Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 11:17

 

Dieudonné: « Pour un combat anti-raciste efficace, déjouons tous les pièges » (Pierre Laurent – Fabienne Haloui)

 

 

 

Aujourd'hui les rebondissements juridiques concernant l'arrêté préfectoral d'interdiction de Nantes, jette le trouble. La polémique fait rage sur la méthode Valls.

 

Ces interdictions feront- elles taire la voix de la haine portée par Dieudonné ou vont-elles se transformer en boomerang, lui donnant un écho inégalé et renforçant l'image de victime dans laquelle Dieudonné se complaît?

 

D'autres voies de combat contre les propos infamants de Dieudonné sont-elles nécessaires et lesquelles? Toutes ces questions méritent d'être posées pour apporter des réponses réfléchies, car l'inquiétude grandit devant l'engrenage médiatique et le tourbillon de haine qui sont en train d'aspirer, de diviser et de défigurer notre pays. Pour sa part, le PCF est convaincu de deux choses.

 

1) Le combat politique, idéologique et juridique contre toutes les formes de racismes doit redoubler. Le danger est là, palpable dans toute la société, nourri par toutes les frustrations, les déstabilisations, les déchirures nées de la crise sociale, politique, culturelle et morale que traverse notre pays. L'insupportable dérive antisémite de Dieudonné et la banalisation qui l'accompagne en sont un odieux témoignage comme l'ont été les insultes proférées tout au long de l'année à l'encontre de Christiane Taubira. Plus généralement, de multiples agressions ou discriminations racistes sont vécues au quotidien par nos concitoyens, le plus souvent dans l'anonymat et sans recevoir aucune sanction à la mesure du préjudice subi.

 

Il faut ajouter à cela la dangereuse prolifération de propos et de thèses racistes dans le discours politique comme on le voit avec la stigmatisation de l'islam ou le rejet des populations roms.

 

La solution n'est évidemment pas dans la hiérarchisation ou la compétition des racismes, on ne combat pas un racisme par un autre, mais elle appelle une lutte résolue contre toutes les formes de racismes et de discriminations. Cela suppose des paroles, mais aussi et surtout des actes.

 

Le PCF propose de déclarer la lutte contre le racisme " grande cause nationale" en 2014.

 

2) Concernant Dieudonné, le PCF condamne avec la plus grande fermeté la dérive raciste et antisémite avérée de ce multirécidiviste de la haine. Ses propos, ses vidéos sont condamnables et doivent l'être. Les condamnations prononcées doivent être appliquées. La loi, notamment la loi Gayssot, le permet. Mais surtout, un combat politique est nécessaire pour démasquer l'imposture de Dieudonné.

 

L'interdiction des spectacles est une voie juridiquement dangereuse et fragile, qui peut se révéler politiquement contre-productive dans un pays attaché comme le nôtre à la liberté d'expression. Elle nourrit la confusion quand il faudrait la lever pour combattre la banalisation inacceptable des propos de Dieudonné et des réseaux négationnistes qui l'épaulent. Nous appelons les jeunes qui croient voir en Dieudonné un combattant anti-système à ouvrir les yeux.

 

Non seulement son antisémitisme est avéré, mais c'est un dangereux manipulateur qui instrumentalisme la dénonciation du passé colonial et esclavagiste de la France pour nourrir une redoutable spirale de la concurrence mémorielle des populations noires ou issues du Magrheb, justifiant sa propre dérive raciste. Ne tombez pas dans ce piège. Contre tous les racismes, le PCF est décidé à mener ce combat à vos côtés.

 

Il y a actuellement 7 réactions

  • Complètement daccord avec votre contribution.

    J'ajouterai qu'à la limite ce que reproche le PS et Hollande à Dieudonné c'est la profondeur de ses attaques politiques contre la politique pro-sioniste et anti-palestinienne d'Hollande et du PS. Cet acharnement me fait penser à l'attaque de Le Paon contre les ouvriers CGT de Goodyear. J'ajoute queje suis plus membre du PCF depuis la priviatisation de FRance Telecom par le Gvt PC/PS de Jospin et qu'a approuvé à l'époque Hue et Buffet. Mais j'achète et lie l'Humanité tous les jours et que j'apprécie les reportages de la rédaction de l'Huma, et de Barbancey en particulier sur Israel, Palestine et Syrie, que doit aussi apprécier Dieudonné, mais oui...

    Par ZAPATA, le 11 janvier 2014 à 17:24.

     

     

  • Le temps de la réflexion...

    Bonjour à toutes et à tous,

    En réaction au texte concernant Dieudonné, la première question qui me vient est : combien de spectacles de l'artiste dont ils parlent les co-auteurs ont-ils vus ? Alors, certes, Dieudonné se montre maladroit et outrancié parfois. Aussi, je ne suis pas toujours d'accord sur la forme, mais sur le fond, oui. Je m'explique :

    * depuis son sketch chez Fogiel en 2005, dans lequel il campait le personnage d'un colon israëlien intégriste, pour dénoncer la politique du gouvernement israëlien envers les Palestiniens - politique systématiquement condamnée à l'ONU depuis de nombreuses années mais qui néanmoins se poursuit grâce au veto états-unien - il a été banni des médias, obligé de jouer ses spectacles dans un bus pendant un temps, ce qui aurait pu, s'il n'était pas aussi talentueux, signer la fin de sa carrière artistique au niveau où il l'exerçait. Pourtant, si vous revisionnez ce moment de télé, le public rit. Il constate alors qu'en France, on peut critiquer la politique de tous les gouvernements du monde, sauf celui d'Israël. Je rappelle ici que pour un antisémite, il a quand même passé beaucoup d'années en duo avec Elie Semoun, qu'il a offert une tribune à un groupe de rabbins antisionistes dans son théâtre, est soutenu par Gilad Atzmon, musicien de jazz renommé, et juif, bref, par nombre de "juifs" antisionistes et contre le gouvernement de droite extrême d'Israël, que François Hollande, Président de Gauche, est allé cajoler, au nom des Français ! (si j'ai mis le mot "juif" entre guillemets, c'est qu'à ma connaissance, ce mot désigne une appartenance à une communauté religieuse et non ethnique, ce que l'on a tendance à oublier, en parlant de "peuple juif". Les juifs, les chrétiens, les musulmans ou les bouddhistes ne sont pas des "peuples", mais des communautés religieuses.

