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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 09:14

 

SOCIAL-ECO -  le 17 Octobre 2013

 

Réforme du ferroviaire: "Un projet de loi à modifier en profondeur"

Quinze vice-présidents aux transports des régions françaises prennent position dans une tribune que nous publions ici.

Pour satisfaire de manière durable les besoins grandissants de mobilité de nos concitoyens, du transport des marchandises par le rail, notre pays, ses territoires ont besoin d’une réforme ambitieuse du système ferroviaire. Pour atteindre les objectifs de réduction des Gaz à Effet de Serre, pour réussir la transition énergétique il est indispensable de donner au rail et au service public les moyens d’une nouvelle efficacité. Alors que depuis des mois s’exprime  dans les milieux syndicaux, associatifs et les parti politiques de gauche et écologiste, l’exigence d’une réforme structurelle et financière ambitieuse, force est de constater, qu’en l’état, le projet de loi portant sur la  réforme du Ferroviaire n’est pas à la hauteur des défis à relever.

L’absence de réponse aux questions majeures du désendettement du système ferroviaire et de la mise en place de financements nouveaux, pérennes, dynamiques compromet une rénovation en profondeur du Service Public  Ferroviaire voyageur et Fret. Sur la transition écologique, l’aménagement du territoire, le social, les financements c’est une réponse à courte vue qui est proposée. Alors qu’avec l’Association des Régions de France et de nombreux  parlementaires de sensibilité diverses, s’affirme la demande d’un rôle nouveau de l’Etat, de la représentation nationale mais aussi des Régions décidant réellement de la politique ferroviaire, des investissements nécessaires pour le réseau et le matériel, ce projet continu de déléguer les responsabilités stratégiques aux nouveaux établissements publics mis en place.

L’adoption d’une réforme du système ferroviaire doit être l’occasion de choix majeurs concernant le désendettement et le financement pérenne du système ferroviaire, les rapports entre l’État, la représentation nationale, les  Régions et l’entreprise publique. A l’Etat la stratégie, la définition des moyens financiers, à l’entreprise publique le fonctionnement du système, aux Régions et à la représentation nationale d’être présentes au sein de la  gouvernance. Le projet présenté au Conseil des ministres du 16 octobre 2013 ne traite pas de ces questions majeures. De plus le projet de réunification proposée ne garantit pas une réelle intégration et efficacité réelle du  système. Il suscite des inquiétudes légitimes sur les questions sociales et la marche vers l’ouverture à la concurrence, alors que les textes européens qui s’imposent aujourd’hui à la France ne prévoient qu’une séparation  comptable et n’oblige pas la mise en concurrence.

Cette réforme doit être l’occasion, au moment où la Commission européenne pousse les feux d’un 4ème paquet ferroviaire, de mettre en conformité le texte avec le discours du ministre des transports prononcé le 30 octobre dernier affirmant qu’une nouvelle étape d’ouverture à la concurrence n’était pas une priorité pour la politique du gouvernement français. Forts de nos expériences régionales, nous ne nous résignons pas, nous affirmons qu’une  réforme plus ambitieuse du système ferroviaire est possible.

Nous proposons:

  • La réunification réelle du système ferroviaire dans un pôle public intégré,
  • Un rôle nouveau de l’Etat, des Régions et de la représentation nationale dans la définition et le pilotage de la politique ferroviaire,
  • Une véritable coopération entre l’Etat et les Régions pour définir les grandes orientations en matière d’entretien de modernisation du réseau, de définition des dessertes et d’investissement sur le matériel
  • Le vote d’une loi d’orientation définissant un schéma national des dessertes ferroviaires de voyageurs et de programmation pour financer la rénovation et la modernisation du réseau et l’investissement dans du nouveau  matériel roulant pour remplacer les trains corail à bout de souffle,
  • L’engagement concret du processus de désendettement du système ferroviaire,
  • La création d’un livret d’épargne sur le même principe que le livret A pour mobiliser l’épargne populaire afin de moderniser et développer les infrastructures ferroviaires,
  • L’instauration d’un prélèvement sur les bénéfices des sociétés autoroutières, dédié au financement du TER et cela sans attendre la reprise de la gestion publique des autoroutes que nous préconisons,
  • L’instauration d’un versement transport régional
  • L'affectation des recettes de la taxe poids lourds au financement des modes de transports de marchandises alternatifs à la route,
  • La mise en place d’un pôle public bancaire au service d’un système ferroviaire structurant pour la vie quotidienne de la population comme pour le développement économique et l’aménagement du territoire,
  • Le retour de la TVA à 5% au lieu de 10%, les transports collectifs étant un besoin de première nécessité.

Les questions en jeu sont d’une telle importance qu’elles appellent un débat public, qui dépasse le cercle de spécialistes. Nous appelons aux rassemblements et aux actions les plus larges sur tous les territoires, des usagers,  des élus, des cheminots… L’examen prochain du projet de loi par le Parlement doit permettre des modifications en profondeur, des améliorations significatives et le traitement des questions oubliées notamment au plan financier et social.

Paris, le 16 octobre 2013.

