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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 23:52
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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 23:34
LES SOCIALISTES POUR "MONTREUIL AVENIR"

Nous, membres de la section socialiste de Montreuil, prenons collectivement la décision de rejoindre la listeMontreuil Avenir conduite par Patrice Bessac (PCF), la seule, aujourd’hui, à regrouper des femmes et des hommes de différentes sensibilités de gauche autour de valeurs et d’un projet qui nous ressemblent.


Par conséquent, c’est en toute responsabilité et connaissance de cause que nous démissionnons du Parti socialiste.

Militants de ce parti depuis très longtemps, nous n’avons jamais aspiré à « faire une carrière politique », mais simplement, à « faire de la politique », dans notre ville, à notre niveau local.


Or, par son nombre d’habitants et sa proximité avec Paris, Montreuil est devenue l’enjeu de stratégies politiciennes.


Ainsi, nous  - élus, simples militants ou cadres de la section de Montreuil et de la fédération socialiste de Seine-Saint-Denis,  assistons depuis de trop longues années à des tractations et à des accords d’appareils dont nous pensons qu’ils desservent notre Ville, nos concitoyens et bafouent les valeurs qui sont à l’origine de notre engagement.


En 2008, le duel mortifère entre Jean-Pierre Brard (apparenté communiste) et Dominique Voynet (EELV), a entraîné l’ensemble de la gauche montreuilloise dans une guerre fratricide à laquelle il est temps de mettre fin.  


Depuis six ans, au Conseil municipal, le groupe socialiste qui siège dans la minorité a tenté de construire des relations de travail avec la maire, Dominique Voynet, considérant que les différences de sensibilité politique ne devaient pas nécessairement se muer en différends systématiques. En vain.


Parallèlement, durant la même période, nous avons peu à peu développé avec les élus et les militants du groupe communiste et FASE (Fédération pour une alternative sociale et écologique), ainsi qu’avec ceux du Rassemblement de la gauche citoyenne et du Parti de gauche, des liens de travail qui, par-delà nos différentes appartenances débouchent aujourd’hui sur une vision politique partagée de notre ville. Des liens qui se sont resserrés sur le terrain, autour de  nos combats aux côtés des Montreuillois - problèmes de logements, sauvegarde de services publics municipaux, lutte contre tous les types de précarités qui rongent notre ville…


Pour nous, militants socialistes, l’union de la gauche est la condition sine qua non, non seulement des succès électoraux, mais aussi et surtout des victoires sociales et sociétales. Le Front populaire demeure en la matière notre référence absolue. Aujourd’hui, et bien que cela nous contraigne à quitter notre parti, nous voulons contribuer à mettre en œuvre cette union de la gauche, dans l’intérêt de Montreuil et des Montreuillois, pour reconstruire dans notre ville un climat de solidarité, d’apaisement et de confiance retrouvée.


Nous sommes également convaincus que l’union de la gauche ne peut se faire toujours au bénéfice d’un même parti politique voire au nom des intérêts tactiques et hégémoniques de quelques-uns. Au contraire, selon nous, elle ne peut se faire que dans le respect de ses différentes composantes, en se fondant sur un socle de valeurs communes, au service de l’intérêt général.


Au mois d’octobre dernier, autour d’un accord programmatique, les communistes parisiens ont choisi de rejoindre dès le premier tour la liste conduite par Anne Hidalgo (PS). Aujourd’hui, nous, socialistes montreuillois, autour d’un accord programmatique, rejoignons la liste conduite par Patrice Bessac, faisant nôtre la déclaration du secrétaire départemental du Parti communiste de Paris : « Chacun dans cet accord garde son identité et ses différences. Cette diversité est une force. » 


Cette nouvelle force politique, à laquelle nous apportons nos couleurs, Montreuil en a besoin. Elle doit être une force de convictions, d’engagement, mais aussi une force qui se présente devant les Montreuillois avec humilité.Les élus doivent reprendre leur place de représentants du peuple. Trop souvent, ici comme ailleurs, nombre d’entre eux se sont constitués en élites autoproclamées. Ce n’est pas notre conception du mandat d’un élu de la République. Dans la crise sociale et politique que nous traversons, face à la précarité et à l’angoisse qui rongent nos concitoyens, face à leur défiance envers la classe politique, nous devons maintenant construire l’avenir non pas sans eux - quand ce n’est pas contre -  mais avec et pour eux.  


A l’heure où nous quittons notre parti, nous réaffirmons notre foi en l’idéal socialiste, tel que défini et porté par Jean Jaurès. Nous saluons les militants et les élus socialistes, qui majoritairement dans l’ombre, œuvrent au quotidien et souvent dans la difficulté, pour porter cet idéal.


Pour nous, à Montreuil, ce n’est malheureusement plus dans le cadre institutionnel du Parti socialiste que nous pensons, en conscience, pouvoir être utiles à nos concitoyens et leur proposer un projet digne de notre collectivité et porté par une équipe unie, ouverte et véritablement renouvelée.


Quitter un Parti au sein duquel nous avons milité longtemps et avec conviction est un choix difficile que nous avons longuement mûri de façon concertée. Mais si notre engagement est ancré dans un idéal, il l’est aussi sur un territoire, une ville : Montreuil.


Socialistes nous sommes, socialistes nous restons, et c’est en tant que tels que nous rejoignons Montreuil Avenir*, la liste d’union de la gauche conduite par Patrice Bessac et déjà soutenue par le Front de gauche.



Premiers signataires :


Alexie LORCA (Présidente du Groupe socialiste au CM de Montreuil , membre du Bureau fédéral, secrétaire de la section de Montreuil de 2008 à 2012) ; Bertrand GODDE (membre de la Commission administrative - CA -  de la section de Montreuil et du Conseil fédéral) ; 

Michèle LAMORE (membre de la CA de la section de Montreuil) ; Dominique LAYET (membre de la CA de la section de Montreuil) ; 

Hacène MERHEM (membre de la CA de la section de Montreuil) ; Christine MOREL (membre de la CA de la section de Montreuil) ; 

Jean SORONDO (membre de la CA de la section de Montreuil) ; Dorothée VILLEMAUX (membre de la CA de la section de Montreuil) ; 

Pierre AUCOUTURIER (soutien démissionnaire en 2009) ; Sofiane CHIHA ; Gilles DEVERRE (membre de la CA de la section de Montreuil de 2008 à 2012) ; Marie-Dominique FREMENT-VOIRIN ; Sylvie GERMANAUD ; Eugénie GHIGHI ; Dominique GRANDJEAN ; Françoise LECHEVALLIER ; 

Eric MARCHAND ; Laurent PHALIP ; Philippe R.-JAFFRO ; Amélie STAUMONT ; Sofi VAILLANT ; Geoffroy VAN ELSUVE…




* La liste Montreuil Avenir réunit les forces politiques suivantes : Parti Communiste Français, Parti de gauche, Fédération pour une Alternative sociale et écologique, Gauche unitaire, Rassemblement de la gauche citoyenne, La Gauche Anti-capitaliste.


Et désormais…

Les Socialistes Pour Montreuil


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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 10:09
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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 09:55

 

 

MONDE -  le 14 Décembre 2013

 

La Chine et l'Iran à la conquête de l'espace

 

 

Ce samedi, la Chine est devenue la troisième nation mondiale après les Etats-Unis et l'URSS, à réussir un alunissage en douceur. Le même jour, l'Iran a annoncé avoir récupéré sain et sauf sur terre un singe qui avait été envoyé dans l'espace à bord d'une fusée, le deuxième vol suborbital du genre dans le cadre du programme balistique controversé de l'Iran.

Retour sur ces deux faits majeurs de la conquête spaciale.

  • Le "Lapin de jade" chinois sur la lune

L'alunissage de la sonde spatiale Chang'e-3, qui devait déposer dimanche sur la surface lunaire un véhicule d'exploration téléguidé, le "Lapin de jade", marque une étape importante dans l'ambitieux programme spatial de la Chine, qui rêve d'être le premier pays asiatique à envoyer un homme sur la Lune, probablement après 2025.

Trente sept ans après le dernier alunissage de la mission soviétique Luna 24, le module de Chang'e-3 a mis une douzaine de minutes pour descendre de l'altitude de 15 kilomètres au-dessus de la surface lunaire où il se trouvait, jusqu'au sol. L'exploit scientifique et technologique a été diffusé en direct à la télévision chinoise, doublée d'images de synthèse. Une salve d'applaudissements dans la salle de contrôle à Pékin a salué l'alunissage dans un territoire nommé la "Baie des arcs-en-ciel". Ce territoire lunaire encore inexploré, selon l'administration spatiale chinoise, est une zone plane, formée de lave basaltique, qui offre des conditions favorables à la fois d'ensoleillement et pour la communication avec la Terre.

L'atterrisseur de Chang'e-3, campé sur ses quatre pieds télescopiques, doit déployer une rampe pour permettre au "Lapin de jade", véhicule mobile tout-terrain, de descendre à la surface de la Lune. Cette manoeuvre délicate sera envisagée "quelques heures" après l'alunissage, selon un communiqué des autorités spatiales chinoises. Elle interviendra tôt dimanche, a précisé CCTV. Le "Lapin de jade" est un engin tout-terrain à six roues, bourré d'électronique et pesant environ 120 kilos. Il sera chargé d'effectuer des analyses scientifiques, notamment géologiques. Doté de panneaux solaires pour se fournir en énergie, il enverra aussi vers la Terre des images en trois dimensions de son satellite. L'engin sera opérationnel pendant trois mois, durant lesquels il se déplacera à une vitesse maximale de 200 mètres par heure.

