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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 11:55

Frank Walter Steinmeier a "fait ses armes" à la tête des services de renseignements allemands durant la guerre en Yougoslavie.

MONDE -  le 7 Mars 2014

Quels sont les pays qui interfèrent dans les événements ukrainiens ?

L’Ukraine et le savoir-faire de la nouvelle diplomatie allemande

Par Vladimir Caller, Analyste politique.

 

Vladimir Caller, analyste politique, analyse l’activisme du ministre allemand des Affaires étrangères, Frank Walter Steinmeier, dans la crise ukrainienne.

Ce 31  janvier passé, dans le cadre de la Conférence de l’organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank Walter Steinmeier (FWS), déclarait au quotidien Die Deutsche Zeitung : « L’Allemagne est trop grande pour se contenter de commenter les affaires du monde. » Venant précisément de ce ministre-là, ces paroles prennent un relief particulier.

Bien plus prudent que son prédécesseur, Guido Westerwelle, qui s’était permis d’aller à la place Maïdan pour haranguer les manifestants, un peu comme si Ahmadinejad venait faire des quenelles devant le ministère de Manuel Valls, l’actuel ministre des Affaires étrangères s’est plutôt distingué par une extrême discrétion, en particulier sur son rôle dans les services secrets de son pays pendant les guerres yougoslaves. En fait, sa carrière dans les services spéciaux et la diplomatie commença en 1998 lorsqu’il fut nommé coordinateur des organes d’intelligence de la chancellerie jusqu’à en devenir le chef en 1999, ayant à sa charge le BND (Bundesnachrichtendienst), le service fédéral de renseignement. À ce titre, il a été le responsable, côté allemand, des programmes germano-américains de l’ainsi nommée « guerre contre le terrorisme ».

Kosovo

Ce furent ses performances lors des guerres yougoslaves qui ont contribué à l’accroissement de l’influence allemande dans le sud-est européen et qui lui ont donné le rôle qui est le sien aujourd’hui. C’est sous sa gestion de la chancellerie allemande que le BND a non seulement cessé de considérer l’UCK (Armée de libération du Kosovo) comme une organisation terroriste mais s’est engagée à la soutenir sans réserve, sur le plan matériel, technologique et de propagande dans sa guerre contre le gouvernement de Milosevic.

La guerre finie avec la victoire de l’UCK et de l’Otan, la Yougoslavie démembrée, l’activisme balkanique de la BND est resté toujours actif sous l’impulsion de FWS. D’ailleurs des analystes de la politique allemande dans la région soupçonnent l’implication du BND lors des graves incidents anti-serbes de mars 2004 au Kosovo. Plus récemment, et dans le cadre de ladite « guerre contre le terrorisme », sa collaboration sans faille avec les services américains, accusés, entre autres, des pratiques illégales comme la séquestration et même de torture, a soulevé de sérieux questionnements.

"Façonner le monde du XXIe siècle"

Doté d’une ambition très marquée, le ministre n’a pas hésité à écrire en 2009 une lettre ouverte au président Obama (En étroite coopération dans le Spiegel du 12 janvier 2009) lui disant: «Ensemble, nous pouvons façonner le monde du XXIe siècle. » Plus localement, cette motivation fut confirmée par une déclaration conjointe de la CDU et du SPD, inspirée notamment par lui, et selon laquelle, «l’Allemagne se devait de participer activement dans la configuration de l’ordre international», et, en plus, de rester prête «à tout genre d’interventions partout dans le monde», y compris bien entendu dans ses versions armées «associant les apports civils et militaires de l’Union européenne», en invoquant, comme ce fut le cas en Yougoslavie et ailleurs, des motivations humanitaires: «Dans ses missions internationales pour les droits humains, la crédibilité de l’Union européenne est tributaire de la façon dont elle respecte ses principes et les applique en commençant par son propre territoire » (Accord de coalition « Assurons l’avenir de l’Allemagne », entre la CDU-CSU-SPD de novembre 2013).

Les événements en Ukraine tombent donc à pic pour nourrir l’activisme de l’actuel ministre: en association avec son collègue polonais, Radoslaw Sikorski, il a contribué à faire basculer le pouvoir à Kiev. Non sans raison, ce dernier avait déclaré à Berlin en 2011: «Je redoute moins la puissance allemande que l’inaction allemande.» Le ministre polonais n’a rien à craindre, FWS s’occupe déjà des dossiers de la Moldavie et de la Géorgie. Et Sikorski, lui, est pressenti comme futur candidat au poste de secrétaire général de l’Otan en replacement d’Anders Fogh Rasmussen.

Biélorussie

Renouveau donc de la diplomatie allemande où FWS reprend l’héritage de son camarade de l’époque des aventures yougoslaves, Joska Fischer, tout en sortant de la retenue qu’observait son prédécesseur Guido Westerwelle quant aux engagements militaires de la Bundeswehr. Bousculant même la ligne de Mme Merkel, l’Allemagne vient de s’engager à intervenir au Mali et une brigade franco-allemande sera constituée à cet effet.

