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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:55

Seine-Saint-Denis : de la ceinture rouge à la vague bleue

DOMINIQUE ALBERTINI 1 AVRIL 2014 À 16:23
Seine-Saint-Denis : de la ceinture rouge à la vague bleueSeine-Saint-Denis : de la ceinture rouge à la vague bleue (DR)
ANALYSE

Malgré la conquête de Montreuil et d'Aubervilliers, l'emprise communiste a encore reculé dans le département francilien, principalement au bénéfice de la droite, qui y détient désormais plus de communes que la gauche.

Une abstention (très) élevée, une gauche à la peine, une droite en pleine bourre : en Seine-Saint-Denis, les résultats des municipales n’ont pas contredit les grandes tendances nationales. Mais des enjeux plus particuliers y pimentaient le scrutin, notamment le sort des dernières places fortes communistes du département, convoitées par la droite et, pour certaines, par le Parti socialiste. Résultat : la carte politique de Seine-Saint-Denis a bien changé depuis le second tour des municipales. Le point.

 

 

Carte Seine-Saint-Denis avant / après les municipalesA gauche, la carte politique du département avant les dernières municipales; à droite, le nouveau rapport de forces. Cliquez sur l'image pour l'agrandir. 

 

LE PCF PERD DU TERRAIN

L’émiettement de la ceinture rouge, constant depuis 1977, se poursuit. Le PCF a perdu quatre mairies : trois au profit de la droite – Le Blanc-Mesnil, Bobigny et Saint-Ouen − et une au profit du PS – Bagnolet. Ces pertes s’ajoutent à celles d’Achères (Yvelines) et de Villejuif (Val-de-Marne), aux profits respectifs de la droite et d’une alliance hétéroclite UMP-UDI-écologistes-divers gauche. «C’est une bien mauvaise nouvelle pour les populations qui se retrouvent ainsi privées de boucliers locaux contre l’austérité», a commenté le parti.

«Les socialistes du département disaient qu’il n’y avait pas de danger à droite : on voit le résultat, ajoute, désolé, le responsable départemental du PCF, Hervé Bramy.Beaucoup d’habitants nous disent : "Vous nous avez fait virer Sarkozy, vous nous avez fait élire Hollande, et c’est pire aujourd’hui." Nous n’avons peut-être pas dit assez fort que les maires communistes sont des boucliers contre les politiques d’austérité.» En Seine-Saint-Denis, le PCF a toutefois repris deux villes importantes : Montreuil, aux écologistes, et Aubervilliers aux socialistes. Ce dernier gain devrait de plus lui permettre de renforcer ses positions au sein de la communauté d’agglomération Plaine Commune, la plus importante d’Ile-de-France.

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LE PS SÉVÈREMENT RECALÉ

Dirigés en sous-main par Claude Bartolone, plusieurs candidats socialistes se présentaient contre les sortants communistes à Saint-Denis, Villetaneuse, Saint-Ouen et Bagnolet. Finalement, seule cette dernière ville est passée du rouge au rose dimanche soir. Il s’en est tout de même fallu de peu que Saint-Denis ne connaisse le même sort : dans la plus grande ville communiste de France, c’est avec moins de 200 voix que le sortant, Didier Paillard, l’a emporté sur son challenger socialiste, Mathieu Hanotin.

L’échec a même pris un tour humiliant à Montreuil, où le candidat socialiste, Razzy Hammadi, ne s’est pas qualifié pour le second tour. La victoire de Patrice Bessac a rendu la ville au PCF, après une parenthèse écologiste.

Malheureux dans ses tentatives de conquête, le PS a également cédé l’une de ses villes les plus importantes dans le département : Aulnay-sous-Bois, où le socialiste sortant s’est lourdement incliné face au candidat UMP. Le responsable local du PS, Philippe Guglielmi, n’était pas joignable pour commenter ces résultats. De son côté, Hervé Bramy ne cache pas sa satisfaction : «J’espère qu’ils en tireront les conclusions.» Le communiste s’inquiète toutefois du nouveau rapport de force gauche-droite en Seine-Saint-Denis : «On joue avec le feu : compte tenu des pertes socialistes, la future métropole parisienne risque d’être contrôlée par la droite

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LA DROITE À LA FÊTE

En 2012, Hollande avait recueilli les deux tiers des voix en Seine-Saint-Denis. Le département compte désormais plus de mairies de droite que de gauche – 21 contre 19, si l’on considère bien le nouveau maire de Gournay-sur-Marne, Eric Schlegel, comme un «divers droite».