  • Signataires:

Luc Bourduge Vice-président région Auvergne, Jean Paul Pinaud Vice-président région Bourgogne, Gérard Lahellec Vice-président Région Bretagne, Jean Michel Bodin Vice-président région Centre, Pierre Mathieu Vice-président  Région Champagne-Ardenne, Alain Fousseret Vice-président région Franche- Comté, Pierre Serne Vice-président Région Ile-de-France, Patrick Hatzig Vice-président région Lorraine, Charles Marziani Région Midi-Pyrénées, Pierre  Mouraret Vice-président région Basse Normandie, Noël Levillain Vice-président région Haute- Normandie, Gilles Bontemps Vice-président région Pays de la Loire, Daniel Beurdeley Vice-président région Picardie, Françoise Coutant Vice-présidente région Poitou-Charentes Jean Yves Petit Vice-président région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 08:45

 

Les flots noirs de la misère et de la richesse, l'éditorial de Patrick Apel-Muller

 

 

Lampedusa n’en peut plus des vagues de cadavres qui battent ses côtes. L’île reste le rivage le plus proche du continent le plus démuni d’où partent les bateaux des trafiquants d’hommes, embarcations précaires, bourrées jusqu’à la dernière soute de souffrances et d’espérances. Là, l’Afrique saigne, perdant des énergies et des vies, drossées contre la forteresse Europe. L’inanité de la mondialisation capitaliste, l’hypocrisie de ses thuriféraires se lisent en corps noirs sur du sable blanc.

Cette île pourrait cultiver sa mémoire et la beauté des eaux bleues. Elle est brutalement renvoyée à la phrase de Visconti dans son célèbre film : « Nous fûmes les guépards et les lions ; ceux qui nous remplaceront seront les chacals et les hyènes. » Eh bien non ! Les habitants de cette pointe avancée de l’Italie ne cèdent pas à la tentation de se remparer, à une quiète cécité, au rejet de l’autre. Ils lancent au contraire une protestation qui sonne haut en direction des puissants de ce monde, des indifférents de Bruxelles, des adeptes de cette concurrence libre et non faussée qui écrasent les peuples et rejettent les êtres. Dans ces temps où surgissent des pensées barbares, où à Moscou resurgit le spectre des pogroms contre les Caucasiens, où des complaisances se révèlent à l’égard des Bruns Marine, où des ministres se prétendent de gauche pour faire admettre l’arrachement d’enfants à leur école afin de les renvoyer à des pérégrinations miséreuses, il est des consciences qui résistent. 
En commun contre le repli des communautés.

La Journée mondiale contre la misère a trouvé, hier, quelques échos. Avec ces chiffres qui font frémir tel le nombre de SDF croissant de 50 % en France dans les dix dernières années. Mais rarement le dessous des cartes aura été montré. On y croise pourtant des rois et des reines, des as de la finance et des valets dociles. Depuis 2003, la richesse dans le monde a grimpé de 68 % ! Qui l’eût cru à entendre les bons apôtres de l’austérité, des « efforts » et de la réduction du coût du travail ? Jamais la richesse mondiale n’a atteint un niveau aussi haut, note le Global Wealth Report annuel du Crédit suisse qui la chiffre à 241 000 milliards de dollars. Hors 
de l’humaine proportion. C’est aux États-Unis qu’elle 
a le plus augmenté, puis en Chine, en Allemagne et juste derrière, en quatrième position, en France. Mais qui 
le dit sur nos antennes ? Qui relève qu’en Europe, c’est 
la France qui compte le plus de millionnaires, 2,2 millions sur les 32 que compte la planète ?

L’activité humaine crée toujours plus de richesses qui sont toujours plus mal réparties. 46 % de la richesse mondiale appartient à 1 % des ménages tandis que les deux tiers n’en possèdent que 3 %. Ce déséquilibre toujours plus brutal alimente la fuite loin des déserts de la soif, des terres spoliées, des forêts déshéritées, des bidonvilles surpeuplés. Berceau de l’humanité, la Méditerranée se transforme en tombeau. Et les affréteurs des barques sur ce Styx, ce flot des enfers, sont à rechercher dans les oligarchies qui pillent les continents, détruisent les conquêtes de civilisation, emmurent leurs fortunes. Ils ont inventé le slogan creux de l’impôt confiscatoire pour y échapper et conserver 
à l’abri leurs fortunes confisquées à l’aventure humaine.

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 13:52

POLITIQUE -  le 17 Octobre 2013

Comment interpréter la volonté affirmée de réformisme du ministre de l’intérieur ?

Le «réformisme» prôné par Manuel Valls est un contre-réformisme

 

 

Une tribune du philosophe Yvon Quiniou. J’apprends par l’Humanitédu 1er septembre que Manuel Valls se réclame d’un « réformisme assumé et d’une République intransigeante ». Laissons de côté la République, qu’il met à mal, et contentons-nous de parler de son «réformisme». Car c’est là une imposture sémantique, comme on dit, laquelle ne le caractérise pas lui seulement, mais caractérise la majeure partie de la classe politique et les médias dominants, auxquels l’Humanité fait heureusement exception. Car il faut préciser une chose essentielle, dont la méconnaissance contribue à la confusion des débats à ce sujet : il y a en réalité trois réformismes.

