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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 09:51
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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 02:24

Ce samedi à Madrid

MONDE -  le 22 Mars 2014

 

La plus grande manifestation de l'histoire récente de l'Espagne

 

 

Ils sont de l'avis général près de deux millions, plus disent certains médias, comme la Sexta (une chaîne de télévision nationale). Du jamais vu. Une journée historique "qui ne va pas s'achever ce 22 mars" clame le cortège. Beaucoup ont prévu de rester à Madrid et de camper. Par exemple, mille d'entre eux dans le secteur de Recoletos. Des Assemblées Générales, des opérations symboliques ("faire le siège de la Bourse", etc.) sont prévues pour lundi et les jours suivants.

L'entrée des six colonnes de marcheurs dans Madrid a eu quelque chose de très fort, de magique, nous raconte au téléphone Mari Garcia. De l'émotion partout, après souvent quatre semaines de marche, les pieds meurtris. Sur leur passage, tout au long de leur périple, la population a accueilli les marcheurs avec une solidarité forte. Les médias ont, quant à eux, organisé pendant des semaines, un blocus informatif contre les "marches de la dignité". L'immense tsunami populaire réclame le non paiement de la "dette illégale", la fin de l'austérité, du pain, un travail, un toit pour tous et veut jeter "dehors les gouvernements de la Troïka". C'est une mobilisation gagnée "à la force de nos muscles", pour Jorge Garcia Castaño, de Izquierda Unida.

Société condamnée

Ce qui frappe, c'est la diversité des revendications., et leur convergence contre "un paradigme de société condamnée: le néolibéralisme" pour un syndicaliste de l'UGT, venu à titre individuel. Au même moment, l'un des "pères de la transition", Adolfo Suarez, agonise. Le symbole n'échappe à personne. Le consensus de 1978 est bel et bien chancelant. Les syndicalistes du SAT, de la CGT, des bataillons des Commissions ouvrières présents malgré le non soutien officiel de leur organisation, scandent: "le futur ne sera pas capitaliste, il sera ouvrier et socialiste". La "place Colon" déborde. Cibeles est engorgée. Tout le centre de Madrid est congestionné, comme en attestent les images des télés alternatives.

La tribune est dressée au fond de la place. Les représentants des marches régionales s'y succèdent au micro, soulignant la "dimension historique de la journée"; pour tous: "un point de départ". Ils dénoncent "les gouvernements de la troïka", aussi bien ceux du PSOE que ceux du parti populaire qui ont instauré un "état d'exception sociale".

Avenir

Au premier rang, les travailleuses catalanes de "Panrico" en grève depuis cinq mois. La déléguée catalane dénonce la politique austéritaire du gouvernement catalan (800 000 chômeurs) et exige le droit pour tous les peuples de pouvoir décider de leur avenir. Daniel Avilés, jeune chômeur de 26 ans, marche depuis Murcia. La colonne des Asturies, chante Santa Barbara. Des milliers de drapeaux républicains, de drapeaux andalous, des bannières rouges du PCE, rouges et noires de la CNT, de chaque "autonomie", flottent. Tous scandent "Vivent les luttes de la classe ouvrière!". "Nous ne voulons pas l'aumône. Les droits ne se négocient pas". A la tête des colonnes, beaucoup d'immigrés accueillis aux cris de "aucune personne n'est illégale". L'Aragonaise Amparo Bella chante une jota politique et un hymne de Labordeta. Vingt heures.

Le leader du SAT, Diego Cañamero prend la parole, la gorge brisée. Il appelle passionnément à l'unité du peuple et invite "la gauche qui a du plomb dans ses poches, à rejoindre le raz de marée". Il appelle à "la rébellion pacifique". Il lance: "Il faut un Front Populaire". La foule lui répond par d'interminables "Sí, se puede" (Oui, on peut). C'est le slogan qui revient le plus souvent.

Le gouvernement cherche la provocation: il a déployé 1 700 agents anti-émeute et a décrété le rassemblement illégal après 21h30. Une sorte de couvre-feu. Il tente manifestement d'engager une épreuve de force. Les manifestants n'ont pas l'intention de se laisser intimider. Ils vont évacuer la Place Colon, et ceux qui restent vont rejoindre des micro-campements un peu partout dans Madrid.

Le consensus PSOE/PP

Au moment où la marche géante se disloquait à Madrid peu à peu, des groupes de jeunes se heurtaient à des charges policières d'une rare brutalité (plus de 70 blessés). Au même moment, le journal El País évaluait sur son site la participation populaire à 50 000 personnes, reprenant le "comptage" gouvernemental volontairement archi-minoré et provocateur. Les manifestants annonçaient déjà avec humour les chiffres officiels : "de 5 à 7".

Le quotidien El País est depuis longtemps l'organe officieux du PSOE. Son compte rendu (sur le site du journal) de la marche est au plus haut point crapuleux. On peut lire "2000 personnes à pied ont conflué vers Madrid". ("Les 8 marches se voudraient la métaphore d'un mal être diffus en Espagne"). Il se réjouit à demi-mots que les marcheurs aient des difficultés à planter leur tente du côté de Recoletos. Le País, en ce qui le concerne, n'a aucune difficulté à planter le mensonge et la haine des mouvements sociaux, des processus de libération des peuples. Il est vrai qu'il appartient à la multinationale "socialiste" PRISA, de la famille Cebrian, aujourd'hui contrôlée par des fonds nord-américains; le groupe possédait, par exemple, en Bolivie des journaux, des radios, et avait le monopole sur l'édition des manuels scolaires. Evo Morales la pria de faire sa valise. Ce qui explique son agressivité contre ce dernier. La ligne éditoriale du País défend les intérêts de la multinationale PRISA et de toutes les autres. 

