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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 08:02

 

POLITIQUE -  le 25 Octobre 2013

 

Municipales: les communistes de Lyon choisissent l'autonomie

 

 

Les communistes de la troisième ville de France se sont prononcés ce vendredi pour une liste d'autonomie avec le Front de gauche aux municipales. Ils ont également choisi  comme  chef  de  file  Aline  Guitard,  Secrétaire  de section.

Les  communistes  lyonnais  étaient appelés ces derniers jours à  se  prononcer  sur  la   stratégie  concernant  les  élections  municipales  de  2014. Le résultat s'est révélé assez serré, 52,9 % d’entre eux viennent de choisir celle du rassemblement en Front de Gauche. Le vote offrait deux options aux militants : « Rassemblement avec le Front de gauche » ou « Rassemblement avec la majorité municipale sortante ». Les nombreux désaccords avec Gérard Collomb, sénateur maire PS de la ville de Lyon ont pris le pas sur le choix de l'alliance, en particulier à cause du projet de métropole qui, selon les communistes, est "un déni de démocratie" et éloigne les citoyens des décisions les concernant. 
En face, l'accord de liste d'union avec le PS, mettait en avant l'objectif de 30 % de logements sociaux en 2030, la création de centres municipaux de santé, l'étude de faisabilité de la gratuité des premiers mètres cubes d’eau sous conditions de ressource, ou encore les tarifs sociaux pour les transports. En terme de sièges, cet accord garantissait également, en cas de victoire, 19 sièges dont 6 au conseil communautaire et 6 au conseil municipal (contre respectivement 14, 4 et 5 obtenus en 2008).  

Faire de Lyon un "rempart contre l'austérité"

Les communistes lyonnais ont donc choisi faire de la ville, après des discussions de plusieurs mois,  "un  meilleur  rempart  contre  l’austérité", et mettre en avant un projet centré sur la solidarité. "Ce projet qui sera la ligne directrice de notre campagne  mais  aussi  la  boussole  de  nos  élus  pour  les  6  ans  à  venir.  C’est  bien  à  partir  de  lui  que  nous  mènerons campagne", explique le communiqué du parti. La participation s'est révélée importante, "les communistes lyonnais ont davantage voté que  lors de notre  dernier Congrès. C’est dire si ce choix leur semblait important !" 

Autre résultat de ce scrutin, c'est celui  de  l’élection à 99%  de  la  chef  de  file  Aline  Guitard,  Secrétaire  de section, qui "affirme le choix d’une candidature qui rassemble tous les communistes quel que soit leur choix de stratégie". Les communistes lyonnais ont également choisi d'intégrer une composante nationale a ce vote local. "Il est clair que la politique d’austérité menée depuis 18 mois par le Gouvernement PS / EELV a pesé sur ce choix :  recul  de  l’âge  de  la  retraite,  cadeaux  fiscaux  au  Medef,  création  de  la  Métropole  lyonnaise  qui éloigne les citoyens des décisions les concernant…. Ce sont autant de dossiers qui ont pesé sur la réflexion des communistes" explique la fédération. "Dans le même temps, les propositions faites par le PS lyonnais et Gérard Collomb – tant en matière de programme que d’élus- n’ont pas donné le sentiment aux communistes que nos partenaires historiques voulaient au 1er  tour un rassemblement large de la gauche, permettant de mettre au cœur de la ville les préoccupations principales des citoyens comme : le pouvoir d’achat, le développement des services publics, la protection des plus fragiles…" 
Pour autant, la fédération insiste sur le fait qu'il n'est pas question pour eux de risquer de faire basculer la ville à droite, mais plutôt de porter la campagne sur des exigences sociales.

