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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 03:03

Grève à l'Ormeau : lettre ouverte à Marisol Touraine, ministre de la Santé

TEXTE COLLECTIF
JEUDI, 29 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ

Plusieur dizaines de personnalités de gauche soutiennnent les salariés de la polyclinique, en lutte depuis cinquante jours.

Madame la ministre,

Nous avons décidé de vous adresser ce courrier entre les deux réveillons car il y a urgence pour les l’Ormeau, et vous devez agir ! L’Ormeau est le nom d’une polyclinique de Tarbes (Hautes-Pyrénées) où les personnels sont en grève depuis le 8 novembre dernier. Cinquante jours de grève, c’est long. Encore plus quand un mouvement a lieu pendant les fêtes de fin d’année. Et ce sont majoritairement des femmes, dont beaucoup sont mères de famille, et même grands-mères, qui sont la force motrice de ce mouvement.

Pourtant les salariés ne faiblissent pas. Sûrement parce qu’au cœur de leur lutte il y a la conviction qu’il est primordial de défendre l’accès aux soins pour tous et qu’au cœur de leurs exigences, il y a celle d’avoir les moyens d’assumer leur mission. C’est pourquoi ils réclament la revalorisation de leurs salaires sur une grille de salaires démarrant au niveau du Smic et la reconnaissance de leurs qualifications et de leurs expériences.

Ils ont face à eux la direction de l’établissement et du groupe MédiPôle Partenaires qui joue la montre, le pourrissement du conflit et a préféré perdre plus de 3 millions d’euros que répondre à leurs attentes. Ils sont aussi confrontés à l’inaction pesante de l’agence régionale de santé (ARS) et au silence tout aussi pesant de votre ministère !!! Ceux-là sont d’autant difficiles à vivre que les personnels sont acculés au mépris, à la provocation et aux intimidations journalières de leur direction. Jusqu’à assigner 17 d’entre eux au tribunal il y a quelques jours. La clinique a été déboutée par la justice mais cela n’a pas pour autant permis au dialogue social de s’instaurer.

Les salariés poursuivent donc leur mobilisation. Déterminés et dignes, avec un sens de l’intérêt général hors du commun. Ils sont soutenus par la population tarbaise et haute-pyrénéenne, largement acquise à leurs revendications et tout autant qu’eux préoccupée du devenir des soins et de l’hospitalisation.

Alors que certains parlent de privatiser davantage les services de santé, les hôpitaux ou même la Sécurité sociale, nous pouvons observer les ravages de ce genre de gestion basée sur le profit et non sur les besoins de la population. Sans oublier que les hôpitaux, contraints à une rentabilité économique, accumulent les difficultés pour assurer leurs missions de santé publique. Aujourd’hui après des milliers de pétitions signées, des motions de soutien adoptées dans l’ensemble des assemblées communales et locales, après la nomination d’un médiateur qui comme les grévistes reste sans réponse, il s’agit de trouver une issue à ce conflit, et vite !

Les grévistes sont prêts à discuter, à négocier. Mais face à eux, il leur faut trouver autre chose qu’un mur d’intransigeance et d’égoïsme. La grève va entrer dans sa huitième semaine et il est maintenant de la responsabilité des pouvoirs publics de faire entendre raison à MédiPôle Partenaires ! On ne peut laisser ce groupe imposer sa stratégie de développement financier, sa fusion avec Elsan, numéro deux de l’hospitalisation privée en France, sa recomposition de la cartographie sanitaire au mépris des besoins de tout un bassin d’emploi et de vie. Que nous soyons de Tarbes ou pas, cette lutte et ces revendications sont les nôtres. L’État via la Banque publique d’investissement (BPI) finance le groupe MédiPôle Partenaires. L’État peut faire entendre sa voix : il le doit même, sinon cela signifierait qu’en matière de santé publique il n’a aucune autorité !!! Nous refusons de le croire. Madame la ministre de la Santé, Monsieur le premier ministre, vous devez agir.

lire aussi : 

Premiers signataires : Éliane Assassi, Clémentine Autain, Guillaume Balas, Etienne Balibar, Julien Bayou, Dr Gérard
Berthiot, Hervé Buffat, Marie-George Buffet, Éric Coquerel, Jean-Claude Chailley, André Chassaigne, Hervé Charles, Annick Coupé, Pierre Cours-Salies, Viviane Debarges, Janine Dubié, Philippe Dussert, Michel Etiévent, Patrick Farbiaz, Gérard Filoche, Sylvie Fuchs, Jean-Luc Gibelin, Jean Glavany, Yolande Guinles, Liêm Hoang-Ngoc, Gilles Houdouin, Pierre Khalfa, Jean-Yves Lalanne, Pierre Laurent, Dr Isabelle Lorand, Élise Lowy, Noël Mamère, Claude Martin, Myriam Martin, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Philippe Milesy, Dominique Montamat, Pierre Montoya, Marc Noguez, Ricardo Montserrat, Pierre Noël, Philippe Paternolli, Willy Pelletier, Christine Poupin, Jean-Claude Petit, Dominique Plihon, Michèle Pham Baranne, Roger Pham, Serge Regourd, Vincent Ricarerre, Sandrine Rousseau, François Ruffin, Denis Sieffert, Éric Thouzeau, Marie-Claude Treilhou, Guy Tressalet, Aurélie Trouvé, Raymond Vacheron, Dr Anne-Marie Vaugelade, Gabriel Vaugelade, Marie-Christine Vergiat, Marie-Pierre Vieu, Christian Zueras…
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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 02:38

Colonisation. Netanyahou mis face à ses responsabilités

GAËL DE SANTIS
JEUDI, 29 DÉCEMBRE, 2016
L'HUMANITÉ
afp

Dans son discours, prononcé hier, le chef de la diplomatie des États-Unis a expliqué le refus de l’administration Obama de mettre son veto à la résolution condamnant la colonisation de la Cisjordanie : la politique de Netanyahou empêche la « viabilité d’une solution à deux États », a défendu John Kerry.

C’est un nouveau camouflet à Benyamin Netanyahou que vient d’adresser l’administration Obama, hier, moins d’une semaine après avoir laissé passer, au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, une résolution condamnant la colonisation israélienne en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Le secrétaire d’État des États-Unis, John Kerry, a, hier, fait une longue déclaration expliquant ce vote. Pour lui, la colonisation empêche la « viabilité d’une solution à deux États ».

Or, elle a été une constante de la politique israélienne ces dernières années. Kerry a rappelé qu’il y a aujourd’hui 270 000 colons de plus en Cisjordanie et à Jérusalem-Est qu’avant les accords d’Oslo et 100 000 colons de plus qu’avant l’arrivée de Barack Obama en 2009. Cette situation empêche « un État palestinien viable ». Il fait savoir aux autorités israéliennes que le fait que Washington n’ait pas opposé son veto vendredi dernier, s’abstenant et autorisant ainsi le vote par quatorze membres du Conseil de sécurité de la résolution ne pouvait constituer une surprise. « Cette résolution réaffirme les principes énoncés par le Conseil de sécurité » au sujet du règlement du conflit.