Le premier est un réformisme de la méthode : on maintient la fin, celle d’une transformation révolutionnaire, c’est-à-dire complète, du système capitaliste, mais on décide de la faire par des réformes successives, accompagnées en permanence par la sanction du suffrage universel, donc sous une forme démocratique : c’était la position de Jaurès, partisan du communisme, il faut le rappeler, mais partisan aussi d’un « évolutionnisme révolutionnaire » dont l’idée lui a été inspirée, on ne le sait pas assez, par Marx lui-même préconisant, en matérialiste conséquent hostile à l’utopie, dès 1852, des « évolutions révolutionnaires » pour aller au communisme, et dont Engels, à la fin de sa vie, était le ferme et lucide soutien. Il peut donc y avoir, et je le dis, il doit y avoir un réformisme révolutionnaire, dont les partis communistes occidentaux ont été objectivement partie prenante, comme le PCF en 1936, en 1946 ou en 1981, même si leur objectif réel n’a pas été atteint, loin de là.

Mais il y a aussi un réformisme de la fin : on refuse de changer le système social, capitaliste en l’occurrence, mais on entend malgré tout l’améliorer de l’intérieur, par des réformes progressistes (j’y insiste) visant à apporter un « mieux » au monde du travail dans toute une série de domaines : niveau de vie, droits sociaux, libertés politiques (comme le droit de vote accordé aux femmes), réduction des inégalités de richesse par l’impôt, etc.

Les syndicats ont apporté leur soutien à tout cela, qui aura caractérisé la social-démocratie au XXe siècle dans ce qu’elle a eu de positif. C’est ce réformisme qu’ont adopté, progressivement et inégalement selon les pays (Mitterrand et Olof Palme demeuraient, eux, disaient-ils, des socialistes), les partis sociaux-démocrates membres de la IIe Internationale, au point de s’être transformés aujourd’hui en partis sociaux-libéraux, ce qui n’est pas du tout la même chose et constitue une rupture fondamentale dans la doctrine de ces partis et donc dans leur identité politique effective.

D’où une troisième définition du réformisme, qui constitue l’imposture sémantique fondamentale qu’incarne Manuel Valls mais, plus largement, le PS actuel, laquelle consiste à faire passer pour des réformes, avec le sens positif qui est normalement attaché à ce terme et peut le rendre attractif, ce qui n’est que des contre-réformes : des réformes, si l’on y tient, mais au sens de transformations régressives (et non progressistes comme ce terme le suggère normalement), qui n’ont d’autre effet, sinon pour but, que de détériorer la condition des salariés dans leur ensemble, qu’ils soient du public ou du privé, au profit du capital. Baisse du niveau de vie, recul de l’âge de la retraite à taux plein, précarisation du statut des travailleurs, diminution effective du droit à une santé gratuite, etc., on n’en finirait pas d’égrener tous les reculs sociaux qui caractérisent le système économique dans lequel nous vivons et auxquels le PS au pouvoir consent activement, faute de vouloir ou de pouvoir penser une alternative courageuse, audacieuse et intelligente (mais le PS n’a pas de penseurs, il n’a que des technocrates de la politique !) face au capitalisme mondialisé d’aujourd’hui.

Ce dernier n’a donc plus de « réformistes », socialistes ou sociaux-démocrates, peu importe le nom ici, contre lui, pour lui résister ou l’améliorer socialement. Le PS lui-même a fait sienne, définitivement, non seulement l’idée que le capitalisme est indépassable, mais qu’il faut accepter ses régressions et simplement éviter le pire.

Le réformisme « assumé » de Manuel Valls n’est donc pas un réformisme (aux sens un et deux du terme) : c’est, bien au-delà de sa politique sécuritaire, un contre-réformisme d’ensemble, c’est-à-dire une politique réactionnaire favorable au grand patronat, qui cède devant ses exigences les plus cruelles pour le monde du travail.

Ne restent, en face de lui, que les communistes et leurs alliés, minoritaires certes, mais dont l’influence est incontestablement en train de remonter un peu partout en Europe. C’est de ce côté-là que se trouve la chance d’un authentique « réformisme révolutionnaire » qu’il nous faut, nous, assumer comme tel, à savoir comme le moyen réaliste, patient et démocratique, de faire une vraie révolution communiste.

Dernier ouvrage paru : Retour à Marx. Pour une société post-capitaliste, Éditions Buchet-Chastel, 2013.

