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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 09:51

1946 : le statut général des fonctionnaires, un « socle progressiste »

Histoire
ANICET LE PORS ANCIEN MINISTRE, CONSEILLER D’ÉTAT HONORAIRE
VENDREDI, 21 OCTOBRE, 2016
L'HUMANITÉ
À partir de 1946, plus d’un million d’agents publics de l’État, comme ici, aux PTT, ont acquis le statut de fonctionnaires protégés par la loi.
À partir de 1946, plus d’un million d’agents publics de l’État, comme ici, aux PTT, ont acquis le statut de fonctionnaires protégés par la loi.
Photo : M. Zalewski/Adoc-Photos

Issue du mouvement de progrès social impulsé par la Résistance, une loi sera promulguée le 19 octobre 1946. Contrairement au système hiérarchique en vigueur, les agents publics de l’État sont considérés comme fonctionnaires, protégés par un statut.

Le 5 octobre 1946, la deuxième Assemblée ­nationale constituante examine son dernier projet de loi avant le référendum sur la Constitution de la IVe République. Il s’en est fallu de peu que ce texte relatif au statut général des fonctionnaires ne puisse venir en discussion avant la fin de la session ; un ultime accord entre le président du gouvernement provisoire, Georges Bidault, et le vice-président du Conseil, chargé de la fonction publique, Maurice Thorez, également secrétaire général du Parti communiste français, a tranché d’âpres débats qui n’en finissaient pas. En quatre heures, sans discussion générale, les 145 articles du texte sont votés à l’unanimité. Plus d’un million d’agents publics de l’État sont considérés comme fonctionnaires, protégés par la loi, même si seulement 47 % d’entre eux sont effectivement titularisés dans le cadre de ce statut. La loi sera promulguée le 19 octobre 1946.

C’était l’aboutissement d’une longue histoire de la fonction publique. L’Ancien Régime avait connu la vénalité et la patrimonialité des charges administratives. La Révolution française supprima ces privilèges et posa des principes d’égalité d’accès aux emplois publics et de probité des agents publics. Mais c’est une fonction publique dominée par le pouvoir hiérarchique qui prévalut au XIXe siècle et pendant la première moitié du XXe. Au point que le premier statut des fonctionnaires vit le jour sous Vichy, un texte du 14 septembre 1941 inspiré par l’antidémocratique « charte du travail ». Les associations, puis les syndicats de fonctionnaires n’avaient cessé de dénoncer jusque-là les tentatives de « statut carcan » que tentaient de leur imposer les gouvernements conservateurs. Ils réclamaient un « contrat collectif ».

Un premier projet de statut démocratique

Une telle situation met en valeur la lucidité et l’intelligence dont firent preuve les responsables progressistes de l’époque, issus pour la plupart de la Résistance. À l’exemple de Jacques Pruja, un dirigeant de la Fédération générale des fonctionnaires (FGF-CGT), révoqué, arrêté, puis réintégré, qui prit l’initiative d’élaborer un premier projet de statut démocratique avec lequel il finit par vaincre les réserves qui s’exprimaient au sein même de son organisation syndicale. La FGF adopta finalement un projet de statut lors de son congrès de mars 1945. Les forces syndicales de la CGT, majoritaire, et de la CFTC prirent alors une part active dans la promotion des nouvelles dispositions. Le projet retenu par le ministre de la Fonction publique suscita de très vives oppositions. Venant de hauts fonctionnaires qui admettaient difficilement le recul de l’ordre hiérarchique antérieur, les oppositions s’accentuèrent au fil du temps de la part de la CFTC et du MRP, parti démocrate-chrétien, qui finirent par élaborer leur propre projet ; ou encore de ministres socialistes de la SFIO. Le rejet du premier projet de Constitution par ­référendum du 5 mai 1946 menaça de tout faire capoter. Mais, combinant esprit de compromis (abandon de la création d’une fonction de secrétaire général de l’administration, par exemple) et fermeté sur les principes, Maurice Thorez parvint à ses fins.

Une grande référence sociale pour tous les salariés, du public comme du privé

Le statut mit dans la loi de très nombreuses garanties pour les fonctionnaires en matière de rémunération (voir dans l’encadré ci-contre la définition du « minimum vital », l’ancêtre du Smic), d’emploi, de carrière, de droit syndical, de protection sociale et de retraite. Il a été abrogé par l’ordonnance du 4 février 1959 lors de l’avènement de la ­Ve République. Statut fondateur, il a ainsi ouvert la voie au statut fédérateur de 1983 d’une fonction publique « à trois versants » : de l’État, territoriale et hospitalière, regroupant aujourd’hui 5,5 millions de salariés du service public, soit 20 % de la population active de la France, exemple sans équivalent dans le monde. Protégés par la loi plutôt que par le contrat, le statut général indique une voie inverse de celle de la loi El Khomri ; c’est une grande référence sociale pour tous les salariés, du public comme du privé. En 2011, la CGT déclarait à ce sujet : « Dans la fonction ­publique, même s’il subit des attaques sans précédent, le statut général des fonctionnaires demeure un socle progressiste pour des millions d’agents et autant de garanties pour les citoyens. Le caractère unifié doit en être renforcé. » Offensives frontales ou dénaturations sournoises, les attaques contre le statut des fonctionnaires n’ont jamais cessé, ce qui lui a permis de faire la preuve de sa solidité et de son adaptabilité. Nul doute que l’on en reparlera au cours de la campagne présidentielle.

Pour aller plus loin : lire la Fonction publique du XXIe siècle, d’Anicet Le Pors et de Gérard Aschieri. Éditions de l’Atelier, 2015.
Une loi et un statut

Extrait de la loi n° 46-2 294 du 19 octobre 1946 relative au statut général des fonctionnaires. « Chapitre Ier. Dispositions statutaires : Art. 1er. – Le présent statut s’applique aux personnels qui, nommés dans un emploi permanent, ont été titularisés dans un grade de la hiérarchie des cadres d’une administration centrale de l’État, des services extérieurs en dépendant ou des établissements publics de l’État. Art. 32. – Le traitement fixé pour un fonctionnaire nommé à un emploi de début doit être calculé de telle façon que le traitement net perçu ne soit pas inférieur à 120 p. 100 du minimum vital. (…) Par minimum vital, il faut entendre la somme au-dessous de laquelle les besoins individuels et sociaux de la personne humaine considérés comme élémentaires et incompressibles ne peuvent plus être satisfaits. »

Repères

  • 22 avril 1905 La loi prescrit la communication du dossier aux fonctionnaires faisant l’objet d’une sanction disciplinaire.
  • 1911-1913 Une première loi fixe des règles relatives à l’avancement, une seconde les règles du détachement.
  • 19 octobre 1946 Promulgation par la loi du premier statut général des fonctionnaires (de l’État).
  • 1983 Réforme sous la houlette du ministre Anicet Le Pors comprenant un nouveau statut des fonctionnaires.
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Published by bruno fornaciari - dans SANTE PCF
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 07:52
SÉCURITÉ SOCIALE : VIVE LE PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS, VIE LA CGT, VIVE LE CNR
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Published by bruno fornaciari - dans SANTE PCF LUTTES ET SOLIDARITÉ
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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 06:48

Les communistes du nord deux sèvres encartés ou pas s’inquiètent de la tournure des évènements politiques. Les présidentielles s’annoncent marquées par la personnalisation des candidatures et des projets, par la droitisation des esprits et des politiques proposés. A gauche c’est la dispersion. JLM 17 et les « insoumis » veulent recomposer la gauche et siphonner les forces du PCF, militants et élus, à leur bénéfice.,JL Mélenchon se présente « comme le seul capable ». Il refuse d’entamer quelque discussion, et à plus forte raison, quelque négociation que ce soit avec les communistes  pour unir la gauche au mépris du danger de droite et d’extrême-droite.

Le PS s’engage dans une primaire ou les frondeurs sont dispersés (Montebourg, Hamon, Filoche, Marie Noelle Linemann) tandis que les écologistes affirment présenter une candidature de témoignage et de propagande écologiste. Pourtant dans la configuration actuelle, tous les sondages, prédisent l’élimination de la gauche et une chambre des députés beau-horizon et bleu-foncé, avec quelques réminiscences socialistes et quelques unités communistes. Tout indique aujourd'hui que sans rassemblement et (ou) unité de la gauche une catastrophe démocratique où la moitié de l’électorat ne serait quasiment plus représentée à l’assemblée nationale se profile.

Le députés PS sortant dans la 3r circonscription, Jean Grellier, n’a pas tenu sa promesse de soutenir la politique définie au Bourget. Son soutien aveugle au Président de la République François Hollande et à sa politique qui a tourné le dos à ses engagements et à aux électeurs socialistes et ceux du Front de gauche qui avaient voté pour lui afin d’écarter Nicolas Sarkozy, qui prétend d’ailleurs revenir pour appliquer une politique plus à droite encore, a déçu. Ni Jean Grellier, ni son éventuel remplacement venant du PS ne peuvent prétendre rassembler la gauche derrière eux. Le soutien et le vote du député PS des loi l’ANI, du CICE qui finance les profits et les actionnaires sans aucun effet sur l’emploi les disqualifient. Les reculs des services publics et la de santé, la restrictions des moyens donnés aux collectivités locales, une fiscalité accrue qui pèse sur les population les plus modestes aggravent leurs conditions de vie. A cela s'ajoute l’augmentation de la TVA et de la fiscalité locale, départementale et régionale en raison des transferts de compétence non accompagnés des moyens financiers fait porter tous les efforts sur ceux qui vivent de leur travail. L’absence d’une vraie politique de soutien à la jeunesse,  du sport de masse, de l’éducation et la formation, la financiarisation de l’économie avec un poids excessif des actionnaires dans la conduite des politiques publiques, du prolongement de "l’état d’urgence » ne peut plus durer. Sans compter le rôle agressif de notre diplomatie et la tension à laquelle elle participe dans les affaires internationales où l’on voit refleurir sous nos yeux des relents de guerre froide, lorsqu’elle n’est pas chaude comme au Moyen Orient, Palestine, Irak, Syrie… d’où résultent des déplacements de populations et de réfugiés de la guerre, 

Devant ce danger, les communistes du Nord-Deux sèvres entendent ne pas rester les bras croisés. Pour relever la tête et redonner l’espoir et conserver la circonscription à gauche, les communistes  entendent agir pour éviter es dangers de régressions sociales et démocratiques qui nous menacent tous.

Ils ont décidé de reprendre leur activité politique interrompue quelques temps et de proposer aux instances du parti, de présenter aux législatives dans la 3e circonscription, des candidatures de rassemblement de la gauche authentique,  pour le progrès social et la démocratie. 

Saint-Varent le 15 octobre 2016

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Published by bruno fornaciari - dans PCF THOUARSAIS
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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 19:08

D'Ambroise Croizat à Alain Duhamel...

