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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 19:19

Pierre Huguet

TOUT S'EXPLIQUE , TOUT DEVIENT CLAIR CONCERNANT SA FULGURANTE PRÉSENCE DANS LES SONDAGES !

Les dessous de la campagne médiatique de MACRON 
 MACRON... L'ambiguïté du personnage se confirme..
Référence : journal Le Monde
Patrick DRAHI polytechnicien, est un Grand Financier, d’origine juif marocain. Il vit en Suisse et sa holding ALTICE est au Luxembourg. Depuis quelques années il intervient dans le domaine des Télé communications en France, avec le rachat de SFR à Vivendi notamment .Homme peu scrupuleux, sur/ endetté, néanmoins à la tête d’une fortune de 14 milliards dit on, il a racheté en France Next Radio propriétaire de BFM TV en 2015 à Weill. Et il a fusionné l’ensemble appelé ALTICE MEDIA avec le concours de Berrnard Mourad , ancien Banquier d’affaires de MORGAN Stanley , qu’il vient de déléguer chez MACRON comme Conseiller spécial chargé du financement de sa campagne.
Par ailleurs les hebdomadaires l’EXPRESS et LIBÉRATION font partie de son Groupe ALTICE.
Il n’a pas hésité à licencier des milliers de salariés chez SFR et à L’EXPRESS où son homme de confiance le journaliste Christophe BARBIER Directeur de la Rédaction a été attaqué par les syndicats et démissionné de la Direction du journal dont il reste le porte parole sur les chaînes de télé en faveur de MACRON. 
Les observateurs commencent à constater. que BFM TV et l’EXPRESS font campagne pour MACRON avec un matraquage journalier en sa faveur !! 
En réalité MACRON a rendu un service inestimable à DRAHI quand il était ministre de l’Économie et des Finances à Bercy . En 2014 DRAHI est en concurrence avec BOUYGUES TELECOM pour racheter SFR. Montebourg Ministre de l’Économie et des Finances avant d’être débarqué du gouvernement s’oppose au rachat de SFR par DRAHI estimant qu’il doit se mettre en règle fiscalement avec la France alors que sa Holding ALTICE est au Luxembourg , qu’il vit en Suisse et qu’il a la nationalité israélienne. Dès son arrivée à Bercy le 28 octobre 2014 son successeur MACRON nouveau ministre de l’Économie et des Finances, signe le décret en faveur de DRAHI l’autorisant à racheter SFR et déboute BOUYGUES Télécom. . 
La campagne de MACRON est désormais soutenue puissamment par un Groupe MÉDIAS de télévision et journaux sans compter des ramifications avec l’ institut de sondage dirigé par Jean Daniel LEVY, INTERACTIVE qui publie des sondages en connivence sur MACRON.*
Il est temps que le voile se déchire et se lève sur le candidat de la « modernité » qui abuse le bon peuple en se faisant passer pour un candidat anti-système!! On peut parier que l’offensive de la gauche contre lui, avec VALLS en tête se déclenchera bientôt vers la fin janvier après la Primaire, à moins que la Grande Finance mondialiste internationale,. ne soit "en marche » pour propulser MACRON maintenant aussi soutenu par Royal et Minc à la Présidence de la République et obtenir ainsi au plus haut sommet de l’État un soutien Inconditionnel de la petite mascotte, son dévoué serviteur .
Après Hollande : « mon ennemi c’est la Finance » , nous avons désormais à gauche Macron : « notre amie c’est la Finance » . Les électeurs auraient bien tort de lui faire confiance !

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES LE SAVIEZ-VOUS
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 15:18
Depuis le début des années 2000, +72% de personnes déclarent souffrir du froid dans leur logement faute de moyens financiers et de matériel défaillant  pour se chauffer.
Depuis le début des années 2000, +72% de personnes déclarent souffrir du froid dans leur logement faute de moyens financiers et de matériel défaillant pour se chauffer.
Photo Laurence Mauriaucourt

Entre le début des années 2000 et la fin du quinquennat Hollande, les personnes souffrant de mal-logement sont de plus en plus nombreuses. La Fondation Abbé Pierre rend public un rapport qui dépasse le sombre constat et met en lumière quinze propositions très politiques. 

En matière de lutte contre le mal-logement, le bilan du quinquennat Hollande est en "demi-teinte", juge la fondation Abbé Pierre dans son rapport annuel, qui a été remis lundi au président de la République. Malgré les engagements du candidat Hollande, qui avait signé le "Contrat social" de la fondation en février 2012, et une "activité législative assez dense" liée au logement pendant le quinquennat (loi ALUR, loi relative à la mobilisation du foncier public, loi pour la transition énergétique, etc.), en 2017 "le nombre de personnes confrontées à la crise du logement continue d'augmenter", selon ce rapport.

Près de quatre millions de personnes sont mal logées, (c'est-à-dire qu'elles sont soit privées de logement personnel soit vivent dans des conditions de logement très difficiles) et plus de 12 millions sont "fragilisées par rapport au logement" (locataires en situations d'impayés, propriétaires occupant un logement dans une copropriété en difficulté, etc.).