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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 02:17


Dimanche, nos concitoyens sont appelés à voter pour le premier tour des élections municipales. Beaucoup hésitent à se rendre aux urnes. Comment pourrait-il en être autrement avec le marigot politicien qui couvre les difficultés de leur vie quotidienne ?

Les seuls sujets qui différencient les formations politiques dominantes semblent être le jet de boules puantes, les mensonges, les camouflages en tout genre, l’organisation de coups bas et tordus. Le dégoût est profond. Si on y ajoute le mécontentement que provoque la politique gouvernementale, tout particulièrement chez celles et ceux qui avaient apporté leur voix pour que cela change, on mesure à quel point la tentation chez eux d’envoyer « tout balader » est forte. S’ils y succombaient, automatiquement ils survaloriseraient le poids de la droite et de l’extrême droite dont ils savent pourtant qu’ils n’ont rien à attendre de bon, bien au contraire. Comme quoi avec des motivations parfaitement légitimes, on peut atteindre des résultats à l’inverse de ceux recherchés. On peut ajouter au niveau de sa commune les choix nationaux et européens qui font si mal alors qu’au contraire il s’agit de faire de sa ville et de son village des remparts pour s’en protéger. Ajouter de l’austérité locale à l’austérité nationale aboutira toujours à plus d’austérité alors qu’il convient dimanche de se mobiliser dans les urnes pour défendre la commune, libre d’impulser avec les habitants de nouveaux projets utiles pour chacun, y compris en coopération avec d’autres. En aucune façon, un salarié, un retraité, un chômeur, un jeune, un créateur, aussi mécontent soit-il, n’a intérêt à « marquer des buts » contre son camp en favorisant, à son corps défendant, l’élection de représentants des partis qui depuis des années sont responsables du marasme que connaît le pays, avec des inégalités, des injustices et un taux de chômage record. Aucun n’a non plus intérêt à donner les clés de sa ville à l’extrême droite dont on a vu à quel point sa gestion des villes a été un fiasco veut faire du scrutin municipal comme un tremplin vers la conquête du pouvoir.

La quasi totalité des maires et des conseillers municipaux cherchent, par delà leurs sensibilités, à être utiles à leurs administrés et à leur commune ce qui leur vaut d’être de très loin les élus les plus appréciés. Parmi eux, les maires communistes ont la réputation méritée d’écouter et de respecter la population, d’être sensibles à ses préoccupations et de toujours rechercher à l’associer aux choix à opérer et à leur mise en œuvre. Leur sensibilité au sort des plus défavorisés s’accompagne d’un esprit de justice et de rassemblement. Par les temps qui courent, si difficiles pour beaucoup, tout commande de les conserver et de permettre l’élection de nouveaux en votant pour les listes, du Front de gauche ou d’union, porteuses de projets communaux de progrès qui permettent au plus grand nombre de se défendre et d’améliorer la situation de tous.

Cela appelle des actions qui assurent à chacun l’accès à un logement de qualité, la sûreté et la tranquillité publique dans le cadre de choix innovants, combinant prévention, développement de l’éducation, action de la police et de la justice, mais aussi le développement des activités et de l’emploi. Il s’agit de défendre et de promouvoir des services publics renouvelés, permettant l’accès aux soins, à la culture, à une école de la réussite, à un accueil de qualité de la petite enfance, tout comme à des services aux retraités. De le faire dans le respect de l’environnement en misant sur une conception dynamique d’une démocratie locale d’un type nouveau qui a besoin des réflexions, des apports du plus grand nombre pour dégager les solutions les plus efficaces comme pour permettre les mobilisations qui s’avèreront nécessaires pour obtenir les crédits indispensables au respect des choix des citoyens.

C’est sans doute d’un nouveau pas dans l’invention de la démocratie et du service public communal dont les municipalités ont besoin, afin de faire vivre les droits humains, qu’il s’agisse du droit au transport, au logement, au du droit à l’environnement et à la préservation de la planète.

Le désengagement de l’Etat, de connivence avec les institutions européennes, met en cause l’égalité des droits sur tout le territoire et porte en germe l’atteinte à l’unicité de la République. Tel qu’il est envisagé, le projet de création de métropoles ne répond pas à la légitime aspiration à changer les choses dans ce domaine aussi. En effet, il est beaucoup trop motivé par des aspects politiciens de recherche d’hégémonie politique qui mettrait en cause le principe constitutionnel de libre administration de la commune et aboutirait à la mise sous tutelle des collectivités par une d’entre elles, dès lors que seraient crées des collectivités dites « chef de file », c’est-à-dire ayant autorité sur les autres, où serait organisé des « pactes de gouvernance ». Ceci est contraire aux acquis démocratiques de la République française, puisqu’on évoluerait vers une centralisation des pouvoirs, qui éloignerait toujours plus les citoyens des lieux de décision. Or, les communes doivent être ces lieux où le cœur de la démocratie, de la co-élaboration citoyenne des choix, bat au rythme de la volonté des habitants.

Dimanche soir, tout le monde tiendra compte du vote des électeurs et pas seulement en vue du second tour. Plus clair sera le message sorti des urnes en faveur de choix progressistes, plus nos concitoyens seront armés dans leurs villes et villages pour se défendre et construire du neuf et plus le gouvernement entendra le sens où il devra aller. Encore faudra-t-il que celles et ceux qui y ont le plus intérêt consacrent une petite demi-heure à se rendre au bureau de vote.

Ça vaut le coup !

 

 

L'éditorial de Patrick Le Hyaric.

 

 

 

 

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 20:43

Salaires : combien gagnent les animateurs et chroniqueurs vedettes ?

Salaires : combien gagnent les animateurs et chroniqueurs vedettes ?

Dans son nouveau numéro publié ce lundi, Télé 2 semaines publie les "vrais salaires de la télé" qu'ils soient animateurs de jeu, stars de l'info ou chroniqueurs.

