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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 22:49
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Published by bruno fornaciari - dans SANTE
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1 novembre 2017 3 01 /11 /novembre /2017 16:54
Déclaration du PCF thouarsais lors de la remise des 348 signatures remises par une délégation au député Jean-Marie Fievet ce lundi 30 octobre 2017

 Monsieur le député,                                              Bressuire le 30 octobre 2017

Vous avez été élu député de la circonscription et vous avez déclaré  : « Merci aux électrices et électeurs de m'avoir élu député avec 59,37%. Je serais un député au service du territoire, actif et vigilant ».

Vous le savez forcément, notre territoire est composé d’une population besogneuse qui use ses forces et sa santé dans les usines et aux champs. Notre territoire le Thouarsais, ou les politiques gouvernementales successives se sont traduites par une réduction des services publics, vivent aussi de nombreux retraité-e-s aux revenus modestes. Les besoins en matière de santé sont élevés tandis que les politiques malthusiennes de santé du pouvoir mené par Sarkozy, puis, par Hollande ne permettent pas une offre de soins adaptée aux besoins. Les urgences de Thouars et Parthenay sont menacées sans que l’Hôpital de Faye-l’abbesse, ne parvienne à dissiper les inquiétudes. Les lits initialement prévus sont en réduction, tout comme le personnel qui verra son nombre réduit et les conditions d’exercice de la profession aggravés.

Les ordonnances sur l’APL et la CSG notamment, que le gouvernement va vous demander d’adopter à partir du 20 novembre à l’assemblée nationale porte atteinte l’une et l’autre au pouvoir d’achat des revenus des retraité-e-s et des bénéficiaires de l’APL qu’elles prévoient de réduire de 5 euros dans un premier temps et de 60 € dans un deuxième. 
Actif et vigilant vous vous qualifiez. Nous vous demandons d’être vigilant et défendre à l’Assemblée Nationale une autre politique du logement que celle que l’on vous propose qui aboutit à des sacrifices pour les populations laborieuses tandis que les actionnaires et le grand capital bénéficient, une fois de plus des largesses financières du gouvernement Philippe. Avec l’exonération de l’ISF le semble est criant. Avec l’augmentation du prélèvement fiscal de la CSG  sur les retraités destinée à compenser la baisse des cotisations sociales des entreprises,  vous leur demander de payer deux fois. Une fois en tant que salariés qu’ils furent et une autre fois en tant que retraité, c’est injuste. La disparition de la taxe d’habitation mettra à mal les finances locales que les élus auront le plus grand mal à compenser sans réduire les services aux habitants  ou à augmentera les tarifs de es mêmes services.
Actif, vous le serez en ne votant pas les ordonnances, c’st ce que nous vous demandons, Monsieur le Député Jean-Marie Fievet.

Nous comptons sur vous pour être vigilant et actif et agir en faveur de vos concitoyens qui ont fait de vous leur représentant à l ‘Assemblée Nationale. 

                                      NE VOTEZ PAS LES ORDONNANCES. 

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 15:10
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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 13:51
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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 08:57

Catalogne : « Pas d’autre issue que les urnes, dans un cadre négocié et apaisé » (Pierre Laurent)

 

 

En Catalogne, l’engrenage tant redouté se met en place. Soutenu par les dirigeants de l’Union européenne, le gouvernement Rajoy, lourdement responsable de la crise par son intransigeance et sa violence, a placé la Catalogne sous tutelle en réponse à une déclaration unilatérale d’indépendance de la Generalitat, elle-même contestée par les organisations progressistes de la gauche catalane et espagnole. Le scénario du pire s’installe et on ne peut être qu’affligé devant tant d’irresponsabilités.

 

Je ne vois d’autre issue qu’une nouvelle expression populaire dans les urnes, après un débat mettant toutes les options sur la table. Le refus de Mariano Rajoy, depuis des années, d’ouvrir des négociations sérieuses et respectueuses sur la nature des relations entre la Catalogne et l’État espagnol n’aura fait que renforcer un choix binaire insatisfaisant tant socialement que politiquement.

 

Les élections annoncées par Mariano Rajoy pour le 21 décembre sont malheureusement déjà entachées par les violences et les décisions brutales prises au nom de la Constitution par une droite et un chef de gouvernement totalement discrédités et illégitimes. La destitution de Carlos Puidgemont et les mises en cause des principales institutions espagnoles ne font que jeter de l’huile sur le feu.

 

La sortie de crise passe par la suspension de l’application de l’article 155 par le gouvernement espagnol, le rétablissement de la légalité démocratique en Catalogne, la suspension de la déclaration unilatérale d’indépendance et la convocation de nouvelles élections par la présidence de la Generalitat, pour un processus électoral garantissant les conditions élémentaires d’expression démocratique de toutes les options.

 

Au delà, cette situation met en évidence un défi crucial : les peuples d’Espagne doivent pouvoir engager un processus de régénération démocratique et de dépassement du cadre actuel de la Constitution de 1978 mise en place après la mort de Franco. Ces exigences sont d’ores et déjà en cours avec l’émergence des mobilisations citoyennes et leur expression lors des dernières élections.

 

 

 
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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 08:28

 lettere déclaration remise au député le 30 octobre par la délégation du PCF

 

Monsieur le député,                                              Bressuire le 30 octobre 2017

Vous avez été élu député de la circonscription et vous avez déclaré  : « Merci aux électrices et électeurs de m'avoir élu député avec 59,37%. Je serais un député au service du territoire, actif et vigilant ».