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Published by bruno fornaciari - dans MUNICIPALES 2014
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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 23:08
En séance au Sénat sur le projet de loi "Accès au logement et urbanisme rénové" (ALUR) ; reste encore plus de 200 amendements à examiner mais pour l'heure 14 amendements du groupe Communiste, républicain et citoyen ont été adoptés parmi lesquels : l'allongement de la durée de la trêve hivernale ; l'universalité du droit à l'hébergement opposable (en gros pour les personnes sans papiers qui n'avaient pas droit aux hébergements ) ; rétablissement du permis de louer (pour que les maires aient un outil pour lutter contre les marchands de sommeil) ; un bailleur n'aura plus la possibilité de s'opposer à une aide au titre du FSL ; le contrat de bail ne comportera plus de pénalités pour retard du paiement du loyer ; engagement du gouvernement (par un rapport) de revoir la surface minimale en deçà de laquelle un logement est considéré comme indécent ; pour le calcul du loyer médian, sortie des micros logements et des meublés = ça baisse le loyer médian.
Voilà où nous en sommes. La bataille est rude mais nous nous battons sur chacune de nos propositions !
Il est bientôt minuit et on n'est pas couchés et il faudra reprendre demain matin jusque ...dans la nuit !
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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 16:55

Martin Schulz

MONDE -  le 25 Octobre 2013

 

NSA. Le président du parlement européen prêt à claquer la porte des négociations transatlantiques

Réagissant à l’espionnage massif pratiqué par l’agence de sécurité états-unienne (NSA), Martin Schulz le président du parlement européen remet en question la poursuite des négociations avec les Etats-Unis sur l’ouverture d’une zone de libre échange transatlantique.

Alors que les révélations qui attestent de l’extraordinaire ampleur de ces intrusions systématiques dans la sphère politique, économique et privée de centaines de millions d’européens, ce sont les écoutes du téléphone portable de la chancelière qui ont fait déborder le vase pour ce dirigeant politique allemand. Chef de file du parti socialiste européen (PSE) il est aussi l’actuel président du parlement européen.
« Je pense bel et bien que nous devrions arrêter maintenant » ces négociations transatlantiques , a déclaré Schutz lors d’une réunion du PSE en marge du début du sommet européen de Bruxelles, jeudi où la question avait été brusquement remontée dans l’ordre du jour. Et d’ajouter : « Il existe des standards et des critères qui doivent être remplis. Sinon cela n’a aucun sens de continuer de continuer à se parler ».
Sigmar Gabriel, le Président du parti social démocrate allemand (SPD) avait été plus sévère encore quelques instants auparavant. « C’est pour moi impensable de conclure un accord de libre commerce avec les USA quand ce pays menace les droits et les libertés des citoyens, » a-t-il déclaré à la suite d’une rencontre jeudi à Berlin avec son homologue du parti socialiste français, Harlem Désir. Gabriel insistait sur le fait qu’une réponse de l’Europe claire et sans ambiguïté serait maintenant indispensable.

Le Premier secrétaire du PS français n’a curieusement pas pipé mot, lui, sur le sujet se contentant de célébrer la perspective de changement en Europe que constituerait l’émergence d’une … grande coalition (CDU/SPD) en Allemagne. 
Mercredi une majorité d’eurodéputés s’étaient déjà prononcé en réaction à l’espionnage des Etats-Unis pour une résolution demandant à la commission de suspendre l’accord dit Swift de transmissions de données bancaires (TFTP) aux Etats-Unis, pratiqué sous couvert de lutte anti-terroriste.
Jeudi soir lors du sommet européen, si Angela Merkel et François Hollande ont adressé en préliminaire quelques rodomontades à leur homologue de Washington, c’est pour mieux capituler quelques instants plus tard en annonçant des mesures sans portée sérieuse à l’égard du « partenaire » états-unien. Ils sont convenus de « concertations régulières » entre Paris et Berlin sur la question de l’espionnage des télécoms et de l’internet et veulent mettre en place un «code de bonne conduite» dont ils promettent que la rédaction serait terminée d’ici décembre.

