dans l’action et dans le rassemblement contre ces politiques et pour une alternative. Celle-ci ne peut se construire qu'en rupture avec les logiques libérales mises en œuvre avec zèle par ce gouvernement, comme la droite auparavant.

Nous voulons consacrer notre énergie à l’action, aux rassemblements les plus larges et au travail pour une alternative de gauche crédible et populaire, car il n’y va pas moins que de l’avenir de la gauche, de l’avenir du pays.

Le Conseil national invite les communistes à développer en grand leurs initiatives comme le décrit le plan de travail : les mille rencontres, la mobilisation du 15 novembre, la pétition nationale pour permettre à l’échelle de tout le pays les confrontations d’idées, pour faire progresser la pertinence des propositions alternatives, pour ouvrir des constructions politiques, et redonner espoir.

Ces élections sont au cœur d’enjeux très importants et – conjointement à la réforme territoriale – posent des questions de fond : quelle organisation de nos territoires ? Au service de qui ? Priorité aux grands groupes, aux marchés financiers ou bien à la réponse aux besoins des habitantes et habitants ? Mise en concurrence des territoires ou coopération ? Avec le projet de disparition des départements, on veut nous construire des guichets au service du marché dirigés par des collectivités gigantesques que tout éloignera du citoyen alors que tout réclame proximité et intervention citoyenne. Si on ajoute à cet ensemble le régime sec imposé à tous les niveaux, c’est l’avenir du service public et de la commune qui est en cause, c’est l’avenir des villes, celui des zones urbaines, et de la ruralité qui se joue.

Nous sommes donc dans des enjeux politiques de premier ordre.

Ces objectifs et ces ambitions font totalement corps avec la bataille contre la réforme territoriale et avec l’échéance des élections départementales de mars prochain.

Nous y avancerons des propositions pour des budgets sociaux à la hauteur des besoins, pour des services publics étendus et rénovés, pour une fiscalité juste n'exonérant pas les entreprises de leur responsabilité sociale, pour un renouveau de la démocratie, et pour une coopération entre les territoires.

Nombreux sont celles et ceux qui perçoivent les dangers de la réforme des collectivité, profondément structurante du dispositif libéral, imposant l’austérité, attisant la concurrence entre les territoires, ouvrant de nouveaux espaces de profits pour le marché. Ils sentent aussi les dangers qui planent sur la démocratie locale.

Contribuons aux convergences et au déploiement des fortes résistances qui s'expriment dans le pays, qu’elles viennent de citoyen-ne-s ou d’élu-e-s.

Poursuivre, démocratiser, développer nos départements pourraient être la base de propositions en menant de grandes batailles avec des femmes et des hommes qui partagent cette vision.

Ainsi, cette élection pourrait être vécue comme une chance de franchir un cap supplémentaire dans notre démarche de rassemblement

Dans ce contexte inédit de crise, ces élections départementales qui auront lieu partout dans le pays – une première – prendront ainsi un caractère national incontournable marquant les rapports de force politique. Nous voulons en faire une contribution essentielle à la construction politique que nous ambitionnons de réaliser à gauche, en rupture avec les politiques libérales menées depuis 2012 par le gouvernement.

Nous voulons affirmer partout notre présence. Nous agirons pour poursuivre notre action dans les deux départements que nous présidons. Nous nous mobiliserons contre le basculement de départements à droite et l'entrée de conseillers Front national.

Nous visons l’élection du maximum de conseiller-e-s communistes, Front de gauche, acteurs et actrices de la société civile, militant-e-s de gauche et écologistes, engagés contre l'austérité et contestant les politiques actuelles. Le redoutable mode de scrutin nécessite un travail de construction de candidatures de large rassemblement au service de ces objectifs.

Avec toutes celles et ceux qui peuvent se retrouver dans cette démarche, c’est au plus près des réalités locales que se construiront ces candidatures.

Enfin, la conférence nationale des 8 et 9 novembre définira la mise en œuvre de l’ensemble de notre démarche politique.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 08:17

Le PLFSS 2015 Des paroles mais des choix dramatiques

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015 est maintenant connu. Il matérialise le second temps de la concrétisation du pacte de compétitivité du Premier ministre du « donner-donner » au Medef. Sur les 50 milliards d’économies imposés par ce plan d’ici 2017, plus de 25 le seront sur la protection sociale et la santé. Cela en plus des exonérations de cotisations employeurs tels les 30 mil- liards de la politique familiale. C’est scandaleux !

Les formules : « redresser l’équilibre général... rétablisse-ment des comptes... modernisations des prestations fami- liales... réorienter le système de soins vers la proximité... etc. » sont un petit extrait du florilège de verbiage cherchant uniquement « à enfumer ».

La réalité est bien autre. Il s’agit en l’occurrence : de la com- pensation au détriment de la protection sociale dont la Sécu- rité sociale, des cadeaux aux grands patrons et au monde de la finance, de la poursuite des transferts des dépenses sur

les ayants droit à la santé et leur famille, de la remise en cause de l’universalité des prestations familiales et de leur diminution concrète, de la fermeture d’activité de soins en accélérant le transfert sur le domicile...