Maire UMP des Pavillons-sous-Bois depuis 1995, triomphalement réélu avec 82,8% des voix, Philippe Dallier est bien placé pour commenter cette nouvelle donne : «Il y a d’abord le même phénomène qu’à l’échelle nationale, une vague bleue et une abstention bien plus forte à gauche qu’à droite. Il y a également l’incapacité du FN de monter des listes en Seine-Saint-Denis. Ils en voulaient quinze ou seize, ils n’en ont eu que deux. Avec des triangulaires, ça aurait été beaucoup plus difficile pour la droite.»

A ce contexte s’ajoutent les situations particulières de chaque commune. «A Aulnay, le sortant socialiste avait fait tellement de promesses pour prendre la mairie en 2008 que cela s’est retourné contre lui, poursuit Dallier. A Bobigny, c’est la faillite d’un système communiste à bout de souffle, encroûté dans de vieilles méthodes clientélistes. Il faut noter que, si les populations issues de l’immigration ont pu voter à gauche lors de la présidentielle, une partie d’entre elles nous a rejoints aux municipales en raison de mécontentements locaux.»

Dominique ALBERTINI
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 07:53

Un marché transatlantique porteur de dangers

Europe

Derrière un vocabulaire policé il s’agit bien plus qu’un simple accord de libre-échange. Il s’agit d’un change- ment de société. Les pays européens et les Etats-Unis ne partagent pas les mêmes valeurs. Le pire étant que les gouvernements et l’UE acceptent d être manipulés par les multinationales européennes qui considèrent ne pas pouvoir accéder au marché « états-unien ». Et pour cela ils sont prêts à brader l’ensemble des règles sociales, économiques et de protection des normes de la culture, de l’agriculture, etc. Un exemple : aux USA, l’appréciation des risques sani- taires est très éloignée du principe de précaution. Même sur les droits de l’enfant, les Etats-Unis n’ont pas considéré qu’il était nécessaire de le ratifier. Mais le pire

rapprochent de la logique européenne. Suite à la parution du livre de Patrick Le Hyaric, le PCF a abordé ce sujet à son uni- versité d’été et dans toutes ses réunions qui ont concerné l’Europe. Il contribue à la réflexion du collectif national contre cet accord qui rassemble de plus en plus d’associa- tions, de syndicats agricoles ou de salariés comme des par- tis politiques de gauche, PCF, PG, Verts et l’ensemble du Front de gauche. Le silence de la presse sur le sujet est as- sourdissant. Cette opposition de notre part figure dans la plateforme du PCF et du PGE mais aussi du Front de gauche et dans la déclaration des principaux partis membres de la GUE-NGL au Parlement européen. Nous pouvons mettre en

échec cet accord néfaste en créant ou en participant à des collectifs locaux ou départementaux. Déjà deux conseils régionaux ont l’initiative du FDG, et des Verts ont voté une motion pour demander l’arrêt des négocia- tions. Il faut amplifier le mouvement

et éclairer nos concitoyens sur le caractère néfaste de cet accord. Ne pas admettre que les négociations soient se- crètes. Nous pouvons décortiquer les bribes de texte à notre disposition. Comme en 2005 au moment du débat sur le traite constitutionnel, c’est en éclairant nos concitoyens, en leur donnant des clés de compréhension que nous pourrons convaincre. Cette première bataille peut être gagnée si nous inversons le rapport de forces en France et en Europe. Rup- ture, refondation, avons-nous dit. Eh bien ce combat est notre premier exercice. Les Français et les Européens ne peuvent accepter cette accélération du processus d’inscrip- tion dans le marbre de "la concurrence libre et non faussée."μ

Gilles Garnier, membre de l’Exécutif national

Parti communiste français Paris, le 19 mars 2014

est que malgré les alertes du Parlement européen venues du groupe de la gauche unie et des Verts, malgré les prises de po- sition des parlementaires de gauche y compris socialistes, le gouvernement français, à l’image de la Commission euro- péenne, a décidé de passer outre. Au cours de sa visite aux USA, le Président de la République a plaidé pour l’accéléra- tion du processus de négociation. L’une des mesures prévues par l’accord parmi les plus scandaleuses est la création d’un "mécanisme de règlement des différends". Il serait donc pos- sible qu’un conflit entre entreprises des deux continents soit réglé par un tribunal arbitral qui échapperait aux Etats. Un exemple : depuis la signature de l’accord entre USA, Ca- nada et Mexique, 30 fois le Canada a été attaqué, 5 fois le Mexique et dans tous les cas les entreprises américaines ont gagné. Quant aux plaintes portées par les entreprises cana- diennes et mexicaines, aucune n’a abouti. Déjà aux Etats- Unis deux oppositions s’expriment, celle du lobby agricole et industriel américain qui a peur de perdre ses aides fédé- rales, mais aussi le monde de la culture et les antilibéraux qui, eux, souhaiteraient plutôt que ce soit les USA qui se