PATRICK LE HYARIC
SAMEDI, 14 JANVIER, 2017
HUMANITÉ DIMANCHE

Éditorial. "Il faut penser dans les cadres actuels, intime-t-on sur France 2. Si Croizat et de Gaulle avaient raisonné ainsi, il n'y aurait pas eu de Sécurité sociale."

Décidément, le pluralisme des idées, l'authentique confrontation politique quittent l'esprit des chaînes de radio et de télévision. Les pôles publics de France Télévisions et de Radio France, que je défends par ailleurs, donnent le mauvais exemple. « L'Humanité » comme nos confrères de « la Croix » ou de « Politis » ou encore du « Monde diplomatique » et bien d'autres qui font entendre un autre son de cloche sont quasiment interdits de micro. Certes, on ne trouvera nulle part un décret d'interdiction. Non, c'est devenu presque une banalité, une normalité.
Voici que France 2 lance, en prévision de l'élection présidentielle, une nouvelle émission baptisée « le Club de la presse ». La première a eu lieu dimanche 8 janvier, après le journal télévisé. Elle ressemblait, une fois de plus, à une discussion de café du commerce avec des journalistes aussi neutres que M. Duhamel, M. Brunet et deux autres confrères de « Challenges » et du « Journal du dimanche ».
Je ne leur reproche pas d'avoir des opinions et de les exprimer. Précisément parce que je suis pour la confrontation d'opinions. Ce que je conteste, ce sont les visages différents pour des opinions quasi similaires ! On y a sondé, avec l'air savant, le cerveau caché des candidats, les tactiques obliques, les phrases devenues petites au fur et à mesure qu'on les découpe, les jugements sentencieux toujours aussi éloignés de la vie de la multitude qui travaille et qui souffre.
 
Dans leur bouche, chaque électeur devient un sujet au service de tactiques biscornues. On explique, par exemple, que si on ne choisit pas M. Valls à la primaire, on aura M. Macron, car les élus socialistes ne voteront pas pour un autre candidat de leur parti. Bref, vous avez le choix entre un libéral et un... libéral. Tous sont hantés par la crainte que les candidats socialistes n'assument pas chacun un virage à droite. Tous reprochent même à M. Valls de ne pas tenir la ligne libérale qu'il mettait en oeuvre lorsqu'il était premier ministre. Certes, la mue de l'ancien premier ministre pose légitimement question, mais pas en ces termes ! S'il parle aujourd'hui à gauche après avoir dit qu'elle n'existait plus, c'est que le peuple de gauche existe et compte en France. Au-delà, une immense majorité de citoyens n'a supporté ni le 49-3, ni le projet de déchéance de nationalité, ni la loi sur la précarisation du travail, ni les cadeaux permanents aux grandes entreprises sans contreparties pour l'emploi, tandis que continuaient à progresser le chômage, la précarité, la pauvreté, l'affaiblissement des services publics et l'alignement permanent sur la doxa bruxelloise. Voici un élément de débat qu'il serait intéressant de décrypter. Ces porte-voix ne le souhaitent pas, trop occupés à démontrer que l'avenir passe par la mise en oeuvre de toutes ces solutions du passé vers encore plus de libéralisme, alors qu'elles ont toutes échoué partout. Peu leur importe si les conséquences des choix qu'ils défendent enferment beaucoup trop d'électeurs en colère vers le vote d'extrême droite.
Tous, sur le plateau, ont défendu comme « intelligente » cette incroyable profession de foi de M. Fillon déclarant qu'il ne serait pas dur avec la Sécurité sociale puisque « chrétien ». Autre manière de prolonger les épisodes affligeants autour du burkini, des menus à la cantine, du voile et autres propos stigmatisant précisément une « autre » religion. Sa foi si « chrétienne » le conduira-t-il à soutenir Cédric Herrou, poursuivi pour avoir « aidé son prochain », la salariée d'Auchan qui a perdu son enfant parce qu'on l'a obligée à rester « attachée » à sa caisse, ou encore la défense des services publics alors qu'il veut purger cinq cent mille emplois.
En vérité, cette déclaration ­ qui n'aurait jamais dû quitter la sphère privée ­ sert à illustrer le débat lancé par M. Sarkozy sur « l'identité » de la France. Oui, la droite veut, un jour ou l'autre, aller jusqu'à défigurer ou abolir la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l'État.
Transpirait de cette émission la hargne contre toutes les conquêtes du Conseil national de la Résistance. La première question de l'émission invitait Alain Duhamel à émettre son voeu pour l'année nouvelle. Du tac au tac, il réclama de chaque candidat qu'il ne fasse aucune promesse qui ne serait pas financée. Tout est ici ! Vous ne devez penser que dans les cadres actuels ! Si, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, dans un pays dévasté et ruiné, Ambroise Croizat et le général de Gaulle avaient ainsi raisonné, il n'y aurait jamais eu de Sécurité sociale, et le pays aurait eu plus de mal à se relever. Il est heureux qu'une pensée inverse les animait, comme celle de M. Thorez qui érigea le statut de la fonction publique. Tout droit social, tout bien commun au service de tous est aussi la condition du redressement et du développement économiques.
Dans les conditions de notre époque, c'est d'une nouvelle Sécurité sociale dont il faudrait débattre ; celle, par exemple, ouvrant une cinquième branche pour financer le crucial enjeu de l'autonomie, ou celle permettant une « sécurité » de l'emploi. De même, un nouveau partage des richesses et une nouvelle manière de produire et de consommer, combinés à un nouvel âge de la démocratie participative d'intervention conditionnent un développement durable, respectueux de la planète. Quand et où en débattra-t-on enfin sérieusement ? Tout le monde, à commencer par les journalistes, a tout à gagner au fait que le pluralisme irrigue enfin les débats publics. Nous sommes disponibles pour cela !
 
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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 19:44

2017 - Le pouvoir de l'espoir

 

Nous sommes une majorité à vouloir le progrès social, écologique et démocratique

Ce nouvel élan de progrès est possible. C’est même la seule manière de sortir le pays de l’ornière dans laquelle les politiques d’austérité l’ont plongé. Les bas salaires, la pauvreté, le chômage et la précarité, les actionnaires qui se gavent, c’est ça qui abîme la France. Nous ne devons plus l’accepter. Nous voulons une politique qui relève la France, qui rende à chacun l’espoir du progrès et d’une vie meilleure.

La solution c’est une nouvelle politique qui change vraiment nos conditions de vie, de travail, d’étude, qui améliore notre pouvoir d’achat, en mettant n au pillage des richesses. En renouant avec de grands objectifs de transformation sociale, la gauche redeviendra utile.

La droite et l’extrême-droite ne préparent que reculs sociaux et destruction des solidarités. Les cinq années du quinquennat Hollande-Valls n’ont été que renoncements et désillusions.

Il n’y a qu’un chemin pour sortir de l’impasse, celui du progrès social, du partage des richesses, de la solidarité. C’est ce chemin d’espoir que les communistes veulent construire en proposant un projet novateur « La France en commun », en appelant à voter Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, en soutenant partout en France des candidat-e-s aux élections législatives. Ce chemin, c’est celui du succès.

Une nouvelle majorité à gauche pour une nouvelle politique

Nous sommes prêts à rassembler toutes les forces disponibles à gauche pour mettre en œuvre cette nouvelle politique. Pour cela nous proposons quatre grandes priorités :

L’ennemi c’est toujours la finance

Mettons n au pouvoir des marchés nanciers et à l’évasion scale qui s’accaparent les richesses produites et les détournent du bien commun. Créons un grand pôle public bancaire en nationalisant BNP-Paribas et la Société Générale a n de récupérer l’argent pour des projets d’intérêt général.

Un cap : le progrès social

Avec cet argent nous nancerons l’amélioration concrète de nos vies et la réduction des inégalités. Investissons massivement dans les services publics et consolidons notre système de protection sociale par la mise à contribution des dividendes. Sécurisons nos emplois par la création d’une sécurité sociale de l’emploi et de la formation et l’abrogation des lois El Khomri et Macron.

Changer la République

Le pouvoir doit être rendu aux citoyens. Nous proposons la suppression du 49-3, la proportionnelle à toute les élections et un statut de l’élu qui permette de faire en

trer le peuple à l’Assemblée nationale. Les droits des citoyens dans la cité, dans l’entreprise et ceux des femmes doivent être renforcés. La République que nous voulons assurera l’égalité de tous en s’attaquant de front aux discriminations.

Une France de paix

La voix de la France n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle défend la paix et la coopération entre les peuples. La paix est une condition essentielle de notre sécurité. La France doit aussi reprendre la main en Europe pour relever les défis mondiaux qui nous font face.

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 02:29

Ce que les médias passent sous silence à propos de Cuba

Ce que les médias passent sous silence à propos de Cuba
 

Depuis le décès de Fidel Castro, les mêmes propos sont répétés en boucle par les journalistes et les hommes politiques : Cuba est l’une des dernières dictatures, elle enferme ses opposants, viole les droits de l’homme et affame son peuple. L’occasion est trop belle pour dire tout et n’importe quoi à ce sujet. Réponse aux mensonges et raccourcis à propos de Cuba.

Ségolène Royal, pour avoir osé dire qu’il « n’y a pas de prisonniers politiques à Cuba », a vu un torrent de boue s’abattre sur elle. Simplement parce qu’elle a eu l’outrecuidance de défendre Cuba. Car c’est bien cela qui lui est reproché, puisque personne n’a apporté le moindre élément permettant de démentir son affirmation.

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Vous la voyez l’opposition radicale au régime ? Et la bavure digne de la tyrannie policière la plus arbitraire ? Non ? #HeuresLesPlusSombres

Ah non, pardon, en réalité, seul Amnesty International a tenté un truc. Comme unique exemple à charge, l’organisation cite le cas de l’artiste El Sexto, arrêté pour avoir tagué « se fue » (« il est parti », ce que certains interprètent comme une référence au décès de Fidel Castro) sur le mur d’un grand hôtel de la Havane et de plusieurs bâtiments prestigieux ! (1) Scandaleux ! Il est vrai qu’à Paris, si un artiste avait eu l’idée de taguer le Fouquet’s ou la Cathédrale Notre-Dame, la police l’aurait probablement applaudi et il n’aurait bien sûr encouru aucune poursuite pénale…

Je ne sais pas qui s’occupe de la com’ d’Amnesty International, mais si c’était pour sortir une ânerie pareille, il aurait mieux valu faire comme tous les autres et dénoncer sans preuve, cela aurait été hautement plus crédible… (2)

« Mais peu importe ! » diront les autres. « Cuba est une dictature et rien ne le justifie ! »

Vraiment ? Retour en arrière

De la soumission aux États-Unis à la révolution

Cuba, de 1899 à 1959, était de fait une colonie états-unienne. Connue comme étant « le bordel de l’Amérique », l’île était alors gangrenée par la pauvreté, la prostitution, le jeu, les narcotrafiquants, la mafia et autres malfrats états-uniens venus échapper à la prohibition. Pour se faire une idée, il faut savoir que Miami et Las Vegas n’existaient pour ainsi dire pas avant la révolution cubaine, puisque l’île tenait leur rôle.

