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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 04:06

Municipales à Paris: le cofondateur du Front de gauche soutient Anne Hidalgo

Par LEXPRESS.fr, publié le 13/01/2014 à  19:39

En décidant de s'unir à Anne Hidalgo, l'un des cofondateurs du Front de gauche a suscité l'ire de la candidate du Parti de gauche. 

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Accusations mutuelles. Après avoir été attaquée pour sa "dénonciation du PS" par Christian Piquet, le cofondateur du Front de gauche, Danielle Simonnet l'a accusé de "casser nationalement le Front de gauche"


.

 

 

afp.com

 

Privilégier l'union de la gauche, au risque de diviser le Front de gauche? C'est le choix qu'a fait Christian Picquet, un des cofondateurs du Front de gauche. Ce lundi, il a annoncé que son mouvement Gauche unitaire (GU) soutenait la candidate socialiste à la mairie de ParisAnne Hidalgo. L'accord doit être officialisé mercredi, lors d'une conférence de presse. 

Le mouvement Gauche unitaire compte déjà des candidats sur les listes d'union PS-PCF-PRG en position de siéger dans les conseils des XIIe, XIIIe et XVe arrondissements, selon Christian Picquet etIan Brossat, chef de file des communistes parisiens, un des artisans du ralliement de GU. A Paris, Anne Hidalgo avait déjà conclu un accord électoral avec deux des neuf composantes du FG, le PCF ainsi que République et Socialisme, au grand dam du leader du FG et coprésident du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon, partisan de l'autonomie à l'égard du PS. 

Passe d'armes entre Front de gauche et Parti de gauche

"C'est la 3e composante du Front de gauche qui rejoint l'union", s'est félicité Ian Brossat. Une démarche que Christian Piquet justifie par le nécessaire "rassemblement de la gauche sur une vraie politique de gauche". Une attaque directement adressée à la candidate du Parti de gauche pour les municipales de Paris,Danielle Simonnet. Christian Piquet l'accuse d'avoir "concentré son énergie sur la dénonciation du PS", ce qui est "trop éloigné de la raison pour laquelle j'ai fondé le Front de gauche". 

De quoi agacer l'interessée qui a aussitôt répliqué. Danielle Simonnet a alors accusé le cofondateur du Front de gauche de "casser nationalement le Front de gauche", et fait valoir que la majeure partie des militants de GU continuaient de soutenir sa candidature via le pôle "Ensemble" réunissant les composantes minoritaires du FG. Un argument qui n'a pas plu à Alain Faradji, membre du bureau national de GU et candidat sur la liste conduite par Anne Hidalgo dans le XVe. "C'est faux", a-t-il tout simplement rétorqué. Selon lui, parmi les militants de GU "seuls 36 au niveau national" ont rejoint "Ensemble", et à Paris, "tous ceux qui sont sur les listes de Danielle Simonnet ne peuvent plus se revendiquer de la Gauche unitaire". 


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Published by bruno fornaciari - dans MUNICIPALES 2014
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 03:59
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 03:45
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Published by bruno fornaciari - dans DETENDEZ-VOUS EN MUSIQUE
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 03:35

« Pas de modification de la démocratie sans démocratie » (Pierre Dharréville - PCF)

 

Le Président de la République, dans le flot de son discours libéral a de nouveau annoncé un coup d'accélérateur de la destruction de la démocratie locale avec pour objectif la réduction de la dépense publique. Suppression d'un tiers des régions et "digestion" des départements par les métropoles sont désormais évoquées comme de grands progrès par les dirigeants du conseil de simplification et du gouvernement. En Grèce, au plus fort de la crise, c'est à une réduction drastique de la démocratie que nous avons assisté sous l'impulsion de la troïka, par le biais du programme Kallikratis (réduction du nombre de mairies de 2/3, passage de 57 départements à 13 régions et compression des budgets des autorités locales...). Pour les marchés financiers, la démocratie locale est un obstacle, une perte de temps, une dépense inutile. Les services publics locaux assurant la réponse aux besoins quotidiens et la solidarité, eux, sont devenus une cible pour contenter les appétits du MEDEF. La décentralisation est désormais aux oubliettes avec la démocratie locale, tandis que l'Etat se réorganise autour de grands duchés.