Yvon Quiniou

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 11:40
17-10-2013 Pt de loi avenir du système de retraites : explication de vote Première séance du mardi 15 octobre 2013 Avenir et justice du système de retraite Vote solennel M. le président. L’ordre du jour appelle les explications de vote au nom des groupes et le vote par scrutin public sur l’ensemble du projet de loi garantissant l’avenir et la justice du système de retraites (nos 1376, 1400, 1397). Explications de vote […] M. le président. La parole est à M. André Chassaigne, pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine. M. André Chassaigne. Pourquoi ? Pourquoi tant de précipitation à obéir aux diktats des marchés financiers, du patronat et de la Commission européenne ? M. Jean-Paul Bacquet. Et pourquoi pas du grand capital ? M. André Chassaigne. En choisissant la concertation plutôt que la négociation, le dialogue social a été délibérément réduit à la portion congrue, vous laissant toute liberté de vous inspirer des préconisations régressives du rapport Moreau et de celui du COR. Vous seriez passés en force à l’Assemblée nationale si les députés du Front de gauche ne s’étaient opposés à la procédure du temps programmé – opposition que nous portions ensemble il y a quelques mois encore, mais les temps changent… M. Jean-Paul Bacquet. Vous n’avez pas changé, vous ! Toujours le même stalinien ! M. André Chassaigne. … et pourtant rien ne change : en matière de rénovation des droits du Parlement, vous n’avez rien à envier à vos prédécesseurs ! (Exclamations sur les bancs du groupe SRC.) Quant au recours à la procédure accélérée, qui n’autorise qu’une seule lecture dans chaque Chambre, il signe votre volonté de museler le débat public et parlementaire. (Mêmes mouvements.) Il marque votre acharnement à vouloir faire passer un projet de loi qu’une écrasante majorité de nos concitoyens réprouve. M. Christian Paul. C’est too much ! M. André Chassaigne. Le constat est là, en effet : ce texte prolonge – j’insiste sur ce terme – les réformes libérales engagées par la droite depuis 1993. Mme Martine Pinville. Ce n’est pas sérieux ! M. Jean-Paul Bacquet. N’importe quoi ! M. André Chassaigne. Il n’est ni juste ni équitable. Les rares mesures que vous présentez comme des progrès ne sont en réalité que l’atténuation de reculs sur lesquels vous avez renoncé à revenir. Elles sont bien loin de contrebalancer les régressions sociales de votre texte. Vous commettez un véritable racket des retraités en les ponctionnant de 2 milliards d’euros dès 2014, par la fiscalisation, d’abord, et par le report de la revalorisation des pensions au 1er octobre, avec à la clé une baisse mécanique, inexorable, des pensions par rapport au coût de la vie. Deux ponctions qui impacteront directement le pouvoir d’achat des retraités modestes, au premier rang desquels on trouve une majorité de femmes. Sur cet article, deux délibérations furent nécessaires pour venir à bout des réticences de votre propre majorité ! M. Maurice Leroy. C’est vrai ! M. André Chassaigne. Il n’y a rien dans ce texte ni dans votre politique, en faveur de la résorption des inégalités salariale, professionnelle et de retraite entre les femmes et les hommes : le Gouvernement assume de ne pas engager de réforme des avantages familiaux avant 2020, comme il assume de ne pas résorber rapidement les écarts salariaux, mesure qui rapporterait 10 milliards d’euros par an pour le seul financement des retraites…L’égalité peut bien attendre ! Car dans ce texte, comme dans votre politique, il n’y a rien qui permette une plus juste répartition des richesses, un financement équitable et équilibré de la protection sociale et l’ouverture de droits nouveaux. Oubliée la retraite à soixante ans : la justice et l’équité attendront également. Rejeté par une écrasante majorité de nos concitoyens, l’allongement de la durée de cotisation fait reposer une grande partie de la réforme sur les jeunes générations. De votre propre aveu, madame la ministre, cette mesure injuste repousse l’âge réel de liquidation de la retraite à soixante-six ans, voire davantage. Le but de cette manœuvre est limpide : faire baisser le niveau des prestations servies. Travailler plus longtemps pour gagner moins et voir ses droits réduits, voilà la réalité de cette réforme ! (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.) Où sont l’équité et la justice quand 99 % des mesures de financement pèseront sur les retraités, les actifs, les femmes et les jeunes, alors que les employeurs et le patronat sont d’ores et déjà assurés par le ministre de l’économie de voir leur obole intégralement compensée ? Sur le volet pénibilité, c’est peu dire que les avancées sont laborieuses…On est encore très loin du progrès et de la justice sociale : nous y voyons plutôt du mépris pour ceux des travailleurs qui, usés, cassés après vingt-cinq ans de pénibilité, pourraient partir à soixante ans : il y a trois ans, soixante ans c’était l’âge légal de départ à la retraite, et vous voudriez nous faire croire que ce que vous faites aujourd’hui est une avancée ! Enfin, vous mentez par omission au peuple français en claironnant que cette réforme permet de sauver notre système de retraites par répartition. La vérité, madame la ministre, mes chers collègues, c’est que vous avez refusé d’inscrire, parmi les principes de l’article 1er, que notre système de retraites devait rester à prestations définies. la vérité, madame la ministre, c’est que votre texte fait de notre système de retraites un système à cotisations définies, dans lequel ce sont les droits des assurés qui deviennent les variables d’ajustement. Si c’est là votre conception de la vérité, de la justice et de l’équité, alors, nous vous la laissons. Vous aviez l’occasion de marquer l’histoire, trente ans après la retraite à soixante ans ! Vous n’en avez rien fait. Je le dis avec gravité, ce projet de loi est indigne d’un gouvernement et d’une majorité de (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.) M. André Schneider. Eh oui ! M. André Chassaigne. C’est la raison pour laquelle le peuple et les syndicats de salariés sont sur la place de la Concorde pour vous enjoindre de retirer votre texte. Les députés du Front de gauche, à l’écoute des aspirations du peuple et des travailleurs, défendent une autre ambition pour notre protection sociale ; c’est pourquoi nous voterons contre ce texte antisocial. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.) […] Vote sur l’ensemble M. le président. Je mets aux voix l’ensemble du projet de loi. (Il est procédé au scrutin.) Voici le résultat du scrutin : Nombre de votants 568 Nombre de suffrages exprimés 519 Majorité absolue 260 Pour l’adoption 270 contre 249 (Le projet de loi est adopté.) Pour en savoir plus : André Chassaigne - AC
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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 13:29

Leonarda : A François Hollande, « Stopper sans délai toute expulsion de jeunes scolarisés » (Pierre Laurent)

 

L'expulsion de la jeune collégienne Leaonarda est une honte pour la République. Les conditions de cette expulsion ajoutent à l'indignité de cet acte qui disqualifie les politiques conduites par Manuel Valls.

