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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 05:15

 

 

Que complotent les États-Unis contre la Bolivie ?

par Hugo Moldiz Mercado

Comme prélude à un changement de stratégie envers la Bolivie qui devrait annoncer le renforcement des actions de subversion contre le gouvernement socialiste d’Evo Morales, le Département d’État nord-américain a dépêché Jefferson Brown en Bolivie pour « faire le ménage ». Dans deux mois – en juillet –, il cèdera son poste à Peter Brennan, qui procèdera au remplacement de tous les fonctionnaires de rang diplomatique, une pratique peu courante en diplomatie.

Le président Evo Morales a dénoncé les nombreuses actions de déstabilisation des États-Unis contre son pays, et il n'a pas hésité à expulser en 2008 l'ambassadeur Philip Goldberg pour ses activités de subversion.

La Maison-Blanche semble décidée à opérer un virage, en pire, dans les relations qu’elle entretenait avec la Bolivie. Après avoir retiré Larry Memmott – considéré comme une « colombe » par les services secrets étasuniens –, le Département d’État a envoyé comme chargé d’Affaires intérimaire Jefferson Brown, un « faucon », qui restera en poste jusqu’au mois de juin, avant de laisser la place à un autre « faucon », beaucoup plus expérimenté : Peter Brennan.

Cependant, les remaniements à l’ambassade des États-Unis à La Paz ne s’achèvent pas avec le remplacement de son chargé d’Affaires, le poste le plus élevé de la représentation étasunienne en Bolivie, depuis l’expulsion, par le président Evo Morales en 2008, de l’ambassadeur Philip Golberg, accusé d’activités de subversion, des opérations menées de connivence avec certains secteurs de l’opposition la plus dure et la plus antidémocratique, implantée dans la ville de Santa Cruz. Tout semble indiquer que l’ensemble de l’équipe diplomatique sera remplacé pour accorder la priorité au travail des services secrets et aux actions de déstabilisation contre le gouvernement d’Evo Morales, dans le cadre d’une contre-offensive impériale dans la région.

Brown est arrivé en Bolivie le 23 avril. Selon des sources proches des bureaux du Département d’État, en juillet prochain devrait avoir lieu le remplacement de tous les fonctionnaires de rang diplomatique. Cela signifie qu’après le départ de Memmott la tâche la plus importante de Brown – un fonctionnaire de carrière qui a accompli des missions au Brésil, au Salvador, au Paraguay, en Équateur et en Argentine, entre autres – sera de « faire le ménage », pour préparer l’arrivée de Peter Brennan, qui fut ministre conseiller et responsable de la zone politique au Costa Rica, au Nicaragua, au Pakistan et au Bureau de Cuba à Washington.

Le diplomate Jefferson Brown est le « faucon » envoyé par le Département d'État pour remettre de l'ordre à l'ambassade des États-Unis à La Paz et poursuivre les complots contre le gouvernement d'Evo Morales.

Ces mouvements à l’ambassade des États-Unis à La Paz, inhabituels dans l’organisation et la pratique diplomatique, confirment l’article publié dans le journal La Epoca du 17 mars dernier, selon lequel le retrait intempestif du chargé d’Affaires Larry Memmott faisait suite à des pressions de la CIA et de la sécurité du Département d’État, dont les hauts fonctionnaires s’étaient convaincus que le diplomate était une « colombe » alors qu’il fallait un « dur » à La Paz.

Le remplacement fut attribué à des raisons de santé de l’un des proches du chargé d’Affaires. Mais la vérité éclata lorsque l’on apprit que l’ordre de retrait immédiat concernait également Mitchel Ferguson, arrivé comme second de Memmott, mais qui fut ensuite envoyé comme responsable du bureau politique à la place de Geoffrey Frederick Schadrack, l’homme de la CIA en Bolivie. Par ailleurs, le départ de Memmott et de Ferguson fut des plus insolites : le Département d’État leur donna dix jours pour quitter la Bolivie.

Même si durant la mission de Memmott en Bolivie, les activités des services secrets avaient été permanentes, des désaccords sur le secteur où devait porter le poids des actions de l’ambassade des États-Unis à La Paz avaient fini par tendre les relations entre le chargé d’Affaires et les responsables des services secrets US. Ce qui ne veut pas dire que Memmott ignorait ou s’opposait aux tâches des services secrets, mais sa tendance à donner la priorité à la politique – à travers des services d’action civiques – pour gagner la confiance du gouvernement d’Evo Morales, a déplu à l’aile dure de Washington.

C’est pour cette raison que Memmott ne fut pas informé de deux des actions des services secrets – comme c’est l’usage – sans que cela n’implique d’entrer dans les détails. La première, en 2013, avec l’entrée illégale de deux agents de la DEA (Drug Enforcement Administration), ayant des liens étroits avec la CIA, pour monter un dossier contre le ministre bolivien de la Défense sociale, Felipe Caceres, à propos d’activités de trafic de drogue. Il s’agit des agents David Wayne Paiz et Bert Davi Castorino, arrivés à Santa Cruz sur un vol commercial de la ligne Copa en provenance du Panama.

La seconde fut une opération organisée le 15 décembre 2013 par la CIA, et permit la fuite de l’homme d’affaire nord-américain Jacob Ostreicher, qui se trouvait en résidence surveillée, soupçonné de blanchiment d’argent en provenance du trafic de drogue. Le cerveau de l’opération à La Paz fut Geoffrey Frederick Schadrack, agent de la CIA qui, sous couvert de ses fonctions au bureau politique, dirige les opérations de l’agence en Bolivie, et qui parvint à convaincre le chargé d’Affaires étasunien d’aider, « pour des raisons humanitaires », à l’organisation d’un plan de fuite, en se gardant bien de l’informer sur la relation de l’entrepreneur étasunien avec la CIA.

Malgré la rumeur sur la gestion peu rigoureuse des fonds de l’ambassade des États-Unis par Memmott ou sur son silence devant certaines activités extra-conjugales de l’un de ses proches collaborateurs, l’arrivée du groupe d’audit des services secrets, quatre jours après le départ de l’ancien chargé d’Affaires, confirme qu’ils ne sont pas venus uniquement pour vérifier les comptes.

Jefferson Brown vient « faire le ménage », et ses agissements laissent entrevoir l’objectif de sa mission. Bien que son séjour soit de courte durée, le diplomate n’a pas perdu son temps : dès son arrivée, il a rencontré des hommes politiques et des analystes de l’opposition bolivienne pour « étudier » les deux enquêtes d’intention de vote, publiées la dernière semaine du mois d’avril.