Dans les coulisses de la Maison Blanche la menace a d’évidence été plus propice à déclencher l’hilarité qu’à  provoquer des sueurs froides. Car si rien de concret n’a été décidé la proposition du parlement européen sur la transmission des données bancaires est, elle, recalée et une éventuelle suspension des négociations sur la mise en place d’un grand marché transatlantique n’est même pas évoquée. « Nein » a répondu Angela Merkel, interrogée directement sur le sujet par des confrères allemands jeudi dans la nuit. 
Il n’empêche, les réactions des opinions publiques peuvent rendre intenable les choix de dirigeants européens, et singulièrement ceux de Paris et Berlin, en faveur d’une posture aussi peu crédible qu’elle est  humiliante. Comme le prouvent, à leur manière, les revendications exprimées par Martin Schulz, le Président du parlement européen et par d’autres. La conclusion d’un accord de libre échange, poison pour l’emploi et l’activité sur le vieux continent, dynamite pour l’indispensable coopération européenne, peut être mise en échec.

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Published by bruno fornaciari - dans EUROPE
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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 13:46

Alain Soral tisse sa Toile

Les embrouilles idéologiques de l’extrême droite

L’absence d’ambitions de la gauche, ou son incapacité à les réaliser, encourage l’extrême droite à la détrousser de ses idées les plus porteuses. Quitte pour celle-ci à y injecter sa véhémence, son acrimonie, ses obsessions nationales ou religieuses. Dans ce registre qui entremêle sans relâche « gauche du travail et droite des valeurs », Alain Soral est devenu une vedette du Net.

par Evelyne Pieiller, octobre 2013

Ensemble, ils accueillent le visiteur. A gauche de l’écran, Hugo Chávez, Ernesto Guevara, Mouammar Kadhafi, Patrice Lumumba et Thomas Sankara, ainsi que MM. Mahmoud Ahmadinejad, Fidel Castro et Vladimir Poutine. A droite, Jeanne d’Arc et le créateur de ces rencontres du troisième type, Alain Soral. Sur fond noir, ils encadrent le nom du site Internet, Egalité & Réconciliation (E&R), et sa devise : « Gauche du travail et droite des valeurs ». Ce dernier est 269e au classement Alexa (réputé fiable) qui hiérarchise les sites français en fonction du trafic qu’ils génèrent. Celui de Télérama occupe la 260e place…

Guevara et M. Poutine ? Chávez et la « droite des valeurs » ? Il y a du brouillage des repères dans l’air politique du temps. Ou, pour le dire autrement, de l’embrouille idéologique. Qui est quoi, c’est la grande question. Qu’implique être à droite, qu’implique être à gauche ?

Le Mouvement des entreprises de France (Medef) applaudit chaleureusement le ministre de l’économie et des finances, M. Pierre Moscovici, venu à l’université d’été du patronat affirmer : « Nous devons être au combat ensemble. » Alain de Benoist, cofondateur du Groupement de recherche et d’études pour la civilisation européenne (Grece), animateur de ce qui fut appelé la « Nouvelle Droite », se déclare favorable à la nationalisation des banques, à la création d’un système de crédit socialisé, au refus de payer la dette, et s’appuie sur les intellectuels progressistes Emmanuel Todd, Perry Anderson, ou les Economistes atterrés (1). Le Front national (FN) défend le protectionnisme, de concert avec une partie de la gauche radicale, et parle, comme le Front de gauche (FG), de « souveraineté populaire ».

Alors, quand des militants syndicalistes apparentés à la gauche, quand une communiste, candidate sous étiquette FG aux élections législatives à Marseille en 2012, choisissent de se présenter sous la bannière du FN, il est peut-être paresseux de considérer que ce sont là des démarches saisissantes, mais anecdotiques. Tout comme le serait le report sur le FN d’un pourcentage non négligeable de voix socialistes aux législatives partielles de la deuxième circonscription de l’Oise, et à celles de Villeneuve-sur-Lot. C’est bien plutôt le signe d’une sérieuse confusion.

Mais alors, que signifie cet amalgame ? Faut-il, avec Jacques Julliard, y voir le mystère d’un basculement émotif, sur fond de « scepticisme à l’égard des milieux dirigeants, gauche et droite confondues » (2), ou le choix de transcender les clivages, parce que les « extrêmes » pourraient enfin, salutairement, se rejoindre ? Définies d’emblée comme« transcourants » et comme des outils de résistance au « système », les vidéos mensuelles de Soral sur son site, dont l’audience n’est, elle, assurément pas anecdotique, en particulier chez les jeunes (quinze millions de vues pour trois cent quatre-vingt-deux vidéos), permettent d’éclairer ce qui se joue.