"Dites aux Français, M. Denisot, combien vous gagnez ! Vous ne pouvez pas le dire, c'est une somme tellement extravagante", demandaitNicolas Dupont-Aignan, président du mouvement politique Debout la République sur le plateau duGrand Journal de Canal +, le 13 avril dernier dans un méga clash d'anthologie. Télé 2 semaines a décidé de percer l'un des plus grands mystères du paysage audiovisuel Français. Après avoir affronté un tas de refus, Pierre Ménès a répondu à leur question délicate. Le chroniqueur du Canal football club et des Spécialistes sur Canal + ne cache pas gagner 160 000 euros par an. "Je suis fier de ce que je touche. (...) En France, gagner de l'argent, c'est forcément malhonnête. Je le regrette. Il y a un rapport maladif à l'argent. Alors qu'on ne vole rien...Si on nous paie autant, c'est qu'on rapporte beaucoup", explique le garçon sans langue de bois. Pour le reste, il faudra faire confiance au magazine qui a enquêté pendant des semaines. 

Julien Lepers toucherait 39 000 euros par mois, soit 1300 euros pour chaque émission deQuestions pour un champion. Sur la même chaîne, Laurent Romejko gagnerait beaucoup moins avec seulement 500 euros pour chaque numéro des Chiffres et des lettresEn face, Julien Courbet percevrait 1000 euros pour chaque Seriez-vous un bon expert ? sur France 2. 

Du côté des stars de l'info, Laurence Ferrari, la reine du 20h de TF1 toucherait plus de 50 000 euros par mois alors que David Pujadas, son concurrent sur France 2 doit "se contenter" de 18 000 euros. À 13h, Ellise Lucet serait à 10 000 euros mensuel. 

Les chroniqueurs ne sont pas en reste. Pour son passage dans Salut les Terriens sur Canal +, Stéphane Guillon atteindrait la coquette somme de 36 000 euros par mois. Dans C à vous sur France 5, Patrick Cohen, Jérémy Michalak et Matthieu Noël toucheraient 6000 euros mensuel (300 euros par émission) tandis qu'Alessandra Sublet, leur patronne percevrait 18 000 euros tous les mois. Pour ses questions aux invités dans Les Anges de la télé-réalité, le mag, Loana empocherait, elle, 4000 euros par mois (200 euros par émission). Natacha Polony dans On n'est pas couché sur France 2 recevrait à peine plus que la blonde avec 5 600 euros mensuel (1 400 euros par prestation). 

Enfin, les deux anciens snipers de l'émission de Laurent Ruquier ont finalement fait une bonne affaire en allant sur le groupe M6. Éric Zemmour toucherait ainsi 8000 euros par mois pourZemmour et Naulleau tandis que son compère Éric Naulleau en gagne 4000 de plus grâce à la présentation de l'émission Ça balance à Paris sur Paris Première.

 

 

Salaire : la note que Jean-Michel Aphatie a retirée de son blog

Zineb Dryef | Journaliste Rue89

 

Jean-Michel Aphatie le 27 janvier 2012 (IBO/SIPA)

Vendredi 14 avril sur Canal+, Nicolas Dupont-Aignan s’emporte contre les journalistes du « Grand Journal » et les accuse d’être « coupés » des réalités que vivent les Français. Le Lab d’Europe 1 a retranscrit l’échange :

NDA : « Venez avec moi sur le terrain voir les Français qui souffrent. »

Michel Denisot : « Non mais on ne vit pas dans la Lune ! »

NDA  : « On ne vit pas dans le même monde. »

Michel Denisot : « Vous ne savez pas où je vis. »

NDA  : « Et bien donnez-nous votre salaire. Combien vous gagnez ? »

Michel Denisot : « C’est moi qui me paie. Cela ne vous regarde pas. »

NDA (en criant) : « Dites-le aux Français, combien vous gagnez ? Vous n’oserez pas le dire [...]. Tous ces gens qui s’en mettent plein les poches et qui donnent des leçons à la terre entière... »

Jean-Michel Aphatie  : « Traitez-nous de voleurs tant que vous y êtes ! »

NDA  : « Je ne vous traite pas de voleur. Mais osez dire votre salaire ! »

Jean-Michel Aphatie : « Mais mon salaire monsieur, je le mérite. Comme vous. Et je ne vous le dirai pas. »

Suite à ce « clash » (c’est ainsi que l’on désigne les échanges non policés), Jean-Michel Aphatie a publié, lundi 16 avril, à 9h55, une note sur son blog pour s’expliquer.

Dans ce texte, mystérieusement supprimé quelques minutes après sa mise en ligne, le journaliste écrivait :

« Un candidat à la présidence de la République m’a demandé mon salaire. Je n’ai pas voulu lui communiquer. Ai-je eu tort ? [...] La vulgarité de l’interpellation semble plus immédiatement accessible que son sens profond. En effet, en procédant de la sorte, le candidat semble suggérer qu’à partir d’un certain niveau de salaire, un journaliste n’est plus apte à exercer la fonction qu’il prétend assumer. A quel niveau de salaire ledit candidat situe-t-il l’incapacité du journaliste ? 2 000 euros ? 4 000 ? 6 000 ? Au-delà ? Pour l’instant, il ne l’a pas précisé.

Pas plus qu’il n’a précisé les conséquences d’un éventuel dépassement du seuil. Faut-il alors retirer sa carte professionnelle au journaliste qui le dépasse ? Mais même sans carte de presse, celui-ci peut continuer à travailler. Faudrait-il donc alors jusqu’à lui interdire toute parole publique ? Et pourquoi pas alors, puisque nous serions dans un cas flagrant d’inutilité sociale, l’orienter vers les mines de sel pour lui permettre, enfin, de découvrir la vraie vie dont il ignore si visiblement tout ? »

Mais Jean-Michel Aphatie ne fournit pas la réponse qu’attendait NDA :

« Combien je gagne ? Plus que le smic, c’est sûr. Moins que vous ne le pensez, c’est sûr aussi. Je répondrai à cette question quand la loi m’en fera obligation, ce qui n’est pas le cas pour l’instant. La loi oblige simplement à informer les actionnaires de certaines entreprises des rémunérations des plus importants de leurs dirigeants. Ce n’est pas encore le cas pour les simples salariés des dites entreprises. »

Jean-Michel Aphatie que nous avons contacté refuse de s’expliquer. Il répète seulement : « On va attendre. »

 

BON ASAVOIR

 

Les stars TV soumises à l'impôt Hollande ?

