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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 10:47

Selon MEDIAPART qui participe à la campagne anticommuniste et prend faits et causes pour JLMélenchon, publie la réaction d'une lectrice du PG qui s'nsurge contre la possibilité à HENIN-BEAUMONT : LE PCF SE RALLIE AU PS ..

Info La Voix du Nord : HENIN-BEAUMONT : DAVID NOEL ET LE PCF SE RALLIERAIENT A EUGENE BINAISSE (PS) ...!!!

Brigitte PASCALL : A Hénin-Beaumont, le PCF fait alliance avec le PS. On comprend beaucoup mieux l'étendue du traquenard déployé autour de JLM à Hénin, au cours des législatives de 2012 : il n'y a pas eu que les seuls faux tracts du FN, les chausse-trappes du PS pour faire chuter le co-Président du PG : comme le pense Jean-Jacques (LOOTEN), Poly (PCF) soutenait en sous main le PS...Faites tourner l'info, qui montre de quel côté (les solfériniens) sont certains dirigeants communistes, et pas seulement à Paris et à Toulouse... !!! On voudrait faire éclater le FDG au niveau national qu'on ne s'y prendrait pas différemment...

Mon vieux pote Michel RENARD me disait que c'était une connerie d'aller à Hénin. Quand on voit le nid de vipères qui l'attendait, on ne peut que lui donner raison. Pour ma part, je n'ai pas aimé ce parachutage à Hénin : qui était une façon d'abandonner notre problématique sociale majeure (le champ politique est structuré par les riches et les pauvres), larguer notre beau projet politique de redistribution des richesses en faveur des plus démunis, au profit du seul combat contre le FN, qui, sauf erreur de ma part, n'est pas au pouvoir, et n'est donc responsable, que très partiellement de la misère de masse et de la paupérisation de pans entiers de la société française. C'est ce combat là qui est prioritaire : la preuve, hier, sur BFM-TV, M Le PEN a répété trois fois que le chômage avait augmenté de 23 000 demandeurs d'emploi. Comme le fait remarquer Joël RIGOLAT, "en combattant le F.N. depuis 30 ans on fait complètement fausse route......on apparaît intolérant et on ne fait que le renforcer...."

Au "pacte de responsabilité" de Hollande, les entreprises ne créant pas un seul emploi, si le carnet de commandes est vide (cf Frédéric LORDON), il faut opposer un plan keynésien de relance économique, seul susceptible de créer des centaines de milliers d'emplois en CDI et des emplois publics en nombre important : infirmières, professeurs, fonctionnaires...A toutes fins utiles et pour les "vieux" militants du PG, je rappelle que cette proposition figurait dans le plan d'urgence du PG rédigé par Claude DEBONS et Jacques GENEREUX présenté au congrès de Limeil-Brevannes de décembre 2008...Jamais cette proposition n'a été autant d'actualité qu'aujourd'hui, au moment ou Hollandur donne des milliards publics en pure perte aux patrons, et que 67% des français pensent que la situation économique et sociale va aller en s'empirant en 2014...

Article La Voix du Nord :
David Noël devait mener la liste du Front de gauche.
Selon nos informations, le PCF rejoindrait la liste du maire sortant.

C’était en négociations depuis quelques jours, nous l’avons appris ce soir. Le secrétaire de section du PCF David Noël, qui devait conduire la liste du Front de gauche à Hénin-Beaumont, se rallierait à la liste du maire sortant DVG, Eugène Binaisse.

Une décision qui mécontente forcément le Parti de gauche et qui risque de faire voler en éclat le Front de gauche. Selon un récent sondage Ifop pour La Voix du Nord et Europe 1, la liste du Front de gauche qu’il devait conduire était créditée de 5 % des suffrages.

La Voix du Nord

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Les sondages, la nouvelle loi électorale, la division de la gauche, l'expérience électorale récente, le danger du Front national ont conduit les communistes locaux en dépit de la responsabilité du PS local dans cette situation délétère, à rejoindre la lisye PS pour faire barrage au FN et à entrevoir une ère nouvelle pour Henin-Beaumont. Les anciens du PS regroupés au PG n'ont pas oublié leurs anciens réfexes anticommunitses.

 

BF 



TOUS LES COMMENTAIRES

28/02/2014, 13:38 | PAR ELICAT

Il est quasi certain qu'un grand nombre d' apparachiks du pc n'ont soutenu Melenchon que pour profiter de son charisme et relever leur petite boutique au bord de la faillite,c'est le cas de toute evidence de laurent,chassaigne et beaucoup d'autres.Quant a ce noel il a sans doute ete influence par le sondage qui met le front de gauche a 5 pour cent.Il montre ainsi son attachement en premier a la lutte des places.Il est possible que lors de la derniere election legislative a Henin il ait agit en sous main pour faire chuter jlm que les apparachiks du pc trouvent manifestement de plus en plus encombrant.J'ajouterai que ce noel  est un cretin de croire aux sondages.Il n'y a plus qu'a esperer que le ps prenne la branlee electorale qu'il merite,et les rallies du pc avec lui.Nous verrons dans moins d'un mois.

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Published by bruno fornaciari - dans MUNICIPALES 2014
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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 04:32

A Sevran, c'est gauche contre gauche

REPORTAGE - Le duel de mars prochain a déjà débuté à Sevran (Seine-Saint-Denis) où le maire actuel Stéphane Gatignon (PC, puis EELV) se présente à un troisième mandat. Face à lui, la candidate du Front de gauche, Clémentine Autain, entend bien bouleverser la donne.