Nos institutions sont en train de connaître des évolutions radicales que les citoyennes et citoyens se voient imposer. Ces évolutions éloignent les élus des citoyens, orientent les choix politiques autour des désirs des marchés, réduisent les espaces d'intervention démocratique. Il ne doit pas y avoir de modification de la démocratie sans démocratie et toute décision doit être prise par les citoyennes et citoyens concernés eux-mêmes. Nous appelons les citoyens et leurs élus à s'élever contre ces atteintes à la démocratie et à la souveraineté populaire.

 

Pierre Dharréville, Responsable de la commission « République, Démocratie et Institutions » au PCF,

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 03:33

La santé bucco-dentaire doit être prise en charge à 100%

 

Le PCF se félicite de la volonté exprimée par la Confédération Nationale des Syndicats Dentaires (CNSD), principal syndicat des chirurgiens-dentistes libéraux, seul signataire de l'avenant 2 et 3 de la convention nationale dentaire, d'interpeller le gouvernement sur sa politique de protection sociale dentaire en France, génératrice d'un fort renoncement aux soins de la population. Cette situation intolérable, depuis des décennies, d'inadaptation de la nomenclature des actes professionnels au progrès des sciences et techniques odontologiques, renforce les inégalités sociales d'accés à la santé bucco-dentaire, jusqu'à en devenir un modèle pour l'ensemble de la protection sociale.

 

Le PCF rappele son attachement à une prise en charge à 100% de tous les soins et de la santé de toute la population, incluant donc la santé bucco-dentaire. Cette position a été défendue par les parlementaires communistes et du Front de gauche, à de nombreuses reprises, et encore récemment dans le cadre du PLFFS 2014 ou contre la PPL Leroux, au Sénat comme à l'Assemblée nationale. Cette meilleure prise en charge n'est pas du domaine de l'utopie, puisque tout le monde s'accorde à dire que cela equivaudrait à augmenter de 2 milliards d'euros le budget dévolu aux prestations sociales dentaires, dépenses à laquelle nous proposons d'opposer notamment comme recette la participation des revenus financiers au même taux de cotisation sociale, soit prés de 80 millards de recettes nouvelles. Encore faut-il que le gouvernement en ait la volonté politique!

 

Le PCF rappelle sa disponibilité immediate à toute initiative la plus large possible allant dans ce sens.

 

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Published by bruno fornaciari - dans SANTE
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 03:11

 

POLITIQUE -  le 4 Février 2014

 

PMA : quand les socialistes se montraient impatients

 

 

A la veille de l’examen du texte sur le mariage pour tous par le Parlement, le débat divisait les socialistes en deux camps : d’une part, ceux qui se positionnaient pour l’implantation de la question de la Procréation médicalement assistée (PMA) dans la loi et, de l’autre, ceux qui se rêvaient d’un temps consacré, plus tard, au débat. Dans les deux cas, on assure que le sujet fera l’objet d’un vote. Petit rappel.

« Je précise qu'il y aura une seule loi portant sur l'ensemble des questions portant sur la famille, que cette loi comprendra la proposition du gouvernement sur la PMA, que le débat n'interviendra qu'après la connaissance de l'avis du Conseil national d'éthique et donc avant la fin de l'année », formulait le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Alain Vidalies, il y a tout juste un an. Jean-Marc Ayrault, en octobre 2012, renvoyait cette question « à une loi complémentaire qui pourrait être une loi sur la famille ». Le 4 février 2013, il confirme cette proposition, en précisant qu’elle sera examinée avant la fin de l'année après l’avis du Conseil d'éthique, prévu alors à la rentrée 2013. Idem, début 2013, Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, affirmait que « le texte devrait être prêt pour le mois de mars » et que le gouvernement « fera en sorte qu’il soit voté avant fin 2013 ». Le 28 janvier de la même année, Najat Vallaud-Belkacem lançait sur BFM: «Je suis pour, le PS est pour, le gouvernement s'est exprimé en faveur».

>>> Lire : La PMA, une "urgence" toujours reportée

Revenons à fin 2012. La ministre de la Famille, Dominique Bertinotti : « Il est normal qu'au travers des questions de parentalité qui sont posées, toutes les questions de la parentalité puissent être abordées, dont celle de la procréation médicalement assistée, déclarait-elle sur Canal plus. Je pense effectivement qu'il faut répondre à la diversité des situations familiales. Cette question de la procréation médicalement assistée doit trouver une réponse. » Sur France Infoen octobre 2012, Harlem Désir disait être « favorable à ce que, effectivement, il y ait cet accès à la procréation médicalement assistée pour les couples homosexuels femmes ».