Michel Denisot, Jean-Michel Apathie, David Pujadas, Bruce Toussaint, tous seront assujettis à la nouvelle tranche d'impôt à 45 %


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Publié le 16/04/2012 à 16:34  Réactions (18)
Les stars TV soumises à l'impôt Hollande ?
© Maxime Bruno/Canal+
 
La révélation des rémunérations des animateurs producteurs de l'audiovisuel public avait déclenché, en 1996, un scandale qui provoqua l'éviction de Jean-Pierre Elkabbach de la présidence de France Télévision et déstabiliséNaguiJean-Luc Delarue et Arthur. Vendredi 14 octobre, Nicolas Dupont-Aignan, candidat à l'élection présidentielle, a tenté de susciter une nouvelle polémique en demandant, dans leGrand journal de Canal+ à Michel Denisotcomme à Jean-Michel Apathie le montant précis de leurs rémunérations. Ni l'un ni l'autre n'ont répondu à cette question protégeant un secret extrêmement difficile à lever. Canal+ n'étant pas une société publique, elle n'est pas soumise au contrôle de la Cour des comptes ou de l'Inspection des finances. Pour en savoir davantage, il faut se livrer au jeu des spéculations et des confidences délivrées par des responsables de chaînes, encore en activité ou pas.

Le grand journal
 est  produit par la société KM Productions, détenue par Renaud Le Van Kim qui est associé pour la réalisation de cette émission à Michel Denisot.. Coproducteur de l'émission, Canal+ discute des comptes avec KM qu'elle ne traite pas exactement comme un prestataire de services même si cette société en a la position.  Elle a cessé de publier ses comptes en 2006, quand elle affichait alors un résultat net de 2 330 000 euros pour un chiffre d'affaires de 8 670 000 euros. Soit une rentabilité proche de 27 %. Aujourd'hui, cette société adresse une facture à Canal+ qui tournerait, selon les spécialistes, autour de 30 millions d'euros par an. Un chiffre qui intègre l'intégralité des prestations ainsi que la confection des best of. Un prix global, voire excessif, mais qui se justifie pleinement étant donné les records d'audience obtenus parLe grand journal et les excellentes rentrées publicitaires que celui-ci suscite. Canal+ n'a donc aucune raison de remettre en cause ce contrat qui assure les beaux jours de KM. Si l'on considère qu'une société de production génère une marge comprise entre 20 et 30 % de son chiffre d'affaires, l'hypothèse selon laquelle Renaud Le Van Kim et Michel Denisot percevraient chacun plus de deux millions d'euros par an est parfaitement plausible. La société qui dégagerait  une rentabilité de 4% permettrait de couvrir de tels coûts de fabrication; 

Directement mis en cause par le candidat souverainiste, Jean-Michel Apathie a des revenus plus modestes. Il doit, percevoir au titre de sa participation au Grand journal 400 000 euros par an de KM, soit 1 200 euros par prestation quotidienne, mais ce journaliste est un pilier du Grand journal et ses interventions sont à la croisée de l'information et du divertissement. En outre, comme directeur adjoint de la rédaction de RTL, Jean-Michel Apathie doit recevoir un salaire annuel de 250 000 euros, des émoluments qui autorisent KM à négocier à la baisse le prix de ses interventions. La société tient, en effet, compte du fait qu'il est salarié à plein temps de RTL alors qu'il ne l'est pas dans Le grand journal.

D'une façon générale, il faut, savoir qu'entre les journalistes de l'audiovisuel public et du privé, les salaires varient du simple au double voire davantage, comme nous le précise un haut responsable en activité. Ainsi, quand Patrick Cohen, animateur de la tranche matinale de France Inter, perçoit un salaire de 11 000 euros par mois, le même approximativement que celui qui était versé à Nicolas Demorand avant qu'il rejoigneLibération, un Bruce Toussaint sera, lui, rémunéré à hauteur de 300 000 euros par an. Le rapport est le même dans la télévision. Quand David Pujadas, est vraisemblablement rémunéré à hauteur de 200 000 euros par an sur France 2, toutes prestations confondues, tandis que Claire Chazal, qui intervient « seulement » le week-end  sera, elle, salariée aux environs de 300 000 euros. 

Le montant de ces rémunérations, connu de la profession, choquera un grand nombre de Français bien qui il ne concerne qu'une infime minorité de journalistes, une vingtaine tout au plus, dont la carrière au zénith. Certains noteront que la possible création par François Hollande d'une nouvelle tranche d'imposition à 45 % pour tous les foyers déclarant un revenu annuel supérieur à 150 000 euros les concernera à plein. À titre de comparaison, le salaire moyen des journalistes français est de 3 252 euros nets par mois, tous les médias confondus, selon l'Insee Il est nettement supérieur aux 1 605 euros nets correspondant au salaire moyen d'un Français, mais il reste sans comparaison par rapport aux rémunérations des journalistes stars.