Personne à gauche, comme le montrent les nombreuses réactions, venues de toutes les formations politiques, ne peut accepter la poursuite de ces pratiques.

J'exige du Président de la République un engagement solennel et immédiat de stopper sans délai toute expulsion de jeunes étrangers scolarisés, mineurs ou majeurs, dans notre pays.

J'appelle à prendre des initiatives dans tout le pays, à pétitionner et à manifester aux côtés des associations pour obtenir cet engagement au plus vite.

C'est la seule manière de laver l'affront que viennent de subir les valeurs de la république.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 09:23

Roms/Expulsion Leonarda : le PCF condamne cette abomination

 

Leonarda, une collégienne Roms du Doubs a été expulsée pendant sa sortie scolaire. Arrêtée sur le parking du Collège Lucie-Aubrac, elle a rejoint sa famille, pour un aller simple pour le Kosovo. Cette arrestation, est révoltante. Même la droite, qui pourtant ne prenait pas de gant avec les reconduites aux frontières des étrangers, n'avait jamais osé s'en prendre à des enfants pendant leur temps d'activité scolaire.

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, se justifie en affirmant, assuré, « veiller scrupuleusement au respect des droits des étrangers qui font l'objet d'une mesure d'éloignement ». Quelle indignité. Voila qui en dit long sur la cohérence d'un propos, celui d'un ministre de l'Intérieur, qui jugeait les roms incapables de s'intégrer. Cette décision, que Manuel Valls assume et revendique, signe la défaite d'une politique. La gauche ne peut dignement pas se prendre au jeu des arrestations d'enfants et encore moins à l'école.

Le PCF condamne avec la plus grande fermeté cette abomination. La ligne rouge est franchie.

 

Fabienne Haloui, Responsable de la Commission "Droits et Libertés" au PCF

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 08:29

Après un long playdoyer contre la réforme régressive des retraites osée par la gouvernement, G. Filloche, repmercie ses camarades de gauche du PS qui n'ont pas voté cettre contre-réforme.

et merci à


Pouria Amirshahi
Jean-Pierre Blazy
Fanélie Carrey-Conte
Nathalie Chabanne
Dominique Chauvel
Pascal Cherki
Jerome Guedj
Razzy Hammadi
Mathieu Hanotin
Jérôme Lambert
Christophe Léonard
Jean-Claude Perez
Michel Pouzol
Barbara Romagnan
Suzanne Tallard
Stéphane Travert
Jacques Valax 

 

de ne pas avoir voté cette contre réforme des retraites.

 

Tandis que tous les députés front de gauche ont voté contre, EELV à laissé passé l réforme. Parole, parole !!!!

 

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:56

POLITIQUE - 

 le 15 Octobre 2013

Municipales

Front de gauche, l’espoir à l’échelle des villes

 

Dans une enquête qualitative menée sur trois groupes d’électeurs du PCF et du Front de gauche, l’Ifop relève les attentes fortes de politiques de gauche au niveau municipal face à la déception créée par le gouvernement et l’atout que représentent, dans ce contexte, l’image et le bilan flatteurs des élus communistes.

Quelle place tiennent le PCF et le Front de gauche dans les esprits des électeurs de gauche ? Quelles sont leurs attentes à quelques mois des élections municipales ? Croient-ils toujours dans l’efficacité de la politique pour améliorer le quotidien ? Des questions essentielles pour les responsables politiques de gauche qui, en des temps troublés, cherchent parfois quel cap tenir. Mais des questions que les traditionnels sondages quantitatifs, aux réponses suggérées, ne suffisent pas à éclairer.

C’est pour avoir une perception plus juste de ces réalités que le PCF a commandé à l’institut Ifop une étude d’opinion « qualitative » : pas de statistique mais des paroles libres recueillies et recoupées parmi des panels sélectionnés. L’institut a ainsi interrogé trois groupes d’électeurs ciblés pour l’intérêt particulier que représente leur perception : le « cœur de cible », un groupe de Franciliens de la « banlieue rouge » (Saint-Denis, Nanterre, Bobigny, Villejuif…) et « électeurs du PCF » ; « les électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2012 » interrogés à Montpellier ; et, enfin, le groupe des « électeurs PC face à la menace FN », dans le Vaucluse, où l’extrême droite compte des élus.