Lapin de jade? Selon la légende, le lapin lunaire -- ou "lièvre de la Lune" -- vit sur le satellite de la terre, où il pile l'élixir d'immortalité dans son mortier. L'animal apothicaire a pour compagne Chang'e, la déesse chinoise de la Lune.

Pékin avance aussi à grandes enjambées dans un programme pour se doter d'une station orbitale permanente, et a amélioré ces deux dernières années sa maîtrise des rendez-vous spatiaux entre modules.

>>A lire: La Chine dans l'espace des grands

Mais, tout comme pour son premier vol spatial habité il y dix ans, la Chine se trouve toujours dans une phase de rattrapage technologique en reproduisant des expériences réalisées il y a des décennies par les Américains et les Soviétiques.

"Le programme lunaire chinois se déroule au rythme prévu sans qu'il y ait de rupture", a expliqué à l'AFP Isabelle Sourbès-Verger. Cette spécialiste du programme spatial chinois au Centre national de la recherche scientifique (CNRS) souligne que la Chine a un "souci prioritaire: montrer qu'elle rattrape progressivement les premières puissances spatiales et s'assurer ainsi une place de partenaire de premier plan dans les coopérations internationales futures".

 

  • Deuxième vol suborbital pour l'Iran

Le président iranien Hassan Rohani a envoyé un message de félicitation aux ingénieurs et scientifiques iraniens, publié par l'agence de presse IRNA, qui a précisé que la fusée avait atteint 120 km d'altitude. "Par la grâce de Dieu et les efforts des scientifiques iraniens de l'espace, la fusée Pajohesh (Recherche) contenant le deuxième singe vivant nommé Fargam (Augure), a été envoyée dans l'espace avant de revenir sans encombre sur terre", a-t-il écrit dans son message.

La télévision publique iranienne a diffusé des images montrant la fusée décollant. Selon la chaîne, la fusée a été lancée samedi matin. Un hélicoptère a ramené une capsule contenant, selon le commentateur, le singe, puis la télévision a montré les images d'un singe en chemise rouge.

L'ambitieux programme national de l'Iran, qui aspire à réaliser un vol spatial humain d'ici 2020, était activement soutenu par le prédécesseur de Hassan Rohani, Mahmoud Ahmadinejad. Il avait même affirmé en février être prêt "à être le premier homme envoyé dans l'espace".

Fin janvier, Téhéran avait annoncé avoir envoyé à bord d'une capsule à 120 km d'altitude pendant une vingtaine de minutes un singe baptisé Pishgam (Pionnier), et qu'il était revenu vivant de ce voyage. Mais le succès de ce premier envoi avait suscité des interrogations, lorsque les images officielles avaient présenté un animal très différent avant le décollage et après l'atterrissage. Une première tentative avait échoué en septembre 2011.

Les grandes puissances occidentales et Israël s'inquiètent du programme spatial de l'Iran, soupçonné de dissimuler des travaux visant à développer des missiles capables de transporter une charge nucléaire éventuelle. L'Iran a toujours affirmé que son programme spatial était pacifique, et qu'il n'avait pas l'intention non plus de se doter de l'arme nucléaire sous couvert de nucléaire civil, ce dont la communauté internationale le soupçonne également. Ce programme a néanmoins été condamné à plusieurs reprises par le Conseil de sécurité de l'ONU, qui a imposé depuis 2007 un embargo presque total sur l'exportation de technologies nucléaires et spatiales vers l'Iran.

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 09:17

La Chine devient le troisième pays à explorer la Lune

La sonde spatiale Chang'e-3 a aluni en douceur samedi. Après les Etats-Unis et l'URSS, la Chine devient la troisième nation mondiale à réussir une telle manœuvre.

Une photographie du sol lunaire réalisé par la sonde Chang'e-3, le 14 décembre 2013 sur la Lune.Une photographie du sol lunaire réalisé par la sonde Chang'e-3, le 14 décembre 2013 sur la Lune. (WANG JIANMIN / XINHUA / AFP)Par Francetv info avec AFP

Mis à jour le 14/12/2013 | 18:05 , publié le 14/12/2013 | 14:34

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C'est une étape importante pour l'ambitieux programme spatial chinois. La sonde spatiale Chang'e-3, avec à son bord le véhicule d'exploration spatiale "Lapin de jade", s'est posée samedi 14 décembre sur le sol lunaire. Après les Etats-Unis et l'URSS, la Chine devient la troisième nation mondiale à réussir un alunissage en douceur.

Francetv info revient sur cette première depuis la mission soviétique Luna 24, en août 1976.

Comment s'est passé l'alunissage ?

Le processus final de descente du module, depuis une altitude de 15 kilomètres au-dessus de la surface lunaire, a débuté à 21 heures (14 heures, heure française) et a duré douze minutes, selon une diffusion en direct à la télévision chinoise. Après avoir actionné ses rétrofusées pour ralentir, Chang'e-3 a touché le sol dans un territoire nommé la Baie des arcs-en-ciel.

Une salve d'applaudissements dans la salle de contrôle à Pékin a salué cet alunissage. Les médias officiels chinois ont immédiatement annoncé le "succès" de l'opération, censée être la plus risquée de la mission. Les puissants réseaux sociaux chinois ont également relayé l'information, avec souvent des accents patriotiques."Bravo à mon pays !", a par exemple réagi un internaute. "Gloire et longue vie à la Chine !", a écrit un autre.

La sonde Chang'e-3 avait été lancée le 1er décembre par une fusée Longue Marche depuis la base de lancement des satellites de Xichang, dans la province du Sichuan (sud-ouest).

 

(EVN)

 

Qu'est-ce que le "Lapin de Jade" ?

A bord de Chang'e-3 se trouve le "Lapin de jade", un engin tout-terrain à six roues, bourré d'électronique et pesant environ 120 kilos. Déployé dimanche, il sera chargé d'effectuer des analyses scientifiques, notamment géologiques. Il enverra aussi vers la Terre des images en trois dimensions de la Lune.

Ce nom a été choisi par des millions de chinois lors d'un vote en ligne. Selon la légende, le lapin lunaire, ou "lièvre de la Lune", vit sur le satellite de la terre, où il pile l'élixir d'immortalité dans son mortier. L'animal apothicaire a pour compagne Chang'e, la déesse chinoise de la Lune et nom de la sonde lunaire chinoise.

 

Une maquette du "Lapin de jade", le robot d'exploration lunaire chinois.Une maquette du "Lapin de jade", le robot d'exploration lunaire chinois. (PETER PARKS / AFP) 

 

L'engin sera opérationnel pendant trois mois, durant lesquels il se déplacera à une vitesse maximale de 200 mètres par heure.

Quelle est la prochaine étape pour la Chine ?

Après son premier vol habité il y a dix ans, la Chine continue de refaire son retard technologique sur les grandes puissances en reproduisant des expériences réalisées il y a des décennies par les Américains et les Soviétiques.

"Le programme lunaire chinois se déroule au rythme prévu sans qu'il y ait de rupture", explique Isabelle Sourbès-Verger, spécialiste du programme spatial chinois au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). A termes, Pékin veut se doter d'une station spatiale orbitale permanente et surtout, devenir le premier pays asiatique à marcher sur la Lune, probablement après 2025.