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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 18:55

Une marée humaine envahit Madrid pour protester contre l'austérité

22.03.2014 16:31
Une "marche de la dignité" a rassemblé des milliers de manifestants samedi à Madrid. Ils réclament une prise de conscience des autorités sur l'état d'"urgence sociale" du pays.
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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 15:47

 

MONDE -  le 19 Mars 2014

Europe Les enjeux

"Du pain, du travail et un toit", l’Espagne marche pour la dignité

 

 

Des centaines de milliers de personnes sont attendues samedi à Madrid. Les promoteurs de marches, parties des quatre coins du pays, veulent construire un espace commun à même de fédérer les luttes contre les ravages de la crise. 

La colonne de Saint-Jacques-de-Compostelle s’est élancée le 20 février. Trois autres sont parties une semaine plus tard de la Catalogne. D’autres encore ont quitté, il y a plusieurs jours de cela, les Asturies, le Pays basque et l’Andalousie. Plus de 10 000 Espagnols sont sur les routes et ont pris la direction de Madrid qui accueillera, le 22 mars, les marches de la dignité. Des centaines de milliers de personnes venues de l’ensemble du territoire sont attendues dans la capitale.

« L’idée des marches est née cet été dans un contexte de reflux des mobilisations contre les politiques d’austérité. L’objectif est d’avancer une grande mobilisation qui fédérerait toutes les luttes, et tous ceux qui souffrent de la crise économique : les expulsés locatifs, les chômeurs, les précaires, les victimes des coupes dans les dépenses publiques. Nous voulons être offensifs face aux politiques de la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et Fonds monétaire international) et du gouvernement du 
Parti populaire (droite) », explique Gines Fernandez, directeur du mensuel communiste Mundo Obrero.

Le mouvement nous a débordés

À l’origine de cette démarche, on trouve le Syndicat andalou des travailleurs (SAT) ou encore le Front civique-Nous sommes la majorité (FCSM), créé par l’ex-coordinateur fédéral d’Izquierda Unida (IU – gauche unie), Julio Anguita. Depuis, d’autres formations politiques de gauche se sont jointes à l’appel où figurent en bonne place des syndicats et de nombreuses organisations sociales et associatives de féministes, de chômeurs, de précaires, d’écologistes. « Le mouvement nous a débordés, et nous en sommes fiers, nous, ses organisateurs. L’Espagne entière a besoin d’un débordement social », déclare José Coy du FCSM de la région de Murcie, qui a quitté sa terre natale le 9 mars pour rejoindre Madrid à pied. Au chômage depuis cinq ans, cet ancien agent commercial dans le secteur du textile a également été l’une des victimes des crédits hypothécaires toxiques qui ont pullulé avec la bulle immobilière. Il a bien failli perdre son logement. Depuis, il milite activement au sein de la Plate-forme des victimes des hypothèques (PAH). Son fils, raconte-t-il, est un « nini », c’est-à-dire ni étudiant ni travailleur. Cette situation et l’absence de perspectives professionnelles ont contraint de nombreux Espagnols à quitter le pays. Rien qu’en 2012, 112 000 personnes ont pris le chemin de l’exil.

Sous-développement

« L’Espagne s’enfonce dans le sous-développement. La précarisation du travail est tellement la norme que le pays est désormais une zone de main-d’œuvre de semi-esclaves. Nous n’avons pas d’autres choix que de conquérir le futur pour changer les choses », estime le marcheur. Depuis le début de la crise en 2008, les régressions sociales n’épargnent aucun secteur. Les indicateurs de pauvreté et de chômage explosent. Les aides sociales, amputées par les coupes dans les budgets publics, font défaut à des millions de foyers aux abois (voir repères). « Les gens sont désespérés », soutient José Coy. Ces six dernières années ont néanmoins été marquées par « de puissantes mobilisations sectorielles et des grèves générales », poursuit-il. Rien qu’en 2013, le ministère de l’Intérieur a comptabilisé 44 000 manifestations. « Aujourd’hui, les luttes doivent confluer en un mouvement transversal de résistance et initier un calendrier de protestations jusqu’alors ponctuelles », ajoute-t-il.

Bouleverser la situation

Les promoteurs des marches pour la dignité sont à l’origine d’un manifeste : « Du pain, un travail et un toit. Tous dans la rue. Il est plus que temps ». Parmi les principales revendications avancées, il y a bien sûr les combats contre le chômage, la précarité, les réductions dans les dépenses publiques mais également la promotion de nouveaux droits ainsi que la création d’un audit sur la dette « contractée de manière illégitime par l’État et contre son paiement ». Sur le plan politique, il s’agit de « bouleverser la situation. Nous devons changer les responsables élus, à savoir le gouvernement mais également dégager la troïka », avance le journaliste Gines Fernandez, également porte-parole du FCSM. L’important à ses yeux est « la constitution d’un espace de luttes concernant les dénominateurs communs que poursuivent les collectifs et mouvements impliqués, et qui affectent de manière unitaire une grande partie du peuple espagnol. Et cet espace commun dépasse la seule gauche ».

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 14:26

 

Rencontre AFPS-PCF : Communiqué commun

 

Une rencontre a eu lieu jeudi 20 mars entre Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et Taoufiq TAHANI, président de l'Association France Palestine solidarité (AFPS) au siège du PCF. Étaient également présents : Lydia Samarbakhsh, chargée des Relations internationales à la Coordination nationale du PCF, et Didier Fagart, secrétaire général de L'AFPS.

La rencontre qui s’est déroulée dans un excellent climat avait pour objectif de procéder à un échange de vues sur la situation de la Palestine et d’examiner, à la fois, les exigences politiques à porter à l'attention du gouvernement français, et les actions communes susceptibles d’être menées en ce sens.

Les deux parties partagent la même appréciation et inquiétude de la situation sur le terrain, et des difficultés majeures auxquelles font face les Palestiniens, sur le plan politique, économique et social, ainsi que sur la responsabilité première du gouvernement israélien dans le maintien de cette injustice, qui constitue une violation permanente du droit international. Ils ont souligné les obstacles majeurs à tout processus de paix que représentent:

 L’occupation de la Cisjordanie par l’armée israélienne, la répression des manifestations pacifiques des Palestiniens, les arrestations arbitraires ;

- La poursuite de la colonisation, tant dans la zone C de Cisjordanie qu’à Jérusalem Est, pour empêcher la création de l’État palestinien ;

- Le blocus de Gaza appliqué par l’État d’Israël depuis 7 ans et qui place 1.7 million de Palestiniens dans une situation humanitaire insupportable.