"Il n'y a plus de boulot (…) Tout le monde se casse, il n'y a pas de vie ici." Attablés devant le café Le Balto situé dans le centre-ville, Karim et Sébastien dressent un portrait amer de leur commune. "C'était mieux avant. C'était vivant Sevran, maintenant c'est sclérosé", regrettent ces deux Sevranais, respectivement âgé de 26 et 39 ans, aujourd'hui à la recherche d'un emploi. A un mois des élections municipales, ils ne se font plus d'illusion et voteront blanc. Le maire actuel Stéphane Gatignon (EELV depuis 2009) - qui se représente - ne trouve pas grâce à leurs yeux. "Sa spécialité, c'est vendre du rêve (…) On y a cru à sa grève de la faim. Il est où le pognon?", s'interrogent Karim et Sébastien. "Stéphane Gatignon commence à faire des efforts pour les jeunes", lance timidement à leur côté l'un de leurs amis.

Mais les autres candidats ne semblent pas plus plébiscités en ce mardi matin de vacances scolaires. "Qui fera bien? Que ce soit lui ou un autre…", estime Bernadette qui ne "veut pas dire où elle travaille". Cette sexagénaire est de toute façon favorable à la fermeture des frontières. "Comme avant, ce serait bien. C'est bien beau d'aider les autres, mais nous?", plaide-t-elle. "Que ce soit lui ou un autre, on sera toujours dans la même merde", poursuivent en chœur Karim et Sébastien.

"On s'est battu pour la ville et on a avancé"

Fin mars, la ville de Sevran (Seine-Saint-Denis) laissera place à un duel de gauche. D'un côté, le maire sortant : l'ancien communiste Stéphane Gatignon, à la tête d'une liste d'union EELV-PS-PRG. De l'autre : Clémentine Autain, figure nationale et candidate du Front de gauche. Pour l'heure, les échanges sont vifs entre les deux candidats. "Le maire a contribué à dévaloriser la ville (…) Il a installé un climat de morosité", juge Clémentine Autain, qui évoque entre autres l'appel de Stéphane Gatignon à l'armée pour lutter contre le trafic de drogue. "Il faut changer l'image de la ville", plaide-t-elle. "Il y en a bien besoin", lui répondra un habitant lors d'un porte-à-porte le soir même. "Je n'ai pas de vision désespérée de Sevran. On est confronté à la réalité du terrain. Le trafic est là, on le combat. C'est important", réplique quant à lui l'édile.

 

Stéphane Gatignon mardi dans son bureau de maire (A-Ch.D./LeJDD.fr)

Ce dernier défend son bilan. "On a fait bouger les choses. Tout n'est pas parfait, c'est clair et net (…) On s'est battu pour la ville et on a avancé", assure Stéphane Gatignon, en énumérant les travaux et rénovations effectués ces dernières années. "On a fait du rattrapage jusque maintenant. Là on va vers l'avenir avec le Grand Paris", poursuit-il. Celui qui porte désormais l'étiquette d'Europe Ecologie - Les Verts dit toutefois regretter que le Front de gauche ait choisi de "faire cavalier seul". "Je ne suis pas dans un duel avec Clémentine Autain. Mes adversaires, c'est la droite. La division à gauche peut être un moment mortifère. Il ne faut pas se tromper d'adversaire", condamne l'actuel maire, qui reste toutefois confiant sur l'issue du scrutin.

Quant à la candidate du Front de gauche, pourquoi se présenter dans une ville de gauche, et ne pas tenter de ravir une mairie de droite? "Il faudrait déjà que les villes dites de gauche soient vraiment dirigées par des maires de gauche", rétorque Clémentine Autain, qui explique s'être rendue compte qu'il y avait "quelque chose à défendre" à Sevran lors de la campagne législative de 2012 (elle est la suppléante du député François Asensi, Ndlr). "Quand tu viens dans une ville, il faut sentir les choses. Ce n'est pas du tourisme (…) Je regrette qu'elle dise que si elle n'est pas élue maire, elle ira se présenter à Bruxelles", dénonce de son côté Stéphane Gatignon. Et la candidate du Front de gauche de répondre : "Si je gagne Sevran, je ne serais pas candidate aux européennes!"

Autain veut "lutter contre le clientélisme"

Sur le terrain, la "défiance" envers les politiques est forte. En 2008, l'abstention avait dépassé la barre des 50% à Sevran contre 35,5% (au premier tour) au niveau national. A un mois du scrutin, beaucoup sont ceux qui n'ont pas encore choisi la teneur de leur bulletin de vote. "Pour moi, un maire ne devrait pas avoir de couleur politique", estime Mireille, une retraitée de 64 ans, qui ira voter… "si elle est là". Elle juge toutefois qu'il "y a trop de dépenses à Sevran", qu'il "y a trop de projets à la fois". Que pense-t-elle de Clémentine Autain? "Son discours ne me parle pas plus que ça." "Est-ce que je suis pour un changement? Oui quand même", déclare quant à lui Jacques. La gestion de la ville par Stéphane Gatignon? "C'est moyen. Ce n'est pas mauvais, mais ce n'est pas très bon", poursuit ce Sevranais de 70 ans. Guermat, de son côté, ne sait pas, elle non plus, ce qu'elle fera le 23 mars prochain : "Je vais en discuter avec mes filles…"

 

Clémentine Autain lors d'un porte-à-porte mardi soir (A-Ch.D./LeJDD.fr)

Côté programme, la candidate du Front de gauche souhaite en finir avec la "mauvaise gestion", "lutter contre le clientélisme" et changer de "stratégie de positionnement". "Il faut tourner la ville vers Roissy car la zone aéroportuaire est une des zones les plus dynamiques de France", assure-t-elle. Autre différend de taille entre les deux candidats : leur positionnement à l'égard de la politique gouvernementale. "Stéphane Gatignon est un soutien acharné du gouvernement", dénonce Clémentine Autain, critique envers les politiques d'austérité. Ce dont le principal intéressé se défend. "Quand j'ai fait ma grève de la faim, je me suis opposé au gouvernement", assure-t-il. Sur le pacte de responsabilité proposé par François Hollande, il regrette aussi que rien ne soit fait pour les TPE (très petites entreprises, Ndlr) : "Pour récréer de l'emploi, il faudrait supprimer les charges de 0 à 3 ou de 0 à 5 salariés."