Sur le principe d’exclure le volet PMA de la loi sur le mariage pour tous, Bruno Le Roux s’interrogeait alors, en octobre 2012, sur l’« intérêt de vouloir scinder les choses ». « Moi je pense qu'il vaut mieux avoir le débat en une fois, a-t-il ajouté. Quand on peut faire un texte qui soit complet par rapport à nos engagements, autant le faire dès le début ». D'autant plus que, selon lui, « quand on renvoie » une question à un autre projet de loi, « on n'est jamais sûr » de savoir quel texte pourra l'accueillir…

Le mariage pour tous : pas de PMA dans le lot. C’était fin 2012, en plein débat sur la loi sur le mariage pour tous, les députés socialistes votent pour un amendement en faveur de la Procréation médicalement assistée (PMA). 126 se sont prononcés pour, 61 contre. Mais voilà, le sujet ne fait dès lors pas l’unanimité. 27 députés socialistes montraient leur réticence à signer l’amendement, expliquant que la PMA pour les couples homosexuels «ne figure pas» dans les 60 engagements de campagne de François Hollande. Seule trace de cette allusion de la part du candidat socialiste : ses interviews dans Grazia ou Têtu… «Le président de la République a lui-même déclaré récemment et publiquement sur les antennes que s'il avait voulu la PMA il l'aurait fait inscrire dans le projet de loi. Il ne pouvait pas être plus explicite», ajoutaient les élus dans une lettre adressée à leur chef de file, Bruno Le Roux. « Ajouter cet amendement qui concerne le code de la santé publique, c'est très troublant : le texte sur le mariage homosexuel n'a pas été fait dans cette optique», jugeait alors Gérard Bapt, élu de Haute-Garonne. Finalement, le 6 janvier 2013, l’amendement sera abandonné avec la promesse que le sujet sera traité plus tard et dans une autre loi… consacrée à la famille.

 

l'Humanité de mercredi 5 février 2014

POLITIQUE -  le 4 Février 2014

 

Dans l'Humanité ce mercredi, les renoncements de François Hollande

 

 

En reportant l'ensemble du projet de loi sur la famille, le président de la République fâche la gauche, contente la droite et légitime un camp réactionnaire qui lorgne sur l'extrême droite. Sans pouvoir rpédire où s'arrêtera ce jeu de dominos.

A lire dans l'événement:

  • Loi sur la famille, un renoncement lourd de danger
  • Les abandons sont légion depuis deux ans
  • Ce que proposait la loi sacrifiée
  • "Que les parlementaires se rebellent!", le point de vue de Johanna Thiersé, porte-parole de l'association Fières
  • Au Parlement européen, l'offensive droitière en échec
  • Edito: la lame et le manche, par Maurice Ulrich

A découvrir aussi:

  • Alexis Tsipras, une candidature qui enthousiasme pour les européennes
  • Coup de théâtre chez Mory. L'Humanité dévoile un document interne à Mory Ducros qui trahit un vaste plan d'intox pour faiere pression sur les medias et obliger les syndicats, notamment la CFDT, à accepter le plan de reprise de l'actionnaire principal du transporteur, Arcole industries.
  • Santé: le troisième plan cancer cible les inégalités sociales
  • Peine de mort. Hank Skinner à trois cheveux de sauver sa tête
  • Reportage. En route pour Sotchi (3/4): Volgograd, l'ancienne Stalingrad toujours animée de l'esprit de résistance
  • Grand angle: Acteurs, citoyens, la nouvelle Marseillaise des quartiers nord. La réalité des quartiers nord ne s'arrête pas à ses stigmates. On y trouve des jeunes qui bloquent un chantier pour y être embauchés, des habitants qui élaborent leur "projet de société", un groupe de rap qui slame la vie... et l'égalité
  • Dans Europe, les enjeux: Belgique, les nationalistes flamands veulent écrire l'histoire; Helle Thorning-Schmidt, le Danemark vendu à Goldman Sachs; L'extrême droite se rassemble à Strasbourg; La droiteespagnole en quête d'elle-même; Vu de Suisse, les migrants visés par l'UDC.
  • L'Etoile de Bessèges, une épreuve cycliste française aux antipodes de lamondialisation
  • Cinéma. Notre coup de coeur: Goltzius et la compagnie de Pécan, de Peter Greenaway; nos critiques de Mea Culpa, de Fred Cavayé et de Un beau dimanche, de Nicole Garcia; Expo David Lynch à la Maison de la photographie; au festival du court métrage de Clermont-Ferrand, c'est bien le bordel!
  • Médias: la diffusion des quotidiens est en recul
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Published by bruno fornaciari - dans SOCIETE
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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 03:04