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 21:20
MAGNIFIQUE LETTRE DU RÉSISTANT LÉON LANDINI À LIRE ABSOLUMENT & À DIFFUSER... Léon Landini à Onfray : " qu il vienne raconter ces saloperies dans une de nos réunions et il pourra constater à loisir que des vieillards fanatisés de 90 ans seront encore capables de lui faire avaler ces insanités" Lettre ouverte pour Ardisson, Société de production de l’émission (salut les terriens) du 2 mars dernier où était invité Onfray. Bagneux le 25 mars 2013 Lettre ouverte Teleparis 4 bis, rue Descombes 75017 Paris Monsieur, C’est avec retard que nous avons pris connaissance de votre émission, dans laquelle vous permettez au sieur Onfray, de vomir son anticommunisme, mettant en cause les FTP-MOI (Franc-Tireur et Partisans de la Main d’Œuvre Immigrée) et en offensant les communistes que nous sommes. Cet individu, affirme que les communistes français (dont les FTP-MOI étaient un des bras armé) ne sont entrés en Résistance qu’après l’attaque allemande contre l’Union Soviétique et que pendant deux ans ils ont collaboré avec les nazis et qu’ils étaient anti-juifs. Et cette crapule ose ajouter : « Nous leur accorderons tout de même le bénéfice du doute sur les horreurs de la Shoah. En avaient-ils connaissance ? Les idolâtres les plus fanatisés vous diront que non …. ». Oser prétendre, comme il l’a dit, que peu ou prou nous aurins participé à la Shoah, relève de la diffamation. Il est intolérable que vous rendiez ces vilénies publiques et cela ne vous honore pas de permettre à cet histrion de se donner en spectacle dans votre émission. Pendant la guerre, même les collaborateurs les plus pourris n’ont jamais accusé les communistes et les FTP-MOI d’être anti-juifs, bien au contraire, ils nous désignaient sous l’appellation de judéo-communistes. D’après Onfray, ceux qui nieraient ses fausses révélations ne seraient que « des idolâtres les plus fanatisés ». En ce qui nous concerne, nous anciens FTP-MOI faisons partie de « ces fanatisés là » qu’il ait donc le courage de venir raconter ces saloperies dans une de nos réunions et il pourra constater à loisir que des vieillards fanatisés de 90 ans seront encore capables de lui faire avaler ces insanités. Il convient de rappeler, que les combattants FTP-MOI des bataillons Carmagnole-Liberté (unité que des historiens désignent aujourd’hui comme « Le fer de lance de la Résistance armée française») ont été créés à l’initiative du Parti Communiste. Les premiers engagés dans ces unités étaient des anciens des Brigades Internationales en Espagne et la majorité des dirigeants de la M.O.I. ainsi qu’une partie de ses combattants étaient d’origine juive, comme le prouve le nom des fusillés de l’Affiche Rouge. Dans les cinq premiers créateurs de Carmagnole, il y avait, trois anciens des Brigades Internationales, mais tous les cinq étaient d’origine juive. Nous accuser de porter une part de responsabilité dans la Shoah, c’est nous accuser d’avoir participé à la déportation de nos propres familles, car à la libération combien d’entre nous se sont retrouvés tout seuls, leurs familles ayant totalement disparu dans les fours crématoires d’Auschwitz Ces affirmations sont innommables et tous les mots orduriers figurant sur les dictionnaires sont encore faibles pour dire ce que nous pensons de votre hôte parasite. Afin que vous sachiez, afin que vous connaissiez les falsifications historiques et les vilénies que vous avez permis de rendre publiques à l’odieux Onfray, nous allons vous démontrer par des preuves incontestables, que les communistes sont entrés les premiers en Résistance contre les nazis. Oui ! Nous disons bien les premiers ! Et ci-dessous nous allons vous le démontrer. Voici quelques unes des prises de position et d’opérations militaires effectuées bien avant l’attaque avant l’attaque contre l’Union Soviétique. Commençons par le début. Dès 1936 beaucoup de communistes Français à l’appel de leur Parti, s’engagèrent comme volontaires dans les Brigades Internationales afin de porter secours au peuple espagnol agressé par le général Franco, qui s’était insurgé contre son propre gouvernement. Ce général renégat, était aidé dans ses combats contre la République espagnole, par les nazis et les fascistes italiens venus lui prêter main forte. Bien des années après, le gouvernement français reconnaissait que ceux qui s’étaient engagés et battus dans les Brigades Internationales, n’avaient pas seulement combattu pour défendre la République espagnole, mais qu’ils avaient également été les premiers à prendre les armes pour la défense de la liberté de notre pays. En reconnaissance des services rendus à leur Patrie, le gouvernement Français leur a attribué la Carte de Combattant. Le 6 Juin 1940 : Le Parti Communiste Français, charge le philosophe Georges Politzer (qui sera fusillé par les nazis) de remettre au ministre Anatole de Monzie un texte en cinq points rédigé par Benoît Frachon. Le dernier point est ainsi libellé : « Il faut armer le peuple et faire de Paris une citadelle inexpugnable ». Il s’agit en fait du premier appel à la Résistance ouverte alors que la France n’a pas encore été envahie. On retrouve l’esprit et parfois la lettre de ce texte dans les tracts clandestins qui seront plus tard diffusés par les militants communistes. (Il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance Nationale à Champigny). Le 16 juin 1940 Les communistes brestois constituent leur premier dépôt d’armes au Bouguen, provenant d’armes abandonnées par l’armée anglaise. Le 17 juin 1940 : Charles Tillon, Responsable National du PCF et futur commandant en chef de tous les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) était chargé par la direction du PCF, de réorganiser le Parti Communiste dans le Sud-ouest après les nombreuses arrestations, opérées dans les rangs de PCF. Il lance, un véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien. Voici quelques phrases de cet appel : « Mais le peuple français ne veut pas d’esclavage, de la misère et du fascisme …. Nous sommes pour un gouvernement, rétablissant la légalité du Parti Communiste, luttant contre le fascisme hitlérien. Nous sommes le nombre nous seront la force. Peuple des usines, des champs, des magasins et des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins et aviateurs encore sous les armes, unissez vous dans l’action ». Il s’agit bien là du premier véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien lancé après l’occupation de notre pays. Il est utile d’ajouter que des milliers de tracts reproduisant cet appel, furent distribués dans les rues de Bordeaux par des militants communistes. En Juillet 1940 : A Nantes une famille d’instituteurs communistes nommée Leroy, à saboté une centrale électrique et participé à une distribution de tracts appelant à la Résistance. Le 10 juillet 1940 : L’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos qui déclare : « Un peuple comme le notre ne sera jamais un peuple d’esclaves ». En août 1940 : « Dans le Nord, les communistes, Eusebio Ferrari, les frères Martel, les frères Camphin, Debarge et quelques autres incendient plusieurs véhicules de l’armée d’occupation et font sauter un train allemand ». Le 29 septembre 1940 Le commissaire central du département, adresse un rapport au préfet de l’Aube : « Activité du Parti communiste, j’ai l’honneur de vous signaler que le Parti Communiste aurait organisé le ramassage sur tout le territoire des armes abandonnées par l’armée française pour en constituer des dépôts clandestins ». Le 5 octobre 1940 Un rapport de Vichy fait état : «Que le communisme est devenu le symbole de l’indépendance nationale par contraste avec la résignation générale. Octobre 1940 Le SS Sturmbahfuhrer Karl Bomelburg, chef de la Gestapo à Paris, signale à ses supérieurs le danger important auquel l’occupant est confronté : « Quoiqu’interdit le Parti Communiste est le seul des anciens Partis qui déploie encore une forte activité ». Le 30 octobre 1940 : L’O.S. (l’Organisation Spéciale du Parti communiste) qui combattait déjà depuis quelques temps contre les occupants, a été officiellement homologuée « Unité Combattante le 30 octobre 1940 » par le ministère des Armées Françaises. Ces groupes spéciaux, constitués par le PCF en 1939, pour la protection des militants communistes recherchés par la police de Vichy, étaient des hommes aguerris, beaucoup avaient servi dans les Brigades Internationales en Espagne. Parmi les premiers animateurs de l’O.S. se distingueront des hommes qui paieront de leur vie la gloire des premières opérations militaires contre l’occupant. La liste des survivants artisans de l’O.S. est moins longue que celle des morts. Tous fusillés en 1941 et 1942. Novembre 1940 : « Julien Hapiot, dirigeant communiste dans le Nord et Georges Capel incendient un parc automobile Allemand ». Le 4 décembre 1940 : « Roger Landini, dirigeant des jeunesses communistes dans le Var, avec ses camarades a fait dérailler en gare de triage de Fréjus-Plage, un train chargé de produits alimentaires destinés à Allemagne ». Le même mois : Eusebio Ferrari et Félicien Joly font sauter un train allemand et dynamitent la génératrice et la station de Bénory-Cumichy Le 11 décembre 1940 Au sud-est de Dijon, les groupes de l’O.S. dirigés par Jean Mahon, Chalon et Grillot, font dérailler un train de marchandise, partant pour l’Allemagne. Le 10 mars 1941, un groupe de l’O.S. abat trois soldats allemands au port de commerce de Brest. Le 30 avril 1941 un sous officier allemand est abattu à Lambersart dans le Nord par le groupe de l’O.S. d’Eusebio Ferrari. Le premier mai 1941 les groupes de l’O.S. sont dissouts et remplacé ce même jour par les FTPF et les FTP-MOI, qui eux ont officiellement été homologués « Unité Combattante » à partir de ce premier mai 1941, par le ministère des armées. Début mai 1941 A nouveau le groupe d’Eusebio Ferrari abat des soldats hitlériens à Lambersart. Toujours en mai 1941 les FTP détruisent un parc à voitures allemand à Saint-Die dans les Vosges. Fin mai début juin 1941 Déclenchement de la grande drève des mineurs. Grève organisée par les communistes : Auguste Lecœur, Michel Brûlé, Julien Hapiot, Charles Debarge. Dans le Pas-de-Calais cette grève rassemble 100 000 mineurs et prive les nazis d’une importante quantité de charbon. Le 26 mai 1941 Dans un numéro illégal de L’HUMANITE on peut lire : « Abat l’antisémitisme ! ». Et ce ne sont là que quelques unes des multiples actions menées par les communistes. Ces quelques exemples démontrent que les communistes, contrairement à ce qu’affirme Onfray n’ont pas attendu l’attaque contre l’Union Soviétique pour prendre les armes contre les nazis et les fascistes. Au sujet de la scandaleuse calomnie à l’encontre de Guy Môquet, voici quelques documents prouvant le contraire de ce qu’à écrit Onfray : Le 30 mars 1939, sous le titre : « La dernière chance de la paix », Maurice Thorez, Secrétaire général du Parti Communiste Français écrit dans « l’Humanité » : « Le fascisme c’est la guerre. La marche des évènements depuis quelques années confirme absolument cette vérité première …. Que faire devant la menace ? Sinon unir, sinon unir tous les peuples de bonne volonté et en premier lieu la France, l’Angleterre, l’Union soviétique et par delà l’océan les Etats-Unis d’Amérique ? ». Ces phrases furent déterminantes dans l’attitude à avoir pour tous les communistes, Il fallait s’unir et combattre le fascisme. Guy Môquet. Son père député communiste fut arrêté en octobre 1939. Cette arrestation est un évènement marquant qui renforce l’ardeur militante de Guy. Avec l’occupation de Paris et l’instauration du gouvernement de Vichy, Guy déploie une grande activité pour coller des « papillons » et distribuer des tracts qui reflètent la ligne politique de son Parti. La ligne étant celle qu’avait définie par Maurice Thorez et Jacques Duclos, il fallait se battre contre le nazisme et le fascisme et ses vils serviteurs du gouvernement de Vichy Les diffamations du répugnant Onfray prouvent que Guy Môquet et ses camarades ne pouvaient qu’avoir appliquer les directives de la direction de leur Parti et prétendre autre chose comme il le fait, relève de la salissure volontaire d’une des figures les plus emblématiques de la résistance française. Notre lettre aura eu entre autre comme tâche de vous démontrer qu’Onfray n’est qu’un vulgaire falsificateur et que par ses calomnies il porte atteinte à tout le monde de la Résistance. Vous devriez à l’avenir choisir un peu mieux les personnes que vous présentez car nous sommes contraints de penser que vous partagez leurs avis en les présentant avec tant d’égards. Conclusion : Onfray n’est qu’un salopard*. Cela n’est pas une insulte mais une constatation. *Salopard, la définition de ce mot donnée par le dictionnaire Larousse est la suivante : « Salopard – Individu sans scrupule qui agit envers autrui d’une façon ignoble ». Léon Landini Président de l’Amicale des Anciens FTP-MOI des Bataillons Carmagnole-Liberté Officier de la Légion d’Honneur – Médaille de la Résistance – Grand Mutilé de Guerre (suite aux tortures endurées pendant son internement) membre du Comité d’Honneur du Musée de la Résistance Nationale de Champigny. Ces communistes. (Il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance Nationale à Champigny).