Ce projet de loi marque des reculs sociaux importants. Idéolo- giquement, il renforce l’idée de la fatalité des renoncements face à la finance. Il représente aussi le volet financement de la future loi de santé. Elle prévoit l’accélération des concentrations des structures de santé, l’augmentation des missions des fonds régionaux totalement dédiés aux DG d’ARS. Plus question de tourner la page de la loi Bachelot, il s’agit au contraire d’en accentuer les mauvais coups contre le service public, l’unicité nationale de la réponse aux besoins de santé, etc.

La mobilisation s’impose

Face à ces renoncements et remises en cause, la réaction la plus large et la plus déterminée est indispensable. Les rai- sons de combattre ce projet sont nombreuses. Les commu- nistes sont résolument engagé-e-s dans toutes les initiatives d’opposition à ce PLFSS, de résistances face aux reculs so- ciaux, à commencer par les mobilisations du 16 octobre.

Une alternative de gauche est indispensable

Elle peut être financée par une réforme de l’assiette des cotisations, par une cotisation sur les revenus financiers, par la fin des exonérations et de la fraude patronales. Elle permet de porter le projet du remboursement à 100 % des soins prescrits avec un contrôle démocratique des assuré-e-s, un pôle public du médicament, une réforme progressive et res- pectueuse de la perte d’autonomie, un grand service public de la santé dans la proximité et la qualité. Ces réformes sont possibles avec du courage politique.μ Jean-Luc Gibelin

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Published by bruno fornaciari - dans SANTE
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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 02:51

20 OCTOBRE 2014

Sécurité sociale en danger !

Non content de satisfaire aux injonctions de la Commission européenne et du MEDEF en baissant le budget de l’Etat, le Gouvernement marque un nouveau virage idéologique avec son projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2015. Il s’attaque désormais aux principes fondateurs de notre système de sécurité sociale, véritable acquis de civilisation, qui veut que "chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins". Les deux parties de cette célèbre formule, reprise par le ministre communiste Ambroise Croizat pour mettre en place le système de protection sociale français en 1945 et 1946 sont indissociables. Elles fondent aussi le principe d’universalité qui veut que les prestations de sécurité sociale bénéficient à toutes et tous, sans distinction de revenus, puisque les recettes du financement de ces prestations sont précisément assises sur des cotisations fonction des revenus.

Ainsi, le gouvernement a décidé de ponctionner les familles en faisant sauter le verrou de l’universalité des allocations familiales avec une modulation en fonction de seuils de revenus. Se parant du faux-nez de la justice sociale, le discours véhiculé pour justifier son attaque contre notre modèle social tient de la plus grande hypocrisie. En effet, il ne s’agit pas d’améliorer les prestations pour les plus modestes, mais seulement de couper arbitrairement des allocations de familles bénéficiaires !

Le plus dangereux réside dans la remise en cause de l’universalité des allocations familiales. C’est une brèche ouverte. Car ceux qui ont bâti notre sécurité sociale, avec ses branches assurance maladie, accidents du travail et maladies professionnelles, retraites et famille l’ont conçu comme une couverture globale contre les risques et aléas de la vie. En commençant par attaquer les prestations universelles de la branche famille, qui nous dit que demain, on ne remboursera pas les frais médicaux de manière différente en fonction de tel critère de revenu ou de situation ? C’est aussi remettre en cause le consentement à cotiser de celles et ceux qui pourraient être exclus du bénéfice universel de ces prestations. En quelques mots, voilà dévoilé le cœur du projet du Gouvernement. Briser les grands principes de solidarité pour passer à une société du chacun pour soi et de l’assistanat pour les plus pauvres. Triste et dangereuse réalité !

Ainsi, les futurs gouvernements à la recherche de nouvelles économies pourront baisser progressivement les seuils, jusqu’à faire de notre système universel de sécurité sociale "une sécu pour les pauvres" qui entrainera inéluctablement la réduction du nombre de cotisants. Voilà aussi de quoi ouvrir les portes et les fenêtres aux champions de l’assurance privée, qui pourraient trouver progressivement de nouveaux débouchés spéculatifs sur le dos de la couverture sociale et de la branche famille.

Voilà pourquoi les communistes, comme tant d’autres à gauche, tiennent comme "à la prunelle de leurs yeux" aux principes fondateurs de la sécurité sociale. Il s’agit du socle de notre modèle social, arraché de haute lutte par les combats du mouvement ouvrier et traduit dans notre Constitution et notre législation à la Libération. Oui, nous devons conforter notre modèle, en posant la question de la création de recettes nouvelles basées sur les revenus financiers et sur une fiscalité plus juste. Pas en tentant de liquider ce qui fait sa force depuis 70 ans comme le propose ce Gouvernement !

