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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 15:42

LES COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Institutions : le projet inavouable d’Emmanuel Macron

Renforcement de la monarchie présidentielle -

 Par / 11 mai 2017

Occulté par une campagne présidentielle massivement impactée par les affaires et la scénarisation de la confrontation entre le président d’En Marche ! et Marine Le Pen, le projet institutionnel du nouveau président de la République est pourtant lourd de dangers pour la démocratie.

Emmanuel Macron souhaite un régime pleinement présidentiel. 
Est mise en avant, dans le projet de loi de modernisation de la République bientôt présenté, la diminution du nombre de parlementaires et des mesures comme l’interdiction des emplois familiaux auprès des députés et sénateurs.

Si nous avions exigé depuis longtemps le second point, nous alertons solennellement sur le véritable objectif de la réduction des effectifs du parlement. Il est bien curieux, en effet, de commencer une revitalisation de la démocratie qui en a bien besoin en restreignant la représentation politique.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC prônent depuis longtemps une réforme profonde du Sénat pour mettre en place une assemblée démocratisée, caisse de résonance de la société. Ils proposent parallèlement la restauration de la prééminence de l’Assemblée nationale, élue au suffrage universel. Mais tout cela doit s’inscrire dans une nouvelle République en particulier avec la suppression de l’élection du président de la République au suffrage universel et l’instauration de la proportionnelle intégrale.

Un projet démocratique ne peut donc avoir pour objectif et seul objectif la 
réduction du nombre de parlementaires.

Certains veulent même aller vite en reportant d’un an les élections 
sénatoriales prévues le 24 septembre 2017 pour pouvoir appliquer le plus vite possible cette restriction démocratique.

Cette mesure aurait de plus l’avantage d’une part, de libérer le mois de septembre pour multiplier les mauvais coups, comme la nouvelle attaque contre le code du travail par ordonnances, en prenant de vitesse la mobilisation sociale et, d’autre part, de donner du temps à la recomposition en cours chez les LR et au PS.

M. Macron use de démagogie car il veut en fait un pouvoir présidentiel fort et un parlement diminué avec d’ailleurs une compétence législative restreinte et une lourde atteinte contre le droit d’amendement.

La manipulation de l’agacement et de la colère, justifiés de nos concitoyens à l’égard d’un système politique en faillite, est là.

Il faut en prendre connaissance et la combattre avec détermination.

 
 
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 09:32

RECIDIVE

Alors qu’il est candidat à Marseille et que les communistes des Bouches du Rhône ont décidé de ne pas présenter de candidat sur la circonscription en question, Jean-Luc Mélenchon trouve le moyen devant des millions de téléspectatrices et téléspectateurs de mentir deux fois.

 

                                                                                     RECIDIVE

 

 

 

Alors qu’il est candidat à Marseille et que les communistes des Bouches du Rhône ont décidé de ne pas présenter de candidat sur la circonscription en question, Jean-Luc Mélenchon trouve le moyen devant des millions de téléspectatrices et téléspectateurs de mentir deux fois.

 

En prétendant que le SMS publié par moi et qu’il a envoyé à Pierre Laurent avant le 4 Mai, a été transmis à la presse par Pierre Laurent, il ment. Il ment sciemment.

 

Pour deux raisons ;

 

Premièrement Pierre Laurent ne peut tout simplement pas avoir transmis à la presse un SMS adressé à lui ; ceci est contraire à toute éthique politique et en particulier à l’éthique communiste.

 

Deuxièmement, Pierre Laurent est un homme courageux et s’il a quelque chose à transmettre à la presse il le fait sous son nom, pas au travers d’un « écho de la savane ».

 

Les raisons pour lesquelles  j’ai pris seul la responsabilité de publier le texte de ce SMS seront explicitées plus bas. 

 

Ensuite Jean-Luc Mélenchon se retranche derrière un soi-disant « extrait » d’une Publication certes officielle mais confidentielle par son public, à savoir « Communistes » , encart périodique du PCF  accepté par le quotidien l’Humanité ( Janvier 2017)  . 

 

C’est la fable dont s’affuble M Bompard directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon ;  je ne vais pas chercher à savoir qui influence l’autre mais je leur indique et pour M. Bompard c’est la seconde fois , que cet extrait est correct mais sorti néanmoins de tout contexte, ce qui en fait une falsification pure et simple ; les actes officiels du PCF se trouvent sur son site ; si M Bompard et/ou Jean-Luc Mélenchon ne veulent pas se donner la peine de les consulter , c’est infiniment regrettable et ne peut manquer d’interroger sur leur sérieux politique .

 

En janvier 2017, un Conseil National du PCF fait suite au vote des communistes relatif à son positionnement pour l’élection présidentielle ; le Conseil National y débat de deux questions que le PCF considère liées en effet ; la Présidentielle et les Législatives.

 

C’est dans le cadre de la discussion relative à l’élection présidentielle et face à des interrogations persistantes au sein de cette instance , que Pierre Laurent rappelle, ce qui n’est en rien une nouveauté , « qu’il n’y a pas d’accord avec France Insoumise et qu’il n’y en aura pas » ; le vote des communistes , même si c’est à une faible majorité, est sans équivoque ; ils et elles ont voté pour « soutenir la candidature de Jean-Luc Mélenchon  dans une campagne autonome , constructive et critique » .

 

La direction du PCF a eu des contacts avec des représentants de France Insoumise avant la réunion du Conseil National ; elle en a eu avant le Conférence Nationale de Novembre ; France Insoumise a constamment fait de sa Charte une condition préalable à tout accord ; et je le répète à ce moment, entre les deux formations seule la question de la Présidentielle est abordée et pour cause. La condition préalable mise par France Insoumise est inacceptable pour le PCF. Un billet de ce blog explique longuement pourquoi.