Ensuite, il a rendu visite à plusieurs ambassades d’autres pays. La présence de Jefferson Brown pour deux mois seulement, et l’arrivée de Peter Brennan en juillet augmentent la méfiance. Leurs antécédents sont un signe que la Maison-Blanche a décidé de durcir ses positions contre le président Evo Morales, qui est donné vainqueur aux élections du 12 octobre prochain, et qui deviendrait donc chef de l’État avec 14 ans de gouvernement ininterrompu.

Brennan arrivera à La Paz à la veille de la dernière ligne droite de la campagne électorale. Washington espère que l’opposition sera en mesure de former un front unique face aux aspirations de réélection d’Evo Morales. Un président qui passera à l’Histoire pour avoir dirigé la révolution la plus profonde jamais mise en œuvre en Bolivie, et pour avoir obtenu un nombre de suffrages sans précédent au cours d’élections démocratiques (54% aux élections de 2005 et 64% aux élections de 2009).

Brown et Brennan continueront sans doute à travailler en faveur de l’unité de l’opposition en Bolivie, mais ce qui est certain, c’est qu’il reviendra à Brennan de mettre en œuvre la stratégie du coup État « doux », le nouveau mode de déstabilisation de Washington. Le Venezuela en est la meilleure preuve.

Peter Brennan, le nouveau chargé d’Affaires en Bolivie à partir de juillet, alors qu’il était second de l’ambassade des États-Unis au Costa Rica et au Nicaragua, a déjà joué un rôle dur dans le cadre d’actions d’ingérence, selon des dépêches de WikiLeaks et d’autres informations provenant de ces deux pays. En 2007, Brennan fit pression sur le gouvernement costaricien d’Oscar Arias pour que des policiers de ce pays (face aux manque de Forces armées) puissent s’entraîner « discrètement » à l’Académie du Commando Sud.

Au Nicaragua également, sous le gouvernement d’Enrique Bolaños. En mars 2003, le diplomate étasunien informa le chef d’état-major de l’armée du Nicaragua, le général Julio Cesar Avilés, que l’aide militaire annuelle – estimée à 2,3 millions de dollars – à ce pays était suspendue jusqu’à la destruction de tous les missiles et de la puissance de défense militaire que le gouvernement sandiniste avait constitués en environ 10 ans de révolution.

L’expérience de Brennan, de même que celle de Brown, dans ce que l’USAID (Agence des États-Unis pour le développement international) et la NED (Fondation nationale pour la démocratie) appellent « des initiatives démocratiques », s’est manifestée dans de nombreuses actions subversives contre Cuba : le 13 janvier 2011, accompagné de trois hauts fonctionnaires du Département d’État, le diplomate, qui devait se rendre en Bolivie, profita d’une visite à La Havane où il devait traiter des questions migratoires, pour rencontrer clandestinement un groupe de mercenaires cubains, dont les actions de subversion sont organisées et financées par le gouvernement des États-Unis.

Le diplomate étasunien, qui était l’un des responsables chargés de garantir la stabilité politique pour les militaires de son pays au Pakistan et de promouvoir le voyage de jeunes pakistanais aux États-Unis pour étudier des questions concernant les « initiatives démocratiques », fut également très actif en sa qualité de « chef du Bureau des Affaires cubaines » à Washington. Il impulsa notamment une série d’actions pour obtenir la libération d’Alan Gross, un sous-traitant de l’USAID condamné à 15 ans de prison en 2009 pour avoir tenté d’installer un réseau illégal de communications à Cuba.

Avec Brennan, chargé du « Bureau pour les affaires cubaines », les actions étasuniennes contre Cuba ont augmenté. Il ne serait pas étonnant que le programme ZunZuneo – une sorte de twitter cubain – destiné à encourager les jeunes Cubains à la dissidence, découvert récemment, ait eu ses origines dans la gestion du futur chargé d’Affaires des États-Unis en Bolivie à partir du mois de juillet.

Image 1 : Le président Evo Morales a dénoncé les nombreuses actions de déstabilisation des États-Unis contre son pays, et il n'a pas hésité à expulser en 2008 l'ambassadeur Philip Goldberg pour ses activités de subversion.
Image 2 : Le diplomate Jefferson Brown est le «faucon» envoyé par le Département d'État pour remettre de l'ordre à l'ambassade des États-Unis à La Paz et poursuivre les complots contre le gouvernement d'Evo Morales

 

 

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
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31 mai 2014 6 31 /05 /mai /2014 04:44

Ci dessous un important article d Alain Badiou qui fustige les politiques et intellectuels responsables de la montee du Fn Entièrement d accord avec le début de son article Ce mepris du peuple semble etre une marque de notre temps Il faudrait faire la leçon comme Hollande veut nous la faire sur sa politique ? Besoin de (se ) comprendre mais aussi donc besoin d aller plus loin que la dénonciation qui suit, même si le démonstration de badiou est brillante Pourquoi ça marche ?

Alain Badiou :
" L'importance du vote pour Marine Le Pen accable et surprend. On cherche des explications. Le personnel politique y va de sa sociologie portative : la France des gens d'en bas, des provinciaux égarés, des ouvriers, des sous-éduqués, effrayée par la mondialisation, le recul du pouvoir d'achat, la déstructuration des territoires, la présence à leurs portes d'étranges étrangers, veut se replier sur le nationalisme et la xénophobie.

C'est déjà du reste cette France "retardataire" qu'on accusait d'avoir voté non au référendum sur le projet de Constitution européenne. On l'opposait aux classes moyennes urbaines éduquées et modernes, qui font tout le sel social de notre démocratie bien tempérée.

Disons que cette France d'en bas est quand même, en la circonstance, le baudet de la fable, le pelé et le galeux "populiste" d'où nous vient tout le mal lepéniste. Etrange, au demeurant, cette hargne politico-médiatique contre le "populisme". Le pouvoir démocratique, dont nous sommes si fiers, serait-il allergique à ce qu'on se soucie du peuple ? C'est l'avis dudit peuple, en tout cas, et de plus en plus. A la question "les responsables politiques se préoccupent-ils de ce que pensent les gens comme vous ?", la réponse entièrement négative "pas du tout" est passée de 15 % de l'ensemble en 1978 à 42 % en 2010 ! Quant au total des réponses positives ("beaucoup" ou "assez"), il est passé de 35 % à 17 % (on se reportera, pour cette indication statistique et d'autres d'un très grand intérêt, au numéro hors série de la revue La Pensée titré "Le peuple, la crise et la politique" et réalisé par Guy Michelat et Michel Simon). La relation entre le peuple et l'Etat n'est pas faite de confiance, c'est le moins qu'on puisse dire.
Préparez vous à être surpris !
Préparez vous à être surpris !

En ce moment, visitez l’Incroyable hôtel Kyriad, vivez une expérience surprenante et gagnez peut-être une tablette Samsung Galaxy Tab 3 10’ ainsi que des nuits offertes dans nos hôtels.

