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1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 08:26

Jean Ziegler : « Les spéculateurs devraient être jugés pour crime contre l’humanité »

PAR 


​​​​​​Les resources de la planète peuvent nourrir 12 milliards d’humains, mais la spéculation et la mainmise des multinationales sur les matières premières créent une pénurie. Conséquence : chaque être humain qui meurt de faim est assassiné, affirme Jean Ziegler, ancien rapporteur spécial de l’ONU pour le droit à l’alimentation. Il dénonce cette « destruction massive » par les marchés financiers. Des mécanismes construits par l’homme, et que l’homme peut renverser. Entretien :

Basta ! : Craignez-vous que la crise financière amplifie celle de la faim dans le monde ?

Jean Ziegler : Tous les cinq secondes, un enfant de moins de 10 ans meurt de faim. Près d’un milliard d’humains sur les 7 milliards que compte la planète souffrent de sous-alimentation. La pyramide des martyrs augmente. À cette faim structurelle, s’ajoute un phénomène conjoncturel : les brusques famines provoquées par une catastrophe climatique – comme en Afrique orientale, où 12 millions de personnes sont au bord de la destruction – ou par la guerre comme au Darfour. En raison de la crise financière, les ressources du Programme alimentaire mondial (PAM), chargé de l’aide d’urgence, ont diminué de moitié, passant de 6 milliards de dollars à 2,8 milliards. Les pays industrialisés ne paient plus leurs cotisations car il faut sauver la Grèce, l’Italie et les banques françaises. Une coupe budgétaire qui a un impact direct sur les plus démunis. Dans la corne de l’Afrique, le PAM est contraint de refuser l’entrée de ses centres de nutrition thérapeutique à des centaines de familles affamées qui retournent dans la savane vers une mort presque certaine.

Et les financiers continuent de spéculer sur les marchés alimentaires. Les prix des trois aliments de base, maïs, blé et riz – qui couvrent 75 % de la consommation mondiale – ont littéralement explosé. La hausse des prix étrangle les 1,7 milliard d’humains extrêmement pauvres vivant dans les bidonvilles de la planète, qui doivent assurer le minimum vital avec moins de 1,25 dollar par jour. Les spéculateurs boursiers qui ont ruiné les économies occidentales par appât du gain et avidité folle devraient être traduits devant un tribunal de Nuremberg pour crime contre l’humanité.

Les ressources de la planète suffisent à nourrir l’humanité. La malnutrition est-elle seulement une question de répartition ?

Le rapport annuel de la FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime que l’agriculture mondiale pourrait aujourd’hui nourrir normalement 12 milliards d’humains [1], presque le double de l’humanité. Au seuil de ce nouveau millénaire, il n’y a plus aucune fatalité, aucun manque objectif. La planète croule sous la richesse. Un enfant qui meurt de faim est assassiné. Il n’est pas la victime d’une « loi de la nature » !

Au-delà de la spéculation, quelles sont les autres causes de la faim dans le monde ?

Tous les mécanismes qui tuent sont faits de main d’homme. La fabrication d’agrocarburants brûle des millions de tonnes de maïs aux États-Unis. L’océan vert de la canne à sucre au Brésil mange des millions d’hectares de terres arables. Pour remplir un réservoir de 50 litres de bioéthanol, vous devez brûler 352 kg de maïs. Au Mexique ou au Mali, où c’est l’aliment de base, un enfant vit une année avec cette quantité de maïs. Il faut agir face au réchauffement climatique, mais la solution ne passe pas par les agrocarburants ! Il faut faire des économies d’énergies, utiliser l’éolien, le solaire, encourager les transports publics.

Autre élément : le dumping agricole biaise les marchés alimentaires dans les pays africains. L’Union européenne subventionne l’exportation de sa production agricole. En Afrique, vous pouvez acheter sur n’importe quel étal des fruits, des légumes, du poulet venant d’Europe à quasiment la moitié du prix du produit africain équivalent. Et quelques kilomètres plus loin, le paysan et sa famille travaillent dix heures par jour sous un soleil brûlant sans avoir la moindre chance de réunir le minimum vital.

Et la dette extérieure des pays les plus pauvres les pénalise. Aucun gouvernement ne peut dégager le minimum de capital à investir dans l’agriculture, alors que ces États ont un besoin crucial d’améliorer leur productivité. En Afrique, il y a peu d’animaux de traction, pas d’engrais, pas de semences sélectionnées, pas assez d’irrigation.