Vous le savez forcément, notre territoire est composé d’une population besogneuse qui use ses forces et sa santé dans les usines et aux champs. Notre territoire le Thouarsais, ou les politiques gouvernementales successives se sont traduites par une réduction des services publics, vivent aussi de nombreux retraité-e-s aux revenus modestes. Les besoins en matière de santé sont élevés tandis que les politiques malthusiennes de santé du pouvoir mené par Sarkozy, puis, par Hollande ne permettent pas une offre de soins adaptée aux besoins. Les urgences de Thouars et Parthenay sont menacées sans que l’Hôpital de Faye-l’abbesse, ne parvienne à dissiper les inquiétudes. Les lits initialement prévus sont en réduction, tout comme le personnel qui verra son nombre réduit et les conditions d’exercice de la profession aggravées.

Les ordonnances sur l’APL et la CSG notamment, que le gouvernement va vous demander d’adopter à partir du 20 novembre à l’assemblée nationale porte atteinte l’une et l’autre au pouvoir d’achat des revenus des retraité-e-s et des bénéficiaires de l’APL qu’elles prévoient de réduire de 5 euros dans un premier temps et de 60 € dans un deuxième. 
Actif et vigilant vous vous qualifiez. Nous vous demandons d’être vigilant et défendre à l’Assemblée Nationale une autre politique du logement que celle que l’on vous propose qui aboutit à des sacrifices pour les populations laborieuses tandis que les actionnaires et le grand capital bénéficient, une fois de plus des largesses financières du gouvernement Philippe. Avec l’exonération de l’ISF le symbole est criant. Avec l’augmentation du prélèvement fiscal de la CSG  sur les retraités destinée à compenser la baisse des cotisations sociales des entreprises,  vous leur demander de payer deux fois. Une fois en tant que salariés qu’ils furent et une autre fois en tant que retraité, c’est injuste. La disparition de la taxe d’habitation mettra à mal les finances locales que les élus auront le plus grand mal à compenser sans réduire les services aux habitants  ou à augmentera les tarifs de ces mêmes services.
Actif, vous le serez en ne votant pas les ordonnances, c'est ce que nous vous demandons, Monsieur le Député Jean-Marie Fievet.

Nous comptons sur vous pour être vigilant et actif et agir en faveur de vos concitoyens qui ont fait de vous leur représentant à l ‘Assemblée Nationale. 

                                      NE VOTEZ PAS LES ORDONNANCES. 

Une délégation composée de 4 communistes Thouarsais et de 2 locataires chez le député de la circonscription Jean-Marie FIEVET à Bressuire
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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 11:39

 

 Donner les moyens budgétaires à l'hôpital public  et non démolir le modèle social

 

À quelques jours du débat à lAssemblée nationale sur le projet de loi de financement de 
la sécurité sociale, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, s
est exprimé. 

À en croire des sources élyséennes, Agnès Buzyn serait « latout social » du nouveau pouvoir, « la ministre de lhumain » pour faire un peu oublier le président des riches. Lopération de communication nest pas vraiment réussie quand, au fil de lentretien, on fait laddition des coups, très durs, portés à notre système de santé, déjà au plus mal par des politiques ne privilégiant quune approche comptable au nom de laustérité budgétaire.

Au sujet du « déficit » de la sécurité sociale, le chiffre de 30% des dépenses non pertinentes est une agression caracté­risée contre le monde hospitalier dont est issue la ministre. Cette affirmation, sans la moindre démonstration, vise à culpabiliser les personnels hospitaliers qui dépense­raient sans compter et les usagers qui consommeraient de manière déraisonna­ble. Cest insultant au regard de la réalité des services hospitaliers. Aujourdhui, lhôpital public ne tient quau dévouement des personnels.

Laugmentation du forfait hospitalier est assumée par Agnès Buzyn sans rien dire des recettes de la sécurité sociale et notamment des dettes patronales.

La promesse du 100% pour les lunettes est assortie de la mobilisation des complé­mentaires ce qui risque den compliquer la réalisation. Silence radio sur la désertifica­tion médicale. Le modèle social français est aussi attaqué directement par la remise en cause de luniversalité de la politique familiale. Un rideau de fumée pour essayer de faire oublier un bouclier fiscal de 5 milliards deuros pour les plus riches qui ne toucheraient plus que quelques dizaines deuros dallocations familiales. Enfin, concernant les vaccinations, la ministre névoque pas les laboratoires pharmaceutiques et les profits énormes quils réalisent.

Si Agnès Buzyn veut devenir la ministre de gauche du nouveau pouvoir, il lui faut présenter un tout autre PLFSS, celui qui donnerait les moyens budgétaires à lhôpi­tal public, qui ne devrait plus être géré comme une entreprise, qui aurait lobjectif du système solidaire 100% sécu afin den finir avec la marchandisation de la santé et de lensemble de la protection sociale. 

Les parlementaires communistes présente­ront des propositions précises à madame la ministre. À ce stade, elle nest quun atout supplémentaire à la démolition de notre modèle social, et, en loccurrence, de ce que notre pays a su faire de plus beau et de plus universel quand il fallait, en 1945, reconstruire un nouveau monde

 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 21:10

Pierre Laurent SECRÉTAIRE NATIONAL DU PCF

STÉPHANE SAHUC ET CÉDRIC CLÉRIN 

 

Notre société a besoin des idées communistes, la France a besoin du PCF, de ses idées et de son expérience, la gauche a besoin de la culture communiste.