Reste que - comme le reconnaît Clémentine Autain - en tant que maire sortant, Stéphane Gatignon est "le favori" du scrutin. Mais la candidate veut croire en la "très belle dynamique de campagne" du Front de gauche au niveau local.

Anne-Charlotte Dusseaulx - leJDD.fr

mercredi 26 février 2014

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Published by bruno fornaciari - dans MUNICIPALES 2014
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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 04:21

Parti de gauche : militant, j'ai décidé de rendre ma carte

Publié le 28-02-2014 à 19h51 - Modifié à 19h51

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Temps de lecture Temps de lecture : 4 minutes

Avatar de Nathanaël Uhl

Par 
Communiste, blogchévik

LE PLUS. Nathanaël Uhl militait au Parti de gauche dès sa création, en novembre 2008. Récemment, un certain nombre de circonstances l'ont poussé à quitter la structure de Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi ? Il nous l'explique.

Édité par Henri Rouillier 

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Mélenchon, lors des voeux du Parti de gauche et du Front de gauche à Paris, le 16 janvier 2014 (REVELLI-BEAUMONT/SIPA).

 

Normalement, ce non-événement devrait être classé dans la rubrique "OSEF". Oui, j’ai quitté le Parti de gauche, au sein duquel je militais depuis sa création en novembre 2008. Comme d’autres, j’ai suivi la voie politique initiée à la fête de "L’Humanité" 2007 quand diverses sensibilités de la gauche se sont rassemblées pour interpeller le PCF et jeter les bases de ce qui deviendrait le Front de gauche quelques mois plus tard.

 

Plusieurs éléments m’ont amené à rompre avec ce parti que je considère désormais comme non-opérant dans le champ politique qui m’intéresse. J’ai rendu ma carte finalement, et franchement, ça ne devrait intéresser personne. Certains, qui me connaissent bien, n’ont eu d’étonnement que je ne l’ai pas fait plus tôt. Donc, puisque d’autres ne s’en foutent pas, je vais clore ce chapitre.

 

La politique, c'est agir sur le réel

 

Mes désaccords avec le Parti de gauche remontent à son origine. Et pour cause. Ce qui m’intéresse, dans un parti, c’est sa capacité d’action sur le réel. Je me suis engagé à pas tout à fait 18 ans, parce que je considérais le monde comme violent ; créateur d’inégalités insupportables, d’injustices qui ne pouvaient me laisser indifférent.

 

Cet état de faits nourrit une rage inextinguible. Je ne recherche ni carrière ni honneurs, juste les moyens d’agir pour changer cet état de faits. Ajoutons à cela que je suis, par nature et dans quelque parti que je sois, un hétérodoxe, et chacun comprendra que le terreau était là pour nourrir des désaccords avec mon parti. À plus forte raison quand je me méfie des hommes, encore plus quand ils se croient le potentiel de sauveurs suprêmes.

 

J'étais "la taupe du PCF"

 

La campagne présidentielle a été, dans ce cadre, une espèce de parenthèse enchantée, qui nous a vus tous rassemblés, singulièrement la grande famille communiste à laquelle j’ai toujours proclamé mon appartenance. Il n’y a pas de fractions, de tendances ou de motions au PG, sinon je me serais retrouvé dans la tendance communiste.

 

Ce n’est tellement un secret pour personne qu’un camarade avec lequel j’ai travaillé pendant plusieurs années a jugé bon de me qualifier, dans mon dos, de "taupe du PCF depuis le début". Il est, à sa décharge, tout à fait exact que j’ai toujours défendu une alliance de fer entre le PCF et le PG. Cela ne changera pas. Je la défendrai juste ailleurs.

 

Le PG, un outil périmé

 

On va dire que, jusqu’au congrès de Bordeaux du Parti de gauche, je me retrouvais globalement, à 80% en tous cas, dans les orientations du PG. J’en critiquais le fonctionnement interne, certes, mais sans plus. Puis, après ce temps, est venu celui d’un revirement brutal que j’ai qualifié ici et là de gauchiste et sectaire. J’ai publié plusieurs notes sur le sujet, balayant le Front de gauche en version large mais dans lesquelles vous avez tous et toutes bien lu des critiques claires contre la ligne exprimée par Jean-Luc Mélenchon et mes amis de feu l’association Pour la République sociale, qui exercent le pouvoir au sein du PG.

 

L’hystérisation de la question parisienne m’a amené à assumer encore plus clairement mes désaccords publics, jusqu’à ce que je décide de mettre mon blog en veilleuse, pour ne plus me consacrer qu’à la campagne des élections municipales à Montreuil. Les avanies locales ont fini par m’amener à quitter le PG. À mon sens, et par rapport à ma conception de ce que doit être la politique, il ne constitue plus l’outil adapté à la situation politique que je croyais contribuer à créer 5 années durant.

 

Le PG, le parti d'un homme pour un homme

 

Il y a des raisons de fond à cela, sur lesquelles j’ai posé un voile pudique pendant un temps certain. Le PG est un parti créé, à la base, par un homme pour un homme. Vous serez nombreux, très certainement, à me vouer aux gémonies pour dire cela ; vous serez nombreux, très certainement, à me qualifier de traître qui brûle aujourd’hui les icônes que j’adorais hier, peu me chaut.