Si la fondation Abbé Pierre n'est pas en mesure de comparer strictement l'évolution, pendant le quinquennat, du nombre de mal logés, elle souligne plusieurs tendances montrant une aggravation de la situation: le nombre de personnes sans domicile par exemple (143.000 selon l'Insee) a augmenté de 50% entre 2001 et 2012. Celui des personnes contraintes d'être hébergées chez des tiers a grimpé de 19% entre 2002 et 2013. Et les personnes en situation de "surpeuplement accentué" (lorsqu'il manque deux pièces ou plus au logement) "sont de plus en plus nombreuses": +17% entre 2006 et 2013.

Sur le plan de l'immobilier, "alors que le président de la République avait fixé l'objectif de 500.000 constructions neuves par an, dont 150.000 logements sociaux, on ne peut que constater à la fin de ce quinquennat que le compte n'y est pas", souligne aussi le rapport: "depuis 2012, moins de 400.000 logements sont mis en chantier chaque année, malgré une remontée de la production au cours de la dernière année du quinquennat".

La Fondation Abbé Pierre regrette également que "les expulsions locatives surviennent encore avec le concours de la force publique sans relogement, contrairement aux engagements présidentiels". Elles ont même fait un "bond spectaculaire annuel de 24% en 2015".

Parmi les points positifs, la fondation Abbé Pierre cite notamment l'encadrement des loyers qui a des "effets concrets et directs, sonnants et trébuchants, pour les ménages", et qu'il est "indispensable de renforcer". "Des graines ont été semées et des avancées obtenues, en matière de loyers, d'orientation des attribution HLM, de gouvernance, de précarité énergétique... Mais elles ne suffiront pas face à l'ampleur du mal logement".

12,1 millions de personnes fragilisées par rapport au logement en France
 

Vite ! Une sécurité sociale du logement !

Pour renverser la tendance, "il faut complètement changer d'échelle", martèle Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. "Si on met en place un grand plan d'action national pour sortir les sans domicile de leur situation, on peut régler la question en cinq ou dix ans selon les territoires", assure-t-il. Pour combattre efficacement le mal-logement, la Fondation Abbé Pierre émet quinze propositions, parmi lesquelles la production de 150.000 logements sociaux par an accessibles aux plus modestes, la mobilisation du parc privé à des fins sociales, la mise en place d'une politique plus précoce de prévention des expulsions ou encore la résorption des "passoires thermiques" (logements mal isolés). Concernant les migrants, la fondation insiste sur la nécessité de débloquer des moyens pour les loger et les accompagner et celle d'assouplir les possibilités de régularisation, "afin d'éviter que des dizaines de milliers de personnes soient en situation de grande précarité pendant des années".

Ce mardi 31 janvier, les principaux candidats à la présidentielle, à l'exception de Marine Le Pen avec qui la Fondation est en "désaccord profond", étaient invités à débattre de ces sujets à La Défense. Ont répondu à l’appel Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Emmanuel Macron et Benoît Hamon.

(Avec AFP - Infographie L.Ma pour l'Humanité.fr)

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 14:29
Des pétitions circulent pour unifier une candidature de gauche à la présidentielle. L'intention est bonne, mais elle écarte les appareils politiques desquels il faudrait s'éloigner ou se libérer, et d'autre part, ne concernerait in fine que les candidats aux présidentielles. Laissant sur le gué d'autres forces politiques, comme le PCF par exemple. Le choix du candidat se ferait au tirage au sort.
Ce n'est pas, de mon point de vue, la bonne façon de parvenir à un accord. Celui-ci ne peut-être que global, fait d'avancées, de concessions et de compromis, consécutif à un large débat populaire organisé par les formations politiques auxquels seraient conviés tous les citoyens, associations et organisations qui souhaitent s'impliquer dans le projet.
Ce débat et la recherche d'un accord doit porter sur le programme et les engagements, communs, sur la majorité législative, sur la politique et la composition prévisible d'un gouvernement dont la formation respecterait les équilibres politiques de tous les protagonistes. Il nous sera impossible, je crois, de trouver un accord si nous prenons les choses par petits bouts. Voyons grand.
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 08:13

 A l’aube de 2017, on ne peut raisonnablement aborder les grands enjeux électoraux en France, sans mettre d’abord en avant le constat cynique d’une accumulation sans limite des richesses dans les mains d’une poignée d’hommes et de femmes. Les chiffres affolants de ce partage toujours plus inégal et arbitraire de la richesse issue du travail humain est d’une violence inouïe. Comme chaque année, le rapport de l’ONG Oxfam permet d’entrebâiller la porte sur le silence médiatique et politique coupable qui entoure de telles inégalités. Si nous savons que « depuis 2015, les 1 % les plus riches détiennent autant de richesses que les 99 % du reste de la planète », « 8 hommes détiennent aujourd’hui autant de richesses que la moitié la plus pauvre de la population mondiale» soit 3,7 milliards d’êtres humains. Dans son travail de salut public, Oxfam déroule aussi l’évolution de cette dérive : « les revenus des 10 % les plus pauvres ont augmenté de moins de 3 dollars par an entre 1988 et 2011, tandis que l'augmentation des revenus des 1% les plus riches était 182 fois supérieure ».