SOCIAL-ECO -  le 4 Février 2014

 

Document l'Humanité: la manipulation médiatique de Mory Ducros pour contraindre les syndicats à signer

 

 

L'Humanité dévoile un document interne à Mory Ducros qui trahit un vaste plan d'intox pour faire pression sur les medias et obliger les syndicats, notamment la CFDT, à accepter le plan de reprise de l'actionnaire principal du transporteur, Arcole industries.

L'opération a fonctionné à merveille. Ce mardi après-midi, la CFDT Transport a fini par signer l'accord de reprise de Mory Ducros proposé par son actionnaire principal Arcole industries, après avoir dessaisi le négociateur délégué syndical du groupe transporteur. Le syndicat majoritaire a été mis sous pression par la direction du transporteur afin qu'il accepte ce plan de reprise dans lequel 2210 salariés seront repris et les 3000 autres licenciés.

Manipulation des médias

Pour ce faire et comme le révèle le document que nous publions, la direction d’Arcole Industries, repreneur annoncé, a constitué un groupement de «Mory», dit «Collectif 2.210», du nombre des salariés théoriquement repris à l’issue de ces négociations imposées. Ce collectif serait né spontanément d’une volonté majoritaire dans l’entreprise d’arriver à une signature rapide de l’accord. Le document que s’est procuré L’Humanité montre, bien au contraire, une véritable manipulation de l’information.

Un cadre supérieur de l’entreprise édicte, dans un mail envoyé à d’autres collègues, les règles à suivre face aux médias: «Dans les agences où vous le pouvez, vous devez nommer un interlocuteur », conseille-t-il. « Son rôle sera (… ) d’être disponible pour les journalistes qui pourraient et voudraient relayer notre message. Ce correspondant devra être ferme sur le fait qu’il n’y a aucune instrumentalisation de la part des directeurs régionaux et que ce sont des âmes de bonne volonté qui se sont concertés pour rédiger le document » (sic). Ces gentils cadres sup, qui eux vont garder leur emploi, poussent jusqu’à indiquer des expressions à utiliser, comme l’éculée «nous en avons assez d’être pris en otage». Et, naturellement, «cette communication doit arroser l’ensemble des médias locaux de vos régions et agences». Imparable.

 

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Published by bruno fornaciari - dans LUTTES
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4 février 2014 2 04 /02 /février /2014 13:09

Boycotter Israël, une idée qui gagne du terrain

Boycotter Israël. Serait-ce le moyen pacifique ultime pour convaincre les Israéliens et leurs autorités d’accepter la légalité internationale et d’évacuer les territoires palestiniens occupés? Les partisans les plus zélés des droits des Palestiniens en sont persuadés depuis longtemps. Ce qui est nouveau, c’est que l’idée progresse ces derniers temps dans le monde au point que d’aucuns en Israël, dont des ministres, s’en inquiètent très sérieusement. 
De nombreuses voix au sein de la société civile palestinienne, lasses de voir les colonies juives dans les territoires occupés s’étendre sans réactions tangibles du monde extérieur, promeuvent ce type de pressions. Le 9 juillet 2005, une grosse centaine d’ONG, associations, syndicats et partis palestiniens avaient signé un appel au boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) contre Israël, sur le modèle de ce qu’a subi l’Afrique du Sud raciste naguère. Le texte appelait aussi à l’égalité pour les citoyens arabo-palestiniens d’Israël et demandait le droit au retour des réfugiés palestiniens.
Dans le monde, les progrès des partisans du BDS ont d’abord été lents mais ensuite réguliers. Assez en tout cas pour décider la Knesset d’adopter le 11 juillet 2011 une loi qui autorise les poursuites judiciaires contre ceux qui prônent le boycott économique, culturel ou académique d’Israël. La légalité du boycott vu d’ailleurs dans le monde recouvre en revanche des réalités fluctuantes (1).
Des initiatives se sont en tout cas multipliées ces derniers mois, aux Etats-Unis et en Europe. Ainsi, dans un geste spectaculaire, plusieurs importants fonds européens, néerlandais et norvégien ont tout récemment retiré leur participation dans des banques israéliennes qui financent la colonisation. En tout, une dizaine de compagnies publiques et privées ont récemment rompu leurs liens avec des firmes israéliennes impliquées dans les colonies, selon un encadré publié la semaine dernière dans le grand quotidien israélien Yediot Aharonot.
La prise de position de l’ASA, aux States, a également frappé les esprits. Il s’agit d’un influent syndicat du monde universitaire américain qui a décidé en décembre 2013 de boycotter les institutions universitaires israéliennes – mais pas les individus qui y travaillent -, provoquant un choc dans la communauté américaine des universités, même si cette décision reste très minoritaire. Le président du Congrès juif mondial, Ronald S. Lauder, a vivement réagi à cette nouvelle, estimant qu’elle démontrait«l’antisémitisme orwellien» de ses auteurs.
Le ralliement du fameux physicien britannique Stephen Hawking, en mai 2013, au boycott universitaire d’Israël, avait déjà jeté la stupeur dans ce pays: le professeur de mathématique de l’université de Cambridge avait adressé une lettre au président israélien, Shimon Peres, pour expliquer sa décision de ne pas assister de la conférence qu’il organisait en juin en Israël…