MAGNIFIQUE LETTRE DU RÉSISTANT LÉON LANDINI A  Onfray :
" qu il vienne raconter ces saloperies dans une de nos ...réunions et il pourra constater à loisir que des vieillards fanatisés de 90 ans seront encore capables de lui faire avaler ces insanités"
Lettre ouverte pour Ardisson, Société de production de l’émission (salut les terriens) du 2 mars dernier où était invité Onfray.
Bagneux le 25 mars 2013 Lettre ouverte Teleparis 4 bis, rue Descombes 75017 Paris
Monsieur,
C’est avec retard que nous avons pris connaissance de votre émission, dans laquelle vous permettez au sieur Onfray, de vomir son anticommunisme, mettant en cause les FTP-MOI (Franc-Tireur et Partisans de la Main d’Œuvre Immigrée) et en offensant les communistes que nous sommes.
Cet individu, affirme que les communistes français (dont les FTP-MOI étaient un des bras armé) ne sont entrés en Résistance qu’après l’attaque allemande contre l’Union Soviétique et que pendant deux ans ils ont collaboré avec les nazis et qu’ils étaient anti-juifs. Et cette crapule ose ajouter : « Nous leur accorderons tout de même le bénéfice du doute sur les horreurs de la Shoah. En avaient-ils connaissance ? Les idolâtres les plus fanatisés vous diront que non …. ».
Oser prétendre, comme il l’a dit, que peu ou prou nous aurins participé à la Shoah, relève de la diffamation. Il est intolérable que vous rendiez ces vilénies publiques et cela ne vous honore pas de permettre à cet histrion de se donner en spectacle dans votre émission.
Pendant la guerre, même les collaborateurs les plus pourris n’ont jamais accusé les communistes et les FTP-MOI d’être anti-juifs, bien au contraire, ils nous désignaient sous l’appellation de judéo-communistes. D’après Onfray, ceux qui nieraient ses fausses révélations ne seraient que « des idolâtres les plus fanatisés ». En ce qui nous concerne, nous anciens FTP-MOI faisons partie de « ces fanatisés là » qu’il ait donc le courage de venir raconter ces saloperies dans une de nos réunions et il pourra constater à loisir que des vieillards fanatisés de 90 ans seront encore capables de lui faire avaler ces insanités.
Il convient de rappeler, que les combattants FTP-MOI des bataillons Carmagnole-Liberté (unité que des historiens désignent aujourd’hui comme « Le fer de lance de la Résistance armée française») ont été créés à l’initiative du Parti Communiste.
Les premiers engagés dans ces unités étaient des anciens des Brigades Internationales en Espagne et la majorité des dirigeants de la M.O.I. ainsi qu’une partie de ses combattants étaient d’origine juive, comme le prouve le nom des fusillés de l’Affiche Rouge. Dans les cinq premiers créateurs de Carmagnole, il y avait, trois anciens des Brigades Internationales, mais tous les cinq étaient d’origine juive. Nous accuser de porter une part de responsabilité dans la Shoah, c’est nous accuser d’avoir participé à la déportation de nos propres familles, car à la libération combien d’entre nous se sont retrouvés tout seuls, leurs familles ayant totalement disparu dans les fours crématoires d’Auschwitz. Ces affirmations sont innommables et tous les mots orduriers figurant sur les dictionnaires sont encore faibles pour dire ce que nous pensons de votre hôte parasite.
Afin que vous sachiez, afin que vous connaissiez les falsifications historiques et les vilénies que vous avez permis de rendre publiques à l’odieux Onfray, nous allons vous démontrer par des preuves incontestables, que les communistes sont entrés les premiers en Résistance contre les nazis. Oui ! Nous disons bien les premiers ! Et ci-dessous nous allons vous le démontrer.
Voici quelques unes des prises de position et d’opérations militaires effectuées bien avant l’attaque avant l’attaque contre l’Union Soviétique. Commençons par le début.
Dès 1936 beaucoup de communistes Français à l’appel de leur Parti, s’engagèrent comme volontaires dans les Brigades Internationales afin de porter secours au peuple espagnol agressé par le général Franco, qui s’était insurgé contre son propre gouvernement. Ce général renégat, était aidé dans ses combats contre la République espagnole, par les nazis et les fascistes italiens venus lui prêter main forte.
Bien des années après, le gouvernement français reconnaissait que ceux qui s’étaient engagés et battus dans les Brigades Internationales, n’avaient pas seulement combattu pour défendre la République espagnole, mais qu’ils avaient également été les premiers à prendre les armes pour la défense de la liberté de notre pays. En reconnaissance des services rendus à leur Patrie, le gouvernement Français leur a attribué la Carte de Combattant. Le 6 Juin 1940 : Le Parti Communiste Français, charge le philosophe Georges Politzer (qui sera fusillé par les nazis) de remettre au ministre Anatole de Monzie un texte en cinq points rédigé par Benoît Frachon. Le dernier point est ainsi libellé : « Il faut armer le peuple et faire de Paris une citadelle inexpugnable ».
Il s’agit en fait du premier appel à la Résistance ouverte alors que la France n’a pas encore été envahie. On retrouve l’esprit et parfois la lettre de ce texte dans les tracts clandestins qui seront plus tard diffusés par les militants communistes. (Il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance Nationale à Champigny). Le 16 juin 1940 Les communistes brestois constituent leur premier dépôt d’armes au Bouguen, provenant d’armes abandonnées par l’armée anglaise. Le 17 juin 1940 : Charles Tillon, Responsable National du PCF et futur commandant en chef de tous les Francs-Tireurs et Partisans (FTP) était chargé par la direction du PCF, de réorganiser le Parti Communiste dans le Sud-ouest après les nombreuses arrestations, opérées dans les rangs de PCF. Il lance, un véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien. Voici quelques phrases de cet appel : « Mais le peuple français ne veut pas d’esclavage, de la misère et du fascisme …. Nous sommes pour un gouvernement, rétablissant la légalité du Parti Communiste, luttant contre le fascisme hitlérien. Nous sommes le nombre nous seront la force. Peuple des usines, des champs, des magasins et des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins et aviateurs encore sous les armes, unissez vous dans l’action ».
Il s’agit bien là du premier véritable appel à la résistance contre le fascisme hitlérien lancé après l’occupation de notre pays. Il est utile d’ajouter que des milliers de tracts reproduisant cet appel, furent distribués dans les rues de Bordeaux par des militants communistes. En Juillet 1940 : A Nantes une famille d’instituteurs communistes nommée Leroy, à saboté une centrale électrique et participé à une distribution de tracts appelant à la Résistance.
Le 10 juillet 1940 : L’appel de Maurice Thorez et de Jacques Duclos qui déclare : « Un peuple comme le notre ne sera jamais un peuple d’esclaves ». En août 1940 : « Dans le Nord, les communistes, Eusebio Ferrari, les frères Martel, les frères Camphin, Debarge et quelques autres incendient plusieurs véhicules de l’armée d’occupation et font sauter un train allemand ». Le 29 septembre 1940 Le commissaire central du département, adresse un rapport au préfet de l’Aube : « Activité du Parti communiste, j’ai l’honneur de vous signaler que le Parti Communiste aurait organisé le ramassage sur tout le territoire des armes abandonnées par l’armée française pour en constituer des dépôts clandestins ».
Le 5 octobre 1940 Un rapport de Vichy fait état : «Que le communisme est devenu le symbole de l’indépendance nationale par contraste avec la résignation générale. Octobre 1940 Le SS Sturmbahfuhrer Karl Bomelburg, chef de la Gestapo à Paris, signale à ses supérieurs le danger important auquel l’occupant est confronté : « Quoiqu’interdit le Parti Communiste est le seul des anciens Partis qui déploie encore une forte activité ». Le 30 octobre 1940 : L’O.S. (l’Organisation Spéciale du Parti communiste) qui combattait déjà depuis quelques temps contre les occupants, a été officiellement homologuée « Unité Combattante le 30 octobre 1940 » par le ministère des Armées Françaises. Ces groupes spéciaux, constitués par le PCF en 1939, pour la protection des militants communistes recherchés par la police de Vichy, étaient des hommes aguerris, beaucoup avaient servi dans les Brigades Internationales en Espagne.
Parmi les premiers animateurs de l’O.S. se distingueront des hommes qui paieront de leur vie la gloire des premières opérations militaires contre l’occupant. La liste des survivants artisans de l’O.S. est moins longue que celle des morts. Tous fusillés en 1941 et 1942. Novembre 1940 : « Julien Hapiot, dirigeant communiste dans le Nord et Georges Capel incendient un parc automobile Allemand ». Le 4 décembre 1940 : « Roger Landini, dirigeant des jeunesses communistes dans le Var, avec ses camarades a fait dérailler en gare de triage de Fréjus-Plage, un train chargé de produits alimentaires destinés à Allemagne ». Le même mois : Eusebio Ferrari et Félicien Joly font sauter un train allemand et dynamitent la génératrice et la station de Bénory-Cumichy Le 11 décembre 1940 Au sud-est de Dijon, les groupes de l’O.S. dirigés par Jean Mahon, Chalon et Grillot, font dérailler un train de marchandise, partant pour l’Allemagne. Le 10 mars 1941, un groupe de l’O.S. abat trois soldats allemands au port de commerce de Brest. Le 30 avril 1941 un sous officier allemand est abattu à Lambersart dans le Nord par le groupe de l’O.S. d’Eusebio Ferrari. Le premier mai 1941 les groupes de l’O.S. sont dissouts et remplacé ce même jour par les FTPF et les FTP-MOI, qui eux ont officiellement été homologués « Unité Combattante » à partir de ce premier mai 1941, par le ministère des armées. Début mai 1941 A nouveau le groupe d’Eusebio Ferrari abat des soldats hitlériens à Lambersart. Toujours en mai 1941 les FTP détruisent un parc à voitures allemand à Saint-Die dans les Vosges. Fin mai début juin 1941 Déclenchement de la grande drève des mineurs. Grève organisée par les communistes : Auguste Lecœur, Michel Brûlé, Julien Hapiot, Charles Debarge. Dans le Pas-de-Calais cette grève rassemble 100 000 mineurs et prive les nazis d’une importante quantité de charbon. Le 26 mai 1941 Dans un numéro illégal de L’HUMANITE on peut lire : « Abat l’antisémitisme ! ».
Et ce ne sont là que quelques unes des multiples actions menées par les communistes. Ces quelques exemples démontrent que les communistes, contrairement à ce qu’affirme Onfray n’ont pas attendu l’attaque contre l’Union Soviétique pour prendre les armes contre les nazis et les fascistes. Au sujet de la scandaleuse calomnie à l’encontre de Guy Môquet, voici quelques documents prouvant le contraire de ce qu’à écrit Onfray : Le 30 mars 1939, sous le titre : « La dernière chance de la paix », Maurice Thorez, Secrétaire général du Parti Communiste Français écrit dans « l’Humanité » : « Le fascisme c’est la guerre. La marche des évènements depuis quelques années confirme absolument cette vérité première …. Que faire devant la menace ? Sinon unir, sinon unir tous les peuples de bonne volonté et en premier lieu la France, l’Angleterre, l’Union soviétique et par delà l’océan les Etats-Unis d’Amérique ? ». Ces phrases furent déterminantes dans l’attitude à avoir pour tous les communistes, Il fallait s’unir et combattre le fascisme.
Guy Môquet. Son père député communiste fut arrêté en octobre 1939. Cette arrestation est un évènement marquant qui renforce l’ardeur militante de Guy. Avec l’occupation de Paris et l’instauration du gouvernement de Vichy, Guy déploie une grande activité pour coller des « papillons » et distribuer des tracts qui reflètent la ligne politique de son Parti. La ligne étant celle qu’avait définie par Maurice Thorez et Jacques Duclos, il fallait se battre contre le nazisme et le fascisme et ses vils serviteurs du gouvernement de Vichy.
Les diffamations du répugnant Onfray prouvent que Guy Môquet et ses camarades ne pouvaient qu’avoir appliquer les directives de la direction de leur Parti et prétendre autre chose comme il le fait, relève de la salissure volontaire d’une des figures les plus emblématiques de la résistance française. Notre lettre aura eu entre autre comme tâche de vous démontrer qu’Onfray n’est qu’un vulgaire falsificateur et que par ses calomnies il porte atteinte à tout le monde de la Résistance. Vous devriez à l’avenir choisir un peu mieux les personnes que vous présentez car nous sommes contraints de penser que vous partagez leurs avis en les présentant avec tant d’égards. Conclusion : Onfray n’est qu’un salopard*. Cela n’est pas une insulte mais une constatation. *Salopard, la définition de ce mot donnée par le dictionnaire Larousse est la suivante : « Salopard – Individu sans scrupule qui agit envers autrui d’une façon ignoble ».
Léon Landini Président de l’Amicale des Anciens FTP-MOI des Bataillons Carmagnole-Liberté Officier de la Légion d’Honneur – Médaille de la Résistance – Grand Mutilé de Guerre (suite aux tortures endurées pendant son internement) membre du Comité d’Honneur du Musée de la Résistance Nationale de Champigny. Ces communistes. (Il en existe des exemplaires au Musée de la Résistance Nationale à Champigny).
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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 10:18