Un découragement sur les questions nationales, un engagement au local

Dès les premières pages de l’étude, c’est le désenchantement qui l’emporte. Les personnes interrogées décrivent une France en déclin, vieillissante et prenant du retard sur la marche du monde. Les comparaisons sont éloquentes : « C’est comme l’Espagne d’il y a trente ans ; la jeunesse aujourd’hui s’expatrie », expose l’un des sondés. La crise elle-même est sujette aux doutes : on ne sait plus si elle est « systémique », « sans précédent »… ou un simple alibi pour faire passer la pilule de l’austérité. C’est aussi l’image d’un pays « éclaté » qui se dessine dans les esprits. Les personnes interrogées pointent les « fractures » de la société française : riches contre pauvres ; Paris contre province ; entre secteur public et secteur privé. Mais attention : il s’agit là de leur vision de la réalité qu’ils vivent, pas de souhaits. Ainsi l’Ifop note que « les tentatives de divisions (notamment entre les Français et les immigrés) (…) agacent ces électeurs, parce qu’ils les trouvent illégitimes et porteuses de tensions négatives pour l’équilibre du pays ».

Les sondés reconnaissent une qualité au gouvernement : « On monte moins les gens les uns contre les autres, là, on est un peu plus serein, on ne va pas chercher le voisin », note l’un des membres d’un panel. Mais cela n’empêche : le gouvernement est principalement perçu comme n’ayant plus la main sur les décisions et ayant renoncé même à la reprendre. « J’ai l’impression qu’ils n’ont plus les commandes », dit un autre.

Surtout, le gouvernement n’a pas su rétablir de sentiment de justice sociale. Les sondés issus de la classe moyenne se sentent pris en étau entre les plus riches « qui s’en sortiront toujours » et les plus précaires qui bénéficient d’aides auxquelles ils n’ont pas le droit. Même si aucun ne s’en prend à l’« assistanat », tous regrettent le constat d’un système inefficace et mal calibré.

En résumé, c’est le portrait d’une France qui se dégrade en général qui apparaît pour chacun : « Je suis obligé de beaucoup plus travailler pour avoir le niveau de vie que j’avais avant », lit-on. Mais, pour autant, parmi ce « peuple de gauche », rien ne montre de propension à la mobilisation : « Se battre contre des politiques qui ne peuvent pas grand-chose ? » interroge un participant. Dépossédés des enjeux nationaux, les sondés se replient sur la sphère locale et y développent de nouvelles formes d’engagement, qui « semblent parfois davantage relever d’une forme de “militance du système D” » collectivement organisée au niveau local, selon l’Ifop, que de nouvelles formes de lutte collective.

Une demande de radicalité à gauche, et d’unité contre la droite et le FN

Reste qu’à rebours du brouillage actuel des repères politiques, les électeurs communistes et Front de gauche partagent une vision claire de ce qu’est, pour eux, être de gauche. Un mot qu’ils associent à « l’humain », au « partage » et à la « solidarité », en « opposition à l’individualisme » et « surtout au règne de l’argent », constatent les enquêteurs : « L’argent pour vivre et non l’inverse », « ne pas céder à l’économie de marché » définissent, pour les sondés, ce que sont les valeurs de la gauche. « La fidélité à des idées d’humanité et de solidarité » est ainsi plébiscitée, relève l’Ifop. « Ne pas considérer l’autre comme un ennemi potentiel comme on l’a trop présenté pendant les cinq années de droite », donne ainsi pour exemple de « façon d’être » de gauche l’un des sondés.

Derrière cette conviction forte, des différences géographiques apparaissent néanmoins : si, chez les habitants de villes d’Île-de-France à direction communiste, « la force des convictions laisse peu de doutes sur la persistance chez eux d’un net clivage gauche-droite, (…) à Montpellier et à Avignon, les choses se révèlent beaucoup plus floues », témoignant d’un « fort désabusement » alimenté par « l’impression d’équivalence, une fois au pouvoir », entre gauche et droite, souligne l’Ifop.

Le PS, dont l’image est « abîmée par l’exercice du pouvoir », souffre de ce dernier aspect, car identifié à un parti qui a « perdu son âme » ou accusé de « baisser les bras » face à la droite.

Dans ce cadre, le Front de gauche apparaît comme un mouvement prometteur, quoique « jeune », « encore brouillon mais foisonnant » et « prêt à en découdre », rapportent les enquêteurs. À son actif, son « statut de mouvement », qui dépasse les frontières des partis pour favoriser le « rassemblement » qui porte le « renouveau » et « la contestation vraiment à gauche » : « On est à la naissance d’un truc qu’il ne faudrait pas gâcher », dit un électeur francilien.

Mais des zones d’ombre et des questionnements subsistent sur sa représentativité des couches populaires (« Le Front de gauche, c’est les bobos, (…) les gens cultivés… »), et sur son « isolement » potentiel, « soit par manque de crédibilité et d’audience, soit par sectarisme. Dans ce contexte, le positionnement du Front de gauche face au PS et au gouvernement suscite des réactions ambivalentes », relèvent les enquêteurs. Autant son « ancrage à gauche est apprécié et nécessite l’expression d’une forme de radicalité », « autant la critique systématique peut s’annoncer dangereuse » pour « l’union de la gauche » perçue comme « importante et nécessaire » face à la droite et au FN : « Quand je vois le Front de gauche contre les socialistes, ça ne me plaît pas trop » ; « ce n’est pas une fin en soi de tout critiquer », disent des sondés.