Enfin, le marché agricole mondial est dominé par une dizaine de sociétés transcontinentales extrêmement puissantes, qui décident chaque jour de qui va vivre et mourir. La stratégie de libéralisation et de privatisation du Fonds monétaire international (FMI), de la Banque mondiale et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a ouvert la porte des pays du Sud aux multinationales. La multinationale Cargill a contrôlé l’an dernier 26,8 % de tout le blé commercialisé dans le monde, Louis Dreyfus gère 31 % de tout le commerce du riz. Ils contrôlent les prix. La situation est la même pour les intrants : Monsanto et Syngenta dominent le marché mondial – donc la productivité des paysans.

Que faire face à cette situation ?

Ces mécanismes, faits de main d’homme, peuvent être changés par les hommes. Mon livre, Destruction massive, Géopolitique de la faim, malgré son titre alarmant, est un message d’espoir. La France est une grande et puissante démocratie, comme la plupart des États dominateurs d’Europe et d’Occident. Il n’y a pas d’impuissance en démocratie. Nous avons toutes les armes constitutionnelles en main – mobilisation populaire, vote, grève générale – pour forcer le ministre de l’Agriculture à voter pour l’abolition du dumping agricole à Bruxelles. Le ministre des Finances peut se prononcer au FMI pour le désendettement total et immédiat des pays les plus pauvres de la planète.

La crise de la dette européenne rend cette position plus difficile à envisager…

Elle complique la situation. Mais la taxe Tobin, quand elle a été proposée par Attac il y a quinze ans, était qualifiée d’irréaliste. Aujourd’hui, elle est discutée par le G20 ! Les organisations internationales sont obligées de constater la misère explosive créée par la hausse des prix des matières premières. Un chemin se dessine. Nous avons un impératif catégorique moral – au-delà des partis, des idéologies, des institutions, des syndicats : l’éveil des consciences. Nous ne pouvons pas vivre dans un monde où des enfants meurent de faim alors que la planète croule sous les richesses. Nous ne voulons plus du banditisme bancaire. Nous voulons que l’État à nouveau exprime la volonté du citoyen, et ne soit pas un simple auxiliaire des entreprises multinationales. Ces revendications créent des mouvements dans la société civile.

La crise ne risque-t-elle pas de provoquer une montée du populisme en Europe, plutôt qu’un nécessaire sursaut des consciences ?

La lutte est incertaine. Le chômage et la peur du lendemain sont les terreaux du fascisme. Mais il y a une formidable espérance à la « périphérie », comme le montrent les insurrections paysannes pour la récupération des terres que les multinationales se sont appropriées au nord du Brésil et du Sénégal, au Honduras ou en Indonésie. Si nous arrivions à faire la jonction, à créer un front de solidarité entre ceux qui luttent à l’intérieur du cerveau de ces monstres froids et ceux qui souffrent à la périphérie, alors l’ordre cannibale du monde serait abattu. J’ai d’autant plus d’espoir que l’écart entre Sud et Nord se réduit, parce que la jungle avance. La violence nue du capital était jusqu’ici amortie au Nord, par les lois, une certaine décence, la négociation entre syndicats et représentants patronaux. Aujourd’hui, elle frappe ici les populations humbles. Il faut montrer la voie de l’insurrection et de la révolte.

Propos recueillis par Élodie Bécu

À lire : Jean Ziegler, Destruction massive : Géopolitique de la faim, 2011, Éditions du Seuil, 352 pages, 20 euros. Pour le commander dans la librairie la plus proche de chez vous, rendez-vous sur lalibraire.com.

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 13:09

Procès Antoine Deltour : le PCF demande la relaxe au nom de l’intérêt général et du droit à l’information

 

 

Mardi s’ouvrira au Luxembourg le procès du lanceur d’alerte Antoine Deltour et du journaliste Edouard Perrin, accusés de vol et recel de documents confidentiels et de violation du secret professionnel. Ils risquent tous deux jusqu’à 5 ans de prison ferme et 1 250 000€ d’amende.

 

Les fichiers divulgués, les fameux « taxrulings » ne sont pas illégaux, car réalisés avec l’accord de l’administration luxembourgeoise. La démarche d’Antoine Deltour et d’Edouard Perrin, motivée par des convictions citoyennes, a simplement permis de montrer la sophistication des montages fiscaux d’entreprises comme Starbucks, Ikea, Amazon ou Disney, qui ne paient quasiment aucun impôt dans l’Union Européenne, déclenchant par là l’affaire LuxLeaks.

 

Pour son action, Antoine Deltour a été décoré par le Parlement Européen du prix du Citoyen de l’Année 2015. L’affaire LuxLeaks est aussi à l’origine de la création d’une Commission spéciale au Parlement Européen, qui préconise que ces documents soient désormais échangés de façon automatique entre les administrations fiscales européennes !