 

Autant j’ai toujours de la fascination pour les idées exposées par Jean-Luc Mélenchon dans ses différents ouvrages, autant ce qu’il en fait vivre aujourd’hui me semble totalement déconnecté de ses écrits. Plus, sa pratique du pouvoir (qui est celle de la bande dont je suis issue : les anciens de PRS), qui confère à la tactique le primat sur toutes les autres considérations et qui interdit de facto tout véritable débat sur les orientations, m’a toujours tenu à distance.

 

Cela, même si mon côté apparatchik m’a amené à défendre en tout temps la sacro-sainte ligne. Celles et ceux qui me connaissent savent que, derrière le discours public du "lignard", j’ai toujours eu des doutes profonds. La nature du PG ne permet pas que l’on exprime durablement ce genre de doutes sans en payer les conséquences, en termes de positionnement dans le parti par exemple. Les départs successifs de Dolez (que j’ai assassiné ici même pour les raisons évoquées plus haut), de Claude Debons, de militants issus d’Utopia… traduisent la réalité que j’évoque ici.

 

Parti de masse contre "colonne de fer"

 

Mais, surtout, le nœud de mon désaccord repose sur la conception même du parti et de son rôle. J’ai défendu, dans plusieurs notes, ma vision de ce que doit être un parti : une organisation de masse et de classe, s’étendant dans tous les secteurs de la société pour mener la bataille culturelle, dans un processus lent.

 

Je me souviens de ce que m’a dit Jean-Luc quand il m’a accueilli à PRS et que j’avais volontiers passé comme une lubie de romantique. Il m’avait déclaré en substance ceci :

 

"Nathanaël, je ne veux pas d’un parti de masse mais d’une colonne de fer parce que ce que je vous propose, la longue marche à côté, c’est une promenade de santé."

 

Certains de ses exégètes, pas forcément les plus brillants, m’ont rappelé, à l’issue du congrès de Bordeaux que la "colonne de fer" était toujours à l’ordre du jour. Cette vision romantique s’appuie sur une espèce de téléologie : à la fin, le mouvement mécanique de l’histoire nous portera au pouvoir.

 

Je ne partage pas ce qui, pour moi, relève de la croyance. Je pense toujours que l’éducation populaire politique, la conscientisation de la classe ouvrière en tant que classe ouvrière, se nourrit de l’expérience concrète, forgée dans la lutte, de la plus petite à la plus grande. En ce sens, je suis toujours ce que j’ai été : un pur produit du PCF. À la fin, il fallait bien que je tire les conclusions de cette affaire. Bref, j’ai quitté le PG.

 

D’autant plus facilement que s’il y a un fétichisme auquel je suis étranger, c’est bien celui du Parti. Un parti c’est un outil, quand il est foiré, on en change.

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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 04:00
"Enfin, le centre hospitalier Sud Francilien se libère du PPP avec le groupe Eiffage" (PCF)

Un accord a été trouvé pour libérer le centre hospitalier Sud Francilien du partenariat public privé avec une filiale du groupe Eiffage. Cette sortie devrait faire économiser à la sécurité sociale et aux fonds publics entre 600 et 700 M€.

Pour mémoire, sur l'année 2014 ce sont 48 millions d'euros qui seront versés à ce groupe et l'accord se soldera par un versement supplémentaire de 80 millions d'euros. Il faudra que toute la lumière soit faite sur les profits réalisés par ce groupe grâce à cette aventure.

Le PCF a toujours combattu ce type de procédure. En 2012, les parlementaires communistes avaient obtenu une mission d'enquête sur les PPP avec un éclairage particulier sur celui du Sud Francilien. L'histoire nous donne enfin raison.
Il faut que les investissements hospitaliers relèvent de l’État et soient sortis des opérations financières des grands groupes privés.

Parti communiste français,

Paris, le 28 février 2014.
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Published by bruno fornaciari - dans SANTE
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1 mars 2014 6 01 /03 /mars /2014 03:54

Ukraine: accord de sortie de crise avec d'importantes concessions du pouvoir

Le président Viktor Ianoukovitch et l'opposition ukrainienne ont signé vendredi un accord de sortie de crise prévoyant d'importantes concessions du pouvoir, mais qui pourraient apparaître insuffisantes au lendemain du bain de sang qui a endeuillé Kiev.


De g à d: les leaders de l'opposition Vitali Klitschko et Oleg Tiagnibok, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, et l'opposant Arseni Iatsenouk, signent un accord à Kiev, le 21 février 2014

E

LLa la Maison Blanche a salué cet accord et souhaité qu'il soit appliqué immédiatement, alors que le président Barack Obama a parlé au téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine.

Un haut responsable américain a qualifié cette conversation de "constructive" mais mis en garde contre l'avenir incertain de l'accord signé entre le président ukrainien Viktor Ianoukovitch et les dirigeants de l'opposition, qu'il a qualifié de "très très fragile".

Signé vendredi au palais présidentiel en présence des médiateurs européens, l'accord prévoit notamment une élection présidentielle anticipée, au plus tard en décembre, la formation d'un gouvernement de coalition d'ici dix jours et un retour à la Constitution de 2004, lequel a été immédiatement voté dans la foulée par le Parlement ukrainien.

La Rada a aussi voté à la surprise générale une loi ouvrant théoriquement la voie à la libération de l'opposante Ioulia Timochenko. L'ex-égérie de la Révolution orange pro-occidentale en 2004 avait été condamnée en 2011 à sept ans de prison pour abus de pouvoir. La loi doit encore être approuvée par le président Ianoukovitch.