Le Front de gauche peut cependant compter sur l’image des élus communistes, qui influe « très positivement » sur celle du PCF, grâce à « leur proximité et leur accessibilité », « leur implication au plus près du terrain » et « leur politique en matière de logement, de mixité sociale, de culture » qui « place l’humain au ‘‘centre de tout’’ », indique l’Ifop (« Sur le terrain, fiables, humains, ils ont les mêmes attentes que nous », dit un électeur).

Idem pour les villes à direction communiste qui « suscitent un très fort niveau d’attachement » chez les électeurs du Front de gauche, qui les voient comme « des villes mixtes, solidaires, […] avec un accès facilité au logement, à la santé, aux aides en direction des jeunes », et où « l’Humain d’abord » devient un « slogan crédible » parce que, «dans la réalité, c’est suivi des faits», selon l’un des membres du panel.

Le prochain rendez-vous de la gauche avec ses électeurs : les municipales

Ce sont donc les prochaines élections municipales qui sont naturellement le prochain enjeu pour les communistes, selon l’Ifop. L’échelon communal est perçu comme plus proche du quotidien des citoyens et les responsables politiques semblent y disposer de marges de manœuvre beaucoup plus large, estiment les électeurs du Front de gauche. La proximité des élus locaux donne aux électeurs la possibilité d’influer sur la vie courante. Un témoignage recueilli pour l’étude l’explique : « C’est la première représentation de nos choix, c’est là qu’on mesure en premier si ce qu’on veut est appliqué réellement ; on a un petit pouvoir ».

Logiquement, ce sont les enjeux locaux qui sont en tête des préoccupations déterminantes de ces électeurs. Tous ont déclaré qu’ils se prononceraient par leur vote sur le bilan de la municipalité sortante (pour les habitants de ville à direction communiste) ou sur son projet, parfois sur la notoriété d’une personnalité. Chez aucun des électeurs sondés, il n’a été mentionné l’envie de sanctionner le gouvernement par ce scrutin.

Chômage, logement, pouvoir d’achat : les enjeux sur lesquels veulent se prononcer les électeurs communistes ou du Front de gauche ne surprennent pas. Mais le thème de la sécurité s’invite aussi parmi leurs préoccupations. Pour le groupe d’Avignon, c’est à mettre en relation avec une situation politique locale tendue. Mais si le problème est évoqué dans les deux autres groupes, en région parisienne et à Montpellier, c’est par crainte que le FN en profite pour marquer des points.

Une crainte du FN qui s’exprime beaucoup plus largement, chacun sentant une poussée placée sur le compte de la déception vis-à-vis du gouvernement, de la porosité croissante entre droite classique et extrême droite et de la forte médiatisation de cette dernière.

Désespérant ? Non ! L’Ifop note en conclusion les atouts du PCF pour les municipales : une image très favorable des élus communistes municipaux, les spécificités perçues des villes à direction communiste en matière de politique du logement, de dynamisme culturel, de «vivre ensemble» ; et, enfin, une légitimité incontestable de ces élus à «fédérer les initiatives locales ».

La méthodologie de l’enquête ifop 

Étude réalisée pour le Parti communiste français du 23 au 25 septembre 2013.

Profil des groupes :

Paris : hommes et femmes, âgés de 25 à 60 ans, classes moyennes basses, électeurs traditionnels du Parti communiste français, habitant différentes villes communistes de l’agglomération parisienne.

Montpellier : hommes et femmes, âgés de 25 à 60 ans, classes moyennes, se déclarant à gauche ou très à gauche sur l’échiquier politique, électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2012, habitant Montpellier.

Avignon : hommes et femmes, âgés de 25 à 60 ans, classes moyennes, électeurs traditionnels du Parti communiste français, habitant Avignon.

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15 octobre 2013 2 15 /10 /octobre /2013 17:47

Faut-il faire des listes communes avec le PS pour les élections municipales de 2014 ?

De Marseille à Paris : une ambition commune pour le Front de gauche

Par Igor Zamichiei, secrétaire de la fédération PCF de Paris, et Jean-Marc Coppola, chef de file des communistes de Marseille.

 