FWS «va montrer sa différence», disait à ce propos le Monde, le 23  janvier 2014. Tandis que Rasmussen déclarait au même journal, quelques jours plus tard, en parlant de l’intervention armée française: «Ce qui se produit en Afrique pourrait arriver en Europe » (Le Figaro du 29 janvier 2014). À son tour, comme faisant écho, interrogée par la radio France Inter, le 19  février, sur l’éventualité d’une opération militaire en Ukraine, l’ambassadeur allemand en France, Suzanne Wasum-Rainer, ne semblait pas choquée par la question et répondait: «La diplomatie est plus efficace. L’utilisation des moyens militaires est une mesure de dernier recours.» Pas très excessif donc peut-être de songer à l’Ukraine d’aujourd’hui en pensant à la Yougoslavie d’hier et très probablement à la Biélorussie de demain.

Et autant de raisons pour bien méditer sur la phrase du ministre.

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 09:41

 

SOCIAL-ECO -  le 5 Mars 2014

Après la lutte contre l’écotaxe, que nous réservent les États généraux de Morlaix, le 8 mars ?

Le "beau nez rouge" des Bonnets rouges

Pour Gérard le Puill, journaliste honoraire et essayiste, les revendications réelles des Bonnets rouges, réunis en "états généraux" ce samedi, se résument au dumping social et environnemental pour masquer la crise de l'agriculture intensive bretonne.

Humoriste breton, Jean Kergrist parle des «beaux nez rouges» quand il évoque les actions et les revendications des « bonnets rouges » qui tiennent leurs «états généraux», le 8 mars prochain, à Morlaix. Lors d’un point de presse tenu sur le Salon de l’agriculture, le président de la FDSEA du Finistère, Thierry Merret, annonçait que les assises morlaisiennes examineraient 
15 000 doléances collectées depuis deux mois en Bretagne. Mais il n’a avancé aucune revendication précise ce jour-là. Christian Troadec, maire de Carhaix, est demeuré aussi flou dans un entretien accordé au Figaro du 1er mars. Selon lui, «nous n’avons pas forcément besoin d’aides financières. Mais il faut laisser les régions agir, plutôt que d’attendre un miracle national qui n’arrivera pas».

Revendications moins avouables

Thierry Merret préférait s’en prendre à «l’administration énarchisante (sic) du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, qui empêche la création d’emplois dans la région et asphyxie tout un pan de notre économie par la multiplication des normes, des contrôles et des taxes». Les propos de ces deux leaders régionaux de la lutte contre l’écotaxe – un impôt mal conçu dans la mesure où il épargne les longs transports pour taxer à de multiples reprises les marchandises aux différents stades du processus de production – masquent désormais des revendications moins avouables.

Par omission, ils nient le fait que des pans entiers de l’agriculture intensive bretonne et de son industrie agroalimentaire sont entrés dans une crise durable. La Bretagne concentre grosso modo 30% des productions animales françaises sur 7% du territoire national. Toutes les difficultés proviennent de ce déséquilibre. Tant que le prix de l’aliment du bétail importé était relativement bon marché et que les pollutions induites par la concentration des effluents d’élevage ne coûtaient pas trop cher, ce modèle intensif tirait de la massification de la production un avantage de compétitivité.

Travailleurs détachés

Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les céréales transformées en aliments pour bétail par l’industrie en amont des élevages hors sol sont de plus en plus chères. Les tourteaux de soja importés du continent américain le sont aussi et le seront de plus en plus en raison des achats massifs de la Chine. De cela, ni Christian Troadec ni Thierry Merret ne veulent parler. Sans le dire clairement, ils souhaitent pour la péninsule bretonne une exception régionale fondée sur le dumping social et environnemental.

Comme en Allemagne, le dumping social se traduirait par le recours aux travailleurs détachés des pays d’Europe centrale payés au salaire du pays d’origine dans les abattoirs comme dans le maraîchage et quelques autres secteurs. Cette revendication a été clairement exprimée par le président de Coop de France, en janvier dernier, sous prétexte que les coopératives agricoles et leurs abattoirs (qui ne déclarent pas de bénéfices) ne sont pas éligibles au crédit d’impôt compétitivité-emploi (Cice).

Transition

Par ailleurs, le combat contre l’État qui impose des «normes » masque mal une revendication de dumping environnemental, quitte à ce que le même État soit ensuite obligé de payer de lourdes amendes pour non-respect de la qualité de l’eau. À moins qu’il subventionne, avec les concours de la région, et à titre préventif, de coûteuses installations de dépollution dans les élevages industriels. La crise qui frappe le modèle agro-industriel breton fait aussi des ravages aux Pays-Bas, en Espagne et au Danemark pour les mêmes raisons. Elle frappera bientôt l’Allemagne, tant le développement des productions hors sol est annonciateur de pollutions futures dans ce pays.

L’agriculture bretonne et son secteur agroalimentaire ne pourront pas faire l’économie d’une transition fondée sur la désintensification de la production. Cette transition sera forcément longue afin de préserver un maximum d’emplois en les rendant pérennes. Il est à craindre que les « états généraux » de Morlaix, dirigés contre l’État centralisateur, ne servent surtout à nier cette indispensable mutation. Les organisateurs de ces assises n’auront alors été que des mauvais clowns affublés de « beaux nez rouges ». Le respect des paysans et des salariés de l’agroalimentaire, durement exploités, mérite mieux que cela.