1938
Le dictateur Batista (à droite) en visite aux Etats-Unis en 1938.

Lorsque les guérilleros conduits par Fidel Castro rentrent victorieux à la Havane le 8 janvier 1959, ils viennent de renverser la dictature militaire pro-américaine de Fulgencio Batista, responsable de la mort de 20 000 cubains en sept ans. Beaucoup reprochent à Fidel Castro de s’être alors rendu coupable d’un nettoyage politique contraire aux droits de l’Homme. Mais de quoi parle-t-on ?

Fidel Castro avait maintes fois appelé la population à ne pas se livrer à la vengeance et à un « bain de sang », mais à laisser la révolution rendre justice. Il y eut donc des procès qui ordonneront 631 condamnations à mort et amèneront 146 proches de Batista à être fusillés. Il n’y eut aucun lynchage ou exécution sommaire. Comparons ces chiffres à une situation similaire : en 1944, lorsque la France fut libérée, il y eu près de 9 000 exécutions sommaires et plus de 1 500 condamnés à mort (parmi eux on compte des écrivains et des journalistes, ce qui ne fut pas le cas à Cuba). (3) Il ne viendrait à l’idée de personne de remettre en cause le gouvernement de l’époque ou le Général de Gaulle pour ces faits.

La guerre meurtrière des États-Unis contre Cuba

Le nouveau gouvernement cubain se heurte rapidement à l’opposition des États-Unis. Ces derniers sont irrités par ses réformes et les nationalisations. Ils mettent fin à l’importation de sucre en provenance de l’île (qui représentait 80 % des exportations de Cuba vers les États-Unis et employait près de 25 % de la population). En 1962, les États-Unis vont jusqu’à imposer un embargo à Cuba qui rompt les relations commerciales entre les deux pays (même alimentaires), et obligent la majeure partie des pays américains et leurs alliés occidentaux à faire de même.

cuba-embargo
191 pays ont condamné l’embargo des États-Unis sur Cuba. L’ONU a condamné 18 fois ce qu’elle considère comme un « blocus ».

Tout produit élaboré avec des éléments d’origine cubaine est interdit d’entrée aux États-Unis. Les avoirs de l’État cubain aux États-Unis sont gelés. Les transactions financières sont interdites. Tout échange en dollars avec l’île est sanctionné. Pendant des décennies, il sera interdit aux citoyens états-uniens de se rendre à Cuba. Le but affiché des États-Unis est de profiter des difficultés que provoque l’embargo pour provoquer la chute de Fidel Castro. L’embargo n’a cessé d’être renforcé par les États-Unis (jusqu’en 2009). (4)

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En 1996, la loi Helms-Burton interdit à toute personne ou entreprise dans le monde de commercer des produits issus de biens américains qui ont été nationalisés par le régime cubain après la révolution. (5)

En 2004, l’administration Bush adopte une loi visant à condamner à dix ans de prison et à un million de dollars d’amende tout citoyen états-unien se rendant à Cuba sans autorisation, ou avec autorisation mais plus de 14 jours, ou qui dépenserait sur l’île plus de 50 dollars par jour, ou qui enverrait de l’argent à un proche adhérent du parti communiste local. (6)

L’embargo a donc condamné Cuba à l’autarcie, la poussant dans les bras des soviétiques. Il est encore en vigueur aujourd’hui. C’est l’embargo commercial le plus long de l’époque contemporaine. En 2014, on estimait les pertes directement liées à l’embargo à 116 milliards de dollars pour l’île. (7)

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Le groupe terroriste Alpha 66 fêtant ses 50 ans à Miami.

Mais quand il s’agit de l’Amérique latine, son « pré carré », les États-Unis ne s’attaquent pas qu’au portefeuille. Ils ont aussi financé à hauteur de plusieurs dizaines de millions de dollars toutes sortes d’activités pouvant nuire à Cuba, terrorisme compris. Ainsi, des groupes comme Alpha-66 et Omega 7, entraînés en Floride, se sont rendus responsables de divers sabotages et attentats (rien qu’en 1960-1961, sur une période de sept mois, la CIA a commandité 110 attentats à la dynamite, a fait placer 200 bombes, et déclenché 800 incendies dans des plantations), faisant de Cuba l’un des pays au monde qui déplore le plus grand nombre de victimes d’attentats (3500 morts et 10 000 blessés dont plus de 2 000 handicapés à vie). (8) En 1971, la CIA fit importer une épidémie de peste porcine africaine sur l’île, à l’aide de ces organisations terroristes. En 1981, l’introduction de la dengue hémorragique toucha près de 350 000 personnes à Cuba, et entraîna la mort de 158 d’entre elles dont 101 enfants. (9) Durant toute sa vie, Fidel Castro aura été la cible de 638 tentatives d’assassinats. (10)

Face à toutes ces menaces, Fidel Castro, qui voulait pourtant la démocratie sur l’île, dut se résigner à accroître la répression, la censure et le poids du parti communiste cubain, qui devint peu à peu le parti unique de l’île.

« Imaginez ce que serait la situation aux États-Unis si, dans la foulée de leur indépendance, une superpuissance leur avait infligé pareil traitement : jamais des institutions démocratiques n’auraient pu y prospérer », résume Noam Chomsky. Il est de bon ton de donner, du haut de sa France stable du XXIe siècle, des leçons à Fidel Castro sur le type d’institutions démocratiques qu’il aurait dû mettre en place pour recevoir un brevet de « pays moralement soutenable par l’Occident ». (11) 238 morts causés par le terrorisme djihadiste nous ont récemment amenés à envisager une remise en cause de l’État de droit : multiplions le nombre de victimes par 15, ajoutons-y un blocus terrible, le financement de partis d’opposition par l’étranger et nous comprendrons ce qui a poussé le gouvernement cubain à mettre en place ces mesures autoritaires.

Les droits de l’Homme à Cuba

Il convient encore de citer Noam Chomsky : « Concernant les violations des droits de l’Homme, ce qui s’est produit de pire [à Cuba] ces quinze dernières années a eu lieu à Guantánamo, dans la partie de l’île occupée par l’armée américaine, qui y a torturé des centaines de personnes dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme ». »

elections-cuba
Pour ceux qui pensent le contraire (ce qui montre bien le niveau de désinformation qu’il y a quand il s’agit de Cuba) : il y a des élections à Cuba. Ici, le 19 avril 2015 lors du premier tour des élections municipales.

La censure largement assouplie à Cuba depuis les années 1990. Il n’y a aujourd’hui plus un seul opposant politique ou journaliste en prison à Cuba (or, faut-il le rappeler, les États-Unis étaient en 2005 le 6e pays au monde avec le plus de journalistes en prison, selon le CPJ, le Comité pour la protection des journalistes). (12) (13) Cuba n’a condamné personne à mort depuis 2003 (14) ; même en 2006, lorsqu’il y eut de nouveaux attentats, la peine de mort n’a pas été appliquée. Contrairement à la plupart de ses voisins latino-américains, Cuba n’a recours ni à l’assassinat et aux enlèvements d’opposants, ni à la torture. (15) Cuba ne possède pas de police anti-émeute (les CRS en France). Depuis la création du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, l’île est réélue régulièrement pour y siéger auprès d’une cinquantaine de pays. (16)

La liste de « prisonniers politiques » fournie par les opposants cubains, sur laquelle les médias occidentaux se basent, ne comprend aujourd’hui plus que des criminels que même Amnesty International refuse de prendre en compte parce qu’elle est composée « de gens jugés pour terrorisme, espionnage ainsi que ceux qui ont tenté et même réussi à faire exploser des hôtels » (rapport d’Amnesty International de 2010).

Bien qu’il se pluralise de l’intérieur, le parti unique existe toujours à Cuba. Il faut cependant noter l’existence d’institutions démocratiques inconnues en France, comme le référendum d’initiative populaire qui permet de révoquer les élus. Une forme de démocratie directe existe à Cuba : les habitants se réunissent en assemblées de quartier pour délibérer sur le choix d’un candidat et peuvent le révoquer à tout instant. Il est interdit au parti communiste de désigner ou de faire campagne pour un candidat ; ainsi la moitié des députés cubains ne sont pas membres du parti communiste. (17) (18)

Le bilan de Fidel Castro : le socialisme concret

Si Cuba n’a pas choisi la voie de la démocratie libérale, c’est avant tout pour préserver l’héritage de la révolution, à savoir celui d’un socialisme concret qui vient en aide aux plus démunis et qui s’est instauré (avec réussite) malgré l’embargo. En voici quelques exemples :

A Cuba, personne ne dort dans la rue. C’est le seul pays d’Amérique latine et du tiers-monde à s’être débarrassé de la malnutrition infantile, selon l’Unicef. L’île a atteint le plein emploi (le taux de chômage y était de 3,2% en 2011). Les inégalités y ont été réduites de près de 30% depuis la révolution (selon l’évolution de l’indice de Gini, qui sert à calculer les inégalités). En 2016, 60% du budget de l’État correspond aux dépenses courantes de maintien des services gratuits de base dont bénéficient tous les Cubains.

Cuba a, en dépit du blocus, et ce, dès 2015, avant même la date prévue, atteint les huit Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) définis par les Nations Unies.

Au niveau de l’Indicateur de Développement Humain (IDH), Cuba se classe 67e selon l’ONU. Devant le Brésil, la Chine, l’Inde, le Mexique, la Turquie, l’Ukraine, l’Afrique du Sud, l’Iran… Hors revenus, Cuba se classe même 26e, devant notamment le Royaume-Uni

A Cuba, le secteur des travailleurs indépendants et d’autres formes de gestion non-étatique sont aujourd’hui en expansion. 504 000 Cubains travaillent à leur compte : ils sont protégés par le système de sécurité sociale et bénéficient du droit à la retraite – on est donc loin du cliché du pays communiste qui bride la liberté d’entreprendre.

Dès 1961, soit deux ans après la révolution, Cuba fut l’un des rares pays à avoir éradiqué l’analphabétisme. Dans le détail, le taux d’alphabétisation des 15-24 ans atteint aujourd’hui les 100%, et celui des adultes 99,8%, ce qui place Cuba dans le top 5 des pays les plus alphabétisés au monde selon l’ONU.

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Trente pays bénéficient du programme d’alphabétisation cubain « Moi aussi je peux » qui a permis d’apprendre à lire et à écrire à plus de 10 millions de personnes.