Soral s’adresse, en son seul nom, aux citoyens de bonne volonté qui essaient de comprendre quelque chose à tout ce « bordel » — terme « soralien ». En tee-shirt, sur un canapé, désinvolte et concentré, il explique la situation : l’actualité, et le sens de l’histoire. Son passé témoigne de sa sensibilité d’artiste : plusieurs films, un roman. Mais également de son courage intellectuel, car son parcours politique correspond aux tentations de bien des inquiets. De l’adhésion au Parti communiste (brève, semble-t-il) dans les années 1990 à la Liste antisioniste fondée avec l’humoriste Dieudonné pour les élections européennes de 2009, en passant par deux années au Front national (2007 à 2009), il l’a accompli sans peur des paradoxes et des ruptures. Il affiche sereinement son « mauvais esprit », tout comme le fit l’avocat Jacques Vergès, qu’il salua en étant présent lors de ses obsèques (20 août 2013), aux côtés de l’ancien ministre socialiste Roland Dumas, de l’ancien ministre du gouvernement Balladur Michel Roussin, et de Dieudonné…

Adepte de surcroît des sports de combat (boxes, et française et anglaise), il se présente, discrètement mais fermement, comme la symbiose d’un adolescent prolongé — caractérisé comme il se doit par l’intensité de son questionnement, le non-conformisme de ses engagements (et dégagements) — et d’un individu presque moyen, confronté à la solitude héroïque mais musclée de celui qui, sans parti, sans appui, contre tous, tente d’y voir clair. On est loin de l’image du penseur universitaire ou du cadre politique. Ce qui facilite d’autant le butinage idéologique, pratiqué par de nombreux internautes, souvent dépourvus de la formation que dispensaient hier partis ou syndicats et qui structurait la réflexion.

C’est autour de quelques émotions et notions-clés que le propos s’organise : le sentiment d’impuissance face à la mondialisation et à la perte d’autonomie d’un pays soumis aux lois européennes ; l’inquiétude devant les régressions économiques et sociales ; le malaise à l’encontre des valeurs de la modernité autoproclamée progressiste ; la difficulté d’envisager un avenir différent. Sous le parrainage intrépidement conjoint d’une sainte guerrière et de dirigeants politiques peu portés sur le consensus, Soral donne son analyse et ses réponses.

L’obsession de la morale et de la nation

Tout d’abord, il importe de lutter contre le « mondialisme », un « projet idéologique visant à instaurer un gouvernement mondial et à dissoudre en conséquence les nations, sous prétexte de paix universelle », le tout passant par la « marchandisation intégrale de l’humanité » (3). Ce mondialisme se traduit par une « domination oligarchique », qui bafoue la souveraineté populaire et entretient le mythe de la toute-puissance du marché, « comme si ce n’était pas politique, pas un rapport de forces et un rapport de classes » (vidéo, janvier 2013). L’attribution de droits spécifiques aux « minorités opprimées » vient alors se substituer aux acquis sociaux collectifs, et conduit à une balkanisation qui risque de mener à la guerre civile : le témoignage le plus vif de cette dérive serait la « lecture racialiste des rapports sociaux », « “souchiens” contre “Arabes”, tous en bas de l’échelle, plutôt que travail contre capital », et qui fait des musulmans des « boucs émissaires ».

En résumé, le Nouvel Ordre mondial, également nommé l’Empire, veut faire triompher une démocratie formelle, simple « pouvoir du plus riche » (vidéo, mai 2013), tenante d’un égalitarisme abstrait qui substitue des « questions sociétales » à celles de « la question de l’inégalité sociale, de l’exploitation de classes » (vidéo, mai-juin 2013) : brandir les droits de l’homme la justifie.

Soral propose donc de « sortir de l’Union européenne, sortir de l’OTAN[Organisation du traité de l’Atlantique nord], et reprendre le contrôle de notre monnaie (…) pour rendre à la France sa souveraineté et à la démocratie un peu de son sens ». Lutter contre l’« obsolescence des Etats face à l’économie mondialisée ». Et instaurer le protectionnisme.