 

 

SOCIAL-ECO -  le 13 Décembre 2013

 

Hausse du smic: service minimum pour le gouvernement

 

 

10 centimes de plus et pas un sou de plus. La hausse du Smic annoncée par le gouvernement ce vendredi fera passer le Smic horaire de 9,43 centimes d'euros à 9,53 centimes d'euros au 1er janvier 2014. Soit la hausse légale et automatique, et pas plus.

"Par la seule application des nouvelles règles de calcul" de la revalorisation automatique du Smic et compte tenu "d'une inflation de 0,6%", "il y a un gain de pouvoir d'achat", a assuré à l'AFP le ministre du Travail Michel Sapin, en marge d'une remise de prix au Sénat. Le Smic horaire brut, qui s'élève actuellement à 9,43 euros, passera sur cette base à 9,53 euros.

Pouvoir d'achat en berne

Michel Sapin n'a pas encore annoncé si le gouvernement allait consentir à un coup de pouce en plus de ce 1,1%. Mais il est peu probable que Matignon aille dans ce sens lundi prochain, jour de réunion de la Commission nationale de la négociation collective (CNNC). Les experts de cette dernière, chargés d'"éclairer" le gouvernement sur les évolutions du salaire minimum, ont déjà préconisé de s'en tenir à la hausse légale dans un précédent rapport. Par ailleurs, le gouvernement avait déjà décidé il y a un an de ne pas donner de coup de pouce pour le pouvoir d'achat des bas salaires en s'en tenant à la hausse légale et automatique du SMIC. Six mois plus tôt, au 1er juillet 2012, après l'élection de François Hollande, il avait exceptionnellement fait appliquer une hausse de 2%, dont un coup de pouce supplémentaire de 0,6%.

Indices modifiés

Les règles de revalorisation automatique du Smic, qui s'appuient sur deux indicateurs, ont été modernisées cette année: l'indice des prix a été modifié pour mieux tenir compte de certaines dépenses (loyer, énergie) et le salaire de base servant de référence élargi à celui des employés. Le gouvernement avait aussi affirmé à cette occasion que l'évolution de la croissance serait "un élément d'appréciation" pour décider d'un éventuel coup de pouce supplémentaire.

Environ 3,1 millions de salariés - 13% de l'ensemble des salariés en France - étaient rémunérés au Smic au 1er janvier 2013, soit un demi-million de plus qu'un an plus tôt, selon une estimation publiée dernièrement par le ministère du Travail.

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 07:33

congrès du PGE : discours d'ouverture de Pierre Laurent (PCF)

 

Chers camarades,

Chers amis,

Monsieur le Vice-President de Bolivie,

Mesdames et Messieurs les invités,

 

Je voudrais commencer par vous dire la fierté et le bonheur que j'ai, à ouvrir la discussion générale de notre 4e congrès, ici à Madrid.

'ouvertNous sommes fiers d'être de ce côté là, du côté des peuples qui résistent, de ceux qui font battre le cœur de nos sociétés, de ceux qui feront le futur de l'Europe.

 

Nous sommes des combattants. 

Et permettez-moi de rendre hommage à l’un des plus grands combattants du 20ème siècle :  Nelson Mandela.

Il y a eu un très grand hommage international à cet homme exceptionnel. Nous nous en félicitons. Mais ici, avec nos partis, il ne s’agit pas d’un hommage de circonstance. Parce que nous avons été dés la première heure aux côtés de Nelson Mandela et des siens, de l’ANC, du Parti communiste d’Afrique du Sud, de la Cosatu. Nous avons été dès le départ avec les combattants de la triple alliance qui ont permis la victoire contre le régime d'apartheid.

Madiba restera le symbole d’une lutte pour l’émancipation humaine de portée universelle, une lutte collective qui fut et reste celle du peuple sud-africain.

 

***

En Europe, nous sommes dans un moment historique. Notre congrès est très important.

Nous le tenons dans une période de crise du système capitaliste d'une part, et de l’Union Européenne d'autre part. Nous sommes dans une période de bouleversements sociaux économiques et politiques, voire de chaos, dans nos pays comme au plan européen.

Il s’agit peut-être du congrès le plus crucial depuis la création du PGE. Nous devons ces trois jours faire les choix qui feront du PGE un acteur majeur du conflit de classes qui s’intensifie dans l'UE et partout en Europe.

 

A Paris, lors de notre dernier congrès, nous avions décidé d’engager « une nouvelle étape de développement et de rayonnement du PGE ». Nous avons réussi. Notre parti a fait de remarquables progrès en 3 ans. Aujourd’hui, cela ne suffit plus. Notre ambition doit être plus grande encore.

Nous voulons être un acteur majeur du combat politique en Europe, pas de ceux qui regardent de loin, pas de ceux qui pèsent, un petit peu dans un coin. Nous voulons ouvrir le chemin d'une « alternative politique de gauche » à la crise, et pour construire « front social et politique européen » qui pourra en porter les objectifs. Il nous faut unir. Unir et donner confiance à tous ceux qui luttent, confiance en leur pouvoir collectif.

Nous en sommes capables.

C’est donc avec confiance que je veux essayer de vous présenter les grands enjeux sur lesquels, ensemble, nous devrons prendre des décisions.