Pour autant, le chef de la diplomatie a repris des fondamentaux de la position états-unienne, blâmant l’Autorité palestinienne et le Fatah pour ne « pas condamner certains actes terroristes ». Il a vanté le bilan de l’administration Obama, qui a usé son veto à plusieurs reprises à des résolutions « non équilibrées » et rappelé qu’elle a débloqué des fonds en faveur de la défense d’Israël. En effet, les États-Unis viennent de programmer une aide militaire de 38 milliards de dollars (36,5 milliards d’euros) pour les dix prochaines années.

John Kerry avertit Israël : la solution à deux États est le seul moyen « pour permettre la réalisation des aspirations nationales de deux peuples ». En l’occurrence, pour Israël, un État juif et démocratique, en paix avec ses voisins. Il a érigé les États-Unis en premiers défenseurs de cette cause, laissant entendre que la politique israélienne actuelle s’en éloignait.

Alors que le 20 décembre Donald Trump sera investi président des États-Unis, John Kerry a tenu à rappeler les jalons de la ligne défendue par les précédentes administrations : la création de deux États, dans les frontières de 1967, avec des échanges équitables de territoires pour « tenir compte des réalités sur le terrain » ; un accord sur le sort des réfugiés palestiniens ; le partage de Jérusalem, qui deviendrait capitale des deux États, avec un accès aux lieux saints ; la satisfaction des besoins de sécurité d’Israël et la fin de la colonisation. Ce haussement de ton de la part de Kerry, annoncé depuis plusieurs jours, a déjà des effets concrets sur le terrain, Israël se sentant plus que jamais isolé. La municipalité de Jérusalem, qui devait hier attribuer des permis de construire dans la partie orientale de la ville, a suspendu son projet. « Le président du comité de planification nous a dit que (la question des permis) avait été retirée de l’ordre du jour à la demande du premier ministre, de façon à éviter un conflit avec le gouvernement américain juste avant le discours de Kerry ce soir », a déclaré Hanan Rubin, conseiller municipal.

Les États-Unis ne sont pas seuls à pouvoir peser. L’Union européenne aussi a un rôle à jouer, elle qui est le premier partenaire commercial d’Israël, et qui absorbe 35,8 % de ses exportations et finance une partie de sa recherche et développement dans les branches de l’électronique, de l’aéronautique et de l’armement par le truchement de subventions.

 
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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 02:25

Le dimanche, bricoler n’est pas toujours toléré 

REGLE DE BON VOISINAGE
DANIEL ROUCOUS
VENDREDI, 23 DÉCEMBRE, 2016
AFP/Mychele Daniau

L’ouverture le dimanche des magasins de bricolage n’autorise pas de fait à bricoler le dimanche et fêtes, droit au repos des voisins oblige !

62% des Français considèrent le bricolage comme un loisir qu’ils pratiquent le plus souvent le dimanche. Cela a d’ailleurs été l’argument du Conseil d’Etat puis du gouvernement  pour autoriser l’ouverture des magasins de bricolage ce jour là par dérogation permanente. Ceci en application de l’article L3132-12 du code du travail qui autorise certains établissements à déroger à la règle du repos dominical lorsque l’ouverture est rendue nécessaire par les besoins du public. »

Le hic est que bricoler le dimanche se heurte au droit au repos des voisins. Ce droit s’appuie sur l’article R1334-31 du code de la santé publique qui dit bien que « aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ». 

C’est d’ailleurs pour cela que les maires ou les préfets publient et affichent des arrêtés réglementant le bricolage le dimanche. Ils s’imposent aux bricoleurs qui doivent donc en prendre connaissance sur les sites internet de leurs mairies, les lieux d’affichage ou sur place.

Certains interdisent le bricolage le dimanche. C’est le cas à Paris.

D’autres le limitent de 10 à 12 heures comme à Blois, à Wasquehal, en Seine-Saint-Denis voire de 10 à 12 et de 16 à 18 heures comme en Haute-Garonne.

A défaut d’arrêtés, les bruits ne doivent en aucun cas durer, être répétitifs et intenses le dimanche, jours fériés comme en semaine. Et contrairement aux idées reçues, tout n’est pas permis entre 7 et 22 heures.

Quand ça dépasse les bornes, les accords amiables et les alertes aux propriétaires ou aux syndics restées sans suite, il convient de s’adresser aux services municipaux voire aux maires.

En effet, ceux-ci non seulement sont tenus de faire respecter les arrêtés relatifs au bricolage qu’ils ont pris mais encore sont responsables de la tranquillité publique. Ceci en application de l’article L2212-2 alinéa 2 du code général des collectivités territoriales qui énonce : « la police municipale que le maire doit assurer comprend  le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique telles que… les bruits, les troubles de voisinage etc. »

Cette réglementation vaut aussi pour les tondeuses à gazon, les motoculteurs, les taille-haies, les tronçonneuses, les chiens qui ne cessent d’aboyer et les coqs passionnés de chants en ville comme au village.

Précisons que la réglementation sur le bruit s’applique aussi aux magasins, commerces, cafés-restaurants et autres « fanas » du travail le dimanche.

 

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 02:14

« Régionales – Les adhérents du PCF s’inquiètent

Un certain nombre de militants deux-sévriens du Parti communiste français (PCF) se posent des questions. À quelques semaines du scrutin régional, ils s’étonnent de ne disposer d’aucune information : « Nous ne connaissons que deux noms : celui de l’homme qui va mener la liste régionale du Front de gauche, Olivier Dartigolles (PCF) » sans que les adhérents du PCF deux-sévrien ne soient consultés. Ces derniers ajoutent : « En ce qui concerne le département des Deux-Sèvres, une élue municipale de Niort, Isabelle Godeau (Parti de gauche) serait pressentie pour être tête de liste. Au PCF, les portes sont fermées aux adhérents et personne n’est au courant de qui se trame rue des Fossés. Les adhérents ne sont pas consultés et laissé à l’abandon »,Ils posent la question : « Y aura-t-il des communistes sur la liste de 14 noms en Deux-Sèvres? Il est vrai que le PCF 79 a perdu beaucoup d’adhérents et deviens un bateau qui tangue ». »

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 01:45

Ils hébergent des réfugiés : «Comme s'ils étaient de notre famille»

>Société|J.V.|28 décembre 2016, 7h00 | MAJ : 28 décembre 2016, 7h57|6

 Younès, 55 ans, un ancien ingénieur syrien, habite depuis un mois avec ses quatre enfants chez Michel et Maija Benazech

LP/Yann Foreix
 
 
 
 
J.V.
 
SociétéSolidaritéRéfugiésMigrantsAccueil
 

 

Il n'y a jamais eu autant de Français prêts à accueillir chez eux des exilés. Une démarche complexe mais que l'Etat souhaite amplifier. Rencontre avec une famille qui s'est lancée.

Dimanche, chez Michel et Maija Benazech, la tablée de Noël était immense. En plus de leurs enfants et de leurs petits-enfants, il y avait Younès, un Syrien de 55 ans, et ses quatre enfants, âgés de 11 à 24 ans, qu'ils hébergent depuis un mois chez eux. Ils ont installé la famille à l'étage dans une partie aménagée comme un appartement, avec cuisine et salle de bains indépendantes.