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 01:34

Charly BouhanaCuba Si France

 

Cuba donne l'exemple dans la lutte contre Ebola
Le Monde.fr avec AFP | 18.10.2014 à 07h51 •
En dépit de ses difficultés économiques et de ses maigres moyens, Cuba s'est projeté à l'avant-garde de la lutte contre le virus Ebola en dépêchant un important contingent de personnel soignant en Afrique de l'Ouest, au moment où les grandes nations laissent généralement la main aux humanitaires.
Perpétuant sa tradition médicale internationaliste, un contingent de cent soixante-cinq médecins et personnels de santé cubains est parti au début d'octobre pour la Sierra Leone, et deux cent quatre-vingt-seize autres personnels sont attendus prochainement au Liberia et en Guinée voisins. Les effectifs médicaux cubains constituent le plus grand contingent dépêché par un Etat pour combattre Ebola.

 

 

Cuba donne l'exemple dans la lutte contre Ebola
Le Monde.fr avec AFP | 18.10.2014 à 07h51 •
En dépit de ses difficultés économiques et de ses maigres moyens, Cuba s'est projeté à l'avant-garde de la lutte contre le virus Ebola en dépêchant un important contingent de personnel soignant en Afrique de l'Ouest, au moment où les grandes nations laissent généralement la main aux humanitaires.
Perpétuant sa tradition médicale internationaliste, un contingent de cent soixante-cinq médecins et personnels de santé cubains est parti au début d'octobre pour la Sierra Leone, et deux cent quatre-vingt-seize autres personnels sont attendus prochainement au Liberia et en Guinée voisins. Les effectifs médicaux cubains constituent le plus grand contingent dépêché par un Etat pour combattre Ebola.

 

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 09:31

Moduler les allocations familiales : une grave faute politique

La question de l'universalité de la Sécurité sociale est déterminante. La protection sociale n'a pas vocation à réduire les inégalités sociales mais à compenser la maladie, le coût de l'enfant, le travail...

S'il faut une politique de réduction des inégalités sociale, c'est avec l'égalité salariale femmes/hommes, l'augmentation des minima sociaux et le plein emploi.

Les parlementaires socialistes et le gouvernement font payer à la sécurité sociale leur absence d'ambition et de courage politique à affronter le patronat dans une politique de réduction des inégalités sociales. Ils préfèrent que les assuré-e-s sociaux se répartissent la protection sociale en régression.

Moduler les droits, c'est créer de fait des catégories qui seront utilisées à termes comme levier pour diviser les travailleurs, les salarié-e-s et détruire le système de protection sociale. Ce qu'il faut moduler, c'est un impôt vraiment progressif et une vraie mise à contribution du capital et des entreprises notamment les revenus financiers.

C'est une question politique centrale. Le PS vient à nouveau de lâcher un repère historique de la Sécurité sociale. Les mobilisations sont indispensables pour reconquérir une protection sociale solidaire. Les communistes y sont déterminés.

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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16 octobre 2014 4 16 /10 /octobre /2014 01:41

1. Claude Goasguen, Union pour un Mouvement Populaire, Député, ancien ministre

2. Jean-Pierre Plancade, Rassemblement Démocratique et Social Européen, sénateur

3. Jean-Michel Baylet, Président du Parti Radical de gauche, sénateur, ancien ministre

4. Patrick Beaudoin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

5. Herve Mariton, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre

6. Yvon Collin, Président du groupe du Rassemblement démocratique et social européen(RDSE), Sénateur

7. Michel Hunault, Nouveau Centre, Député

8. Didier Quentin, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des Affaires européennes, ministre plénipotentiaire, Député-maire

9. Stéphane Demilly, Nouveau Centre, Vice-président de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire, Député-maire

10. Monique Iborra, membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Vice- président du conseil régional de Midi-Pyrénées, Députée

11. Jean-Marie Le Guen, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche,adjoint au maire de Paris, Député

12. Sylvie Desmarescaux, non affiliée, sénatrice-maire

13. Jean Lasalle, Vice-président du Modem, Député

14. Raymond Couderc, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

15. Jean-Marie Bockel, Rassemblement Démocratique et Social Européen, sénateur, ancien ministre

16. Serge Blisko, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député

17. Emile Blessig, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

18. Paul Giaccobi, Apparenté groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Président du Conseil exécutif de l’Assemblée de Corse, secrétaire de l’Assemblée nationale, Député

19. Eric Raoult, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre20)

20. Madec Roger, Membre du groupe socialiste, sénateur-maire

21. Jacques Remiller, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

22. Jean-Pierre Leleux, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

23. Faucaunier Alain, Membre du groupe socialiste, Sénateur-Maire

24. Herbillon, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, Député-maire

25. Yves Dauges, Membre du groupe socialiste, sénateur

26. Marie-Louise Fort, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

27. Yvan Lachaud, Président du groupe Nouveau Centre, à l’Assemblée Nationale, Député

28. Jean-Luc Préel, Nouveau Centre, Vice-président de la commission des affaires sociales,Député

29. Étienne Mourrut, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

30. George Paul-Langevin, Vice-présidente du Groupe socialiste, radical, citoyen et diversgauche, Députée

31. Jacques Gautier, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

32. Philippe Gosselin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

33. Nicole Bricq, membre du groupe socialiste, Vice-présidente de la commission des finances, sénatrice

34. Philippe Vitel, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission de ladéfense nationale et des forces armées, Député