 

Moins d’un mois après l’affaire « Panama Papers » où François Hollande remerciait les lanceurs d’alertes et les journalistes, « qui [doivent] être protégés car ils [prennent] de nombreux risques », la France doit joindre les actes aux paroles.   

 

Le Parti Communiste français demande qu’Antoine Deltour et  Edouard Perrin soient relaxés, au nom de l’intérêt général et du droit à l’information.

 

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF,

Paris, le 25 avril 2016.

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 13:00

Vous cassez pas la tête, pour exaucer mes voeux, ou plutôt combler mes souhaits, j'ai déjà la santé, le moral, une bonne famille et des amis. Manque seulement un peu d'argent. C'est tout. Alors, pour me faire plaisir comme vous me le dîtes chaque année, vous cassez pas la tête, vous savez maintenant ce qu'il vous reste à faire.

Quant à moi, " de chacun ses moyens à chacun ses besoins"

Bonne année et meilleurs voeux!

 
 
 
 
 
 
 
 
 
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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 10:54

Le prix à payer pour les milliards d’Amazon

travail
PIERRIC MARISSAL
VENDREDI, 30 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ
AFP

Avec les fêtes, le site a battu ses records de vente de produits, comme d’accidents du travail. Dans les entrepôts, les conditions de travail se dégradent à mesure que gonflent les bénéfices au Luxembourg.

«Merci de travailler dur et de faire d’Amazon la société qu’elle est aujourd’hui. » Tous les salariés d’Amazon France ont pu lire ce message sur leurs écrans, à l’annonce des résultats record du groupe américain. Au cours du mois qui a précédé Noël, la plateforme a vendu dans le monde plus d’un milliard de produits, pour plus de 40 milliards d’euros de chiffre d’affaires. « 2,5 millions de montres, 10 451 carats de diamants, l’équivalent de 20 Boeing 747 de bagages, et neuf fois l’altitude de l’Everest en téléviseurs ultra-HD » ! Les chiffres fournis par Amazon donnent le vertige. « Ils se vantent et nous remercient avec des phrases et des bonbons », s’agace Richard (prénom changé), salarié syndiqué à la CGT dans le plus gros entrepôt Amazon de France depuis quatre ans, celui de Saran, près d’Orléans. Il n’a pas vu l’ombre d’une prime de Noël, seule une triste augmentation de salaire de 5 euros par mois, obtenue l’année dernière. L’insolente réussite d’Amazon et ses promesses de livrer les cadeaux en quelques heures avant le réveillon ont un coût humain. « Les conditions de travail sont lamentables, déplore Richard. Les managers sont ultra-tendus et certains donnent vingt avertissements par jour. Ils nous fliquent, on est géolocalisé et mesuré en permanence. Et puis, il y a les vols, les bagarres… À Saran, la police vient tous les jours. »

« C’est un véritable foutoir », déplore un élu syndical

Pour faire face à la surcharge de travail, près de 3 000 intérimaires supplémentaires sont recrutés à la va-vite à Saran, en plus des 1 300 CDI. « Ce recours massif aux intérimaires pose problème, explique Sébastien Boissonnet, représentant CGT du personnel. Certains se retrouvent d’équipe de nuit, après deux journées de formation, sans même avoir passé de visite médicale. Ce recrutement à la hâte est aussi parfois douteux. On a des affaires de stupéfiants, de vols, d’insécurité… Tout cela fait aussi partie de la dégradation des conditions de travail. » Sur un mois, les équipes de nuit ont vu leurs casiers fracturés. Le nombre de vols en entrepôt a explosé et une agression grave a eu lieu le 23 décembre au soir sur le parking de 1 000 places, censément sécurisé… « Même les cadres viennent à reculons au travail. C’est un véritable foutoir », déplore Sébastien Boissonnet, qui réclame une réunion extraordinaire du CHSCT. Les vols, comptabilisés comme perte, font baisser la participation des employés, explique l’élu syndical. Cela accroît encore les tensions entre salariés et intérimaires. Et la participation chez Amazon France est déjà très faible puisque tous les bénéfices partent directement au Luxembourg… « On demande donc plus d’embauches en CDI, des gens qui tiennent à leur poste et à leurs conditions de travail », explique Sébastien Boissonnet. La CGT partage cette analyse. « Ce recours massif aux intérimaires est spécifique au site de Saran et dans une moindre mesure à celui de Douai, explique Alain Jeault, délégué syndical central Amazon France. À Chalons, où je travaille, c’est bien moins le cas, car l’entrepôt est plus petit et on s’est battu pour obtenir 189 embauches en CDI. » Contactée, la communication d’Amazon répond d’ailleurs que l’entreprise a recruté 1 000 CDI cette année. La pression sur la productivité n’en reste pas moins extrême. Les accidents du travail avec arrêt ont été multipliés par trois sur un site comme Sevrey, et devraient même dépasser les 300 sur l’année à Saran. Un autre record à mettre au crédit d’Amazon.