    * concernant les propos qu'il a tenu sur Patrick Cohen, tout le monde oublie qu'il répondait, certes avec colère et excès, à une attaque publique de ce journaliste dans l'émission "C à vous", face à l'invité Frédéric Taddéi, lui reprochant d'inviter des "cerveaux malades" tels que Dieudonné, Alain Soral, Tariq Ramadan et Marc Edouard Nabe dans son émission. C'est donc bien Patrick Cohen qui est l'agresseur au départ.

    * Il nous interpelle aussi dans ses spectacles sur la légitimité de Bernard Henri Lévy dans la politique française, notamment lors de l'intervention en Lybie. Il n'est ni élu, ni ambassadeur, ni n'occupe aucun poste légitimant son implication jusque dans les décisions de l'Elysée.

    * François Hollande a récemment confessé, sourire aux lèvres, lors de son discours au 70ème anniversaire du CRIF, que je cite "l'opposition rêve d'être à la table centrale" au dîner annuel de cette organisation, table occupée par le gouvernement en place. Pourquoi cette table centrale est-elle aussi prisée par nos gouvernants ?

    * On a vu également, à plusieurs reprises, messieurs Sarkozy d'abord, alors Président de la République, Hollande et Valls récemment, s'afficher, dans l'exercice de leur fonction, avec une kipa. Ne sont-ils pas les garants de la séparation du politique et du religieux ?

    * Quand en 2004, Dominique Strauss-Khan, qui aurait pu être notre Président, déclare que chaque matin, en se levant, il se demande ce qu'il pourrait bien faire pour Israël, cela me choque. Non pas pour la France, mais pour Israël ! Si le patriotisme de M. Strauss-Khan est envers Israël, n'est-il pas préférable qu'il se présente à l'élection de ce pays et qu'il laisse la Présidence de la France à un français qui se demande chaque matin ce qu'il peut faire pour la France ?

    Quant à l'affaire Fofana, incarcéré pour avoir tué Hilan Halimi, un jeune "juif", Dieudonné s'étonne du deux poids, deux mesures des condamnations suite au meurtre de Saïd Bourarach par plusieurs personnes "juives", dont celui qui a eu la plus longue condamnation a fait six mois de prison ! Dieudonné ne légitime pas l'acte barbare de Fofana quand il dit "à ce compte là, libérez Fofana", mais s'insurge contre la légèreté des peines retenues pour les actes tout aussi barbares des assassins de Saïd Bourarach.

    Voilà ce que Dieudonné met en lumière dans ses spectacles et qui lui vaut d'être attaqué par tout l'appareil d'Etat. Ce que l'on essaie de nous faire passer pour de l'antisémitisme n'est pourtant que de l'antisionisme. Et comme nombre de personnes de confession juive, on peut être antisioniste sans être antisémite. Ou n'est-ce pas possible ?

    Pour autant, je suis d'accord pour que les propos outrepassant ce qu'autorise la loi soient sanctionnés. Mais j'aimerais aussi que quand M. Valls déclare que les Roms n'ont pas vocation à s'intégrer en France, il soit puni par la loi aussi et attaqué par la LICRA, que l'on n'entend pas non plus quand Dieudonné est traité de "nègre" sur un plateau de télé suisse !

    Pour finir, et puisqu'elle est abordée dans le texte dont nous parlons, ne peut-on pas s'interroger sur le bien fondé de la loi Gayssot, alors qu'à ma connaissance, tout historien peut remettre en question la version "officielle" de tout événement de l'histoire de l'Humanité, exceptée quelques années ?

    Me poser ces questions fait-il de moi un antisémite ?...

    Par citoyenindigné, le 10 janvier 2014 à 18:08.

     

     

  • dieudonné

    Le problème pour moi n'est pas Dieudonné mais ceux qui viennent nombreux très jeunes à ses spectacles. Les Communistes dont je suis oublient(pourquoi?) une grande partie du malaise d'une grande partie de al société FRANCAISE aujourd'hui métissée au sens le plus large du terme. Ce malaise c'est QU IL N Y A PAS D EGALITE DANS LE TRAITEMENT DES MEMOIRES!!! Bien sûr que la SHOA a été une moment dramatique, intoléable de l'histoire Européenne avec hélas une participation d'une partie de l'ETAT FRANCAIS mais on oublie sciemment que la TRAITE DES NOIRS AFRICAINS, L'ESCLAVAGE FRANCAIS et EUROPEEN était raciste et génocidaire faisant des dizaines de millions de victimes ( l'esclave avait une durée de rentabilité de 5 ans!!!) et la COLONISATION ensuite, puis aujourd'hui le néo-colonialisme ont encore aujourd'hui des conséquences morales, sociales et politiques, qi ont laissé des traces indélébiles et créent des souffrances psychologiques très prégnantes pour les descendants des victimes de ces 3 siècles de violence inouïe, sauvage et inhumaine. OUI NOUS L AVONS FAIT et à ce jour aucun PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ne s'est excusé ce qui aurait au moins eu le mérite d'aider à la paix sociale en FRANCE et dans les quartiers sensibles. Alors évitons la démagogie Camarades!!! Dieudonné au début à tenté de traiter cette situation en dérision. Ne pas accepter sa forme d'humour l'a poussé à des propos extrémistes et encore écoutons le bien sans à priori! Il dit tout haut ce que beaucoup d'originaires d'Afrique, des Antilles, des ex colonies pensent tout bas. Nous nous mettons à l'écart de ceux qui souffrent réellement de racisme, de discriminations du fait de la couleur de leur peau! L'attitude du ministre de l'intérieur et de ceux qui le soutiennent est extrêmement dangereuse dans cette période de crise qui creuse encore les inégalités. Ces représentants du gouvernement sont ils tant aux abois pour chercher un bouc émissaire dans un humoriste leur servant à cacher leur politique qui tourne délibérément le dos aux intérêts et attentes du peuple. C 'est navrant affligeant le niveau politique que nous atteignons aujourd'hui en FRANCE. Pas étonnant que les gens se tournent vers le FN. Je suis triste de voir que MA VRAIE GAUCHE, le FRONT DE GAUCHE ne soient pas plus en phase avec toutes les souffrances de ceux qui devraient voter pour eux, mais c'est peut être aussi ça l'explication de nos difficultés.