 

https://blogs.mediapart.fr/tchapaiev/blog/210117/la-charte-de-france-insoumise-et-le-pcf

 

( J’ajoute que France Insoumise aussi lie à sa façon Présidentielle et Législatives et justement sa Charte rend tout accord impossible y compris là-dessus , mais chaque chose en son temps )

 

Au Conseil National de Janvier 2017 les Législatives ne sont abordées que sur des aspects de principe : d’abord, il faut mettre le PCF en ordre de bataille très tôt, ce qui suppose la recherche du maximum de candidatures possibles dans les circonscriptions en cherchant partout les possibilités d’accord avec toutes les forces disponibles. Il n’a jamais été question de présenter partout des candidatures PCF -FDG mais le PCF doit y être prêt.

 

Recourir à cette phrase « Il n’y a pas d’accord avec France Insoumise et il n’y en aura pas » qui date de Janvier 2017 dans les circonstances indiquées pour prétendre légitimer le SMS qui annonce une rupture politique avec un parti qui a mené campagne pour Jean-Luc Mélenchon est une malhonnêteté absolue. Indépendamment du verbatim lequel est suffisamment connu pour que je n’y revienne pas.

 

A l’émission d’hier, jean-Luc Mélenchon – lequel n’a pas démenti son SMS, et pour cause-, a donc menti à nos compatriotes par deux fois .

 

J’explique brièvement la genèse de mon acte ; j’ai voté et fait voter pour le candidat soutenu par le PCF et on ne trouvera pas un seul billet de Blog qui ne le rappelle pas.

 

Mais il se trouve qu’après des tentatives répétées d’avoir un accord dans une circonscription, accord sans enjeu électif je le précise, mais pour faire face à la droite et à l’extrême droite   la réponse nous fut donnée – nous, c’est-à-dire la Section du PCF concernée- , sous la forme d’un échange entre membres de France Insoumise avec le SMS en préambule ; ceci nous fut communiqué le 4 mai ; il en résultait que les dirigeants de France Insoumise connaissaient la teneur de ce SMS alors qu’ils « négociaient » à Paris sur un accord législatif .

 

Pour moi c’était trop ; trop de duplicité, trop d’insultes déversées au plus haut niveau politique vis-à-vis de la direction du PCF.

 

J’attendis. On ne pouvait pas savoir si finalement on aboutirait à un accord fût-il minimal ou non ; je ne voulais pas risquer de faire avorter une chance fût -elle infime. Puis je découvris que sur tous les médias c’était Pierre Laurent qui était désigné comme le grand coupable    d’une rupture dont j’avais la preuve qu’elle avait été organisée de haute main par …Jean-Luc Mélenchon. 

 

Je pris alors la décision de publier le texte intégral du SMS sur ma page Facebook. Mon avenir est derrière moi ; je ne cherche pas une notoriété inepte d’autant que j’eusse aimé des millions de fois l’obtenir autrement ; si l’on veut vraiment comprendre ma démarche je ne peux que référer à deux billets de Blog certes un peu allusifs mais qui dans mon esprit devaient constituer les cailloux du Petit Poucet.

 

https://blogs.mediapart.fr/tchapaiev/blog/280317/ellipse-de-la-vertu

 

https://blogs.mediapart.fr/tchapaiev/blog/100517/la-nuit-tombe

 

 

 

On ne construira aucune alternative politique dans ce pays en insultant le PCF, en « faisant sans lui » et a fortiori contre lui ; on ne construira rien de grand par le mensonge ; avec le mensonge les idées les plus grandes ont été ruinées  dans le monde entier pour des décennies ; le PCF est le parti qui tient et tiendra la gauche debout. 

 
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 04:50

Pesticides, il est interdit de les pulvériser n’importe où et n’importe comment

REGLEMENTATION
DANIEL ROUCOUS
MERCREDI, 17 MAI, 2017
La France est championne d'Europe de pulvérisation de pesticides avec 5,4 kg pulvérisé par an et par hectare (3 kg en moyenne en Europe) et encore c'est une moyenne puisque dans certaines régions agricoles ou viticoles c'est pire. Voir dans + d'infos la carte de France des ventes de pesticides.
La France est championne d'Europe de pulvérisation de pesticides avec 5,4 kg pulvérisé par an et par hectare (3 kg en moyenne en Europe) et encore c'est une moyenne puisque dans certaines régions agricoles ou viticoles c'est pire. Voir dans + d'infos la carte de France des ventes de pesticides.
AFP

La pulvérisation des pesticides ça craint pour l’environnement et le voisinage. Et pourtant une règlementation impose un principe de précaution et de protection.

La cohabitation entre riverains et agriculteurs ça craint quand ces derniers pulvérisent des pesticides. Le  chez les riverains de zones cultivés publié par l’association Générations futures est parlant ! Et pourtant la pulvérisation des pesticides est strictement réglementée. Certes cette réglementation doit être améliorée mais elle existe et est écrite noir sur blanc sur les notices d’utilisation. Il faudrait commencer par la respecter en attendant que s'imposent les alternatives aux pesticides. La voici.

Deux formes d’épandage ou de pulvérisation de pesticides sont autorisées en agriculture :

l’épandage terrestre est réglementé par les articles 

Il est interdit en ZNT (zones non traitées), souvent sur une largeur déterminée par arrêté préfectoral le long des cours d’eau ou autour des points d’eau.

Toutefois il est soumis à des prescriptions vis-à-vis des populations locales que nous rappelons ci-après ;

l’épandage aérien est normalement interdit par l’article  mais il peut être autorisé temporairement par dérogation et aux conditions fixées par 

Il est bien entendu que l’épandage aérien ne peut en aucun cas être pratiqué en permanence mais seulement sous autorisation préfectorale temporaire, en cas d’urgence et d’impossibilité de faire autrement ou s’il est préférable à l’épandage terrestre.

De plus, seuls certains organismes nuisibles du maïs, du riz et de la vigne (de la banane en Outre Mer) sont concernés pour un temps limité. Et seulement à une certaine distance des lieux d’habitation que doit prévoir les préfets.