 

 

Face au « président des riches », contre la tentative affichée de transformer le pays au service du capital, la résistance s'organise. L'alternative passe par la construction d'un nouveau projet, nous dit Pierre Laurent, qui lance la préparation d'un congrès extraordinaire pour réinventer le Parti communiste, « le placer à l'offensive ».

 

HD. Six mois après l'élection présidentielle, quel premier bilan tirez-vous de l'action du président et de son gouvernement ? Et que pensez-vous de son intervention du 15 octobre sur les deux piliers de la « révolution macronienne » : « libérer ; protéger » ?

PIERRE LAURENT. Sous couvert de pédagogie, il a affiché toujours la même arrogance. Il ne répond à aucune inquiétude du pays. Or on connaît aujourd'hui la réalité de la révolution qu'annonçait Macron. C'est une révolution libérale qui vise à libérer les plus fortunés et le capital financier de toutes les entraves. C'est une politique qui vise à encourager toujours plus l'accumulation de profits en exploitant plus durement le travail de l'immense majorité et en tapant très durement sur toutes les politiques publiques qui servent à faire du service public pour tous. Que ce soit les ordonnances pour casser le Code du travail, la mise en pièces de l'APL et la politique de logement social, les nouveaux cadeaux à ceux qui payent l'ISF, jusqu'à la scandaleuse décision de retirer l'État du capital d'Alstom pour le livrer aux actionnaires privés de Siemens, on est, dans tous les domaines, dans une politique de démolition du modèle social. C'est la généralisation de la précarité sociale et c'est open bar pour tous les profiteurs et les actionnaires. Cette politique ne relancera en rien l'activité économique et elle va creuser les inégalités. Ceux qui vont profiter de cette politique se moquent totalement de répondre aux besoins nationaux et aux urgences sociales de développement.

 

HD. Mais Emmanuel Macron affirme avoir été élu pour cela...

PIERRE LAURENT. Cet argument ne tient pas. Macron a certes annoncé ses projets mais en en maquillant les conséquences. C'est pour cette raison que des millions de gens aujourd'hui, y compris parmi ceux qui ont voté pour lui, découvrent la réalité de sa politique. Qui avait compris qu'il servirait avec une telle indécence les plus fortunés ? Il y a eu tromperie. De plus, une élection présidentielle, ce n'est pas la suspension de la démocratie pendant cinq ans. Macron a le droit de mettre sur la table des projets, mais quand ces projets entraînent une opposition majoritaire dans l'opinion, parmi les organisations syndicales, parmi les acteurs du logement social... il doit en tenir compte. Or la réponse, c'est le passage en force. Aucune élection ne donne ce droit. Le débat d'alternative entre projets différents, qui est l'essence de la démocratie, n'est pas suspendu par une élection.

Ce qui est frappant d'ailleurs, c'est que, si peu de temps après l'élection, le pouvoir soit mis en difficulté. Preuve que sa politique ne crée pas une adhésion majoritaire dans le pays. Nous sommes au début d'une contestation sociale multiforme qui va se développer sur tous les terrains.

 

HD. Quel rôle peut jouer le PCF dans cette contestation ?

PIERRE LAURENT. Le PCF a un très grand rôle à jouer. Nous sommes déjà présents avec nos militants, nos élus, nos parlementaires sur tous les fronts de mobilisation. Nous jouons un rôle actif pour révéler les mauvais coups du gouvernement. Mais nous voulons franchir une étape. Ces protestations sociales portent l'aspiration à une autre société. Pour Macron, la société de demain est une société de précarité dans laquelle les êtres humains sont réduits à se plier aux exigences du marché dans tous les domaines. Nous, nous voulons remettre au centre l'humain d'abord. Pour cela, nous venons de décider de tenir, le 3 février prochain à Paris, des états généraux du progrès social. Nous voulons démontrer que ceux qui sont mobilisés dans le pays ont des idées pour construire un nouveau type de progrès social, qui sache faire de la solidarité, créer de l'emploi en produisant autrement, allier le développement industriel et l'ambition écologique, et qui, pour cela, fasse reculer, en tous domaines, les prélèvements indus du capital.

Ce dont notre société crève, c'est des coûts du capital, cet argent créé par la richesse du travail et soustrait à la collectivité nationale pour nourrir des logiques de rentabilité à court terme. Nous présenterons nos propositions dans des cahiers du progrès social et nous ouvrirons ces cahiers aux propositions venues des citoyens pour faire converger tout cela sous la forme de nouveaux projets de loi. Nous voulons faire émerger un contre-projet face au désastre Macron.

 

HD. Et vous pensez que cela peut empêcher Macron d'aller au bout de son projet libéral ?

PIERRE LAURENT. Je pense que c'est possible. J'ai conscience que le niveau de confrontation dans lequel nous entrons est très élevé. La volonté du président, c'est, dès la première année de son quinquennat, de casser tous les piliers de notre modèle social. Face à cela, je crois que les communistes ne doivent fixer aucune frontière au rassemblement qu'il convient de construire. Dans les collectivités locales, des élus de toutes sensibilités peuvent converger pour demander d'arrêter le massacre des budgets publics. Face à ce qui se passe dans l'industrie, des femmes et des hommes de tous horizons peuvent dirent non au bradage d'un atout industriel aussi important qu'Alstom.