L’accès gratuit et universel à l’éducation est garanti à tous les citoyens à Cuba. Selon l’UNESCO, Cuba est le pays qui affiche le meilleur résultat d’Amérique Latine et des Caraïbes en matière d’éducation. Cuba est le pays disposant du plus grand nombre d’enseignants par habitant et du plus faible nombre d’élèves par classe dans le primaire et le secondaire (19 élèves par maître dans le primaire et 15 dans le secondaire).

En 1959, Cuba ne comptait qu’une seule université. Aujourd’hui l’île compte 52 établissements d’enseignement supérieur. Le taux brut de scolarisation dans l’enseignement supérieur y était de 95,2% en 2011, soit le 2e meilleur score du monde (derrière la Corée du Sud) selon l’ONU. La télévision cubaine diffuse régulièrement des cours du second degré pour la population adulte.

D’après l’ONU, la mortalité infantile à Cuba est de 4,2 pour 1000, soit le taux le plus faible du continent américain, (à titre de comparaison, il est de 5,9 pour 1000 aux USA). Toujours selon l’ONU, celui-ci était de 69,86 pour 1000 avant la révolution.

L’espérance de vie à Cuba est de 79,4 ans selon l’ONU. Soit 0,3 ans de plus qu’aux États-Unis et seulement 1 an et demi de moins qu’en Allemagne. C’est le 3e meilleur chiffre d’Amérique derrière le Canada et le Chili. C’est 5 ans de plus que la moyenne de la zone Amérique latine et Caraïbes et c’est dans la moyenne des pays riches de l’OCDE.

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L’opération « Miracle », lancée en 2004 par le gouvernement cubain, a été à l’origine de 2,6 millions d’interventions chirurgicales pour rendre la vue à des personnes pauvres dans 30 pays d’Amérique latine, des Caraïbes et d’Afrique.

A Cuba, l’accès gratuit à tous les services de santé est garanti. Il y a un médecin pour 137 habitants de l’île, soit le meilleur ratio au monde. C’est plus de deux fois plus qu’en France (1 pour 299). Depuis la révolution, 110 000 médecins ont été formés à Cuba. Avant, il n’y en avait que 6 000, dont la moitié a fui le pays lors de la révolution. Cuba est le seul pays au monde à avoir créé un vaccin contre le cancer du poumon et un médicament permettant d’éviter les amputations liées à l’ulcère du pied diabétique.

L’école de médecine de la Havane, « la plus avancée au monde » selon le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, forme aujourd’hui 11 000 jeunes venus de 120 nations. Depuis la révolution, l’île a même déployé 135 000 soignants à travers le monde, lors de catastrophes naturelles ou humanitaires. En reconnaissance de ses efforts, Fidel Castro fut le premier chef d’État à recevoir la médaille de la Santé pour tous, décernée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En 2014, l’OMS qualifiait le système de santé cubain « d’exemple à suivre ».

Un an après la révolution, Cuba a interdit la ségrégation raciale, soit sept ans avant les États-Unis. La même année, la fédération des femmes cubaines fut crée. L’égalité femme-homme est une réalité sur l’île, notamment du point de vue salarial. En 2013, Cuba occupait le troisième rang mondial du plus grand pourcentage de femmes élues députés. Elles président 10 des 15 provinces du pays. Alors que l’île comptait plus de 150 000 prostituées dans les années 50, la prostitution a été éradiquée en 1967 (pas définitivement, hélas, car elle tend à réapparaître ces dernières années : elles seraient entre 12 et 20 000 aujourd’hui selon les opposants). Les prostituées ont été soignées (30 à 40% d’entre elles souffraient de la syphilis), éduquées, logées et réinsérées.

Cuba promeut la prévention en matière d’éducation et de réinsertion sociale pour éviter la délinquance. C’est l’un des pays les plus sûrs d’Amérique latine : le taux d’homicide volontaire y est de 4,2 pour 100 000 habitants (contre une moyenne de 23 pour 100 000 en Amérique latine). Cuba est le pays d’Amérique Latine qui enregistre le moins de violences contre les enfants.

Libertés individuelles ou libertés collectives ?

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« Hop ! Confisqué ! »

Contredire les mensonges répandus à propos de Cuba n’empêche évidemment pas de jeter un regard critique sur les erreurs commises par le gouvernement, comme pour n’importe quel autre pays, à n’importe quel moment de l’histoire. Mais on ne peut déclarer que la révolution a été volée d’un coup par un « régime dictatorial ». Car le gouvernement cubain a toujours été cohérent dans ce qu’il a accompli. La même logique, le même objectif, ont été poursuivis de A à Z.

Le clivage à propos de Cuba devrait se résumer ainsi : si l’on pense que les libertés collectives priment sur les libertés individuelles, alors on soutient Cuba ; si l’on pense l’inverse, alors on condamne. Les deux ne sont évidemment pas contradictoires, et certains gouvernements ont même décidé de ne pas choisir. Prenons l’exemple de deux d’entre eux : le Chili de Salvador Allende et le Venezuela d’Hugo Chavez.

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Salvador Allende et Fidel Castro.

Salvador Allende, malgré les menaces que faisaient planer les États-Unis depuis son élection en 1971, a décidé de rester démocrate jusqu’au bout, avec la fin qu’on connaît : le putsch de 1973 mené par le général Pinochet, qui fit 3 à 4 000 morts et contraignit Allende au suicide, le Chili devenant alors une dictature militaire ultralibérale pour les vingt années qui suivirent.

Au Venezuela, le même scénario faillit se reproduire : en 2002, un coup d’État eut lieu, et Chavez, élu démocratiquement, aurait dû être fusillé dans la foulée. Mais le peloton d’exécution refusa d’obtempérer et il eût la vie sauve. La révolte des militaires et de la population contraignit les putschistes à renoncer.

Au Chili, les États-Unis ont préparé le terrain pour que le coup d’état se produise, l’ont piloté en sous main et l’ont officiellement soutenu. Au Venezuela, les putschistes furent financés par les États-Unis et la CIA fut directement impliquée.

A l’aune de ces exemples, et de toutes les tentatives de déstabilisation états-uniennes à Cuba citées plus haut, on comprend bien qu’il va falloir prendre en compte le fait suivant : non, Cuba n’avait pas, et n’a jamais eu, le choix d’être une démocratie libérale. C’est à contre-cœur, et contraint et forcé par les agressions états-uniennes, que Fidel Castro a mis en place des mesures liberticides à Cuba. Il faut également prendre en compte un autre élément : beaucoup de démocraties dans le tiers-monde sont des farces. Regardez par exemple la Colombie, où l’on compte depuis le début de l’année, 70 assassinats de proches du parti socialiste, ou le Honduras, où dès qu’un président un peu trop de gauche est élu, hop !, les militaires font un coup d’État avant de réorganiser des élections.

Ce sont tous des pays où une large part de la population est maintenue dans l’extrême pauvreté, où la violence et la corruption sont reines et où les gouvernements pratiquent régulièrement les « disparitions », l’assassinat et la torture. Comme Fidel Castro le rappelait souvent : A quoi sert la démocratie ou la liberté d’expression dans un pays qui compte 50% d’analphabètes ? Dans un pays où une grande partie de la population meurt de faim ou de maladie ? L’éducation, la médecine, la répartition des richesses : toute démocratie n’est que comédie sans ces libertés collectives préalables.

Aristote, dans Les Politiques, avait déjà bien compris que l’objectif d’un État n’est en rien la forme de ses institutions, mais sa capacité à agir ou non dans l’intérêt de son peuple. Il n’aura échappé à personne la façon dont les peuples reçoivent, chaque fois, ceux qui tentent d’imposer la « démocratie libérale » dans leur pays. La première volonté des peuples est d’abord de se libérer des puissances qui les étranglent et de pouvoir vivre par eux-mêmes : ça s’appelle la souveraineté nationale. C’est là que réside la clé pour comprendre Cuba : plus que tout, le génie de Fidel Castro, c’est d’avoir su interpréter, et appliquer, la volonté générale de son peuple. Les Cubains lui en sont reconnaissants, notamment car ils ont été les premiers acteurs de la transformation de l’île. Les centaines de milliers de Cubains à s’être réunis aux quatre coins du pays pour saluer la mémoire du Comandante en sont la parfaite illustration.

 

« L’homme est né libre, et partout il est dans les fers. » Ainsi débute le Contrat Social de Jean-Jacques Rousseau. Discours de Fidel Castro à l’ONU, sur les « fers » dans lesquels se trouvent les peuples pauvres du monde entier. (Pensez à activer les sous-titres !)

Je vous laisse, je m’en vais taguer « Hollande a renoncé » sur le mur du Ritz, comme mon pays démocratique me le permet. Et si tel n’est pas le cas, si par malheur je me fais embarquer au commissariat, alors il faudra en conclure que je suis un prisonnier politique. Amnesty International, j’attends vos retweets.

En complément :

Cuba, tête de gondole du tiers-mondisme, par Sulio Barret–Mahric

Ainsi que les divers livres et articles de Salim Lamrani, de loin le meilleur spécialiste de Cuba en France.

Notes :

(1) : http://www.europe1.fr/international/la-reponse-damnesty-international-a-segolene-royal-a-cuba-il-y-a-eu-620-arrestations-en-octobre-2918420

(2) : https://www.legrandsoir.info/cuba-ou-comment-amnesty-international-saisit-trop-vite-des-batons-visqueux.html

(3) : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89puration_%C3%A0_la_Lib%C3%A9ration_en_France

(4) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Embargo_des_%C3%89tats-Unis_contre_Cuba

(5) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_Helms-Burton

(6) https://www.legrandsoir.info/Recrudescence-de-l-agression-etasunienne-contre-Cuba.html

(7) : http://www.20minutes.fr/monde/1440187-20140909-embargo-americain-coute-116-milliards-usd-economie-cubaine

(8) : http://www.monde-diplomatique.fr/2005/12/LEMOINE/13057

(9) : https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89v%C3%A9nements_cubains_attribu%C3%A9s_aux_%C3%89tats-Unis_par_le_gouvernement_cubain

(10) : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/11/26/ces-638-fois-ou-la-cia-a-voulu-se-debarrasser-fidel-castro_5038675_3222.html

(11) : https://www.les-crises.fr/ce-qui-a-ete-omis-a-la-mort-de-fidel-castro-par-noam-chomsky/

(13) : Le rapport de 2015 de Reporters sans frontières évoque deux journalistes en prison à Cuba : Yoeni de Jesús Guerra García et José Antonio Torres. Mais ces deux individus ne sont pas en prison du fait de leur profession, mais pour des délits/crimes :
– le premier a été condamné à 7 ans de prison en 2014 pour vol et abatage de bétail ne lui appartenant pas.
– le second a été condamné à 14 ans de prison en 2011 pour espionnage. Il lui est reproché d’avoir envoyé une lettre à un haut fonctionnaire américain où il explique qu’il peut lui offrir « des informations sensibles (sur Cuba), qui peuvent mettre à mal la sécurité du pays ». Il a reconnu à de nombreuses reprises avoir écrit cette lettre.

