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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 04:00
"Enfin, le centre hospitalier Sud Francilien se libère du PPP avec le groupe Eiffage" (PCF)

Un accord a été trouvé pour libérer le centre hospitalier Sud Francilien du partenariat public privé avec une filiale du groupe Eiffage. Cette sortie devrait faire économiser à la sécurité sociale et aux fonds publics entre 600 et 700 M€.

Pour mémoire, sur l'année 2014 ce sont 48 millions d'euros qui seront versés à ce groupe et l'accord se soldera par un versement supplémentaire de 80 millions d'euros. Il faudra que toute la lumière soit faite sur les profits réalisés par ce groupe grâce à cette aventure.

Le PCF a toujours combattu ce type de procédure. En 2012, les parlementaires communistes avaient obtenu une mission d'enquête sur les PPP avec un éclairage particulier sur celui du Sud Francilien. L'histoire nous donne enfin raison.
Il faut que les investissements hospitaliers relèvent de l’État et soient sortis des opérations financières des grands groupes privés.

Parti communiste français,

Paris, le 28 février 2014.
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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 03:54

Ukraine: accord de sortie de crise avec d'importantes concessions du pouvoir

Le président Viktor Ianoukovitch et l'opposition ukrainienne ont signé vendredi un accord de sortie de crise prévoyant d'importantes concessions du pouvoir, mais qui pourraient apparaître insuffisantes au lendemain du bain de sang qui a endeuillé Kiev.


De g à d: les leaders de l'opposition Vitali Klitschko et Oleg Tiagnibok, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, et l'opposant Arseni Iatsenouk, signent un accord à Kiev, le 21 février 2014

E

LLa la Maison Blanche a salué cet accord et souhaité qu'il soit appliqué immédiatement, alors que le président Barack Obama a parlé au téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Un haut responsable américain a qualifié cette conversation de "constructive" mais mis en garde contre l'avenir incertain de l'accord signé entre le président ukrainien Viktor Ianoukovitch et les dirigeants de l'opposition, qu'il a qualifié de "très très fragile".

Signé vendredi au palais présidentiel en présence des médiateurs européens, l'accord prévoit notamment une élection présidentielle anticipée, au plus tard en décembre, la formation d'un gouvernement de coalition d'ici dix jours et un retour à la Constitution de 2004, lequel a été immédiatement voté dans la foulée par le Parlement ukrainien.

La Rada a aussi voté à la surprise générale une loi ouvrant théoriquement la voie à la libération de l'opposante Ioulia Timochenko. L'ex-égérie de la Révolution orange pro-occidentale en 2004 avait été condamnée en 2011 à sept ans de prison pour abus de pouvoir. La loi doit encore être approuvée par le président Ianoukovitch.

Signe que le vent a tourné à Kiev au cours de la journée, ces deux votes se sont déroulés vendredi soir au Parlement dans un quartier gouvernemental totalement déserté par les policiers, et où la sécurité est désormais assurée par le service d'ordre des manifestants, a constaté l'AFP.

L'accord a été conclu après des affrontements qui ont fait près de 80 morts et des dizaines de blessés depuis mardi à Kiev, un niveau de violence inédit pour ce jeune pays issu de l'ex-Union soviétique.

La crise, qui a duré trois mois jour pour jour, a métamorphosé le centre-ville en quasi-zone de guerre, hérissée de barricades et de tentes pour les protestataires.

Mais sur le Maïdan, l'emblématique place au coeur de la capitale ukrainienne, les premières réactions recueillies par l'AFP étaient mitigées et donnaient l'impression que les concessions annoncées par M. Ianoukovitch étaient perçues comme à la fois tardives, insuffisantes et sujettes à caution.

Des dizaines de milliers de personnes continuaient d'occuper la place ce vendredi soir dans une atmosphère cependant nettement moins tendue que la veille, certains manifestants se prenant en photo ou allumant des feux d'artifice.

- "L'ennemi est toujours vivant" -

"Bien sûr que les gens restent là", a déclaré Michael Dudar, un jeune prêtre catholique, s'affairant autour d'une tente. "L'ennemi est toujours vivant", a-t-il remarqué.