Les Bonnets rouges invitent François Hollande. "Nous demandons au président de la République, François Hollande, de venir en Bretagne, sans tarder, entendre les 11 revendications phares" du collectif "Vivre, décider et travailler en Bretagne", à l'origine du mouvement des Bonnets rouges, a estimé le mouvement réuni en "états généraux ce samedi à Morlaix. Les Bonnes rouges demandent le développement des infrastructures et des modes alternatifs de transport et des énergies renouvelables, une relocalisation de la finance, l'officialisation de la langue et de la culture bretonnes et le renforcement de l'expérimentation, le dialogue et la transparence, indique le document. Ils demandent également que la Bretagne se dote de ses propres médias audiovisuels et numériques et revendiquent une "Bretagne forte à 5 départements avec relocalisation des décisions politiques". Ces revendications s'ajoutent aux 4 demandes fondatrices du mouvement: la suppression définitive de l'écotaxe poids lourds, la fin du dumping social et de "l'avalanche de normes et de contraintes administratives", ainsi que la relocalisation des décisions en Bretagne.

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 08:42

Ne pas mourir pour les oligarques…

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Le dangereux engrenage à l’œuvre au cœur de l’Europe  porte en germe le risque de guerre. L’intervention de forces militaires russes en Crimée pour l’occuper, au mépris du droit international, peut dégénérer. Il faut arrêter vite l’escalade et seule la recherche d’un accord politique entre toutes les parties concernées y parviendra.

 

Rappelons qu’au départ, il y a en Ukraine une crise économique et sociale profonde, et, comme dans de nombreux pays, le rejet par une majorité de la population de ce couple infernal, avec d’un côté misère-pauvreté-chômage et de l’autre l’enrichissement, la corruption et la kleptocratie de castes dirigeantes qui gangrènent l’Etat et des responsables politiques depuis la fin de l’Union soviétique. Le salaire moyen y est de 250 euros et les retraites de 90 euros, pendant que les premiers ministres et autres oligarques vivent sur l’or. C’est contre cela d’abord que s’est révolté le peuple. Le retournement de l’ancien président Ianoukovitch qui négociait un accord d’association avec l’Union européenne, pour se rallier à l’automne au projet de Poutine d’une union douanière eurasienne, avait fait naître des illusions et des espoirs sur lesquels ont surfé des forces à l’intérieur de l’Ukraine et au sein de l’Union européenne, contre ce même président et la Russie. C’est sur ces mouvements populaires de rejet et de contestation légitime que se sont greffées des forces ultraréactionnaires et fascisantes, soutenues souvent par les droites allemandes, nord-américaines et la « commission trilatérale » réunie comme par hasard en octobre 2013 avec ce projet à l’ordre du jour où l’un des intervenants n’était autre que M. Iatseniouk, devenu nouveau premier ministre. Le journal conservateur allemand Die Welt a qualifié l’un de ces partis, appelé « secteur droit », « d’association informelle de petits groupes droitiers et néo-fascistes ». Et le magazine américain Time, qui a donné la parole à son premier responsable a qualifié leur idéologie comme « frisant le fascisme ». Avec le parti Svoboda, antisémite,  dont le mot d’ordre est « l’Ukraine aux ukrainiens », ils ont réussi à Kiev à récupérer les mouvements de protestation pour la justice et la démocratie et à occuper, avec des milices paramilitaires, très bien armées, les bâtiments officiels et à chasser le président corrompu élu qui a perdu le soutien du Parlement et de son propre parti. Le même sort a été réservé en Crimée aux dirigeants en place par d’autres milices armées. La langue russe a été interdite en Ukraine. La chasse aux communistes y est ouverte comme elle l’est en Crimée à l’encontre des opposants à l’intervention russe. Le coup de force de Kiev a eu lieu après un accord, le 25 février, prévoyant un gouvernement d’union nationale. Qualifier ces actes, qui mêlent ainsi des mouvements opposés et des pressions extérieures fortes, « de révolutionnaires », revient à tromper les citoyens européens. Curieux sont d’ailleurs ceux qui font mine de s’offusquer ici de la montée de l’extrême-droite et qui se réjouissent que le drapeau du parti national-socialiste d’Ukraine flotte sur les bâtiments officiels ! Tout aussi curieux sont ceux qui se sont félicités « des révolutions arabes » en occultant la montée de l’islamisme intégriste et qui ne voient dans les manifestations ukrainiennes que des menées fascistes ! En vérité, comme toujours, le grand capital n’est jamais regardant sur les moyens et les alliances quand il s’agit de ses intérêts. Car, derrière cette inquiétante crise qui nous est souvent présentée comme un nouveau combat entre « le bien et le mal », monte une sale odeur de pétrole et de gaz et souffle le petit vent frais de l’accaparement de mines et de bonnes terres par de nouveaux oligarques sans patrie. Les trois quart du gaz et du pétrole russes passent par l’Ukraine. L’Union européenne achète une bonne part du pétrole russe. Voilà où mènent un monde et une Europe dominés par les puissances financières. Comme trop souvent, les différents impérialismes s’appuient sur des aspirations et la colère du peuple, non pas pour lui apporter satisfaction, mais pour s’appuyer sur de légitimes revendications afin de  mettre en œuvre leur visée de domination. En vérité, l’Ukraine qui dispose de nombreuses richesses et de capacités à produire, est un enjeu géostratégique. C’est ce qui explique que la Russie a voulu l’inclure dans une union douanière, au nom de liens historiques politiques, militaires, économiques, qui les lient. Et, de leur côté, les institutions européennes poussent l’Ukraine à accepter un « accord d’association ». L’une et les autres étaient pour le coup et comme par magie, subitement peu regardantes sur le respect des libertés et de la démocratie en Ukraine. Ceci dans un contexte où ce pays est au bord de la faillite. Il a besoin d’au moins 35 milliards d’euros pour ses budgets publics, pour les deux années à venir.