(14) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort_aux_Cara%C3%AFbes#Cuba

(15) : Bien que la CIA et l’opposition cubaine aient évoqué des cas de torture, aucun élément n’a jamais confirmé ces accusations, au point qu’Amnesty International n’en a jamais fait mention dans ses rapports.

(16) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_des_droits_de_l’homme_des_Nations_unies

(17) : https://fr.wikipedia.org/wiki/Politique_%C3%A0_Cuba

(18) : https://www.legrandsoir.info/cuba-la-france-les-etats-unis-et-la-question-des-droits-de-l-homme.html

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 00:34

Félicitations, Madame Lagarde

ÉVELYNE PERRIN ÉCONOMISTE, POLITOLOGUE ET AUTEURE D’OUVRAGES SUR LES MOUVEMENTS SOCIAUX
JEUDI, 5 JANVIER, 2017
L'HUMANITÉ
 
crédit photo

Lettre ouverte d'Évelyne Perrin, économiste, politologue et auteure d'ouvrages sur les mouvements sociaux.

Madame,

En tant que directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), où vous assurez la garde du capital, vous venez d’être condamnée le 19 décembre dernier par la Cour de justice de la République pour « négligence », après l’aval que vous avez donné à l’arbitrage scandaleux par lequel, à la demande de Nicolas Sarkozy, Bernard Tapie s’est vu octroyer 403 millions d’euros indûment, sans que vous fassiez le moindre recours contre cet arbitrage.

Or, ce qui est une première historique dans l’histoire judiciaire française, bien que condamnée et donc reconnue coupable, vous voilà exemptée de peine. Cette condamnation ne sera même pas inscrite à votre casier judiciaire. Aussi me permettrai-je, en tant que contribuable française à qui ces 403 millions devaient être extorqués et l’ont quand même été partiellement, de vous féliciter de la facilité avec laquelle vous avez échappé à toute pénalité, ce qui atteste pleinement à qui pourrait en douter qu’il existe en France des citoyens et citoyennes légalement reconnus au-dessus des lois de la République. Ce traitement de faveur est justifié par la Cour par votre notoriété et vos fonctions actuelles.

L’éclat de rire triomphant que vous avez poussé au prononcé du jugement est significatif de votre profond sentiment d’impunité… On ne prend pas soin aussi assidûment du fric que se fait la finance internationale sur notre dos pour passer comme n’importe qui devant la justice de notre pays et y risquer la moindre sanction effective. Mais cet immense éclat de rire indécent dans une enceinte judiciaire nous a montré que vous, au moins, vous avez des dents éclatantes… Visiblement, vous ne faites pas partie des « sans-dents » stigmatisés par notre tout aussi cher président !...

De même votre attitude arrogante et profondément méprisante à l’égard de cette justice un peu particulière, car composée de quelques juges mais en majorité de députés et sénateurs, laissait clairement apparaître votre assurance quant à l’issue du procès. Sentiment de totale impunité qui habite les rares énarques et anciens ministres à être passés devant cette Cour de justice, puisqu’ils s’y sont fait presque tous acquitter. Là encore, quand on a fait l’ENA, la justice ne saurait vous effrayer ; on en connaît la mansuétude, à la différence de la férocité de ses condamnations quand on s’appelle en France Traoré. Aussi, en conclusion de ces félicitations, me permettrai-je de vous demander une dernière faveur : au vu de la brillance de vos cheveux platinés et de la fraîcheur toujours renouvelée de vos brushings, je vous prierai de m’indiquer le nom de votre coiffeur, afin que je puisse lui demander de me ravaler la gueule, dans tous les sens du terme. Une citoyenne qui a tout raté, en effet, elle n’a pas fait l’ENA, elle.

 
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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 11:55

La Voix du Nord utilise la loi Travail pour supprimer un quart de ses effectifs

[Dossiers]

Le quotidien La Voix du Nord annonce la mise en place d'un plan social prévoyant la suppression de 178 postes, soit 25% des effectifs, qui devrait être présenté le 10 janvier lors d'un comité d'entreprise extraordinaire.

 

Pourtant, l'entreprise est bénéficiaire, avec 5 millions d'euros de résultats net d'exploitation en 2016. L'entreprise utilise donc la réforme des plans sociaux prévue dans la loi Travail, qui permet désormais de licencier en cas de baisse du chiffre d'affaire, même si l'entreprise est bénéficiaire.

#loitravailnonmerci! #onsensouviendra !

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 08:56

Le : 03 janvier 2017 à 16:21 (GMT +01:00)
De : "Bruno Fornaciari" <bciari@orange.fr>
À : "PCF 79" <pcf79@orange.fr>
Cc : "Bonnin Bruno" <boninbruno@orange.fr>"Bruno Ciari" <bciari@orange.fr>"joel" <joelgrellier@live.fr>

 

Bonjour Bruno Bonnin,
 
Tu es ou tu t’apprêtes à rentrer de vacances. Après le repos la vie reprend son cours. Celui de l’année nouvelle, pour laquelle je te présente mes meilleurs voeux, sera, sans aucun doute, marqué par les débats qui nourrirons la campagne électorale des présidentiels législatives.
 
D’ores et déjà, la FD a dû recevoir affiches et tracts. Ici à Thouars nous sommes preneurs.
 
Nous nous sommes réunis à plusieurs reprises ces derniers temps et avons examiné, pour ce que nous en savons, la situation politique sur la 3e circonscription. Nous en avons tiré la nécessité, à nos yeux, de proposer une candidature soutenu par le parti communiste dans cette circonscription. Les camarades ont considéré que ma candidature pourrait dynamiser une campagne communiste, conformément aux décisions qu’ils ont prises, d’appeler à voter JL Mélenchon aux présidentielles, en menant une campagne autonome et sans intégrer le cadre, trop étroit, de la « france Insoumise » et de proposer une candidature soutenue par le Parti Communiste pour faire connaître et promouvoir ses propositions. 
 
Nous soumettons cette proposition à la fédération et serions heureux que nous puissions échanger sur cette orientation politique et examiner son éventuelle mise en oeuvre. Comme tu le sais, à quelque niveau que ce soit, les communistes peuvent faire acte ou présenter des candidatures qui sont examinées par l’instance dont ils dépendent et s’agissant des législatives, conjointement par une commission nationale des candidatures.
 
Nous réitérons notre invitation à venir nous rencontrer, à Thouars, pour faire le point et discuter de tous les sujets que les uns et les autres nous voudrions voire aborder, sans aucune condition, et poursuivre la réactivation du militantisme dans le Nord-Deux Sèvres avec les communistes désireux d’y participer dans un cadre fédéral, et solutionner des  éventuels désaccords qui peuvent persister.
 
Nous sommes animés d’un état d’esprit ouvert, et sommes déterminés à consacrer, dans la période qui s’ouvre, notre activité au rayonnement de la politique et des orientations décidées par notre Parti Communiste.
 
Cette rencontre pourrait se dérouler à Airvault (ce qui raccourcirait la distance par rapport à Thouars) le 9 ou le 10 ou le 11 janvier à partir de 17 h 30.
 
Je te remercie de me confirmer la date et l’heure qui te conviens le mieux, et te prie d’accepter mes salutations communistes.
 
Bruno fornaciari

 

 

RÉPONSE DU SECRÉTAIRE FEDERAL BRUNO BONIN LE 9 janvier2017

 

Bonsoir,

 

Le conseil départemental s'est réuni la semaine dernière à Bressuire avec les camarades du bocage.

 

La question de ta candidature a été abordée comme je te l'avais indiqué.

 

Les camarades du bocage, pourtant situés dans la troisième circonscription ont été très surpris de l'annonce de ta candidature soi-disant de "rassemblement". J'ai également contacté les camarades adhérents et à jour de cotisation de la troisième circonscription, pas un n'a été informé de ta proposition de candidature.

 

Au delà de ne rassembler absolument personne ni au parti, ni en dehors (à part un quarteron de non-adhérents), ta décision est en parfaite violation de l'article 19-2 des statuts du parti que tu méprises visiblement autant que les camarades qui le composent. Je te rappelle d'ailleurs qu'in fine les candidats sont désignés par le conseil national sur proposition du conseil départemental.

 

J'ai transmis tous les éléments aux camarades du CN afin qu'ils puissent constater par eux-mêmes la violation manifeste des statuts dont tu es l'auteur.

 

La volonté de la fédération est de contribuer à créer un très large mouvement de rassemblement. Ce que nous faisons depuis maintenant des mois.

 

Un rassemblement uni au sein de la France Insoumise qui va bien au-delà des frontières du front de gauche de 2012, réunissant militants du PCF, du PG, d'Ensemble, de Nouvelle Donne, des syndicalistes issus de plusieurs centrales syndicales, des militants associatifs et de nombreuses personnes qui militent pour la première fois, tout l'inverse de ta candidature aussi étriquée qu'isolée dont le parti a déjà fait les frais en 2011 avec ton résultat aux élections départementales de 2, 97 % (64 voix).

 

Ce que le PCF 79 souhaite, c'est que la vraie gauche l'emporte, c'est pour cette raison et a fortiori suite à ton passage en force que le conseil départemental ne présentera pas ta candidature au CN, l'ayant rejetée à l'unanimité. 

 

Cordialement,

 

Pour le conseil départemental,

 

Bruno BONIN

Secrétaire départemental

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ma réponse le 9 janvier à 22 H 35 

Bonsoir,

 
Je suis très surpris de la teneur et du ton de ton message.
 
En effet, dans mon courrier je t’indiquais que nous étions favorable à discuter de tous les points que vous désireriez voir aborder, et cela sans restriction, et que pour ce faire, nous serions heureux de te recevoir à Airvault. 
 
Je note, avec regret,  le mépris que tu portes « au quarteron de non-adhérents» qui se mobilise et s’inquiète du PCF et de sa politique dans les Deux-Sèvres.
 
Je note aussi la mauvaise foi dont tu fais montre. En effet, nous n’avons rien, ni décidé, ni imposé comme tu le dis, au reste du parti. Au contraire, j’ai écris "Nous soumettons cette proposition à la fédération et serions heureux que nous puissions échanger sur cette orientation politique et examiner son éventuelle mise en oeuvre. Comme tu le sais, à quelque niveau que ce soit les communistes peuvent faire acte ou présenter des candidatures qui sont examinées par l’instance dont ils dépendent et s’agissant des législatives, conjointement par une commission nationale des candidatures. »
 
Je lis plus loin dans ta réponse que, comme tu le fais depuis plusieurs mois, tu as décidé, non seulement de te ranger derrière Mélenchon, mais aussi que tu intègres, avec d’autres communistes notamment « la France Insoumise » dont plusieurs ont voté la charte. Et cela en contradiction avec le vote à 90 % des communistes des deux-sèvres qui ont voté pour l’option 1 qui stipulait un appel à voter JLMélenchon, avec une campagne autonome du Parti Communiste et tout cela sans intégrer la « France Insoumise » en présentant ou en soutenant des candidature présentées par le PCF. De mon point de vue, ce n’est pas moi qui transgresse nos statuts et la  politique  qu’ils ont décidé majoritairement au 37e  congrès et plus récemment  encore en choisissant la stratégie électorale, le 26 novembre dernier,  mais bien toi et quelques autres qui de fait se mettent en dehors du Parti.
 