"Je ne sais pas si nous avons été trahis ou pas", a pour sa part relevé Petro Nazapo, un quinquagénère de Lviv (ouest). Affûtant au couteau un pied de table, il a déclaré "se préparer pour une nouvelle attaque", ajoutant: "Nous ne partirons que lorsque nous aurons gagné".

"Les gens disent qu'ils ne quitteront pas le Maïdan tant que Ianoukovitch ne sera pas parti", explique de son côté Oleg Bukoyenko, un habitant de Kiev de 34 ans. "Des élections en décembre ne suffisent pas, il faut qu'il parte maintenant. Sinon il pourrait finir comme Kadhafi ou Ceausescu", a-t-il ajouté, évoquant les "crimes" commis, selon lui, par le président.

Le groupe paramilitaire d'extrême droite "Secteur droit", très actif dans la guerilla urbaine ces dernières semaines a, de son côté, fait savoir que "la révolution nationale continue et ne s'achèvera qu'avec le départ complet du régime".

- "Passer des paroles aux actes" -

La prudence était aussi de mise du côté des responsables européens, pourtant principaux artisans du compromis après une journée et une nuit entière de négociations par les ministres des affaires étrangères polonais, allemand et français à Kiev.

"Il est désormais de la responsabilité de toutes les parties d'être courageux et de passer des paroles aux actes", a réagi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

Le Premier ministre britannique David Cameron a vu dans l'accord "une chance réelle de mettre fin à l'effusion de sang". Le président français François Hollande a, lui, "salué" l'accord insistant sur sa mise en oeuvre en "intégralité et dans les meilleurs délais".

Selon le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, qui a participé à une partie des négociations, il s'agit du "mieux qu'on pouvait espérer".

"Soyons prudents", a-t-il cependant tempéré, "car la situation économique reste épouvantable et puis il va falloir suivre (la mise en oeuvre de l'accord)". "Il y a eu des crimes. Il faut que tout cela fasse l'objet d'une enquête et qu'on en tire les conséquences", a encore averti M. Fabius.

L'Ukraine se trouve actuellement au bord de la faillite, et la Russie a promis l'octroi d'un crédit de 15 milliards de dollars et un important rabais du prix du gaz.

Européens et Américains avaient fait monter la pression sur le régime de M. Ianoukovitch tout au long de la semaine en décidant de priver de visas et de geler les avoirs de responsables ukrainiens et en menaçant de sanctions supplémentaires.

L'annonce de la suspension des négociations sur un accord d'association avec l'Union européenne, au profit d'une relance des relations économiques avec Moscou, avait conduit le 21 novembre des milliers de personnes à descendre dans la rue.

L'accord de vendredi a été signé par les trois principaux dirigeants de l'opposition ukrainienne, Vitali Klitschko, Arseni Iatseniouk et Oleg Tiagnibok, de même que par les ministres des Affaires étrangères allemand Frank-Walter Steinmeier et polonais Radoslaw Sikorski.

Le représentant de la Russie, en revanche, n'a pas signé, bien que l'influence de ce pays dans la crise soit considérée par les experts comme primordiale. Le fait que l'émissaire russe n'ait pas signé l'accord "ne signifie pas que la Russie ne souhaite pas un compromis", a indiqué la diplomatie russe.

L'opposition, représentée par le "Conseil du Maïdan", avait donné son feu vert à l'accord à condition que l'actuel ministre de l'Intérieur Vitali Zakhartchenko ne fasse pas partie du prochain gouvernement et que le procureur général Viktor Pchonka ne conserve pas ses fonctions, selon Oleg Tiagnibok. Conséquence, le Parlement ukrainien a également voté vendredi la révocation du ministre Zakhartchenko.

Ces deux hommes sont mis en cause pour leur rôle dans la répression policière et judiciaire contre les manifestants en Ukraine.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 14:07

3 raisons de voter pour la gauche rassemblée

1. Depuis 2001 la gauche rassemblée avec le Front de gauche a changé Paris

Depuis 2001, des propositions importantes des communistes, et de l'ensemble du Front de gauche dans le deuxième mandat, ont été mises en œuvre par la majorité municipale. Alors qu'à l'échelle du pays nous n'arrivons pas encore à obtenir un changement de cap des politiques gouvernementales, nous constatons qu'à Paris, avec Anne Hidalgo, nous parvenons à des avancées : 70.000 logements sociaux ont été produits, 10.000 places en crèches ont été créées, un service public de l'eau a été mis en place et a permis de diminuer la facture d'eau des Parisien-ne-s de 8%.