    Par Perle de revolution, le 10 janvier 2014 à 14:47.

     

     

  • Sur l'interdiction des spectacles

    juste une chose : l'interdiction des spectacles n'est pas une question d'opportunité politique et ne devrait pas être une question politique. Malheureusement, le pouvoir a instrumentalisé cette question avec une circulaire.

    Mais, le droit est là, et la circulaire ne fait que le rappeler. Un simple citoyen peut faire interdire un spectacle sur la base du droit, c'est le droit et lui seul qui s'applique toujours de manière finale.

    J'aurais plutôt écrit : "s'agissant de la question de l'interdiction des spectacles, nous laissons les tribunaux de notre République dire la loi".

    Par Gautier WEINMANN, le 10 janvier 2014 à 13:58.

  •  

  • Sur Dieudonné et l'antiracisme....

    Je ne crois pas du tout que Valls ait fait son coup par antiracisme. Certe Dieudonné n'est pas une lumière de conscience politique et ne l'a jamais été même quand il était en duo avec Elie Semon, et je ne l'ai jamais apprécié en temps qu'artiste. Mais ce que reproche le PS et Hollande à Dieudonné ce n'est pas son antisémitisme qui est pas si évident. Prenons le geste de la quenelle: au départ c'est une carricature du geste qu'ulisait les fans d'Hollande pendant la campagne de 2012, et elle a été détourné par Dieudonné pour montrer que le peuple Français et les propres électeurs du PS, ce que pensent aujourd'hui ces propres électeurs. Quant à l'antisémitisme il n'est pas du tout le sujet central des clips de Dieudonné, mais il critique par exemple la collusion du PS et de l'UMP avec le Likoud France. Ce que je lui reproche c'est de ne pas être assez politique : il pourrait ainsi citer les juifs d'Afrique de Sud qui disent qu'Israel est pire que le régime d'Aparteid ce qui est évident, ou bien les juifs d'Europe qui sont antisionistes.

    Dieudonné est le miroir de la dépolisation organisée par les nouveaux chiens de garde.

    Par ZAPATA, le 10 janvier 2014 à 07:13.

     

     

  • Le fond du problème

    " Le danger est là, palpable dans toute la société, nourri par toutes les frustrations, les déstabilisations, les déchirures nées de la crise sociale, politique, culturelle et morale que traverse notre pays." C'est ça qu'il nous faut porter. On peut lutter idéologiquement contre les idées xénophobes ou plus généralement d'exclusion et de fragmentation de la société, et, bien sûr il faut le faire. Mais tant que la situation sociale se dégradera, le racisme, la politique de bouc émissaire perdurera. Le fascisme a toujours triomphé historiquement sur les décombres laissés par les défaites du prolétariat, que ce soit hier en Espagne, en Italie, en Allemagne, demain… Relire : http://www.humanite.fr/societe/la-bete-ouvert-un-oeil-525456

    Par Ivan, le 09 janvier 2014 à 21:48.

     

     

 
Repost 0
12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 10:13
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans INTERNATIONAL
commenter cet article
12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 09:30

MONDE -  le 11 Janvier 2014

 

Ariel Sharon, le plus vieil ennemi des Palestiniens, est mort

 

 

Par Françoise Germain Robin. 

Il aura survécu pendant près de dix ans –dont huit passé dans un coma profond– à celui qu'il considérait comme son ennemi le plus dangereux, le plus irréductible, et qu'il avait tenté maintes fois d'abattre: Yasser Arafat. 

Ariel Sharon a fini par mourir samedi, alors qu'il végétait depuis 8 ans dans un hopital de Jérusalem. En Israël, on parle de lui comme d' un héros, « un guerrier qui sacrifié sa vie à la patrie ». François Hollande ne s'avance pas en parlant d'un « acteur majeur dans l'histoire de son pays », ce qui est incontestable. Mais dans quel sens a-t-il agi? Certainement pas dans celui de la paix.

La force de l'épée

Les Palestiniens en savent quelque chose. Ils ne le pleureront pas. Il leur a fait tant de mal, tout au long de sa vie. Il n'a même fait que cela. Nourri de l'idéologie du «Grand Israël» qui voulait conquérir la Palestine du Litani au Nil et de la Mediterranée au Jourdain pour en faire un état juif, il croyait avant tout à ce qu'il appelait «la force de l'épée» pour assurer l'avenir d'Israël. Aussi a-t-il tout de suite choisi la carrière militaire: engagé dans la Hagannah à 20 ans, pour la première guerre israélo-arabe, il commet son premier massacre en 1953 à la tête d'une unité des Forces spéciales en rasant le village de Kibya en Jordanie: 69 civils sont alors tués dans le dynamitage des maisons. Il deviendra un héros lors de la guerre des Six Jours en participant à la prise du Sinai et augmentera encore son prestige en 1973 en franchissant le canal de Suez, à la tête de ses parachutistes.

Un prestique qui lui ouvre aussitôt les portes de la Knesset pour le parti de droite nationaliste Likoud, puis celles du gouvernement en 1977. Comme ministe de l'agriculture, il lance une politique d'extension massive des colonies juives en Cisjordanie et dans la bande de Gaza occupées. Colonisation active et chasse aux Palestiniens seront, jusqu'à sa mort cérébrale en 2006, les deux piliers de son action politique. C'est lui qui inventa dès 1974 l'installation « coup de poing » de ce qu'il appelait des « avant postes » de colons dans les territoires palestiniens occupés. 

Même après les accords d'Oslo en 1993, alors qu'Israël est sensé négocier une solution définitive basée sur le concept de «la paix contre les territoires», il lance ce mot d'ordre aux jeunes du Likoud: «Occupez les collines, installez des avant-postes partout!», continuant la politique du fait accompli.