35. Jean-Claude Frécon, Membre du groupe socialiste, sénateur-maire

36. Joëlle Garriaud-Maylam, Union pour un Mouvement Populaire, secrétaire de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, Vice-présidente de la commission sur la dimension civile de la sécurité au sein de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN, sénatrice

37. Daniel Mach, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

38. Jean-François Mancel Union pour un Mouvement Populaire, Député

39. Valéry Boyer, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

40. Michel Voisin, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, Vice-président de la commission de la défense nationale et des forces armées, Député

41. Paul Jeanneteau, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

42. Mélot Colette, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-présidente de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, sénatrice

43. Simon Sutour, Membre du groupe socialiste, Vice-président de la commission des Affaires européennes, sénateur

44. Arlette Grosskost, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

45. Rudy Salles, Vice-président du Nouveau Centre, Vice-président de l’Assemblée nationale, Député

46. Anne Grommerch, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

47. Herve Maurey, Union centriste, sénateur-maire

48. Bernard Debré, Union pour un Mouvement Populaire, Député, ancien ministre

49. Isabelle Vasseur, Union pour un Mouvement Populaire, Députée-maire

50. Jean-François Humbert, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

51. Dominique Tian, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

52. Françoise Branget, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

53. Éric Straumann, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

54. Richard Dell’Agnola, Union pour un Mouvement Populaire, Député

55. Marcel Bonnot, Union pour un Mouvement Populaire, Député

56. Jacques Grosperrin, Union pour un Mouvement Populaire, Député

57. Gilbert Barbier, Rassemblement Démocratique et Social Européen, Vice-président de lacommission des affaires sociales, sénateur

58. Laurent Béteille, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

59. Serge Lagauche, Membre du groupe socialiste, Vice-président de la culture, de l’éducationet de la communication, sénateur

60. Bernadette Dupont, Union pour un Mouvement Populaire, sénatrice

61. Olivier Dassault, Union pour un Mouvement Populaire, Député

62. Armand Jung, membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député

63. Pierre-Christophe Baguet, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

64. Jacques Kossowski, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

65. Geneviève Lévy, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

66. Brigitte Baragès, Union pour un Mouvement Populaire, Députée-maire

67. Françoise Hostalier, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

68. Marc Bernier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

69. Michel Sordi, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

70. André Schneider, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-Président de la délégation française à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Député

71. Lionnel Luca, Union pour un Mouvement Populaire, Co-président de la Droite populaire Député

72. Roland Blum, Union pour un Mouvement Populaire, Premier Adjoint au Maire de Marseille, Député

73. Bruno Gilles, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur-maire

74. Richard Mallié, Union pour un Mouvement Populaire, Questeur de l’Assemblée nationale, Député

75. Hoffman-Rispal Danièle, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Députée

76. Jean-Claude Guibal, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire7

77. Colette Giudicelli, Union pour un Mouvement Populaire, sénatrice

78. Marie-Françoise Pérol-Dumont, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Présidente du conseil général de Haute-Vienne, Députée

79. Georges Mothron, Union pour un Mouvement Populaire, Premier Vice-président du conseilgénéral du Val d’Oise, Député-maire

80. Paul Durieu, Union pour un Mouvement Populaire, Député

81. Jean-Christophe Lagarde, Président exécutif du Nouveau centre, Vice-président de l’Assemblée nationale, Député-maire

82. Dino Cinieri, Union pour un Mouvement Populaire, Député

83. Daniel Spagnou, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

84. Francis Grignon, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

85. René Beaumont, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

86. Jean-Marc Lefranc, Union pour un Mouvement Populaire, Député

87. Guy Teissier, Union pour un Mouvement Populaire, Président de la commission de ladéfense et des forces armées, Député-maire

88. Jean-Jacques Urvoas, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Vice- président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Député

89. Jean-Marie Sermier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

90. Christiane Demontès, Membre du groupe socialiste, Secrétaire du Sénat, Sénatrice-maire

91. Bernard Deflesselles, Union pour un Mouvement Populaire, Député

92. Christian Kert, Union pour un Mouvement Populaire, Vice-président de la commission des affaires culturelles et de l’éducation, Député

93. Jérôme Chartier,Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

94. Claude Gatignol, Union pour un Mouvement Populaire, Député

95. Nicolas Forissier, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire, ancien ministre

96. Jean-Marc Roubaud, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

97. David Habib, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Député-maire

98. Henriette Martinez, Union pour un Mouvement Populaire, Présidente déléguée de la section française de l’Assemblée parlementaire de la francophonie, Députée