 Ces chiffres ne sont pas seulement des éléments statistiques à commenter, et sur lesquels tout le monde peut faire part de son indignation. Ils doivent servir de révélateur à la terrible violence économique, sociale et écologique qui les accompagne, et qu’exercent les plus riches à l’encontre de l’intérêt du plus grand nombre. Cette « violence des riches », que l’on cherche à rendre invisible, s’appuie sur une lutte idéologique et culturelle, visant à démontrer qu’il n’existerait pas d’alternative possible à la dictature de l’argent-roi et des puissants. Pourtant, la concentration sans précédent des richesses construit un monde de guerres, de conflits et de souffrance dont nous vivons chaque jour les conséquences. Elle préempte surtout chaque jour un peu plus sur les conditions de construction d’un avenir d’humanité, de paix, et de coopération entre les peuples, tout comme sur notre capacité de répondre collectivement aux grands enjeux écologiques et sociaux de notre siècle.

 Alors que la campagne présidentielle de 2017 occupe depuis quelques mois déjà tous les écrans, il serait sans doute nécessaire de revenir sur ce cœur du commun combat politique à mener, pour une France en commun, pour une Europe en commun, pour un monde en commun, pour un avenir en commun. Ce cœur du combat c’est celui de la bataille contre une finance, des multinationales et des multimilliardaires qui dictent aujourd’hui les conditions d’avenir de toute l’humanité. Seuls l’engagement collectif et l’action en faveur de la création de larges rapports de force, sans exclusive, contestant cette domination, doivent permettre de produire des réponses concrètes et des actes pratiques depuis la rue jusque dans les institutions. Je suis pour ma part convaincu que des forces considérables, individuelles, associatives, syndicales, politiques y sont prêtes. Elles peuvent converger, et elles doivent converger. Il faut pour cela une très ferme volonté commune, et des actes d’engagement qui placent la recherche de la convergence des intérêts de tous les dominés, bien au-dessus des enjeux boutiquiers et électoralistes de courte-vue. Sans cette démarche de commun, nous sommes condamnés à voir les forces réactionnaires et du marché poursuivre leur combat de classe, et leurs stratégies de domination culturelle et idéologique l’emporter.

 Les 10 député-e-s du Front de Gauche ont depuis 2012 toujours été de ces combats, et nous nous attachons, pas seulement dans les paroles, mais dans les actes, à les mener avec les moyens et la représentation que nous a confiés le mandat populaire. Nous les poursuivrons jusqu’à la fin de cette législature, notamment ce jeudi 2 février, à l’occasion de notre dernière « niche » annuelle réservée aux groupes parlementaires. Nous avons mis en débat 4 textes :

 - Une « proposition de résolution européenne pour une Conférence des parties (COP) de la finance mondiale, l’harmonisation et la justice fiscales » reprenant une partie des propositions d’Alain et Eric Bocquet, député et sénateur, auteurs de « Sans domicile fisc » et anciens rapporteurs de commissions d’enquête parlementaires sur l’évasion fiscale.

 - Une « proposition de résolution européenne pour un débat démocratique sur l’accord économique et commercial global (CETA) entre le Canada et l’Union européenne », dont le rapporteur est Marc Dolez, demandant notamment au Gouvernement d’organiser un referendum populaire au sujet de l’autorisation de ratification du CETA.

 - Une « proposition de loi en faveur de l’égalité professionnelle et salariale entre hommes et femmes », dont la rapporteure est Marie-George Buffet, et proposant de prendre au plus vite sept mesures urgentes, faciles à mettre en œuvre, pour lutter contre le sexisme qui s’exprime directement ou indirectement dans les relations de travail et pour renforcer le pouvoir des salarié-e-s face aux logiques du marché qui s’en nourrissent.

 - Enfin, une « proposition de loi visant à assurer la revalorisation des pensions de retraites agricoles en France continentale et les Outre-mer», dont je serai le rapporteur, et prévoyant notamment de garantir un niveau minimum de pension à 85 % du SMIC, avec de nouvelles ressources en mettant à contribution les revenus financiers, et une revalorisation des pensions de retraites agricoles dans les départements et régions d’Outre-mer dont les agriculteurs et salariés agricoles sont aujourd’hui victimes de très graves inégalités.

 Ce 2 février, nous disposons de la journée pour poursuivre notre travail de fourmis sur ces enjeux majeurs, et mettre en débat devant la représentation nationale ces sujets de fond. Une journée seulement. Mais une journée qui n’existerait pas si nous n’avions pas pu réunir 15 députés pour constituer en 2012 un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale !

 
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 07:25
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Frédéric Boccara avec André Chassaigne et 54 autres personnes.
Un projet de loi présenté mercredi 1er février : un revenu pour tous et l'éradication progressive du chômage - la #SEF (sécurité d'emploi et de de formation)
Ce n'est ni un minima social, ni un travail obligatoire, ni le maintien à vie soviétique dans le même emploi, ni des formations bidon
Un système cohérent, mais progressif : 
(i) Des nouveaux pouvoirs face aux patrons (ii) Des moyens nouveaux face au capital et à la finance (iii) un objectif nouveau face à l'exploitation
On prend au sérieux les enjeux des nouvelles technologies ; la pression du capital et du patronat ; l'exigence de produire autrement de travailler autrement, avec un revenu meilleur et sécurisé, mais aussi de produire un revenu pour le distribuer
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 06:42

Willy Pelletier « Les bourses du travail : ce Nuit debout inventé par les ouvriers il y a un siècle »

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR MAUD VERGNOL
VENDREDI, 27 JANVIER, 2017
L'HUMANITÉ

La Fondation Copernic, que coordonne Willy Pelletier, lance, le 28 janvier à Paris (1), « une nouvelle bourse du travail intellectuel » pour opposer « une force intellectuelle suffisante » à la coalition réactionnaire et libérale. Le sociologue publie également, aux Éditions du Croquant, les Classes populaires et le FN, un ouvrage collectif qui déconstruit les fantasmes autour du vote populaire pour l’extrême droite.

La Fondation Copernic, que vous coordonnez, fait peau neuve. Quel est l’objectif de cette nouvelle « bourse du travail intellectuel » que vous lancez à Paris, samedi 28 janvier ?

Willy Pelletier Il s’agit de ­redonner force à ce dispositif d’échange formidable, ce Nuit debout avant l’heure, inventé il y a un siècle par le mouvement ouvrier : les bourses du travail. En revenant à ses origines : nous voulons une « Bourse du travail intellectuel », pour que s’y rencontrent sans hiérarchie (ce qui est très rare) salariés, chômeurs, retraités, syndicalistes, historiens, sociologues, économistes, juristes, philosophes, etc. Chacune et chacun y partagera ce qu’il sait. Davantage de critiques sociales solidement argumentées en sortiront. Bref, nous voulons continuer Nuit debout et le constituer en dispositif permanent.

Votre fondation s’est efforcée depuis dix-huit ans à tirer vers la gauche le curseur des débats publics. Comment analysez-vous cette difficulté à imposer, notamment dans les médias, d’autres voix face à cette coalition ultralibérale et réactionnaire ?

Willy Pelletier L’information des grands médias ne dit pas la vie des salariés. Elle ne dit pas les logements chers, les mépris en cascade, les vies sacrifiées au travail, les galères. Faire effraction dans ce monde clos et hors du monde est ­compliqué. De plus en plus d’organes de presse, de maisons d’édition, de télévisions sont propriétés de groupes financiers. Les experts officiels y sont sans cesse convoqués, pour nous convaincre de consentir au monde tel qu’il va et qu’il faudrait, à les suivre, libéraliser davantage. Faire valoir d’autres solutions, nous y sommes parvenus contre le traité constitutionnel européen (TCE), la loi El Khomri ou pour la retraite à 60 ans. Mais nous n’opposons pas aux néolibéraux une force intellectuelle suffisante. Pour bousculer leur prêt-à-penser, il faut réunir un volume très élevé de capital symbolique. Ce que nous cherchons à faire : ont signé pour cette bourse du travail beaucoup d’économistes atterrés, énormément de sociologues « en dialogue » avec Bourdieu (Beaud, Pialoux, Mauger, Pinto, Lebaron, Lahire, Montlibert, Lagrave, Pudal, Fillieule, Geay, Saint-Martin, Jounin, etc.), des historiens importants ­(Tartakowsky, Le Cour-Grandmaison, Riot-Sarcey, Lemercier, Rolland-Diamond, Pennetier, Combe, etc.), des sociologues du genre et du travail (Delphy, Kergoat, Linhart, Béroud, Laval, etc.), des philosophes qui discutent Marx (Bidet, ­Montferrand, Renault, etc.), des anthropologues (Fassin, Amselle, etc.), des politistes (Neveu, Blondiaux, Lacroix, Achin, Lefebvre, Marlière, etc.). Et il faut, en effet, dire et ­redire, etc., puisque, avec cet appel, ce sont plus de 400 universitaires qui s’engagent à conjuguer leurs travaux, mais surtout à travailler avec des syndicalistes et des salariés. Pour déchirer le prêt-à-penser libéral comme se déchire la ­chemise d’un DRH qui licencie.

Le débat a fait rage, il y a un an, sur « la disparition des intellectuels de gauche ». Vous démontrez qu’ils sont bien vivants ?...

Willy Pelletier Les promoteurs de ce débat prennent leurs rêves pour la réalité ou confondent leurs intérêts avec leurs rêves de réalité. Les intellectuels de gauche furent mobilisés contre la loi El Khomri et contre la loi d’autonomie des universités. Mais, chose nouvelle à présent, comme après 1968 ou après l’appel de Bourdieu en 1995, ils s’engagent à reconstruire des espaces d’échanges non plus éphémères mais « en continu » entre chercheurs et militants ou salariés. Sans bruit, sans discontinuer, nous allons monter partout, à Vesoul, Pau, Dunkerque, Saint-Nazaire… dans les endroits méprisés des élites, des rencontres aujourd’hui rares entre des producteurs de sciences sociales et des citoyens parfois éloignés de la culture savante. Ces rencontres montreront que les savoirs critiques forment un gai savoir. Dont la diffusion permet de rire des autorités de toutes espèces, et des mécanismes d’où elles tirent leurs puissances et nos impuissances. C’est une mobilisation joyeuse qui s’amorce, très égalitaire, ce sera « la rigueur et la rigolade », comme écrit Michel Gollac.