Les artistes, aussi…

La campagne BDS réunit aussi un certain nombre de personnalités du monde artistique, qui relaient le mot d’ordre de boycott dans leur domaine. Ainsi en est-il, par exemple du célèbre metteur en scène Ken Loach. Répondant aux questions du site lemuradesoreilles.org/ le 24 octobre dernier, le Britannique regrettait que l’Occident soutienne «un pays qui prétend être une démocratie, nous le soutenons à tous les niveaux, et pourtant, il est impliqué dans des crimes contre l’humanité. (…) Un boycott, c’est une tactique. Celle-ci est efficace contre Israël parce qu’Israël se présente comme un pilier culturel. Le boycott culturel le gêne donc beaucoup. Nous devrions n’être impliqués dans aucun projet soutenu par le gouvernement israélien. Les individus ne sont évidemment pas concernés, ce sont les actions de l’État israélien qu’il nous faut cibler».
Jean-Claude Lefort, ex-député communiste français et président d’honneur de l’Association France Palestine Solidarité, insiste lui sur le droit des Palestiniens à établir un Etat. «Depuis plus de 40 ans, nous dit-il, pour ne pas remonter plus loin, le droit édicté par l’ONU est bafoué, refusé, défié cyniquement par les dirigeants israéliens qui ne s’en cachent pas: ils refusent l’existence d’un Etat palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale. Dans pareil cas, la communauté internationale devrait en tirer les conclusions et agir. (…) Le boycott c’est créer un mouvement citoyen pacifique visant à faire bouger les lignes jusqu’à rendre intenable l’inaction des autorités qualifiées. C’est contraindre les dirigeants israéliens à respecter le droit. Qu’ils le fassent et cette campagne s’arrêtera aussitôt.»

Bruxelles clarifie sa position

Même l’Union européenne s’y est mise. Non pas en adoptant les consignes du BDS, loin de là, mais au moins en clarifiant ses positions par rapport aux colonies juives. Le 19 juillet 2013, Bruxelles a ainsi promulgué au grand dam du gouvernement israélien ses «lignes directrices» qui excluent, à partir de 2014, la coopération de l’UE avec Israël les institutions et entreprises israéliennes ayant des activités dans les territoires palestiniens (Cisjordanie, Jérusalem-Est, bande de Gaza) et syrien (Golan) occupés depuis 1967.
Comme beaucoup de voix critiques d’Israël, l’UE entend concentrer son effort sur les colonies, illégales aux yeux du droit international. Un avis qui satisfait un pacifiste israélien vétéran comme Uri Avnery, qui nous donnait son avis chez lui à Tel-Aviv en novembre: «Nous voulons isoler les colons par rapport au public israélien, c’est une précondition avant de les déloger d’où ils sont. Mais si on boycotte tout Israël, le grand public israélien va au contraire se ranger dans le camp des colons, c’est donc contre-productif».
Une opinion partagée par… Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, telle qu’il l’a exprimée le 10 décembre et qui lui a valu une volée de bois vert en Palestine. Omar Barghouti, l’un des principaux porte-voix du mouvement BDS lâchait ainsi en réponse: «Il n’y a pas de parti politique palestinien, syndicat, réseau d’ONG ou organisation de masse qui ne soutienne le BDS. Aussi, un responsable palestinien dépourvu de mandat démocratique et de tout soutien public réel ne peut prétendre parler au nom du peuple palestinien quand il s’agit de décider de nos stratégies ou de notre résistance au régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid israéliens».