Mais, pour gagner, il convient aussi de faire grandir des objectifs alternatifs à ceux du gouvernement. Démonter qu'une autre politique est la condition pour lever des forces majoritaires. Il nous faut isoler au maximum le gouvernement. Car ce qui se joue c'est « projet de société libérale contre projet de société solidaire ».

 

HD. Mais cette vision des choses ne fait-elle pas débat notamment avec la France insoumise (FI) autour de leur stratégie basée sur le populisme et le dégagisme ? Et le résultat de la dernière séquence ne donne-t-elle pas raison à la FI ?

PIERRE LAURENT. Je suis certain que les électeurs de J.-L. Mélenchon et ceux de la FI et du PCF n'ont pas cherché à donner raison aux uns ou aux autres. Ceux qui ont utilisé ces bulletins ont dit de manière convergente qu'ils ne voulaient pas de cette société et qu'ils voulaient tourner le monde politique actuel vers un autre avenir. Les communistes ont été partie prenante de cette montée en puissance. Preuve en est, aux législatives comme aux sénatoriales, les électeurs ont dit qu'il fallait des groupes communistes. D'ailleurs ces électeurs nous demandent de converger pour travailler aux étapes suivantes.

La question qui se pose est autre : comment allons-nous construire les étapes suivantes, résoudre la question de l'alternative au pouvoir d'Emmanuel Macron ? Et là, nous avons effectivement un débat. La logique dégagiste, populiste a été poussée en avant lors de l'élection présidentielle par des candidats aux programmes totalement contradictoires comme Jean-Luc Mélenchon mais aussi Macron ou Le Pen. Donc, pour construire l'alternative, cette logique ne peut plus suffire. Maintenant, il s'agit de transformer la volonté de changer le système politique en un projet politique alternatif positif. Je crois que la convergence doit se construire sur du projet. Je crois également que nous devons cultiver le caractère démocratique de la vague qui monte dans le pays, c'est-à-dire donner le maximum de possibilité à l'initiative populaire de terrain, décentralisée. La réponse populiste ne peut tenir lieu de bonne réponse à ce besoin. Cette conception de la démarche politique à construire, nous la versons au débat non pas comme un objet de polémique, mais comme une contribution politique que nous considérons utile à la période.

 

HD. La FI semble chercher avant tout à être les meilleurs opposants...

PIERRE LAURENT. C'est une bonne chose de disputer la place d'opposant à la politique gouvernementale. Je vois bien au Sénat la manœuvre qui est celle de la droite et de Gérard Larcher qui osent se présenter comme le meilleur contre-pouvoir, alors même que la droite a voté comme un seul homme les ordonnances Macron. Des forces vont essayer de duper les gens. Il est donc très important de démontrer que l'opposition véritable se situe, non pas du côté d'une force politique, mais du côté de la gauche, du côté du camp qui prend partie pour le travail contre le capital. Nous devons porter d'une même main le drapeau de la résistance et du projet alternatif.

 

HD. Pourquoi un congrès « extraordinaire » du PCF ?

PIERRE LAURENT. J'ai parlé de la nécessité détenir un congrès extraordinaire parce que, dans une période aussi inédite que celle que nous vivons, la nécessité de la relance politique de notre projet communiste est très grande. Les responsabilités qui sont les nôtres sont énormes et il n'est pas si facile de les relever. Donc nous devons nous reposer toutes les questions fondamentales pour procéder à notre propre révolution politique pour nous placer à l'offensive. Nous avons décidé quelque chose d'inédit : commencer par une consultation directe de nos adhérents qui a pour objet de déterminer les thèmes et les méthodes de travail du congrès. Les communistes veulent un congrès différent, qui ne répète pas les mêmes débats, qui nous aide à approfondir des questions nouvelles, qui fait le bilan de notre action et ouvre la voie à des expérimentations nouvelles. Nous voulons inventer de nouveaux modes de débat collectif, construire des chantiers qui allient réflexions et actions concrètes.

Notre objectif est de parvenir au congrès non pas seulement avec des intentions de changements, mais avec des résultats concrets, palpables, sur la transformation de nos structures, sur les nouveaux réseaux d'actions que nous voulons mettre en place, sur un nouveau fonctionnement de notre direction, sur de nouveaux outils de communication, sur une nouvelle plate-forme numérique de mise en réseau des communistes... Nous allons nous atteler à tous ces chantiers avec l'objectif de construire une force communiste capable d'affronter les défis d'aujourd'hui. Nous n'allons pas refaire le congrès d'il y a dix ans pour savoir s'il faut un Parti communiste, cette question a été tranchée. Notre débat doit définir les transformations nécessaires pour que le Parti communiste joue pleinement son rôle.

 

HD. Cent ans après la révolution d'Octobre, n'est-on pas arrivé au bout d'un cycle ?