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31 décembre 2016 6 31 /12 /décembre /2016 09:17
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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 17:48

30/12/2016

Le bilan combatif des députés Front de gauche

députésFG.jpgAurélien Soucheyre, L'Humanité

Dans un rapport sur leur action au Palais Bourbon, les parlementaires du groupe GDR reviennent sur la longue série de lois régressives proposées par l’exécutif, qu’ils ont combattues dans l’Hémicycle, et sur les propositions de loi qu’ils ont défendues, qui auraient dessiné un tout autre quinquennat.

L’heure est au bilan. Loin de toute autosatisfaction, les députés élus sous l’étiquette Front de gauche en 2012 ont présenté leur rapport d’activité. « Avoir l’honneur de représenter le peuple souverain, c’est aussi l’obligation de rendre compte de son action », estime leur chef de file, André Chassaigne.

La XIVe législature et la position des élus du groupe GDR, hors députés ultramarins, a ainsi été décortiquée et étayée jusqu’à octobre 2016. Sidération, combativité et sentiment de grand gâchis se lisent au long des 37 pages du document. La fin est déjà connue : « le peuple de gauche a assisté avec consternation à l’adoption d’une série de lois régressives sur le plan des libertés comme sur le plan économique et social (…). Face à (ces) dévoiements et à (la) dérive idéologique, nous sommes restés fidèles à nos engagements, ceux d’une gauche mue par des valeurs de justice sociale, le développement durable et la solidarité internationale », écrivent les parlementaires.

Le groupe vote contre la deuxième loi de finances rectificative

Tout n’avait pourtant pas si mal commencé. En juillet 2012, les députés Front de gauche votent pour la première loi de finances rectificative. Sitôt élu, François Hollande s’attaque alors à une partie de l’héritage des années Sarkozy (TVA « sociale », heures supplémentaires défiscalisées, affaiblissement de l’ISF…). Ce positionnement sera de très courte durée. « Il s’agira du seul budget du quinquennat en faveur duquel nous nous prononcerons », précisent les députés.

Dès l’automne, ils s’abstiennent au sujet du projet de loi de finances pour 2013, à la suite de leur vote contre la ratification du TSCG européen qui lançait la France sur le chemin de l’austérité et de la réduction de la dette publique. En décembre de la même année, enfin, ils votent contre la deuxième loi de finances rectificative, qui porte déjà en elle le Cice à venir. D’un coût de 20 milliards d’euros par an, financé en partie par une hausse de 10 milliards d’euros de la TVA dès 2014 (« impôt le plus injuste qui occupe une place de plus en plus importante dans le budget d’un ménage »), ce dispositif sera « inefficace, en plus d’être injuste », tout en étant gracieusement accordé sans ciblage ni contrepartie, pour le plus grand bonheur du Medef. En 2013, les collectivités locales seront mises à contribution, avec une perte de 10 milliards sur trois ans.

chassaigneassemblee.jpgEn cinq ans, il y a eu des votes pour. « Quand cela allait dans le sens de l’intérêt général, de l’égalité et du progrès, nous avons tout naturellement soutenu, amendé, tenté d’améliorer au maximum et voté les lois », développe André Chassaigne.

Des exemples : loi Alur, loi relative à l’économie sociale et solidaire, loi pour une République numérique, pour la COP21, pour les emplois d’avenir, pour le statut des stagiaires, contre le harcèlement sexuel, pour le mariage pour tous, pour la transparence de la vie publique, contre le cumul des mandats, pour la refondation de l’école, pour l’égalité et la citoyenneté, contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière, ou encore la loi de modernisation de la justice, celle de reconnaissance par le Parlement de l’État palestinien, et même la première loi sur l’état d’urgence. « Dans des circonstances exceptionnelles pour la sécurité de chacun, argumente André Chassaigne. Nous nous sommes fermement opposés à toutes les prorogations suivantes, inefficaces, contraires à l’État de droit et aux libertés fondamentales. » Même son de cloche pour la liberticide loi sur le renseignement, qui place « un dispositif de surveillance massive dans les mains de l’exécutif », rompant, en outre, avec la nécessaire séparation des pouvoirs.