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 06:31

Pascal Lamy prône des «petits boulots» payés moins que le Smic

AFP 2 AVRIL 2014 À 19:11
Pascal Lamy, ex-directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), à Bruxelles le 13 janvier. Pascal Lamy, ex-directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), à Bruxelles le 13 janvier. (Photo Georges Gobet. AFP)

Pascal Lamy, ex-directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et proche du président François Hollande, a plaidé mercredi pour plus de «flexibilité» sur le marché du travail, avec notamment des «petits boulots» payés en dessous du Smic.

«Je sais que je ne suis pas en harmonie avec une bonne partie de mes camarades socialistes mais je pense qu’il faut, à ce niveau de chômage, aller davantage vers de la flexibilité et vers des boulots qui ne sont pas forcément payés au Smic», a-t-il déclaré lors de «Questions d’Info» LCP/France Info/Le Monde/AFP.

C’est-à-dire moins que le Smic? «Oui absolument», a-t-il ajouté. «Un petit boulot, c’est mieux que pas de boulot. Je ne réponds pas ça dans l’absolu, je n’aurais pas dit ça il y a 10 ans ou il y a 20 ans, mais à ce niveau de chômage...»

Pour l’ancien commissaire européen socialiste, «il faut accepter de temps en temps de franchir les espaces symboliques de ce type pour rentrer dans la réalité et la transformer».

Au risque que cela rappelle le «Smic jeunes» de Edouard Balladur ou le «CPE» de Dominique de Villepin, tous deux abandonnés après des semaines de contestation sociale ? «Ce n’est parce qu’une réforme n’a pas marché ou parce qu’on a reculé devant la pression de l’opinion que c’est une mauvaise idée. Si on prenait tous les réformes qu’on a essayées à un moment, qui n’ont pas marché et si on ne les avait pas reprises, on serait encore au Moyen-Age», a lâché M. Lamy.

Revenant sur les baisses de dépenses promises par le chef de l’Etat, il a estimé qu’elles devraient être au final d’environ 60 milliards d’euros: «50 plus probablement une dizaine pour financer» les baisses d’impôts pour les ménages et de cotisations sociales salariales annoncées lundi.

AFP
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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 06:24

 

Les mauvais comptes du Parti de gauche

Par Jérôme Beltar1er avril 2014
L’insistance mise par le PG et Jean-Luc Mélenchon à faire chanter aux chiffres la chanson d’une progression aux municipales a masqué une réalité moins flatteuse dans les urnes, et un défaut de stratégie préjudiciable.
 

Après des résultats honnêtes, bien que parfois décevants, pour le Front de gauche au premier tour, le Parti de gauche a décidé de crier victoire sans attendre le suivant. Savants calculs et jolis tableaux à l’appui, Jean-Luc Mélenchon nous explique sur son blog que les résultats du Front de gauche, quand il est en autonomie, sont un franc succès et marquent un net progrès par rapport à la présidentielle. Ainsi, les 600 listes Front de gauche réalisent 11,42%, soit une progression de 0,32% par rapport à 2012, quand les listes FN recueillent 16,5% – en repli de 1,40%. Les listes Front de gauche ont même remporté 67 villes au premier tour quand le FN n’en a gagné qu’une seule. C’est donc un succès net qui, selon le PG, n’est occulté que par la malfaisance entêtée des médias.

Oui mais voilà, cette analyse est le conte pour enfants d’une direction qui a décidé que sa stratégie volait de victoires en victoires y compris en dépit des faits. Le parti a toujours raison – au besoin, c’est la réalité qui a tort. L’analyse réelle et non fantasmée des résultats exprime un tout autre panorama de la situation après les élections municipales. Certes, le Front de gauche a emporté de nombreuses villes. Aux 67 acquises dès le premier tour se sont ajoutées de nombreuses autres victoires au second, quand le FN voit son compteur bloqué à une dizaine de villes. Signe d’une domination écrasante du FdG ? Hélas non, car un autre calcul aurait été possible : celui des villes perdues. Et là, force est de constater que la correction est sévère, avec la perte de 57 villes de plus 3.500 habitants pour le Front de gauche.