 

Faire croire au peuple ukrainien qu’un accord d’association avec l’Union européenne où la Troïka enserre encore plus dans l’étau financier des peuples entiers, le sauverait de la faillite est un pur mensonge. De l’autre côté, lui faire croire que l’Union eurasienne russe le sortirait de la misère au prix de sa domination par l’empire russe, est tout aussi mensonger car la Russie a aussi d’énormes difficultés économiques, sauf à exiger de « forts retours sur investissements ». Ainsi, malgré lui, le peuple ukrainien et peut-être les peuples européens peuvent-ils  devenir les otages de forces impérialistes qui, depuis longtemps à l’Ouest, considèrent l’Ukraine comme une pièce maîtresse dans l’échiquier géostratégique et économique contre la Russie et au service d’un redéploiement du capital à base européenne, souvent allemand. C’est d’ailleurs ce qu’écrivait déjà en 1997, l’ancien conseiller à la présidence des Etats-Unis, M. Zbigniew Brzezinski : « Si Moscou reprend le contrôle de l’Ukraine avec ses 52 millions d’habitants et ses ressources importantes, en reprenant le contrôle sur la mer noire, la Russie se retrouvera automatiquement en possession des moyens nécessaires pour redevenir un Etat impérial ». C’est d’ailleurs pour cette raison que sont mobilisés depuis des années en Ukraine une cohorte d’ONG, de fondations européennes et américaines, dont « Freedom House », « National démocratic Institute », « International for electoral system », en même temps qu’étaient achetées des chaînes de télévision et que des formations paramilitaires que l’on a vu, étaient mises en place. On a d’ailleurs un aperçu de l’enjeu quand on voit s’agiter dangereusement les dirigeants de l’OTAN.

 

De l’autre côté, à l’Est, les mêmes méthodes sont -avec de l’avance- employées par la Russie pour « protéger » ses forces navales en Crimée, installées là à la faveur d’un accord avec les anciens dirigeants ukrainiens. De fait, la Russie occupe sans mandat la Crimée et compte y installer des responsables à sa solde, à la faveur d’un référendum d’autodétermination. Ceci ne peut évidemment qu’attiser un climat de tensions internes à l’Ukraine et faire monter les crispations internationales, compte-tenu des enjeux que nous décrivons plus haut. Alors que Vladimir Poutine a engagé une stratégie de rehaussement du statut de la Russie, les européens auraient grand tort de vouloir l’humilier. Exclure la Russie de la réunion du G8 est une bien mauvaise idée au moment où il faudrait plutôt chercher des points de dialogue et non de guerre. Brandir la menace de sanctions économiques est tout aussi contre productif pour les citoyens européens et provoquera encore plus de difficultés pour les ukrainiens. Et ils le doivent d’autant moins que les Etats-Unis jouent avec l’Europe et la Russie un double jeu. Celui de l’aide à la domination géostratégique avec l’Union européenne et l’OTAN et celui de l’utilisation de la Russie pour d’autres enjeux internationaux, dont la normalisation des relations avec l’Iran. L’Union européenne et la France doivent donc jouer un autre rôle que celui de la tension et des menaces, même verbales.

 

Le feu intérieur des divisions, des haines et des violences, couve donc dangereusement sur fond de crise sociale et économique. Cette crise touche tout autant l’Union européenne que la Russie. Les montées des extrêmes-droite, des ultranationalistes et des fondamentalistes  aujourd’hui dans l’espace européen, ont beaucoup à voir avec la confusion permanente entretenue par des forces qui y ont intérêt et l’angoisse quotidienne face aux lendemains. Les peuples réclament d’abord la justice et la démocratie. Les puissants les prennent en otage. Ils leur envoient les tensions et la guerre.  Rien ne doit être fait pour attiser le feu des braises, mais au contraire, tout devrait être fait pour favoriser l’information, le débat et la solidarité entre salariés, créateurs, jeunesses de toute l’Europe pour un espace européen débarrassé des haines et des menaces de guerre. Tous les peuples européens doivent donc s’en mêler et dire sous différentes formes leur mot pour le dialogue, la coopération, la paix, la justice. Ce n’est pas de déclarations belliqueuses dont ils ont besoin, mais de nouveaux accords de coopération avec le peuple ukrainien comme avec le peuple russe. Et les européens de la grande Europe doivent cesser d’être divisés pour être les sujets et les fantassins d’une économie capitaliste de prédation, dans le cadre d’une guerre déjà déclarée depuis longtemps : la guerre économique.