Sabra et Chatila

Son pire forfait aura été, en 1982, alors qu'il était ministre de la Défense de Menahem Begin, l'invasion du Liban, le siège de Beyrouth où il tente plusieurs fois de tuer Yasser Arafat en bombardant les immeubles où il est supposé être, et surtout, horreur parmi les horreurs: les massacres de Sabra et Chatila. Dans ces deux camps de réfugiés palestiniens de la banlieue sud de Beyrouth, il laisse ses alliés phalangistes libanais massacrer du 16 au 18 septembre plus de 3000 civils –les combattants palestiniens ayant été évacués par la France et l'Italie quelques jours plus tôt.

A lire: Massacres de Sabra et Chatila, 30 ans d'impunité

Ce crime, dont il est tenu pour responsable par l'ONU et par la Commission d'enquête israélienne ne l'empêchera pas de poursuivre une brillante carrière politique jusqu'au poste de Premier ministre qu'il occupe de 2002 jusqu'à sa mort cérébrale en 2006.

Entre temps il aura eu la satisfaction de contribuer à la mort de son ennemi de toujours, le président de l'OLP et de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat, qu'il avait enfermé dans sa résidence de la Moukata à Rammallah, encerclée par l'armée israélienne et régulièrement bombardée.  

Sans pitié et pragmatique

Ariel Sharon n'était pas seulement un guerrier sans pitié. Il était aussi un fin politique et un pragmatique. Ainsi réussit-il à faire passer pour un geste de paix le désengagement des colons de la bande de Gaza, opéré en 2005 de façon unilatérale, sans concertation avec l'OLP. Résultat: ce territoire - «64 ans de problèmes pour Israël» disait-il – est passé sous contrôle du parti islamique Hamas, consacrant une dangereuse division territoriale et politique de la Palestine et un affaiblissement de l'OLP.

Ce geste, alors salué comme courageux, en accompagnait un autre: la construction d'un immense mur de béton et de barbelés enserrant les territoires palestiniens, les grignotant, les disséquant, séparant hommes et terres et mettant gravement en question la viabilité d'un Etat palestinien.

Quant à savoir si Sharon aurait, comme il le promettait alors, poursuivi le démantèlement des colonies en Cisjordanie même, on ne le saura jamais. Une chose est certaine: il a, par son action, considérablement aggravé la situation. Cela d'autant plus qu'il laisse Israël aux mains de politiciens plus extrémistes encore puisque son successeur, Benjamin Netanyahu, n'a rien trouvé de mieux que de s'allier aux ultra-nationalistes de Lieberman et aux colons. C'est avec eux, aujourd'hui, que Mahmoud Abbas est sommé de faire la paix...

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 09:11

 

 

Municipales à Dieppe : EELV et le Parti Gauche se rallient à Jumel (PCF)

Publié le 11/01/2014 à 15H17

 

Selon "paris-Normandie du 11 janvier 2014, le PG et EELV qui voulait présenter une liste contre la liste de rassemblement de Sébastien Jumel PCF pour cause de désaccords sur l'attitude des communistes parisiens qui s'sassocient à Anne Hidalgo (PS) qui aura tenu compte des exigences communistes pour la nouvelle mandature, le PG et EELV locaux Dieppois se rallie finalement à l'ambition prônée par le PCF et le Front de gauche pour les municipales : rassembler partout le plus largement possible pour construire des majorité municipales contre les politiques d'austérité. On peut néanmoins s'interroger sur ce revirement dû peut-être à l'hostilité rencontrée dans la ville par les forces vives d'une telle intention de diviser la gauche face à l'objectif de revanche de la droite dieppoise. mais cela pose une autre question : Les militants du Parti de guche qui "s'écarte" de la "ligne" définie par Jean-Luc Mélenchon seront-il eux aussi, exclu du Parti prochainement ? La réaction du co-Président du PG consacrera soit la fermeté vis-à-vis des "traîtres" soit la,mansuétude qui indiquera que sa ligne d'opposition systématique rencotr des oppositions au sein de Parti de Gauche.

BF

DIEPPE (Seine-Maritime). Candidat à sa succession en mars (23-30) à Dieppe, le maire communisteSébastien Jumel sait désormais pouvoir compter sur le soutien de deux autres partis politiques : Europe Ecologie Les Verts (EELV) et le Front de Gauche (FDG).

"Nos formations politiques, PCF-PG-EELV, font le choix de soutenir et de s'investir dans la démarche de large rassemblement citoyen initié par Sébastien Jumel, Maire de Dieppe", indique dans un communiqué commun, les trois alliés.

 

A Dieppe, EELV et Parti de gauche unis contre… le PCF

LE MONDE | 19.10.2013 à 11h29 |Par Raphaëlle Besse Desmoulières

Abonnez-vous
à partir de 1 €
  Réagir  Classer  

Partager   google + linkedin pinterest

 

Sébastien Jumel, maire PCF de Dieppe (Sainte-Maritime), ici avant l'élection municipale de 2008.

 

Il n'y a pas qu'à Paris que le Front de gauche est mis à rude épreuve. A Dieppe (Seine-Maritime) aussi, les relations entre le Parti communiste et le Parti de gauche ne sont pas au beau fixe. A la tête d'une liste PCF-PS-Verts, le communiste Sébastien Jumel avait repris à la droite, en 2008, cette terre ouvrière perdue en 2001 par le PCF après trente ans de règne.

Le Monde.fr a le plaisir de vous offrir la lecture de cet article habituellement réservé aux abonnés du Monde.fr. Profitez de tous les articles réservés du Monde.fr en vousabonnant à partir de 1€ / mois | Découvrez l'édition abonnés

 

Depuis, la situation à gauche a bien changé et 2014 s'annonce compliquée pour l'édile communiste. Non seulement il pourrait devoir affronter les socialistes au premier tour des municipales mais aussi une liste codirigée par… le PG et EELV. Les deux partis ont officialisé, début octobre, leur volonté de travailler ensemble pour les municipales. Une alliance qui ne serait pas une première – ce sera aussi le cas dans d'autres villes, comme Rennes – mais qui serait pour le moins surprenante car dirigée contre un maire PCF.