Régression dans les grandes villes

Surtout, la fameuse progression des 600 listes Front de gauche par rapport à la présidentielle nécessite un examen plus approfondi. Dans bon nombre de grandes villes françaises, les résultats du premier tour sont en réalité médiocres : entre 2012 et 2014, les résultats à Marseille sont passés de 13,83% à 7,10%, à Toulouse de 15,91% à 5,10%, à Montpellier de 15,69% à 7,56% ou encore à Paris de 11,09% à 4,94%. Alors, comment les experts du PG ont-ils pu parvenir à une progression ? De toute évidence, grâce à la force propulsive de maires communistes sortants particulièrement bien implantés. Dans des villes qui ont connu aux municipales un affrontement entre des listes PS et des listes FdG, les résultats peuvent être impressionnants par rapport à 2012 : à Tremblay-en-France (93), le FdG passe de 19,80% à 68,10%, à Saint-Denis (93) de 21,72 % à 40,22%, à Saint-Ouen (93) de 20,98% à 31,58% ou à Chevilly-Larue (94) de 16,03% à 47,45%. Arithmétiquement, le résultat avancé par le blog de Jean-Luc Mélenchon est donc juste. Mais politiquement, il n’a aucun sens. Qui pourrait croire, par exemple, que le poids du Front de gauche à Tremblay serait désormais de 68,10% ? C’est évidemment une plaisanterie.

Déjà, lors de l’élection présidentielle, par ses pronostics inconsidérés, « Je serai devant le Front national », quand ce n’était pas « Je peux être en tête de la gauche », Jean-Luc Mélenchon a réussi le tour de force de transformer un succès – ses 11% – en semi-échec. Cette manie de placer la barre si haut, alors que toujours les résultats sont en-deçà, est contre-productive. Mais à cela, il faut ajouter pour le leader du Parti de gauche une erreur de stratégie pour ces élections municipales.

Une stratégie inadaptée

Les élections municipales ont évidemment une dimension nationale. Sans cette explication, on ne comprendrait pas l’ampleur de la sanction à l’encontre des listes du Parti socialiste. À l’issue du second tour, le désaveu infligé par les électeurs à la politique gouvernementale se traduit par une déroute. Mais s’il y a bien eu rejet du gouvernement Hollande, force est de constater que les grands vainqueurs sont d’abord l’UMP, pourtant lourdement lestées par de multiples affaires, et dans une moindre mesure le Front national, qui trouve là l’occasion de s’enraciner dans des centaines de mairies. Dans l’ensemble, le Front de gauche n’a pas représenté une alternative crédible pour le peuple de gauche qui massivement a fait le choix de s’abstenir.

Les explications en sont évidemment multiples. La participation des communistes aux listes PS dans la moitié des villes de plus de 20.000 habitants n’a pas aidé à identifier le Front de gauche comme refusant la politique gouvernementale, c’est un doux euphémisme. Mais se présenter à une élection, c’est répondre à la question particulière posée par le scrutin. Aux élections municipales, il importe de répondre projet municipal comme il est nécessaire de parler de l’Europe aux européennes. Il faut bien sûr articuler ses propositions avec les enjeux nationaux, la politique gouvernementale, mais réduire la campagne à cela, c’est être hors-sujet. Trop souvent, les listes conduites par le PG ont considéré qu’il suffisait d’accoler la photo de Jean-Luc Mélenchon aux candidats locaux pour s’assurer, si ce n’est un succès, en tous cas la soulte "incompressible" de la présidentielle.

La magie du verbe ne saurait suffire. Plus que tous les autres scrutins, les élections municipales enregistrent l’implication, l’influence dans la diversité du tissu associatif et militant d’une commune. Pour cela, il ne suffit pas de dénoncer, il faut aussi porter un projet et surtout être capable de s’élargir aux forces vives d’une ville. Disons-le, ce fut loin d’être le cas.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 17:06

Pierre-René Lemas, secrétaire général de l'Elysée

POLITIQUE -  le 2 Avril 2014

 

Un nouveau gouvernement à base politique restreinte

 

 

Le nouveau gouvernement remanié a été annoncé ce mercredi. 16 ministres ont été nommés, dont 2 PRG et 14 socialistes, sans écologistes, avec seulement deux entrants. Si tous les courants du parti socialiste sont représentés, François Hollande a placé ses fidèles à des postes clés.