 

Le peuple ukrainien doit pouvoir débattre et décider en toute connaissance de cause de son avenir. L’union européenne devrait y aider au lieu de faire croire à l’impossible, comme le fait la haute représentante de l’Union européenne, Mme Asthon qui, de connivence avec le nouveau premier ministre ukrainien, s’est permis de proposer de signer l’accord d’association avec le gouvernement provisoire ukrainien, non issu des urnes. Ceci constituerait un coup de force belliciste. De même, il faut cesser de vouloir insérer l’Ukraine à l’OTAN. D’un autre côté, la Russie doit, elle aussi, respecter l’intégrité territoriale de l’Ukraine et la souveraineté des peuples. Le peuple d’Ukraine doit pouvoir choisir ses représentants dans le cadre d’élections libres, tout comme celui de la République de Crimée. Il faut cesser l’engrenage actuel et réclamer une rencontre européenne qui pourrait peut-être avoir lieu sous l’égide de l’Organisation pour la sécurité et coopération en Europe, en y associant l’Organisation des Nations-Unies pour une issue pacifique et démocratique, respectueuse de la souveraineté des peuples. Les peuples européens aspirent à autre chose que ce que leur promettent cette guerre économique et le lourd bruit des chars. L’issue est dans la solidarité des peuples et des jeunesses pour éradiquer le chômage, répartir autrement les richesses, promouvoir le développement social et humain. Non, les peuples d’Europe n’ont pas à mourir pour les oligarques !

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 22:16

Pour un véritable droit à l’énergie

 

 

Instaurée par la loi n°2013-312 du 15 avril 2013 « transition vers un système énergétique sobre », la trêve hivernale instaure une interdiction des coupures et une interdiction de résiliation des contrats d’approvisionnement en électricité, en gaz et en chaleur et eau pour non paiement pour toutes les familles pendant toute la période du 1er novembre au 15 mars. A cette date, les expulsions locatives et les coupures, résiliations d’énergie vont reprendre. Ce sont des milliers de familles, qui, à nouveau, vont être sous le coup d’une menace de coupures d’un bien de première nécessité. C’est inadmissible !

 

Les élus parlementaires du groupe CRC, à l’occasion du vote de cette loi, avait déposé plusieurs amendements notamment pour que l’interdiction des coupures ne soit pas limitée à une trêve mais qu’elle le soit tout au long de l’année ou encore pour demander que soit fourni par le Gouvernement au Parlement un rapport sur la création d’un pôle public de l’énergie. Malheureusement sans succès.

 

Les dépenses incompressibles (loyer, énergie) prennent de plus en plus de place dans le budget du ménage, il est souvent impossible pour un foyer d’assumer cette charge sans obérer la possibilité pour

lui, de faire face à d’autres, tout aussi nécessaires.


Il est inacceptable qu’un ménage soit conduit à choisir entre se chauffer au risque d’impayés ou ne plus se chauffer et subir les conséquences du froid sur sa santé, son logement. Il est de la responsabilité des pouvoirs publics de mettre fin à de telles situations et de garantir les conditions d’une vie décente à l’ensemble des individus.

 

Estimées à 8 millions de personnes, les ménages en précarité sont croissants. C’est-à-dire que leurs dépenses énergétiques sont supérieures à 10 % de leurs revenus. La loi citée précédemment a élargi les bénéficiaires pour l’obtention des tarifs sociaux (Tarif de première nécessité et le Tarif social solidarité). Par contre, elle n’a pas abordée leur financement. Or, les aides octroyées aujourd’hui sont loin de correspondre aux besoins des ménages en précarité (environ 100€/ an). En effet, réduire leur financement à travers la seule Contribution du service public de l’électricité (CSPE) n’est pas satisfaisant. Celle-ci est essentiellement financée par l’ensemble des consommateurs via leur facture, y compris par ceux qui bénéficient des tarifs sociaux, alors que les gros consommateurs professionnels en sont exonérés. Il est nécessaire d’avoir une réflexion plus approfondie sur le financement des mesures sociales et plus largement sur l’ensemble des taxes qui composent les factures. Par exemple, seul 3 % du volume de la CSPE sert au soutien des plus démunis, soit 145 millions d’euros quand 59 % sert au soutien des énergies renouvelables (3 Milliards d’€) ! Quant à la TVA, elle est de 20 % sur un produit de première nécessité comme pour un produit de luxe. Il faut rapidement corriger cette ineptie et décider d’instaurer une TVA à 7 %.


Il faut défendre le principe d’un véritable droit à l’énergie. C'est-à-dire qu’il ne faut pas que ces dépenses dépassent un certain seuil dans le budget de la famille. Pour l’eau, nous l’évaluons d’ores et déjà à 3 %.


Le parti communiste rappelle ses propositions.


  • Interdiction des coupures pour cause de précarité énergétique tout au long de l’année.

  • Répondre par des mesures d’urgence aux familles notamment en milieu rural qui sont chauffées par d’autres énergies que celles de réseau (bois, fioul,…) par un chèque énergie.

  • Mise en place d’une commission pluraliste (élus, salariés, usagers, entreprises, organisations syndicales, associations, partis politiques) pour fixer en toute transparence les tarifs du gaz et de l’électricité.