Faut-il conclure que notre Etat n'a pas le peuple qu'il mérite, et que le sombre vote lepéniste atteste cette insuffisance populaire ? Il faudrait alors, pour renforcer la démocratie, changer le peuple, comme le proposait ironiquement Brecht...

Ma thèse est plutôt que deux autres grands coupables doivent être mis en avant : les responsables successifs du pouvoir d'Etat, de gauche comme de droite, et un ensemble non négligeable d'intellectuels.

En définitive, ce ne sont pas les pauvres de nos provinces qui ont décidé de limiter autant que faire se peut le droit élémentaire d'un ouvrier de ce pays, quelle que soit sa nationalité d'origine, de vivre ici avec sa femme et ses enfants. C'est une ministre socialiste, et tous ceux de droite ensuite qui se sont engouffrés dans la brèche. Ce n'est pas une campagnarde sous-éduquée qui a proclamé en 1983, que les grévistes de Renault - en effet majoritairement algériens ou marocains - étaient des "travailleurs immigrés (...)agités par des groupes religieux et politiques qui se déterminent en fonction de critères ayant peu à voir avec les réalités sociales françaises".

C'est un premier ministre socialiste, bien entendu à la grande joie de ses "ennemis" de la droite. Qui a eu la bonne idée de déclarer que Le Pen posait les vrais problèmes ? Un militant alsacien du Front national ? Non, c'est un premier ministre de François Mitterrand. Ce ne sont pas des sous-développés de l'intérieur qui ont créé les centres de rétention pour y emprisonner, hors de tout droit réel, ceux qu'on privait par ailleurs de la possibilité d'acquérir les papiers légaux de leur présence.

Ce ne sont pas non plus des banlieusards excédés qui ont ordonné, partout dans le monde, qu'on ne délivre aux gens des visas pour la France qu'au compte-gouttes, pendant qu'on fixait ici même des quotas d'expulsions que devait à tout prix réaliser la police. La succession des lois restrictives, attaquant, sous prétexte d'étrangeté, la liberté et l'égalité de millions de gens qui vivent et travaillent ici, n'est pas l'oeuvre de "populistes" déchaînés.

A la manoeuvre de ces forfaits légaux, on trouve l'Etat, tout simplement. On trouve tous les gouvernements successifs, dès François Mitterrand, et sans répit par la suite. En la matière, et ce ne sont que deux exemples, le socialiste Lionel Jospin a fait savoir dès son arrivée au pouvoir qu'il n'était pas question d'abolir les lois xénophobes de Charles Pasqua ; le socialiste François Hollande fait savoir qu'on ne décidera pas les régularisations de sans-papiers autrement sous sa présidence que sous celle de Nicolas Sarkozy. La continuité dans cette direction ne fait aucun doute. C'est cet encouragement obstiné de l'Etat dans la vilenie qui façonne l'opinion réactive et racialiste, et non l'inverse.

Je ne crois pas être suspect d'ignorer que Nicolas Sarkozy et sa clique ont été constamment sur la brèche du racisme culturel, levant haut le drapeau de la "supériorité" de notre chère civilisation occidentale et faisant voter une interminable succession de lois discriminatoires dont la scélératesse nous consterne.

Mais enfin, nous ne voyons pas que la gauche se soit levée pour s'y opposer avec la force que demandait un pareil acharnement réactionnaire. Elle a même bien souvent fait savoir qu'elle "comprenait" cette demande de "sécurité", et a voté sans état d'âme des décisions persécutoires flagrantes, comme celles qui visent à expulser de l'espace public telle ou telle femme sous le prétexte qu'elle se couvre les cheveux ou enveloppe son corps.

Ses candidats annoncent partout qu'ils mèneront une lutte sans merci, non tant contre les prévarications capitalistes et la dictature des budgets ascétiques que contre les ouvriers sans papiers et les mineurs récidivistes, surtout s'ils sont noirs ou arabes. Dans ce domaine, droite et gauche confondues ont piétiné tout principe. Ce fut et c'est, pour ceux qu'on prive de papiers, non l'Etat de droit, mais l'Etat d'exception, l'Etat de non-droit. Ce sont eux qui sont en état d'insécurité, et non les nationaux nantis. S'il fallait, ce qu'à Dieu ne plaise, se résigner à expulser des gens, il serait préférable qu'on choisisse nos gouvernants plutôt que les très respectables ouvriers marocains ou maliens.

Et derrière tout cela, de longue date, depuis plus de vingt ans, qui trouve-t-on ? Qui sont les glorieux inventeurs du "péril islamique", en passe selon eux de désintégrer notre belle société occidentale et française ? Sinon des intellectuels, qui consacrent à cette tâche infâme des éditoriaux enflammés, des livres retors, des "enquêtes sociologiques" truquées ? Est-ce un groupe de retraités provinciaux et d'ouvriers des petites villes désindustrialisées qui a monté patiemment toute cette affaire du "conflit des civilisations", de la défense du "pacte républicain", des menaces sur notre magnifique "laïcité", du "féminisme" outragé par la vie quotidienne des dames arabes ?

N'est-il pas fâcheux qu'on cherche des responsables uniquement du côté de la droite extrême - qui en effet tire les marrons du feu - sans jamais mettre à nu la responsabilité écrasante de ceux, bien souvent - disaient-ils - "de gauche", et plus souvent professeurs de "philosophie" que caissières de supermarché, qui ont passionnément soutenu que les Arabes et les Noirs, notamment les jeunes, corrompaient notre système éducatif, pervertissaient nos banlieues, offensaient nos libertés et outrageaient nos femmes ? Ou qu'ils étaient "trop nombreux" dans nos équipes de foot ? Exactement comme on disait naguère des juifs et des "métèques" que par eux la France éternelle était menacée de mort.

Il y a eu, certes, l'apparition de groupuscules fascistes se réclamant de l'islam. Mais il y a tout aussi bien eu des mouvements fascistes se réclamant de l'Occident et du Christ-roi. Cela n'empêche aucun intellectuel islamophobe de vanter à tout bout de champ notre supérieure identité "occidentale" et de parvenir à loger nos admirables "racines chrétiennes" dans le culte d'une laïcité dont Marine Le Pen, devenue une des plus acharnées pratiquantes de ce culte, révèle enfin de quel bois politique il se chauffe.

En vérité, ce sont des intellectuels qui ont inventé la violence antipopulaire, singulièrement dirigée contre les jeunes des grandes villes, qui est le vrai secret de l'islamophobie. Et ce sont les gouvernements, incapables de bâtir une société de paix civile et de justice, qui ont livré les étrangers, et d'abord les ouvriers arabes et leurs familles, en pâture à des clientèles électorales désorientées et craintives. Comme toujours, l'idée, fût-elle criminelle, précède le pouvoir, qui à son tour façonne l'opinion dont il a besoin. L'intellectuel, fût-il déplorable, précède le ministre, qui construit ses suiveurs.