Bien évidemment, je transmets aussi ta réponse et la mienne à la direction du parti qui prendra ses responsabilités.
 
Salutations communistes
 
Bruno Fornaciari

 

 
                                                             proposition d'un
 
APPEL DU COMITÉ DE SOUTIEN 
« UNIS POUR L’HUMAIN D’ABORD »
PCF-FRONT DE GAUCHE
 
 
Les millions de français  et les jeunes qui se sont manifestés contre la loi travail, qui s’opposent aux politiques d’austérité sans fin, refusent d’accepter les régressions sociales, sociétales et démocratiques que prévoient les candidats de droite et d’extrême-droite. Ils refusent de baisser les bras et veulent relever la tête. Avec l’émergence de mouvements citoyens comme « nuits debout », l’irruption des luttes syndicales dans le débat public pour la satisfaction des revendications des travailleurs et notamment pour une hausse des salaires et du SMIC ou la lutte pour une sécurité d’emploi et de formation, pour la défense du service public, à la Poste, ou dans les hôpitaux. Ils ont été déçu par le Président, la majorité et leur propre député, socialiste, qui ont trahis leurs engagements. Cette fois-ci ils ne peuvent représenter ni l’espoir, ni le changement. Après avoir apporter leur soutien dans le cadre d’une campagne autonome, à Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle,  les communistes Thouarsais proposent à Bruno Fornaciari d’être le candidat du rassemblement de la gauche dans le 3e circonscription. Il portera nos exigences et nos espoirs. Cette candidature « unis pour l’Humain d’abord » se veut porteuse d’une vraie politique de gauche en rupture avec la politique menée par le gouvernement, face à une droite revancharde.
 
  • porter, face aux dangereux projets de la droite et de l’extrême-droite et à la faillite du quinquennat Hollande-Valls, un autre projet pour la France, un pacte d'engagements pour une nouvelle politique de progrès social, démocratique, écologique, à même de sortir notre pays de la crise dans laquelle il est plongé et de répondre à l'énorme attente de changements qu'exprime notre peuple.
  • construire, pour faire avancer ce projet, le rassemblement du maximum de forces jusqu'à rendre possible une nouvelle majorité politique de gauche alternative à l'austérité. 
  • nous engager dans l'élection présidentielle en portant ces objectifs et présenter ou soutenir, dans toutes les circonscriptions législatives de France, des candidate-s à la députation utiles à faire progresser ce projet et cette démarche de rassemblement. 
  •          Cette candidature sera soumise aux instances fédérales et nationales qui accorderont les investitures  le 14 janvier prochain. D’ores et déjà  nous soutenons  Bruno Fornaciari qui nous paraît être le  candidat  le mieux à même de traduire les orientations du PCF  pour rassembler les progressistes pour une politique de progrès social et démocratique. 
 
Soyons «UNIS POUR  l’HUMAIN D’ABORD »
 
Ernest LEVINDRÉ Président du Comité de soutien
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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 17:03

PRÉSENTATION DES VOEUX 2017 DE PIERRE LAURENT - PCF

 

* Seul le prononcé fait foi

 

Mesdames et messieurs,

Mesdames et messieurs les ambassadeurs,

chers amis, chers camarades,

 

« L’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible », a dit Saint-Exupéry.

En présentant à chacune et chacun d’entre vous mes meilleurs vœux de bonheur, d’épanouissement personnel pour vous et vos proches, je voudrais vous parler d’avenir, celui que nous allons construire en commun, de ce que nous allons être capables de construire ensemble.

Vous êtes très nombreux ce soir. Responsables syndicaux, associatifs, personnalités engagées, artistes, militants et élus de notre parti, responsables des organisations de gauche de notre pays, ambassadeurs de pays amis, vous êtes toutes et tous des militants de l’humanité, de la liberté, de la justice. Ce sont vos combats qui ont permis en 2016 à notre pays de résister et d’espérer, malgré la terreur et les coups portés. Ce sont vos combats qui portent l’espoir pour 2017.

Soyez certains que votre présence nous va droit au cœur, et que nous y voyons un encouragement à poursuivre en 2017 l’action quotidienne, nationale, européenne, internationale du Parti communiste français.

 

Pour que la solidarité, l’entraide et l’amour l’emportent sur la haine, pour que l’appétit de profit cède devant l’humain d’abord, nous continuerons d’agir et d’agir encore. Les mots du poète Paul Éluard nous inspirent toujours. Oui, nous voulons la terre « bleue comme une orange ». Et nous ne renoncerons pas à nos rêves…

Et à propos de rêve un peu fou, permettez-moi de donner un grand coup de chapeau au communiste le plus médiatisé de France en cette nouvelle année, un tout jeune centenaire de 105 ans, notre camarade Robert Marchand,membre du Parti depuis 1936 et qui vient de battre un fameux record cycliste de l’heure ! Comme quoi, en cette année de centenaire de la Révolution d’Octobre, le communisme peut encore faire pédaler la jeunesse du monde ! Je t’embrasse Robert et merci pour ta belle leçon d’optimisme.

 

Notre leçon d’optimisme pour 2017, vous l’avez entre les mains. Elle s’appelle « la France en commun ».

C’est avec ce livre, qui rassemble nos propositions et dessine notre programme de gouvernement, que nous vous souhaitons une année pleine d'espoirs, et que nous entrons en campagne.

Avec « La France en commun », le Parti communiste livre au débat citoyen sa contribution pour l’élection présidentielle et les élections législatives avec la volonté de déjouer le scénario d'un duel déjà annoncé entre la droite et l'extrême droite et de contribuer à la construction d’une nouvelle majorité politique à gauche, c’est-à-dire une majorité présidentielle, une majorité parlementaire, une majorité populaire et citoyenne agissante.

Propositions réalistes et précises à l’appui, « La France en commun » propose à notre peuple un choix de société. Ce choix, on veut à nouveau en priver notre peuple.

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La grande lessiveuse du système marketing présidentiel tourne à plein régime. Essorés, les deux premiers favoris, Sarkozy et Hollande ? Qu’à cela ne tienne, ils tiennent déjà leur tiercé alternatif : Fillon, le premier ministre du premier, Macron, le ministre de l’Économie du second, et Marine Le Pen, pour la septième participation de la famille à une présidentielle depuis 1981. Tout change pour que rien ne change… La machine à confisquer le débat pour que la France reste coûte que coûte sur les rails du libéralisme a plusieurs programmes de rechange.

Mais j'en suis convaincu, notre pays vaut mieux que cela. J’ai parcouru la France depuis deux ans, la vérité du pays c'est qu'une majorité de notre peuple continue de souhaiter une issue progressiste à la crise actuelle, une issue de progrès social, écologique et démocratique. Il la cherche, certes, dans la confusion politique créée par le discrédit du pouvoir Hollande-Valls et par l'instrumentalisation récente et démagogique des peurs, mais il y aspire bel et bien.

C’est cette ambition nouvelle que nous souhaitons porter jusqu’à lui ouvrir les portes d’une majorité politique.

Seul un nouveau choix de société nous sortira de l’ornière.

Oui, il y a urgence à redessiner l'avenir et à tracer ensemble une nouvelle ligne d'horizon pour notre pays.

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La « France en commun » que nous voulons est d’abord celle qui retrouvera l’ambition de la paix et de la fraternité du monde.

Nous n’oublions rien : ni les morts des attaques terroristes de 2015 et 2016,ceux de Charlie Hebdo, de l’Hypercasher, du Bataclan, des terrasses parisiennes, du Stade de France, de Magnanville (dont je salue la présence du maire Michel Lebouc), de Nice, de Saint-Étienne-du-Rouvray ; ni les centaines de vies fauchées par ces mêmes attaques à travers le monde, celles de Berlin et Istanbul ces dernières semaines ; ni les centaines de milliers de victimes de ces guerres en Irak, en Syrie et ailleurs ; ni les centaines de milliers de réfugiés, noyés en Méditerranée, refoulés ou parqués en Europe ou en Turquie, faute d’une politique européenne digne et humaine à leur égard. C'est l'humanité tout entière qui court à sa perte quand elle oublie la valeur d'une seule vie humaine

Ce bain de sang, de larmes et de souffrances, cela doit cesser !

La France doit répondre présente à l’appel lancé par le nouveau secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres à « faire de 2017 une année pour la paix », qui doit être, déclare-t-il, « notre objectif et notre guide », et déployer désormais toute son action en direction d’un plan global de paix, de reconstruction et de développement pour le Proche et le Moyen-Orient, pour la résolution politique des conflits en Syrie et Irak, s'engageant dans le démantèlement des filières du djihadisme et de ses soutiens étatiques, financiers et militaires, et la reconstruction démocratique de ces États.

Le terrorisme devait être terrassé par la guerre. Il s’en nourrit. La paix, la fin des humiliations et des dominations, le combat résolu contre les inégalités, l'ambition d'un nouveau mode de développement social et écologique guériront mieux les plaies du monde.

Cette lutte pour la paix et la démocratie, vous avez sûrement remarqué qu'elle s'affiche aujourd'hui sur les murs de notre siège, l'espace Oscar Niemeyer. Je voudrais saluer la magnifique exposition, réalisée par l’association France-Kurdistan, de 200 œuvres données par 85 artistes en solidarité avec le peuple kurde, et tous les journalistes, artistes, intellectuels, juristes, enseignants, élus, emprisonnés injustement en Turquie.

Je saisis l'occasion, en hommage à toutes les forces progressistes et démocratiques qui luttent dans le monde contre les obscurantismes et les dictatures, pour adresser nommément à Selahattin Demirtas, co-président du HDP, emprisonné illégalement depuis le 4 novembre le salut fidèle et fraternel des communistes français.

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La preuve vient d'être donnée que jamais aucun combat pour la paix ne doit être abandonné. L’adoption récente par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant la politique de colonisation israélienne en est le témoignage.

Et face à l'impunité que s'arroge depuis tant d'années le gouvernement de Benyamin Netanyahou, nous renouvelons l'engagement de faire de cette année qui marque le 50e anniversaire du début de la colonisation et de l'occupation israélienne, l'année du combat pour l'arrêt de cette colonisation illégale, de la reconnaissance de l’État palestinien et de la relance de la solution à deux États.