«L’économie israélienne en pâtira»

En Israël même, la perspective d’un boycott croissant commence à faire réfléchir. Le Premier ministre Binyamin Netanyahou va bientôt convoquer une réunion ministérielle qui y sera consacrée. Tzipi Livni, la ministre de la Justice qui est aussi en charge des négociations avec les Palestiniens, ne l’a pas attendu pour prévenir le 31 décembre: «Le boycott progresse de façon exponentielle. Ceux qui refusent de le voir vont finir par le ressentir».
Et elle n’est pas la seule responsable à tenir ce discours: en date de ce 31 janvier, cité sur le site de la Chambre de commerce France-Israël Israelvalley.com, le ministre israélien des Finances Yaïr Lapid ne prend pas non plus de gants: «Si les négociations avec les Palestiniens échouent, dit-il, et que le boycott européen intervient, même partiellement, l’économie israélienne en pâtira et tout Israélien sera directement affecté, d’un point de vue économique. S’il n’y a pas de règlement politique entre l’Autorité palestinienne et Israël, alors l’économie israélienne connaîtra une phase de récession importante, préjudiciable à tout Israélien».
L’Américain John Kerry lui-même a saisi cette balle au bond pour faire pression sur l’Etat hébreu quand il a fait une allusion à cette perspective ce week-end en Allemagne: «Les risques pour Israël sont très grands, a-t-il déclaré à propos d’une faillite possible des pourparlers de paix israélo-palestiniennes dont il est l’initiateur.Les gens parlent de boycott. Cela s’intensifiera en cas d’échec. Nous avons tous intérêt à la solution de ce conflit. »
BAUDOUIN LOOS

(1) Nous avons interrogé François Dubuisson, chargé de cours de droit international à l’ULB, sur la légalité d’un boycott d’Israël.
«Les appels au boycott des produits originaires d’Israël lancés par des associations militantes s’inscrivent dans l’exercice de la liberté d’expression et sont dès lors légales, indépendamment de l’avis que l’on peut avoir sur leur opportunité. Il existe une jurisprudence constante de la Cour européenne des droits de l’homme accordant aux ONG une protection renforcée de leur liberté d’expression, compte tenu de leur rôle essentiel dans le débat public, et les autorisant même à recourir à une certaine dose d’exagération. En Belgique, il n’y a jamais eu de poursuites à l’égard des campagnes de boycott menées par diverses associations. En Europe, seule la France fait exception puisque plusieurs militants y ont été condamnés pour « incitation à la discrimination ». Mais les juges sont divisés, plusieurs décisions ayant acquitté les personnes poursuivies, considérant que l’appel citoyen au boycott est couvert par la liberté d’expression.»

NB Une version plus courte de cet article est parue dans Le Soir du samedi 1er février 2014 sous le titre «De plus en plus d’Européens et d’Américains conscientisés», en complément d’un reportage de Serge Dumont en Israël et dans les territoires occupés.

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Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 14:40

1 Février 2014

Lorsqu’Odette Roux a été élue maire des Sables d’Olonne en mai 1945, l’affaire a fait grand bruit. Quoi, une femme, jeune, communiste, institutrice laïque, sans expérience, à la tête de la ville des Sables-d’Olonne, plus belle plage d’Europe, grand port de pêche, station balnéaire chic jalousement gérée par la droite vendéenne conservatrice et pieuse ? Chic, mais populaire pourtant. Chic, mais grouillante de vie, d’ouvriers de marine, de marins-pêcheurs, de femmes travaillant dans les conserveries à toute heure du jour ou de la nuit, au rythme des marées. Et attirant des milliers de baigneurs trop heureux de jouir des premiers congés payés durement acquis.