Signe que le vent a tourné à Kiev au cours de la journée, ces deux votes se sont déroulés vendredi soir au Parlement dans un quartier gouvernemental totalement déserté par les policiers, et où la sécurité est désormais assurée par le service d'ordre des manifestants, a constaté l'AFP.

L'accord a été conclu après des affrontements qui ont fait près de 80 morts et des dizaines de blessés depuis mardi à Kiev, un niveau de violence inédit pour ce jeune pays issu de l'ex-Union soviétique.

La crise, qui a duré trois mois jour pour jour, a métamorphosé le centre-ville en quasi-zone de guerre, hérissée de barricades et de tentes pour les protestataires.

Mais sur le Maïdan, l'emblématique place au coeur de la capitale ukrainienne, les premières réactions recueillies par l'AFP étaient mitigées et donnaient l'impression que les concessions annoncées par M. Ianoukovitch étaient perçues comme à la fois tardives, insuffisantes et sujettes à caution.

Des dizaines de milliers de personnes continuaient d'occuper la place ce vendredi soir dans une atmosphère cependant nettement moins tendue que la veille, certains manifestants se prenant en photo ou allumant des feux d'artifice.

- "L'ennemi est toujours vivant" -

"Bien sûr que les gens restent là", a déclaré Michael Dudar, un jeune prêtre catholique, s'affairant autour d'une tente. "L'ennemi est toujours vivant", a-t-il remarqué.

"Je ne sais pas si nous avons été trahis ou pas", a pour sa part relevé Petro Nazapo, un quinquagénère de Lviv (ouest). Affûtant au couteau un pied de table, il a déclaré "se préparer pour une nouvelle attaque", ajoutant: "Nous ne partirons que lorsque nous aurons gagné".

"Les gens disent qu'ils ne quitteront pas le Maïdan tant que Ianoukovitch ne sera pas parti", explique de son côté Oleg Bukoyenko, un habitant de Kiev de 34 ans. "Des élections en décembre ne suffisent pas, il faut qu'il parte maintenant. Sinon il pourrait finir comme Kadhafi ou Ceausescu", a-t-il ajouté, évoquant les "crimes" commis, selon lui, par le président.

Le groupe paramilitaire d'extrême droite "Secteur droit", très actif dans la guerilla urbaine ces dernières semaines a, de son côté, fait savoir que "la révolution nationale continue et ne s'achèvera qu'avec le départ complet du régime".

- "Passer des paroles aux actes" -

La prudence était aussi de mise du côté des responsables européens, pourtant principaux artisans du compromis après une journée et une nuit entière de négociations par les ministres des affaires étrangères polonais, allemand et français à Kiev.

"Il est désormais de la responsabilité de toutes les parties d'être courageux et de passer des paroles aux actes", a réagi le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

Le Premier ministre britannique David Cameron a vu dans l'accord "une chance réelle de mettre fin à l'effusion de sang". Le président français François Hollande a, lui, "salué" l'accord insistant sur sa mise en oeuvre en "intégralité et dans les meilleurs délais".

Selon le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, qui a participé à une partie des négociations, il s'agit du "mieux qu'on pouvait espérer".

"Soyons prudents", a-t-il cependant tempéré, "car la situation économique reste épouvantable et puis il va falloir suivre (la mise en oeuvre de l'accord)". "Il y a eu des crimes. Il faut que tout cela fasse l'objet d'une enquête et qu'on en tire les conséquences", a encore averti M. Fabius.

L'Ukraine se trouve actuellement au bord de la faillite, et la Russie a promis l'octroi d'un crédit de 15 milliards de dollars et un important rabais du prix du gaz.

Européens et Américains avaient fait monter la pression sur le régime de M. Ianoukovitch tout au long de la semaine en décidant de priver de visas et de geler les avoirs de responsables ukrainiens et en menaçant de sanctions supplémentaires.

L'annonce de la suspension des négociations sur un accord d'association avec l'Union européenne, au profit d'une relance des relations économiques avec Moscou, avait conduit le 21 novembre des milliers de personnes à descendre dans la rue.

L'accord de vendredi a été signé par les trois principaux dirigeants de l'opposition ukrainienne, Vitali Klitschko, Arseni Iatseniouk et Oleg Tiagnibok, de même que par les ministres des Affaires étrangères allemand Frank-Walter Steinmeier et polonais Radoslaw Sikorski.

Le représentant de la Russie, en revanche, n'a pas signé, bien que l'influence de ce pays dans la crise soit considérée par les experts comme primordiale. Le fait que l'émissaire russe n'ait pas signé l'accord "ne signifie pas que la Russie ne souhaite pas un compromis", a indiqué la diplomatie russe.

L'opposition, représentée par le "Conseil du Maïdan", avait donné son feu vert à l'accord à condition que l'actuel ministre de l'Intérieur Vitali Zakhartchenko ne fasse pas partie du prochain gouvernement et que le procureur général Viktor Pchonka ne conserve pas ses fonctions, selon Oleg Tiagnibok. Conséquence, le Parlement ukrainien a également voté vendredi la révocation du ministre Zakhartchenko.

Ces deux hommes sont mis en cause pour leur rôle dans la répression policière et judiciaire contre les manifestants en Ukraine.