Le livre, fût-il à jeter, vient avant l'image propagandiste, laquelle égare au lieu d'instruire. Et trente ans de patients efforts dans l'écriture, l'invective et la compétition électorale sans idée trouvent leur sinistre récompense dans les consciences fatiguées comme dans le vote moutonnier.

Honte aux gouvernements successifs, qui ont tous rivalisé sur les thèmes conjoints de la sécurité et du "problème immigré", pour que ne soit pas trop visible qu'ils servaient avant tout les intérêts de l'oligarchie économique ! Honte aux intellectuels du néo-racialisme et du nationalisme bouché, qui ont patiemment recouvert le vide laissé dans le peuple par la provisoire éclipse de l'hypothèse communiste d'un manteau d'inepties sur le péril islamique et la ruine de nos "valeurs" !

Ce sont eux qui doivent aujourd'hui rendre des comptes sur l'ascension d'un fascisme rampant dont ils ont encouragé sans relâche le développement mental."

Né en 1937, professeur de philosophie à l'Ecole normale supérieure, Alain Badiou articule pensée formelle et récit littéraire, argumentation conceptuelle et intervention politique

Alain Badiou, philosophe, dramaturge et écrivain

lire aussi http://www.humanite.fr/politique/bernard-stiegler-le-front-national-prospere-dans-l-526499

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 21:46

Des milliers de jeunes, de lycéens, d'étudiants qui manifestent à travers toute la France. De Paris à Nantes, en passant par Metz, Toulouse, Bordeaux, etc, nous avons montré que le FN n'est pas majoritaire dans la jeunesse : ce que nous voulons c'est une politique de gauche ambitieuse pour nos formations, nos diplômes et nos emplois. ‪#‎UEC‬ ‪#‎MJCF‬

+ d'infos/d'outils pour lutter au jour le jour contre les idées d'ext. droite:www.jeunes-communistes.org/2014/05/27-rien-ne-va-plus-prenons-en-main-notre-avenir-10861

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 16:41

Ukraine : les précsions du Parti Communiste Ukrainien (KPU) sur la situation sociale du pays.

Chers camarades,

Tous les pays civilisés du monde ont été submergés par une vague d’informations sur la situation complexe qui prévaut en Ukraine. Lundi 2 décembre 2013, les titres des premières pages des plus grands journaux et les éditions en ligne du monde entier traitaient de la révolution en Ukraine, d’émeutes, d’opposition publique et de crise politique. L’attention de la communauté internationale était braquée sur l’Ukraine.

Dans le but d’ éviter tout malentendu concernant cette situation, de permettre une compréhension correcte de la réalité et de donner des renseignements excluant toute spéculation ou provocation, le Parti Communiste d’Ukraine tient à fournir des explications aux membres du mouvement communiste international et du groupe des partis du travail, et à leur communiquer des informations exactes sur la situation réelle en Ukraine et sur les raisons qui ont entraîné le peuple ukrainien à monter sur les barricades.

La raison essentielle de la crise politique en Ukraine est la grande erreur que le Président Viktor YANUKOVYCH a faite en matière de politique étrangère. Depuis presque trois ans le Président et le Gouvernement d’Ukraine n’ont cessé d’abreuver la société ukrainienne de promesses sur l’Union Européenne. Or, ils ont passé toutes ces années sans entreprendre des démarches effectives en faveur d’une intégration européenne de l’Ukraine, alors que parallèlement grandissaient les tensions avec la Russie et que l’on s’approchait d’une fracture au sein de la société ukrainienne. Dans le même temps ; l’opinion publique en Ukraine était divisée entre les partisans et les opposants de l’intégration européenne.

C’est pour cette raison que le Parti Communiste d’Ukraine a voulu entreprendre tout ce qui était possible pour organiser la tenue d’un Référendum sur les priorités de la politique étrangère future de l’Ukraine. Nous étions convaincus que pour éviter une fracture au sein de la société, c’est au peuple d’Ukraine, et à lui seul, que revient le droit de choisir les priorités de la future politique étrangère.

Mais, le Gouvernement en place, dirigé par le Président de l’Ukraine, s’est opposé avec force à toutes les actions du Parti Communiste d’Ukraine : blocage de décisions prises par la Commission Électorale Centrale d’Ukraine, décisions de justice interdisant la tenue de réunions destinées à organiser des groupes d’action en faveur d’un Référendum, interdiction de la collecte de signatures pour un référendum etc….Donc, abandonnant le projet de référendum et la politique de rapprochement avec l’Union Européenne et élargissant ses visées en direction de la Russie, le Président et le Gouvernement d’Ukraine ont montré qu’ils n’étaient pas intéressés de connaître l’opinion du peuple ukrainien.

La situation a également été alimentée par les évènements des dernières années pendant lesquelles, alors que la crise économique grandissait, le Gouvernement d’Ukraine a mis en place des réformes impopulaires dans le secteur de la santé, du logement et des services communaux, de la fiscalité, et qu’il a augmenté les prix et les tarifs. L’appauvrissement des gens ordinaires a pour résultat l’impossibilité d’exercer une activité commerciale honnête en Ukraine, un taux de chômage élevé, la corruption, un taux élevé de criminalité parmi les fonctionnaires publics et les officiers de police et judiciaires, dans l’ensemble du pays – tout cela a conduit à scandaliser les citoyens et à générer une vague de protestations dans de nombreuses villes, surtout après la dispersion violents des jeunes manifestants pacifiques dans la plus grande place du centre de Kiev.

La deuxième cause essentielle de la crise politique en Ukraine est le fait que le Président et le Gouvernement accordent, de manière permanente, leurs sympathies et leur soutien aux forces nationalistes d’extrême droite. Ainsi, pendant très longtemps le gouvernement en place s’est servi de la présence d’une prétendue «opposition » pour obtenir un soutien « global », y compris pour adopter des décisions législatives concernant l’intégration européenne. Cette « opposition » n’est pas homogène n’ayant pas de dirigeant unique ; plus précisément il s’agit d’un rassemblement de plusieurs forces politiques dont les idéologies sont de nature très similaire. Parmi ces forces politiques, celle qui domine est le parti d’extrême-droite, radicalement nationaliste, « Liberté » (SVOBODA), qui a été reconnu par le Parlement Européen, dans sa résolution du 13 Décembre 2012, comme étant un parti dont l’idéologie xénophobe et raciste est contraire aux valeurs européennes. Dans cette même résolution le Parlement Européen a appelé tous les groupes du Parlement ukrainien à refuser de coopérer avec le parti « Liberté ».