Nous sortions de ces longues années d’occupation et toutes ces poignées de résistants avaient fini par faire masse, parvenant à inverser la vapeur -au prix, certes, de bien des souffrances. En mai 1945, la population se réveillait du cauchemar avec une envie de vivre et surtout, de prendre possession de son destin qu’elle avait failli laisser aux mains de la barbarie. Grâce à ces groupuscules d’hommes et de femmes qui eux, n’avaient jamais cessé de croire à une issue possible et luttaient de toutes leurs forces, de tout leur cœur et de toute leur âme contre l’insupportable et l’indigne. Pour sauver l’Humain en l’Homme.

Odette Roux faisaient partie de ceux-là et y a laissé plus que des plumes. La liste de résistants anti-fascistes qu’elle a rejointe à la Libération a remporté la victoire aux élections municipales de mai 1945, grâce, notamment, au vote des femmes. C’était la première fois que les femmes votaient, souvenez-vous-en ! Quant à endosser le rôle de maire, «  il fallait bien que quelqu’un le fasse », nous a-t-elle simplement dit. Et pourtant la tâche était ardue et elle a bravé beaucoup d’adversité, on n’a même pas idée... Ne baissant jamais les bras, Odette n’a cessé de poursuivre tout au long de sa vie, dans tous les engagements pris, cette quête de paix, de liberté et de justice.

Et pour elle, d’avoir pu imaginer qu’aux élections municipales de ce printemps 2014, les valeurs qui l’ont portée et pour lesquelles elle s’est battue avec acharnement, vont peut-être retrouver force et vigueur et en tous les cas, une place légitime dans le paysage politique local, qu’elles auront l’opportunité d’être écoutées et surtout, entendues, je crois que cette pensée-là a certainement dû l’aider à franchir avec sérénité le cap ultime.

Odette Roux passe le relais, nous transmet le flambeau. Elle a rendu les armes mais nous a légué l’espoir que ce jour « couleur d’orange » viendra. A moins que ce ne soit le « grand soir »...

Fanny Proust.

 

Odette Roux nous a quittés
Notre peine est immense
 
Odette Roux nous a quittés. Nous sommes profondément tristes. C’est une grande figure nationale et départementale qui est disparue. Le 17 janvier 2009, nous étions présents à ses côtés quand lui a été remise la Légion d’honneur.
Odette « l’institutrice », nommée à son premier poste en 1936. Un engagement dans l’école qu’elle n’aura jamais quitté. L’école publique lui tenait à cœur. Son combat pour l’éducation et la laïcité a été toute sa vie.
Odette, la « résistante », devenue « Simone Petit » dans la clandestinité, aux côtés de son mari « Frédo », « héros de la Résistance en Vendée », sauvagement assassiné à la prison militaire allemande de la Roche sur Yon.
Odette « l’internationaliste féministe », représentant la France à la Fédération Démocratique des Femmes à Berlin et qui a porté la parole des femmes d’Hanoï à Pékin et dans tant d’autres régions du monde.
Odette la « Femme élue ». Alors qu’après la guerre, en 1945, les femmes votent pour la première fois, elle est la première femme -et seule femme- élue maire d’une ville Sous-Préfecture en France. Odette devient Maire des Sables d’Olonne. Elle a 27 ans. Elle est communiste.
Odette la « militante ». Militante au sein du syndicat des enseignants, le « syndicat des Instituteurs », militante au Parti Communiste Français dès 1941, qui était alors « clandestin ». Odette a contribué à mettre en place le PCF en Vendée. Elle a été de tous ses combats,  très souvent candidate à toutes les élections : municipales, cantonales, législatives…
Odette la « mère courage », qui a toujours su prendre en main son avenir et celui de ses proches, tout particulièrement de Line, sa fille et de ses petits et arrière petits enfants. Jusqu’au bout elle a lutté, relevant le défi de la dignité. Et c’est dans cette dignité que sa vie, sa si belle vie, s’est arrêtée là.
Merci Odette de tout ce que tu nous lègues comme valeurs, celle de l’amitié bien sûr, mais celles qui figurent encore au fronton de nos mairies « Liberté-Fraternité-Egalité ».
 Adieu Odette.
 