 

Les Benazech font partie des volontaires du programme d'accueil de l'Entraide protestante. Younès, ancien ingénieur en bâtiment qui a d'abord trouvé refuge en Jordanie, a obtenu un visa spécial au titre de l'asile. Il savait, avant de partir, qu'il serait hébergé chez ce couple de retraités normands. «On m'a très bien décrit leur maison, en me précisant que c'était à la campagne», confie-t-il, heureux d'avoir pu bénéficier d'une procédure qui a évité à ses enfants une traversée périlleuse de la Méditerranée.

 

 

Cours de français

 

La première rencontre avec les Benazech a eu lieu à la descente de l'avion. C'est Maija qui est allée les chercher à Roissy. Le maire du village a reçu ses nouveaux concitoyens dans la foulée et aidé à la scolarisation des deux plus jeunes. Farah, 11 ans, a fait sa rentrée le mois dernier dans une classe d'adaptation, et Baef, 14 ans, dans un collège où il alterne deux jours d'apprentissage du français et trois jours de cours classiques. Pour Rama et Sarah, les aînées, majeures, la situation est plus compliquée. «La priorité est l'apprentissage de notre langue», martèle Michel, qui a sollicité l'aide de sa paroisse pour leur trouver des cours à domicile. Il a aussi dégoté une vieille voiture que pourra emprunter leur père. «Nous faisons comme s'ils étaient de notre famille.»

 

Les voisins ne sont, eux, pas tous au courant. «Cela s'était bien passé avec la famille que nous avions reçue l'an dernier, il n'y a pas de raison que cela change», juge, confiant, l'ancien employé de France Télécom.Dans ce village de 400 habitants, plus d'un électeur sur trois a voté FN l'an dernier. Mais selon Franziska Dasnoy, de l'Entraide protestante, ce type d'hébergement est bien accepté. «Il déclenche rarement des réactions d'hostilité. En fait, cela contribue à changer les idées reçues.»

 

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 01:40

Estrosi, et ses amis les fascistes Liebermann et Netanyahu !

Dépenser 50.000€ les impôts des populations de PACA pour engraisser les colons israéliens et le KKL, lequel depuis des décennies camoufle le nettoyage ethnique de la Palestine en plantant des Pins (arbres qui n'ont rien à faire en Méditerranée et qui flambent lors des grandes sécheresses) !

Le grand benêt niçois s'obstine à chercher des pyromanes palestiniens pour expliquer les grands incendies qui ont touché l'état colonial israélien, alors que dans le pays sont mis en cause les tirs à obus et balles réels de l'armée coloniale en manœuvre alors qu'une extrême sécheresse frappait le pays.

Pire encore, dans son hystérie du moment il débloque 50.000 € pour le KKL qui plante des pins dans tous les sens, essentiellement pour cacher les villages palestiniens détruits par l'armée coloniale après 1948. Dans un pays méditerranéen, ces arbres sont un véritable désastre écologique, et malgré les affirmations d'un grand amour pour le pays, aucune mesure efficace de lutte contre les incendies n'a jamais été prises. Ainsi on peut lire dans la presse locales « Ces zones tampons doivent être développées avec réflexion, en prenant en compte le terrain et les différentes espèces de plantes dans l’environnement. Les pins doivent assurément être supprimés. Et bien sûr, il faut faire attention de s’assurer qu’il y a un bon accès pour les véhicules d’urgence, et des sources d’eau pour lutter contre le feu »,

Généreux pour soutenir ses amis colons, le Sieur Estrosi l'est moins pour les budget de la région et en particulier dans le domaine de la culture et de la formation. Ainsi dans un communiqué, la CGT du Conseil Régional dénonce un budget de régression sociale ! 
Dans le domaine culturel : baisse des crédits alloués à la création, la
production et l’édition régionale ; suppression des postes d’agents de développement culturel (-­‐1,3 millions)
-­‐ Dans le domaine sportif : les structures locales qui œuvrent au sport pour
tous au quotidien et sur le terrain voient leurs dotations rognées;
-­‐ Dans le tourisme : la ligne «accès aux vacances pour tous» disparaît
-­‐ Dans la formation : la rémunération des stagiaires diminue de 6 millions
d’euros, 
 -­‐ En matière de «solidarités», vie associative : l’égalité femmes-­‐hommes perd 150 000 euros, 
-­‐ Dans les transports : l’exploitation des TER (-­‐8 millions) et LER (-­‐3millions) ;
-­‐ Dans le domaine de la santé : les actions santé (-­‐400 000€) ;
-­‐ Pour les lycées : l’animation de la vie lycéenne (-­‐400 000€)
-­‐ Un budget «Solidarité» divisé par deux (-­‐3,2 millions)

En Palestine Occupée, Estrosi l'homme bien connu pour ses succès en matière d'installation de camera à Nice, l'homme avide de sécurité qui aurait fait un selfie avec le terroriste du 14 juillet (lequel a pu se pavaner longuement devant les camera dans son camion sans attirer l'attention), l'homme qui se pense être politique s'autorise à critiquer le Conseil de Sécurité des Nations Unies, et la politique étrangère de la France alors qu'il est à l'étranger !

La proximité idéologique de Christian Estrosi avec les idées d'extrême droite (accusation de plagier les propositions du F-Haine à l'encontre des migrants) ne sont pas une nouveauté. Tout comme ses liens étroits avec l'état colonial israélien ! Nous ne sommes donc pas surpris de son amitié pour la bande d'extrême droite Netanyahou-Liebermann !

MAIS QU'IL UTILISE L'ARGENT DE NOS IMPOTS, L'ARGENT DE LA REGION POUR SOUTENIR LES FASCISTES AU POUVOIR EN PALESTINE OCCUPEE EST INACCEPTABLE ! 
Il lui faudra rendre compte ! 
http://www.lexpress.fr/…/estrosi-en-israel-pour-soutenir-so…

A 10 voix sur 14, le Conseil de sécurité de l'Onu a adopté vendredi une résolution qui condamne la colonisation israélienne dans les territoires…
LEXPRESS.FR
 
 

Le niveau d’hystérie atteint par les dirigeants israéliens, en réaction au vote de la résolution 2334 de l’ONU sur la colonisation de la Cisjordanie, en dit long sur le déni dans lequel l’Etat hébreu s’est enfermé. On ne peut pas dire qu’il a été pris par surprise. Voilà des années que la communauté internationale rappelle aux dirigeants israéliens les termes de la résolution 465 votée le 1er mars 1980 par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Que disait celle-ci, il y a… près de trente-sept ans ? Elle «déplorait vivement» qu’Israël «persiste et s’obstine» dans une politique «qui fait obstacle à l’instauration d’une paix d’ensemble juste et durable au Moyen-Orient» et demandait «au gouvernement et au peuple israéliens de démanteler les colonies de peuplement existantes et de cesser d’urgence d’établir, édifier et planifier des colonies de peuplement dans les territoires arabes occupés depuis 1967, y compris Jérusalem.»