Les représentants du parti « Liberté », avec le soutien direct de leurs alliés, s sont livrés à des provocations à Kiev et dans d’autres villes d’Ukraine, le 1er Décembre 2013 ses militants ont essayé de détruire la statue de Lénine au centre de Kiev. Bien que le dirigeant du parti « Liberté », Oleg TYAGNIBOK, ait clamé son innocence, parmi les instigateurs des bagarres à proximité de la statue dans la survenue de ces évènements se trouvait son propre frère Andrew TYAGNIBOK, membre du Parlement ukrainien dans le groupe parlementaire »Liberté ».

Le Parti Communiste d’Ukraine a pris position dans une déclaration du 30 Novembre 2013, condamnant les méthodes violentes appliquées aux civils au centre de Kiev dans la nuit du 29 au 30 Novembre. Les Communistes Ukrainiens se prononcent résolument pour l’application de méthodes légales et légitimes pour résoudre la situation conflictuelle qui s’est développée en Ukraine.

Nous sommes convaincus que si le Président et le Gouvernement d’Ukraine avaient répondu aux appels du Parti Communiste d’Ukraine à mener une politique claire et transparente et s’ils avaient cessé de se servir de forces politiques ultranationalistes pour la mise en œuvre de leurs programmes, risquant de faire de sérieuses erreurs politiques et, plus important encore, s’ils avaient accepté la proposition du Parti Communiste d’Ukraine de tenir un référendum sur les priorités de la politique étrangère, ces évènements tragiques ne seraient pas survenus dans la société ukrainienne.

Un autre fait, témoignant de l’attitude honnête des Communistes, doit être noté : l’absence de consensus national, le refus d’entamer des négociations constructives et d’essayer d’écouter l’autre partie, ont conduit à l’échec du vote parlementaire sur la démission de gouvernement d’Ukraine, comme le demandaient les groupes de l’opposition. Cela a eu pour effet d’embraser la situation encore davantage.

Compte tenu de ces évènements nous vous demandons, chers camarades, de contribuer à la normalisation de la situation politique difficile en Ukraine et de soutenir la position exposée plus haut du Parti Communiste, sous la forme de résolutions parlementaires à tous les niveaux, de déclarations de vos députés, de discours à des réunions des parlements et des commissions parlementaires dont vos députés sont membres, d’interviews dans les médias. Nous vous serions aussi très reconnaissants de vous connecter au site du Département International du Parti Communiste d’Ukraine, afin de communiquer votre opinion à la société ukrainienne.

Avec notre fraternel respect et notre espoir en votre soutien.

Le premier secrétaire du Comité Central du

Parti communiste d’Ukraine.

Anatoli Sokoliuk, responsable des relations étrangères du Parti communiste ukrainien (PCU), répond aux questions de l'Humanité.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 16:16

Le PCF a rencontré le Parti communiste d’Ukraine le 28 mai 2014

Petro Simonenko secrétaire général du Parti communiste d’Ukraine, a été reçu le 28 mai à l’Assemblée Nationale par André Chassaigne, Président du groupe Gauche Démocrate et Républicaine, puis au siège du Parti communiste Français par Pierre Laurent son secrétaire national.

Dans la situation extrêmement difficiles que traverse l’Ukraine, avec la poursuite d’affrontements meurtriers dans l’Est du pays, le PCF exprime sa solidarité avec le parti communiste d’Ukraine mis pratiquement dans l’impossibilité d’exercer normalement son activité politique et qui est aujourd’hui menacé d’interdiction, à la suite d’une décision prise par l’ex présidence intérimaire du pays. Rien ne peut justifier une telle mesure à l’encontre d’un parti qui a toujours prôné, dès le début de la crise ukrainienne, le dialogue et la négociation politiques, la nécessité de donner la parole au peuple pour réformer les institutions du pays, pour ouvrir la voie notamment à plus d’autonomie pour les régions et conjurer ainsi les risques d’un séparatisme mettant fin à l’intégrité territoriale de l’Ukraine. L’élection , le 25 mai du nouveau président devrait, si elle voulait se donner comme objectifs de créer les conditions de la reprise d’un véritable dialogue national, commencer par sursoir à une telle mesure à l’encontre du Parti communiste d’Ukraine, tout en créant les conditions d’un arrêt des affrontements et des exactions des milices dans l’ensemble du pays.

De même la priorité de la France devrait être d’agir d’urgence pour un cessez le feu immédiat dans l’est du pays, en repartant des accords du 17avril à Genève, favorisant ainsi la reprise d’un dialogue politique entre toutes les forces politiques, qui permette de traiter les questions cruciales à l’origine du conflit : le plurilinguisme et les réformes constitutionnelles ; permettant la prise en compte des droits et intérêts des populations des différentes entités territoriales du pays- et la consultation des ukrainiens à toutes les étapes de ce processus.

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 16:07

Qui restera pour payer les fameux 75 % d’impôts ??? ils sont déjà partis :