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Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 14:07

3 raisons de voter pour la gauche rassemblée

1. Depuis 2001 la gauche rassemblée avec le Front de gauche a changé Paris

Depuis 2001, des propositions importantes des communistes, et de l'ensemble du Front de gauche dans le deuxième mandat, ont été mises en œuvre par la majorité municipale. Alors qu'à l'échelle du pays nous n'arrivons pas encore à obtenir un changement de cap des politiques gouvernementales, nous constatons qu'à Paris, avec Anne Hidalgo, nous parvenons à des avancées : 70.000 logements sociaux ont été produits, 10.000 places en crèches ont été créées, un service public de l'eau a été mis en place et a permis de diminuer la facture d'eau des Parisien-ne-s de 8%.

2. Ne laissons pas la droite de NKM livrer Paris aux spéculateurs

Avec sa candidate, Mme Kosciusko-Morizet, la droite tente de se donner une image moderne. En réalité, son programme, s’il était appliqué, serait un terrible bond en arrière pour les Parisien-ne-s. Elle propose de réduire le budget de Paris d’1 milliard d’euros : ce serait la fin du service public. Elle veut aussi en finir avec le logement social en mettant en vente une partie des logements actuels et en freinant les constructions. Et pour financer son programme, elle prévoit de recourir aux Partenariats Public-Privé : ce serait la banqueroute pour notre ville et le pactole pour les entreprises concernées !

3. Notre projet : contre l'austérité, ensemble rendons Paris moins cher !

Mobilisés contre les politiques d'austérité, nous voulons protéger le pouvoir d’achat des Parisien-ne-s. Pour cela, nous devons rendre notre ville moins chère. Candidat-e-s sur les listes de la gauche rassemblée avec Anne Hidalgo, nous proposons :

  • Faire du logement la priorité de notre action : nous nous engageons à créer 30% de logements sociaux d’ici 2030 mieux répartis dans la capitale et à augmenter la taxe sur les logements vacants. Ces mesures contribueront à la baisse des loyers dans la capitale.
  • Développer les services publics : l'humain d'abord ! Petite enfance, école, santé... nous agirons dans tous les domaines. Nos objectifs : 8000 places en crèches supplémentaires, un observatoire des inégalités scolaires ou encore des centres de santé avec des consultations intégralement remboursées.
  • Baisser le coût de l'alimentation et la facture d'eau : nous créerons dans chaque arrondissement une halle alimentaire permettant la vente directe au prix juste de fruits et légumes entre Parisien-ne-s et producteurs et nous rendrons gratuits les premiers mètres cubes d’eau pour les familles à revenus moyens ou bas.
  • Paris vous appartient : prenez le pouvoir ! Permettre aux Parisien-ne-s de décider, c'est mieux partager les pouvoirs en vous permettant notamment de décider directement de l'utilisation d'une partie du budget de la ville. C'est aussi mieux partager les richesses et mobiliser de nouveaux moyens financiers pour la justice sociale.
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Published by bruno fornaciari - dans MUNICIPALES 2014
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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 13:03

 

LA GAUCHE EUROPÉENNE A LE VENT EN POUPE !

27 février 2014 at 11:58   Poster un commentaire

wurtz-l-humanite-dimanche"La GUE (Gauche unitaire européenne) pourrait presque doubler" le nombre de ses députés lors des élections européennes du 25 mai prochain, notait il y a quelques jours une agence de pressespécialisée dans les affaires européennes ! (1) Se fondant sur les enquêtes d’opinion les plus récentes, l’étude souligne que "notre"groupe au Parlement européen est crédité de 55 à 60 sièges (contre 35 aujourd’hui) , soit autant que le groupe libéral (qui en compte 85 actuellement) ! (2) La GUE pourrait donc devenir le troisième groupe de l’Assemblée de Strasbourg, derrière les deux formations dominantes: celle des "Socialistes et Démocrates" (S&D)  et celle du "Parti populaire européen" (PPE) qui seraient "au coude à coude" avec plus de 200 parlementaires chacun.

Certes, comme c’est le cas pour tout sondage, il s’agit d’une photographie des intentions de vote à un moment donné. Des évolutions sensibles sont naturellement possibles -dans un sens comme dans l’autre- et nous ne prétendons nullement vendre la peau de l’ours à trois mois du scrutin! Il n’en est pas moins instructif d’observer les tendances lourdes à l’œuvre dans la plupart des pays membres de l’UE, alors même que la campagne électorale n’a pas vraiment démarré.

Or, que nous apprennent ces enquêtes? D’abord, que tous les groupes de droite seraient en recul: aussi bien les "européïstes" qui sont aux leviers de commande de l’actuelle construction européenne (PPE et Libéraux) que les "europhobes"des deux groupes les plus réactionnaires de l’actuel parlement, et qui rassemblent notamment les conservateurs britanniques , d’une part, et les ultra de l’UKIP britannique, de la Ligue du Nord italienne et du parti de Philippe Devilliers, de l’autre. Ensuite, il apparaît que le groupe des Verts et des Régionalistes connaîtrait, lui aussi, un repli sensible -à l’opposé des "Socialistes et Démocrates"qui, eux, progresseraient, bien que dans une proportion nettement moindre que la Gauche unitaire européenne.