Une motion de censure de gauche après le 49-3 sur la loi El Khomri

Au-delà du projet de déchéance de nationalité, finalement abandonné, les votes contre l’emportent ainsi très largement, à travers des oppositions frontales sur des textes fondamentaux, comme la réforme ferroviaire ou territoriale par exemple, qui rompent avec l’exigence d’égalité entre les citoyens et les territoires, notamment assurée par les services publics. La loi Macron, évidemment, qui a banalisé via 49-3 le travail du dimanche et de nuit sans compensation salariale, amené à une « libéralisation antiécologique du transport » en plus d’une privatisation des aéroports. Idem pour la loi sur l’ANI, celle sur le dialogue social et l’emploi, et bien sûr la loi El Khomri, qui ont entériné une « précarisation des salariés pour sécuriser le patronat ».

Sur la loi travail, passée en force à coup de 49-3, les députés Front de gauche iront jusqu’à signer les deux tentatives de dépôt d’une motion de censure de gauche contre le gouvernement, après avoir proposé de nombreux amendements de suppression des mesures les plus iniques, et de réorientation du texte : réduction du temps de travail, sécurité sociale et professionnelle, encadrement des rémunérations des dirigeants, protection contre l’ubérisation.

Quelques propositions de loi ont finalement été adoptées

Les députés du Front de gauche ont également voté contre tous les projets de loi de financement de la Sécurité sociale, dénonçant la conservation des « mesures instaurées par la droite », « l’allongement de la durée de cotisation pour une retraite à taux plein », et la prolongation durable de « la casse de notre système de santé », dont « les hôpitaux publics sont les premières victimes », jusqu’à se voir imposer un plan d’économie de 10 milliards d’euros sur trois ans.

La plupart des amendements du groupe GDR ont été repoussés, tout comme leurs propositions de loi, de l’amnistie syndicale à l’interdiction des licenciements boursiers, en passant par la tenue d’une conférence européenne pour la restructuration de la dette, la garantie du revenu des agriculteurs, la réhabilitation des fusillés pour l’exemple et le projet de droit de préemption des salariés. Quelques-unes ont été adoptées, comme la loi portant sur l’autonomie des femmes étrangères, celle de la suppression du mot « race » dans la législation, ou encore l’encadrement des rémunérations en entreprise, bien que vidé d’une grande partie de sa substance par un exécutif qui portera « une lourde responsabilité historique devant le peuple de gauche ».

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 16:49
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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 12:10

Mario Guzzo,

 
Tu t’interroges de savoir s’il y a un pilote dans la  FD 79, alors que tu connais la réponse.
Le secrétaire Bruno Bonin est en vacances jusque début janvier pour bénéficier d’un repos bien mérité dû à la grande activité qu’il a produite pour soutenir Jean-Luc Mélenchon. Il s’est enorgueillit être à la tête de la première fédération du PCF qui a rejoint la « France Insoumise ».Position qu’il a réitéré dans la presse a plusieurs reprises.
 
Il est vrai, et pas seulement eux, que des communistes du nord deux sèvres encartés ou pas s’inquiètent de la tournure des évènements politiques. Les présidentielles s’annoncent marquées par la personnalisation des candidatures et des projets, par la droitisation des esprits et des politiques proposées. A gauche c’est la dispersion. JLM 17 et les « insoumis » veulent recomposer la gauche et siphonner les forces du PCF, militants et élus, à leur bénéfice. Celui qui se présente « comme le seul capable » refuse d’entamer quelque discussion, et à plus forte raison, quelque négociation que ce soit pour unir la gauche au mépris du danger de droite et d’extrême-droite avec les communiste et d’autres à gauche. Le PS s’engage dans une primaire ou les frondeurs sont dispersés (Montebourg, Hamon, Filoche, Marie Noelle Linemann) tandis que les écologistes affirment présenter une candidature de témoignage et de propagande en dépit des dangers de marginalisation d toute la gauche .Pourtant dans la configuration actuelle, tous les sondages, prédisent l’élimination de la gauche et une chambre des députés bleu-horizon et bleu-foncé, avec quelques réminiscences socialistes et quelques unités communistes. Une catastrophe démocratique ou la moitié de l’électorat ne serait quasiment plus représentée à l’assemblée nationale si la gauche ne s’unit pas. Mais elle ne peut pas le faire sur n’importe quel projet, c’est pourquoi, tous les efforts déployés par les communistes pour favoriser discussions et rapprochements.
 