2. Ne laissons pas la droite de NKM livrer Paris aux spéculateurs

Avec sa candidate, Mme Kosciusko-Morizet, la droite tente de se donner une image moderne. En réalité, son programme, s’il était appliqué, serait un terrible bond en arrière pour les Parisien-ne-s. Elle propose de réduire le budget de Paris d’1 milliard d’euros : ce serait la fin du service public. Elle veut aussi en finir avec le logement social en mettant en vente une partie des logements actuels et en freinant les constructions. Et pour financer son programme, elle prévoit de recourir aux Partenariats Public-Privé : ce serait la banqueroute pour notre ville et le pactole pour les entreprises concernées !

3. Notre projet : contre l'austérité, ensemble rendons Paris moins cher !

Mobilisés contre les politiques d'austérité, nous voulons protéger le pouvoir d’achat des Parisien-ne-s. Pour cela, nous devons rendre notre ville moins chère. Candidat-e-s sur les listes de la gauche rassemblée avec Anne Hidalgo, nous proposons :

  • Faire du logement la priorité de notre action : nous nous engageons à créer 30% de logements sociaux d’ici 2030 mieux répartis dans la capitale et à augmenter la taxe sur les logements vacants. Ces mesures contribueront à la baisse des loyers dans la capitale.
  • Développer les services publics : l'humain d'abord ! Petite enfance, école, santé... nous agirons dans tous les domaines. Nos objectifs : 8000 places en crèches supplémentaires, un observatoire des inégalités scolaires ou encore des centres de santé avec des consultations intégralement remboursées.
  • Baisser le coût de l'alimentation et la facture d'eau : nous créerons dans chaque arrondissement une halle alimentaire permettant la vente directe au prix juste de fruits et légumes entre Parisien-ne-s et producteurs et nous rendrons gratuits les premiers mètres cubes d’eau pour les familles à revenus moyens ou bas.
  • Paris vous appartient : prenez le pouvoir ! Permettre aux Parisien-ne-s de décider, c'est mieux partager les pouvoirs en vous permettant notamment de décider directement de l'utilisation d'une partie du budget de la ville. C'est aussi mieux partager les richesses et mobiliser de nouveaux moyens financiers pour la justice sociale.
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 13:03

 

LA GAUCHE EUROPÉENNE A LE VENT EN POUPE !

27 février 2014 at 11:58   Poster un commentaire

wurtz-l-humanite-dimanche"La GUE (Gauche unitaire européenne) pourrait presque doubler" le nombre de ses députés lors des élections européennes du 25 mai prochain, notait il y a quelques jours une agence de pressespécialisée dans les affaires européennes ! (1) Se fondant sur les enquêtes d’opinion les plus récentes, l’étude souligne que "notre"groupe au Parlement européen est crédité de 55 à 60 sièges (contre 35 aujourd’hui) , soit autant que le groupe libéral (qui en compte 85 actuellement) ! (2) La GUE pourrait donc devenir le troisième groupe de l’Assemblée de Strasbourg, derrière les deux formations dominantes: celle des "Socialistes et Démocrates" (S&D)  et celle du "Parti populaire européen" (PPE) qui seraient "au coude à coude" avec plus de 200 parlementaires chacun.

Certes, comme c’est le cas pour tout sondage, il s’agit d’une photographie des intentions de vote à un moment donné. Des évolutions sensibles sont naturellement possibles -dans un sens comme dans l’autre- et nous ne prétendons nullement vendre la peau de l’ours à trois mois du scrutin! Il n’en est pas moins instructif d’observer les tendances lourdes à l’œuvre dans la plupart des pays membres de l’UE, alors même que la campagne électorale n’a pas vraiment démarré.