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 19:28

Pour la France, un projet politique de gauche porté par un Front populaire et citoyen

À un an des prochaines élections présidentielle et législatives, la situation politique est en pleine évolution. Marquée par de très fortes contradictions et des incertitudes que nourrit, chaque jour un peu plus, l'enfoncement du pouvoir Hollande-Valls dans des choix rejetés par le pays, la période est aussi celle d'un espoir qui renaît. Après les élections régionales, et alors que le pouvoir n'avait pas encore été mis en échec sur la révision constitutionnelle inscrivant la déchéance de nationalité, la situation paraissait verrouillée et dominée par les dangers et les peurs. Aujourd'hui, des idées essentielles sont au premier plan :

  • La mobilisation pour le retrait de la Loi El Khomri marque aussi bien le refus massif d'une insécurité sociale et de précarité généralisée, qu'une exigence de sécurisation de tous les moments de la vie de chacune et chacun ;

  • Du scandale de Panama Papers aux salaires des grands patrons, l'actualité des dernières semaines a rappelé l'ampleur de la prédation financière sur les richesses créées organisée par les multinationales, le système bancaire mondialisé, les gouvernements et les institutions internationales qui soutiennent les puissances d'argent ;

  • Sous différentes manières, dans les manifestations ou sur les places publiques, avec des pétitions ou des appels, des débats et des initiatives diverses, l'intervention citoyenne dit « cela ne peut plus durer », « c'est maintenant qu'il faut se faire entendre et agir », « maintenant qu'il faut montrer que l'on vaut mieux que ça », « qu'un autre avenir est possible ».

    Tous ces mouvements montrent que des forces peuvent être disponibles pour reconstruire l'espoir au-delà des batailles engagées. Ces débats, ces mobilisations, ces mouvements peuvent- ils, dans la durée, ouvrir la voie à un nouvel espoir politique, à de nouveaux rassemblements jusqu'au vote et au changement de politique ?

    Face au rejet de sa politique, aux dégâts et aux gâchis considérables provoqués par tant de renoncements et de trahisons depuis 2012, François Hollande et le gouvernement ont décidé de ne rien changer. Malgré l'échec de leur politique, ils s’entêtent et s’obstinent en voulant laisser croire qu'il ne peut pas y avoir d'autre chemin et que « la France va mieux ». Dans le désarroi social et la confusion politique générée par la politique Hollande-Valls, le discrédit de la gauche grandit, les idées de droite et d’extrême droite demeurent omniprésentes, un Medef militant multiplie les provocations, de nouvelles initiatives pro-libérales comme le mouvement d'Emmanuel Macron tentent de surfer sur le besoin de renouvellement politique.

    Nous sommes devant une forte contradiction. D'un côté, la rupture populaire à gauche avec le pouvoir Hollande-Valls paraît irréversible. De l'autre, ce désaveu massif et justifié débouchera inévitablement, si une nouvelle réponse progressiste largement rassembleuse n'est pas construite, sur une victoire de la droite et de l'extrême droite, toutes deux porteuses de programmes radicalisés extrêmement dangereux pour notre peuple. Avec les modes de scrutin présidentiel et législatifs, majoritaires à deux tours, et un système politique ultra-présidentialisé, cette victoire peut même conduire à la marginalisation durable, voire à l'effacement de la représentation politique, des idées progressistes, de la gauche sociale et politique. Et cela alors

même qu'une part croissante du peuple, notamment à gauche, cherche des réponses nouvelles pour la démocratie et le progrès humain.

Nous ne ferons pas à Manuel Valls, François Hollande et Emmanuel Macron le cadeau de laisser raconter cette fable selon laquelle il y aurait « deux gauches irréconciliables » ou selon laquelle « le clivage gauche-droite serait dépassé ». On ne peut pas être de gauche et libéral. Car le libéralisme, fondement des politiques de droite et d'extrême droite, est incompatible avec les valeurs historiques de la gauche, les intérêts du peuple et du monde du travail. Nous sommes déterminés à agir pour une gauche combative au service des intérêts populaires. Nous sommes conscients que cette gauche doit réinventer ses projets et ses pratiques, se réinventer elle-même pour rassembler toutes celles et tous ceux qui veulent une autre voie pour la France.

Ces hommes, ces femmes sont des millions aujourd’hui. Ils et elles sont le cœur des mouvements sociaux, citoyens, de la jeunesse. Ce sont les électrices et les électeurs du Parti communiste et du Front de gauche, une majorité des électrices et électeurs écologistes et socialistes et avec eux, toutes celles et ceux qui, déçus, boudent les urnes. Ils sont très nombreux dans les syndicats, les associations qui agissent dans l’urgence sociale, les droits humains, la laïcité, l’éducation populaire, l’économie sociale et solidaire. Et combien de travailleurs, d’ouvriers, d’employés, d’enseignants, de chercheurs, humiliés par le manque de considération, sont disponibles pour redonner un vrai sens, une vraie valeur à leur travail ? Combien sont-ils, parmi les intellectuels, les artistes, les créateurs, écœurés de voir que le gouvernement qu’ils avaient soutenu offre le visage honteux de l’austérité et de la lâcheté devant le pouvoir de l’argent ? Et combien sont-ils parmi les jeunes qui refusent d’être précarisés à vie ? Ces hommes, ces femmes, qui sont le peuple et qui sont la gauche, ne veulent plus voir le clan au pouvoir piétiner leurs valeurs, parler en leur nom et gouverner en les divisant.

Par millions, ces hommes, ces femmes peuvent s’emparer dès maintenant des échéances politiques de 2017 en étant associés à tous les choix de cette gauche transformatrice en laquelle ils veulent pouvoir de nouveau se reconnaître.

Dans ces circonstances exceptionnelles et inédites, le Parti communiste, en fidélité aux grandes initiatives qu’il a su prendre dans l’histoire de notre pays, appelle à soutenir, participer aux mobilisations sociales, citoyennes et de la jeunesse, à pousser partout les convergences, à poser le débat des perspectives non comme un ralliement à telle ou telle stratégie politique, telle ou telle candidature, mais pour que le mouvement populaire définisse et garantisse ses propres solutions. Nous appelons donc, dans la durée, à un nouveau Front populaire et citoyen de lutte et de construction.

S'appuyer sur l'expérience du Front de gauche, vers un nouveau Front populaire et citoyen

Contribuons à un débat où ces forces diverses se retrouvent pour dire ce qu'elles souhaitent, jusqu'où elles veulent aller ensemble et dans quelles conditions, participons à la mise en mouvement d'un nombre immense de femmes et d'hommes. Cette orientation n'est pas nouvelle. Nous avons de longue date tiré enseignement des échecs des combats de la gauche et de nos propres combats en disant que la mise en mouvement du peuple dans une démarche collective, populaire et citoyenne est la clé d'un succès de la transformation sociale. Et nos efforts, depuis, ont consisté à créer les conditions de ce mouvement. Nous y sommes parfois parvenus, par exemple dans le combat de 2005 contre la constitution libérale européenne. C'est aussi ce que

nous avons décidé de faire en lançant le Front de gauche, avec l'ambition de disputer le leadership idéologique, politique et culturel à gauche. Il nous a permis de progresser dans l’unité des forces antilibérales, de renforcer le combat contre l’austérité. Avec « L'humain d'abord », nous avons réussi à construire du commun, nous avons véritablement su créer une espérance collective. Des débats ont aussi traversé ce rassemblement, notamment son rapport à la gauche et aux alliances à gauche, sa vocation majoritaire pour laquelle le PCF n'a cessé d'agir, sa volonté de changer la gauche en profondeur, ou encore son caractère collectif et démocratique qui n'a malheureusement pas été respecté. Même si nous ne sous-estimons pas les difficultés qu'il rencontre, nous restons attachés au Front de gauche, à la démarche qui lui a donné naissance, et nous militons pour la redéployer dans un mouvement plus large, plus populaire et plus citoyen. Nous devons réactiver les assemblées citoyennes aujourd'hui en sommeil, développer les expériences de participations citoyennes en cherchant à mieux répondre à leurs exigences d'efficacité dans la durée. Nous le disions lors de notre précédent congrès en 2013, « à chaque fois que nous le pouvons, nous voulons œuvrer à rassembler toutes les forces disponibles afin d'ouvrir des brèches au changement. » Et, à propos du Front de gauche, nous ajoutions : « En poursuivant sur le chemin où nous sommes engagés, nous voulons en faire le lieu où la politique devient, de façon de plus en plus irrésistible, l'affaire de toutes et de tous, l'affaire du peuple, contribuant à l'émergence d'un nouveau Front populaire. » Nous ne nous résignons pas à la situation de division d'un mouvement qui a suscité tant d'espoirs et reste un marqueur politique et culturel pour engager le Front populaire et citoyen.