  • Garantir un vrai service public de l’énergie avec une égalité de traitement et un accès pour tous à une énergie la moins chère possible sur tout le territoire français.

 

Parti communiste français,

 

Paris, le 7 mars 2014.

 

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 18:55

Le secrétaire national du parti communiste, Pierre Laurent, à Paris le 17 janvier 2014

Le secrétaire national du parti communiste, Pierre Laurent, à Paris le 17 janvier 2014, © 2012 AFP


Le secrétaire national du PCF Pierre Laurent a justifié mercredi le choix de son parti de se lancer dans la bataille des municipales parisiennes au côté du Parti socialiste dès le premier tour, au cours d'un meeting dans le XXe avec la candidate PS Anne Hidalgo.

"J’entends dire que nous quémandons notre place, ou que nous venons à la rescousse de je ne sais qui. Nous ne venons à la rescousse de personne. Nous sommes à notre place, comme nous le sommes depuis des décennies dans cet arrondissement", a expliqué M. Laurent, répondant à distance aux critiques du Parti de gauche, son partenaire au sein du Front de gauche, qui a fait le choix de listes autonomes.

La candidate du PG Danielle Simonnet avait déclaré mercredi matin que M. Laurent aurait pu "s’abstenir" de venir dans le XXe, où elle-même est candidate, et estimé que le Parti communiste venait "à la rescousse du PS", "inquiet" de la montée d’un "vote d’opposition de gauche".

"Certains de mes amis se demandaient ce que je faisais là ce soir. Je suis chez moi ici", a répondu M. Laurent, soulignant qu’il militait depuis 30 ans dans la section communiste du XXe.

Rappelant que l’alliance entre le PS et le PC était un choix ancré dans le passé, M. Laurent a aussi mis en exergue la nécessité de "barrer la route" à l’UMP, et d’"empêcher l’extrême droite de s’implanter dans la capitale".

Il s’est aussi félicité des accords programmatiques conclus avec le PS, autour de l’idée de "rendre Paris moins cher" : promotion du logement social, élaboration de "nouveaux outils contre la spéculation" immobilière, défense des services publics, gratuité des mètres cubes d’eau vitaux pour les ménages les moins favorisés, mesures en faveur de l’accès à la santé.

Reconnaissant "quelques débats" avec le PS sur la question de la métropole du Grand Paris, il a plaidé pour une "métropole de la solidarité", proche des citoyens.

Il a enfin souligné la nécessité de lutter contre "les cures d’austérité qui affaiblissement toujours les mêmes". 

Prenant la parole à son tour, la candidate PS Anne Hidalgo a abondé dans son sens. Le projet du PS à Paris "n’est pas un projet d’austérité", a-t-elle affirmé.

"Il n’est pas question pour nous de considérer que la baisse des dotations des collectivités serait quelque chose de bon pour Paris et pour le pays. Je le dis et le redis, quand je présente un budget de 8,5 milliards d’euros d’investissement (…) c’est positif pour l’économie et la qualité de vie au quotidien, et je me battrai pour que cela soit respecté", a dit la candidate PS, prenant ainsi ses distances avec la nouvelle cure d’austérité que Matignon projette d’imposer aux collectivités.

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 18:10
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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 08:13

Agissons unis pour heninbeaumontMardi après-midi, les colistiers de la liste "Agissons unis pour Hénin-Beaumont" se sont retrouvés au Bord des Eaux autour du maire, Eugène Binaisse, qui mènera la liste d'union soutenue par l'Alliance Républicaine, le PS, EELV et le PCF aux prochaines municipales.

De toute la France, des messages de soutien sont parvenus au PCF pour le choix courageux et responsable que nous avons fait de nous rassembler pour barrer la route au Front national et porter haut et fort nos idées dans une future majorité.

De la LDH 62 à la Gauche Unitaire, à travers Nicole Taquet-Leroy, conseillère régionale, les soutiens à notre démarche affluent et pèsent certainement plus lourd que les procès en trahison que nous font quelques commentateurs anonymes sur les blogs, à l'image de cette militante récemment convertie au MRC dont le sport préféré est de déblatérer sur les blogs et sur facebook. Après Georges Bouquillon qui a été sa cible pendant des mois et des mois, cette jeune fille a déblatéré sur Patrick Piret et Christine Coget, puis sur Pierre Ferrari et maintenant sur David Noël alors qu'elle vient de rejoindre Georges Bouquillon après avoir pris contact, plusieurs mois en arrière avec Eugène Binaisse... Avec des amis comme ça, Georges Bouquillon, le leader du MRC, n'a pas besoin d'ennemis !

A l'exception du MRC et de Gérard Dalongeville, toute la gauche est donc rassemblée derrière le maire sortant. Aucun d'entre nous n'a abdiqué ses idées qui ont été mises en commun dans le programme de notre liste de rassemblement. Tout ce que nous défendions depuis le début de l'entrée en campagne du PCF et du Front de Gauche figurera dans le programme commun de notre liste de rassemblement et les candidats communistes ont bien l'intention, demain, d'être des élus utiles au service de la population.