PIERRE LAURENT. Oui, nous sommes dans une époque politique nouvelle. À époque nouvelle, parti nouveau. Nous sortons de quarante ans d'union de la gauche et entrons dans une nouvelle période avec de nouveaux adversaires à affronter et de nouveaux partenaires à venir, donc notre rôle doit être réévalué. Mais je crois que cette volonté de réinvention ne nous conduit absolument pas au renoncement au projet communiste. Nous célébrons le 100e anniversaire de 1917, qui est une des racines du PCF, mais le PCF a des racines qui plongent encore plus loin dans l'histoire du pays : Révolution française, Commune de Paris, refus de la guerre 14-18... La crise du système capitaliste actuelle, d'une ampleur inédite, nous ramène aux anticipations de Marx sur le nécessaire dépassement du système capitaliste. Mais, pour être pleinement communiste, elle nous oblige à penser les conditions contemporaines de ce dépassement.

Notre congrès doit avoir sur cette question une ambition maximale. C'est une occasion qu'il ne faut pas rater. Notre société a besoin des idées communistes, la France a besoin du PCF, de ses idées et de son expérience, la gauche a besoin de la culture communiste. Nous avons la responsabilité de mettre ses idées à la hauteur des questions posées à la société française. Si nous n'y parvenons pas, ce n'est pas le PCF lui-même qui sera en difficulté, c'est la société française. Nous n'avons pas à avoir peur de notre ombre, soyons audacieux, car nous en sommes capables.

 

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 20:59

LA RUSSIE ET LA CHINE METTENT UN FREIN À L’OPTION MILITAIRE DE TRUMP AU VENEZUELA

Face à l’intention des Etats-Unis d’intervenir au Venezuela et de contrôler le pays, se place le facteur des alliances avec la Chine et la Russie, puissances qui remettent en cause l’hégémonie étasunienne au niveau mondial.

Une investigation de Mision Verdad,  23 Octobre  2017.

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La Chine: une ceinture, une route

La Chine s’est  proposé de réactiver la Route de la Soie, cette ancienne route commerciale  qui s’étendit autrefois de la Chine à l’Occident sous l’Empire romain et par laquelle la soie orientale arriva pour la première fois en Europe. C’est par ce double couloir de commerce et de distribution de ressources énergétiques et de matières premières,  que le président Xi Jinping cherche à rouvrir les canaux entre la Chine et l’Asie Centrale, le Moyen Orient et l’Europe.

L’Initiative «  la Ceinture et la Route » (ICR) a été lancée en 2013. Elle englobera des routes terrestres (la Ceinture) et des routes maritimes (la Route) afin que le pays devienne moins dépendant du marché étasunien pour ses exportations et améliore ses relations commerciales dans la région, principalement à travers des investissements en infrastructure qui visent à renforcer le leadership économique chinois. La Chine prêtera à hauteur de 8000 milliards de dollars pour de l’infrastructure dans 68 pays, pour une population totale de 4400 millions d’habitants (65% de la population mondiale  et un tiers du PIB mondial) et une part de 30% de l’économie mondiale. Cela représente 7 fois plus que le Plan Marshall des Etats-Unis pour reconstruire  l’Europe après la Deuxième Guerre Mondiale.

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La Ceinture couvre  six couloirs  économiques: le Nouveau Pont Continental Euro-asiatique, le couloir Chine-Mongolie-Russie, le couloir Chine-Asie Centrale-Asie Occidentale, le couloir Chine-Péninsule Indochinoise, le couloir Chine-Pakistan  et le couloir Bangladesh-Chine-Inde-Myanmar. Elle s’étendra également vers l’Amérique Latine par voie maritime.

Au-delà d’évacuer le surplus de produits, avec l’ICR, le gouvernement chinois envisage de déplacer les excédents manufacturiers moyennant la délocalisation industrielle vers les pays périphériques, le long des divers couloirs de l’Initiative. Par la fabrication de produits industriels de haut de gamme il parviendrait à commercialiser des trains à grande vitesse, des générateurs d’énergie et des équipements de télécommunications.

La Russie en réajustement géostratégique 

De son côté, la Russie maintient une politique extérieure qui a été considérée comme « intelligente » par différents  analystes  et lui a permis de contourner une crise provoquée par le ralentissement économique, les sanctions de l’Occident et la chute des prix du pétrole.  Sa stratégie  est dirigée par la création de l’Union Economique Euro-asiatique qui réunit le Belarus, le Kazakhstan, le Kirghizistan  et l’Arménie, dans l’intention de constituer un marché commun unique avec la libre circulation des marchandises, des services, du capital et des personnes, et, en outre, un espace doté d’une politique migratoire, éducative,  englobant même l’information.

Après l’adhésion de la Crimée, la guerre à l’est de l’Ukraine et son engagement en Syrie,  le Kremlin poursuit de multiples objectifs de stabilité interne et de présence internationale qui sont passés par la stabilisation de sa relation avec la Turquie, ce qui lui a aussi permis de consolider son influence dans la victoire contre les groupes terroristes en Syrie.

La Russie a réorienté ses alliances géopolitiques après que les Etats-Unis ont conçu et soutenu le renversement du gouvernement ukrainien de Viktor Ianoukovitch et installé un régime d’extrême droite dans le but de resserrer l’encerclement.  Washington et ses agences ont pour cela dépensé 5 milliards de dollars dans le financement de « programmes de diffusion de valeurs et de formation politique » en Ukraine, ont fomenté une révolution orange avec la prise de la place de Maïdan et tout le processus de tensions bien connu qui déboucha sur les sanctions imposées à Moscou, aux côtés de l’Europe.