 LA QUESTION DU NUCLÉAIRE

"A Dieppe, le Front de gauche existe mais on a du mal à se faire reconnaître au sein de ce collectif", déplore Florent Bussy du PG. Ce dernier précise cependant ne pas être "en conflit" avec le maire. "Nous n'avons pas pour objectif de nousassocier à un quelconque front contre Sébastien Jumel, assure-t-il. Nous ne sommes pas pour diviser la gauche mais pour faire gagner une gauche sur des sujets fondamentaux comme l'écologie ou la démocratie participative."

Le rapprochement entre les écologistes et le parti de Jean-Luc Mélenchon s'est notamment fait sur la question du nucléaire. Au sein du Front de gauche, ce sujet est une divergence assumée entre PCF et PG. Au moment de la présidentielle, il a été tranché par la proposition d'un référendum.

A Dieppe, le sujet divise d'autant plus que la centrale nucléaire de Penly est à quelques kilomètres et qu'un projet de réacteur nucléaire EPR y a été envisagé avant d'être abandonné. "Au-delà de cette question qui ne relève pas de la mairie, il y a celle, plus large, de la transition énergétique : le bio à la cantine, la rénovation thermique ou encore la place de la voiture en ville", explique l'écologiste Frédéric Weisz, qui conduirait la liste.

FAIRE MONTER LES ENCHÈRES

Si EELV et le PG cherchent pour l'instant à faire monter les enchères, ils pourraient bien mettre leurs menaces à exécution s'ils n'obtenaient pas satisfaction. "Ce que l'on veut, c'est améliorer un programme, reconnaît M. Bussy.Encore faut-il que le maire soit prêt à nous écouter et à nous donner les moyens de mettre nos propositions en oeuvre." M. Weisz semble moins allant : "Si Sébastien Jumel se découvre une âme écolo et qu'il dit banco à toutes nos propositions, on en discutera."

L'intéressé balaie le sujet d'un revers de la main. "Ça ne m'empêche pas dedormiraffirme M. Jumel. Ils essaient d'exister mais on mène des combats communs et on se rassemblera." S'il veut conserver son siège à l'heure où sa mairie aiguise les appétits, ce sera en effet un préalable.

Repost 0
Published by bruno fornaciari
commenter cet article
12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 08:37

Après huit ans de coma et «  une vie tout entière consacrée au combat contre les Arabes  », Ariel Sharon est mort. Le général israélien s’était-il«  soudainement converti au pacifisme, avec le retrait unilatéral de Gaza, à la fin de l’été 2005  »  ? Dominique Vidal réfutait cette thèse en février 2008.

Saint Sharon

par Dominique Vidal, février 2006

« Deux poids, deux mesures » : cette expression caractérise à merveille la couverture médiatique comparée de l’attaque cérébrale du premier ministre Ariel Sharon et de la maladie, puis de la mort, de l’ancien président Yasser Arafat, en novembre 2004. La disparition du premier représenterait une « menace pour la paix », quand celle du second éliminait un « obstacle à la paix ».

Paradoxal échange de rôles. Abou Ammar a conduit l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) de la lutte armée, parfois terroriste, pour la disparition d’Israël au combat politique et diplomatique afin de créer à ses côtés un Etat palestinien indépendant. Le vieux général, lui, a pris part à toutes les guerres d’Israël, y compris cette guerre que représenta la colonisation dont il fut l’architecte. Et il a attaché son nom à une série de massacres (1) : les médias mentionnent souvent ceux de Sabra et Chatila, perpétrés par les Forces libanaises avec la complicité de ses hommes, plus rarement les autres commis par eux seuls : Kibya (1953), la passe de Mitla (1956), la bande de Gaza (1971), sans oublier la reconquête sanglante de la Cisjordanie (2002).

Certes, mais le « bulldozer » se serait soudainement converti au pacifisme, avec le retrait unilatéral de Gaza, à la fin de l’été 2005.« Erreur d’optique, répond l’historien israélien Tom Segev : il n’y avait pas de “nouveau Sharon” se révélant, au soir de sa vie, (...) épris de paix. Ariel Sharon est demeuré identique à lui-même : un général qui regarde les Palestiniens à travers le viseur de son fusil et qui les considère comme des ennemis et non des partenaires (2). » Pour l’ex-ambassadeur à Paris Elie Barnavi, « le revirement assez spectaculaire (...) dans les commentaires est plus éloquent sur le sérieux d’un certain journalisme que sur l’évolution objective de l’ancien premier ministre (3) ».

La guerre, dixit Clausewitz, est « la continuation de la politique par d’autres moyens ». Digne héritier et de David Ben Gourion et de Zeev Jabotinsky, le premier ministre a inversé la maxime. Elu début 2001, il croyait encore que « la guerre d’indépendance de 1948 n’est pas achevée (4) ». Après avoir, deux ans durant, appliqué ce programme au premier degré en reprenant le contrôle total de la Cisjordanie, il a dû le mettre en œuvre au second : pour tenir compte de deux défis, l’un structurel et l’autre conjoncturel.

Les démographes le prédisaient : le « Grand Israël » comptera sous peu une majorité arabe. Terrible dilemme pour Israël, que sa Loi fondamentale définit comme « juif et démocratique » : ou bien il privilégiera le second terme et perdra son caractère juif, ou bien il entendra conserver celui-ci et ne pourra être démocratique. Pour échapper à ce piège, il lui faut soit admettre à ses côtés un véritable Etat pour les Palestiniens, soit expulser massivement ces derniers. M. Sharon écarte la première solution et sait la deuxième actuellement impraticable. Il en a donc imaginé, dès 1998, une troisième : la formation, sur la bande de Gaza et sur la moitié de la Cisjordanie comprise à l’intérieur du mur, de quatre enclaves palestiniennes, Israël annexant le reste, notamment les blocs d’implantations qui rassemblent 80 % des colons.