François Hollande a d'abord verrouillé la communication en confiant à son proche Stéphane le Foll le poste de porte-parole du gouvernement, en plus de son portefeuille de ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt. Le président a également tenu à placer un de ses fidèles au ministère de l’Intérieur. Ce n’est pas François Rebsamen, qui entre tout de même au gouvernement en prenant en charge le Travail, mais Bernard Cazeneuve. L’Hôtel Beauvau était au cœur d’une lutte d’influence entre le nouveau Premier ministre qui voulait y placer Jean-Jacques Urvoas, et le Président qui voulait y nommer un de ses fidèles. Manuel Valls s’est donc incliné. 
Outre François Rebsamen, la seule autre nouvelle entrée de ce gouvernement est Ségolène Royal, nommée ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie. Elle arrive comme numéro 3 du gouvernement. C’est Laurent Fabius le numéro 2, qui conserve son poste de ministre des Affaires étrangères enrichi du Développement international.

L’aile gauche du parti socialiste reste représentée par Benoît Hamon, promu ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur, mais aussi de la Recherche qui n’est pas rattaché à l’Industrie, c’était une crainte. Arnaud Montebourg est lui aussi promu, ministre de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique. Un portefeuille ambigu qui entérine son ralliement à la politique du Président puisqu’il devra mettre en application le pacte de responsabilité. Son discours quelque peu virulent sur la nécessité d’une politique de relance à l’échelle européenne servira de contrepoint. Il sera de toute façon cornaqué par le libéral Michel Sapin, devenu ministre des Finances et des Comptes publics, qui sera chargé de sabrer dans les dépenses. 
Enfin Najat Vallaud-Belkacem, outre son ministère du des Droits des femmes, a récupéré les portefeuilles de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. Silvia Pinel aura à gérer le ministère du Logement en plus de l'Egalité des territoires. Les autres ministres conservent leur portefeuille à l’identique. Christiane Taubira, indétrônable à la Justice, Marisol Touraine aux Affaires sociales, Jean-Yves Le Drian à la Défense, Aurélie Filippetti à la Culture, George Pau-Langevin à l’Outre mer et Marylise Lebranchu à la Décentralisation et à la Fonction Publique.

La nouvelle équipe est donc resserrée en nombre avec quatre ministres en moins, mais aussi politiquement. La parité reste respectée avec huit femmes. Le nom des secrétaires d'Etat devraient être annoncés la semaine prochaine.

Le nouveau gouvernement
Manuel VALLS, Premier ministre
Laurent FABIUS, ministre des Affaires étrangères et du Développement international
Ségolène ROYAL, ministre de l'Ecologie, du Développement durable et de l'Energie
Benoît HAMON, ministre de l'Education nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche
Christiane TAUBIRA, Garde des Sceaux, ministre de la Justice
Michel SAPIN, ministre des Finances et des Comptes publics
Arnaud MONTEBOURG, ministre de l'Economie, du Redressement productif et du Numérique
Marisol TOURAINE, ministre des Affaires sociales
François REBSAMEN, ministre du Travail, de l'Emploi et du Dialogue social
Jean-Yves LE DRIAN, ministre de la Défense
Bernard CAZENEUVE, ministre de l'Intérieur
Najat VALLAUD-BELKACEM, ministre des Droits des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports
Marylise LEBRANCHU, ministre de la Décentralisation, de la Réforme de l'Etat et de la Fonction publique
Aurélie FILIPPETTI, ministre de la Culture et de la Communication
Stéphane LE FOLL, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt. Porte-parole du Gouvernement
Sylvia PINEL, ministre du Logement et de l'Egalité des territoires
George PAU-LANGEVIN, ministre des Outre-mer.

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:47

 

POLITIQUE -  le 1 Avril 2014

 

Marche du 12 avril : "mobilisons toutes les forces de la gauche"

 

 

Ce mardi 1er avril se tenait la conférence de presse d’annonce de la marche du samedi 12 avril à Paris, de République à Nation, contre l’austérité et pour l’abandon du pacte de responsabilité devant le symbolique hôpital parisien Hôtel Dieu, en présence de responsables politiques, syndicaux et associatifs.