Cette situation est connue de tous, et dénoncée par une grande majorité de pays, à l’Assemblée générale de l’ONU, dans les comités spécialisés, et dans nombre d’autres instances internationales et de la société civile.

En revanche, la volonté politique pour y mettre fin fait défaut et se traduit par l’inertie des gouvernements et de l'Union européenne qui se défaussent sur les négociations bilatérales entre Israéliens et Palestiniens, alors que ces négociations ne peuvent déboucher, sans un cadre multilatéral fondé sur le droit international.

Le gouvernement israélien actuel jouit ainsi d'une impunité sans limite qu'il comprend comme un encouragement à poursuivre sa politique néfaste pour les deux peuples, palestinien et israélien.

S’agissant de l’Union européenne, si les « lignes directrices » constituent un premier pas important dans l’affirmation du droit, nous sommes encore loin du compte. Il est temps de traduire en actes l’opposition à la politique de colonisation menée par le gouvernement israélien et d’appliquer des sanctions contre Israël tant que celui-ci continue d'ignorer le droit.

La France de son côté peut et doit agir. En cette année de solidarité mondiale avec le peuple palestinien à l'initiative de l'ONU, le rôle de la France doit être déterminant pour ouvrir la voie d'une paix juste et durable.

Les deux parties se sont accordées sur les exigences qu’elles portent à l'attention du président français et du gouvernement, et qui engagent la responsabilité de notre pays:

1. La reconnaissance pleine et entière par la France de l’Etat de Palestine, dans le prolongement de ses votes pour l’admission à l’Unesco et l’AG de l’ONU: un soutien sans faille doit être apporté aux demandes d'adhésion de la Palestine aux instances internationales auxquelles elle candidate;

2. L’identification pour l'interdiction sur le territoire français des produits des colonies israéliennes;

3. La recommandation explicite aux entreprises françaises de ne pas engager de relations d’affaires avec toute entreprise ou collectivité israélienne qui participe, directement ou indirectement, à la colonisation;

4. Le soutien à l'exigence et à un processus de dénucléarisation régionale;

5. Le retrait des circulaires du ministère de la Justice de février 2010 et mai 2012 (dites circulaires Alliot-Marie et Mercier), supports des poursuites menées aujourd’hui contre les militants français pour leur participation au boycott citoyen.

L'AFPS et le PCF ont également convenu de conjuguer leurs efforts pour la libération de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers politiques palestiniens actuellement détenus illégalement en Israël.

Nos organisations conjugueront leurs efforts pour populariser et porter ces exigences politiques de justice et de paix qui rencontrent d’ores et déjà un large soutien dans l’opinion française.

 

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 10:33

 


 
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 15:51

 

Je publie ici l'inventaire du bilan Sarkozy a réalisé par la section du PS de Chauny.

Fort bien documentée. Maisnla politique du gouvernement qu'elle soutient risque de connaître un bilant tout aussi catastrophique. Nous verront cela le moment venu pour le faire. en attandant, avec le PCF et le Front de gauche nous utiliserons les derniers moments pour convaincre, que lors des élections municipales de dimanche, il ets un vote qui condamne les politiques d'austrité conduites soit par ma droite soit par le PS, c'est un vote de combat pour la démocratie, c'est un vote pour des propositions alternatives au captilasme débridé, c'est un vote pour le rassemblement à gauche et la lutte pour des progrès sociaux, économiques et démocratiques. Ne vous abstenez pas. Prenez parti celui de l'avenir démocratique de notre société.

 

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17 août 2013

 L'inventaire : Le vrai bilan complet de Nicolas Sarkozy

sarkozy-new-look.jpg
J'ai la nette impression qu'un grand nombre de Français ont oublié les quelques années passées et le bilan que la gauche a trouvé à son arrivée récente au pouvoir. 

Alors il m'a semblé intéressant de dresser un bilan le plus complet possible pour que les mémoires des cancres et des  poissons rouges y compris dans la presse, puissent se remémorer d'où l'on vient et dans quel état Sarkozy a laissé la France.

A l'image de son parcours personnel au RPR puis à l'UMP, son quinquennat aura été chaotique, lui qui vantait aux Français une "République irréprochable". 

On ne peut pas affirmer que ces cinq années passées auront été un fleuve tranquille puisque émaillées d'affaires, scandales, magouilles et condamnations en tout genre, "mouillants" ministres et entourage voire l'ex chef de l'Etat lui-même.

Pour mémoire, voici donc "les affaires" du quinquennat de Sarkozy, elles ont pour nom : 
 
L'affaire Karachi Gate,
l'affaire Takieddine,
l'affaire Bettencourt,
l'affaire Woerth (hippodrome de Compiègne)
le scandale Tapie,
l'affaire Clearstream,
les affaires Wildenstein,
les voyages de Michelle Alliot-Marie en Tunisie,
le scandale Joyandet,
la nomination de Jean Sarkozy,
les cigares de Christian Blanc,
les condamnations d'Hortefeux,
la légion d'honneur du couturier de Sarkozy,
la légion d'honneur de l'expert comptable d'Eric Woerth,
la légion d'honneur de Jacques Servier
la légion d'honneur de Patrice de Maistre (gestionnaire des Bettencourt),
les micros partis de Wauquiez, Copé, Woerth,
les amis placés ici où là,
le scandale Georges Tron,
l'espionnage du Monde,
le fiasco à propos des vaccins contre le H1N1,
les expulsions des Roms,
la circulaire Hortefeux sur les Roms,
la stigmatisation des gens du voyage,
l'espionnage de Médiapart,
l'affaire des fadettes,
la circulaire Guéant sur les étudiants étrangers,
etc.... liste non exhaustive
 