 

Les prescriptions de l’épandage terrestre

- tous les moyens doivent être mis en œuvre pour éviter l’entraînement des pesticides et insecticides hors de la parcelle et de la zone traitée (ce qui est loin d’être le cas quand on se réfère au test de Générations futures) ;

- faute de mesure de protection (haies par exemple), les distances minima de recul conseillées vis-à-vis des lieux accueillant des personnes vulnérables (enfants, personnes âgées ou malades) sont de 5 mètres pour les cultures basses (grandes cultures, cultures légumières), 20 mètres pour la vigne, 50 mètres pour l’arboriculture ;

- interdiction de traiter en période de floraison (pollinisation) et si le vent a un degré d’intensité supérieur à 3 sur l’échelle de Beaufort ;

- respect d’un délai minimal de 3 jours entre le traitement et la récolte pour la santé du consommateur ;

- respect d’un délai minimal de 6 à 48 heures entre le traitement par pulvérisation ou poudrage sur végétation en place et l’accès à la parcelle traitée (8 à 48 heures dans les serres et tunnels, 24 heures pour les produits irritants pour les yeux, la peau ou l’inhalation ;

- ne pas traiter dans une zone minimale de 5 mètres le long des cours d’eau et même des fossés ainsi qu’autour des points d’eau non potable à défaut d’indication sur l’étiquetage d’une zone non traitée ou d’un arrêté préfectoral (attention au respect des périmètres de protection des captages d’eau potable) ;

- interdiction de traiter dans les ZNT (Zones non traitées) dont les largeurs ne peuvent être inférieures à 5 mètres et peuvent être de 20, 50 ou 100 mètres ;

- les pulvérisateurs de plus de 5 ans doivent être contrôlés par un organisme d’inspection agréé.

Ces prescriptions les utilisateurs de pesticides les connaissent puisqu’elles figurent noir sur blanc dans la notice d’utilisation sur les emballages des produits phytos. C’est d’ailleurs ce que dit et impose le réglementa sanitaire type (article 160) des directions départementales de la protection des populations (ex DDASS)

Attention à proximité des écoles et lieux publics

Une rappelle les mesures de protection et les distances de précaution qui doivent être mises en place à proximité des écoles, crèches, haltes-garderies, centres de loisirs, aires de jeux, établissements de santé.

 

Liens utiles

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Published by bruno fornaciari - dans ECOLOGIE
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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 04:35

Publié par El Diablo

Si MACRON à la majorité le 18 juin … neuf millions de retraités, à partir de 1200 euros de pension mensuelle, vont voir leur CSG augmenter !
A partir de 1200€ de revenu mensuel, des millions de retraités vont voir leur CSG augmenter. Avec 1200€ de retraite, vous allez payer 245€ de CSG en plus par an, avec 1500€ ce sera 306€, pour 1700€ 346€ supplémentaires et pour 2000€ le montant à payer en plus sera de 408€. Cette mesure servira à financer la baisse des cotisations chômage et maladie destinées aux actifs. Les employés vont payer plus de CSG et voir leurs cotisations diminuer c’est bien mais qu’en est-il des retraités ? Les seniors vont payer plein pot la CSG mais ne vont pas voir leur pension augmenter. Finalement, les retraités seront les seuls perdants … Et il faut arrêter de dire que seuls les retraités privilégiés seront concernés car avec 1199€ de retraite on n’est pas milliardaire, non ? Cette mesure est destinée à renforcer la solidarité entre les seniors “aisés” et les actifs… Drôle d’argument, non ?
http://blog.seniorenforme.com/categorie/retraite-2/Quand nous lisons ces quelques lignes tirés d’un journal économique “Les seuls perdants seront les 60 % de retraités qui paient une CSG à taux plein, c’est-à-dire ceux dont le revenu annuel est supérieur à 14.375 euros” “Je leur demanderai cet effort pour avoir un système plus intelligent” défend Emmanuel Macron.http://blog.seniorenforme.com/Pour info 14375€ de revenu annuel c’est…1197€ par mois. C’est pas le Pérou Les seuls perdants seront encore et toujours les retraités… C’est incroyable comme les dirigeants aiment taxer les retraités. C’est vrai que nous ne manifestons pas, nous ne faisons pas de grandes manifestations, bref nous sommes incapables de nous faire entendre.On veut bien que l’on demande des efforts à des retraités avec 2000€ de pension mensuelle, mais avec 1200€ de retraite, il faudra un jour faire comprendre à nos dirigeants que l’on est pas un retraité “riche”.Ensuite, il est prévu que la suppression que la taxe d’habitation compense la hausse de la CSG. Mais comme la fin de la taxe d’habitation est prévue dans 3 ans, les retraités vont d’abord payer la CSG pour être éventuellement exonéré de taxe d’habitation dans 36 mois…Et si la hausse de la CSG pour les retraités n’intervenait qu’en même temps que la fin de la taxe d’habitation soit dans trois ans ? Cela voudrait dire que le nouveau président entend les justes revendications des retraités.
Alors mobilisons-nous !
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Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 08:47
Ceux des candidats présentés par le parti communiste qui ont accepté de signer la charte des "insoumis" pour en obtenir le soutien afin d'éviter une concurrence mortifère, vont-ils, en cas d'élections, se rattacher au groupe des "insoumis" et non au groupe GDR, au sein duquel les députés communistes mènent leur activité parlementaire ?
 
Extraits de la charte des "insoumis"
 
“Ceux qui accepteront cette investiture s'engagent à soutenir Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle, faire campagne sur le même programme national, se rattacher à l’association de financement 'La France insoumise', siéger au sein du groupe, respecter la discipline de vote du groupe lorsqu’une décision collective a été prise.”
 
 
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 05:00

Un gouvernement libéral de combat

 

L'ensemble des affaires économiques de la France est confié aux hommes de droite, confirmant le virage austéritaire et  libéral de Macron. La nomination d’un Premier ministre de droite avait annoncé la couleur, le tableau se complète avec Bruno Le Maire et Gérard Darmanin, qui prennent directement en main le budget et l’économie.
La nomination de l'ancien ministre de la Défense Jean Yves le Drian aux affaires étrangères en duo avec Marielle De Sarnez aux affaires européennes et surtout avec Sylvie Goulard, ministre des Armées, laisse présager l'accentuation de la dérive militaire de notre politique
internationale et la perte accrue de notre indépendance militaire au profit de la Défense européenne. Les nominations sans surprise de Gérard Collomb et François Bayrou confirment qu'on est à des années lumière du  renouvellement de la politique.
Dans ces conditions, nous pouvons nous demander dans quelle galère s'est embarqué Nicolas Hulot, nommé ministre d’État à la Transition écologique et solidaire?