 

 

Oui, comme le disait Nelson Mandela, « tout paraît impossible jusqu’à ce qu’on y arrive ».

Au désordre mondial et à la généralisation de la violence, nous opposons l’exigence de sécurité humaine et de paix. Nous en appelons à la fraternité humaine, à la coopération et au rassemblement des peuples.

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Je veux saluer les forces citoyennes et associatives, les élus qui unissent en ce moment leurs énergies pour accueillir dignement les migrants, désamorcer les peurs et les mensonges honteusement entretenus par ceux qui cherchent à en faire leur marchandise électorale, dénoncer les surenchères et les préjugés racistes, xénophobes et islamophobes.

Cédric Herrou et Pierre-Alain Mannoni, ces citoyens injustement poursuivis pour avoir assisté des réfugiés en détresse dans la vallée de la Roya à la frontière italienne, sont l'honneur de notre pays. Ce sont eux qui montrent à nos dirigeants la voie de la raison et du respect des droits fondamentaux.

Nous voulons la France à l’offensive pour un accueil digne et humain des réfugiés, agissante pour une gouvernance mondiale des migrations, optimisant le droit au bonheur pour tous.

 

Nous voulons une France à l'offensive pour une gestion responsable et équitable des biens communs de l'humanité, pour un développement social et écologique, protecteur des droits humains et de la planète, pour l'application et l'amplification des accords de la COP 21.

Nous voulons une France à l'offensive pour changer l'Europe, la sortir de l'austérité et la mobiliser pour l'éradication du chômage et de la précarité. Une France mobilisée pour rejeter les traités CETA, TISA et TAFTA, une France active pour faire au plus vite de l'Europe un espace libéré de l'emprise de l'OTAN, exempt d'armes nucléaires et de destruction massive.

Oui, la voie de la paix est à notre portée et le France peut jouer un grand rôle.

Notre peuple a peur, sans doute plus qu'hier de ce monde incertain et violent, mais il n'a pas basculé. Nous ne sommes pas condamnés à assister impuissants au mano à mano entre Fillon et Le Pen, pour arbitrer qui construira les grillages les plus hauts. Nous pouvons, avec notre peuple, avancer vers un monde et une Europe solidaire de peuples libres, souverains et associés.

À cet égard, la décision prise par le 5e congrès du Parti de la gauche européenne, désormais présidé par mon camarade de Die Linke Gregor Gysi, et dont je reste l'un des vice-présidents, d'initier un forum annuel permanent de toutes les forces progressistes européennes est d'une très grande importance. Le PCF s'y investira pleinement et a proposé que la France accueille la première édition de ce forum européenne en novembre 2017 à Marseille.

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La France en commun » que nous voulons est aussi celle qui mènera résolument, courageusement, l'action contre la finance.

Libérons notre pays de la drogue de l'argent, désintoxiquons notre pays de la rentabilité financière à outrance, mettons un terme aux diktats des Junkies de la Bourse, et réorientons l'argent disponible vers la production et la répartition des richesses. Et pour cela il faudra plus qu'une bonne phrase dans un discours. On ne s'attaque pas à la finance à coups de punch lines mais à grands coups de décisions politiques.

Nous reprendrons donc le pouvoir sur les banques, en nationalisant, au cœur d'un nouveau pôle public bancaire et financier, BNP-Paribas et la Société générale.

Nous cesserons de racketter les petits comptes. Nous changerons l'orientation du crédit et de l'épargne, au service des projets créateurs d'emplois, créateurs de richesses et de solidarité dans les territoires, en faveur des services publics , en donnant aux salariés, à tous les citoyens, aux élus de nouveaux droits de regard sur l'activité des banques et sur les aides publiques aux entreprises.

Nous mènerons une lutte sans merci contre l'optimisation et l'évasion fiscale.

Nous avons nos experts, les frères Bocquet. Leur livre Sans domicile fisc est un succès et leur tour de France réunit des milliers de citoyens passionnés. Ce combat prend de l'ampleur comme le montre de premiers succès pour protéger les lanceurs d'alerte ou encore la mobilisation citoyenne autour du procès de Dax, dont le procès a lieu aujourd'hui.

Je serai prochainement aux côtés d'Alain et Éric Bocquet à Antibes, où nous braquerons le projecteur sur les évadés fiscaux dont les yachts baignent tranquillement les eaux de ce qu'on appelle là-bas « le quai des milliardaires » ! Nous braquerons le projecteur car les exilés fiscaux, c'est comme les vampires, ça n'aime pas la lumière.

Nous proposerons l'organisation d'une COP fiscale et financière chargée de lutter contre le dumping fiscal international, pour rendre aux États et aux salariés du monde entier le fruit de leur travail.

Nous proposerons de mettre fin aux logiques du CICE, sans autre résultat que l'enrichissement des actionnaires et le gâchis des fonds publics, et à toute cette accumulation d'exonérations sociales et fiscales accordées sans aucune réelle contrepartie aux entreprises. Et il y aura alors assez d'argent à réorienter pour la nouvelle industrialisation du pays, la transition écologique de nos modèles de production.

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Donald Trump est paraît-il le nouveau modèle à suivre pour protéger nos industries. Marine Le Pen n'en finit pas de s'extasier.

Il y a des impostures à dévoiler, des masques à arracher !

Donald Trump a tout simplement promis aux multinationales américaines comme Ford une baisse de 35 % à 15 % du taux de l'impôt sur les sociétés. Cet argent, les ouvriers américains n'en verront pas la couleur. Quant aux actionnaires, ils peuvent compter sur leur nouvel allié dans l'administration Trump, le PDG multimilliardaire d'Exxon, Rex Tillerson. Voilà le modèle de Marine Le Pen qui vient d'ailleurs de dévoiler son programme dans le Parisien hier. Sur la Sécurité sociale, qu'elle prétend défendre face à François Fillon, pas un mot sur la nécessaire contribution des revenus financiers, sur le relèvement indispensable des cotisations patronales. Ses cibles uniques s'appellent, je cite, « suppression de l'Aide médicale d'État, délai de carence pour les travailleurs étrangers avant de pouvoir bénéficier de protection sociale et d'accès à l'école gratuite, suppression du tiers payant généralisé, lutte contre la fraude sociale », pas celle des patrons évidemment.

Marine Le Pen cultive sa haine des pauvres. Chômeurs, allocataires du RSA, tous des assistés ! Au peuple, aux précaires, aux couches moyennes fragilisées de la société qui craignent de tout perdre, elle désigne un ennemi de proximité, un ennemi plus faible qu'eux, le réfugié, l'assisté. Voilà la vérité de son programme : dur avec les faibles, faible avec les forts. Et pendant qu'elle répand haine et division, la finance et les gros actionnaires prospèrent.

Nous publierons au mois de février un livre argumentaire destiné à démonter une à une les impostures de la droite et du FN, pour aider à faire tomber les masques qui doivent tomber !

Lutter réellement contre la finance, c'est au contraire réorganiser le transfert des richesses vers le travail, vers les salaires.

Nous briserons le tabou sur les salaires et organiserons une conférence annuelle de revalorisation des salaires et des qualifications pour tous, visant le SMIC à 1700 euros net au terme du quinquennat, la revalorisation des grilles dans le privé et le dégel du point d'indice pour les fonctionnaires.

En rejetant la loi travail, et avant elle la loi Macron, la jeunesse de France a dit clairement qu'elle refusait la précarité à vie promise par cette loi. Ubérisée à perpétuité ? La jeunesse a dit qu'elle « valait mieux que cela ». Et elle a mille fois raison. Un an après, les jeunes communistes et leurs partenaires sauront se faire entendre dans la campagne. Et je serai à leurs côtés.

Un conseil au passage aux auteurs de ces lois, Messieurs Valls et Macron. Perdez l'habitude de prendre les Français pour des imbéciles. Monsieur Macron, vous ne galvauderez pas longtemps le beau mot de « progressistes ». La communication c'est comme la chirurgie esthétique, quand ça se voit, c'est que c'est loupé, et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'arnaque Uber et celle des bus Macron commencent vraiment à être visibles.

Quant à vous Monsieur Valls, votre numéro d'équilibriste frôle déjà la chute. Alors, comme cela, on vous aurait imposé le 49-3 ! À l'insu de votre plein gré en quelque sorte….

Mais attention, monsieur le candidat, la nouvelle année n'y fera rien. Les Français ne sont pas des poissons rouges avec une capacité de mémoire de 3 secondes !

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Paix, lutte contre la finance, et nouvelle ambition de progrès social, voilà comment nous envisageons « la France en commun ».

Le temps est venu d'une nouvelle page de l'histoire sociale, d'un nouvel âge de la Sécurité sociale, d'une nouvelle industrialisation de notre pays qui relèvent la France, qui rendent à chacune et chacun, et à nous tous collectivement, à nos enfants, l'espoir du progrès et d'une vie meilleure.

C'est d'abord l'époque de révolution du travail que nous vivons qui nous y invite. Le modèle capitaliste ultralibéral a fait son temps et il est partout en crise, rejeté.

J’entendais la semaine dernière François Fillon s’exprimer sur cette question. « Comment célébrer un modèle social français quand il y a 6 millions de chômeurs et 9 millions de pauvres ? » demandait-il en substance. Mais François Fillon qui se prétend gaulliste n'a rien compris à ce qui s'est passé à la Libération. Qu'il aille voir le film « La Sociale » qui raconte la fondation de la Sécurité sociale. C'est à une audace de même ampleur que nous sommes aujourd'hui appelés si nous voulons sortir le pays de la régression sociale.

La loi El Khomri n'est pas seulement un désastre social, c'est une loi anachronique. Nous l'abrogerons pour mettre en chantier une véritable loi de sécurisation sociale de l'emploi et de la formation.

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Mercredi, le 11 janvier, au Sénat, la proposition de loi d'abrogation que nous mettrons en discussion dans notre niche parlementaire sera une nouvelle fenêtre pour porter ce débat.

Repenser le travail, le temps de travail, la sécurisation de l'emploi tout au long de la vie, c'est indispensable aujourd'hui pour pouvoir évoluer, s’adapter, élever ses connaissances et qualifications pour le plus grand bien du développement des entreprises et du pays, et dans une totale sécurité.

Des emplois, il y en a pour toutes et tous, en repensant les temps de la vie, en diminuant la durée légale du travail vers les 32 heures hebdomadaires, en avançant l’âge de la retraite.

Du travail il y en a, il y en a beaucoup si on veut répondre positivement et humainement aux défis du siècle. Dans la santé, dans l’accompagnement social, pour favoriser l’autonomie des personnes âgées et pallier à la dépendance, dans l'économie sociale et solidaire via les PME, les associations, les coopératives, dans l’enseignement et la formation professionnelle. Pour la transition énergétique pour répondre aux défis du changement climatique, dans le bâtiment, dans les transports collectifs, l’énergie.