Or, que nous apprennent ces enquêtes? D’abord, que tous les groupes de droite seraient en recul: aussi bien les "européïstes" qui sont aux leviers de commande de l’actuelle construction européenne (PPE et Libéraux) que les "europhobes"des deux groupes les plus réactionnaires de l’actuel parlement, et qui rassemblent notamment les conservateurs britanniques , d’une part, et les ultra de l’UKIP britannique, de la Ligue du Nord italienne et du parti de Philippe Devilliers, de l’autre. Ensuite, il apparaît que le groupe des Verts et des Régionalistes connaîtrait, lui aussi, un repli sensible -à l’opposé des "Socialistes et Démocrates"qui, eux, progresseraient, bien que dans une proportion nettement moindre que la Gauche unitaire européenne.

Reste le cas de l’extrême droite affirmée. Ses élus siègent aujourd’hui parmi les 32 "Non inscrits", d’origines très diverses. Pour pouvoir, demain, constituer un groupe, ils devront rallier 25 députés de sept nationalités différentes. Cette hypothèse n’est , hélas, pas exclue. Mais, à ce stade, pas assurée non plus. On le voit: il n’y a aucune fatalité à voir le "raz-de-marée populiste" annoncé déferler sur le Parlement européen, le 25 mai prochain ! Les progressistes légitimement révoltés par les politiques et le fonctionnement de l’actuelle construction européenne sont loin d’être cloués au sol ! À ce stade, ils ont même le vent en poupe ! Les partismembres du groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE) sont quasiment tous donnés en progression: du Front de gauche à "Die Linke"; de Syrisa de Grèce à la Gauche Unie d’Espagne; du Parti de gauche de Suède aux "Rouges et Verts" du Danemark; du Sinn Fein irlandais  au Parti socialiste des Pays-Bas; du Parti communiste portugais au Parti socialiste de Lettonie…En outre, des députés de partis non encore membres de notre groupe aujourd’hui envisageraient de le rejoindre,comme ceux du Parti travailliste de Croatie et de l’Alliance Rouge-Verte de Finlande. Quant au Parti de la Gauche européenne (PGE), auquel sont affiliés nombre de ces formations, il s’est donné, on le sait,avec la candidature officielle de notre ami grec, l’emblématique leader du parti Syrisa, Alexis Tsipras, à la présidence de la Commission européenne, un porte-parole convaincant et rassembleur à l’échelle de toute l’Union européenne.

Le résultat final dépendra désormais pour beaucoup de la capacité de chacune de ces forces à mobiliser sans étroitesse quiconque aspire à saisir l’occasion de cette élection pour apporter sa pierre à la patiente édification d’une Europe refondée. Cela vaut pour le Front de gauche.

——–
(1) "Europolitique" du 17/2/2014

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 12:14

Photo : Pierre Trovel

MÉDIAS -  le 28 Février 2014

 

Yves Moreau : "L'Humanité était le seul quotidien qui s'exprimait contre la guerre d'Algérie"

 

 

Grand résistant et responsable de la rubrique "internationale" del'Humanité jusqu'en 1982, Yves Moreau vient de nous quitter à l'âge de 97 ans. À cette occasion, nous vous proposons de lire ou relire l'entretien qu'il avait accordé à l'Humanité pour le hors-série "Algérie, 50 ans d'indépendance" en mars 2012.

Comment couvriez-vous la guerre d'Algérie ? Êtes-vous allé sur place, vous-même ?
Yves Moreau. J'ai même été arrêté pour atteinte à la sûreté de l'État ! J'y suis allé, dès le début de la guerre. J'étais arrivé un soir à Alger, et dans la nuit, sont venus deux flics qui m'ont identifié et arrêté. Je me souviens que j'étais venu en Algérie avec Claude Estier, qui est devenu ensuite député socialiste (alors journaliste à Libération NDLR). Nous avions fait le voyage ensemble. Lui, il était reçu en Algérie, il ne tombait pas sous le coup de ces décrets pour atteinte à la sûreté de l'État. Nous logions dans le même hôtel, et je me souviens être allé le trouver au moment où les deux flics sont venus, parce que je me souvenais de ce qui était arrivé à Maurice Audin. Je voulais me prémunir contre ce genre de pratique...