On voit bien comment cette lecture de la situation générale peut ne pas choquer ceux qui, comme lui, veulent en finir avec l’« oligarchie de la rente sur le travail humain ». Soral pourrait même donner à croire qu’il est, non pas, comme il le prétend, « marxiste » — il faudrait être distrait de façon persévérante —, mais à la recherche d’une « gauche authentique ». Surtout si on ajoute qu’il condamne la colonisation,« trahison de gauche de l’universalisme français » ainsi que le néocolonialisme, insiste sur le fait que l’« instrumentalisation des tensions ethno-confessionnelles » sert à dévoyer la lutte de classes, et souhaite un monde multipolaire. Pourtant, il évoque bien peu les mouvements sociaux, la socialisation des moyens de production…, semblant davantage inspiré par la dénonciation de l’« alliance croisée de la droite financière et de la gauche libertaire », que légitiment élites et médias…

C’est que sa véritable obsession est bien moins la justice sociale que le sauvetage de la France — « Je veux sauver la France, voilà » (vidéo rentrée 2012, 3e partie) — et ce qu’elle lui paraît représenter. En d’autres termes, la politique lui importe moins que la morale, la révolution moins que la nation. La morale, pour le sens qu’on peut donner à sa vie personnelle ; la nation, pour le sens qu’on peut donner à la vie collective.

Si les rapports de classe sont une thématique omniprésente dans son propos, leur étude y demeure fluette. Car l’essentiel de son analyse est porté par une conception de l’homme que le libéralisme, devenu synonyme de modernité, chercherait à détruire. L’ennemi fondamental, c’est ce qui incite « à la consommation compulsive et à l’individualisme » (charte d’E&R), c’est-à-dire l’« idéologie du monde marchand ». Bien davantage que l’exploitation, ce qui est à condamner dans le néolibéralisme, c’est qu’il produit « une société vouée à ses pulsions » (vidéo, mai 2013), entraînant ainsi un affaiblissement du sens du collectif, et donc de la conscience politique, via l’épanouissement sollicité de l’égoïsme, de l’esprit de compétition, de la recherche du plaisir. Or seule la nation est « apte à protéger les peuples des profits cosmopolites qui n’ont ni patrie ni morale », et pervertissent les valeurs qui dépassent la seule satisfaction personnelle. Le saut est brutal.

De quoi la nation est-elle donc ici le nom ?

A l’évidence, pour « protéger les peuples », elle devrait être l’incarnation du refus de l’égoïsme et des « profits cosmopolites ». Ce qui suppose, d’une part, qu’elle est une essence singulière, le génie propre à une culture particulière. Et, d’autre part, qu’elle doit exclure le cosmopolite amoral.

Sacré dévoiement. De la demande de souveraineté face, entre autres, aux lois supranationales, on en vient à recourir à une notion quasi mystique, censée permettre, si on la revendique, de créer un « front du travail, patriote et populaire, contre tous les réseaux de la finance et l’ultralibéralisme mondialisé (4) ». « Communauté nationale fraternelle, consciente de son histoire et de sa culture », où se retrouvent « ceux qui veulent un plus juste partage du travail et des richesses », et « ceux qui veulent conserver ce qu’il y avait de bon, de mesuré et d’humain dans la tradition », cette tradition helléno-chrétienne qui aurait conduit à l’exigence d’égalité réelle. Pour en finir avec le matérialisme, il faut, selon Soral, retrouver la force spirituelle qui lui faisait autrefois contrepoids, représentée tant par la religion que par le communisme ou l’universalisme français : le sens de la fraternité, le respect de soi et de l’autre, la conscience d’être un individu lié à un ensemble.