Un des objectifs de sa conception de la politique extérieure énoncée en Novembre  2016, est de renforcer la position de la Russie comme un pays prédominant dans le monde moderne et de retrouver son influence dans la stabilité et la sécurité du système démocratique mondial. Voici, parmi d’autres,  quelques directions spécifiques:

  • Lutter  contre la pression politique et économique des Etats-Unis et de leurs alliés, qui conduisent à la déstabilisation mondiale.
  • Poursuivre le travail conjoint avec l’Union Européenne (UE) qui reste pour la Russie un important partenaire politique et économique.
  • Maintenir l’objectif de stabilisation de la situation au Moyen  Orient et en Afrique du
  • Nord.
  • S’opposer aux tentatives d’ingérence dans les affaires intérieures de la Russie afin d’obtenir des changements de pouvoir  non constitutionnels.
  • Utiliser les nouvelles technologies pour renforcer la position des moyens de communication de la Russie à l’extérieur et accroître la sécurité informatique du pays.
  • Considérer le projet de construction d’un système de défense antiaérien des Etats-Unis comme une menace pour la sécurité nationale, ce qui donne à la Russie le droit de prendre les mesures de réponse nécessaires.
  • Considérer comme intolérable toute tentative de pression des Etats-Unis et réagir avec force à toute action hostile.
  • Construire des relations mutuellement bénéfiques avec les Etats-Unis.
  • Renforcer les liens de la Russie avec l’Amérique Latine et la Caraïbe.

A cause des sanctions occidentales, qui ont réduit l’accès des compagnies russes à la technologie, aux investissements et au crédit de l’Occident, ainsi qu’en raison de  la chute du prix du pétrole, s’est  développé un processus d’intégration économique et d’alignement politique qui servirait de contrepoids à l’UE , avec un espace économique qui ira de Saint-Pétersbourg à Shanghai.

Le bloc Chine-Russie gagne des  espaces par une vision multipolaire

Les deux nations partagent de plus en plus les éléments d’une vision du monde pluri-polaire,  elles privilégient l’importance de maintenir des Etats-nations forts qui jouissent d’une pleine liberté d’action au niveau international.

Elles partagent des critiques envers les gouvernements occidentaux et dénoncent ce qu’elles considèrent comme une couverture médiatique occidentale biaisée. Elles dénoncent aussi le financement étranger d’organisations non gouvernementales (ONG) et l’utilisation de techniques de mobilisation sur les réseaux sociaux pour fomenter l’instabilité. En 2011-2012, Poutine a rejeté sur les ONG parrainées par les Etats-Unis la responsabilité des manifestations de rue tenues à Moscou ; en 2014 Pékin a vu une main étrangère derrière le mouvement de protestation à Hong Kong.

Récemment le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, a menacé la Chine de l’exclure du système international du dollar américain si elle n’appuie pas les nouvelles sanctions contre la Corée du Nord, ce qui a suscité chez l’analyste Paul Craig Roberts la réflexion suivante : « le Gouvernement des Etats-Unis, Etat en faillite, dont la dette dépasse les 20000 milliards  de dollars, qui se voit obligé de créer de la monnaie pour acheter ses propres titres de créance, menace la deuxième plus forte économie mondiale, dont le pouvoir d’achat est supérieur à celui de l’économie des Etats-Unis « , et cela à partir du scénario prévu selon lequel une énorme quantité de transactions économiques sortiraient du système du dollar provoquant la réduction de son volume et de son importance.

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La Russie et la Chine achètent de plus en plus d’or pour soutenir leurs économies et faire face à la valeur artificielle du dollar pendant que les pays de l’axe asiatique commencent à réaliser des échanges commerciaux dans leurs propres monnaies, y compris pour le pétrole, coup sévère porté au pétrodollar.

L’Amérique latine à l’horizon 

Des analystes affirment que l’existence même du groupement des Brics (Brésil, Russie, Chine, Inde et Afrique du Sud) favorise l’autonomie des Etats latino-américains au niveau international et élargit leur marge de manœuvre en politique extérieure. Il s’agit d’un groupe qui occupe 29% de la terre ferme de la planète (sans compter l’Antarctique), concentre 43% de la population mondiale et près de 27% du PIB mondial en termes de parité du pouvoir d’achat.

Au cours du sommet qui s’est tenu en septembre dernier, le bloc est convenu de créer la Nouvelle  Banque de Développement, qui prévoit d’accorder des prêts à hauteur de 4 000 millions de dollars en 2018 tout en finançant des projets à moyen terme du secteur privé. Il a aussi été convenu de créer un fond d’obligations en devises nationales  pour « contribuer à assurer la stabilité des investissements dans les pays du Brics, stimuler le développement de marchés obligataires nationaux et régionaux des pays du Brics,  y compris l’augmentation de la participation du capital privé étranger et l’amélioration de la stabilité financière des pays du Brics « .

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De nombreux analystes affirment que si la Chine parvient à redessiner la carte du commerce mondial, elle créera des opportunités pour que les exportations latino-américaines trouvent de nouveaux débouchés en Asie. On parle également d’un câble de fibre optique Trans-Pacifique pour unir les deux régions, tandis que la Chine s’intéresse au financement de tunnels, routes et chemins de fer qui aideront à acheminer les produits des pays de la côte atlantique de l’Amérique Latine vers la Chine et vice-versa.