Comment couvriez-vous les événements sur place, alors, si vous n'aviez personne sur place ?
Yves Moreau. Nous travaillions avec les dépêches, évidemment. En l'absence d'envoyés spéciaux, c'était obligatoire. Alors que nous étions très présents avant la guerre. Et la caractéristique de cette période, c'est quel'Humanité a été saisie des dizaines de fois. Ça se passait comme ça: on sortaitl'Huma, et puis on rentrait chez soi, on se couchait, et on recevait un coup de fil pour nous dire que l'Huma était saisi. Ça a duré jusqu'à une période où les autorités ont toléré un certain nombre d'expressions. Par exemple, nous ne pouvions toujours pas écrire : « Il faut reconnaître le droit de l'Algérie à l'indépendance.?» Mais à partir d'un certain moment, elles ont accepté l'expression : « Il faut reconnaître les droits nationaux des Algériens. » C'était le signe pour nous qu'on allait vers les accords d'évian, et que la guerre allait finir.

Vous aviez des contacts sur place ?
Yves Moreau. Nous avions des contacts sur place avec des membres de la direction du Parti communiste algérien, qui nous informaient régulièrement de leur activité, et de ce qui pouvait se passer à l'intérieur du pays. C?est la raison pour laquelle nous avons pu, bien que n'étant pas sur place, mener une grande campagne contre la torture en Algérie. Pendant toute cette période, il ne se passait pas une semaine sans qu?une édition du journal ne porte sur la guerre d'Algérie. Le journaliste qui s'en occupait particulièrement, c'était Robert Lambotte. S'il était allé en Algérie, il serait tombé pour atteinte à la sûreté de l'État, comme moi. J'ai eu des contacts aussi à l?époque avec le président du FLN du moment, Ferhat Abbas. Nous nous étions rencontrés à une cession de l'ONU où la guerre d?Algérie devait être mise en cause. Ferhat Abbas était venu à cette réunion, et nous avions dîné ensemble. C'était le contact avec le FLN, qui du coup se passait souvent à l'ONU.

En dehors des saisies de l'Humanité, vous avez eu des intimidations, de la part du pouvoir ?
Yves Moreau. Moi oui ! À cette époque-là, j'étais lieutenant de réserve. Et le ministre de la Guerre a voulu me destituer de mon grade, en raison d'un article où je dénonçais la torture dans le Constantinois. Je suis passé devant un conseil de guerre, qui s'est réuni à la caserne de la Malmaison. Il a d'abord fallu que je me procure un uniforme. Les officiers m'ont évidemment interrogé, comme ils en avaient le devoir, sur l'article en question. J'ai réussi à les convaincre qu'il n'y avait pas lieu du tout de me destituer, mais qu'au contraire, je défendais l'honneur de l'armée française en protestant contre les exactions commises. Finalement, la séance s'est terminée, et, à l'unanimité, les officiers ont décidé de ne pas suivre le ministre, et on a bu l'apéritif tous ensemble !

Comment vous organisiez-vous quand l'édition était saisie ?
Yves Moreau. René Andrieu, qui était rédacteur en chef, un journaliste et moi revenions au journal. Tout ce qui ne concernait pas la guerre d?Algérie était préservé. Andrieu ou moi refaisions un éditorial pour l'édition spéciale, avant 2 heures du matin, l'heure de la dernière édition. Il fallait évidemment rédiger cela le plus tôt possible, parce que sinon, le journal n'était en vente que dans l'arrondissement autour de l'Huma (rires).

Le positionnement de l'Humanité était très minoritaire dans la presse ?
Yves Moreau. Non seulement minoritaire, mais nous étions même le seul journal quotidien qui s'exprimait contre la guerre. Tous les autres la soutenaient. Mais c'est aussi à notre honneur, d'avoir été le seul... À l'époque, il y avait l'Aurore, qui était un journal réactionnaire, le Figaro également, le Monde, mais qui n'a pas véritablement fait campagne pendant la guerre d'Algérie. Et le Parisien libéré était déjà, à l'époque, le journal des concierges.

Et le 17 octobre 1961 ?
Yves Moreau. Nous avons aussi été les seuls à dénoncer cet événement. À part peut-être le Monde. Nous, au contraire, avons beaucoup écrit. Mais on en a été témoins dès le soir même. Dès le lendemain, on a pu protester contre ce qui s'est passé, et contre l'attitude des flics qui ont balancé des Algériens à la Seine.