« Cette conférence de presse a servi à mobiliser toutes les forces de la gauche afin de répondre de leur mécontentement face aux municipales, d’autant plus depuis la nomination de Valls comme premier ministre » confie Pierre Laurent à l’Humanité.fr.

Le message était clair : la marche contre l’austérité doit répondre à un défi : celui d’être solidaire et  de proposer des alternatives à la politique actuelle. C’est un appel très large pour un changement de cap afin de construire une politique nouvelle, porté, outre par Pierre Laurent,  secrétaire national du PCF, par Jean-Luc Mélenchon, co-président du parti de Gauche, ou encore Olivier Besancenot, porte-parole du NPA.

Pour Pierre Laurent, cette marche représente une situation inédite. Elle est de très haute importance et il y a un réel besoin de remobilisation permettant un sursaut de toute la gauche  Selon lui, la politique de François Hollande est un échec car il n’arrive pas à faire reculer le chômage. Il affirme que les choix politiques du président ont laissé trop de place à la droite, accentuant ainsi l’importance d’une forte mobilisation le 12 avril pour redresser la gauche et le pays.

Il rajoute qu’avec la nomination de Manuel Valls à la tête du gouvernement la situation est d’autant plus alarmante. « Le choix de son premier ministre est un véritable désaveu pour les électeurs de gauche. C’est une blessure pour les socialistes, pour les verts, ainsi que tout le reste de la gauche ».

Pour Eric Coquerel, secrétaire national du PG, François Hollande ne semble pas renoncer à sa politique de droite, d’austérité et de promesses avec l’Union Européenne. Le PG appelle à ne pas voter le pacte de responsabilité, et demande au PS de ne pas céder à la réaction et à l’extrême droite.

 La nomination de Valls renforce l’urgence d’une réaction à gauche

« Cette marche est un appel inédit à la reconstruction » lance Olivier Besancenot. Selon le porte parole du NPA, le choix de Hollande « relève d’une politique anti-gauche et de la haine raciale ». Il affirme entre autres que le président de la République a signé la déclaration de guerre, notamment par le choix de l’autoritaire Valls.

« C’est l’homme  le plus à droite ! Il réussit un coup de communication pour s’apprêter à faire pire ! » lance, virulent, Jean-Luc Mélenchon en évoquant la nomination de Manuel Valls au poste de Premier ministre. « Hollande est  le liquidateur de la gauche. Il n’a pas vu l’abstention, il n’a vu que la promesse de la droite. »

Contre la casse des services publics

Les représentants syndicaux de la CGT, Solidaires, FO, et de la FSU sont également à l’initiative de la marche, ainsi que des animateurs de mouvements associatifs. Des délégués CGT de l’Hôtel Dieux étaient présents devant le lieu symbolique de résistance à l’austérité.  « On observe 150 000 suppressions d’emplois dans les services publics. Le gouvernement compte supprimer 50 milliards de fonds aux services publics» affirme un syndicaliste CGT. Il précise : « Les services de santé connaissent une situation désastreuse. Hollande ne doit pas fermer l’hôpital [ndlr l’Hôtel Dieu]. Un des médecins de l’hôpital, Monsieur Kierzec a été démis de ses fonctions, et on demande sa réintégration. »

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 11:15

Le Front de gauche ne votera pas la confiance au gouvernement Valls

Plusieurs députés de l'aile gauche du PS menacent de faire de même.

André Chassaigne, député communiste et président du groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale (Paris), le 16 mai 2013.André Chassaigne, député communiste et président du groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale (Paris), le 16 mai 2013. (FRED DUFOUR / AFP)
Par Francetv info avec Reuters

Mis à jour le 01/04/2014 | 15:18 , publié le 01/04/2014 | 15:08

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L'arrivée de Manuel Valls à Matignon ne plaît pas à la gauche de la gauche. Et elle compte le faire savoir. Les députés du Front de gauche refuseront de voter la confiance au nouveau gouvernement dirigé par Manuel Valls, mardi 8 avril, lors de sa déclaration de politique générale. Leur président, le communiste André Chassaigne, l'a annoncé, mardi 1er avril.

Une position plus radicale qu'en 2012, lors du vote de confiance après le discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault. Le groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR) – qui rassemble 15 députés dont des communistes, des membres du Parti de gauche, des ex-PC et des divers gauche d'Outre-mer – s'était alors abstenu.