L’originalité de cette démarche consiste à créer une « maison commune intellectuelle », où pourrait se confronter le travail des chercheurs avec les propres expériences de « la société civile ». Quel est le but de cette « mutualisation » des savoirs ?

Willy Pelletier Premier chantier : des ateliers où syndicalistes, usagers, universitaires, élus se mêlent, s’écoutent, diagnostiquent et proposent. Pour réinventer une civilisation des services publics, articuler social et écologie, inventer une école non ségrégative, une santé non marchandisée, une protection sociale élargie, un impôt qui redistribue, et démocratiser la démocratie… Second chantier : nous voulons faire entendre, fort, très fort, les indignations de ceux qui subissent. Et qui doivent « la ­fermer » face aux violences de classe, aux réorganisations du travail, aux discriminations, à l’insupportable, au sexisme. Trop longtemps, ces paroles, jugées illégitimes, ont été étouffées. Cela suffit. Parce que les anonymes qui triment, lèvent la tête, haussent le ton, se défendent, sont, dans ce monde, héroïques ; des héros anonymes. Et chantier parallèle : en des ateliers d’écriture ou par vidéo, nous voulons que ceux qui vivent l’histoire disent leur histoire, disent sans filtre ce qu’ils vivent, restituent les rapports de forces, les souffrances, les solidarités, les bonheurs, les colères, qu’ils affrontent. Si chacun se réapproprie son histoire et perçoit à quel point elle s’entremêle à celle des autres, la connaissance ne restera plus un instrument de pouvoir réservé aux élites. Elle deviendra arme critique.

Vous publiez parallèlement les Classes populaires et le FN  (2), codirigé avec le sociologue Gérard Mauger, un livre issu de deux journées d’études organisées par la Fondation Copernic en juin dernier. Vous estimez que l’urgence est là, ­déconstruire les fantasmes autour du vote Front national ?

Willy Pelletier Hors campagne électorale, quel silence ! Or il faut d’urgence résister au FN. Mais lutter suppose de viser juste. Ce livre, rendu possible grâce à Gérard Mauger, donne les moyens de viser juste en expliquant pourquoi adviennent tant de votes FN en milieux populaires. Viser juste, c’est saisir les causes sociales des votes FN : les effets, entre autres, de la déstructuration des solidarités populaires et des solidarités militantes, les inquiétudes diverses face aux avenirs différemment incertains suivant les groupes sociaux, les effets des mille déconstructions des collectifs de travail, les effets des modernisations libérales qui accentuent les concurrences de tous contre tous, et qui avivent les microconflits pour conserver un peu de respectabilité quand « plus rien ne permet de tenir bon », et que l’ordre des choses démoralise, alors qu’on avait cru, un temps, pouvoir s’en sortir… Ce livre montre le déclin des pratiques collectives et des « entre-soi » anciens en monde rural, alors que dans les bourgs il n’y a plus ni bureau de poste, ni médecin, ni infirmière, ni pharmacie, plus de bistrot, des magasins clos… Il aide à saisir pourquoi les votes FN prolifèrent. Il fait comprendre les processus sociaux divers qui se conjuguent pour qu’au final les plus proches soient vus comme des rivaux, des menaces, quand seul reste le chacun pour soi, un sauve-qui-peut général où personne ne peut secourir personne. Ce livre analyse les causes sociales des votes FN, car on ne fera pas reculer ces votes sans en savoir les causes.

Vous affirmez que l’électorat frontiste n’existe pas et préférez parler de « conglomérat électoral ». En quoi est-ce important pour lutter contre la poussée de l’extrême droite ?

Willy Pelletier Ce livre tord le cou à beaucoup d’idées fausses sur les votes FN. Lesquelles empêchent d’agir efficacement. Parler d’électorat suppose une continuité des itinéraires de votes. Or, par exemple en 2007, la moitié des votants Le Pen de 2002 ne votent plus pareil et 40 % des votants Le Pen n’avaient pas voté pour lui en 2002. Mais, surtout, des groupes sociaux différents votent FN pour des causes différentes et des motifs différents ou opposés. Daniel Gaxie l’expose parfaitement dans le livre. Ce conglomérat électoral qui vote FN à un moment donné est disparate et divisé. Il « réunit », l’espace d’une élection seulement, des membres de catégories sociales dont les intérêts sont contradictoires en bien des domaines. Juste quelques exemples. Des membres des professions indépendantes sont dans une hostilité de principe aux aides et protections sociales, alors que nombre de salariés qui votent FN regrettent certains de leurs usages abusifs, notamment chez les immigrés, mais n’envisagent pas un instant d’en réclamer la suppression. Les fractions basses des classes populaires qui votent FN et dont la survie dépend de ces aides sociales y sont encore plus attachées et ne réclament qu’une priorité d’accès sans vouloir nécessairement en priver les autres bénéficiaires. Même s’ils peuvent voter pour le même candidat, les membres du petit patronat n’ont pas les mêmes conceptions que les salariés en matière de salaires, de conditions de travail et de licenciement, sur les indemnités chômage ou maladie, les services publics… Les électeurs du FN sont divisés sur les problèmes qui relèvent du « libéralisme économique » mais aussi du « libéralisme culturel ». Les plus jeunes s’opposent nettement aux segments rigoristes, notamment aux catholiques traditionalistes, en matière de mœurs, de droits des femmes, de sexualité.