Retrouvez, dans l'édition de L'Humanité de lundi 3 mars, notre page spéciale en hommage à Yves Moreau.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 12:09
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Europe nuit 26/02/2014 - 22:30

André Chassaigne: "Derrière ces chiffres froids, c'est de la souffrance et un grand mécontentement"

Emmanuel Faux reçoit André Chassaigne, porte-parole des députés du Front de gauche

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 12:07

 

SOCIAL-ECO -  le 28 Février 2014

 

"Pacte de responsabilité": les contre-propositions de la CGT

Documents à télécharger : -

 

 

La "négociation" entre syndicats et patronat sur le pacte de responsabilité débute ce vendredi. Un dialogue biaisé puisque le Medef a déjà obtenu son cadeau de plus de 30 milliards, avant les discussions sur les éventuelles contreparties. La CGT arrive à la table pour affirmer son désaccord sur ce pacte et proposer un tout autre projet. Documents.

"Nous tenons tout d’abord à réaffirmer notre désaccord sur la façon dont le «pacte de responsabilité» a été mis sur la table sans aucune concertation ni avis des organisations syndicales de salariés" débute la CGT dans sa déclaration du jour. "En clair, le président de la République annonce à la télévision qu’il donne un chèque supplémentaire de 30 milliards d’euros aux employeurs et il nous demande aujourd’hui de négocier d’éventuelles contreparties" résume le syndicat, particulièrement remonté. "La CGT n’a pas vocation à gérer le service après-vente du gouvernement."

La CGT se réaffirme en opposition au «pacte», à la suppression des cotisations familiales comme à la logique de fond, la réduction d’un «coût du travail» qui, ne profite pas à l’emploi, mais aux actionnaires. En plus des cadeaux au Medef, la CGT dénonce la logique de réduction des dépenses publiques qui est non seulement mauvais pour l’économie, mais en plus remet en cause notre modèle social. Avec FO, la FSU et Solidaires, ils manifesteront d’ailleurs le 18 mars pour le dire à nouveau.

Des propositions en nombre

La CGT propose une véritable évaluation des aides publiques, fiscales et sociales aux entreprises. "Quel contrôle public et social ? Quelle conditionnalité d’attribution ? Quelles sanctions en cas de non-respect des conditions d’attribution ?". La CGT propose également d’examiner "l’emploi public à l’aune du gain social qu’il représente et non comme une source potentielle d’économies."

La CGT estime que la définition du volume d’emplois publics doit correspondre à l’identification des besoins sociaux et de la réponse à y apporter. "Ainsi, nous considérons que 100 000 agents supplémentaires seraient nécessaires pour remplir correctement les missions de santé publique." Autre exemple: "aux finances publiques, 10 % des postes ont été supprimés. Dans le même temps, on estime à 25 % (10 milliards d’euros) l’augmentation de la fraude fiscale… cherchez l’erreur!"

Sur le front de l’emploi toujours, la CGT propose entre autre de faciliter l’accès au financement pour les PME/PMI, une vraie politique de recherche et d’innovation et la création d’un "livret d’épargne développement emploi et industrie".
Une véritable revalorisation des salaires est également proposée par le syndicat "pour reconnaître à leurs justes valeurs les qualifications et construire de vrais déroulements de carrière." La CGT réaffirme également que les revenus du travail doivent continuer à financer la protection sociale. "Nous proposons de moduler les cotisations sociales en fonction de la part de la valeur ajoutée sur la  masse salariale et en prenant en compte la politique d’emploi et de salaire menée dans les entreprises. Nous proposons également de mettre à contribution les revenus financiers des entreprises."