"La continuité d'une dérive libérale", pour les communistes

"Je n'accorde pas une grande importance au choix du Premier ministre, a assuré André Chassaigne lors de son point de presse. L'important n'est pas dans le casting, il est dans la déclaration politique du président de la République." Or, pour lui,"l'orientation politique n'est pas nouvelle, c'est la continuité d'une dérive libérale"."Bien sûr, nous voterons contre" la confiance, a-t-il déclaré.

Manuel Valls peut en revanche compter sur le soutien des radicaux de gauche (16 élus) et dans une moindre mesure sur celui des écologistes (17 élus). En outre, le groupe PS dispose à lui seul de la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Toutefois, plusieurs députés de l'aile gauche du parti menacent de ne pas accorder leur confiance au nouveau Premier ministre, qu'ils qualifient de "droitier".

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 11:13

Les députés communistes et apparentés (Front de gauche) voteront contre la confiance au nouveau gouvernement du fait de la "dérive libérale" de François Hollande, a affirmé aujourd'hui leur chef de file André Chassaigne, pour qui le choix de Manuel Valls est "secondaire". En 2012, ils s'étaient abstenus lors du vote qui avait suivi le discours de politique générale de Jean-Marc Ayrault


Les communistes voteront contre la confiance au gouvernement
"Bien sûr que nous voterons contre", a affirmé André Chassaigne, interrogé mardi lors d'un point presse. "Je n'accorde pas une grande importance au choix du premier ministre. L'important n'est pas dans le casting, l'important c'est la déclaration politique du président" lundi soir, a-t-il déclaré. "L'orientation politique n'est pas franchement nouvelle, c'est la continuité d'une dérive libérale", a déploré ce député du Puy-de-Dôme. 

Le "pacte de solidarité" annoncé par François Hollande n'est qu'un "habillage de cette politique libérale", il "acte le fait qu'il ne faut pas augmenter les salaires", selon lui. Les municipales ont été "une déroute" pour les socialistes, et plus largement "pour les forces de gauche", a-t-il reconnu.
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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 07:09

Pourquoi je quitte le PS

TRIBUNE

Cher Harlem,

Dans la nuit du 6 au 7 mai dernier, tu étais aux côtés de François Hollande sur l’immense scène installée place de la Bastille. Tu as vu ces dizaines de milliers de Françaises et de Français dont l’enthousiasme était une demande : celle que les socialistes, revenus au pouvoir, parviennent enfin à changer la vie.

Cette nuit-là, j’ai fêté la victoire auprès de mes camarades dans le Nord. Mais déjà, je n’y croyais plus beaucoup… Est-ce parce que nous avions trop déçu les nôtres ?

Je suis entré au PS à l’âge de 17 ans. La figure tutélaire de François Mitterrand, le combat contre les forces de l’argent, les 110 propositions : jeune militant, je revendiquais fièrement cet héritage. Même lorsqu’il s’est éloigné de ses valeurs, j’ai continué de croire mon parti capable de rénovation. Grâce à la prise en compte des différentes sensibilités, l’écoute mutuelle, la camaraderie, il me semblait possible d’ancrer à gauche notre ligne politique.

J’ai la tristesse mais enfin la lucidité, après vingt-trois années de militantisme, dont neuf au sein de la direction nationale du PS, de constater que je me suis trompé. Désormais je comprends à quel point les dirigeants du Parti socialiste s’accommodent cyniquement d’avoir une aile gauche pesant en moyenne 15 % lors des scrutins internes. Benoît Hamon autrefois ou Emmanuel Maurel aujourd’hui ont juste permis de maintenir, en façade tout au moins, l’image d’un vrai parti de gauche. Tel est le rôle d’Arnaud Montebourg au gouvernement ; tel a été mon rôle dans le Nord. A un parti en pleine dérive idéologique, il fallait ses «idiots utiles».

Depuis mai, sous le regard d’une Bastille incrédule, qui avait tant besoin de retrouver la foi dans le progrès social, François Hollande et le gouvernement n’ont fait que reculer.

Te souviens-tu seulement du projet que nous avons porté ensemble ? Dès 2010, Benoît Hamon voulait substituer au mythe gentillet et creux de «l’égalité des chances» un retour à l’objectif historique de la gauche : l’égalité réelle. Pour ce faire, il proposait une batterie de mesures sociétales ambitieuses.