Le commerce et les investissements de la Chine en Amérique latine ont connu une croissance exponentielle depuis l’an 2000, les exportations de l’Amérique latine vers la Chine, après l’escalade des sanctions de 2014, ont augmenté de 5000 millions de dollars en 2000 à 120000 millions de dollars en 2012, de même qu’ont augmenté les importations depuis la Chine, générant une balance commerciale totale d’environ 230 000 millions de dollars par an. Pour plusieurs des principales économies de l’Amérique latine, comme le Brésil, l’Argentine, le Chili et le Pérou, la Chine a remplacé les Etats-Unis en tant que principal partenaire économique, mais non en tant qu’investisseur. Voilà un défi crucial pour l’hégémonie économique dont ont joui les Etats-Unis dans la région,  depuis le déclin de l’empire britannique, fruit de la Seconde Guerre Mondiale.

La collaboration stratégique de la Russie avec le Brésil, en particulier dans le cadre des Brics, ainsi que la coopération avec l’Argentine, le Venezuela, Cuba, le Nicaragua et d’autres Etats de l’Amérique latine et de la Caraïbe, recherche des réponses aux nouveaux défis et menaces. L’incorporation d’entreprises russes dans les secteurs dynamiques de l’industrie, l’énergie, les communications et le transport dans les pays de la zone s’est vue accompagnée de la consolidation des liens à travers la Communauté des Etats Latino-américains et Caribéens (Celac).

La relation de la Russie avec  les partenaires latino-américains (en particulier l’Argentine, le Brésil, le Chili, l’Uruguay et l’Equateur)  a franchi un nouveau pas après l’escalade des sanctions de 2014, qui limitaient l’importation de produits alimentaires en provenance de l’UE, des Etats-Unis, du Canada, de l’Australie et de la Norvège. La Russie les a remplacés par des livraisons venues de l’Amérique latine  et a mis en route  la mission de rendre leur économie plus compétitive et plus diversifiée en accordant un plus fort appui  au développement de leur  économie agricole.

Le commerce estimé de la Russie avec l’Amérique latine et la Caraïbe s’est élevé à 24000 millions de dollars en 2013  tandis que la Chine continue à détrôner d’autres concurrents étrangers,  par le biais de fusions et rachats qui ont atteint 102200 millions de dollars investis par la Banque de développement de Chine  (CDB) et la Banque Chinoise d’import-export (Chexim) entre 2005 et 2013.

Il faut souligner qu’aucun des pays de la dite Alliance du Pacifique, bloc commercial latino-américain qui inclut actuellement le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou, n’a pris la décision, en son temps, de rompre les relations avec la Chine, alors même que ce bloc apparaissait comme un partenaire proche des Etats-Unis et du Canada. Ses membres (moins la Colombie) figuraient parmi les pays désireux d’établir le Partenariat Trans-Pacifique (TPP) annulé par Trump en janvier dernier.

Comme elle compte peu de positions dans le Pacifique en raison de la barrière de contention géographique que représentent le Japon, Taiwan, l’Indonésie et d’autres lieux contrôlés par les USA, la logique d’expansion chinoise est orientée vers le Pacifique sud.

La dissuasion au Venezuela

Le Venezuela est la première destination latino-américaine des investissements chinois. Depuis 2001, se sont développés quelques 800 projets de coopération qui ont permis le développement de secteurs aussi stratégiques que l’énergie, le pétrole, l’éducation, la santé, la technologie, le commerce, l’agro-industrie, l’agriculture, l’infrastructure, l’industrie, la culture et le sport. En 2013, le commerce bilatéral avait été multiplié  par 13714, passant de 1,4 million de dollars en 1974 à 19 200 millions de dollars.

La Russie dispose d’importants investissements dans la Ceinture Pétrolifère de l’Orénoque au travers de l’entreprise Rosneft qui ont été consolidés et seront augmentés après la rencontre à Moscou des présidents Poutine et Maduro début octobre.  La coopération agricole également devrait augmenter, au moyen de la mise en route d’usines de transformation de denrées alimentaires de haute technologie.

La coopération militaire engage plus de 11000 millions de dollars dans divers systèmes de missiles, de défense, sol-sol, sol-air, des systèmes d’artillerie,  défense antiaérienne,  fusils, hélicoptères, avions de combat et équipement logistique. L’échange commercial entre les deux pays a connu son apogée en 2013, lorsqu’il atteignit 2 450 millions de dollars.

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En mai 2013 un accord de confidentialité  permit à Rosneft d’obtenir des données géologiques sur les blocs pétrolifères en mer du Venezuela pour leur possible future exploitation, dans la claire intention de protéger les intérêts commerciaux chinois et d’assurer l’accès russe aux futurs gisements de pétrole et de gaz au Venezuela.

La Chine et la Russie déjouent l’intérêt qu’ont les Etats-Unis à intervenir d’une manière plus décisive dans la politique vénézuélienne car les alliances passées par le pays caribéen sont vitales pour leurs objectifs géostratégiques. Les déclarations depuis Moscou et Pékin à chaque agression réalisée par les Etats-Unis ces dernières années, ont été claires. Les deux gouvernements ont appelé à la résolution souveraine des conflits et à la non-ingérence, car les sanctions imposées par l’Administration Trump représentent une attaque directe aux alliances passées avec le pays sud-américain. D’où précisément leur appui à une résolution des conflits au Venezuela par la voie des élections, sous l’autorité de l’Etat vénézuélien et de son institution électorale, objet des attaques, le CNE.