Cette démarche, celle qui a présidé à la création du Front de gauche, il s'agit de la poursuivre et d'en écrire une nouvelle étape dans les conditions inédites d'aujourd'hui, car nous sommes dans une situation grave, à un tournant sans doute de l'histoire politique du pays. Nous avons la responsabilité de proposer une initiative de rassemblement telle que le Parti communiste français a su les prendre aux grands moments de son histoire. C'est un nouveau Front populaire et citoyen, un nouveau front social et politique, que nous voulons contribuer à faire émerger en rassemblant les forces de la gauche et de l'écologie politique, les forces syndicales, le mouvement social, le monde du travail et de la création pour ouvrir un chemin neuf d’espoir pour la France, pour écarter le danger de la droite et de l’extrême droite, pour construire une nouvelle majorité.

Le nouveau Front populaire et citoyen auquel nous appelons est à la fois fait de mobilisations sociales, de constructions citoyennes et d'alliances avec des courants transformateurs et réformistes prêts à agir avec nous pour un projet de transformation sociale.

Parce que le Parti socialiste a poursuivi la politique néolibérale de la droite, les politiques menées sont de plus en plus opposées aux intérêts populaires et le risque de prise du pouvoir du Front national, avec les conséquences politiques gravissimes que cela implique, ne peut être écarté durablement sans une nouvelle dynamique politique de transformation sociale en prise avec les luttes.

L'évolution de la social-démocratie n'est pas conjoncturelle et elle provoque une fracturation inédite au sein du PS. Face à la profondeur de la crise, face à la financiarisation et à la mondialisation du capital, le compromis social-démocrate traditionnel est de plus en plus impuissant. Les dirigeants socialistes français se sont ralliés au capital. C'est la raison de l'abandon par le gouvernement et la direction du PS des promesses de campagne de François Hollande.

Cette évolution liée à la perspective d’une défaite électorale historique a ouvert une crise au sein du Parti socialiste. Le mouvement de conversion de la social-démocratie au libéralisme peut entraîner sa base sociale dans une recomposition politique qui ouvrirait la voie à de nouvelles

coalitions politiques porteuses de projets de régressions sociales et démocratiques de grande ampleur.

Cependant des potentialités existent pour créer une dynamique politique nouvelle qui s'oppose à ce mouvement historique. Force est de constater que désormais la moindre avancée en faveur des intérêts populaires nécessite la mise en œuvre de transformations radicales.

Dans ces conditions, un nouveau dialogue peut se nouer à gauche pour qu'un rassemblement majoritaire porte un projet répondant aux exigences populaires. Les initiatives de notre parti ont permis des accélérations en la matière ces derniers mois, de la participation de nombreux élus socialistes aux « Lundis de gauche » au ralliement inédit de parlementaires socialistes au dépôt d'une motion de censure de gauche.

La grande consultation citoyenne pour un mandat populaire en 2017

La majorité que nous voulons construire, c'est d'abord une majorité populaire unie pour un nouveau projet.

Le niveau des luttes sociales et des mouvements populaires et citoyens est absolument décisif pour construire le rassemblement que nous voulons. Les communistes contribuent à ces mobilisations avec d'autres. Elles sont indispensables pour résister aux politiques mises en œuvre aujourd'hui par le pouvoir et le patronat et pour gagner de nouvelles avancées sociales et démocratiques. Tout ce qui sera arraché et obtenu dans les prochaines semaines comptera pour la suite.

Les luttes, nécessaires pour résister et gagner, sont aussi des moments de prise de conscience des enjeux dans lesquels les débats politiques et d'alternative peuvent s'accélérer. Ces débats porteront sur la conquête des pouvoirs. Pour ce qui concerne le PCF, nous voulons conquérir les pouvoirs à tous les niveaux, comme points d'appui aux luttes et nous n'avons une posture du « tout ou rien » en aucun domaine. Ces débats favorisent les rassemblements. Nous nous prononçons pour la participation au pouvoir pour agir dans l'intérêt du plus grand nombre.

Constituer un nouveau Front populaire et citoyen nécessite des initiatives politiques de très grande ampleur et envergure. Encore très éparses, des propositions politiques commencent à s'esquisser dans le paysage, en réponse aux souffrances sociales et démocratiques et dans la perspective des échéances électorales de 2017. Le Parti communiste en a lui-même initié à l'image des « Lundis de gauche » en février et mars 2016. Les communistes veulent contribuer à la convergence de ces initiatives diverses. Sur l'emploi, le PCF engage une campagne politique et citoyenne dans la perspective d'une société sans chômage sur le thème : « Zéro chômage, pour une société de partage ».

Le PCF entend ouvrir une discussion politique avec notre peuple.

Cette discussion politique va prendre des formes multiples. La rencontre avec les citoyennes et citoyens est déjà au cœur de notre pratique. Nous savons combien la défiance est profonde à l’égard de la politique, nous savons combien le mot

« gauche » peut être perverti aux yeux de nombreux citoyens par les orientations mises en œuvre par le gouvernement et ceux qui le soutiennent. À l’heure où un nombre croissant a le sentiment

nous avons réalisé de nombreuses conventions thématiques sur le travail, l’Europe, l'industrie, la révolution numérique, l'école, l'aménagement du territoire. Nous mettons en débat un texte de

référence

La France en commun

», nous débattons de notre projet, de notre parti. Nous

Depuis notre dernier congrès,

voulons faire plus, mieux et en plus grand.

de ne jamais avoir réellement la parole, nous voulons produire un événement politique majeur pour que notre peuple reprenne la main, pour refaire de la politique un champ ouvert, une affaire populaire. Cette campagne prendra notamment la forme d’une consultation citoyenne, intitulée « Que demande le peuple ? » nous permettant d’aller à la rencontre de 500 000 personnes d'ici à la fin de l'été afin d’ouvrir le débat politique sur la base de leurs préoccupations et de nos propositions. Nous voulons ainsi nouer le dialogue, faire reculer les idées reçues qui nourrissent les divisions populaires, recréer de l’espoir. Avec cette grande consultation citoyenne, nous proposons d'écrire à des milliers de mains un mandat populaire pour 2017. Nous voulons, dans cette discussion, trouver les moyens d'agir ensemble, de mobiliser les énergies disponibles, d'ouvrir des voies nouvelles. Cette initiative nationale fera l'objet d'une restitution publique pour rendre incontournables la parole et les exigences populaires.