D’où l’idée du retrait unilatéral de Gaza, geste sans précédent mais surtout étape vers cette nouvelle forme de l’hégémonie israélienne sur la Palestine. Stratégique, la manœuvre comporte une dimension tactique. M. Sharon l’amorce en 2004 parce qu’il mesure son isolement. En Israël d’abord, dont l’opinion se lasse du conflit. A l’étranger, ensuite. Le 9 juillet, la Cour internationale de justice (CIJ) décrète le mur illégal et en ordonne la destruction ; le 20, l’Assemblée générale des Nations unies approuve cette décision par 150 voix pour, 6 contre et 10 abstentions. Si tous les membres de l’Union européenne votent la résolution, c’est que 59 % de leurs citoyens placent Israël en tête des Etats qui « menacent la paix dans le monde (5) ». Tel-Aviv redoute des pressions de Washington. Et le Quartet (Nations unies, Etats-Unis, Union européenne et Russie) appelle Israël à se plier aux exigences de sa « feuille de route », le gel de la colonisation devant récompenser la trêve obtenue par M. Mahmoud Abbas.

« Le sens du plan de désengagement [de Gaza] est le gel du processus de paix, confiera M. Dov Weissglas, le plus proche conseiller du premier ministre israélien. Quand vous gelez ce processus de paix, vous empêchez la création d’un Etat palestinien et vous empêchez une discussion sur les réfugiés, sur les frontières et sur Jérusalem. (...) Le désengagement, (...) c’est la dose de formol nécessaire pour qu’il n’y ait pas de processus politique avec les Palestiniens (6). » Seize mois plus tard, cette analyse apparaît prémonitoire : le Quartet se tait, et l’Union européenne va jusqu’à dissimuler son propre rapport sur l’annexion israélienne de Jérusalem-Est. Bref, nul n’importune plus Israël avec la « feuille de route »...

Le prestidigitateur a réussi. Spectaculairement mis en scène, le départ des 8 000 colons de la bande de Gaza a hypnotisé la planète, désormais aveugle, sourde et muette face au sort des Palestiniens. Pourtant La Paix maintenant estime que le nombre de colons a augmenté de 6 100 par rapport à l’an dernier, avec un total de 250 000 en Cisjordanie (7). Cette dernière sera littéralement coupée en deux par l’élargissement de Maale Adoumim. La construction du mur s’accélère, près de la moitié étant achevée ou en voie de l’être, complétant l’encerclement de Jérusalem-Est (8). L’armée multiplie bombardements et assassinats, sans oublier bouclages et humiliations aux 750 barrages. Mais silence : qu’importent le droit international, les résolutions des Nations unies, l’établissement d’un Etat palestinien sur l’ensemble de la Cisjordanie et de la bande de Gaza avec Jérusalem-Est pour capitale puisque... la paix est en marche.

Longtemps, la politique proche-orientale de la France s’aligna sur celle d’Israël : au souvenir culpabilisant du rôle de Vichy dans le génocide nazi s’ajouta bientôt le combat contre le nationalisme arabe à Alger, donc au Caire. De Gaulle opéra un tournant lors de la guerre de juin 1967, sûr qu’Israël allait « organiser, sur les territoires qu’il a pris, l’occupation qui ne peut aller sans oppression, répression, expulsions ; et il s’y manifeste contre lui une résistance qu’à son tour il qualifie de terrorisme ». Ses successeurs Georges Pompidou, Valéry Giscard d’Estaing et, pour l’essentiel, François Mitterrand s’en tinrent à cette « politique arabe », convaincus que seule l’autodétermination des Palestiniens trancherait le nœud gordien de la région.

D’abord fidèle à cette orientation, le président Jacques Chirac en suit-il soudain une autre, et pourquoi ? D’évidence, le tapis rouge déroulé, en juillet dernier, sous les pieds du premier ministre Ariel Sharon, jusque-là persona non grata, matérialisa un virage. L’hôte de l’Elysée n’a pas, en effet, attendu l’hospitalisation de M. Sharon pour chanter les louanges de cet « homme de paix », avec il est vrai quelque retard sur M. George W. Bush.

Au-delà des hypocrisies, frappe surtout le contraste entre le bruyant silence de Paris sur la répression en Palestine et sa coopération de plus en plus étroite avec Tel-Aviv, rythmée par des échanges ministériels incessants. La participation de deux grandes entreprises françaises, Alstom et Connex, à la construction du tramway reliant Jérusalem aux colonies – que la France a toujours considérées comme illégales – de Pisgat Zeev et de French Hill relève de la schizophrénie. Et que dire du séjour à Paris, en décembre dernier, à l’invitation de M. Nicolas Sarkozy, du ministre israélien de la sécurité publique Gideon Ezra et du chef de la police israélienne Moshe Karadi afin, selon Haaretz,d’exposer « à leurs homologues français la leçon qu’ils tirent de la répression des émeutes dans leur propre pays (9) » ? Les Français, ajoutait malicieusement le quotidien, sont « vivement intéressés par le savoir-faire israélien en la matière »...

L’enjeu dépasse évidemment le Proche-Orient : champion, en 2003, des opposants à l’aventurisme du président Bush, M. Chirac, dès 2005, compose avec lui. De l’Afghanistan à l’Iran, il suit les Etats-Unis, voire les précède – comme sur le dossier libano-syrien. Et sur la question palestinienne ? Gageons qu’au renoncement géopolitique se mêlent des préoccupations plus politiciennes. Sans doute les dirigeants français, obsédés par les échéances électorales, cèdent-ils peu ou prou au chantage qui, depuis cinq ans, présente quiconque critique la politique d’Israël comme antisémite (10). Si ces campagnes n’ont guère eu de prise sur l’opinion, la classe politique et médiatique s’y révèle plus sensible. De là à transformer un criminel de guerre en saint...

Dominique Vidal

Journaliste et historien, coauteur avec Alain Gresh de l’ouvrage Les 100 Clés du Proche-Orient, Fayard, Paris, 2011.
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 01:15
Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans SANTE
commenter cet article
11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 22:44

Ce militaire réctionnaire passé à la politique aura été l'artisan de la colonisation israëlienne et de l'implantation des colonies dans les terrotoires palestiniens. Il aura été aussi l'assassin en chef, par procuration, de centaines de réfugiés palestiniens dont des femmes des enfants et des vileillards au camp de Chabra et de Chatilla,  On retiendra de cet être sanguinaire, qu'il aura passé sa vie à supprimer celle des autres.