Dans cet ouvrage, vous livrez un témoignage personnel du soir du 21 avril 2002, où, avec le bureau politique de la LCR, vous décidez de gagner la rue, comme des centaines de milliers de citoyens, pour protester contre la présence au second tour de la présidentielle de Jean-Marie Le Pen. Et de conclure : « Les croisades morales anti-FN ne convainquent que des convaincus. On peut même se demander si ces “croisés” ne sont pas des pompiers pyromanes. » S’agit-il d’un mea-culpa ?

Willy Pelletier Il faut deux mea-culpa. Primo : les leçons « d’éthique » dispensées par des manifestants dont le ton et l’allure valent repoussoirs pour ceux qui votent FN ne confortent dans leurs certitudes que ceux qui les donnent ; lesquels s’autocélèbrent et se valorisent. Secundo : comme militants, pris dans et par le jeu politique, nous croyons que les programmes politiques, les idées, déterminent les votes. Il y a cette croyance, qui universalise notre propre rapport concerné et informé à la politique, qu’il suffit, pour combattre les votes FN, de dénoncer les programmes, les élus FN, et qu’il suffit de convertir les mal-pensants. C’est là beaucoup de prétention et d’idéalisme dangereux. Le livre montre qu’ils sont nombreux ceux qui votent Le Pen sans connaître son programme et y adhérer. Ils votent Le Pen pour d’autres raisons.

Vous démontez dans ce livre tous les fantasmes selon lesquels le FN serait devenu « le premier parti ouvrier de France », et démontrez au contraire que « l’abstention est le nouveau parti de la classe ouvrière ». L’urgence serait donc la reconquête démocratique des classes populaires ?

Willy Pelletier Dans ce conglomérat volatil qui vote FN ne figure qu’un ouvrier sur sept, mais il inclut néanmoins une composante populaire non négligeable : plus de la moitié des votes FN se recrutent chez les ouvriers et les employés (actifs ou retraités). Si ce vote FN d’une fraction des classes populaires, dont le premier parti est, et de loin, celui de l’abstention, ne surprend pas ceux qui les assimilent à la figure du « beauf » machiste, homophobe, raciste, il interpelle les autres. Les enquêtes ethnographiques rassemblées dans ce livre tentent d’élucider les raisons de ces votes populaires en faveur du FN. Que veut dire l’ouvrier ou la femme de ménage qui votent FN ? Un ouvrier qui vote FN est-il un « ouvrier raciste » et que signifie « raciste » dans son cas ? L’est-il au même sens qu’un aristocrate qui vote lui aussi FN ? Ces enquêtes portent à conséquences politiques : outre qu’elles invitent à rectifier la vision stéréotypée de « l’électeur FN », elles montrent que la lutte politique contre le FN peut prendre appui sur les contradictions latentes au sein de ce conglomérat pour travailler à son implosion. Mais il n’y aura pas de raccourci, il faudra aussi du temps long pour refaire de l’intérêt commun entre les membres divers des divers milieux populaires. Et des dispositifs pour reconstruire des intérêts communs. Raison de plus pour ne pas tarder.

(1) Samedi 28 janvier de 13 heures à 18 heures.Foyer Grenelle, 17, rue de l’Avre, 75015 Paris.(2) Les Classes populaires et le FN, ouvrage collectif coordonné par Gérard Mauger et Willy Pelletier. Éditions du Croquant, 282 pages, 18 euros.
Chef de la rubrique Politique
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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 06:19
Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français, ici, en 2016.
Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français, ici, en 2016. (CHRISTOPHE MORIN / MAXPPP)

Le Parti communiste "peut ouvrir un dialogue avec Benoît Hamon" selon le porte-parole du PCF

Après la victoire de Benoît Hamon à la primaire de la gauche, dimanche. Il faut à présent rassembler les gauches pour offrir un front uni pour l'élection présidentielle. Sur franceinfo, Olivier Dartigolles, porte-parole du Parti communiste français (PCF), s'est réjoui de la victoire de Benoît Hamon. Il estime qu'un dialogue et des échanges sont envisageables avec lui,  "alors que cela aurait été impossible avec Manuel Valls". Selon lui, cela invite "à des convergences dans les prochaines semaines".

franceinfo : La victoire de Benoît Hamon est-elle une bonne nouvelle, sachant qu'il y a désormais un candidat de plus très à gauche ?