Les élections municipales de 2014 seront décisives pour la vie de nos concitoyens. Les situations de nos deux municipalités sont différentes, mais un objectif politique commun nous mobilise pour cette échéance électorale : permettre l’élection de majorités de gauche renforcées par de nombreux élus communistes et du Front de gauche pour mettre en œuvre de nouvelles avancées locales pour les populations. Nous y parviendrons à la seule condition que notre peuple fasse à nouveau irruption sur la scène politique avec toutes ses exigences économiques, sociales, écologiques et démocratiques. Or, devant le désespoir engendré par la politique du gouvernement, le plus grand risque à l’heure actuelle est que les habitants de nos territoires qui ont le plus intérêt au changement ne se rendent pas aux urnes en mars 2014. Comment notre parti et le Front de gauche peuvent-ils contribuer à leur mobilisation ? Sûrement pas en transformant l’échéance municipale en un référendum sur la politique gouvernementale, car il y a fort à parier qu’une telle attitude conforterait la droite et l’extrême droite mais n’ouvrirait aucun espoir d’alternative à gauche. L’ambition des forces du Front de gauche doit être de travailler avec nos concitoyens à définir des objectifs municipaux qui améliorent leur vie et constituent des points d’appui dans le bras de fer engagé contre les politiques d’austérité. Cela implique de partir de la situation concrète de chacune de nos municipalités. À Marseille, les politiques libérales suivies depuis des ­décennies ont accru les inégalités. L’équipe Gaudin a vendu de nombreux espaces publics au ­détriment de la réponse aux besoins d’emploi, de logement, d’école, de déplacement, de lien social. Malgré ses atouts économiques, dont le port, ses potentialités sociales, culturelles, malgré le dynamisme de sa population, la ville s’enfonce dans la crise, dans la difficulté du vivre ensemble et le développement du racisme. Face à cette politique aux violences multiples et à la crise profonde que traverse la deuxième ville de France, les candidats déclarés des partis au gouvernement n’apparaissent pas à la hauteur de la rupture nécessaire et attendue par les Marseillaises et les Marseillais. Dans cette situation, les communistes marseillais viennent de faire le choix d’ouvrir le chantier d’un large rassemblement populaire avec le Front de gauche et les forces de la gauche marseillaise qui s’opposent aux logiques austéritaires, libérales et veulent porter un projet audacieux et progressiste pour Marseille, avec au cœur une intervention citoyenne active et permanente.

À Paris, les forces de gauche ont repris la ville à la droite en 2001 pour la rendre aux Parisiens. Depuis deux mandatures, sous l’impulsion des élu-e-s communistes, la Ville de Paris a amélioré leur vie grâce à la production de 70 000 logements sociaux, le retour en régie publique de l’eau et la création de nombreux équipements publics. Notre participation à la majorité municipale parisienne n’a pas empêché nos élus de dénoncer, chaque fois que cela était nécessaire, les politiques municipales qu’ils ne partageaient pas comme celle de stabilisation de l’emploi public. Ainsi, l’enjeu à Paris n’est pas de rompre avec la gestion calamiteuse de la droite comme à Marseille. Il est à la fois nécessaire d’empêcher le retour d’une droite revancharde, plus mobilisée que jamais derrière Nathalie Kosciusko-Morizet pour rétablir sa politique réactionnaire dans la capitale, et de franchir une nouvelle étape de la politique municipale de gauche au service des Parisiens. Renvoyer dos à dos la droite et la gauche est contre-productif et lourd de dangers. Le simple fait que l’ensemble des forces de gauche ait d’ores et déjà repris notre ambition de production de 30 % de logements sociaux témoigne de notre capacité à faire valoir nos objectifs de transformation sociale au sein de la majorité municipale. Dans cette situation, la construction de listes communes avec le Parti socialiste parisien dès le premier tour est une option pour réaliser nos objectifs politiques. Ce sera aux communistes de prendre souverainement leur décision. Quel que soit leur choix, ils le feront comme à ­Marseille et dans tous les territoires de France, au nom d’une ambition commune pour le Front de gauche : celle de constituer les fronts les plus larges adaptés à la réalité de nos municipalités pour faire reculer les logiques d’austérité et mettre en œuvre des politiques de gauche utiles à améliorer la vie des populations.

 

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13 octobre 2013 7 13 /10 /octobre /2013 23:47

 

Brignoles : Plus que jamais le combat contre l’extrême-droite continue (Pascal Savoldelli - PCF)

L’élection d’un conseiller général d’extrême droite à Brignoles ce dimanche est un jour sombre pour les valeurs de la République, Liberté, Egalité, Fraternité.

Le fait, qu’en mars 2011, le FN ait déjà remporté ce canton de cinq voix avant d’être invalidé, n’enlève rien à la gravité de ce qui s’est passé ce soir.

Copé a commenté ce résultat en manifestant de l’anticommunisme et de l’anti gauche pour dédouaner la droite de ses responsabilités. Les grands médias mais aussi le PS et EELV portent une lourde responsabilité dans le désastre de ce soir.
Cette élection montre la porosité entre l’électorat de droite et celui d’extrême droite. Par ses campagnes perverses sur l’identité nationale, sur le « travailler plus, gagner plus » la droite a banalisé le vote FN, extrême droite. Les grands médias, en laissant avec complaisance et sans aucune contradiction, les Le Pen et leurs lieutenants s’exprimer sur tous les sujets d’actualité, portent aussi une part de responsabilité accablante dans la sortie du FN du néant électoral dans lequel il était encore plongé en 2009. La majorité gouvernemental PS et EELV en refusant de rompre avec la politique d’austérité initiée par la droite qui désespère les classes populaires, a aussi sa part de responsabilité.


Le PCF ne regrette en rien d’avoir appelé, dès le soir du 1er tour et sans ambiguïté à faire barrage au FN. La force du FN est l’un des obstacles majeurs qui s’oppose à un véritable changement dans notre pays. Le combat contre l’extrême droite a été et est constitutif de l’identité des communistes. Malgré la défaite de ce soir, le PCF va redoubler d’efforts pour défendre et promouvoir les valeurs de l’Humain d’abord. C’est seulement par un rassemblement populaire et majoritaire autour de ces valeurs de liberté, d’égalité, de solidarité et de fraternité humaine que nous pourrons ouvrir une alternative à l’austérité.

 

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BRUNO FORNACIARI

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