99. Françoise de Panafieu, Union pour un Mouvement Populaire, Conseillère de Paris, Vice- président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, ancienne ministre, Députée

100. Michèle Tabarot, Union pour un Mouvement Populaire,Présidente de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale, Députée-maire

101. Jean René Lecerf , Union pour un Mouvement Populaire,Vice-Président de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d’administration générale, Vice-Président du conseil général du Nord, sénateur-maire

102. Patrick Bloche, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Conseiller de Paris, Député-maire du 11ème arrondissement de Paris

103. Jean-Luc Bennahmias, Vice-président du Modem, Député européen

104. Alain Moyne-Bressand, Union pour un Mouvement Populaire, Député-maire

105. Christophe-André Frassa, Union pour un Mouvement Populaire, sénateur

106. Valérie Rosso-Debord, Union pour un Mouvement Populaire, Députée

107. André Vallini, Membre du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche, Conseiller de Paris, Porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Député-maire

108. Guénhaël Huet, Union pour un Mouvement Populaire, Député

109. François Pupponi , Mem

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Published by bruno fornaciari - dans PALESTINE
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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 21:40

Loi Macron: un projet 100% réactionnaire

De Sarkozy à Hollande, Macron vend le même projet

sébastien crépel

Jeudi, 16 Octobre, 2014

Le futur projet de loi pour relancer prétendument « l’activité » s’inspire ouvertement du contenu ultralibéral du rapport Attali commandé par Nicolas Sarkozy en 2007, dont l’actuel ministre de l’Économie était le rédacteur. Il est aujourd’hui bien en peine de chiffrer les « bénéfices » de son projet sur la croissance et l’emploi.

La France ne souffre pas du chômage, de la précarité ou encore des inégalités. Elle se meurt de « trois maladies » que sont « la défiance, la complexité et le corporatisme ». Ainsi parle Emmanuel Macron, ministre de l’Économie d’un gouvernement dit de « gauche », et présentant hier les grandes lignes du futur projet de loi pour relancer « l’activité ». L’un des chantiers-phares d’Arnaud Montebourg, celui de la réforme des professions réglementées, au cœur de son programme pour « le redressement économique de la France » et « rendre du pouvoir d’achat aux Français », présenté le 10 juillet quand il était encore au gouvernement, s’est ainsi mué sous l’impulsion de son successeur en un catalogue de mesures pour « libérer les énergies », « lever les blocages au développement de l’activité » à l’instar de ceux liés au « fonctionnement du marché du travail » et « favoris(er) l’initiative privée ».

À la sortie du Conseil des ministres, Emmanuel Macron a déroulé un programme digne de la droite la plus éculée : libéralisation du labeur de nuit et du dimanche au mépris de la protection des travailleurs, attaque en règle du service public des transports, retour par la fenêtre de la pratique très décriée des stock-options pour les très hautes rémunérations, vente des parts publiques dans le capital de grandes entreprises…

À défaut d’idées originales, l’ex-banquier a de la suite dans les idées : nombre de ses analyses et des propositions qui en découlent sont en fait des copiés-collés du rapport de la commission Attali pour « la libération (sic) de la croissance », commandé par Nicolas Sarkozy en 2007, et rédigé par un certain… Emmanuel Macron. Fort de 316 propositions, le document fustigeait exactement dans les mêmes mots que le ministre aujourd’hui « le corporatisme et la défiance » de la société française, et invitait à rompre avec le « modèle (d’État) hérité de l’après-guerre » au travers de réformes qui « devront être poursuivies avec ténacité, pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités » politiques en place, c’est-à-dire : quel que soit le résultat des élections…

Ainsi de la proposition 212 du rapport Attali d’« autoriser plus largement le travail le dimanche », reprise hier quasiment mot pour mot par le ministre de l’Économie. Non content d’étendre « l’ouverture dominicale dans les commerces (…) dans les zones disposant d’une forte attractivité économique et touristique » à l’heure où des patrons tentent de contourner la loi, le ministre propose d’aller plus loin, en autorisant « les commerces non alimentaires » à ouvrir jusqu’à douze dimanches par an, soit un par mois (lire page suivante). L’argument développé est dans la droite ligne du « travailler plus pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy en 2007 : « Les jeunes qui veulent travailler plus, il faut qu’ils le puissent », a développé le ministre. « Les jeunes » flexibles et sans emploi contre les salariés en poste soucieux de leurs droits : on voit quelle rhétorique de la division Emmanuel Macron entend utiliser pour dénoncer de prétendus corporatismes néfastes aux plus faibles, le ministre pointant du doigt sous ce terme « syndicats », « associations » et même certains « ministères »… Un discours que ne renierait pas le Medef !