Les démocrates ne verseront pas une larme. Si certains lui rendront hommage, d'autres iront cracher sur sa tombe.

 

 

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 10:31

LES VOEUX DU PRESIDENT


EN OR POUR LES ACTIONNAIRES

PEAU DE CHAGRIN POUR LES SALARIE-ES

 

 

En guise de vœux, François Hollande a choisi son camp. Les salarié-es, les précaires, la jeunesse ne seront pas « servis ». Il confirme qu'il persévère et ne changera rien de cette politique qui échoue depuis plus de vingt ans : moins de charges pour les entreprises pour soit disant plus d'emplois. On connaît le résultat : toujours plus de bas salaires, de précarité et de chômage. Toute la presse souligne le tournant à droite. Jean-Pierre Raffarin et Valérie Pécresse, tous deux à l'UMP, se réjouissent. Pierre Gattaz, le patron des patrons, s'est déclaré « satisfait » et a « applaudi » ; il a même des idées pour aller plus loin ! . La majorité des Français et des Françaises voient par contre se profiler une année 2014 inquiétante.

 

Un marché de dupes : le pacte de responsabilité


François Hollande n 'a pas pu annoncer la réalisation de sa promesse 2013 : l'inversion de la courbe du chômage. Et pour cause, celui-ci augmente. Il a, par contre, proposé un pacte de responsabilité aux entreprises : l’État baisse encore ce qu'ils continuent d'appeler le « coût du travail » en échange d'hypothétiques embauches, sans contraintes pour les entreprises. Après les 20 milliards de cadeaux en 2013 (le crédit compétitivité emploi), nous payerions de nos poches 50 nouveaux milliards. Et Pierre Gattaz (MEDEF) ,demande encore un effort pour arriver à 100 milliards !

 

Augmenter la TVA pour payer les cadeaux des patrons.


Depuis ce 1er janvier, avec l'augmentation de la TVA, le plus injuste des impôts, c'est une nouvelle ponction de 6 milliards qui est opérée sur le pays. La charge fiscale s'est accrue de 60 milliards en trois ans. Comme toujours, ce sont les familles les plus simples, les plus modestes qui supportent l'essentiel de l'effort exigé. Tout ça pour rembourser les banques, tout ça pour financer de nouvelles exonérations aux fortunés au nom de la « compétitivité ».

10 centimes pour le SMIC, merci l’aumône


Le gouvernement a osé le faire. Il n'y aura pas de coup de pouce pour les Smicards cet hiver, jugeant la hausse légale du SMIC suffisante. Cela fera 10 centimes de plus l'heure ! C'est d'autant plus scandaleux que les arguments avancés par le gouvernement reprennent directement le refrain patronal. Alors que les 500 plus grandes fortunes de France ont prospéré au rythme annuel de + 25% en 2012 ! Gagnant ainsi en valeur quelque 66 milliards d’euros en un an, pour atteindre 330 milliards d’euros au total, principalement en « biens professionnels » (39%) et en « actifs financiers » (28%), ceux là même que le travail des smicards notamment, leur permet d’accumuler.

 

Tout cela est désolant. Et il n'est pas question de s'y résigner. L'année 2014 sera pour nous une année de luttes et de mobilisations pour reconstruire les solutions de justice et de solidarité qu'attend le pays et que manifestement la politique présidentielle ne lui apportera plus.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 09:20
Par Politis.fr - 9 janvier 2014

Immunité de Dassault : et le responsable est…

Qui est le sénateur socialiste qui a voté contre la levée de l’immunité de Serge Dassault ? Qui est celui qui s’est abstenu ? Depuis l’annonce, hier, du vote du bureau du Sénat s’opposant à la levée de l’immunité parlementaire du sénateur UMP de l’Essonne par 13 voix contre 12 et une abstention, la question est posée par de nombreux politiques et médias (par exemple ici, ou encore ici). Car ce vote s’est déroulé à bulletin secret, contrairement à tous les principes d’une démocratie représentative qui imposent aux élus la publicité de leurs votes afin que les « représentés » puissent leur demander des comptes. 
Suite au recoupement réalisé par le tumblr "Qui a sauvé Dassault ?", et sous réserve que les sénateurs interrogés n’ont pas menti, les coupables seraient…(roulement de tambour)… Alain Anziani, sénateur (PS) de la Gironde, et Jacques Gillot, sénateur (divers gauche), membre de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, et président du conseil général de la Guadeloupe. À gauche, ce sont les deux seuls élus qui ont refusé de faire connaître leur vote. 

Alain Anziani

S’il n’est pas question de jeter l’opprobre sans preuve, le « cas Alain Anziani » intrigue. Un petit tour sur sa page Wikipedia ne peut ainsi que mettre la puce à l’oreille. Le questeur du Sénat, « rapporteur du projet de loi relatif à la lutte contre la fraude fiscale et la grande délinquance financière », est aussi candidat à Mérignac (Gironde) pour les prochaines municipales. Or, toujours selon Wikipedia, il est en charge, pour sa ville et la communauté urbaine de Bordeaux, « de Bordeaux Aéroparc, parc industriel et scientifique dédié à l’aéronautique ». Un article du quotidien Sud Ouest ayant pour sujet la présentation de sa liste dans la brasserie « Lulu dans la prairie » à Mérignac nous informe en outre que le lieu a été choisi à dessein : « On est ici en plein cœur d’une zone en développement. Thales a choisi de s’y implanter, avec 2 000 emplois à la clé. Et Dassault pourrait de son côté construire un nouveau hangar. » Voilà qui ne tombera pas dans l’oreille d’un sourd…

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article
10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 05:07

Nouveau tournant … libéral


Francois-Hollande-prone-une-profonde-reforme-de-l-Etat_article_popin

par Patrick le Hyarick directeur de "l'Humanité"

 

 

On n’a sans doute pas assez mesuré à gauche la nature de l’exposé des vœux du Président de la République.

 

Il s’est agi de la déclinaison d’un programme politique, marquant un nouveau tournant à droite, pleinement assumé.

