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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 15:18
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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 11:14

Facteurs: la CFDT signe le projet d'accord social à La Poste

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La CFDT, 3e syndicat à la Poste, a annoncé mercredi signer le projet d'accord sur l'amélioration des conditions de travail des facteurs, texte sur lequel les autres syndicats ne se sont pas encore prononcés.

La version finale du projet, proposée lundi, "apporte des réponses concrètes en termes de créations d'emplois et de promotions" a justifié dans un communiqué de la CFDT, qui qualifie le texte "d'historique".

Pour tenter d'obtenir l'adhésion des syndicats, la direction avait dévoilé le 12 janvier de nouvelles mesures.

En cas d'accord, le groupe postal envisage notamment de doubler en 2017 les recrutements de facteurs en CDI pour porter leur nombre à 3.000, et d'apporter des garanties supplémentaires sur leur charge de travail.

La direction a ajouté "des garanties sur la +sécabilité+" (quand un facteur se voit attribuer un secteur supplémentaire, en plus de sa tournée), qui serait désormais limitée à 30 jours par an et par agent.

Les autres syndicats ne se sont pas encore prononcés. "Nous sommes toujours dans la consultation de nos syndiqués" a indiqué mercredi à l'AFP une représentante de la CGT. Le premier syndicat au sein de La Poste (28,44% des voix au niveau de la branche colis) avait salué vendredi dernier des "avancées" de la direction, mais qui restaient "insuffisantes".

La représentativité retenue pour cet accord est celle de la branche colis, a indiqué mercredi à l'AFP la direction de La Poste.

Une signature de Force Ouvrière, qui n'a pas encore pris sa décision, pourrait permettre d'atteindre la barre nécessaire des 30% de voix aux élections professionnelles. FO pèse 18,9% et la CFDT 21,05%.

Mais la CGT et SUD, qui totalisent plus de 50% au sein de la branche courrier, pourraient faire valoir leur droit d'opposition,

L'Unsa (5e, 8,69%) consulte jusqu'à vendredi ses adhérents

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 09:02

Bonjour Monsieur Patrick Cohen

France Inter entame un débat sur le temps de travail et le revenu universel. Les économistes communistes proposent depuis de très nombreuse années (au moins 10 ans) un système de sécurité d'emploi et de formation tout au long de la vie, avec de bons salaires. Pourquoi France Inter ne les inviterait-elle pas ? Et pendant que nous y sommes, pourquoi aussi n'inviterait-elle pas les frères Bocquet pour parler de leur livre "Sans domicile fisc" et de leur proposition d'une COP mondiale sur la fraude et l'évasion fiscale ? C'est pas des propositions pour le changement ça ? La réponse de France Inter sera intéressante.

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 08:33
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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 05:35

Les dépenses scandaleuses de l’austère Monsieur Fillon

Les dépenses scandaleuses de l’austère Monsieur Fillon
 

Double face. François Fillon représente le bon père de famille, cinq enfants, catholique, intègre. La droite droite dans ses bottes. On peut même imaginer qu’il a, au moins en partie, gagné la Primaire de son camp parce que ses adversaires les plus dangereux, Sarko et Juppé, ont payé le prix de leurs mises en examen ou condamnations passées. Et pourtant…

Pourtant, l’ancien Premier Ministre croule sous les casseroles, accumulées notamment pendant ses cinq années à Matignon. M. Fillon  s’est servi des deniers publics pour son confort personnel, dans des proportions absolument inadmissibles. Ça la fout mal pour quelqu’un qui a parlé « d’Etat en faillite » et prône pour l’avenir une austérité thatchérienne, trente ans après la Dame de Fer. Revue de détails d’une imposture moderne.

L’agrandissement de l’appartement de Matignon

De 2007 à 2012, François Fillon a résidé avec sa famille à l’Hôtel Matignon dans le 7e arrondissement de Paris. Il s’agit là d’un joyau du patrimoine français, construit en 1722 par Courtonne pour le prince de Tingry. Il a appartenu successivement aux Grimaldi, à Talleyrand, à Napoléon Ier et à Louis XVIII, qui l’échangea en 1816 contre l’Elysée à Bathilde d’Orléans, duchesse de Bourbon. Suivirent encore, notamment, le Comte de Paris et l’empereur d’Autriche-Hongrie, François-Joseph. Les bâtiments et le parc privé attenant (le plus grand de Paris), sont définitivement achetés par la France en 1922, qui en fait la résidence du chef du gouvernement en 1935.