Le députés PS sortant  de la 3e circonscription Jean Grellier n’a pas tenu  sa promesse de soutenir la politique définie au Bourget. Le soutien aveugle au Président de la République François Hollande et à sa politique qui a tourné le dos à ses engagements et à aux électeurs socialistes et ceux du Front de gauche qui avaient voté pour lui afin d’écarter Nicolas Sarkozy qui prétend d’ailleurs revenir pour appliquer une politique plus à droite encore la droite a écarter pour lui préférer Fillon. Le  PS ne peut prétendre rassembler la gauche derrière lui et ses candidats. Le soutien et le vote du député PS des loi l’ANI, ad CICE qui finance les profits et les actionnaires sans aucun effet sur l’emploi les disqualifient. Les reculs des services publics et la de santé, la restrictions des moyens donnés aux collectivités locales, une fiscalité accrue qui pèse sur les populations les plus modestes avec l’augmentation de la TVA notamment parachèvent cette orientation droitière. L’augmentation de la TVA et de la fiscalité locale, départementale et régionale en raison des transferts de compétence non accompagnés des moyens financiers fait porter tous les efforts sur ceux qui vivent de leur travail. L’absence d’une vrai politique de soutien à la jeunesse,  du sport de masse, de l’éducation et la formation, la financiarisation de l’économie avec un poids excessif des actionnaires dans la conduite des politiques publiques, du prolongement de "l’état d’urgence » ne peut plus durer. Sans compter le rôle agressif de notre diplomatie et la tension à laquelle elle participe dans les affaires internationales où l’on voit refleurir sous nos yeux des relents de guerre froide, lorsqu’elle n’est pas chaude comme au Moyen Orient, Palestine, Irak, Syrie… d’où résultent des déplacements de populations et de réfugiés de la guerre, 
 
Devant ce danger, les communistes du Nord-Deux sèvres entendent ne pas rester les bras croisés. Pour relever la tête et redonner l’espoir et conserver la circonscription à gauche, les communistes entendent agir pour éviter les dangers de régressions sociales et démocratiques qui nous menacent tous.
Ils ont décidé de reprendre leur activité politique interrompue quelques temps en raison d’un boycott-exclusion de la fédération, sans que l’opposition à cette mesure se manifeste. Des communistes du nord de Sèvres sont favorables à a présentation d’un candidat  présenté ou soutenu par le parti communiste français  aux législatives dans la 3e circonscription, des candidatures de rassemblement de la gauche authentique,  pour le progrès social et la démocratie. Il se sont réunis à plusieurs reprises et ont consulté autour d’eux. 
 
Dès le début de l’année ils informeront la direction fédérale et nationale de leur proposition.
Mais d’ores et déjà, je te mets dans la confidence (que tu garderas pour toi jusqu’à l’information publique) de nos intentions qui se résument au communiqué que nous rendront public en début d’année.
 
 
 
 
"APPEL DU COMITÉ DE SOUTIEN 
« UNIS POUR L’HUMAIN D’ABORD »
 
 
Les millions de français  et les jeunes qui se sont manifestés contre la loi travail, qui s’opposent aux politiques d’austérité sans fin, refusent d’accepter les régressions sociales, sociétales et démocratiques que prévoient les candidats de droite et d’extrême-droite. Ils refusent de baisser les bras et veulent relever la tête. Avec l’émergence de mouvements citoyens comme « nuits debout », l’irruption des luttes syndicales dans le débat public pour la satisfaction des revendications des travailleurs et notamment pour une hausse des salaires et du SMIC ou la lutte pour une sécurité d’emploi et de formation, pour la défense du service public, à la Poste, ou dans les hôpitaux. Ils ont été déçu par le Président, la majorité et leur propre député, socialiste, qui ont trahis leurs engagements. Cette fois-ci ils ne peuvent représenter ni l’espoir, ni le changement. Après avoir apporter leur soutien dans le cadre d’une campagne autonome, à Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle,  les communistes Thouarsais proposent à Bruno Fornaciari d’être le candidat du rassemblement de la gauche dans le 3e circonscription. Il portera nos exigences et nos espoirs. Cette candidature « unis pour l’Humain d’abord » se veut porteuse d’une vraie politique de gauche en rupture avec la politique menée par le gouvernement, face à une droite revancharde. Cette candidature sera soumise aux instances fédérales et nationales qui accorderont les investitures  le 14 janvier prochain. D’ores et déjà  nous soutenons  Bruno Fornaciari qui nous paraît être le meilleur  candidat  pour rassembler les progressistes pour une politique de progrès social et démocratique. 
 
Soyons «UNIS POUR  l’HUMAIN D’ABORD »
 
Ernest LEVINDRÉ Président du Comité de soutien"
 
Comme tu le vois il y a des pilotes dans le Nord Deux-Sèvres
 
Fraternellement 
 
Bruno Fornaciari
 
 
PS Meilleurs voeux à tous les camarades
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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 07:32

1946 : le statut général des fonctionnaires, un « socle progressiste »

Maurice Thorez, également secrétaire général du Parti communiste français,vice-président du Conseil, chargé de la fonction publique. Le statut fut modernisé et élargi lar le Ministre communiste de la fonction publique Anicet Le Pors en 1983.