Reste le cas de l’extrême droite affirmée. Ses élus siègent aujourd’hui parmi les 32 "Non inscrits", d’origines très diverses. Pour pouvoir, demain, constituer un groupe, ils devront rallier 25 députés de sept nationalités différentes. Cette hypothèse n’est , hélas, pas exclue. Mais, à ce stade, pas assurée non plus. On le voit: il n’y a aucune fatalité à voir le "raz-de-marée populiste" annoncé déferler sur le Parlement européen, le 25 mai prochain ! Les progressistes légitimement révoltés par les politiques et le fonctionnement de l’actuelle construction européenne sont loin d’être cloués au sol ! À ce stade, ils ont même le vent en poupe ! Les partismembres du groupe de la Gauche unitaire européenne (GUE) sont quasiment tous donnés en progression: du Front de gauche à "Die Linke"; de Syrisa de Grèce à la Gauche Unie d’Espagne; du Parti de gauche de Suède aux "Rouges et Verts" du Danemark; du Sinn Fein irlandais  au Parti socialiste des Pays-Bas; du Parti communiste portugais au Parti socialiste de Lettonie…En outre, des députés de partis non encore membres de notre groupe aujourd’hui envisageraient de le rejoindre,comme ceux du Parti travailliste de Croatie et de l’Alliance Rouge-Verte de Finlande. Quant au Parti de la Gauche européenne (PGE), auquel sont affiliés nombre de ces formations, il s’est donné, on le sait,avec la candidature officielle de notre ami grec, l’emblématique leader du parti Syrisa, Alexis Tsipras, à la présidence de la Commission européenne, un porte-parole convaincant et rassembleur à l’échelle de toute l’Union européenne.

Le résultat final dépendra désormais pour beaucoup de la capacité de chacune de ces forces à mobiliser sans étroitesse quiconque aspire à saisir l’occasion de cette élection pour apporter sa pierre à la patiente édification d’une Europe refondée. Cela vaut pour le Front de gauche.

——–
(1) "Europolitique" du 17/2/2014

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 12:14

Photo : Pierre Trovel

MÉDIAS -  le 28 Février 2014

 

Yves Moreau : "L'Humanité était le seul quotidien qui s'exprimait contre la guerre d'Algérie"

 

 

Grand résistant et responsable de la rubrique "internationale" del'Humanité jusqu'en 1982, Yves Moreau vient de nous quitter à l'âge de 97 ans. À cette occasion, nous vous proposons de lire ou relire l'entretien qu'il avait accordé à l'Humanité pour le hors-série "Algérie, 50 ans d'indépendance" en mars 2012.

Comment couvriez-vous la guerre d'Algérie ? Êtes-vous allé sur place, vous-même ?
Yves Moreau. J'ai même été arrêté pour atteinte à la sûreté de l'État ! J'y suis allé, dès le début de la guerre. J'étais arrivé un soir à Alger, et dans la nuit, sont venus deux flics qui m'ont identifié et arrêté. Je me souviens que j'étais venu en Algérie avec Claude Estier, qui est devenu ensuite député socialiste (alors journaliste à Libération NDLR). Nous avions fait le voyage ensemble. Lui, il était reçu en Algérie, il ne tombait pas sous le coup de ces décrets pour atteinte à la sûreté de l'État. Nous logions dans le même hôtel, et je me souviens être allé le trouver au moment où les deux flics sont venus, parce que je me souvenais de ce qui était arrivé à Maurice Audin. Je voulais me prémunir contre ce genre de pratique...

Comment couvriez-vous les événements sur place, alors, si vous n'aviez personne sur place ?
Yves Moreau. Nous travaillions avec les dépêches, évidemment. En l'absence d'envoyés spéciaux, c'était obligatoire. Alors que nous étions très présents avant la guerre. Et la caractéristique de cette période, c'est quel'Humanité a été saisie des dizaines de fois. Ça se passait comme ça: on sortaitl'Huma, et puis on rentrait chez soi, on se couchait, et on recevait un coup de fil pour nous dire que l'Huma était saisi. Ça a duré jusqu'à une période où les autorités ont toléré un certain nombre d'expressions. Par exemple, nous ne pouvions toujours pas écrire : « Il faut reconnaître le droit de l'Algérie à l'indépendance.?» Mais à partir d'un certain moment, elles ont accepté l'expression : « Il faut reconnaître les droits nationaux des Algériens. » C'était le signe pour nous qu'on allait vers les accords d'évian, et que la guerre allait finir.

Vous aviez des contacts sur place ?
Yves Moreau. Nous avions des contacts sur place avec des membres de la direction du Parti communiste algérien, qui nous informaient régulièrement de leur activité, et de ce qui pouvait se passer à l'intérieur du pays. C?est la raison pour laquelle nous avons pu, bien que n'étant pas sur place, mener une grande campagne contre la torture en Algérie. Pendant toute cette période, il ne se passait pas une semaine sans qu?une édition du journal ne porte sur la guerre d'Algérie. Le journaliste qui s'en occupait particulièrement, c'était Robert Lambotte. S'il était allé en Algérie, il serait tombé pour atteinte à la sûreté de l'État, comme moi. J'ai eu des contacts aussi à l?époque avec le président du FLN du moment, Ferhat Abbas. Nous nous étions rencontrés à une cession de l'ONU où la guerre d?Algérie devait être mise en cause. Ferhat Abbas était venu à cette réunion, et nous avions dîné ensemble. C'était le contact avec le FLN, qui du coup se passait souvent à l'ONU.

En dehors des saisies de l'Humanité, vous avez eu des intimidations, de la part du pouvoir ?
Yves Moreau. Moi oui ! À cette époque-là, j'étais lieutenant de réserve. Et le ministre de la Guerre a voulu me destituer de mon grade, en raison d'un article où je dénonçais la torture dans le Constantinois. Je suis passé devant un conseil de guerre, qui s'est réuni à la caserne de la Malmaison. Il a d'abord fallu que je me procure un uniforme. Les officiers m'ont évidemment interrogé, comme ils en avaient le devoir, sur l'article en question. J'ai réussi à les convaincre qu'il n'y avait pas lieu du tout de me destituer, mais qu'au contraire, je défendais l'honneur de l'armée française en protestant contre les exactions commises. Finalement, la séance s'est terminée, et, à l'unanimité, les officiers ont décidé de ne pas suivre le ministre, et on a bu l'apéritif tous ensemble !