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Jusqu’en 2007 et le passage de Dominique de Villepin, l’appartement du Premier Ministre compte 78 m2. Sous le mandat Fillon, ce logement a subi un sacré lifting  en passant à 309 m2 (!), dont 213 pour la partie privative, afin d’accueillir sa femme et trois de ses enfants. L’argument serait recevable s’il était le premier Premier Ministre avec une famille.

Les non-factures de personnel de Matignon

Le « tour de force » aura été de créer l’illusion d’une baisse des dépenses de Matignon par un subtil jeu contractuel, repoussant en fait certains frais toujours en cours vers d’autres administrations. Mi-2008, seuls 21 des 70 membres du cabinet du Premier Ministre étaient payés par Matignon. Les autres étaient salariés par le Sénat, le Conseil d’Etat et tout un tas d’administrations annexes. Même constat pour 230 fonctionnaires en service rue de Varenne.

Le tout agrémenté d’un budget présenté comme « de rigueur en temps de crise ». Aucune honte…

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Les voyages non facturés

Encore un tour de passe-passe. Les déplacements du chef du gouvernement sont facturés au Ministère des Affaires Etrangères. On ne peut pas, sur ce point, en tenir rigueur au Sarthois, puisque la pratique est historique. Cependant, dans le même temps, Nicolas Sarkozy met fin à cette hypocrisie de son côté et rapatrie toutes les dépenses de la Présidence vers le budget de l’Elysée, dans un souci de transparence. Ce que n’a pas jugé bon de faire Matignon. Ce faisant, le budget élyséen explose de 30 à 100 millions d’euros entre 2007 et 2008.

Séjour à Marrakech aux frais de l’Etat

En mai 2009, François Fillon s’est accordé un weekend privé au Maroc, qu’il a rejoint à bord d’un Falcon 50 de l’Etat. A l’époque, la communication de Matignon annonce qu’un remboursement sur ses deniers propres aura lieu. Le tarif du vol et de l’immobilisation d’un tel avion avec son aéropage d’employés a coûté 182 272 euros pour 3 jours. On attend toujours la preuve dudit remboursement.

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L’inauguration du TGV en jet privé

En 2007, la France inaugure à grand renfort de communication le TGV-Est. On fait une fausse annonce aux journalistes, à Montparnasse, disant que le PM est déjà dans le train pour une séance de travail et qu’il les rejoindra à l’arrivée. Pourtant, le convoi doit faire une pause non prévue de 26 minutes en gare de Nancy-Metz pour… faire monter à bord François Fillon. En effet, le premier des ministres, accompagné d’Alain Juppé, celui de l’Ecologie (sic), a décidé de parcourir une partie du trajet à bord d’un Falcon de l’Etat. Encore. La supercherie aurait du passer comme une lettre à la Poste, mais c’était sans compter sur Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF. Échaudée par certaines critiques de M. Fillon à l’encontre de sa société, Mme Idrac a tout révélé aux journalistes en ironisant sur son « voyage multimodal ».

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 Weekends à nos frais dans son château de la Sarthe

On peut comprendre que quiconque possède un château apprécie d’y passer son temps libre en famille. Normal. Mais quand on est Premier Ministre et que ledit château se trouve à Solesmes (Sarthe), à 230 kilomètres de Paris, n’y a t-il pas d’autres moyens pour s’y rendre que d’utiliser encore et toujours un Falcon de l’Etat ? C’est le magazine Capital (n°243 – décembre 2011) qui révèle cette nouvelle preuve de l’inconséquence du candidat Les Républicains en période de crise financière.

[« La crise est un scandale, car l’argent coule à flots », à lire sur Le Vent se Lève]

Chacun des weekends du clan Fillon dans son fief a ainsi coûté plus de 30 000 euros au contribuable. A titre de comparaison, le billet de train Paris-Le Mans est approximativement de 70 euros, pour un trajet… plus rapide. Au total, la facture s’est élevée à 1,3 million d’euros par an ! La crise, on vous dit.