Olivier Dartigolles : La défaite de Manuel Valls est une bonne nouvelle, c'est la confirmation qu'il y a une envie de gauche dans ce pays. On assiste à un grand chamboule-tout dans la vie politique française.

Pour ce qui est du Parti communiste, ça nous invite à mettre du vent dans les voiles sur des convergences, des dialogues, des passerelles qui peuvent se construire dans les prochaines semaines. Cela permettra peut-être de trouver une solution pour la présidentielle et pour une nouvelle majorité politique de gauche aux législatives.

Est-ce que ça veut dire qu'un candidat à gauche doit se désister au profit de l'autre ?

Il ne faut pas commencer par la question de la candidature à la présidentielle. Je constate que Jean-Luc Mélenchon mais aussi Yannick Jadot et Benoît Hamon sont tous pour l'abrogation de la loi El Khomri.

On peut pousser les feux pour dire tous ensemble ce qui serait pour nous une vraie loi travail. On peut commencer par regarder si dans ce périmètre qui va de Jean-Luc Mélenchon, des communistes, à Yannick Jadot et Benoît Hamon, nous sommes d'accord pour dire des choses ensemble.

Que faire des socialistes qui ne se reconnaissent pas chez Benoît Hamon ?

Il faudra attendre que la poussière retombe, voir dans quelques semaines s'il y a vraiment une hémorragie vers Emmanuel Macron. Mais on peut ouvrir un dialogue et des échanges avec Benoît Hamon alors que cela aurait été impossible avec Manuel Valls. 

 

"La victoire de Benoît Hamon est une bonne nouvelle" pour Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF
 
 
 

00'33-03'03

 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 11:19

Le gouvernement mexicain confirme la production de 500 000 échelles

rusty-ladderDepuis son investiture, Donald Trumpn’a pas chômé. Il ne se passe pas un jour sans qu’il ne mette en œuvre l’une de ses promesses de campagne. Parmi celles-ci figure le fameux mur sur la frontière entre le Mexique et les USA, et ce jeudi, le nouveau président des Etats-Unis a prouvé une fois pour toutes qu’il ne s’agissait pas d’un simple effet de campagne, en réaffirmant qu’il allait bel et bien faire construire ce mur, sensé diminuer l’immigration clandestine.

Son homologue mexicain Enrique Peña Nieto n’a pas tardé à réagir, en confirmant que son gouvernement allait sous peu initier la production de 500,000 échelles. « Et nous comptons bien faire payer le gouvernement américain pour ce projet« , a-t-il ajouté, en précisant qu’il attendait simplement de connaître la hauteur exacte du mur avant de construire la première échelle. L’administration Trump n’a pas encore officiellement réagi à cette nouvelle. Mais si cela devait se confirmer, la production de 1,250,000,000 litres de savon noir n’est pas à exclure.

 
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 11:07

Démocratie réelle. La VIe République est toujours une idée neuve

GRÉGORY MARIN
VENDREDI, 27 JANVIER, 2017
L'HUMANITÉ
15 Mai 2015, Paris, place de la république. Avec nuit debout, le peuple français donnait de la voix pour se réapproprier la parole démocratique et son rôle politique dans la cité. Photo philippe wojazer/reuters
15 Mai 2015, Paris, place de la république. Avec nuit debout, le peuple français donnait de la voix pour se réapproprier la parole démocratique et son rôle politique dans la cité. Photo philippe wojazer/reuters
REUTERS

C’est un projet qui traverse la gauche depuis des décennies. Et si, de la gauche du PS au PCF, en passant par la France insoumise, des divergences existent, tous partagent un impératif : refonder les institutions de la Ve République pour redonner du pouvoir au peuple.

L’idée d’une VIe République irrigue la pensée politique, celle de la gauche plus particulièrement, depuis longtemps. En 2001, sans il est vrai utiliser ce terme, le Parti communiste français proposait, dans le cadre de la campagne présidentielle à venir, des « éléments pour un projet communiste du XXIe siècle » introduisant des transformations institutionnelles importantes, qui font toujours partie de son programme : parité, limitation du cumul des mandats, pouvoir d’initiative législative (référendum), participation ­citoyenne accrue (budgets participatifs, ­référendum locaux)… Autant de propositions qui n’étaient alors pas à la mode, reprises entre-temps sans mention de leur origine, voire appliquées avec succès.

« Proclamer la fin des privilèges du capital »

Depuis, ces idées ont fait leur chemin. L’élection présidentielle suivante les a un peu mieux éclairées. En mai 2006, sous la présidence Chirac, dont on disait alors qu’elle marquait le « crépuscule de la Ve », Nicole Borvo, présidente du groupe Communiste, républicain et citoyen du Sénat, parlait dans l’Humanité de « changer complètement de système institutionnel », ­reprenant les propositions de son parti, suivie un an plus tard, en mars, par… Arnaud Montebourg, à l’époque porte-parole d’une Ségolène Royal. Catégorique, il affirmait alors que « la Ve République (était) morte » : « Personnel politique qui se renouvelle peu », exécutif « coupé de la société », « Parlement sans pouvoir », etc., et proposait de « renforcer le rôle du Parlement » ou l’abolition de l’article 49-3. D’une manière générale, la campagne présidentielle 2007 de ce qu’on appelait alors la gauche antilibérale, de la LCR d’Olivier Besancenot (qui proposait d’« abattre la Ve République » en la remplaçant, déjà, par une Assemblée constituante à la proportionnelle intégrale avec mandats révocables) à l’aile gauche du PS, était traversée dans son ensemble par cette thématique.