 

***

En débutant ce 4ème Congrès, je veux enfin saluer le travail de toutes celles et ceux qui ont permi la tenue de ce congrès. Je pense tout particulièrement à nos camarades d’Espagne et de Catalogne. Nous pouvons les applaudir, ils ont fait un remarquable travail.

 

Je veux également saluer la mémoire de toutes celles et ceux qui ont rendu possible les avancées et les progrès successifs du PGE, et qui ne sont plus avec nous aujourd’hui. Je pense singulièrement à deux d’entre eux, notre camarade portugais Miguel Portas et notre camarade allemand Lothar Bisky qui fut le second président du PGE. Tous deux ont beaucoup compté dans l'histoire du PGE. Notre congrès les honorera à juste titre.

 

***

Chers camarades,

 

Je ne reviendrai pas dans cette intervention sur la description de la crise terrible que connaît notre continent. Nous la connaissons tous. Nos documents politiques la caractérisent parfaitement et vous allez en parler dans vos interventions.

 

Je veux plutôt me concentrer sur l'avenir, sur la manière dont nous allons essayer d'offrir un autre futur à l'Europe, à nos peuples, aux jeunes, aux moins jeunes, aux femmes et aux hommes de notre continent. Cela demande des initiatives politiques ambitieuses, qui parfois nous dépassent, à la hauteur des défis colossaux qui sont devant nous. L'enjeu est de permettre une issue progressiste pour les peuples d’Europe.

 

Nous ne sommes pas dans une situation ordinaire. L’UE traverse une crise existentielle. Tous les fondements de la construction européenne, ses traités, sont en cause.

  • La mise en concurrence systématique, au service des seuls intérêts du marché, avec la dérèglementation sociale, le dumping salarial, le chômage de masse et la précarité, l’attaque généralisée contre les systèmes sociaux.
  • La toute puissance des marchés financiers consacrée par le rôle donné à la BCE et son bras armé, la Troïka
  • L’autoritarisme qui confisque de plus en plus de pouvoirs aux peuples et aux Parlements

 

La crise a révélé les tares fondamentales de la construction européenne.

 

Ce n'est pas une crise de la dette. Les dettes publiques ne sont pas le résultat de l’excès des dépenses publiques. Elles sont la facture de la crise capitaliste, que les marchés cherchent à faire payer aux peuples.

 

La réponse austéritaire a tout aggravé. Aujourd’hui, l’Europe est dans une impasse profonde. Et je dirais même, dans une impasse de civilisation.

Les dirigeants européens, enfermés dans leurs dogmes, n’ont pas de vision pour l’avenir de l’Europe. Ils sont en train de tuer l’idée d’une Europe de coopérations et de solidarité.

 

Ils ont choisi les marchés plutôt que les peuples, ils sont chaque jour plus illégitimes !

 

Nous avons à prendre en charge l'avenir de l'Europe pour reconstruire l'espoir populaire.

 

***

 

Le rejet populaire est massif et généralisé.

 

Jamais encore les politiques de l'UE n’avaient provoqué un mécontentement de l’envergure que nous lui connaissons aujourd’hui, singulièrement dans l’espace jusqu’alors considéré comme son « cœur et sa fierté » : la zone euro. Dans les pays placés sous assistance de la troïka, les mesures draconiennes imposées sur le mode punitif à la population jettent le discrédit sur le modèle européen actuel et les dirigeants qui l’incarnent. Partout, les « pêcheurs en eaux troubles » de l’extrême droite cherchent à exploiter ce rejet. La menace est sérieuse.

 

Des voix s’élèvent alors en faveur du retrait de tel ou tel pays de la zone euro, ce qui aboutirait à plus ou moins court terme, à la dissolution de celle-ci. Ce débat traverse aussi les forces de gauche. Autant nous pouvons comprendre que l’exaspération puisse conduire des citoyens à envisager cette extrémité si la seule perspective est l'austérité ; autant nous considérerions qu’il s’agirait d’une fausse solution, porteuse de graves dangers. Dans le monde impitoyable où nous nous trouvons, elle pousserait les peuples, devenus encore plus concurrents, à se livrer une guerre économique sans merci. Les grands groupes et les états hégémoniques seraient sans doute les seuls gagnants de ce « chacun pour soi ».

 

Pour promouvoir les solidarités et l’esprit coopératif qui nous font aujourd’hui si cruellement défaut, nous pensons que nous avons besoin d’une Union Européenne, radicalement différente, d'une Europe refondée sur d'autres bases.

 

Nous voyons bien le piège qui est tendu : les peuples n’auraient plus qu'un choix. Soit l’enfoncement dans une Union européenne de plus en plus autoritaire, fédérale et anti-sociale, soit le retour au « chacun pour soi » dans la jungle de la mondialisation, voire pire, le retour des concurrences et des guerres, des xénophobies nationalistes.

 

 

La situation dans l’Est de l’Europe est à cet égard préoccupante. Les peuples de ces pays risquent de devenir des otages de l’affrontement des puissances - UE contre Russie - et l'otage d'oligarchies nationales pour le contrôle des ressources et des marchés.

L’UE n’a qu’un modèle à proposer : le libre-échange. Et les pouvoirs en place bien souvent corrompus, ne répondent aux peuples qui veulent s'en sortir, que par la répression des aspirations démocratiques.

Les peuples n’ont jamais vraiment la parole.

 

Notre vision est bien différente. Nous voulons une refondation pour reconstruire une union de peuples et de nations libres souverains et associés. Une union qui coopère pour le progrès social de tous et non pour le profit des plus riches.

 

Pour nous les axes de cette refondation sont clairs :

  • Stopper les politiques d’austérité pour redonner la priorité au développement social, écologique et solidaire, au service public
  • Démanteler la toute puissance des marchés financiers en renégociant partout la dette pour annuler sa partie illégitime et en changeant le rôle et les missions de la BCE pour financer le développement social
  • Remettre le cap sur le progrès des droits humains et sociaux dans toute l’Europe en les faisant partout respecter en les harmonisant progressivement sur le meilleur
  • Reconstruire des échanges justes entre pays européens et avec le reste du monde en bloquant notamment le projet de grand marché transatlantique.
  • Construire une Europe de la paix qui sorte de l’OTAN, engage le désarmement et œuvre à la solution politique et non militaire des conflits.
  • Enfin et surtout, restaurer la démocratie en donnant systématiquement la parole aux peuples sur les décisions structurantes de l’Union européenne et en respectant les souverainetés et Parlements aujourd’hui bafoués.

 

Nous sommes cette Europe là, celle qui rechercher par tous les moyens  l'émancipation humaine !

 

***

 

Alors comment avancer dans cette voie ?

Nous pouvons nous appuyer sur ce que nous avons déjà fait.

 

Le PGE a œuvré à tous les rassemblements nécessaires pour avancer vers la constitution de ce que nous appelons « un Front européen social et politique » de progrès.

 

Le PGE a intensifié ses échanges avec le mouvement social et syndical, mené une politique volontariste qui a coïncidé avec la recherche nouvelle, pour beaucoup de forces sociales, d’interlocuteurs politiques nouveaux.

Nous avons organisé un sommet alternatif à Bruxelles en mars 2012 auquel plus de 200 organisations sociales, syndicales et politiques ont participé.

Nous avons été un partenaire actif de l’altersummit à Athènes en juin 2013.

Je veux également saluer la très significative présence à notre congrès d’Ignacio Toxo et de Bernadette Ségol, respectivement Président et Secrétaire générale de la CES.

 

Nous voulons intensifier notre travail de relations avec toute une série de forces politiques nouvelles en Europe qui cherchent la voie dans leur engagement à gauche. Je pense aux Balkans, aux pays nordiques, à la Grande-Bretagne, aux pays de l’Est. Nous proposons de modifier nos statuts pour créer la possibilité de devenir parti « partenaire » du PGE afin d’élargir encore nos coopérations et notre rayonnement.

Nous avons travaillé à des rapprochements efficaces avec le forum de Sao Paulo et les forces de gauche latino-américaines comme avec les forces de gauche de la Méditerranée. Tout cela est essentiel.

Nous voulons que ce travail d’échanges, de dialogue, soit tourné vers l’action pour la transformation concrète de l’Europe, du monde, de la vie des peuples.

 

***

 

Le PGE n’est plus seulement un carrefour d’échanges politiques, il est un parti de coopérations concrètes, un parti d’action, un parti de propositions, un parti de transformation.

 

Notre document politique comporte deux séries de décisions importantes que je veux souligner.

 

La première concerne nos campagnes d’action et de propositions. Nous proposons que le PGE mène chaque année des campagnes politiques qui permettent l’appropriation militante et citoyenne de nouveaux objectifs communs. C’était le sens de l’ICE qui nous avions porté sur la création d’une banque ou d’un fonds européen public pour le développement social et écologique. Le refus de la commission européenne d’enregistrer notre demande a révélé la violation autoritaire des droits démocratiques des citoyens européens ainsi que l’intolérance des dirigeants européens néo-libéraux face à toute proposition alternative.

 

Mais il en faudra plus pour décourager ! Ainsi, nous proposons qu’en 2014, nous menions une grande campagne de sensibilisation et d’action pour mettre en échec le projet de grand marché transatlantique. Ce projet est dangereux pour les peuples européens mais aussi pour l'ensemble des peuples du monde. Il faut le révéler le contenu. Nous pouvons gagner et empêcher la signature de l'accord comme l'ont fait nos amis Latino-américains sur l'accord avec les USA. Rien n'est joué.