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Réveillon avec le Raïs

Michèle Alliot-Marie en difficulté. Devant l’Assemblée, la Ministre de la Défense tente piteusement d’expliquer une escapade en Tunisie en 2010, payée par l’Etat, auprès de proches de Ben Ali. François Fillon fait profil bas. En effet, le Premier Ministre a exactement la même casserole sur le dos, mais en Egypte. La version officielle veut qu’il soit allé visiter la cathédrale d’Assouan pour « exprimer sa solidarité à l’égard de la communauté copte ».

Problème, M. Fillon est resté sur place du 26 décembre 2010 au 2 janvier 2011, pour un réveillon pas comme les autres. Logé avec sa famille aux frais du gouvernement égyptien dans une dépendance privée du luxueux hôtel Movenpick, sur l’Ile Eléphantine, il se voit offrir un jet privé du Raïs Hosni Moubarak (chassé du pouvoir depuis), pour visiter le temple d’Abou-Simbel, trésor de l’Egypte ancienne. Immobilisé dix jours avec son équipage, logé dans l’hôtel 5* Pyramisa, le désormais célèbre Falcon de la République aura encore coûté une petite fortune à l’Etat, difficile à chiffrer précisément sur ce coup là. Mais pas de panique, cette fois le vol (9 400 euros de l’heure pour un avion de ce type) a été facturé à la famille Fillon… au prix d’un avion de ligne.

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En 2017, l’Etat paye encore son plein d’essence

L’Etat français, comme l’a révélé Mediapart, dépense chaque année des sommes faramineuses pour assurer le train de vie de ses ex, présidents et premiers ministres. Pour l’année examinée, 2014, l’Etat a pris à sa charge pour le compte du « collaborateur de Nicolas Sarkozy » la rémunération d’un assistant (54 717 euros), d’un chauffeur (12 167 euros), les frais d’entretien de la voiture (4 452 euros), l’essence (14 263 euros) et même l’assurance du véhicule (541 euros) ! Total de la facture : plus de 86 000 euros de fonds publics. C’est beau quand même ces hommes politiques qui montrent l’exemple.

Sa femme aussi voyage aux frais du contribuable

Pénélope Fillon, l’épouse galloise du candidat de la droite à l’élection présidentielle, s’est rendue le 7 mai 2009 à Roscoff, en Bretagne, pour le baptême d’un navire de la Brittany Ferries. Il semblerait que Mme Fillon, et c’est tout à son honneur, avait décidé d’effectuer le trajet en train (Paris-Morlaix), puis en bus, à ses frais. Son Premier Ministre de mari aurait alors insisté en apprenant son choix pour qu’elle utilise l’éternel Falcon de la République, ce qu’elle aurait fini par accepter à contre-cœur.

Le traitement médiatique qui en fut fait par L’Express vaut le détour. L’hebdo a changé de version sans publier d’erratum, pour finalement coller à celle de Mediapart.

On apprend aujourd’hui dans le Canard Enchainé que Pénélope Fillon aurait été rémunérée pendant 8 ans comme attachée parlementaire de François Fillon à hauteur de 500 000 euros sans que quinconque puisse confirmer qu’il ne s’agit pas d’un emploi fictif.

La mystérieuse entreprise 2F

Un seul employé et plus d’un million d’euros de chiffre d’affaire depuis 2012. L’entreprise de conseil 2F (les initiales de François Fillon), semble être un exemple à suivre. Pourtant, il n’en parle jamais. Pourquoi ?

La loi interdit à un parlementaire de travailler en tant que consultant sauf à avoir débuté cette activité avant son mandat. FF a opportunément déposé les statuts de sa boîte dix jours avant d’être élu député de la deuxième circo de Paris. Bien vu.

Mais comment a t-il pu générer de quoi se verser, tout de même, 18 000 euros de salaire mensuel, en plus de ses revenus de député (5 357 euros nets), auxquels s’ajoutent les frais cités plus haut ? L’essentiel de l’activité provient de conférences répond l’équipe du Manceau. Par contre, pour savoir où et quand, tabou général. Le Canard Enchaîné affirme que l’une d’elles a eu lieu au Kazakhstan en 2013, une autre en Russie la même année, une dernière en Iran en 2016. Du côté de Fillon on nie pour les deux dernières. Encore une fois, beaucoup d’argent et quasiment aucune transparence. Vilaine habitude.