Les Français sont prévenus, ils auront face à eux un gouvernement libéral de combat. Les 11 et 18 juin, ils peuvent empêcher qu'il ait les mains libres en votant pour une autre majorité, et les candidat-es présentés et soutenus par le PCF- Front de Gauche.

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES PCF-FRONT DE GAUCHE
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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 03:29

Nous avons épluché la liste des 424 candidats aux législatives d’En Marche!, en particulier ceux issus de la « société civile ». Ces novices en politique affichent des profils très éclectiques.

Emmanuel Macron l’avait promis : il veut faire entrer la "société civile" à l’Assemblée nationale. Sur la liste, paritaire, des 424 candidats publiés à ce jour, 214 n’ont jamais exercé de mandat, et sont donc novices en politique. Quelles professions exercent-ils ? Nous avons examiné leurs profils Linkedin et autres articles de presse locale pour établir ce palmarès des métiers les plus représentés dans la liste de la République en marche.

Les professions les plus fréquentes sont celles de gérant ou chef d’entreprise. Nous en avons dénombrés 58 au total, qu’ils soient P-DG, fondateurs de grands groupes, gérants de leur commerce (agence immobilière, centre esthétique, pâtisserie) ou bien créateurs de start-up. Sans qu’ils soient patrons, les salariés ou cadres en entreprise sont par ailleurs très nombreux dans la liste. On trouve ainsi 7 chargés de communication, ou bien, par exemple, une responsable des ressources humaines chez Elior, un directeur des opérations en compagnie aérienne, la directrice commerciale du Port de Marseille…

>> Lire aussi - Les députés sortants choisis par Macron ne sont pas tous très bosseurs

26 candidats exercent dans le domaine de la santé. Nous avons dénombré 13 médecins dont 3 généralistes, 3 infirmières et infirmiers, la rhumatologue du CHR d'Orléans, le responsable du département Immunologie du CHU de Montpellier, un pharmacien, un dermatologue, une sexologue, un prothésiste dentaire, deux cadres hospitaliers et deux kinés !

Les professions juridiques sont également légion : nous avons ainsi dénombré 17 avocats, 6 juristes, 3 ex juges, un assistant de justice.

Vingt postulants travaillent dans l’éducation : 9 enseignants, 14 professeurs de collège, lycée ou en école (sport, maths, histoire-géo…), 3 maîtres de conférence, 3 directeurs d’école, et la proviseure du Lycée français de Palma de Majorque.

Nous avons dénombré douze candidats travaillant dans la finance ou la banque, et onze ingénieurs, comme Huguette Tiegna, dans le Lot, docteure en génie électrique.

Six candidats travaillent dans l’audiovisuel, de la production au journalisme, dont Willy Colin, un journaliste à France 3, dans la Sarthe.

On trouve dans la liste sept agriculteurs, dont un viticulteur, un éleveur de limousines, et une agricultrice bio, Sandrine Le Feur, candidate dans la Finistère. Enfin, notons la présence de deux sapeurs-pompiers professionnels, une gardienne de la paix, un ancien commissaire de police.

Cet inventaire à la Prévert semble bien montrer que En Marche!, en proposant à tous ses partisans volontaires de postuler en ligne, a choisi ses candidats dans une certaine France ( aucun ouvrier d'usine ou employé, syndicaliste...). Une question se pose désormais : ces novices en politique, souvent peu connus localement, pourront-ils mener une campagne victorieuse en seulement un mois ?

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES ELECTIONS
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 06:57

Le pouvoir d’influence délirant des dix milliardaires qui possèdent la presse 

 

Dix milliardaires ont pris le contrôle d’une grande partie des médias français. Ces oligarques, venus du BTP, de l’armement, du luxe ou de la téléphonie, ont accaparé les grands quotidiens nationaux, les chaînes de télévision et les radios, pour asseoir leur influence. Avec à la clé, conflits d’intérêts, censures, pressions, licenciements, ingérence malsaine... Cette concentration des moyens de production de l’information entre les mains de quelques uns met en péril l’indépendance de la presse dans notre pays. Et porte ainsi atteinte au fonctionnement démocratique. Comment garantir la liberté de l’information et le pluralisme de la presse ? Résumé d’une situation critique, à l’occasion de la campagne #LibertéEgalitéInformés.

À qui appartient la presse française ?

Le secteur de la presse en France est un grand Monopoly. Tout s’achète, tout se vend, les journaux, les télés, les radios. Quelques milliardaires se partagent le gâteau. Résultat : 90 % des quotidiens nationaux vendus chaque jour appartiennent à 10 oligarques ! D’après les calculs de Basta !, les mêmes possèdent des télévisions et radios qui totalisent respectivement 55% et 40% des parts d’audience [1]. Vous avez donc une grande probabilité de lire, regarder ou écouter chaque jour des médias qui appartiennent à ce petit cercle de milliardaires.

 

Cela pose plusieurs problèmes. La concentration d’abord. Est-il sain qu’une si grande part de la presse appartienne à quelques personnes, richissimes, faisant partie d’une caste de privilégiés ? L’indépendance, ensuite. Est-il normal que les principaux médias français de notre pays soient entre les mains de marchands d’armes, d’entreprises du luxe, du BTP, de la téléphonie, de banquiers ou de fabricant de toilettes ? Comment ces propriétaires peuvent-ils concilier liberté de l’information et intérêts privés ? Comment TF1, BFM-TV, Le MondeLibération peuvent-il produire en toute indépendance des enquêtes sur le secteur de la téléphonie, quand leurs propriétaires sont les patrons de Free, Bouygues Telecom et SFR ? Comment les journalistes du Figaro peuvent-ils porter un regard critique sur la politique de défense de la France, quand le propriétaire de leur journal vend des avions de chasse à l’État français ? Enfin, cette situation ne peut qu’encourager la reproduction d’un système économique qui assure la continuité des intérêts financiers de cette petite classe de possédants. Ils constituent une véritable communauté d’intérêt ! Et ce qui motive de riches patrons à créer des conglomérats médiatiques – qui ne rapportent pas vraiment d’argent – c’est d’abord la possibilité d’acheter de l’influence.