Les élections législatives : un objectif central pour une véritable démocratie et une issue à la crise

Avec le double objectif de mobilisation sociale et d’unité politique, notre ambition est d'initier, construire et rendre dynamique un nouveau socle politique pour une nouvelle majorité à gauche dans notre pays.

Pour avancer dans cette voie dans les échéances électorales de 2017, nous préparons, sans attendre l’après-élection présidentielle, les élections législatives.

En effet, force est de constater notre très grande difficulté à exister mécaniquement dans la législative dans le sillage d’un score à la présidentielle. C'est pourquoi nous devons mettre en place les conditions pour que nos candidates et candidats puissent entrer en campagne dès maintenant.

Depuis 2002, la formation d’un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale a été un véritable combat pour notre parti. Son renforcement est un enjeu prioritaire. Depuis 2012, le groupe de la Gauche démocrate et républicaine composé de 10 député-e-s du Front de gauche et de 5 élu-e-s ultramarins a montré toute son utilité par un travail considérable sur des questions essentielles comme la réforme territoriale, l’accord national interprofessionnel (ANI), la loi Macron ou tout récemment contre la loi travail.

Plus que jamais aujourd’hui, nos idées et notre pratique doivent s’inscrire dans une inversion de la logique actuelle. Notre pays a besoin d’un Parlement fort de sa légitimité populaire et d’une Assemblée nationale élue au scrutin proportionnel avant l’élection présidentielle, afin d’être davantage représentative de ce que pense et veut le peuple. Nos conceptions institutionnelles sont pour un septennat non renouvelable, pour l’élection du Président de la République par le Congrès, avec un gouvernement responsable devant le Parlement et non, de fait, devant le seul Président. Avec son projet « La France en commun », le PCF porte sur ces questions des réflexions, des propositions qui sont formulées pour être débattues, enrichies, remaniées, dans la perspective d’une VIe République.

Les élections législatives sont plus perméables que l’élection présidentielle à l’intervention citoyenne qui privilégie le peuple acteur et non les démarches de sommet. La majorité parlementaire doit rendre des comptes au peuple et non au Président !

Dans le contexte actuel de crise de la politique et du système politique, accepter que les élections législatives soient déconnectées des enjeux réels de la fonction législative par le résultat de

l’élection présidentielle, hyper personnalisante dans une dérive oligarchique, ne peut que contribuer à occulter toujours plus la représentation nationale chargée d’élaborer et de voter les lois qui concernent la vie quotidienne et l’avenir de nos concitoyens. Cela, dans le droit fil des théories libérales promues par les forces du capital pour empêcher les aspirations populaires de peser dans le débat et les décisions politiques.

À l’inverse et sans attendre, la mobilisation pour des rassemblements à vocation majoritaire doit être notre priorité. Nous y voyons le moyen et une ardente obligation pour construire les meilleurs rapports de forces possibles dans toutes les circonscriptions et pour faire élire le maximum de députés présentés ou soutenus par le PCF.

Ce sera aussi un levier politique, citoyen et de proximité, pour la candidature que nous présenterons ou soutiendrons à la présidentielle.

Ces élections législatives peuvent être une étape importante de rassemblement de toutes celles et ceux qui ne veulent pas se résigner aux renoncements de ceux qui gouvernement, qui ne veulent pas de la droite et de l’extrême droite, qui espèrent contribuer à une société plus égalitaire, plus juste et fraternelle, qui veulent faire émerger une alternative à l'austérité libérale. Et plus tôt les communistes s’engageront dans les législatives, plus nous réduirons le risque d’être les victimes d'une présidentielle possiblement ravageuse pour notre peuple et la démocratie.

Les élections législatives sont donc un temps électoral déterminant pour l’existence nationale, pour le développement du PCF et de sa stratégie de rassemblement. L’enjeu est également très important pour sa représentation au Sénat.

Dans un Parlement bicaméral, le Sénat participe au vote des lois. Émanation des élus locaux, il a le pouvoir de promouvoir des lois progressistes en faveur de la citoyenneté, des services publics, de la liberté d’action des collectivités territoriales, des coopérations pour des projets d’intérêts général, d’un État solidaire des territoires et garant de leur égalité, de l’autonomie des collectivités, d’un véritable statut de l’élu-e.

Les élections sénatoriales de septembre 2017, au scrutin indirect par de « grands électeurs », seront également, après les législatives, un rendez-vous politique très important, mais difficile pour notre parti du fait des progressions de la droite et de l’extrême droite dans les élections locales.

Pour ce Front populaire et citoyen, l'élection présidentielle est un moment décisif

Nous devons agir pour déjouer avec notre peuple le piège qui lui est tendu. Les institutions et le mode de scrutin sont faits pour empêcher le changement, et ces mécanismes se sont encore aggravés du fait de la crise politique et démocratique profonde traversée par notre République. Face à cela, nous voulons faire grandir une démarche collective, populaire, citoyenne. Il s'agit de relancer une dynamique d'intervention populaire, pour qu'un-e candidat-e de gauche puisse représenter les intérêts et les aspirations populaires dans cette échéance et qu'il puisse les faire triompher du néolibéralisme et du néo-nationalisme, qu'il puissent rassembler cette majorité de la gauche et du peuple en attente d'une perspective de changement profond et durable. C'est un objectif politique de haut niveau, qui est la meilleure voie, selon nous, pour éviter de subir cinq années supplémentaires la violence de la domination des forces de la finance.

L'idée se répand selon laquelle il n'y aurait rien à attendre de la prochaine élection présidentielle. Nous refusons résolument cette fatalité.

Le Parti communiste français appelle au rassemblement dans un pacte d'engagements communs de toutes les forces populaires, sociales et politiques, qui veulent remettre la France sur la voie du progrès social et de la démocratie, et reconstruire pour cela une gauche porteuse d'espoir.

Ce pacte d'engagements communs, travaillé en lien avec les mobilisations sociales dans leur diversité, unira les citoyens qui s'engageront dans sa construction, dans la bataille, pour qu'il soit respecté, et sur lequel pourra se construire une candidature commune à l'élection présidentielle avec toutes les forces qui auront permis son émergence.

Nous proposons que ce pacte d'engagements communs soit rédigé d'ici le mois d'octobre. Nous prendrons toutes les initiatives nécessaires à tous les échelons territoriaux, jusqu'au niveau national, pour aboutir à la rédaction de ce pacte national d'engagements communs avec toutes les forces engagées dans sa construction.

Il sera alors soumis à une votation citoyenne nationale, devenant le mandat populaire pour 2017, propriété de tous les participants à cette votation citoyenne nationale.

Pour le construire, nous appelons à un vaste débat populaire, comme nous le proposons avec la grande consultation citoyenne. Nous encourageons toutes les initiatives visant à favoriser l'implication citoyenne, c'est pourquoi nous soutenons notamment la démarche de « l'Appel des 100 ».

Nous nous adresserons dès demain à toutes les forces sociales et politiques, tous les candidats déjà déclarés susceptibles de converger pour un tel mandat, à mettre les idées sur la table, à les confronter dans les débats publics ou sur des plateformes collaboratives, à faire converger leur processus de consultation et d'élaboration citoyenne de chacun.