Des bus privés contre les trains publics

Non content de remettre en cause le Code du travail en reprenant une revendication phare de l’organisation patronale, le projet s’en prend à un autre pilier du modèle social : le service public des transports. Le ministre l’attaque sur deux fronts : la mise en concurrence directe du rail avec la route, via le développement de « l’offre de services de transport par autocar », d’abord. Et comme, pour cela, cette offre devra être rendue « complètement libre sur tout le territoire », c’est-à-dire ouverte à n’importe quel opérateur privé désireux de s’installer sur le marché, celui-ci fera lui-même concurrence aux lignes publiques de bus aujourd’hui existantes pour pallier l’absence de trains. On voit ainsi le choix fait, à rebours de toutes les déclarations publiques de l’exécutif, de délaisser le service public ferroviaire pour favoriser l’installation de compagnies de bus low-cost privées, y compris d’ailleurs la propre filiale de la SNCF, Id-bus, selon une logique complètement schizophrène de la direction de la compagnie. La volonté d’installer un transport collectif à deux vitesses ne fait aucun doute dans la bouche du ministre : il s’agit « d’encourager l’activité », et donc la « mobilité » des jeunes, selon Emmanuel Macron.

En fait, de développer une offre routière privée à coût réduit pour les plus modestes, dont les jeunes, l’accès au train étant réservé aux plus aisés. Le ministre promet à terme la création de 10 000 emplois. Mais avec quel risque sur la réduction des dessertes ferroviaires, et donc au prix de combien de suppressions de postes dans le rail ? Emmanuel Macron n’en dit rien, mais déjà les régions, autorités organisatrices des transports sur leur périmètre, s’en inquiètent : « Cette évolution, qui se traduira par un report modal vers la route, sera lourde de conséquences structurelles », prévient l’Association des régions de France (ARF), pour laquelle « cela réinterroge fondamentalement le modèle économique du ferroviaire, déjà fragile ». Entre autres propositions, le ministre a également insisté sur l’importance de « mesures favorisant l’actionnariat salarié ». En apparence, rien de grave, s’agissant d’une pratique désormais courante dans les entreprises. Sauf qu’Emmanuel Macron entend en faire un levier pour « le recrutement de collaborateurs à haut potentiel dans les start-up » et les PME. Ou comment encourager le recours aux stock-options, ces actions distribuées aux hauts cadres et dirigeants pour « compléter » leur salaire, moins de deux ans après l’alourdissement de leur taxation dans la loi de finances pour 2013 qui visait à limiter les abus !

Sur ce point, le virage libéral du gouvernement Hollande-Valls s’effectue à 180 degrés. D’autres mesures sont envisagées comme, sous couvert de mettre fin à des monopoles injustes dans les professions dites « réglementées », l’ouverture du capital des pharmacies et des professions du droit comme les huissiers ou la vente de médicaments en ligne. Un ensemble dont le ministre a été bien en peine de défendre la principale justification : celle de l’emploi et de la croissance, Emmanuel Macron ne se risquant à aucun chiffrage. « Même si c’est mille ou deux mille emplois, ça vaut le coup de se battre », s’est-il contenté d’expliquer à la presse à propos du travail le dimanche dans les zones touristiques. Un zèle qu’on aimerait reconnaître au gouvernement dans le sauvetage des entreprises victimes d’appétits financiers prédateurs. Mais cela n’entre pas dans le cadre des « réformes de structure » exigées par la Commission européenne…

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 18:23

Le Sénat sonne le glas des élections prud’homales

JUSTICE SOCIALE

Politiques et syndicats prévenaient depuis des années : la justice prud’homale est en danger. Malgré les mobilisations, les pétitions, les auditions, le mode de désignation des juges prud’homaux, si particulier à la France, va disparaître. Jusqu’ici, les conseillers de prud’hommes étaient élus au suffrage universel par les salariés et les employeurs. Ces conseillers venaient donc du monde du travail mais exerçaient un pouvoir de juge au même titre qu’un juge professionnel issu d’une école de la magistrature. La loi votée hier en première lecture au Sénat va tout remettre en cause.

« Ce qu’il faudrait c’est plus de moyens, plus de greffiers » 155 sénateurs se sont prononcés pour un projet de loi qui va permettre au gouvernement de modifier, par ordonnance, le mode de désignation des conseillers. 32 communistes et écologistes ont voté contre. L’UMP s’est abstenue. Le ministre du Travail, François Rebsamen, a défendu le projet en soulignant que « 75% des inscrits n’avaient pas participé à l’élection » prud’homale en 2008. De quoi, d’après lui, remettre en cause la légitimité de cette institution. « Mais d’autres taux de participation aux élections sont faibles dans ce pays, s’indigne Laurence Cohen, sénatrice du Val-de-Marne, du groupe communiste, républicain et citoyen (CRC). On ne va pas supprimer toutes les élections si les gens ne veulent pas voter. Le gouvernement a une drôle de façon de traiter le problème: il casse le thermomètre plutôt que soigner. » « Il n’y a que 20 % de participation aux élections dans les chambres de commerce, mais on ne supprime pas pour autant les tribunaux de commerce », renchérit Jean-Pierre Gabriel, pour la CGT.