 Au nom des communistes de Vendée
Pour l’Exécutif départemental du PCF
Marie-Françoise Michenaud, Caroline Pottier,Bernard Violain
 

La cérémonie d’au-revoir aura lieu au Crématorium Lemarchand à Olonne sur Mer, mercredi 5 février à 10h30. Après la crémation, la famille et les amies et amis d’Odette organisent une réception à 12 heures, salle des Sauniers aux Sables d’Olonne

 

Odette Roux

Odette Roux

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Published by bruno fornaciari - dans MEMOIRES - HOMMAGES - SOUVENIRS
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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 09:47
réponse de Bruno Fornaciari à l'article paru dans l'édition sur le grand thouars du "1er février 2014 :
Le "grand Thouars" un cache-sexe, mais le développement économique, et l'hôpital, sont des enjeux cruciaux


Pierre-Emmanuel Desserre qui est l'attaché parlementaire de Jean Grellier, le député PS de la circonscription, n'est pas sans savoir les votes émis par l'édile parlementaire en faveur d'une politique d'austérité qui tourne le dos aux engagements qu'il a pris devant ses électeurs, tout comme le Président de la République devant les siens.

Ce dont souffre d'abord les thouarsais, ce n'est pas du manque de centralisation et de restriction démocratique. C'est l'inverse.

Ce qui manque aux thouarsais c'est de desserrer l'étau de l'austérité. Car, chacun le sais bien, le thouarsais est d'abord  une zone de bas salaire et de bas revenus.  Notre département est classé parmi l'un des derniers en terme de salaires. Pas étonnant que l'activité des commerçants soit atone, et que l'on constate, impuissants, à voir fermer, les uns après les autres des commerces établis  parfois, depuis  plusieurs décennies. Ils ne peuvent résister à la concurrence implacable et prédatrice des grandes surfaces. Les petites entreprises elles-mêmes subissent des difficultés de financement en raison d'une politique malthusienne du crédit,  et les artisans pâtissent du pouvoir d'achat famélique de leur clientèle et de l'insuffisance de formation des jeunes à leur métier. Les investissements et les embauches s'amenuisent et le chômage repart  à la hausse.  Et la hausse de la TVA payée par tous, qui financera le CICE, inefficace, aggrave encore la contraction du pouvoir d'achat.

La réduction des dotations de l'état aux communes, (1,5 Mds €) qui sera poursuivie jusqu'en 2017 ampute les budgets municipaux. . Il en résulte des restrictions budgétaires qui touchent directement les services publics rendus aux  thouarsais, et notamment les plus modestes, qui en ont le plus besoin. Et singulièrement la santé.

Le  projet dispendieux de plateau technique unique à Faye-l'Abbesse, défendu par Jean Grellier seul, contre le collectif de défense de l’hôpital de proximité, le PCF et le Front de gauche  s'inscrit dans cette optique. En fragilisant les hôpitaux de Thouars et de Parthenay, qui auraient besoin d'investissements publics , de formation de personnels qualifiés et d'embauches, sont déjà envisagés des suppressions de personnels dans ces hôpitaux, qui inquiètent la CGT, et qui préfigurent la disparition des hôpitaux de proximité. Le dynamisme et l'attractivité de notre territoire ne peut être concilié sans une adéquation aux besoins de santé, de développement économique, d'emploi et de services publics..

Une gestion démocratique où les citoyens et leurs élus peuvent décider des investissements et des formes de gestion s'opposent à la centralisation et au regroupement autoritaires des communes sous l'appellation "Grand Thouars" présenté aussi par le MEDEF, comme la solution aux maux de notre territoire. La confiscation des pouvoirs des élus municipaux au profit d'une intercommunalité  décidée en dehors des citoyens  les éloignera davantage des choix et des décisions dont ils ne maîtriseront pas les finalités. C'est bien sur toutes ces questions sociales et économiques, et d'autres encore, que doit porter le débat sur les municipales et les intercommunalités. Je regrette que Bernard Pineau, (PS)  tout comme le candidat de droite resté finalement en lice, s'engouffre dans cette impasse du grand-Thouars au risque de désaisir les citoyens des enjeux et des objectifs réels des prochaines élections municipales. Débattre avec la population des besoins des thouarsais, élaborer  un programme et des objectifs qui s'émancipent des dogmes libéraux austéritaires, qui fixent les objectifs et les conditions des coopérations entre collectivités, c'est ce que nous attendons de la gauche. Le PCF et le Front de Gauche sont pour l'heure, à ma connaissance, hélas eux aussi absents de ce terrain-là.  C'est dommage.

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Published by bruno fornaciari - dans PCF THOUARSAIS
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BRUNO FORNACIARI

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