Une extension des droits dans le monde du travail

Il faudra pourtant attendre 2012 pour que l’idée s’impose véritablement dans le débat : alors en pleine ascension médiatique, Jean-Luc Mélenchon, le candidat du Front de gauche, soutenu par le PCF, la met au centre de sa campagne. Lors du premier rassemblement monstre du 18 mars 2012 (1), plus de 120 000 personnes défileront entre Nation et Bastille en réclamant « Vite, la VIe République » ! Dans son discours, le candidat estimait que refonder la République, c’était « refonder la France (en un) peuple unique, libre, fraternel et égal ». Et de rappeler la Constituante, la parité qui consacrerait « la marche de l’égalité », qui conduirait à « proclamer la fin des privilèges du capital ».

Les tenants d’une VIe République visant à instaurer une réelle citoyenneté n’ont jamais désarmé. De la Convention pour la VIe République, créée par Arnaud Montebourg et dirigée par le socialiste Paul Alliès, au Mouvement pour une VIe République de Jean-Luc Mélenchon, une partie de la gauche n’a cessé d’affirmer cette exigence entre deux campagnes présidentielles. Elle est toujours présente dans les discours et les programmes. Le favori de la primaire socialiste, Benoît Hamon, s’il n’emploie pas le terme, prône des aménagements de la Ve République qui recoupent certaines propositions avancées ailleurs : suppression de l’article 16 de la Constitution qui accorde au président les pleins pouvoirs en cas de crise majeure, dose de proportionnelle dans l’élection des députés, « 49-3 citoyen » permettant à 1 % du corps électoral d’imposer au Parlement l’examen d’une proposition de loi venue des citoyens (droit d’initiative citoyenne) ou de suspendre l’application d’une loi pour la soumettre à référendum… Jean-Luc Mélenchon, lui, voudrait être « le dernier président de la Ve République », démissionnaire « sitôt que la nouvelle Constitution aura été adoptée par le peuple français ». Le candidat de la France insoumise (FI) va loin dans l’idée de « balayer l’oligarchie », en proposant qu’« aucun parlementaire des anciennes assemblées de la Ve République (ne siège) dans cette assemblée ».

Indispensable dans la cité, la citoyenneté passe aussi par une extension des droits dans le monde du travail : « La grande Révolution a rendu les Français rois dans la cité et les a laissés serfs dans l’entreprise », disait Jean Jaurès. Une préoccupation présente dans les programmes du PCF comme de la France insoumise. Tous deux proposent un « droit de veto suspensif » des élus du personnel en cas de licenciements, de fermeture ou de délocalisation, et en général de nouveaux droits de contrôle et d’intervention dans les stratégies d’entreprise. Parce que la démocratie ne se joue ni tous les cinq ans, ni dans les seules hautes sphères, mais au quotidien et au plus près des Français

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 09:11

Avec 59,20 % des voix, il supplante nettement Manuel Valls au second tour de la primaire. L’ex-Premier ministre arrive en tête dans un seul bureau sur 34.

Un peu plus de 41 % des voix pour Manuel Valls, plus de 58 % en faveur de Benoît Hamon. On en était là hier soir vers 20 h, les 12 premiers bureaux de vote dépouillés sur 34. Le reste des résultats allait encore accentuer la tendance. A l'issue du second tour de la primaire de gauche, Benoît Hamon l'emporte dans les Deux-Sèvres avec 59,2 % des voix face à son concurrent, qui n'atteint pas les 41 %.

Un résultat sans surprise au vu du premier tour. Le 22 janvier, si l'on additionnait les seules voix de Benoît Hamon et Arnaud Montebourg, on dépassait les 55 %. La participation hier a été plus forte : 10.917 électeurs ont fait le déplacement, c'est 1.873 de plus que le dimanche précédent. Dans certains bureaux, ces nouveaux électeurs ont modifié la logique arithmétique des reports de voix. Sans que la donne globale en soit changée.

L'exception Cerizay

Seule exception à la vague rose vif : le bureau de Cerizay, le seul et l'unique à placer Manuel Valls en tête. Les 33 autres ont voté Benoît Hamon. Et la défaite est parfois cuisante pour le vaincu. A Niort-Michelet, en centre-ville, Manuel Valls dépasse à peine les 33 %. Le Mellois, lui, est particulièrement défavorable : 33,5 % au bureau de Celles-sur-Belle, 35,20 % sur Melle, 32,53 % à Brioux-sur-Boutonne. Le « vallsisme » n'a à l'évidence pas pris chez les électeurs de gauche dans les Deux-Sèvres. Significatif, aucun élu n'avait apporté son soutien public au candidat durant la campagne.

nr.niort@nrco.fr

 
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BRUNO FORNACIARI

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