 

F Hollande n’a même pas pris le temps de  se référer à ses concitoyens qui travaillent dur, à celles et ceux qui sont privés d’emploi ou qui galèrent entre précarité et chômage, aux jeunes, inquiets pour leur avenir. Il ne leur a demandé que « plus d’efforts » parce que paraît-il, «  la crise s’est révélée plus longue et plus profonde que nous l’avions nous-mêmes prévu ». Ah bon ! Curieuse révélation !

 

S’il a été élu, ce n’était pas pour mesurer la longueur de la crise, mais pour en sortir en tournant le dos aux politiques d’austérité de la droite sarkozyste, qui, partout en Europe, font tant de mal aux populations. Sans rire, le Président s’est permis de déclarer que « les impôts sont devenus trop lourds, à force de s’accumuler », la veille où il faisait augmenter le plus injuste d’entre eux : la TVA cette sorte de racket d’état, non pas pour remplir les caisses de l’Etat, mais pour financer son fameux « pacte de compétitivité » qui n’est que l’autre nom d’un cadeau annuel de vingt milliards d’euros transférés aux grandes entreprises, sans contrepartie.

 

En vérité, durant cette cérémonie des vœux, le Président, F. Hollande a poursuivi son inquiétante mue du socialisme vers  le libéralisme. Certains qualifient ces choix de social-démocrate. On en est plus là. Ce n’est même plus du social-libéralisme car le « social » a disparu. Il a fini de tourner le dos au fameux discours du Bourget contre la finance pour commencer à expliciter la mise en œuvre des orientations des institutions de l’Europe ultralibérale :

baisse des crédits publics de l’Etat,

de la sécurité sociale et des collectivités   territoriales,

poursuite du démantèlement du droit du travail,

nouvel abaissement de la fiscalité des entreprises. 

 

« Nous devons faire des économies partout où ce sera possible. C’est vrai pour l’Etat, pour les collectivités locales…et pour la sécurité sociale, qui doit en terminer avec les excès et les abus ». Dans son élan il a failli reprendre le vocabulaire de la droite qui parle des « assistés »  Bref, il s’agissait bien plus d’aveux sur la réalité d’une politique libérale que de vœux pour faire vivre la solidarité et la justice sociale et fiscale.

 

Ce programme va être explicité tout au long de ce mois de janvier. Et F. Hollande envisage même de l’appliquer par « ordonnances ». Ainsi il ne veut aucun débat à gauche au sein du Parlement. C’est le passage accéléré à l’acte de ce que P. Moscovici a  qualifié il y a un an de « révolution copernicienne » du parti socialiste. En vérité, les militants socialistes ne sont en rien associés à tous ces reniements qu’ils apprennent comme tout le monde à la télévision. Après le « crédit d’impôt compétitivité », c’est un nouveau pacte avec le grand patronat qui va répondre du nom fumeux de « pacte national de responsabilité », une trouvaille qui « va très bien » au président du Medef. Ce dernier s’est empressé, le surlendemain de cette annonce, de courir à l’Elysée pour en définir les modalités. Il s’agit d’exonérer à terme  le patronat du paiement de sa part des cotisations famille et maladie de la protection sociale. Nouveau cadeau de 37,7 milliards d’euros pris sur les droits des salariés. Le projet à terme est de parvenir à ce que les employeurs ne participent plus au financement de la protection sociale. C’est ce que veut Mr Gattaz qui, tout en félicitant F. Hollande, réclame un allègement des contributions patronales de 100 milliards d’Euros qui ne sont en réalité que du salaire différé. Ceci aboutira évidemment à mettre à bas l’une des avancées phare du programme du Conseil national de la résistance, mise en place sous l’égide du général De Gaulle par le ministre communiste Ambroise Croizat, dans un pays ruiné. Pour combler les déficits ainsi créés, on imagine en haut lieu une nouvelle augmentation de la TVA ou de la contribution sociale généralisée.

 

Avec de nouvelles réductions des dépenses publiques, c’est la solidarité nationale qui subirait de nouveaux coups de boutoir. Tout le monde sait pourtant que le marché proposé par F. Hollande au patronat et à la grande oligarchie est un marché de dupes : « moins de charges sur le travail, moins de contraintes sur les activités » en contrepartie de « plus d’embauches et plus de dialogue social ». Cela fait près de quarante ans que cette logique est à l’œuvre avec les désastreux résultats que l’on connaît.

 

Que les baisses des coûts du travail d’aujourd’hui soient  les profits de demain de l’oligarchie est incontestable. Mais il est totalement faux de laisser penser qu’ils feront les emplois d’après demain. Dans ce monde de la « concurrence »  tous les salaires et les droits sociaux sont attaqués partout.

 

Le Président de la République tourne définitivement le dos à tout idéal socialiste pour inscrire encore plus la France dans la « compétitivité » de la loi de la jungle du capitalisme mondial au lieu de faire ce qu’il avait annoncé il y a deux ans dans son discours du Bourget. Sa mue intervient sans proposer de débat au sein du parti socialiste et encore moins dans la gauche, sans les syndicats, mais avec le président du Medef. Il a annoncé une initiative européenne avec Mme Merkel.

 

Quelle initiative lorsque l’on sait que la chancelière allemande se bat pour un nouveau traité après les élections européennes pour instaurer un système de pilotage automatique des budgets d’austérité nationaux depuis Bruxelles ?

 

L’heure est à développer sans attendre la contre offensive contre ce nouveau tournant libéral. Cela passe par des explications, des débats, des actions unitaires, populaires, larges pour changer de politique avec le retour aux idéaux de la gauche. Ceux de la justice, de la solidarité, qui passent par une égale répartition des richesses.

 

Ensemble, militants syndicaux, associatifs, du Front de gauche mais aussi socialistes, écologistes ou républicains, attachés à l’égalité et la justice, unissons-nous et tournons nous hardiment vers nos concitoyens pour avec eux sortir le pays de l’ornière des inégalités  et du chômage dans laquelle il s’enfonce.

Repost 0
Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
commenter cet article

BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

Recherche

Texte Libre