Austérité bien ordonnée commence par soi-même, M. Fillon

CandCaptureidat de la droite et du centre pour 2017, François Fillon annonce du sang et des larmes aux Français. Son programme est clairement réactionnaire sur les valeurs et ultralibéral économiquement. Son projet pour le pays pourrait se résumer en un seul mot : austérité. Quand lui-même se permet de dilapider l’argent public. Honte à lui pour cette duplicité.

Cet article s’adresse surtout à ceux qui envisagent de glisser le nom de l’ancien maire de Sablé-sur-Sarthe dans l’urne le 23 avril prochain. N’oubliez pas au moment fatidique que M. Fillon, depuis son château, se moque ouvertement de vous.

Matthieu Le Crom

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 05:04
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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 18:57

Revalorisation des retraites agricoles : la proposition de loi adoptée à l’unanimité en Commission

MERCREDI, 25 JANVIER, 2017
HUMANITE.FR
Photo Bertrand Guay/AFP
Photo Bertrand Guay/AFP

Communiqué. La commission des Affaires sociales vient d’adopter ce mercredi 25 janvier, à l’unanimité de tous les groupes de l’Assemblée nationale, la proposition de loi d’André Chassaigne, Huguette Bello et des députés du groupe de la Gauche démocrate et républicaine, visant à assurer la revalorisation des retraites agricoles

La pension moyenne des agriculteurs s’élève aujourd’hui à 766 euros par mois, soit niveau inférieur à la fois au seuil de pauvreté et à l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). Un(e) retraité(e) sur trois a une retraite inférieure à 350 euros par mois !

C’est sur la base de ce constat alarmant, et avec l’ambition d’améliorer concrètement le niveau des pensions, que le texte a été présenté par André Chassaigne, rapporteur de la proposition de loi, devant la commission des affaires sociales.

La première mesure vise à élever le niveau minimum de pension agricole et à rétablir l’équilibre financier du régime de retraite complémentaire obligatoire – dit « RCO ». Elle pose le principe d’une retraite à 85 % du SMIC net au 1er janvier 2018, au lieu des 75 % prévus par le droit actuel. Cette mesure répond à une revendication forte des associations de retraités et des syndicats agricoles.

Sur proposition du rapporteur, cette mesure sera financée par une taxe additionnelle à la taxe sur les transactions financières. Cette nouvelle recette du régime complémentaire obligatoire des non-salariés agricoles permettra d’assurer à la fois le retour à l’équilibre du régime, tout en garantissant les ressources nécessaires à l’atteinte de 85 % du SMIC. 

L’autre volet du texte est consacré à la revalorisation des pensions de retraites dans les outre-mer au regard de leur extrême faiblesse.

Les avancées contenues dans cette proposition de loi sont à la fois décisives, urgentes et attendues par l’ensemble du monde agricole. Suite au vote unanime en commission, elles devraient être définitivement adoptées le 2 février prochain en séance publique.

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 17:33

Je suis journaliste parlementaire depuis 25 ans : Penelope Fillon est indéfendable

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Temps de lecture Temps de lecture : 5 minutes

LE PLUS. Après les révélations du "Canard" concernant son épouse, François Fillon s'est dit "scandalisé" et a dénoncé "la misogynie" de l'article. Le "Canard enchaîné" a expliqué que l'épouse du candidat LR à la présidentielle avait été rémunérée à hauteur de 500.000 euros sur 8 ans, pour un travail d'attachée parlementaire. Problème, personne ne l'a vue travailler. Pour Olivier Picard, journaliste parlementaire, la pilule va avoir du mal à passer.

Édité par Henri Rouillier  Auteur parrainé par Aude Baron

Alain Juppé et François Fillon, après la victoire de ce dernier à la primaire de la droite et du centre, le 28/11/16 (C.ENA/SIPA)

 

Je suis journaliste parlementaire depuis janvier 1992 et le scandale Penelope Fillon – car c’en est un –  révélé par le "Canard Enchaîné" ne me surprend pas. La défense des ami(e)s du vainqueur de la primaire LR ne m’étonne pas davantage.