Nous sommes en train d'écrire une nouvelle page de l'histoire d'Hénin-Beaumont.

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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 07:46
Le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Pierre Laurent, était jeudi, à Dunkerque pour parler emploi avec des élus locaux du parti et des représentants syndicaux. Une journée de rencontres au cours de laquelle il a principalement été question de l’avenir de la sidérurgie et du statut des travailleurs détachés. Ce dernier sujet a le plus marqué le responsable politique. « C’est un véritable scandale ce qui se passe au terminal méthanier, s’est-il ému. Du début à la fin, ce chantier a été confié à des entreprises qui usent et abusent des travailleurs détachés dans une totale opacité. » Selon les chiffres fournis par les représentants syndicaux, environ 60 % des quelque 1 300 salariés employés sur le site seraient des travailleurs détachés. Ce statut a été adopté par une directive de 1996 et permet à une entreprise européenne d’envoyer ses salariés travailler provisoirement dans un autre État membre. Un exemple symbolique Les élus communistes ont affirmé leur détermination à « dénoncer » l’utilisation parfois abusive de cette forme de main-d’œuvre. « De plus en plus d’entreprises utilisent ce statut pour sous-payer les salariés et les exploiter. Le terminal méthanier en est un exemple symbolique mais le nombre de travailleurs détachés est en augmentation dans beaucoup de secteurs comme l’agriculture, le transport ou l’agroalimentaire. » À l’autre bout de l’échiquier politique, le Front national dénonce régulièrement le statut de travailleur détaché. Un point de convergence que Pierre Laurent rejette vivement. « À la différence du FN, nous ne stigmatisons pas l’ouvrier bulgare ou polonais. Pour nous, les responsables sont ceux qui exploitent, pas les travailleurs étrangers. Cette situation tire les conditions de tout le monde vers le bas. » Et d’expliquer le cas de Français employés par des sociétés d’intérim au Luxembourg pour effectuer des missions en France. Habitué aux sorties remarquées, Jacky Hénin, ancien maire de Calais et député européen, parle d’un détournement de la loi et n’hésite pas à qualifier la situation d’« esclavage des temps modernes. Les salariés sont payés le SMIC mais on leur retire des frais de transport ou de logement. Ils touchent moins de 700 € par mois, et les entreprises ne paient de cotisations sociales ni en France ni à l’étranger. » L’élu va même plus loin en posant la « question de la complicité. Les élus locaux voient ce qui se passe et ils laissent faire sans rien dire. Ils consentent l’esclavage, ni plus ni moins. » Pour faire évoluer cette situation et mettre un terme à ce qu’ils estiment être « une zone de non-droit dans le plus grand chantier de France », les élus ont affirmé leur volonté d’amener la question au cœur du débat public. L’intention est à la hauteur de l’indignation, mais les responsables communistes le savent, leur champ d’action est limité dans la mesure où cette pratique est légale. Restent alors des actions publiques pour « alerter la population » et des amendements pour rendre la loi plus acceptable à leurs yeux.
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8 mars 2014 6 08 /03 /mars /2014 03:18

Le PGE lance une campagne pour le droit à l'avortement gratuit et sécurisé


Le bureau exécutif du Parti de la gauche européenne a lancé, ce matin à Rome, une campagne pour le droit à l'avortement gratuit et sécurisé qui partira le 8 mars de Berlin et finira le 10 mai à Madrid dans le cadre d'un événement de campagne électorale. Le PGE, qui a déjà soutenu la lutte des femmes espagnoles contre la proposition de loi réactionnaire du Parti Populaire visant à limiter le droit à l'avortement, décide ainsi d'aller plus loin avec une campagne européenne.

 

Le PGE refuse le projet de loi espagnol « parce qu'il va contre les droits fondamentaux des femmes » et demande son retrait. Il demande l'adoption du rapport Estrela, présenté devantle Parlement européen et rejeté en janvier dernier.

 

La députée espagnole, Asunción de las Heras, et la responsable féministe d'Izquierda Unida, Amaia Martínez, étaient invitées samedi 8 février par le bureau exécutif du PGE pour expliquer l'état des lieux de l'avortement en Espagne et les initiatives prises pour essayer d'obtenir le retraite du projet de loi avant son examen au Parlement, là où le Parti au pouvoir dispose d'une majorité absolue. Toutes les deux, ainsi que Cristina Simó, reponsable féministe du Parti communiste d'Espagne, ont expliqué en quoi certaines restrictions étaient contraires au droit international et présenté leurs exigences. Elles ont également souligné qu'il ne s'agit pas d'une question de genre, mais de classe, puisque ces mesures creusent les inégalités. Seules les femmes les plus aisées pourraient voyager à l'étranger pour des avortements sécurisés et chers, alors que les autres pourraient se diriger vers des avortements dans des conditions dangereuses et punis par la loi.

 

Le Président du Parti de la gauche européenne, Pierre Laurent, Maite Mola, vice-Présidente ont été clairs « Ce n'est pas seulement un problème espagnol mais européen » et ont démontré que l'offensive contre les droits des femmes concernait aussi d'autres pays, par des accès limités à l'avortement par la loi ou par d'autres moyens en Suisse, Belgique, Pologne ou Malte. Pierre Laurent a déclaré « c'est une offensive contre les femmes et l'égalité » et Maite Mola a souligné que derrières ces politiques, il y a la droite extrême et les logiques capitalistes.