Sa confédération a lancé une grande campagne de soutien aux élections et mis en débat la création d’un ordre juridictionnel social. Les syndicats FO, CFE-CGC, Solidaires et FSU sont aussi favorables aux élections et rejettent un principe de désignation des juges selon l’audience des organisations syndicales dans les entreprises, comme voudrait le mettre en place François Rebsamen. Voilà un nouveau coup porté aux prud’hommes pour Jean-Pierre Gabriel : « Déjà Rachida Dati avait supprimé des tribunaux en redessinant la carte judiciaire. Les conseillers sont aussi les seuls juges encadrés dans le temps: s’ils travaillent au-delà des heures concédées, ils ne sont pas payés. Dans les tribunaux, 50 % des personnels de greffe et administratif ont disparu en cinq ans. Du coup, les procédures traînent.

La France a été condamnée 71 fois pour ses délais excessifs! » « Ce qu’il faudrait c’est plus de moyens, plus de greffiers, explique Laurent Degousée, du syndicat Solidaires. Quand la décision arrive trop tard, elle perd sa vertu. Or 90 % des demandeurs obtiennent gain de cause aux prud’hommes et 98 % des demandeurs sont des salariés. » Le sénateur du Pas-de-Calais, Dominique Watrin (CRC), s’inquiète de la volonté du gouvernement de légiférer dans ce domaine par ordonnance: « On dessaisit le Parlement et donc on l’affaiblit. Alors que nous sommes au coeur de la démocratie sociale, le débat a été court, bâclé. » Le projet de loi sera étudié par l’Assemblée nationale avant la fin de l’année. « Cette réforme va dans la droite ligne du rapport Lacabarats paru cet été, craint Laurent Degousée. C’est-à-dire vers la professionnalisation du juge. Or le conseiller de prud’hommes juge en droit, mais aussi en fait. » D’où l’importance de connaître le monde professionnel et d’en être issu. Cette inquiétude a été confirmée par un autre projet de loi, celui sur l’activité, présenté par Emmanuel Macron, hier, qui veut notamment « professionnaliser la procédure » et « rénover la conciliation » aux prud’hommes. Pour l’instant, les « juges du travail », élus en 2008 pour cinq ans, ont vu leur mandat prolongé jusqu’en 2017. Le temps de concocter une nouvelle réforme?

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 17:50

Les syndicats sonnent l’alerte contre la privatisation rampante

Alexandra Chaignon et Clotilde Mathieu

Mercredi, 15 Octobre, 2014

Jacques Loïc/Photononstop - Marc Chelard/AFP - Photomontage Humanité

Demain, salariés et usagers de la protection sociale ont rendez-vous dans la rue pour une journée de mobilisation interprofessionnelle, à l’appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires, contre les dangers d’un projet de budget qui franchit une « marche de plus vers la privatisation de la santé et de l’action sociale ».

La protection sociale, c’est ce qui permet de vivre ensemble. » Sa remise en cause est « inacceptable ». Thierry Lepaon, secrétaire général de la CGT (lire notre entretien), explique les raisons qui ont poussé son syndicat à organiser une Journée nationale de mobilisation demain. Alors que les députés examineront le budget de la Sécurité sociale mardi prochain, Marisol Touraine, ministre de la Santé, a déjà présenté en Conseil des ministres un plan d’économies drastique, dont 700 millions d’euros pour la seule branche famille. Chômage, politiques systématiques d’allégement de cotisations, fraude patronale sont les principales sources du déficit de la Sécurité sociale. La réponse du gouvernement consiste pourtant une fois de plus à réduire l’accès aux prestations, ce qui pousse un peu plus le système dans les bras du secteur privé. La mobilisation de demain vise à mettre au contraire en débat une ambition de reconquête des missions de santé et de la Sécurité sociale.

Casser le système, affaiblir les services publics et l’universalité des droits à la protection sociale via les 21 milliards d’euros d’économies, pour forcer les Français à se diriger vers le privé et ainsi faire de la Sécu un bien individuel et non plus un bien commun universel, tel est le sens caché du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2015. L’alerte est lancée via la journée de mobilisation interprofessionnelle des syndicats CGT, FSU et Solidaires. Demain, les syndicalistes ont rendez-vous dans la rue, dans les entreprises, avec pour objectif de sensibiliser les salariés et les usagers aux dangers de cette « marche de plus vers la privatisation de la santé et de l’action sociale », pour reprendre les mots de la secrétaire générale CGT santé, Nathalie Gamiochipi.