Qui sont ces 10 milliardaires ?

Ils sont cinq à faire partie du cercle des dix premières fortunes de France : Bernard Arnault, PDG du groupe de luxe LVMH (patron des Echos, du Parisien), Serge Dassault (Le Figaro), François Pinault (Le Point), Patrick Drahi, principal actionnaire de SFR (LibérationL’Express, BFM-TV, RMC), Vincent Bolloré (Canal+). On trouve ensuite Xavier Niel, patron de l’opérateur de téléphonie Free et 11ème fortune de France, qui s’est associé avec Pierre Bergé, héritier du couturier Yves Saint-Laurent, et avec le banquier Matthieu Pigasse, pour devenir propriétaire du groupe Le Monde (L’Obs, Télérama, La Vie...). Matthieu Pigasse possède également Radio Nova et l’hebdomadaire Les Inrocks.

Martin Bouygues, 30ème fortune de France, est propriétaire du groupe TF1. La famille Mohn, qui contrôle le groupe allemand Bertelsmann [2], est propriétaire de M6, RTL, GalaFemme actuelleVSDCapital,… Viennent ensuite Arnaud Lagardère, propriétaire d’Europe 1, Paris Match, du JDD, de Virgin radio, RFM, Télé 7 jours, et Marie-Odile Amaury, qui possède L’Equipe (et dont le groupe est, par l’une de ses filiales, organisateur du Tour de France notamment). Petite précision : ces deux derniers ne sont « que » millionnaires, avec tout de même une fortune évaluée entre 200 et 300 millions d’euros. A ce « Top 10 », on pourrait aussi ajouter la famille Bettencourt qui finance le journal ultra-libéral L’opinion. Ou le milliardaire d’origine libanaise Iskander Safa, 71ème fortune de France et propriétaire du très réac Valeurs actuelles.

[Cliquer sur l’image pour agrandir]

Conflits d’intérêts en pagaille

Quelles sont les conséquences sur l’indépendance des médias ? Un mélange des genres pour le moins douteux, qui peut mettre les journalistes en porte-à-faux. Comment TF1 pourrait-il produire des enquêtes critiques sur les abus des partenariats publics-privés (PPP) quand son propriétaire, Bouygues, fait partie des multinationales du BTP qui bénéficient de ces juteux contrats ? Autre exemple : comment un média peut-il s’intéresser de près aux affaires d’évasion fiscale quand son patron manifeste un attrait prononcé pour les paradis fiscaux ? C’est la question que doivent se poser les journalistes de BFM-TV à chaque nouveau scandale fiscal.

Leur boss, Patrick Drahi, a échafaudé, à partir de sa holding personnelle, un opaque et complexe montage de filiales et de trusts, dispersés au sein de paradis fiscaux notoires : Guernesey, Suisse ou Luxembourg. Comment BFM évoque-t-elle le scandale des Panama Papers, dans lequel apparaît le nom de Patrick Drahi ? « Vous avez vu la réaction des gens qui ont été cités ? Ils se défendent c’est normal. Patrick Drahi, par exemple, qui reconnaît avoir une société, mais rien d’illégal. (…) Est-ce que finalement c’est la bonne méthode de jeter en pâture des noms de personnalités, sans qu’elles aient vraiment la possibilité de se défendre ? »explique ainsi l’animateur Olivier Truchot dans son émission BFMStory...

Voir l’organigramme de l’empire industriel de Patrick Drahi, réalisé par l’économiste Benoît Boussemart et publié par Le Canard enchainé (cliquez sur l’image) :

 

Autre problème, les proximités entre patrons de presse et politiques. C’est Nicolas Sarkozy, proche de Bernard Arnault, qui annonce en 2007 aux journalistes des Echos le nom de leur nouveau patron ! Car ces richissimes propriétaires de presse entretiennent quelques affinités avec des responsables politiques : lors du mariage de Nicolas Sarkozy avec Cécilia Ciganer-Albéniz, les deux témoins sont… Bernard Arnault et Martin Bouygues. C’est sur le yacht d’un autre ami, Vincent Bolloré, que Nicolas Sarkozy choisit d’aller se reposer après son élection en 2007. « Arnaud est plus qu’un ami, c’est un frère »déclare encore Nicolas Sarkozy à propos de l’héritier Lagardère. Enfin, il compte Serge Dassault parmi les clients de son cabinet d’avocats. La moitié de ces dix propriétaires de presse sont des proches de l’ancien président. Bref, question indépendance, on repassera !

Quel que soit l’impact réel de ces connivences et les éventuelles pressions, les dégâts du soupçon – le fait que ces riches patrons se trouvent en conflit d’intérêts, en situation de pouvoir abuser de leur position pour leur intérêt propre – sont bien là. Cette simple suspicion produit une délégitimation du secteur de la presse. Conséquence : seuls 34% des Français estiment que les médias fournissent des informations dignes de confiance. Plus de deux tiers des Français pensent que les médias subissent des pressions commerciales ou politiques qui impactent les informations délivrées [3].

Licenciements et coups de pression

Lorsqu’on est journaliste, peut-on travailler en toute indépendance dans cette situation ? Quelques exemples – la face visible de l’iceberg des pressions souterraines ! – montrent que ce n’est pas le cas : l’ingérence de ces patrons est bien réelle. Certains ont une fâcheuse tendance à faire le ménage en arrivant, pour mettre à la tête des médias des dirigeants compatibles avec leurs intérêts, avec pour mission de purger les rédactions. Un cas d’interventionnisme remarqué fut la nomination de Guillaume Zeller, catholique traditionaliste, comme directeur de l’information du groupe Canal+, par Vincent Bolloré. Ce dernier semble vouloir actuellement enterrer Canal+, après avoir vidé de ses forces vives la rédaction d’iTélé, rebaptisée CNews, après la plus longue grève de l’histoire de la télévision.