 

Une délégation en Ukraine

D'autres sujets ont été approuvés par le Bureau exécutif. Il s'agit de celle d'envoyer une délégation du PGE en Ukraine et l'adoption d'une motion apportant le soutien et la solidarité du PGE aux femmes de ménage du ministère des finances grec menacées de licenciement en raison de la politique de privatisation des services publics. La plupart de ces femmes ont plus de 50 ans et n'auraient probablement pas l'occasion de retrouver un emploi, ce qui impliquerait qu'elles n'auraient ni pension de retraite, ni protection sociale. Depuis le 18 septembre ces femmes protestent quotidiennement devant le ministère.

 

Programme pour les élections

Le PGE va travailler une plateforme programmatique qui sera construite sur la base des six axes approuvés au congrès de Madrid. Le programme sera finalisé d'ici le 1er mars et présenté lors d'une initiative publique.

Concernant l'agenda de l'année, l'université d'été du PGE se tiendra à proximité de Berlin du 23 au 27 juillet prochain. Un groupe de travail la préparera. Outre la conférence sur la dette du 10 avril à Bruxelles, le Pge préparera un séminaire à propos du fascisme de nos jours. L'Estonie est un des pays où l'extrême droite progresse beaucoup. Le représentant du Parti communiste de Moldavie a annoncé à la fin de la rencontre qu'en Estonie, un militant de gauche bien connu qui dirigeait un cente culturel a été jeté en prison pour 6 mois sans réelle raison. Pour lui, c'est un exemple de ce qui peut arriver aux personnes qui critiquent activement le gouvernement.

- See more at: http://www.european-left.org/fr/positions/nouvelles/le-pge-lance-une-campagne-pour-le-droit-lavortement-gratuit-et-securise#sthash.Pq67pg9y.dpuf
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Published by bruno fornaciari
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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 02:56

Roms - FN : Paul-Marie Coûteaux suggère de "concentrer" les Roms "dans des camps"

Paul-Marie Coûteaux le 7 janvier 2011 à Paris (illustration).

Paul-Marie Coûteaux le 7 janvier 2011 à Paris (illustration).

Crédit : AFP

Paul-Marie Coûteaux, tête de liste FN-Rassemblement Bleu marine dans le VIe arrondissement de Paris pour les municipales, suggère sur son blog de "concentrer" les Roms "dans des camps".

Paul-Marie Coûteaux, tête de liste FN-Rassemblement Bleu marine dans le VIe arrondissement de Paris pour les municipales, suggère de "concentrer" les Roms "dans des camps" comme remède à "l'abandon de la dignité nationale" que constituerait leur présence dans les rues. Sur son blog, le président de Souveraineté, Indépendance et Libertés (Siel, un micro-parti allié au FN au sein du RBM), s'en prend dans plusieurs articles à la présence de Roms dans l'arrondissement huppé où il se présente.

"Je me prends à les photographier lorsque j'en croise un trop grand nombre, aux fins de les mettre en ligne ici, serait-ce seulement pour apaiser la rage que me donne le spectacle désolant de ces femmes, de ces enfants, et quelquefois de ces familles entières qui dans un état d'abandon indescriptible, parsèment l'arrondissement, l'amochent de part en part, et rompent le charme de la moindre promenade", écrit Paul-Marie Coûteaux dans un message du 19 février 2014 illustré par des photos d'individus dormant sur des matelas.

"Abandon complet de la dignité nationale"


Qualifiant cette présence d'"invasion" ou de "lèpre" qui porte atteinte à "l'ordre esthétique" du VIe arrondissement parisien
, il juge qu'elle "témoigne jusqu'à la caricature de l'irresponsabilité générale, et corrélativement de l'abandon complet de la dignité nationale". En effet, selon ce candidat, "du fait que des familles entières s'installent au milieu de nos rues avec leurs bouts de lits rouillés, leurs matelas, leurs cabas, de cette saleté et des épidémies qu'elle ne manquera pas de provoquer (...), nul ne se sent responsable."

"Que peut-faire M. le Ministre de l'Intérieur ?"


Le maire du VIe arrondissement, n'ayant pas de pouvoirs de police, se défausse sur le Préfet de police de Paris, d'après lui. "Or M. le Préfet de police n'a sans doute pas d'ordre de M. le Ministre de l'Intérieur : sur un sujet aussi délicat, à lui de donner des instructions !", poursuit l'ancien député européen. Avant d'ajouter : "Mais que peut-faire M. le Ministre de l'Intérieur - à part concentrer ces populations étrangères dans des camps, où la vie serait sans doute si peu conforme à ce qu'elles escomptaient du voyage qu'elles préféreraient déguerpir d'un territoire aussi inhospitalier".

"Mais ce courageux ministre, s'il l'était, irait sans doute à l'encontre des oukases bruxellois, de la Cour européenne des Droits de l'homme, de tout l'attirail dit européen, sans compter de la catholicité et du Pape en personne, et ne songe pas à de telles extrémités", écrit encore M. Coûteaux.

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BRUNO FORNACIARI

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