> > > > > > > > Sportifs :
> > > > > > > > Jean Alesi, réside en Suisse
> > > > > > > > Marion Bartoli, réside en Sui
sse
> > > > > > > > Julien Benneteau, réside en Suisse
> > > > > > > > Arnaud Boetsch, side en Suisse
> > > > > > > > Arnaud Clément, side en Suisse
> > > > > > > > Nicolas Escudé, réside en Suisse
> > > > > > > > Guy Forget, réside en Suisse
> > > > > > > > Richard Gasquet, réside en Suisse
> > > > > > > > Henri Leconte, réside en Suisse
> > > > > > > > Sébastien Loeb, réside en Suisse
> > > > > > > > Paul-Henri Mathieu, réside en Suisse
> > > > > > > > Gaël Monfils, réside en Suisse
> > > > > > > > Christophe Moreau, réside en Suisse
> > > > > > > > Amélie Mauresmo, réside en Suisse
> > > > > > > > Stéphane Peterhansel, réside en Suisse
> > > > > > > > Cédric Pioline, réside en Suisse
> > > > > > > > Alain Prost, réside en Suisse
> > > > > > > > Gilles Simon, réside en Suisse
> > > > > > > > Wilfried Tsonga, réside en Suisse
> > > > > > > > Vincent Rives, réside en Irlande
> > > > > > > > Jean-Philippe Gatien , réside au Delaware aux États-Unis
> > > > > > > > Chanteurs :
> > > > > > > > Charles Aznavour, side en Suisse
> > > > > > > > David Hallyday, si
de en Suisse
> > > > > > > > Johnny Hallyday, side à Gstaad en Suisse
> > > > > > > > Patricia Kaas, réside en Suisse
> > > > > > > > Florent Pagny, réside en Patagonie (Argentine)
> > > > > > > > Michel Polnareff, side aux États-Unis
> > > > > > > > Marie Laforêt, sidente et citoyenne suisse
> > > > > > > > Renaud, réside à Londres
> > > > > > > > Yannick Noah, réside aux USA (le "personnage préféré des français
...!!!)
> > > > > > > > Acteurs :
> > > > > > > > Daniel Auteuil, réside en Belgique
> > > > > > > > Emmanuelle Béart réside en Belgique (la donneuse de leçons pour les "sans papiers en France !!!)
> > > > > > > > Lætitia Casta, réside au Royaume-
Uni
> > > > > > > > José Garcia, réside en Belgique
> > > > > > > > David Habibi, réside au Canada
> > > > > > > > Alain Delon, résident et citoyen
Suisse
> > > > > > > > Patrons et Actionnaires :
> > > > > > > > Jacques Badin (Carrefour) réside à Bruxelles en Belgique
> > > > > > > > Thomas Bata (marque de chaussures Bata) réside en Suisse
> > > > > > > > Famille Baud (dont Jean Baud), (marques Franprix et Leader Price, 2 à 3 milliards de CHF), résident en Suisse.
> > > > > > > > Lotfi Belhassine, président d'Air Liberté, réside en Belgique. Il a fui la France car l'ISF représentait 93% de ses revenus.
> > > > > > > > Claude Berda, AB Groupe, réside à Cologny en Suisse
> > > > > > > > Des membres de la famille Bich (Groupe Bic) résident en Suis
se
> > > > > > > > Michèle Bleustein-Blanchet, une des héritières de Publicis, réside à Cologny en Suisse
> > > > > > > > Corinne Bouygues, réside à Genève en Suisse
> > > > > > > > Pierre Castel, PDG du groupe Castel Frères propriétaire des eaux Cristalline, Vichy Célestins et Saint-Yorre, réside près du Lac Léman en Sui
sse.
> > > > > > > > Des membres de la famille Mulliez (propriétaire de Auchan, Décathlon, Mondial Moquette, Norauto et Kiabi), résident en Belgique.
> > > > > > > > Georges Cohen, informatique et armement, réside en Suisse
> > > > > > > > Bernard Darty, fondateur de Darty, réside en Belgique
> > > > > > > > Jean-Louis David, fondateur des salons de coiffure Éponyme, réside en Suisse.
> > > > > > > > Des membres de la famille Defforey , à l'origine de la société Carrefour , résident en Belgique.
> > > > > > > > Des membres de la famille Despature (dont Paul-Georges Despature), propriétaire des marques Damart et Somfy, résident en Suisse et en Belgique
.
> > > > > > > > Paul Dubrulle, quo-créateur du Groupe Accor et ancien sénateur-maire de Fontainebleau, réside à cologny en Suisse.
> > > > > > > > Des membres de la famille Ducros , résident à Cologny en Suisse
> > > > > > > > Pierre-François Grimaldi (i Bazar), réside en Belgique
> > > > > > > > Éric Guerlain, réside en Grande-Bretagne
> > > > > > > > Daniel Hechter, créateur réside en Suisse
> > > > > > > > Philippe Hersant, groupe Hersant, réside en Belgi
que
> > > > > > > > Philippe Jaffré, ancien président d'Elf réside à Cologny en Suisse
> > > > > > > > Robert Louis-Dreyfus, réside à Zurich en Suisse.
> > > > > > > > Des membres de la famille Mimram (dont Jean-Claude Mimram), résident à Gstaad en Suisse et à Monac
o.
> > > > > > > > Des membres de la famille Nonancourt, propriétaire des champagnes Laurent-Perrier, résident en Suisse.
> > > > > > > > Denis Payre, fondateur de Business Objects, réside en Belgique ou il a démarré une nouvelle société, Kiala, qui a embauché 100 personnes
> > > > > > > > Des membres de la famille Peugeot (entre 5 et 6 milliards de CHF), résident en Suisse.
> > > > > > > > Jean Pigozzi, héritier des voitures Simca, réside en Suisse.
> > > > > > > > Michel Reybier, ancien PDG de Justin Bridou, réside en Suisse
> > > > > > > > Jacques Tajan, ancien premier commissaire-priseur de France, réside en Bel
gique
> > > > > > > > Des membres de la famille Wertheimer , héritiers de Chanel, résident à Cologny en Suisse
> > > > > > > > Antoine Zacharias, ancien PDG de Vinci, réside à Genève en Suisse
> > > > > > > > Alain Ducasse, cuisinier, a troqué sa nationalité française pour rejoindre Monaco
>
> > > > > > > Auteurs :
> > > > > > > > Christian Jacq, réside en Suisse
> > > > > > > > Marc Lévy, réside au Royaume-Uni
> > > > > > > > Michel Houellebecq, réside en Espagne (en Irlande auparavant)

> > > > > > > > Et ce sont ces tartuffes, souvent donneurs de leçons qui viennent à la télévision, te donner des cours de morale, et te parler de la faim dans le m
onde !!!

ILS POURRAIENT FAIRE UN EFFORT TOUT DE MÊME ! NON ?

ILS AIMENT LA SUISSE, CE BEAU PAYS OÙ IL Y FAIT BON VIVRE ET PROSPÉRER,

EN FRANCE ON Y TRAVAILLE PARFOIS ET L'ON PROFITE. VOILÀ, C'EST SIMPLE !

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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 16:05

Réforme territoriale : Éliane Assassi, demande des "états généraux"

Sénat

Sarah Sudre

Vendredi, 30 Mai, 2014

Éliane Assassi, présidente du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC), a demandé au Président du Sénat, Jean-Pierre Bel, d'organiser les "états généraux de la démocratie territoriale" afin que le Sénat puisse examiner la réforme territoriale, entreprise par le gouvernement.

Sénatrice de Seine-Saint-Denis et présidente du groupe CRC, Éliane Assassi a pris la plume, pour avertir dans une lettre publique, Jean-Pierre Bel, Président du sénat (PS), qu’il était nécessaire que le Sénat examine le projet de la réforme territoriale, entrepris par le gouvernement Valls. De fait, elle demande le rassemblement des sénateurs autour des « états généraux de la démocratie territoriale » pour participer au débat citoyen « qui seul apportera la garantie démocratique à un projet qui touche à l’essence de notre République ».

Cette requête intervient à un moment où François Hollande souhaite accélérer son « big bang » territorial. Si bien que le ministre de l’intérieur, Bernard Cazaneuve, devrait présenter, dès la semaine prochaine, un premier projet de loi sur le redécoupage des régions. Quant à Marylise Lebranchu, ministre de la décentralisation, elle devrait présenter mi-juin un projet de loi sur la nouvelle répartition des compétences entre collectivités locales.
Souhaitant que le Sénat prenne position sur les enjeux et conséquences de cette réforme territoriale, Eliane Assassi, rappelle dans sa lettre publique, que le 5 octobre 2012, Jean-Pierre Bel avait ouvert des travaux d’états généraux de la démocratie territoriale, face aux réformes de Nicolas Sarkozy, « en affirmant avec raison que le dialogue et l’écoute sont les clés de la réussite ». Reste à savoir si Jean-Pierre Bel est prêt à renouveler l’expérience ?