Une partie du conflit global se déroule sur un territoire local, ce qui permet au Venezuela, dans les reconfigurations des dynamiques géopolitiques, de jouer un rôle décisif en faveur du multipolaire comme recherche d’un équilibre politique global qui lui permette d’exercer son droit à exister de manière souveraine.

Source : http://misionverdad.com/trama-global/china-y-rusia-apoyan-a-venezuela-contra-la-intervencion

Traduction : Michele ELICHIRIGOITY

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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 11:31

Garzón rejette l’indépendance catalane et appelle à travailler pour une République fédérale

28OCT
 

Le coordinateur général d’IU a déclaré que le PP, le PSOE et ciuademos recherchent une «sortie autoritaire» basée sur «la répression policière, judiciaire et administrative» qui mènera à «un pays moins démocratique et plus centralisé ». Il réclame une négociation pour que soit créée une République fédéraliste, multinationale incluant la possibilité d’autodétermination (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Alberto Garzón. Archive / José Camó / Presse Europa
 

Alberto Garzón. Archive / José Camó / Presse Europa

Le coordinateur général de la Gauche Unie (IU), Alberto Garzón rejette la déclaration d’indépendance de la Catalogne en considérant qu’elle s’inscrit  « en dehors de la moitié de la population » et que « elle approfondit les défauts de la feuille de route » des séparatistes, et IU veut travailler pour un amendement constitutionnel qui permette de proclamer une République fédérale en Espagne pour reconnaître la plurinationalité et de permettre le droit à l’autodétermination – détermination pour les Catalans.

Garzón explique cela dans le projet de résolution politique sur la Catalogne qui sera discuté et voté samedi à l’Assemblée politique et sociale de l’UI, le corps de formation le plus élevé. Bien entendu, le texte n’est pas encore définitif et peut faire l’objet de modifications.

 

La déclaration commence par réitérer le rejet frontal de UI à l’application de l’article 155 de la Constitution, qui, à son avis « est disproportionnée et est une mesure anti – démocratique » , il est « un abus des pouvoirs du gouvernement auquel il convient de  mettre fin», et rétablir la légalité constitutionnelle. Il ajoute « qu’il ne faut pas » augmenter la tension en Catalogne et en Espagne il y a là une persistance dans une grave erreur politique qui renforce aussi les positions intransigeantes ».

Mais elle rejette aussi la déclaration unilatérale d’indépendance, car elle soutient que la mobilisation du 1er Octobre n’est pas légitime et elle se développe « en dehors de la moitié de la population catalane, dénonçant encore le manque de contenu social et de régénération démocratique Junts route Oui et CUP « .

« Bloc réactionnaire et monarchiste »

Selon lui, le PP, le PSOE et les citoyens ont formé un « bloc monarchiste réactionnaire » à la recherche d’une « solution réformiste et autoritaire » basée sur « la police, la répression judiciaire et administrative » qui conduirait à « moins de démocratie et plus de centralisme « .

Dans ce bloc, il inclut le roi, qu’il accuse de jouer un «rôle partisan non neutre» pour «attiser encore plus les esprits du nationalisme espagnol», qui à son avis «compromet nécessairement l’avenir de la monarchie en Espagne en tant que bloc réactionnaire et monarchique « .

Ainsi, Garzon estime que ni le « bloc monarchiste réactionnaire » ni l’indépendantisme ne sont utiles pour fournir des solutions, et il soutient, comme « la meilleure solution » un processus constitutionnel qui inclut « un renouveau républicain et une Constitution fédérale » qui reconnaisse le droit à l’autodétermination des peuples.

« Il ne faut pas ignorer que 80% de la société catalane a manifesté son intérêt pour l’exercice du droit de décider » et comprend donc que « le seul moyen de résoudre le conflit politique actuel passe par un processus de dialogue et de négociation », qui garantisse l’exercice du droit de décider et d’incorporer comme un mécanisme démocratique un référendum, qui facilite la participation massive de la société catalane à l’expression possible des différentes options et qui implique un débat sérieux et profond sur le modèle de l’Etat.

Médiation internationale

Pour ce faire, Garzón admet maintenant que « il est possible que la médiation nationale ou internationale pour permettre aux moyens politiques pour résoudre les acteurs du conflit est nécessaire » et elle est justifié par « la réaction du bloc réactionnaire et monarchiste ».

Dans tous les cas, il faut une partie reconnaissant l’autodétermination dans la réforme constitutionnelle. « Nous défendons le droit de décider de Catalunya comme une question démocratique dans notre proposition d’une Espagne plurinationale. Elle doit se terminer par le début d’une nouvelle étape pour l’Espagne marquée par le respect de la plurinationalité et la garantie du respect des droits de l’homme. « 

A cette fin,  UI propose de lancer une campagne pour promouvoir en Espagne un débat sur le nouveau cadre constitutionnel: « Nous exposerons notre proposition de l’Espagne républicaine et fédérale à toutes les parties du pays, en impliquant toutes les parties prenantes de partager ces projets et en veillant à ce que le résultat final soit un projet de Constitution fédérale largement débattu et discuté », a-t-il déclaré.

Enfin, la résolution « condamne fermement la répression policière appliquée par le gouvernement du PP » et rejette la « peine de prison ferme » des responsables de l’ANC et omnium « avec accusation injustifiée de la sédition et un tribunal non – compétent . »

 
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