Les forces engagées dans la rédaction de ce pacte et dans l'organisation de la votation citoyenne auraient alors la responsabilité de désigner un candidat commun à l'élection présidentielle pour porter ces engagements. Si plusieurs candidats issus de ces forces sont disponibles, une primaire citoyenne ou toute autre forme de processus citoyen de désignation pourrait les départager. Les communistes travaillent pleinement à un tel processus et à y engager un-e candidat-e pour y mettre en débat nos idées et y porter notre conception du rassemblement.

Pour ce qui concerne les adhérents du PCF, une conférence nationale est convoquée le 5 novembre, avec, à son ordre du jour, l'évaluation du processus engagé et l'évolution de la situation politique et sociale du pays, la décision concernant de soutenir ou de présenter une candidature dans le cadre d 'un processus collectif. Si tel n'est pas le cas, les communistes auront à choisir quel-le candidat-e ils soutiendront ou ils présenteront. Cette conférence nationale sera aussi un temps fort de notre mobilisation pour les élections législatives.

Les objectifs du processus auquel nous voulons travailler sont clairs et ils seront aussi un point d'appui pour les législatives.

La candidature de gauche pour l'élection présidentielle ne peut évidemment en aucun cas être celle de François Hollande qui s'acharne, malgré le rejet populaire, à vouloir repartir, ni celle d'un

autre représentant de la même politique, soutenue, depuis 2012, par la direction du Parti socialiste.

Le rassemblement de toutes les composantes de la gauche – politique, syndicale et associative – qui veulent une alternative à la politique gouvernementale est indispensable pour créer les conditions de la mobilisation populaire. C'est pourquoi nous regrettons les trop nombreuses candidatures annoncées à gauche et nous les appelons à s'inscrire dans la construction collective nécessaire. Si nous regrettons les conditions dans lesquelles la candidature de Jean-Luc Mélenchon, qui a été notre candidat en 2012, a été annoncée, nous continuons à l'inviter à s'inscrire dans cette conception collective.

Nous appelons les Français-e-s et toutes ces forces à participer à un processus collectif qui donne la priorité à la construction d'un projet politique issu de débats citoyens et porteur des exigences populaires autour de cette question : « quelle France voulons-nous ? ».

Le PCF identifie cinq questions essentielles dans ce débat, sur lesquelles le pays, les forces qui veulent le changement devraient tout faire pour converger. Car ces questions, qui mobilisent le pays, sont des leviers indispensables pour rendre le changement possible.

Nous voulons une France qui s'engage dans la refondation démocratique de la République, avec notamment : primauté du Parlement et des élections législatives dans le respect des engagements pris devant les citoyen-ne-s ; suppression du 49-3 et scrutin proportionnel à parité dans toutes les élections ; déprésidentialisation du régime avec un septennat présidentiel non renouvelable et l'élection du Président par le Congrès ; refonte de la loi NOTRe, avec la commune et les collectivités locales et de nouveaux pouvoirs citoyens comme poumons démocratiques de la République ; nouveaux droits pour les salariés, les usagers et les consommateurs dans la vie économique ; droit de vote des résidents étrangers et luttes contre les toutes les discriminations.

Nous voulons une France qui s'engage dans la lutte pour éradiquer le chômage et sécuriser la vie quotidienne de nos concitoyens, avec notamment : un système de véritable sécurisation de l'emploi et la formation ; une conférence nationale pour l'emploi et la formation, l'augmentation des salaires et la reconnaissance des qualifications, la revalorisation des retraites et des minimas sociaux ; la réduction du temps de travail à 32 heures ; un plan national pour le logement ; un plan d'urgence de lutte contre l'exclusion et la grande pauvreté ; la relance des services des publics (éducation et culture, santé, justice, police...) et de la protection sociale.

Nous voulons une France qui s'engage dans la lutte contre la finance et pour une autre utilisation des richesses, avec notamment : la création d'un grand pôle public bancaire pour financer un autre développement créateur d'emplois et écologique, l'investissement des PME, les services publics, la relance industrielle et la transition écologique ; la lutte contre l'évasion fiscale et une grande réforme de justice pour la fiscalité ; le plafonnement des salaires et des dividendes des grands patrons et l'encadrement des salaires dans une échelle de 1 à 20.

Nous voulons une France qui s'engage dans un nouveau modèle de développement, avec notamment: une relance industrielle tournée vers la maîtrise nationale des grands choix économiques, la satisfaction des besoins sociaux, avec de nouveaux processus de production plus écologiques ; un plan national de transition écologique conforme aux objectifs de lutte contre le réchauffement climatique ; un plan de soutien à l'agriculture tournée vers la rémunération du travail paysan et le respect d'une alimentation de qualité, un plan d'action pour le développement de l'économie sociale et solidaire et du commerce équitable.

Nous voulons une France qui s'engage dans la refondation démocratique et sociale de l'Europe, contre les modèles d'austérité actuels, avec notamment la reconquête de la politique monétaire par le changement des missions, du rôle et des critères de la BCE ; avec la remise en cause du pacte budgétaire ; la réorientation de l'argent des banques et de la BCE en faveur des services publics, de l'emploi et de l'écologie ; le contrôle du Parlement sur tous les choix européens qui engagent la France ; la suspension immédiate des négociations sur le TTIP ; le lancement par la France d’États généraux de la refondation européenne avec les forces et gouvernements progressistes disponibles.

Nous proposons aux citoyen-ne-s et à toutes les forces disponibles de travailler avec nous à redéfinir la gauche, son projet, ses valeurs ; d'ancrer dans la durée un rassemblement qui respecte la souveraineté des organisations qui le composent et expérimente de nouvelles pratiques permettant à la grande majorité de notre peuple de réinvestir le champ politique ; de construire une complémentarité d'action entre les composantes du mouvement populaire et progressiste, politiques, syndicales, associatives, intellectuelles et initier des fronts d'idées et d'actions à partir des luttes dans tous les domaines avec des millions de nos concitoyen-ne-s pour contrer l'idéologie dominante et obtenir des avancées concrètes à tous les niveaux.

Nous voulons participer à écrire une nouvelle page du combat de notre peuple qui renoue avec le récit émancipateur de la France : le récit de la gauche, le récit de la liberté, de la démocratie, de la République et des droits humains, le récit de l'égalité femmes/hommes, le récit de la sécurité et de la justice sociales, le récit de la fraternité, de la solidarité, le récit de l'ouverture au monde et de la paix. 

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Published by bruno fornaciari - dans PCF ACTUALITES
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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 14:39

Contre l'austérité : pour un service public du XXIème siècle !

 

► LA DROITE VEUT DETRUIRE LES SERVICES PUBLICS PAR UN COUP DE FORCE!

François Fillon a remporté la primaire de la droite avec un programme destructeur pour les services publics : moins 500 000 fonctionnaires, prise en charge des seules maladies longue durée pour la Sécurité sociale....

La droite nous refait le coup des fonctionnaires inutiles et coûteux! Pour donner des services utiles à la population en pâture au privé et aux frais des citoyens! La fonction publique, au 70ème anniversaire de sa création, c'est un statut pour les besoins fondamentaux de la population, assurés de manière démocratique et efficace! Mais il faut mettre les moyens! Non aux classes à 35 élèves, non à la suppression des zones d'éducation prioritaire, non au surmenage des personnels hospitaliers toujours plus surchargés! Le passage aux 39 heures ne réglerait pas le problème et causerait du chômage supplémentaire. 