Il ne semble plus y avoir de limites à ce « grand ménage ». En 2016, Aude Lancelin, directrice adjointe de la rédaction de L’Obsest licenciée pour des raisons politiques. En 2017, Olivia Recasens, directrice adjointe de la rédaction du Point, est limogée du jour au lendemain, pour faute grave, et pour des motifs réels tout aussi inavouables. Autant de coups de pression, qui envoient un message clair aux rédactions : pas de vagues, rentrez dans le rang !

Ingérence et censures

Le patron de M6, Nicolas de Tavernost, avoue avoir exercé des pressions sur les journalistes de la chaîne pour « ne pas contrarier des clients ». Il explique ainsi avoir censuré une émission de Capital sur la téléphonie. Autre cas notable, la censure par Vincent Bolloré d’une enquête sur le Crédit mutuel, qui devait être diffusée par l’émission « Spécial investigation » sur Canal+. Un simple coup de fil a suffi pour contenter la banque, partenaire de Vincent Bolloré, qui ne voulait pas voir sortir cette enquête. Reporters sans frontières et le collectif « Informer n’est pas un délit » dénoncent par ailleurs la censure et la déprogrammation de quatre documentaires qui devaient être diffusés par Canal+.

Un autre risque, plus pervers car plus discret, est l’autocensure de journalistes. Des journalistes qui veulent bien faire leur métier, mais qui n’osent plus proposer des articles sur des sujets sensibles, ou qu’ils savent problématiques pour le propriétaire de leur média. Sans compter les pressions économiques, avec les suppressions de postes et des moyens nécessaires à tout travail d’enquête. Promouvoir des logiques managériales « musclées », imposer des contraintes économiques fortes sur la production de l’information, précariser les rédactions mises en permanence sur la sellette, bref, promouvoir une information low cost, est aussi une forme de censure.

A cette liste des moyens de censure, il faudrait ajouter les « poursuites baillons », dont l’objectif est de dissuader les médias de s’emparer de certaines affaires (lire notre article « Bolloré, la presse et les poursuites ‘homéopathiques’ en diffamation »). Ou les mesures de rétorsion, comme celle de Bernard Arnault, ulcéré par le titre « Casse-toi, riche con » de Libération, lors de sa demande de naturalisation en Belgique en 2012, et qui décide de couper les budgets de publicité alloués par le groupe LVMH au quotidien.

Comment cela évolue-t-il ?

Pas vraiment vers davantage de pluralisme ! En quelques mois, en 2015, on a vu le rachat par Patrick Drahi de Libération et du cinquième groupe de presse magazine en France, Express-Roularta, ainsi que sa prise de participation (à 49%) dans NextRadioTV (BFMTV, RMC). A la même période, Bernard Arnault, déjà propriétaire des Échos, rachète Le Parisien et Aujourd’hui en France, le groupe Le Monde rachète L’Obs, et Vincent Bolloré prend le contrôle de Canal +, via Vivendi. Des banques sont également entrées dans ce jeu de Monopoly. Le Crédit mutuel est ainsi devenu en dix ans l’unique propriétaire du groupe EBRA, premier groupe de presse quotidienne régionale, implanté dans l’Est de la France (Le Dauphiné libéré, Le Progrès, Dernières Nouvelles d’Alsace, L’Est républicain…) [4]. Et le Crédit agricole est devenu actionnaire de journaux régionaux, comme La Voix du Nord et Le Courrier picard (via le groupe belge Rossel).

Ce petit milieu multiplie les participations croisées [5]. En parallèle de cet accaparement, ces milliardaires ont mis la main sur l’ensemble de la chaine de production. Exemple avec les entreprises de production de contenus : c’est Lagardère qui produit pour France 5 les émissions « C dans l’air », par l’intermédiaire de sa société Maximal Productions. Ces oligarques sont aussi propriétaires des « tuyaux » de diffusion, comme les « box » (FreeBox, Bbox, Box SFR) qui permettent la diffusion dans tous les foyers de France d’internet et de la télévision. Une intégration « verticale » qui concentre la diffusion d’une grande part de l’information entre les mains de ceux qui détiennent les clés de sa production.

L’information devient ainsi un produit comme les autres : l’opérateur de télécoms SFR propose ainsi une box Internet « à partir de 19,99 euros par mois », avec, pour le même tarif, l’abonnement numérique à 18 journaux. « Une machine à tuer le journalisme de qualité »estime Le Point. Un peu comme un cadeau bonus. On achète le tuyau – une connexion web – et on gagne en prime un produit secondaire, des médias.

En quoi cela nous concerne tous ?

On pourrait se dire que chaque société a les médias qu’elle mérite. Ou que chacun lit, écoute, regarde ce qu’il veut. Que tout le monde peut faire son propre tri dans le flot médiatique. Sauf que les médias ne sont pas un business comme un autre. Défendre l’indépendance de la presse, ce n’est pas un combat « corporatiste », un « truc de journalistes » qui se battraient pour leur outil de travail. Il ne peut pas y avoir de démocratie forte, voire même de démocratie tout court, sans citoyens informés, et bien informés. L’information est un bien public. Autant de médias sous contrôle d’une petite oligarchie, véritables chiens de garde du néolibéralisme, c’est une atteinte à nos libertés fondamentales.

Cette situation n’est pas une fatalité. Lutter contre tout ce qui encourage la concentration des médias et leur financiarisation est possible (voir les propositions de la campagne #LibertéEgalitéInformés). On pourrait mettre en place des dispositifs anti-concentration plus exigeants. Ou interdire le contrôle de médias par des entreprises qui dépendent de marchés publics – Bouygues, Dassault,... – comme le propose l’association Acrimed. Ou conditionner le versement des aides à la presse aux médias qui ne sont pas détenus par des milliardaires, dont les intérêts principaux ne sont pas dans le secteur de la presse. Voire même, soyons fous, limiter ces aides aux médias à but non lucratif, qu’ils soient privés, coopératifs ou associatifs.

Il est nécessaire que ces propositions et réformes salutaires – ou d’autres ! – soient discutées et débattues. Mais aussi les conditions qui favoriseront l’émergence, le développement et la consolidation de médias indépendants, pour garantir le pluralisme de l’information en France. Défendre et faire vivre une presse libre ne semble malheureusement pas une priorité pour bon nombre de candidats à l’élection présidentielle.