Les prochains rendez-vous. Mobilisation du 18 mars, à l’appel de la CGT mais aussi de FO, de la FSU et de Solidaire. « Face à la situation sociale vécue par les salariés du privé et du public, les privés d’emploi et les retraités de notre pays » les syndicats ont décidé de faire du 18 mars une journée interprofessionnelle de mobilisation massive. Et le 4 avril à l’appel de la CGT, de la CFDT, de la FSU et de l’Unsa pour décliner dans notre pays le plan d’investissement proposé par la Confédération européenne des syndicats.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 12:00

Ukraine : Arseni Iatseniouk, membre de la Commission Trilatérale, est nommé Premier Ministre

Ukrainian Opposition Leaders Visit Berlin 

Le millionaire Arseni Iatseniouk (Arseniy Yatsenyuk) a été désigné mercredi soir à la tête du gouvernement ukrainien d’union nationale jusqu’aux élections présidentielles anticipées prévue le 25 mai. Quelques semaines avant ces événements, il participait à une réunion de la Commission Trilatérale au sujet de l’Ukraine. 

Arseni Iatseniouk débute sa carrière politique en 2001, comme ministre de l’Economie de Crimée, république autonome russophone au bord de la mer Noire qui clame aujourd’hui son opposition au renversement du régime Ianoukovitch.

Après un passage par la Banque centrale, il est ensuite nommé ministre de l’Economie (2005-2006) puis des Affaires étrangères (2007).

Elu ensuite à la tête du Parlement, il devient le deuxième personnage de l’Etat. Candidat à la présidence, il obtient 7% des voix en 2010, et décline la proposition du vainqueur Viktor Ianoukovitch de rejoindre le gouvernement. Deux ans après, son parti, le Front pour le changement, décide de se dissoudre pour rejoindre Batkivchtchina (Patrie), le parti de Ioulia Timochenko, dont il prend les rênes à partir de 2011, quand l’ex-Première ministre est incarcérée.

Désigné chef de file de l’opposition parlementaire au président Viktor Ianoukovytch, Arseni Iatseniouk conduisit son parti aux élections législatives d’octobre 2012.

Quelques semaines avant les premiers rassemblements sur la place de l’Indépendance de Kiev, Arseni Iatseniouk participa le 27 Octobre 2013 à Cracovie (Pologne) à une réunion de la Commission Trilatérale présidée par Jean-Claude Trichet (ancien président de la BCE, membre du Groupe Bilderberg) dont le sujet portait sur "l’Ukraine et l’Union Européenne".

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 11:52

 

 
Wolf

Ukraine : Le néo nazi Latseniouk devient Premier Ministre

Iatseniouk

Le chef de l’opposition Iatseniouk en train de faire le salut Nazi au côté de Klitschko
Le pro-européen Arseni Iatseniouk a été désigné mercredi soir à la tête du gouvernement ukrainien tandis que Moscou ordonnait une inspection surprise des troupes près de la frontière et que des heurts opposaient militants pro et anti-russes en Crimée. Solennellement dévoilé mercredi soir par le conseil du Maïdan - qui regroupe les leaders politiques de la contestation ukrainienne, de la société civile et des groupes radicaux - devant une place de l'Indépendance noire de monde, le nouveau gouvernement rassemble plusieurs personnalités issues du mouvement de contestation. Ces nominations doivent encore être confirmées au parlement jeudi. 

A 39 ans, Arseni Iatseniouk va prendre la tête du gouvernement d'union nationale appelé à diriger le pays, avant l'élection présidentielle anticipée prévue le 25 mai. Membre du parti de l'égérie de la Révolution orange Ioulia Timochenko, il a déjà été ministre de l'Économie et des Affaires étrangères. 

Il aura à faire face à une tâche herculéenne pour empêcher l'Ukraine de sombrer dans la banqueroute et pour contrer des tendances séparatistes de plus en plus vives dans le sud du pays, en particulier en Crimée, péninsule où une grande partie de la population se sent plus proche de Moscou que de Kiev. (...) 
voir la suite de l'article sur lepoint.fr 
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 11:50

Ukraine : N. Vitrenko dénonce un putsch néonazi poussé par l’OTAN

Entretien avec Natalia Vitrenko, présidente du Parti socialiste progressiste d'Ukraine. Cette opposante de Ianoukovitch dénonce fermement le péril néonazi qui menace l'Ukraine depuis que l'UE et les Etats-Unis ont légitimé et rendu incontrôlable l'extrême droite ukrainienne.

TAGS :UKRAINE

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BRUNO FORNACIARI

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