Nous proposons également d’organiser en mars prochain à Bruxelles un sommet sur la dette pour porter nos propositions dans la campagne des élections européennes. La dette est devenue une arme idéologique pour justifier les politiques d’austérité et d’inégalité. Nous voulons promouvoir d’autres solutions pour stopper l’austérité, financer autrement la relance de l’activité, répartir autrement les richesses. Cette initiative s’adresse à toutes les forces politiques, sociales, syndicales, universitaires, prêtes à travailler avec nous sur ces alternatives.

Enfin, je veux souligner l’importance que nous accorderons aux initiatives prises sur la paix tout au long de cette année consacrée au centenaire de la première guerre mondiale. Je pense notamment à celle que nous tiendrons au début de cette année à Verdun et plus tard à Sarajevo.

 

La deuxième décision concerne le renforcement de notre travail de convergence politique. Le document politique propose l’organisation annuelle d’un « forum européen des alternatives », un nouvel espace politique nouveau, ouvert à toutes les forces politiques, sociales et syndicales qui veulent travailler avec nous. La première édition pourrait se tenir à l’automne 2014 après les élections européennes, dans le nouveau paysage politique qu’elles dessineront.

 

Évidemment, tous nos efforts politiques vont converger d’ici la fin mai 2014 dans la préparation des élections européennes. Dans le contexte de crise aigüe que connaissent l’Europe et l’Union européenne, elles seront décisives et marqueront très probablement des évolutions sensibles des rapports de forces.

 

La situation est instable, elle peut déboucher sur le meilleur comme sur le pire.

 

Si nous savons ouvrir des perspectives de progrès aux forces citoyennes, sociales, politiques qui cherchent une issue alternative dans la solidarité, nos progrès peuvent être importants. Ce doit être notre objectif central : permettre la poussée des forces de gauche la plus forte possible dans chaque pays européens et renforcer avec ces résultats le groupe de la GUE-NGL au Parlement européen. Ce groupe dont il faudra préserver le caractère confédéral, pour lui permettre d’accueillir la diversité des forces anti-libérales et de gauche, est un bien extrêmement précieux. Sa Présidente Gabi Zimmer, prendra la parole lors de nos travaux. Nous la saluons ainsi que tous les députés de la GUE qui sont ici avec nous.

 

Nous voyons les manœuvres en cours pour maintenir, malgré le désaveu populaire, la mainmise du PPE et du PSE sur le Parlement.

Nous voyons aussi le danger de l’extrême droite. La chef du Front national, Marine Le Pen, vient de faire le tour des capitales européennes pour préparer la création d’un groupe d’extrême droite au Parlement. Ces forces brunes vont chercher à surfer sur le rejet de l’Europe.

Les sociaux-démocrates vont chercher à apparaître comme le rempart face à ce danger. Dans une déclaration commune publiée à Berlin le 23 octobre, le SPD allemand et le PS français de François Hollande déclarent : « nous voulons susciter une nouvelle confiance en Europe en faisant campagne pour le changement en Europe, pour une Europe plus démocratique, sociale et durable.  C’est ce que nous souhaitons proposer aux peuples pour les élections européennes de 2014 ».

Dans cette déclaration le PS français apporte son soutien à Martin Shultz pour la présidence de la commission européenne. Mais quel crédit ont-ils quand le SPD est désormais partie prenante d’une grande coalition sous la houlette d’Angela Merkel ? Ils se moquent du monde !

 

L’alternative de gauche, c’est nous qui pouvons la porter avec toutes les forces qui visent comme nous le renforcement de la GUE-NGL. Les axes de notre plateforme programmatique sont une contribution que nous voulons partager avec toutes ces forces.

 

Notre congrès devra également décider si nous présentons, pour mener cette bataille, un candidat à la présidence de la commission européenne. Le conseil des présidents à mis en débat cette question en octobre avec, comme vous le savez, une option pour une réponse positive et une proposition  de nomination, celle d’Alexis Tsipras.

 

Nous déciderons en deux temps. Samedi, en votant sur le principe ou nom d’une candidature portée par le PGE. Dimanche, en désignant notre candidat si notre réponse est positive.

 

Je rappelle quel est l’esprit du Conseil des Présidents et désormais de la très grande majorité de nos partis. Je cite ce que nous disions en octobre en ouvrant la consultation de nos partis :

« Les élections européennes de mai 2014 seront décisives pour donner la parole aux peuples en lutte contre l’austérité. La démocratie est bafouée en Europe. Seuls les marches financiers font la loi. Pourtant, c’est aux citoyens, aux peuples, que doit revenir le pouvoir de décider de l’avenir de l’Europe. Les souverainetés  populaires quotidiennement attaquées doivent être respectés. Le Conseil des Présidents a discuté de la possibilité de présenter un candidat commun à la Présidence de la commission européenne. Le PGE ne croit pas que cette disposition nouvelle soit de nature à démocratiser l’UE. Elle ne masquera pas, comme l’espèrent les dirigeants européens de la troïka, leur autoritarisme. »

 

Et nous ajoutions, «  Il n’y a pourtant aucune raison, lors de la campagne électorale, de laisser le monopole de la parole aux forces responsables de la crise. Les peuples, les travailleurs, toutes celles et ceux qui luttent contre l’austérité et pour une refondation de l’Europe doivent avoir un porte-voix. Pour le PGE, cette candidature serait un symbole fort d’espoir pour l’Europe. La Grèce a servi de cobaye aux politiques d’austérité. Mais la Grèce a résisté et résiste encore. Syriza, le parti dont Alexis Tsipras est le Président a su rassembler le peuple grec contre les memoranda barbares et l’autoritarisme et pour un redressement de la Grèce dans une Europe solidaire. La voix d’Alexis Tsipras serait donc celle de la résistance et de l’espoir face aux politiques ultra-libérales et face à la menace de l’extrême droite. Cette candidature pourrait rassembler de nombreux citoyens et de nombreuses forces politiques. »

 

L’heure est maintenant venue de décider. La très grande majorité d’entre nous y sont favorables. Certains partis non, non en opposition à la candidature d’Alexis, mais par hostilité au principe, qui à leurs yeux crédibiliserait une commission que nous jugeons illégitime et anti-démocratique. Nous allons mener au bout ce débat et décider avec l’esprit de rassemblement qui nous caractérise.

 

Dans mon esprit, il est clair que notre décision ne vise pas à s’imposer aux partis qui ne souhaiteraient pas la relayer, ni aux partis de la GUE-NGL non membres du PGE qui ne s’y reconnaîtrait pas. Cette candidature, si nous la décidons, et je le souhaite ardemment, sera mise à la disposition de toutes les forces qui le souhaiteront pour renforcer la lutte anti-austérité et le poids politiques de nos alternatives. Si nous le décidons, il nous faudra afficher de grandes ambitions. Il en ira de notre crédibilité et de celle de Syriza en Grèce.

 

Enfin, il me revient d’évoquer la dernière décision que nous aurons à prendre. Le renouvellement de notre direction. L’élection aura lieu dimanche. Il y a un très large consensus sur la poursuite d’une présidence collective. L’expérience a validé cette innovation du dernier congrès.

Je présenterai demain après le Conseil des Présidents, qui  se réunit ce soir, une proposition nominative de présidence collective. Comme vous le savez, j’ai dit ma disponibilité pour un second mandat et la plupart des membres de la présidence sont également prêts à le faire. Je pense, aux vues des consultations dont nous ferons le bilan ce soir, que nous pourrons nous diriger vers la reconduction d’une équipe dans la continuité. C’est une très bonne chose après un mandat où nous avons progressé ensemble et avant des échéances politiques majeures.

 

Je vous souhaite donc à toutes et tous un très bon travail collectif pour, comme l'a dit Maite Mola, le congrès du futur de la gauche européenne, et le congrès du futur de l'Europe !

 

 

 

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14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 07:14

Pierre Laurent: "Nous ne voulons plus de cette politique d'austérité"

 

 

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Extrait du discours de Pierre Laurent après la marche pour la révolution fiscale, ce dimanche 1er décembre à Paris.

"Si nous sommes ici à Paris sachez bien que nous ne sommes pas seuls, il y a eu d'autres rassemblements à Bordeaux, à Toulouse et même à Tulle...
L'heure est à la mobilisation pour imposer une nouvelle politique pour la France.

C'est à nous de repartir en campagne pour rétablir l'espoir, sur les ruines de ce qu'a détruit ce gouvernement qui a oublié ce qu'être de gauche voulait dire.
En 2014 la TVA rapportera plus de 138 milliards d’impôt, alors que l’impôt sur les sociétés ne rapportera plus que 36 milliards d'euros, en baisse de plus de 13 milliards à cause du dernier cadeau fiscal. La seule compétitivité visée, c'est celle des profits et des dividendes.[..]

Qu'on ne compte pas sur nous pour confondre notre colère avec les revendications patronales du zéro impôt. [...] Le rouge que nous avons au cœur, il n'a pas de frontière. Ni bretonne, ni française, ni européenne. C'est le rouge des prolétaires de tous les pays! Au 1er janvier, à l’exception de quelques produits de première nécessité, tout va augmenter. Alors que le pouvoir d’achat est déjà tellement attaqué. Comme si la situation n'était pas déjà insupportable pour ces 8 millions de pauvres.

Il faut dire à Bruxelles, nous ne voulons plus de cette politique d'austérité. Il faut interdire les licenciements boursiers. Ouvrez les comptes des entreprises, révélez le montant des dividendes. Oui, une politique de justice sociale et fiscale est possible dans ce pays, nous créons suffisamment de richesses pour cela ![..] Nous voulons des portiques et des taxes, mais sur les routes de la finance et de l'évasion fiscale !"

Pierre Laurent a conclu lui en citant Aimé Césaire : "j'ai eu, je garde, j'ai le libre choix de mes ennemis. Lepen, elle choisit aussi ses ennemis, l'immigré et l’étranger. Et bien nous, nous croyons en l'unité de l'humanité, c'est bien le sens de l'humain d'abord."