@AgnèsRousseaux

 Voir la campagne #LibertéEgalitéInformés, lancée par le collectif Informer n’est pas un délit (dont fait partie la rédaction de Basta !) et Reporters sans frontières

Pour aller plus loin :

 Acrimed, « Les grandes manœuvres de concentration multimédia : comment et pourquoi ? » 
 Acrimed, « Concentration des médias : convergences et dépendances » 
 Le Monde diplomatique, « Médias français : qui possède quoi » 
 Laurent Mauduit, « Main basse sur l’information ! », Médiapart 
 Laurent Mauduit, Main basse sur l’information, Éditions Don Quichotte, 2016 
 Aude Lancelin, Le monde libre, Editions Les liens qui libèrent, 2016

Et pour lire des médias indépendants :

Vous pouvez consulter l’itinéraire conseillé par Basta ! et la liste des 150 médias membres du Syndicat de la presse indépendante d’information en ligne (Spiil). Bonne lecture !

Les articles publiés pour la campagne #LibertéEgalitéInformés :

 Par Médiapart : #LibertéEgalitéInformés : des censures et des pressions, en veux-tu en voilà ! 
 Par Les Jours  : Manuel de manipulation du journaliste en campagne et La matinée où l’affaire Fillon a été supprimée d’i-Télé 
 Par France Inter : 
La chronique de Nicole Ferroni : Informer n’est pas un délit, c’est un défi !
L’invité de 8h20 : Patrick Boucheron : "On adore détester, on est au spectacle d’une parole dont on n’attend plus d’effet de vérité" 
 Par Street Press : Coups de matraque, tirs de flashball et fiche S : Journalisme en état d’urgence 
 Par Télérama : Une journée pour interpeller les candidats à la Présidentielle sur la liberté de l’information 
 L’infographie de CFactuel 
 Par Reporterre : Quand les puissants tentent de bâillonner l’information 
 Par L’Humanité : Médias. Informer n’est pas un délit, c’est même un devoir 
 Par Alternatives économiques, « Le modèle économique des médias s’effondre totalement » 
 Par La Télé libre (reportage vidéo) : Les Colleurs de la Liberté de l’Information 
 La tribune relayée par MarsActuLe Journal minimalAngersMagMade in PerpignanCausetteArtSixMicMédiacitésRevue XXIDailyNordArtsHebdo MédiasL’Accent Bourguignon, Explicite, Le Zéphyr...

Notes

[1Méthodologie : Audience cumulée des médias appartenant (à titre personnel ou via des entreprises contrôlées par eux, leurs héritiers ou leur famille proche) à Bernard Arnault, Serge Dassault, François Pinault, Patrick Drahi, Vincent Bolloré, Martin Bouygues, le trio Xavier Niel - Pierre Bergé - Matthieu Pigasse, Marie-Odile Amaury, Arnaud Lagardère, la famille Mohn (groupe Bertelsmann). Sources des calculs de l’audience : 1 / Radio : Audience de la radio en France métropolitaine en novembre-décembre 2016, en semaine (lundi-vendredi), mesurée auprès de 28 425 personnes âgées de 13 ans et plus, par Médiamétrie2 / Presse écrite : Selon chiffres de diffusion des quotidiens nationaux français (les propriétaires de 6 quotidiens sur 8 appartiennent à la liste ci-dessus). Source : Classement Presse Quotidienne Nationale 2016, ACPM3 / Télévision : Part d’audience et couverture nationale des agrégats et des chaînes de télévision pour l’année 2016, du lundi au dimanche, pour les Français de 4 ans et plus. Chiffres Médiamétrie, Médiamat Annuel 2016.

[2La famille Mohn détient aujourd’hui 19% du capital du groupe, le reste des parts étant détenues par des fondations créées notamment par la famille Mohn. Voir la structure du capital. C’est l’un des seuls groupes ici cités qui a une grande partie de ses activités dans le secteur de la presse et de l’édition.

[3Source : Eurobaromètre spécial 452, Pluralisme des médias et démocratie, Septembre - Octobre 2016.

[4En terme de concentration, la situation n’est guère plus enviable du côté de la presse régionale : la majorité de la presse quotidienne appartient à sept groupes (Ouest-France, Hersant, Rossel, La Dépêche, La Provence, Sud-Ouest et Crédit mutuel).

[5Lire « Concentration des médias : convergences et dépendances », par Benjamin Lagues, Denis Perais, Martin Coutellier, Sophie Muret, publié par Acrimed : « En 1998, déjà, Vincent Bolloré avait revendu les parts qu’il détenait chez Bouygues à… François Pinault et à son groupe Artemis ; en 2004, Bernard Arnault entre au conseil d’administration de Lagardère, il y restera jusqu’en 2012 ; en 2010, Bernard Arnault rachète Le Journal des finances (devenu Investir-Le Journal des finances au sein du groupe Les Echos) à… Serge Dassault ; en 2012, Vincent Bolloré devient le premier actionnaire de Vivendi en revendant au groupe Canal+ ses chaînes D8 et D17 contre des actions ; la même année, c’est Lagardère qui cède sa participation dans Canal+ France (20%) au groupe Vivendi (de Vincent Bolloré …) ; en 2013, Amaury rachète au même Lagardère sa participation dans le groupe familial (25%) ; en 2014, Vivendi, dirigé par Vincent Bolloré, cède 80% de l’entreprise de télécommunications SFR au groupe Altice de Patrick Drahi, les 20% restants suivront le même chemin en 2015 ».


     
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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 06:54

Un rapport accablant du Sénat sur le CICE

L'HUMANITÉ.FR AVEC L'AFP
MARDI, 19 JUILLET, 2016
Pour la sénatrice PCF d'Indre-et-Loire, Marie-France Beaufils, auteure du rapport "il faut revoir profondément dans sa forme comme dans son montant, le dispositif complexe et budgétairement qu'est le CICE".
Pour la sénatrice PCF d'Indre-et-Loire, Marie-France Beaufils, auteure du rapport "il faut revoir profondément dans sa forme comme dans son montant, le dispositif complexe et budgétairement qu'est le CICE".
Photo : Patrick Nussbaum

La commission des Finances du Sénat français dresse un bilan plus que mitigé du crédit d'impôt compétitivité-emploi (CICE) et appelle à revoir profondément ce dispositif, dans un rapport rendu public ce mardi par Marie-France Beaufils, sénatrice communiste d'Indre-et-Loire et auteure de ce rapport.