Bien qu’ayant refusé d’adhérer à ce catalogue de réformes lorsqu’il était candidat à la primaire, François Hollande en avait finalement repris plusieurs dans son programme présidentiel : le système d’attestations lors des contrôles d’identité, souvent vécus comme discriminatoires, l’encadrement strict des dépassements d’honoraires des médecins, le droit de vote des étrangers, la limitation des écarts de salaire de 1 à 20 dans les entreprises publiques. Sur chacun de ces sujets, le gouvernement Ayrault a soit renoncé, soit reporté les réformes sine die, soit affadi leur contenu jusqu’à les rendre inutiles.

La liste des reculades et des incohérences ne s’arrête malheureusement pas là : évocation d’une «liberté de conscience» pour les maires hostiles au mariage homosexuel, échec de la loi sur le logement social, retour déguisé de la TVA Sarkozy, abandon de la grande réforme fiscale…

Certains choix semblent traduire le reniement de nos convictions les plus profondes. Malgré le courage et l’obstination d’Aurélie Filippetti, le gouvernement a choisi de diminuer le budget de la Culture. Ce serait grave en temps normal ; c’est catastrophique en temps de crise, car je reste persuadé que l’Art est le premier outil de combat lorsque tout va mal.

La seule ligne directrice du gouvernement porte un nom : l’austérité. Elle porte aussi un chiffre, comme une prison intellectuelle : 3 %. Si nous en sommes là aujourd’hui, c’est par l’enchaînement d’une série de fautes que vous avez commises au sujet de l’Union européenne. Vous n’avez tiré aucun enseignement de la large victoire du non au traité constitutionnel européen de 2005. Pour moi, ce décalage entre les dirigeants et la base électorale du parti a été un premier motif d’interrogation et d’embarras.

Le second a été la promesse de renégocier le traité Merkel - Sarkozy. Et quelle renégociation ce fut ! Le président de la République a trouvé le prétexte d’un «pacte de croissance» inopérant pour se rallier - ni vu ni connu, pensait-il sûrement - à la «règle d’or».

Dans l’Europe que vous êtes en train de construire, ou dont vous acceptez passivement les règles du jeu, les Etats n’auront bientôt plus aucune marge de manœuvre. Et puisque les collectivités territoriales, privées de leur autonomie fiscale, vivent essentiellement de dotations de l’Etat, elles doivent à leur tour rogner sur leurs politiques, y compris celles qui relèvent de l’urgence.

Voilà pourquoi, président de la commission des finances du conseil régional Nord-Pas-de-Calais, je ne peux pas cautionner la poursuite annoncée des baisses de dotations d’Etat aux collectivités, après l’avoir dénoncée sans relâche pendant les cinq années du mandat de Nicolas Sarkozy.

Ayant renoncé à transformer l’économie, les socialistes pourraient encore se distinguer des libéraux et des conservateurs en s’intéressant à cette «France invisible» - celle que personne ne veut plus voir. Le PS a oublié les ouvriers. Mais pas seulement eux : les exclus de tout poil et les 11 millions de pauvres qui vivent en France ne comptent pas, ou si peu.

Il faut d’urgence prendre des mesures fortes et symboliques. En 1981, ce furent les 39 heures, la retraite à 60 ans, la cinquième semaine de congés payés, l’abolition de la peine de mort, les radios libres… Que propose le PS aujourd’hui ?

De deux choses l’une. Soit il n’y a qu’une seule politique à mener, que l’on soit de gauche ou de droite, et dans ce cas le PS s’est moqué des Français tout au long de la campagne électorale, tout entière axée autour de la promesse du changement («maintenant !»).

Ou alors une autre politique est possible. Dans ce cas, qu’attendez-vous pour changer de stratégie ? Pour engager un réel dialogue avec les partenaires de gauche et retrouver le «talisman» de l’union, auquel François Mitterrand n’avait jamais renoncé ? Oserez-vous faire ce choix, ou bien donnerez-vous raison à ceux qui ont vu dans la discrète réception d’élus du Modem à l’Elysée, il y a quelques jours, l’amorce d’un renversement d’alliance au profit du centre droit ?

J’ai le regret, cher Harlem, de quitter aujourd’hui le Parti socialiste. Je le fais avec une grande tristesse mais aussi, en optimiste obstiné, avec l’espoir que vous retrouverez un jour la voie de la raison et le courage d’être de gauche.

Michaël MOGLIA Président de la commission des finances du conseil régional Nord-Pas-de-Calais
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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 14:31
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BRUNO FORNACIARI

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