Histoire
ANICET LE PORS ANCIEN MINISTRE, CONSEILLER D’ÉTAT HONORAIRE
VENDREDI, 21 OCTOBRE, 2016
L'HUMANITÉ
À partir de 1946, plus d’un million d’agents publics de l’État, comme ici, aux PTT, ont acquis le statut de fonctionnaires protégés par la loi.
À partir de 1946, plus d’un million d’agents publics de l’État, comme ici, aux PTT, ont acquis le statut de fonctionnaires protégés par la loi.
Photo : M. Zalewski/Adoc-Photos

Issue du mouvement de progrès social impulsé par la Résistance, une loi sera promulguée le 19 octobre 1946. Contrairement au système hiérarchique en vigueur, les agents publics de l’État sont considérés comme fonctionnaires, protégés par un statut.

Le 5 octobre 1946, la deuxième Assemblée ­nationale constituante examine son dernier projet de loi avant le référendum sur la Constitution de la IVe République. Il s’en est fallu de peu que ce texte relatif au statut général des fonctionnaires ne puisse venir en discussion avant la fin de la session ; un ultime accord entre le président du gouvernement provisoire, Georges Bidault, et le vice-président du Conseil, chargé de la fonction publique, Maurice Thorez, également secrétaire général du Parti communiste français, a tranché d’âpres débats qui n’en finissaient pas. En quatre heures, sans discussion générale, les 145 articles du texte sont votés à l’unanimité. Plus d’un million d’agents publics de l’État sont considérés comme fonctionnaires, protégés par la loi, même si seulement 47 % d’entre eux sont effectivement titularisés dans le cadre de ce statut. La loi sera promulguée le 19 octobre 1946.

C’était l’aboutissement d’une longue histoire de la fonction publique. L’Ancien Régime avait connu la vénalité et la patrimonialité des charges administratives. La Révolution française supprima ces privilèges et posa des principes d’égalité d’accès aux emplois publics et de probité des agents publics. Mais c’est une fonction publique dominée par le pouvoir hiérarchique qui prévalut au XIXe siècle et pendant la première moitié du XXe. Au point que le premier statut des fonctionnaires vit le jour sous Vichy, un texte du 14 septembre 1941 inspiré par l’antidémocratique « charte du travail ». Les associations, puis les syndicats de fonctionnaires n’avaient cessé de dénoncer jusque-là les tentatives de « statut carcan » que tentaient de leur imposer les gouvernements conservateurs. Ils réclamaient un « contrat collectif ».

Un premier projet de statut démocratique

Une telle situation met en valeur la lucidité et l’intelligence dont firent preuve les responsables progressistes de l’époque, issus pour la plupart de la Résistance. À l’exemple de Jacques Pruja, un dirigeant de la Fédération générale des fonctionnaires (FGF-CGT), révoqué, arrêté, puis réintégré, qui prit l’initiative d’élaborer un premier projet de statut démocratique avec lequel il finit par vaincre les réserves qui s’exprimaient au sein même de son organisation syndicale. La FGF adopta finalement un projet de statut lors de son congrès de mars 1945. Les forces syndicales de la CGT, majoritaire, et de la CFTC prirent alors une part active dans la promotion des nouvelles dispositions. Le projet retenu par le ministre de la Fonction publique suscita de très vives oppositions. Venant de hauts fonctionnaires qui admettaient difficilement le recul de l’ordre hiérarchique antérieur, les oppositions s’accentuèrent au fil du temps de la part de la CFTC et du MRP, parti démocrate-chrétien, qui finirent par élaborer leur propre projet ; ou encore de ministres socialistes de la SFIO. Le rejet du premier projet de Constitution par ­référendum du 5 mai 1946 menaça de tout faire capoter. Mais, combinant esprit de compromis (abandon de la création d’une fonction de secrétaire général de l’administration, par exemple) et fermeté sur les principes, Maurice Thorez parvint à ses fins.

Une grande référence sociale pour tous les salariés, du public comme du privé

Le statut mit dans la loi de très nombreuses garanties pour les fonctionnaires en matière de rémunération (voir dans l’encadré ci-contre la définition du « minimum vital », l’ancêtre du Smic), d’emploi, de carrière, de droit syndical, de protection sociale et de retraite. Il a été abrogé par l’ordonnance du 4 février 1959 lors de l’avènement de la ­Ve République. Statut fondateur, il a ainsi ouvert la voie au statut fédérateur de 1983 d’une fonction publique « à trois versants » : de l’État, territoriale et hospitalière, regroupant aujourd’hui 5,5 millions de salariés du service public, soit 20 % de la population active de la France, exemple sans équivalent dans le monde. Protégés par la loi plutôt que par le contrat, le statut général indique une voie inverse de celle de la loi El Khomri ; c’est une grande référence sociale pour tous les salariés, du public comme du privé. En 2011, la CGT déclarait à ce sujet : « Dans la fonction ­publique, même s’il subit des attaques sans précédent, le statut général des fonctionnaires demeure un socle progressiste pour des millions d’agents et autant de garanties pour les citoyens. Le caractère unifié doit en être renforcé. » Offensives frontales ou dénaturations sournoises, les attaques contre le statut des fonctionnaires n’ont jamais cessé, ce qui lui a permis de faire la preuve de sa solidité et de son adaptabilité. Nul doute que l’on en reparlera au cours de la campagne présidentielle.