Lettre ouverte.

Par Eliane Assassi / 28 mai 2014

Monsieur le Président,

Depuis plusieurs semaines est annoncée une nouvelle réforme territoriale, de grande ampleur, puisque l’ensemble des collectivités territoriales serait concerné d’une manière ou d’une autre.
Cette réforme, d’après les premières informations existantes, tendrait à modifier en profondeur l’architecture républicaine de notre pays.
L’évocation de la suppression des départements, le regroupement des régions, la place des métropoles intercommunalités dans ce nouvel ensemble peut légitimement interroger et doit pour le moins susciter un large débat, que ce soit parmi les élus ou au sein de la population.
Peut-on imaginer que cette réforme soit discutée et votée au Parlement dans la précipitation ?
Le 5 octobre 2012, vous ouvriez les travaux des Etats Généraux de la Démocratie Territoriale en affirmant avec raison que « le dialogue et l’écoute sont les clés de la réussite ».
Ces états généraux qui ont symbolisé la victoire de la gauche aux élections sénatoriales de 2011 étaient nés de la grande colère suscitée parmi les élus locaux par la réforme de Nicolas Sarkozy.
Les choix de cette dernière dictée par des dogmes libéraux, ceux de la réduction aveugle des dépenses publiques et donc du service public et par la remise en cause de la vivacité démocratique de notre pays avaient massivement été rejetés par les élus des territoires.

Nous ne pouvons imaginer, Monsieur le Président, que le Sénat puisse aujourd’hui examiner cette nouvelle réforme territoriale sans à nouveau revenir devant des Etats Généraux de la Démocratie Territoriale.
Nous vous demandons donc solennellement, Monsieur le Président, de réunir à nouveau cette grande assemblée.
Le Sénat participera ainsi au nécessaire débat citoyen qui seul apportera la garantie démocratique à un projet qui touche à l’essence de notre République. Ne pas accepter une telle consultation marquerait fatalement du sceau de l’autoritarisme l’action à venir.

Monsieur le Président, ma proposition n’est pas audacieuse. Elle est conforme aux intérêts de notre peuple, de nos territoires et de la République.
Je suis certaine que vous y serez tout particulièrement attentif et j’attends votre réponse que j’espère positive.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma considération distinguée.

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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 22:44

« L'effet Tsipras » donne des ailes à la gauche de la gauche européenne

LE MONDE |  • Mis à jour le  |Par 

 

 
Le chef de file de la gauche européenne Alexis Tsipras entouré de Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche) et de Pierre Laurent (PCF) à Saint-Denis en avril.

 

La scène se passe début avril à Palerme, en Italie. Une foule compacte se précipite pour toucher « l'ami Alexis », lui glisser trois mots d'encouragement ou l'embrasser dans des accolades fraternelles. Le chef de l'opposition grecque, Alexis Tsipras, bien que visiblement fatigué par des semaines de tournée européenne, se prête au jeu et distribue sourires et poignées de main, encore un peu étonné de rencontrer la même ferveur dans tous ses déplacementseuropéens. « C'est comme ça dans chaque ville où nous nous rendons. Je suis reçu comme une star du foot », raconte-t-il. Un tourbillon dans lequel il est pris depuis que le Parti de la gauche européenne (PGE) a décidé d'en faire son candidat à la présidence de la Commission européenne.

A Palerme, Alexis Tsipras venait pour quelques heures soutenir « L'Altra Europa con Tsipras » (« L'Autre Europe avec Tsipras »). Une initiative de la gauche radicale italienne qui, en portant le Grec Tsipras à la tête de sa propre liste pour les européennes, essaie de dépasser ses divisions internes.

Lire sur les sondages : La gauche radicale en passe de supplanter les Verts au Parlement européen

Encore inconnu en dehors de la Grèce, il y a deux ans, Alexis Tsipras a fait la « une » des journaux du monde entier et surgi dans un anglais balbutiant sur les écrans de CNN après que son parti Syriza eut récolté 27 % des suffrages, lors des législatives de 2012. Depuis, il a fait des progrès et peut tenir un entretien dans la langue de Shakespeare. Il est surtout devenu la principale force d'opposition en Grèce et l'enfant chéri de la gauche de la gauche européenne à la recherche d'un porte-drapeau capable à la fois d'incarner l'opposition au dogme de l'austérité et en mesure de porter un parti de gauche radicale au pouvoir.

Pour les élections européennes, le Syriza est en effet au coude-à- coude dans les sondages avec les conservateurs au pouvoir de la Nouvelle Démocratie (ND). Et M. Tsipras l'affirme à longueur de meeting : « Si nous passons devant la ND avec une large avance aux européennes, alors nous réclamerons des législatives anticipées en Grèce et nous prendrons le pouvoir. » Un rêve inaccessible pour la plupart des autres partis de gauche radicale européens qui ont fait de M. Tsipras leur champion, porteur de tous leurs espoirs.

D'Athènes à Bruxelles, en passant par Madrid, Rome, Berlin ou Paris, ce presque quadragénaire sillonne le continent pour défendre son projet pour l'Europe et pour la Grèce. Un projet qui tient en trois grandes lignes : annulation des dettes au-delà du seuil de 110 % du PIB, abrogation des plans d'austérité et lancement d'un plan Marshall pour relancer la croissance. « On doit comprendre que le modèle de l'Europe n'est pas celui de Weimar, mais celui du New Deal de Roosevelt », expliquait-il lors d'un passage à Paris.

HÉRITIER D'UN COURANT COMMUNISTE PROEUROPÉEN

Très sollicité, Alexis Tsipras a du mal à tenir le rythme de son emploi du temps et accumule les retards et les annulations de dernière minute, notamment avec la presse. Les télés et journaux du monde entier se battent auprès de son service de presse, débordé, pour obtenir un entretien. « Tous ont bien compris que se joue en Grèce l'avenir de la gauche européenne », affirme sans complexe un responsable de Syriza. « Cela a fait de Tsipras un symbole qui le dépasse un peu et sans grand rapport avec son image auprès des Grecs eux-mêmes », ajoute, un poil ironique, cet homme souhaitant garder l'anonymat.

Il est vrai que le héros européen a parfois du mal à convaincre en Grèce et surtout au sein de son propre parti. Syriza est une coalition turbulente qu'Alexis Tsipras, héritier d'un courant communiste proeuropéen, a jusqu'ici réussi à contenir. Il doit aujourd'hui souvent ferrailler avec une minorité plus radicale hostile à l'Europe et à l'euro, dont les positions sont abondamment répercutées dans les médias grecs. Les récentes négociations internes, longues et difficiles, pour l'établissement des listes pour les scrutins municipaux et européens ont révélé ses divisions. Plus largement encore, sa base électorale la plus à gauche lui reproche ses compromissions pour devenir un parti de gouvernement européen.