La compil des données concernant l'etat de la France au départ de Sarkozy :

 
Économie :
 
- 2,46 millions d’euros de salaire moyen, soit 150 Smic, pour les patrons du CAC40,
- 37,4 milliards d'euros de dividendes versés aux actionnaires des sociétés du CAC40
- 0,7% de croissance (estimation 2011)
- 148,8 milliards de déficit budgétaire (2010)
- 70 milliards de déficit commercial (commerce extérieur) en 2011 (39,1 milliards en 2007)
- 1 600 milliards d'euros  dette publique soit 82,3% du PIB fin 2010
-  la dette publique de la France est passée de 64.2% du PIB en 2007 à 82.3% en 2010
- 172% d'augmentation du salaire présidentiel de Nicolas Sarkozy de 172% en janvier 2008
- 2 milliards de baisse de l’Impôt Sur la Fortune pour les plus riches
 
 
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Dette_publique_Evolution_dette_par_type_
 
 
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Population :
 
- 8,173 millions de personnes pauvres
- 4,621 millions de personnes au chômage catégories A,B,C y compris DOM (+6,5 % sur un an)
- 2 922 100 personnes en catégorie A ("le coeur" du chômage, + 7,5% en un an)
- 1 300 000 chômeurs supplémentaires depuis le point le plus bas de 2008
- 43% des jeunes hommes des quatiers sensibles sont au chômage
- 37% des jeunes femmes des quartiers sensibles sont au chômage
- 24,2% des jeunes de 15-24 ans sont au chômage
 
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Industrie :
 
Selon une étude de Trendeo, au cours des 3 dernières années (2009-2010-2011) la France a perdu près de 900 usines et 100 000 emplois industriels. Au cours des dix dernières années c'est 750.000 emplois de perdus, chiffres absolument vertigineux.

 

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Sans aucun doute la crise économique depuis 2008 a fait des ravages (cf tableau des plans sociaux  ci-dessus) mais n'est-il pas temps de faire autrement ?  La part de l’industrie dans le PIB français a reculé de 18% à 13% en 10 ans alors qu'elle est restée stable dans le PIB allemand (à 23%). Allemagne qui est la référence ultime de Nicolas Sarkozy

 
Selon la CGT la carte au 31 mai 2012 des plans sociaux prévus était la suivante

 
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Emploi :
 
- Supression de 150 000 emplois dans la fonction publique d'État dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) consistant à ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux.

 

 
Liberté :
 
- 38e en 2011, au classement mondial de la liberté de la presse
- 9ème au classement des droits de l'homme dans l'UE
- suppression purement et simplement du secrétariat aux droits de l’homme en juin 2009
 
Corruption :
 
- 25e au classement mondial de la perception de la corruption
- 14e au classement européen de la perception de la corruption
 
corruption-le-classement-2011-11_zoom.jp
 
Sécurité :
 
- 12 469 emplois de policiers et gendarmes supprimés entre fin 2007 et  2012 (source)
- 21,2% d'augmentation des violences à la personne en 5 ans
- 44 fichiers de Police créés en 5 ans
 
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Education :
 
- 21e sur 65 pays en compréhension de l'écrit
- 22e sur 65  en mathématiques
- 27e sur 65 en sciences
- 34e sur 34 pays pour le taux d'encadrement des élèves (6,1 ensei­gnants pour 100 élèves ou étudiants)
-  8 700 emplois supprimés en 2007 dans l’Éducation nationale
- 11 200 emplois supprimés en 2008 dans l’Éducation nationale
- 13 500 emplois supprimés en 2009 dans l’Éducation nationale
- 16 000 emplois supprimés en 2010 dans l’Éducation nationale
- 16 000  emplois supprimés en 2011 dans l’Éducation nationale
- 14 000 emplois devraient être supprimés à la rentrée en septembre 2012 dans l’Éducation nationale
 
 
 
 
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Dans le même temps les effectifs d'élèves n'ont absolument pas baissés, bien au contraire ils se sont accrus (source Insee) :
 
 
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La diminution des effectifs au sein de l'éducation nationale décidée par Sarkozy est bien un choix politique qui n'a absolument aucune corrélation avec l'évolution, en hausse, des effectifs des élèves de tous âges.
 
Santé :
 
- 2009 : suppression de près de 9 800 postes sur un total de 762 790 (Ministre : Roselyne Bachelot)
 
 
 
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Justice : 

- 31 décembre 2009 suppression de 23 tribunaux de Grande instance et 172 tribunaux d'instance 
- Au total entre 2008 et 2010 : 319 tribunaux (grande instance et instance, commerce, prud'hommes) ont été supprimés (source) (Ministre : Rachida Dati)

 
Carte_suppression.jpg
 
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Impôts :
 
Pour l'IRPP (impôts sur le revenu) voici la hausse prévue et votée par Sarkozy et Fillon pour 2012 et 2013 (source) consistant à un gel du barème de l'impôt sur le revenu, ce qui conduit à une augmentation généralisée de l’impôt sur le revenu.
 
 
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Ce tableau révèle combien l'injustice est criante, pour les les plus modestes c'est près de 12% d'augmentation ! Rien que ça ! 
 
Pour l'ISF ( impôt de solidarité sur la fortune) Sarkozy avait fait voter une modification de l'ISF consistant à une baisse importante de cet impôt qui concerne les plus riches Français. Cette réductionreprésente 1,8 milliard d’euros à 2 milliards de manque à gagner pour le budget de l’Etat chaque année.
 