Pour aller plus loin : lire la Fonction publique du XXIe siècle, d’Anicet Le Pors et de Gérard Aschieri. Éditions de l’Atelier, 2015.
Une loi et un statut

Extrait de la loi n° 46-2 294 du 19 octobre 1946 relative au statut général des fonctionnaires. « Chapitre Ier. Dispositions statutaires : Art. 1er. – Le présent statut s’applique aux personnels qui, nommés dans un emploi permanent, ont été titularisés dans un grade de la hiérarchie des cadres d’une administration centrale de l’État, des services extérieurs en dépendant ou des établissements publics de l’État. Art. 32. – Le traitement fixé pour un fonctionnaire nommé à un emploi de début doit être calculé de telle façon que le traitement net perçu ne soit pas inférieur à 120 p. 100 du minimum vital. (…) Par minimum vital, il faut entendre la somme au-dessous de laquelle les besoins individuels et sociaux de la personne humaine considérés comme élémentaires et incompressibles ne peuvent plus être satisfaits. »

Repères

  • 22 avril 1905 La loi prescrit la communication du dossier aux fonctionnaires faisant l’objet d’une sanction disciplinaire.
  • 1911-1913 Une première loi fixe des règles relatives à l’avancement, une seconde les règles du détachement.
  • 19 octobre 1946 Promulgation par la loi du premier statut général des fonctionnaires (de l’État).
  • 1983 Réforme sous la houlette du ministre Anicet Le Pors comprenant un nouveau statut des fonctionnaires.
 
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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 07:23

Éditorial. L’autre apartheid

PAR MICHEL GUILLOUX
JEUDI, 29 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ
afp

La force de la politique peut-elle peser face à la politique de la force ?

La force de la politique peut-elle peser face à la politique de la force ? Depuis le vote par le Conseil de sécurité de l’ONU de la résolution réclamant l’arrêt de la colonisation des territoires palestiniens occupés, un bel exemple en est administré. Ambassadeurs convoqués, mesures de rétorsion contre des pays tel le Sénégal, verbe fort, jusqu’à faire se disputer la bêtise et l’ignoble : Avigdor Lieberman, ministre de la Défense, osant établir un parallèle entre l’affaire Dreyfus et la tenue à Paris, le 15 janvier prochain, d’une conférence internationale sur le Proche-Orient ; pire, il est allé jusqu’à prétendre que la France n’était pas « la terre » des citoyens juifs de notre pays… Toutes ces gesticulations montrent pourtant que les ultras au pouvoir sont touchés. Raison de plus pour accentuer la pression. Et sur ce point, la France et l’Union européenne sont, une fois de plus, face à toutes leurs responsabilités.

« La communauté internationale a dit aux Israéliens que la sécurité et la paix ne seraient pas atteintes par l’occupation mais par la paix, en mettant fin à l’occupation et par l’établissement d’un État palestinien au côté de l’État d’Israël suivant les frontières de 1967 », commentait le dirigeant palestinien Saeb Erekat. Voilà qui est insupportable aux actuels dirigeants ultras attisant haine, fanatisme et nationalisme. La colonisation agit « comme un cancer et menace de mettre fin à la démocratie de l’État d’Israël », estimait Zeev Sternhell au moment de la sale guerre contre Gaza. Pour l’historien, « débarrassé des colonies et de la Cisjordanie, Israël serait pourtant un pays dont on pourrait s’enorgueillir et où il ferait bon vivre ».

Il aura fallu attendre la durée des deux mandats de Barack Obama, et presque de deux présidents français… « La solution à deux États est en grave danger », a déclaré hier John Kerry dans un fervent plaidoyer. Face aux menaces de la présence simultanée au pouvoir d’un Trump et d’un Netanyahou, il est des jours qui peuvent en effet compter au centuple. Le 15 janvier peut être de ceux-là ou tourner court. Raison de plus, pour les partisans de la paix et du droit des peuples, pour accentuer la pression contre cet apartheid proche-oriental, ce jour-là et les suivants.

 
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