Au fil du texte et des mesures, les coups de rabot et l’austérité puissance dix assombrissent le paysage sanitaire. Avec 3,2 milliards d’euros en moins en 2015 et 10 milliards sur trois ans, la branche maladie est la plus grignotée. L’hôpital public est sérieusement mis en danger, puisque l’« effort » demandé est une diminution des dépenses de 520 millions d’euros. « La situation financière des établissements est catastrophique, dénonce la dirigeante syndicale. Partout, il y a des plans sociaux (Institut Curie, Périgueux, etc.) Partout, il y a des fermetures de services envisagés. Les situations sont très en tension. Et on va en rajouter encore ! Sachant qu’au bout, pour les patients, c’est l’accès à la santé qui en pâtit : renoncement aux soins, délais d’attente aux urgences… » Sans compter qu’avec la future loi santé et l’obligation pour les hôpitaux de se regrouper en GHT (groupement hospitalier de territoire) avant fin 2015, « le privé aura toute latitude pour se recomposer où il veut, sur les activités de son choix, les plus rentables », fait remarquer Nathalie Gamiochipi. À cela s’ajoute le pari risqué sur l’ambulatoire, qui consiste à réduire la durée d’hospitalisation pour renvoyer les patients à leur domicile, ou encore l’objectif d’améliorer la « pertinence et le bon usage du soin », qui vise en fait à limiter les médecins dans leur prescription médicale. Une potion amère, quand 83 % des salariés estiment que la santé est leur principale préoccupation quotidienne, selon un sondage BVA-Domplus.

Une baisse des pensions pour 460 000 retraités

Et malheureusement, la situation des hôpitaux n’est pas un cas isolé. Tous les organismes sociaux en sont également victimes. À force de tailler dans les effectifs, les dossiers s’empilent et les accueils ferment… Inconcevable il y a encore quelques années d’imaginer qu’en France, et plus spécialement dans le nord du pays, 6 000 personnes puissent se retrouver privées du versement de leur retraite depuis en moyenne trois mois, les agents n’étant pas en mesure de traiter les dossiers. Inconcevable encore, l’agression d’un agent de la CAF de Bordeaux, qui a mis l’ensemble des personnels girondins en grève.

Malheureux aussi, les retraités qui subiront, en plus du gel des pensions à peine compensé par une prime exceptionnelle pour ceux d’entre eux touchant moins de 1 200 euros par mois, une hausse de la CSG. Et pour ceux dont le revenu fiscal de référence est supérieur à un certain seuil – 13 900 euros pour une part, 21 322 euros pour deux parts – le taux de contribution ne sera plus de 3,8 % mais de 6,6 %. Avec, pour conséquence, une baisse des pensions net pour 460 000 retraités.

Mais la grande surprise du PLFSS est la remise en cause de la politique familiale. Pour économiser 750 millions d’euros sur la branche famille, le gouvernement divise la prime à la naissance de 923 euros par trois à partir du deuxième enfant, réforme le congé parental en raccourcissant la durée du congé pour les mères. Les aides à la garde d’enfant accordées aux ménages qui font appel à une assistante maternelle ou à une nounou à domicile seront abaissées en fonction des revenus. Et la majoration des allocations familiales, initialement dès les quatorze ans de l’enfant, devra attendre le seizième anniversaire. Face à cette charge contre les familles, le Parti socialiste propose de faire ces économies ailleurs et remet en cause le principe d’universalité des droits, en proposant de moduler les allocations familiales.

Reste que le « trou » de la Sécu n’est pas le fait de dépenses « excessives », mais il est plutôt à chercher du côté de la crise sociale, du chômage et du manque de rentrées fiscales avec, notamment, le « pacte de responsabilité ». « Le dernier rapport de la Cour des comptes fait état de 24 milliards d’euros non recouvrés auprès des employeurs », rappelle Denis Lalys, secrétaire de la fédération CGT action sociale. « Avec les exonérations, ils remettent tout en cause. Ce n’est pas une question de choix budgétaires, mais de politique », dénonce le syndicaliste. Bref, « l’accès aux soins et la protection sociale concernent toute la population et interrogent également les questions liées à l’emploi et aux salaires », résume-t-il. Alors qu’une véritable réforme du financement visant à consolider le système solidaire pourrait être étudiée, avec la mise en place de mesures comme la modulation des cotisations sociales des entreprises, tenant compte tant de la part des salaires dans la valeur ajoutée de l’entreprise que du comportement des entreprises par rapport l’emploi. En attendant, « du succès du 16 octobre dépendra la suite », conclut Denis Lalys.

La carte des mobilisations

Paris 13 heures place de la Nation. Marseille 10 h 30 Vieux-Port. Bordeaux

11 h 30 préfecture. Lyon 10 h 30 siège du Medef, 60, avenue Jean-Mermoz.

Toulouse 9 h 30 place Arnaud-Bernard. Nice 10 heures place Masséna. Nantes

14 heures place du Commerce. Strasbourg 12 heures permanence députés

socialistes. Montpellier 14 h 30 Peyrou. Grenoble 10 heures place de Verdun.

Lille 14 h 30 place de la Solidarité. Nîmes 11 h 30 CPAM. Rennes 11 h 30 place

de la Mairie. Le Havre 10 h 30 Franklin. Dieppe 10 h 30 place Louis-Vitet.

Toulon 10 heures place de la Liberté... L’ensemble des rendez-vous sur cgt.fr

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