Notre projet de progrès social, c’est celui d’un développement des services publics, pour leur maillage de tout le territoire, pour leur gestion démocratique, contre l’austérité qui les corsète, pour y développer l’investissement et y recruter des personnels sous statut.

Notre projet, c’est de donner une nouvelle jeunesse à la Sécu pour généraliser la prise en charge à 100%, pour un droit à la retraite à taux plein à 60 ans, la prise en charge de l’autonomie, un renforcement de la médecine du travail et la prévention des maladies et accidents, pour une réforme du financement, une démocratisation de sa gestion.

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Cette ambition de progrès social passe aujourd'hui par une grande cause qui doit être entendue de tous, débattue par tous : la lutte contre la grande pauvreté. Il ne s'agit plus d'un problème des autres. Il s'agit du visage le plus insupportable de cette société en crise.

Vendredi, j’ai rencontré les grandes organisations qui luttent contre la pauvreté. J'ai entendu leur appel.

C'est un débat politique qu'il faut désormais ouvrir, pour de nouveaux choix de société.

Combien de millions de personnes allons-nous sortir de la pauvreté en cinq ans quand un million sont venus grossir leur rang en dix ans ? Voilà la question à laquelle nous devons répondre.

Près de 9 millions de nos concitoyens, 15 % de la population française sont concernés.

Nous déciderons de plans d'action dans la durée, agissant sur tous les fronts concernés. Interdiction des expulsions locatives, des coupures d'énergie et d'eau, refus des privations de cantines scolaires, suppressions de la TVA sur les produits de première nécessité, construction massive de logements sociaux, augmentation des places d'hébergement d'urgence, soutien à l'insertion dans l'emploi, égalité salariale femmes-hommes, élargissement de l'accès aux soins…

 

Une nouvelle majorité devrait convoquer, dès l’été 2017, une grande conférence sociale avec les réseaux et associations de solidarité, les syndicats, des personnes en situation de pauvreté, des salariés, pour travailler ensemble à l’élaboration d’un plan cohérent et pluriannuel pour mener ce combat.

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Cette France à laquelle nous voulons redonner l'espoir, cette « France en commun », ce sera une nouvelle République.

Une République qui remette en son cœur les principes fondamentaux d'égalité, de promotion des droits des citoyens dans la cité comme sur le lieu de travail, d'égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines, de lutte sans merci contre les discriminations, toutes les discriminations racistes, sexistes, territoriales, de diffusion des responsabilités dans toute la société contre la confiscation des pouvoirs par quelques-uns .

Ces principes sont aujourd'hui vidés de leur sens par un régime de plus en plus autoritaire, confiscatoire, opaque, technocratique. La présidentialisation de notre vie politique, pourtant à l'origine du discrédit grandissant de la politique, est poussée à l'extrême.

Je le dis avec gravité : la manière dont s'engage le débat public pour l'élection présidentielle de 2017, la subordination totale, pour ne pas dire l'évacuation totale des enjeux des élections législatives, posent un très grave problème démocratique. Élire des députés serait devenu mineur. C'est le triomphe de la monarchie présidentialiste et de toutes ses dérives.

Seuls contre tous s'il le faut, nous mènerons à égalité d'importance élection présidentielle et élections législatives. Et nous assurons les citoyens d'une chose : les candidats que nous présentons dans chaque circonscription ne seront demain les godillots de personne, mais des députés libres, rendant compte de leurs actions aux citoyens.

Nous voulons une République qui permette aux citoyens d'intervenir, en leur donnant pouvoir d'initiative législative, référendaire et pétitionnaire.

Nous voulons une République où le Parlement retrouve la primauté dans l'élaboration et le vote des lois, en supprimant le 49-3 et toutes les dispositions qui restreignent son pouvoir.

Nous voulons faire entrer le peuple dans un Parlement à parité. La France est faite d'ouvriers, d'employés, de salariés de toutes conditions. Et c'est pour obtenir un maximum de députés du peuple que nous voulons un Parlement élu à la proportionnelle, et un statut de l'élu qui permette à chacun d'accéder à tous les mandats de la République, en s'appuyant sur une limitation du cumul et du renouvellement des mandats dans le temps.

Nous voulons une République qui instaure de nouveaux pouvoirs d'intervention pour les fonctionnaires et les usagers des services publics et pour les travailleurs sur l'organisation du travail comme sur les choix de gestion dans les entreprises.

Oui, il est temps, grand temps de parler égalité, et quand le mot est prononcé, de le mettre en pratique dans chacun des actes, des choix, des politiques mises en œuvre.

Nous voulons une République libre et fraternelle, une République qui garantisse contre toute tentation rétrograde.

Face aux déchaînements de la Manif pour tous, les Français ont tenu bon. Nous ferons progresser encore la lutte contre les discriminations, contre l'homophobie. Nous voterons une loi-cadre avec de nouveaux moyens contre la violence faite aux femmes.

Nous modifierons l’article I de la Constitution pour écrire dorénavant : « la loi garantit (et non plus favorise) l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales ».

Cette République, elle sera le thème de notre première grande initiative de lancement conjoint des campagnes présidentielle et législatives avec nos candidats le 28 janvier place de la République : « non à la monarchie présidentielle, oui à la démocratie citoyenne ». oOo

Voilà, chers amis, le projet que nous allons porter, débattre et enrichir dans les prochains mois avec le pays.

Nous diffuserons « la France en commun » dans tout le pays les 21 et 22 janvier. Nous organiserons dans chaque circonscription des rencontres publiques pour en débattre.

Ces objectifs pour notre pays, cette France en commun que nous appelons de nos vœux et de notre action sont le socle du rassemblement populaire, de la nouvelle majorité qui est désormais à construire, et qui sera notre objectif tout au long de cette année, avant, pendant et après les échéances électorales.

C'est donc indissociablement notre contribution à la campagne présidentielle dans laquelle nous sommes engagés pour appeler à voter Jean-Luc Mélenchon, et le pacte que nous proposons aux Français pour une nouvelle majorité parlementaire.

Le rassemblement auquel je n'ai cessé d'appeler tout au long de l'année écoulée que nous voulons construire, reconstruire en 2017, est celui des forces vives de la gauche de ce pays. Cette gauche, je sais ses forces immenses. Je les sais aussi déboussolées. Je veux leur adresser un message de confiance et de sincérité.

Oui, nous rêvions mieux pour partir en campagne, un socle de rassemblement plus large encore. (Aucun des candidats en présence ne nous a aidés à y parvenir, chacun espérant, sacré démon de la présidentielle, dépasser la difficulté dans sa rencontre avec le peuple.)

Nous avons pris acte, en responsabilité de cette situation, en décidant pour notre part de ne pas présenter de candidat alors que nous avions les moyens de le faire.

Nous lançons notre campagne en faveur du vote pour Jean-Luc Mélenchon avec cet objectif : élargir le rassemblement le plus loin possible, pour battre la droite, le Front national, éviter le drame d'un second tour Fillon-Le Pen et qualifier une véritable politique de gauche au second tour.

La page de 2017, il nous revient à tous de l'écrire.

Pour nous, elle ne se clora pas le soir de l'élection présidentielle. Nous sommes déjà à pied d’œuvre pour présenter ou soutenir dans toutes les circonscriptions des candidats du rassemblement aux élections législatives. Nous ratifierons une partie d'entre eux, d'entre elles dès samedi 14 janvier, singulièrement là où se joue l'élection d'un député communiste ou du Front de gauche, c'est-à-dire tout simplement l'existence d'un groupe portant demain dans l'Hémicycle de possibles lois de transformation sociale, capable aussi de faire barrage aux mauvais coups. Là aussi, nous appelons au rassemblement. Rien, aucune division, ne doit entraver l'élection de ces députés. Les travailleurs en auront tant besoin demain.

Nous avons pris nos responsabilités, à chacun de prendre les siennes. Dans l'intérêt du rassemblement commun.

Et aux femmes et aux hommes qui regardent aujourd'hui du côté de la primaire socialiste, je dis :

« Nous restons disponibles, ouverts, car le chemin de la reconstruction alternative sera long, et nous ne négligerons aucune possibilité de le faire progresser. »

Voilà, nous n'attendons plus, nous sommes en campagne, avec l'ambition qu'exige la période.

Dans cette campagne électorale mêlée, présidentielle et législatives, nous voulons permettre la mobilisation, la construction, l'action autour de solutions concrètes pour répondre tout autant aux grands défis de la société qu'aux besoins et aspirations quotidiennes. C'est une campagne de terrain que nous lançons, en déployant dans le concret notre conception de l'union.

C'est ainsi que le Parti communiste entend agir, à la présidentielle pour le vote Jean-Luc Mélenchon et aux élections législatives avec nos candidates et candidats, et celles et ceux que nous soutiendrons.

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Mesdames, messieurs, chers amis, chers camarades,

J'ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à la division, aux régressions sociales et humaines.

J'ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à une gauche dispersée, « façon puzzle » comme dirait Michel Audiard, assistant, impuissante, aux triomphes des « tontons flingueurs » de la droite extrême et de l’extrême droite.

J'ai la conviction que nous ne sommes pas condamnés en 2017 à choisir entre le bâillon pour la bouche, ou pour la main le clou , comme le chantait Louis Aragon, dans ce si beau poème en hommage au poète espagnol Federico Garcia Lorca…

J'ai la conviction que nous aurons encore et toujours besoin d'un grand parti communiste, pour donner de la voix aux classes populaires, pour les aider à porter jusqu'aux plus hautes responsabilités de l’État ce qu'elles savent produire de meilleur, pour tenir la gauche debout quand tant de forces veulent la rayer de la carte. Notre parti agit pour l'intérêt du pays, l'intérêt général, parce qu'il est un parti où ses adhérentes et adhérents, des salariés de toutes conditions, disposent de la parole et décident démocratiquement de ses choix, et qui n'a aucune chance de se mettre au service exclusif d'une ambition personnelle. Nous venons de faire la démonstration que les communistes, organisés en parti, peuvent réfléchir, mener de rudes débats, et en trancher en restant unis et dans un climat fraternel. Notre parti a fait preuve d'une maturité, d'une honnêteté, d'une intelligence collective aujourd'hui hélas peu courante dans le monde politique.

Voici pourquoi nous sommes fiers de ce parti qui vient de souffler ses 96 bougies et prépare déjà, pour très bientôt ses 100 printemps.

Oui, en ces premiers jours de 2017, c'est notre message pour le combat, pour vivre dignement tout simplement.

Alors, c'est avec conviction et confiance que je vous dis : « Ensemble, en 2017, allons au-devant de la vie ! »

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES PCF
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BRUNO FORNACIARI

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