 

Cela fait 25 ans qu’avec mes confrères et consœurs, nous sommes les témoins de pratiques népotiques de la part de députés et de sénateurs – heureusement très minoritaires – peu sourcilleux de la morale publique, qui emploient abusivement des membres proches de leur famille (épouses, filles, fils, gendres, sans oublier les maîtresses) comme assistant(e)s parlementaires . Et cela fait 25 ans que nous entendons le même plaidoyer arrogant, et parfois sans complexes : "C’est légal".

 

C’est minable, mais, oui, "c’est légal".

 

Oubliées les belles promesses

 

Depuis hier, le clan Fillon, un peu gêné quand même, nous ressert à son tour du "c’est légal". Même le vertueux Benoist Apparu – qu’on a connu plus courageux – se contente de cet argument misérable plus courant dans la bouche des élus les moins scrupuleux (pour ne pas dire véreux).

 

Oubliées les belles promesses de moralisation de la vie politique, prononcées comme des serments main sur le cœur, pour tenter de contrer le procès en "combines", "tripatouillages" et autres "politicailleries politiciennes" qui, entre fantasmes populistes et triste spectacle, minent l’image du parlementarisme et saturent une atmosphère démocratique devenue étouffante !

 

Les journalistes parlementaires ont ceci de particulier qu’ils-elles connaissent très bien les assistant-es parlementaires, le plus souvent valeureux interlocuteur-trices puisque ce sont eux qui assurent une bonne partie du travail législatif de l’élu (étude des textes, préparation des dossiers, élaboration des interventions en commission ou en séance etc.).

 

Attaché parlementaire, c'est un vrai métier

 

Nous connaissons bien aussi leurs frustrations salariales: ils se plaignent régulièrement d’une faible rémunération pour un nombre d’heures important, une disponibilité maximale, une précarité liée à la durée du mandat etc.) Ils-elles sont d’autant plus fragilisé-es que le calcul de leur salaire – régi par un contrat minimal de 4 pages – est discrétionnaire, chaque parlementaire répartissant à sa guise – et sans contrôle particulier – l’enveloppe destinée à leurs collaborateurs-trices. Certaines confessions sur la grossièreté de leur employeur-ses sont édifiantes, sans même parler (ne mélangeons pas tout) des cas de harcèlement.

 

Ces professionnel-les ont dû sursauter en entendant le niveau de rémunération de Penelope Fillon qui, il faut le souligner, n’a pas été démenti… Aucun d’entre eux-elles ne peut se prévaloir d’avoir été embauché-e à 3900 euros brut mensuels pour finir à 7900 euros brut comme l’assistante Fillon Penelope depuis son entrée en fonction au service du suppléant du député Fillon François, il y a huit ans! Des montants qui, il faut encore le souligner (bis) ne sont pas non plus, jusque-là, contestés.

 

Un emploi fictif ? 

 

Dans ces petites affaires familiales rémunérées par la nation, les bénéficiaires essaient le plus souvent de donner le change. Certain-es assistant-es conjoint-es- filles-fils-nièces-maîtresses travaillent effectivement et peuvent, c’est la moindre des choses, se prévaloir de diplômes et compétences correspondant à leur poste.

 

Les moins actifs et les moins actives se donnent au moins la peine de faire acte de présence dans les bureaux et les couloirs. Penelope Fillon n’a même pas eu cette bonté. Aucun d’entre nous n’a le souvenir de l’avoir jamais croisée au Palais Bourbon, pas même près du buffet lors d’une réception… Dans sa circonscription alors ? On l’y a bien vue, mais, si on en croit les témoignages des élus locaux, pas pour faire du travail législatif.

 

En attendant d’autres éléments de preuves – laissons jouer la présomption d’innocence – Penelope Fillon remplit a priori présente toutes les cases de l’emploi fictif, bien connu des journalistes parlementaires.

 

Accoyer sort les rames

 

Ce mercredi matin, au micro de Léa Salamé sur France Inter, le filloniste historique Bernard Accoyer, nouveau secrétaire général de Les Républicains et ancien président de l’Assemblée nationale – un pro de la maison donc – a accablé un peu plus la femme de son champion, fut-ce de façon involontaire. C’est l’embarras qui a parlé… 

 

 

Questionné sur le cas Penelope, il n’a pas démenti les faits ni le niveau du cumul des rémunérations (500.000 euros) avant d’aligner des motifs quasiment bredouillants qui avaient des allures d’excuses de mauvais élève pris en flagrant délit de bidonnage. Morceaux choisis :

 

"Travailler avec sa femme, c’est courant. [...] Penelope a toujours été à ses côtés, je l’ai souvent vue participer à ses travaux [...] Je ne connais pas le détail de son travail [...]C’est une femme qui travaille dans l’ombre. [...] Cette situation est relativement fréquente à l'Assemblée".