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 11:54

Quel est le but de cette campagne contre l’Humanité ?

l'Humanité 5

Une cohorte déchaînée de la bien pensance radiophonique, en appui de quelques groupuscules de droite, s’attaque violemment depuis quelques jours au Parlement et à l’Humanité.

 

Pourquoi ? L’Humanité aurait reçu un cadeau de l’Etat qui lui effacerait ses dettes. Rien que ça ! Sans même vérifier de quoi il s’agit exactement, sans même prendre la précaution de nous passer un coup de fil confraternel, une équipée, qui va de Mrs Apathie, Brunet, Morandini et consors, multiplie les chroniques, émissions spéciales, sous-entendus et autre insinuations pour calomnier l’Humanité, souhaiter sa mort tout en accusant l’Assemblée nationale de complicité coupable. Mme Le Pen leur est venue subrepticement en renfort il ya quelques jours. Et voici que de petits groupes liés à des droites extrêmes lancent une pétition demandant à l’Etat de ne pas payer les dettes de l’Humanité. C’est une farce ! Cela fait près de 30 ans qu’on n’avait pas entendu de tels propos haineux à l’encontre de notre journal.

 

S’il s’agissait de critiquer un vote des députés ou un choix gouvernemental, rien de plus naturel en démocratie. Mais c’est de bien autre chose dont il est question qui se résume en un seul slogan à propos de nous : qu’ils crèvent ! Et tant qu’elle y est, toute cette bonne société qui petit-déjeune, déjeune et dîne dans le beau monde, passant d’un média privé à un autre, négociant ses bons salaires chaque année au moment du mercato télévisuel, en vient à crier haut et fort, que c’est toute la presse écrite qui est trop, bien trop aidée. Que des citoyens, des salariés, des petits patrons qui, actuellement souffrent terriblement de la crise, des fins de mois difficiles, du manque de débouchés pour leurs productions ou de la cherté du crédit, soient offusqués par un tel prétendu cadeau, peut se comprendre. Mais il ne s’agit pas de cela. Et je veux m’en expliquer.

 

De quoi s’agit-il ? A la fin de l’année 2000 l’Humanité se trouvait en grave difficulté, proche de la cessation de paiement. Un plan de redressement lourd était décidé à la suite de ma nomination. Il comprenait une sévère restructuration sociale, industrielle et économique, sur laquelle je ne reviens pas ici. Pour la mener à bien, il était indispensable de disposer de prêts relais pour faire face à un certain nombre d’échéances impératives. Avec le directeur financier de l’époque, nous avons rencontré au moins 11 dirigeants de banques importantes. Aucune d’entre elles ne voulait aider une PME dans notre situation ; encore moins une entreprise de presse. Et évidemment, encore moins l’Humanité, journal de la gauche de la transformation sociale et écologique. Face au péril qui menaçait, j’ai du, en désespoir de cause, me tourner vers la banque publique, Banque de développement des PME (BDPME) devenue par la suite OSEO. Celle-ci faisant la même analyse que les autres banques refusait d’accorder quelque crédit que ce soit sans garantie. Me tournant vers la structure du CIRI (Comité interministériel de restructuration industrielle), rattachée à Bercy pour traiter de la situation des entreprises en très grande difficulté, notre dossier est devenu encore plus sensible. Au terme de ce parcours du combattant, les pouvoirs publics ont demandé au CIRI et au Fonds de développement économique et social (FDES) de réétudier l’ensemble de notre dossier. C’est là qu’enfin nous avons obtenu trois lots de prêts étalés sur deux années en lien avec le FDES. Le premier, le 24 décembre 2001 pour une valeur de 1,5 millions d’euros. Nous avons remboursé son capital et ses intérêts, soit  plus de 2 millions d’euros. Un second au mois de mars 2002 pour un capital de 2,2 millions d’euros pour lequel nous avons remboursé au total une somme dépassant les 3 millions d’euros. Un troisième, le 4 avril 2002 dénommé « prêt participatif », aux  taux d’intérêt progressifs, pour une somme de 3,2 millions d’euros. Sur ce prêt, nous avons remboursé environ 20% du capital mais nous payons des intérêts très élevés depuis l’année 2007 puisque pour un emprunt de 3,2 millions d’euros, ils représentent 3,1 millions d’euros. C’est dans ce cadre, et en tenant compte de ces frais financiers exorbitants et pour permettre la reconstitution du capital de l’Humanité que j’ai demandé depuis des années aux gouvernements successifs de reconsidérer notre situation. Tous les gouvernements, sans exception, l’ont toujours admis et sont restés ouverts à nos demandes. En 2009, avait été décidée une solution d’attente transitoire consistant à repousser de 5 ans le remboursement du capital. Mais avec cette formule, les frais financiers ont continué à peser sur notre trésorerie et nos résultats comptables.

 

A la suite de ces différents examens, l’actuel gouvernement a décidé, en toute transparence et au nom du pluralisme de la presse, de proposer au Parlement de nous délivrer de ce fardeau qui, comme pour d’autres petites entreprises, nous asphyxie à cause des frais financiers. Du reste, c’est contre cette logique que l’Humanité, avec le Front de gauche et d’autres, mène campagne contre les coûts du capital et non pour accuser ceux du travail, comme le font quotidiennement nos censeurs médiatiques, bien moins regardant quand il s’agit du cadeau de 20 milliards d’euros fait au grand patronat ou encore des faramineuses retraites-chapeaux. L’Etat n’est en rien spolié puisque les frais financiers dont nous nous sommes acquittés remboursent largement le capital. Il est ici dans son rôle républicain de garant de la démocratie, de la libre expression des opinions et des idées et donc du pluralisme de la presse écrite d’information générale et politique. Un pluralisme bien utile. Nous sommes à un moment où le monde entier, toute la presse, rend hommage et célèbre Nelson Mandela. Nous nous en réjouissons. Mais, nous ne pouvons oublier que l’Humanité a été bien seule pour faire connaître le sort du dirigeant sud-africain qualifié de « terroriste » pour justifier sa détention par le régime d’apartheid. Rappelons également les campagnes d’information et de décryptage de l’Humanité anticipatrices lorsqu’elles montraient que le traité de Maastricht puis celui de Lisbonne conduisaient l’Union européenne et les peuples dans le mur. On pourrait ainsi multiplier les exemples. Faire taire la voix de l’Humanité conduirait à désarmer des forces sociales, syndicales, culturelles de leur action pour l’émancipation humaine. Peut-être est-ce d’ailleurs l’objet des actuelles campagnes ?

 

Enfin, nos procureurs brandissent devant nous une étude bien commode de la Cour des comptes qui, par de savants calculs, a décrété que l’Humanité est le journal le plus aidé. Qui veut tuer son chien l’accuse de la rage ! Je suis prêt, bien sûr, à produire des chiffres, notamment dans le cadre de débats contradictoires avec nos accusateurs que les stations qui les emploient auront à cœur, j’en suis sûr, d’organiser.

 

La prétendue aide dont bénéficie l’Humanité reste au tiers inférieur de celle allouée à certains confrères. Elle répond tout à fait à ce que prévoit la loi pour les quotidiens à faibles ressources publicitaires. De surcroît, depuis l’année 2000, cette aide a été diminuée de 1 million d’euros qui nous aurait été bien utile.

 

 Autre argument de nos grands maîtres à penser, notre diffusion. Comme si l’Humanité était le seul journal à perdre des lecteurs ! Même si nous ne distribuons aucun journal dans les chaînes d’hôtel, de parking ou dans les premières classes de la SNCF.

 

Je remarque au passage, qu’aucun confrère de la presse écrite qui vit les mêmes difficultés quel’Humanité, n’a ouvert ses colonnes à ces zorros en peau de lapin. S’il en est ainsi, c’est qu’à l’exception de nos amis de La Croix, tous les journaux perdent des lecteurs et aucun ne vit de la vente de ses titres. La diffusion de l’ensemble de la presse payante a diminué de 180% depuis la Libération. Cela ne doit réjouir personne. Affaiblir un organe de presse ou le fermer comme cela a été malheureusement le cas pour France SoirInfomatinLe Matin de Paris ou la réduction de la voilure de La Tribune revient à mettre à chaque fois des centaines de salariés, dont de nombreux journalistes, au chômage. Au-delà, ce sont des milliers de chômeurs supplémentaires dans l’ensemble de la chaîne de production et de distribution des journaux.  Et ce qui se passe depuis plusieurs mois dans le monde entier est inquiétant pour toutes et tous sauf évidemment pour les intégristes, les simplistes populistes et l’extrême-droite qui rêvent d’un peuple asservi sans livre, sans théâtre, sans cinéma, sans maisons de la culture, sans journaux mais peut-être truffé d’écoles privées.

 

Dans un tel monde, toute la presse et la télévision seraient aux mains des puissances d’argent au service d’une pensée unique. Aucun démocrate, aucun républicain qu’il soit de droite ou de gauche ne peut le souhaiter. C’est la question essentielle.  A quelle valeur chiffre-t-on la démocratie, le pluralisme des idées, le débat, l’accès à la culture dans une société ? Evidemment, les forces de l’argent et leurs perroquets n’ont pas encore inventé des agences de notation pour cela. Pluralisme, démocratie, respect mutuel, autant de conditions qui vaillent pour faire société et monde ensemble dans cette période de crise qui bouleverse tout, fracture les vies et déchire les repères.

 

Si nos procureurs ont terminé leur plaidoirie et sont prêts au débat, je suis à leur disposition.

 

Patrick le Hyarick directeur de "l'Humanite"

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