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Pour le bouclier fiscal je vous indique ci-après son coût énorme pour mémoire puisque Sarkozy l'avait supprimé cette année 2012 (source) :
 
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Exonération "cadeaux" aux entreprises
La réduction Fillon permet aux entreprises certaines exonérations de cotisations sociales jusqu'à 1,6 fois le SMIC. Résultat, cela coûte une fortune, environ 30 milliards par an. (source)


 
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  Energie :
 
- l'arnaque de envolée du prix du gaz
 
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Chacun peut ainsi se faire une idée de la réussite et des échecs de Nicolas Sarkozy personnellement j'ai beaucoup de mal à trouver des réussites.

Voici une animation fort intéressant à propos du bilan économique de Sarkozt (source : l'Expansion)

 

(avec votre souris survolez les données pour avoir plus de détails)
 
 


Pour conclure, n'oubliez pas non plus le best of des mensonges de Sarkozy 2007-2012 qui estici

Je ne voudrais pas terminer ce billet sans rendre hommage à toute la palanquée de blogueurs etblogueuses de la blogosphère de gauche et plus particulièrement à mon confrère Juan qui, cinq années durant, jour après jour, a été une vigie en Sarkofrance, qu'il en soit ici remercié.
 
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 08:19

 

EUROPE-RUSSIE : ET MAINTENANT ?

20 mars 2014 at 7:14   Poster un commentaire

wurtz-l-humanite-dimancheEvoquant les "schémas de pensée" dominant l’Europe à la veille de la première guerre mondiale, le nouveau chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, soulignait récemment que "la politique étrangère d’alors ne disposait ni de la volonté ni des instruments nécessaires pour instaurer la confiance et assurer un équilibre pacifique des intérêts. Elle était empreinte d’une profonde méfiance réciproque (…) et n’avait pas peur de régler les rivalités de pouvoir au détriment des autres." Et de conclure son article par ces mots qui prennent ces jours-ci tout leur sens:"Est-il exclu de voir aujourd’hui se reproduire la même chose? Cela dépend de nous seuls,les responsables,et des leçons que nous tirons de l’Histoire." (1)

Si on analyse les relations Union européenne-Russie à l’aune de ces principes,que constate-t-on? Je passe sur les 20 à 25 ans qui nous séparent de la fin de l’Union soviétique: nous avons déjà évoqué la stratégie irresponsable des principaux dirigeants occidentaux conduisant durant toutes ces années à l’humiliation des "perdants de la guerre froide" (voir Humanité-Dimanche de la semaine dernière :"Une guerre froide,ça suffit!"). Cantonnons-nous à présent sur la dernière période, marqué par la crise ukrainienne et notamment l’affaire de la Crimée. D’un côté -c’est le moins que l’on puisse dire- Vladimir Poutine n’a pas cherché à "instaurer la confiance", mais , au contraire , n’a pas hésité à "régler les rivalités de pouvoir au détriment des autres". C’est une faute grave. Interrogeons-nous cependant sur les raisons qui poussent plus des deux tiers de la population russe à soutenir sa stratégie! C’est la rançon pernicieuse de la politique aventureuse menée de longue date par l’UE comme l’OTAN en Europe de l’Est,déjà mentionnée.Or, loin d’en tirer les leçons, l’une comme l’autre s’enferre dans ce piège.

Pendant tout un temps,on sentait pourtant des tiraillements sur la conduite à tenir. A un pôle, la Pologne était à l’initiative. Arguant de "menaces sur sa sécurité" (?), elle a tout tenté pour impliquer l’OTAN dans la crise en Crimée: hypothèse explosive en raison de l’existence , légalement reconnue, d’une base militaire russe hautement sensible dans la péninsule! D’autre part,  elle s’est faite la championne des sanctions contre Moscou, potentiellement déstabilisatrices pour les deux parties en cause. Enfin, bien que réputée proche de Madame Merkel depuis l’arrivée au pouvoir de la droite libérale, elle s’en est directement prise à la Chancelière à laquelle elle reproche depuis quelque temps "l’inaction" sur la scène internationale. Cette fois Varsovie a critiqué son puissant voisin pour sa "dépendance au gaz russe", lui enjoignant de "rectifier certaines décisions économiques afin d’éviter une paralysie de l’Europe au moment où celle-ci doit agir rapidement et adopter une position claire"! Sur le même registre,les pays baltes n’ont eu de cesse d’exercer des pressions sur cette "Europe qui n’est toujours pas capable de comprendre ce qui arrive"! (Madame Grybauskaité,Présidente de Lituanie).

À l’autre pôle était précisément l’Allemagne. Celle-ci privilégia jusqu’à ces derniers jours le dialogue avec Moscou . Son ministre des Affaires étrangères annonçait même il y a peu son intention de préparer "un agenda positif germano-russe" en vue d’une rencontre bilatérale alors prévue en avril à Berlin. Or, avant même la tenue du référendum en Crimée, tout a subitement basculé dans le sens voulu par les États les plus fermés à l’idée d’une négociation.Tandis que l’OTAN annonçait l’envoi en Pologne et dans les pays baltes d’avions-radars AWACS et de chasseurs F16, l’Union européenne préparait un train de représailles économiques et politiques.On est loin des préconisations initiales de M.Steinmeier… Pourtant ,"on ne règlera pas la question ukrainienne sans la Russie et encore moins contre elle" (2) et, plus généralement,"les Occidentaux (devraient) résister à leur tentation de surjouer l’idéologie conquérante" (3) soulignent des voix expertes aux sensibilités politiques différentes.  Rappelons à nos "responsables" les leçons à tirer de l’Histoire.

———-
(1) Le Monde (6/2/2014)
(2)Pascal Boniface, Directeur de l’Institut des Relations Internationales et Stratégiques (IRIS)
(3) Thierry de Montbrial, Directeur de l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI). (Le Figaro du 15/3/2014 pour ces deux citations)

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BRUNO FORNACIARI

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