 

La victime du scandale ? La démocratie représentative

 

Bref, en moins de cinq minutes, tout le répertoire du parlementaire pas clair y est passé. Un plaidoyer tellement classique qu’il confirme les soupçons… Un catalogue d’autant moins crédible qu’il est en contradiction flagrante avec l’image d’une épouse discrète, restant à distance du pouvoir, que François Fillon a vendue aux médias depuis son entrée à Matignon en 2007, et qu’il a offerte complaisamment aux reporters de "Paris-Match".

 

La parole d’Accoyer, ex-patron des député-es qui avait à plusieurs reprises plaidé devant les journalistes parlementaires pour un fonctionnement sain de l’Assemblée, a eu des résonances pathétiques. Dos au mur, comme en panique, il en a oublié de prendre en compte la confession, pourtant récente, de Bruno Le Maire, nouveau soutien de Fillon : l’homme du renouveau avait fait son mea culpa, en effet, pour avoir, un temps, employé sa femme, Pauline, au sein de son équipe parlementaire. Vite, un commentaire, Bruno !

 

Le plus choquant, dans cette histoire, c’est que cette fois, elle touche directement le favori de la présidentielle, chantre moralisateur d’un projet qui se vantait de "perturber tous ceux qui profitent du système" et "gêne des castes bien établies". Circonstance aggravante : c’est tout juste si Marine Le Pen, mise en cause de son côté pour le détournement d’assistants parlementaires de son groupe de députés européens, utilisant leur temps de travail pour le FN (c’est interdit par le règlement du Parlement européen) – n’est pas venu au secours du couple Fillon en dénonçant "les boules puantes".

 

Si elle est la première à faire profiter son parti des largesses du généreux "système", la présidente du FN n’a même pas besoin d’en rajouter pour tirer les bénéfices de l’affaire qui affaibli son principal rival – qui avait déjà décroché dans les sondages – à quelques jours de la présentation de son programme.

 

Le scandale fait déjà une victime : la représentation mentale que se font les Français de la démocratie représentative. Ça tombe mal.

 

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 13:41

Fermeture de FESSENHEIM : une aberration sociale, économique, industrielle et environnementale !

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COMMUNIQUE DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS

À la demande de l'Etat, le Conseil d’administration d’EDF doit se prononcer, le 24 janvier, sur la fermeture anticipée de la centrale nucléaire de Fessenheim et fixer à 400 millions d'euros l’indemnisation que l’Etat devrait verser alors que le préjudice a été estimé à 4 milliards d’euros par un rapport d’information parlementaire.

Le gouvernement, sous prétexte que Fessenheim est "la plus vielle centrale du parc", souhaiterait en finir avec cette usine qui compte 800 salariés permanents et autant d’intérimaires et prestataires, sans compter les emplois induits.

La centrale a pourtant récemment bénéficié d'investissements de plusieurs centaines de millions d’euros améliorant sa sûreté, conformément aux exigences de l'Agence de Sûreté Nucléaire (ASN) qui a d'ailleurs confirmé qu’il n’y a aucune raison, du point de vue de la sûreté, de la fermer.

Faut-il rappeler que notre pays a frôlé la pénurie d'électricité ces derniers jours ? En effet, l’épisode de froid de la semaine dernière a montré que tous les moyens de production électrique utilisables étaient nécessaires pour faire face aux besoins de consommation.Fessenheim est très largement amortie et fournit une électricité à faible prix de revient.

Elle contribue, au sein du mix énergétique bas carbone, à l'approvisionnement dont la France a besoin.

C'est pourquoi le PCF s'oppose à cette fermeture, véritable aberration sur le plan économique, social, industriel et environnemental. Il réaffirme sa volonté d'un nucléaire sûr, sous contrôle public et citoyen, et decarbonée . Il apporte tout son soutien aux salariés de la filière nucléaire, particulièrement ceux de Fessenheim.

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BRUNO FORNACIARI

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