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En vigueur depuis janvier 2013, ce crédit d'impôt, conçu comme un moyen d'abaisser le coût du travail, correspond à 6% de la masse salariale des entreprises, pour les rémunérations inférieures à 2,5 smic. Cette mesure phare du quinquennat de François Hollande, qui visait à améliorer la compétitivité de l'industrie française et à favoriser les embauches, a été fondue dans le pacte de responsabilité. Intitulé "CICE: le rendez-vous manqué de la compétitivité ?", ce rapport décrit cette mesure comme un "véritable saupoudrage", dont la forme laisse à désirer et qui, sur le fond, n'a pas encore démontré son efficacité. Il s'agit d'"un dispositif complexe et dispersé, à l'efficacité incertaine", a souligné Marie-France Beaufils, sénatrice communiste d'Indre-et-Loire et auteure de ce rapport, lors d'une conférence de presse mardi. Complexe à la fois pour l'Etat en termes de pilotage budgétaire, pour les entreprises, en particulier les TPE et PME mais aussi pour les services fiscaux en raison de la masse de déclarations à gérer, cet outil semble en effet ne pas avoir atteint ses objectifs.

"Des résultats en terme d'emplois pas au rendez-vous"

En drainant 19,4% de la créance, l'industrie est "péniblement le premier secteur concerné" par les retombées du CICE alors qu'elle représentait la cible initiale de ce dispositif. Sur le plan de la compétitivité, le résultat n'apparaît pas plus concluant, avec une nette concentration des retombées du CICE sur les entreprises non soumises à la concurrence internationale. Les entreprises réalisant moins de 10% de leur chiffre d'affaires à l'exportation reçoivent près de 80% de la créance. Outre ces bénéfices incertains en matière de compétitivité, les conséquences du CICE en termes de créations d'emplois s'annoncent bien moindres qu'espéré et "il est à craindre que les résultats ne soient pas au rendez-vous", a dit Marie-France Beaufils. Faute de données précises disponibles pour l'heure sur ce point, elle a repris dans son rapport une estimation publiée par l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE) en décembre dernier, qui indique que le CICE avait permis de maintenir 125.000 emplois. Ce constat soulève d'autant plus d'interrogations que les sommes engagées sont loin d'être négligeables: 20 milliards d'euros chaque année, soit environ 35% des recettes brutes de l'impôt sur les sociétés ou encore 1% du PIB.

Revoir tout le dispositif

Pour Marie-France Beaufils, cela conduit donc à se poser la question suivante: "Si ces 20 milliards avaient été injectés directement dans de l'investissement décidé par le budget de l'Etat, n'aurait-on pas été plus efficace?" D'autant plus, souligne-t-elle, que lorsqu'on cumule les 20 milliards dégagés chaque année, "on obtient une masse totale qui est énorme." L'une des recommandations de son rapport, qui pointe également les lacunes du suivi et du contrôle du recours à ce crédit d'impôt, est donc de "revoir profondément dans sa forme comme dans son montant, le dispositif complexe et budgétairement qu'est le CICE". Elle préconise par ailleurs un redéploiement des fonds correspondants "dans des plans d'investissements en faveur des infrastructures et de la transition énergétique."

Lire aussi :

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Published by bruno fornaciari - dans groupe GDR-CRC economie finance
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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 17:20

Je regrette très profondément les décisions prises samedi par la France insoumise (Pierre Laurent)

 

Présent dimanche á la fête de l'Humanité organisée par les communistes du Tarn au pays de Jaurès à Carmaux, Pierre Laurent a réagi aux décisions prises la veille par France insoumise:

 

"En lançant jeudi au gymnase Japy à Paris la campagne nationale des communistes pour les élections législatives, j'ai renouvelé mon appel à une dynamique unitaire large sur tout le territoire national rassemblant tous ceux qui ont soutenu la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Le jour même à Marseille, les communistes des Bouches-du-Rhône ont rendu public un geste fort de rassemblement en retirant leurs candidats dans la circonscription où Jean-Luc Mélenchon sera candidat et dans trois circonscriptions face à la menace du FN. Dans tous les départements, les communistes ont présenté des offres de rassemblement qui permettraient de présenter des candidatures communes dans des dizaines de circonscriptions, multipliant nos chances d'élire des députés. Or, samedi, c'était au tour de La France insoumise de lancer sa campagne et d'investir ses candidats.

 

Je regrette très profondément que les décisions prises par la France insoumise aient ignoré nos appels au rassemblement, à l'exception de quelques unités. Cette décision est totalement contradictoire avec l'objectif affiché d'élire une nouvelle majorité capable de refuser les injonctions d'alignement du nouveau président Emmanuel Macron, et assez forte pour faire barrage aux prétentions de la droite et de l'extrême-droite.

 

La concrétisation de l'espoir né le 23 avril dans le vote Mélenchon et l'avenir d'une gauche nouvelle ne se trouvent pas dans une formation unique qui prétendrait faire le vide autour d'elles, mais dans un rassemblement fidèle à nos objectifs d'une VIème République, où diversité, respect mutuel et intervention citoyenne s'additionnent pour forger une union durable et un projet solides.

 

Les candidats soutenus par le PCF- Front de gauche continueront de faire campagne la main tendue et restent disponibles jusqu'au terme du dépôt des candidatures le 19 mai pour toute entente ou retrait réciproque qui permettent d'avancer vers les victoires souhaitées. Ici, à Carmaux, n'oublions pas ces mots de Jaurès: la véritable richesse, c'est celle qui ne diminue pas si on la partage ".

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

 

 

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Published by Pierre Laurent, Bruno Fornaciari - dans ELECTIONS PCF
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BRUNO FORNACIARI

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