 

► NON A LA SUPPRESSION DE POSTES DANS LA FONCTION PUBLIQUE !

Les services publics, nos biens communs, méritent mieux que le traitement qui leur est infligé. Dans un moment de crise sociale et économique profonde, la question des services publics resurgit au cœur des débats comme une réponse incontournable structurante d’une nouvelle société plus humaine et solidaire. Partout dans nos territoires les luttes se multiplient contre les politiques d’austérité pour empêcher la fermeture du bureau de poste du quartier, la fermeture des services de l’hôpital voisin, de la classe de l’école communale ou la suppression d’une ligne ferroviaire. Mettons un coup d’arrêt à la diabolisation de « la dépense publique » pour obtenir des avancées concrètes pour le service public du XXIème siècle !

 

► POUR UN MONDE SOLIDAIRE ET FRATERNEL, PLUS DE SERVICES PUBLICS!

Un appel citoyen de CONVERGENCE NATIONALE SERVICES PUBLICS «pour les services publics et la protection sociale du XXIème siècle », lancé par les Assises du service public du 21ème siècle, le 19 novembre dernier, s’adresse à l’ensemble des citoyens qui devront se prononcer à travers leurs votes au printemps prochain, sur l’avenir des services publics, pour conjuguer toutes les initiatives et les actions nécessaires pour faire des services publics un enjeu sociétal et environnemental majeur, pour que renaisse l’espoir d’une société solidaire.

Rejoignons cet appel et rassemblons nous pour un égal accès au service public sur tout le territoire, que l'on habite à la ville ou à la campagne! C'est une question démocratique de la plus haute importance: répondre aux besoins de la population grâce à une fiscalité plus juste, au lieu de la suppression de l'impôt sur la fortune, en s'attaquant aux profits financiers des grands groupes et à l'évasion fiscale (60 à 80 milliards d'euros par an), grâce à une sécurité sociale reconquise par le peuple. C'est ce que porte le Parti communiste français dans son programme La France en commun. 

 

 

 

 
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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 13:54

Coïncidence, Gilles Perret a lui aussi filmé une réunion animée par l’inénarrable Claude Reichman. Comme France 2, il a aussi laissé traîner son micro parmi les auditeurs à l’issue de l’exposé. Il en ressort une phrase, prononcée par une initiée aux pratiques des assureurs privés. Une phrase qui change tout : « Ils ne prennent pas les diabétiques. » Et alors ? Le mec qui est diabétique, je suis désolé, tant pis pour lui. C’est dégueulasse de dire ça mais il prend une assurance santé et il paye. Et s’il n’en a pas les moyens, il ne paye pas et il crève. C’est la loi du marché. (Elle vaut aussi pour le prostatique, le cardiaque, l’hypertendu, l’obèse, le porteur du VIH et tout patient atteint de maladie chronique.)

« La Sécurité sociale, un système pourtant solidaire, nuance enfin la journaliste de France 2. C’est ce que tient à rappeler ce responsable du régime des indépendants. » « A la Sécurité sociale, précise Jean-Philipe Naudon, vous n’êtes pas soumis à un questionnaire de santé, contrairement à ce que fait une assurance privée. Vous êtes pris et si par malheur vous avez une grave maladie, vous êtes pris en charge immédiatement et à 100 %. » Cet éclairage laisse dans l’ombre la sélectivité des assureurs privés.

Dans La Sociale, Anne Gervais, une formidable hépatologue de l’hôpital Bichat, à Paris, rappelle bien plus efficacement que le « chargé de mission » interrogé par France 2 le « risque » encouru par tout un chacun. « Les gens ne se rendent pas compte, tant qu’ils sont sur un petit risque, que la Sécu est fondamentale. Mais tout le monde aura un gros risque. Forcément, puisqu’on meurt ! » A moins de succomber à une foudroyante rupture d’anévrisme, chacun devra faire face à de ruineuses dépenses de santé avant de décéder. Dépenses si élevées que seul un système de solidarité à l’échelle nationale est capable de les assurer, rappelle un intervenant de La Sociale.

La médecin et le non-fumeur de France 2 font donc le pari de mourir en bonne santé, ce que le 20 heures omet de préciser ce 1er mai. Sur BFM Business (et dans les chroniques éco de BFMTV), on n’attend pas la Fête du travail pour saper les conquêtes sociales. Les attaques contre le collectivisme de la Sécu sont quotidiennes, pratiquées notamment par Nicolas Doze et par ses comparses de l’émission Les experts. « J’ai eu la chance de développer de l’emploi dans tous les pays du monde, rappelle un habitué, Bruno Vanryb, président d’Avanquest Software. Je sais quelle est la différence psychologique sur un salarié consommateur, entre le fait d’avoir des frais importants à acquitter de manière personnelle, et la situation de la France où la part qui arrive dans la poche du salarié est extrêmement faible, où l’écart entre le brut et le net est très important. » A cause des fameuses « charges » sociales.

 

 

« Quel est le sentiment des salariés, des collaborateurs américains ou anglais que je connais ? Ils ont l’impression d’être beaucoup plus riches, ils ont l’impression d’avoir la maîtrise de leur destin. Dans ces pays-là, les gens sont beaucoup plus maîtres de leur destin. » Le destin de n’avoir pas de couverture médicale s’ils n’en ont pas les moyens. Le destin de vivre dans un pays, les Etats-Unis, qui consacre 18 % de sa richesse à la santé, contre 12 % en France, pour un état sanitaire bien moins satisfaisant.

Quand on est riche et bien portant, il est aisé de plaider pour être « maître de son destin » – tout en taisant le fait que la Sécu a libéré des millions de gens modestes de l’angoisse du lendemain. Sans protection sociale, « on vit dans la peur d’un accident du travail, dans la peur de la maladie, rappelle Michel Etievent, historien et biographe d’Ambroise Croizat, l’artisan de la Sécu. Les corps se sont relevés à partir de 1946. Je voyais l’effet de la Sécurité sociale dans la chair, dans les yeux mêmes des gens. Tout à coup, ils retrouvaient la dignité. » La dignité ? Elle est cotée sur quel marché ?

« Le taux de confiscation de l’Etat, qui fait la redistribution à la place de l’économie de marché, c’est ça le mal endémique de notre économie », déplore l’expert de BFM Business. Le mal endémique de notre économie, c’est plutôt qu’on ne parle que d’elle. « Peu à peu, la dimension politique de la Sécurité sociale a été marginalisée pour être ensuite oubliée, note Colette Bec, sociologue. On ne débat plus de la place de la Sécurité sociale dans la société mais on débat de la place de la Sécurité sociale dans l’économie. » Il est à souhaiter que la sortie de La Sociale, en novembre prochain, contribuera à remettre le débat à sa place. En tout cas, il permettra de faire connaissance avec Jolfred Frégonara, chargé de la mise en place des caisses de Sécurité sociale en 1946 en Haute-Savoie. Un fringant et truculent militant de 96 ans qui, à lui seul, vaut le déplacement.

 

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Published by bruno fornaciari - dans SANTE
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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 01:38
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BRUNO FORNACIARI

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