Ces contradictions l'empêchent, pour l'instant, de surpasser son score de 2012 dans les sondagesEt le très rigide Parti communiste grec attire des déçus du Syriza. « On ne peut pas dire que Syriza a réussi à capitaliser après notre succès de 2012 », se désole cet interlocuteur critique du parti. « Si Nouvelle Démocratie est devant Syriza, alors Tsipras sera contesté en interne », confirme le politologue Elias Nikolakopoulos.

« PRÊT À PRENDRE LE POUVOIR »

La personnalité d'Alexis Tsipras n'a jamais véritablement fait l'unanimité au sein du parti, mais son réel talent d'orateur et sa capacité à verrouiller les conflits internes à Syriza en ont fait la figure politique incontournable du parti.

Agé de 39 ans, cet ingénieur civil, père de deux enfants, est déjà un politicien de carrière, un apparatchik de la gauche radicale. Encore lycéen, ce fils d'un petit entrepreneur en bâtiment s'est enrôlé dans les rangs du Parti communiste avant de rejoindre Syriza. Ses premiers talents d'orateur et de dirigeant apparaissent lors de la mobilisation lycéenne de 1990-1991. Il rejoint le comité central du parti en 2004 et en prend la tête en 2008. Une ascension qui ne plaît pas toujours aux plus anciens, qui se sentent aussi menacés par l'équipe de jeunes conseillers ambitieux dont s'est entouré Alexis Tsipras.

Ces hommes du président forment une garde rapprochée qui décide de tout. Et notamment de la tonalité de la campagne pour les européennes. « Pour la première fois, la gauche »« La Grèce montre la voie »… autant de slogans imposés par le jeune directeur de campagne, Alexandros Bitsis, et qu'Alexis Tsipras décline à l'envi.

Il les a utilisés lors du grand débat l'opposant aux quatre autres candidats pour la présidence de la Commission, jeudi 15 mai. Si la pétillante candidate des Vertes Ska Keller lui vole désormais l'argument de la jeunesse, il a plutôt réussi son examen de passage, en interpellant directement ses adversaires à plusieurs reprises sur leur collaboration aux politiques d'austérité appliquées en Europe ces dernières années.

Tout l'enjeu pour Alexis Tsipras est de montrer aujourd'hui qu'il est « prêt àprendre le pouvoir », comme il l'affirme. Et surtout de trouver avec qui il peutgouverner – à l'intérieur comme à l'extérieur de son parti – pour mettre en place cette autre politique qu'il promet à la Grèce et à l'Europe.

 
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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 20:35

  

Art&Sciences 
Rencontre au sommet de l'universalité

Le Juif et le Rom : Einstein et Chaplin
Rencontre : 
Albert Eins­tein : "Ce que j’admire le plus dans votre art, c’est son universalité. Vous ne dites pas un mot, et pourtant le monde entier vous comprend". 
Chaplin : "C’est vrai. Mais votre gloire est plus grande encore : le monde entier vous admire, alors que personne ne vous comprend". 
Merci pour le partage de cette photo, Marina Lempert, via CONTACTS ROMS.

Le Juif et le Rom : Einstein et Chaplin
Rencontre : 
Albert Eins­tein : "Ce que j’admire le plus dans votre art, c’est son universalité. Vous ne dites pas un mot, et pourtant le monde entier vous comprend". 
Chaplin : "C’est vrai. Mais votre gloire est plus grande encore : le monde entier vous admire, alors que personne ne vous comprend". 
Merci pour le partage de cette photo, Marina Lempert, via CONTACTS ROMS.

 
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29 mai 2014 4 29 /05 /mai /2014 15:37

 

 

les-massacres-continuent-dans-le-donbass-declaration-du-parti-communiste-russe

27MAI

27-05-2014

L’Ukraine continue de s’enfoncer dans une guerre fratricide et meurtrière. L’opération punitive contre la population de Novorossia est entrée dans une nouvelle phase. La junte de Kiev agit en parfait accord avec ses protecteurs occidentaux. Des jardins d’enfants, des écoles, des infrastructures sont frappés par des tirs à l’arme lourde. Des hélicoptères de combat et des avions d’attaque au sol tirent sur les habitants des villes paisibles, ce qui enfreint toutes les règles de la guerre.

La spirale de la violence se déroule avec une nouvelle force. Le 26 mai à Donetsk, les forces irrégulières de l’Ukraine ont pilonné un camion circulant avec un drapeau des services de secours qui évacuait les blessés du champ de bataille à proximité de l’aéroport. D’après les medias, le véhicule transportant les gens a été attaqué à bout portant au lance-grenade. Et les blessés encore vivants ont été achevés par les activistes de « Pravy Sektor ». Aucun des passagers n’a survécu. Ce crime abominable des Bandéristes est une injure criante à la Convention de Genève qui interdit de faire usage des armes contre les blessés, de tirer sur les hôpitaux, des trains sanitaires et les colonnes de camions transportant des blessés.

On ne peut qu’être frappé encore une fois de l’hypocrisie des USA et de ses satellites européens qui n’ont aucunement réagi à ce crime odieux de leurs hommes de paille. De plus, il existe un certain nombre de preuves que dans cette expédition punitive en Ukraine sont directement impliqués des mercenaires de compagnies privées. Rappelons que ces compagnies sont l’émanation de l’impérialisme américain, et qu’elles ont déjà laissé leurs traces sanglantes en Yougoslavie, en Afghanistan, en Irak, en Lybie et en Syrie.

Le Parti Communiste condamne résolument cette boucherie orchestrée par le régime oligarchique nazi dans le Donetsk. Nous appelons toute la communauté internationale à resserrer les rangs contre la résurgence du fascisme, et à exercer une pression indispensable sur les forces qui favorise son implantation en Ukraine. Il est urgent en particulier de protester contre toute tentative d’organiser sur le territoire ukrainien des manœuvres militaires avec la participation des troupes des pays de l’OTAN.

Le Parti Communiste insiste sur la convocation en urgence du Conseil de Sécurité de la Fédération de Russie. Nous exigeons une réaction immédiate et vigoureuse de notre pays face aux crimes militaires de masse dans les Républiques populaires de Donetsk et Lougansk. Nous sommes convaincus que la Russie doit apporter toute l’aide nécessaire à leurs populations, fournir une assistance aux groupes d’autodéfense, soutenir l’envoi de bénévoles en Nouvelle Russie et lui garantir les ressources dont elle a un besoin vital.
Les habitants du Donbass doivent être sauvés ! C’est notre devoir de faire cesser le génocide d’un peuple qui s’est soulevé pour défendre son droit à l’existence !

http://kprf.ru/party-live/cknews/131705.html

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BRUNO FORNACIARI

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