Comment vous organisiez-vous quand l'édition était saisie ?
Yves Moreau. René Andrieu, qui était rédacteur en chef, un journaliste et moi revenions au journal. Tout ce qui ne concernait pas la guerre d?Algérie était préservé. Andrieu ou moi refaisions un éditorial pour l'édition spéciale, avant 2 heures du matin, l'heure de la dernière édition. Il fallait évidemment rédiger cela le plus tôt possible, parce que sinon, le journal n'était en vente que dans l'arrondissement autour de l'Huma (rires).

Le positionnement de l'Humanité était très minoritaire dans la presse ?
Yves Moreau. Non seulement minoritaire, mais nous étions même le seul journal quotidien qui s'exprimait contre la guerre. Tous les autres la soutenaient. Mais c'est aussi à notre honneur, d'avoir été le seul... À l'époque, il y avait l'Aurore, qui était un journal réactionnaire, le Figaro également, le Monde, mais qui n'a pas véritablement fait campagne pendant la guerre d'Algérie. Et le Parisien libéré était déjà, à l'époque, le journal des concierges.

Et le 17 octobre 1961 ?
Yves Moreau. Nous avons aussi été les seuls à dénoncer cet événement. À part peut-être le Monde. Nous, au contraire, avons beaucoup écrit. Mais on en a été témoins dès le soir même. Dès le lendemain, on a pu protester contre ce qui s'est passé, et contre l'attitude des flics qui ont balancé des Algériens à la Seine.

Retrouvez, dans l'édition de L'Humanité de lundi 3 mars, notre page spéciale en hommage à Yves Moreau.

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 12:09
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Europe nuit 26/02/2014 - 22:30

André Chassaigne: "Derrière ces chiffres froids, c'est de la souffrance et un grand mécontentement"

Emmanuel Faux reçoit André Chassaigne, porte-parole des députés du Front de gauche

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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 12:07

 

SOCIAL-ECO -  le 28 Février 2014

 

"Pacte de responsabilité": les contre-propositions de la CGT

Documents à télécharger : -

 

 

La "négociation" entre syndicats et patronat sur le pacte de responsabilité débute ce vendredi. Un dialogue biaisé puisque le Medef a déjà obtenu son cadeau de plus de 30 milliards, avant les discussions sur les éventuelles contreparties. La CGT arrive à la table pour affirmer son désaccord sur ce pacte et proposer un tout autre projet. Documents.

"Nous tenons tout d’abord à réaffirmer notre désaccord sur la façon dont le «pacte de responsabilité» a été mis sur la table sans aucune concertation ni avis des organisations syndicales de salariés" débute la CGT dans sa déclaration du jour. "En clair, le président de la République annonce à la télévision qu’il donne un chèque supplémentaire de 30 milliards d’euros aux employeurs et il nous demande aujourd’hui de négocier d’éventuelles contreparties" résume le syndicat, particulièrement remonté. "La CGT n’a pas vocation à gérer le service après-vente du gouvernement."

La CGT se réaffirme en opposition au «pacte», à la suppression des cotisations familiales comme à la logique de fond, la réduction d’un «coût du travail» qui, ne profite pas à l’emploi, mais aux actionnaires. En plus des cadeaux au Medef, la CGT dénonce la logique de réduction des dépenses publiques qui est non seulement mauvais pour l’économie, mais en plus remet en cause notre modèle social. Avec FO, la FSU et Solidaires, ils manifesteront d’ailleurs le 18 mars pour le dire à nouveau.

Des propositions en nombre

La CGT propose une véritable évaluation des aides publiques, fiscales et sociales aux entreprises. "Quel contrôle public et social ? Quelle conditionnalité d’attribution ? Quelles sanctions en cas de non-respect des conditions d’attribution ?". La CGT propose également d’examiner "l’emploi public à l’aune du gain social qu’il représente et non comme une source potentielle d’économies."

La CGT estime que la définition du volume d’emplois publics doit correspondre à l’identification des besoins sociaux et de la réponse à y apporter. "Ainsi, nous considérons que 100 000 agents supplémentaires seraient nécessaires pour remplir correctement les missions de santé publique." Autre exemple: "aux finances publiques, 10 % des postes ont été supprimés. Dans le même temps, on estime à 25 % (10 milliards d’euros) l’augmentation de la fraude fiscale… cherchez l’erreur!"

Sur le front de l’emploi toujours, la CGT propose entre autre de faciliter l’accès au financement pour les PME/PMI, une vraie politique de recherche et d’innovation et la création d’un "livret d’épargne développement emploi et industrie".
Une véritable revalorisation des salaires est également proposée par le syndicat "pour reconnaître à leurs justes valeurs les qualifications et construire de vrais déroulements de carrière." La CGT réaffirme également que les revenus du travail doivent continuer à financer la protection sociale. "Nous proposons de moduler les cotisations sociales en fonction de la part de la valeur ajoutée sur la  masse salariale et en prenant en compte la politique d’emploi et de salaire menée dans les entreprises. Nous proposons également de mettre à contribution les revenus financiers des entreprises."

Les prochains rendez-vous. Mobilisation du 18 mars, à l’appel de la CGT mais aussi de FO, de la FSU et de Solidaire. « Face à la situation sociale vécue par les salariés du privé et du public, les privés d’emploi et les retraités de notre pays » les syndicats ont décidé de faire du 18 mars une journée interprofessionnelle de mobilisation massive. Et le 4 avril à l’appel de la CGT, de la CFDT, de la FSU et de l’Unsa pour décliner dans notre pays le plan d’investissement proposé par la Confédération européenne des syndicats.

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BRUNO FORNACIARI

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