La nation serait donc une entité par nature anticapitaliste, dont s’excluent de fait tous les agents, conscients ou non, du néolibéralisme : à gauche, ceux pour qui le combat se réduit à l’« égalité en droit » ; à droite, ceux qui « veulent conserver leurs privilèges ». Ce qui importe, c’est la possibilité de rassemblement dans le partage de valeurs communes, plus grandes que les appétits et caractéristiques individuels. Peu importe donc la laïcité, devenue « une religion, la plus fanatique de toutes », peu importe l’origine du citoyen — les Français musulmans intégrés « sont une chance pour la France » au contraire de« cette nouvelle génération de paumés, issus des ghettos de la relégation (…) porteurs d’une idéologie délinquante américaine libérale ». L’ennemi de la fraternité, c’est aussi bien le communautariste, au nom de l’égalité « victimaire », que l’improductif, l’avide, le jouisseur — l’individualiste. Tous les « progressistes » et tous les « réactionnaires » ne composent donc pas deux groupes homogènes.

Il importe de définir les authentiques contributeurs à une société désaliénée de la représentation du monde néolibérale : le vrai peuple, porteur de l’esprit de la nation. Loin des faux antagonismes, loin des clivages-clichés, il inclut la petite bourgeoisie qui peut être proche du prolétariat, le petit patron qui n’a pas les mêmes pratiques que le Medef. Tous ensemble, paysans, ouvriers, petits entrepreneurs… pourront aller vers une « société mutualiste de petits producteurs citoyens », car, pour chacun, « la responsabilité économique et sociale — donc politique — résulte de la propriété de ses moyens de production ». Soral n’est pas loin de Pierre-Joseph Proudhon, ni de Pierre Poujade. Mais il est très loin de Karl Marx.

Un facilitateur de dévoiement

Cette société « réconciliée », digne, pourrait constituer un objectif commun pour la droite antilibérale et la gauche radicale. « Il existe une droite morale qui est, si on y réfléchit bien, l’alliée de la gauche économique et sociale. Et, à l’inverse, une gauche amorale qui s’est révélée comme la condition idéologique de la droite économique dans sa version la plus récente et la plus brutale. » « Gauche du travail, droite des valeurs » : le slogan d’E&R prend tout son sens. La gauche sociale intègre le sens de la transcendance porté par les valeurs de la nation, et la lutte des classes s’abolit dans une société diverse et unie.

Reste à expliquer la victoire du néolibéralisme, y compris dans son emprise idéologique sur la gauche amorale. C’est assez simple : elle est due au complot américano-sioniste.

Si la démocratie est factice, si les thèses en faveur du néolibéralisme sont aussi fortement propagées, si l’opposition est si souvent affaiblie, c’est parce que des réseaux occultes infiltreraient l’ensemble des organes de décision de... l’Empire, neutralisant ou corrompant l’action politique : des dîners du Siècle (5) aux « nouvelles maçonneries pour l’hyperclasse que sont les think tanks, style Bilderberg et Trilatérale »,l’oligarchie prépare et ses manœuvres et l’opinion, tandis que, de complot en complot, elle crée la menace terroriste avec les Twin Towers ou la guerre civile en Syrie. Ce qui justifie le soutien de Soral à l’« islam de résistance » et à ses alliés, qui, seuls, s’opposeraient à la domination mondiale de cette caste…

Au cœur de ces conspirations se tiendraient, liés à l’Amérique rapace, les « Juifs », sinon errants, du moins par nature étrangers à la nation, et de surcroît portés sur l’accumulation de capital. La banque est juive, la presse est juive, le destructeur de l’unité nationale est juif… Soral a pour eux une haine positivement fascinée. Il les voit partout. Evidemment, il lui est facile de préférer parler d’antisionisme ou d’opposition à la politique d’Israël. Mais c’est tout bonnement de l’antisémitisme, et non l’expression d’un soutien au peuple palestinien ou d’un goût marqué pour la provocation supposée libératrice. S’il réédite des classiques de l’antisémitisme dans Kontre Kulture, sa maison d’édition (Edouard Drumont, La France juive, etc.), c’est par ardente conviction. Aucune ambiguïté.

Pourtant, ce déchaînement maniaque ne suffit pas à le discréditer auprès de ses fidèles. C’est que les théories du complot, franc-maçon, juif, Illuminati et autres, renvoient à ce grand sentiment d’impuissance aujourd’hui répandu, que n’atténuent guère les attaques, elles aussi fréquentes, contre les élites et l’oligarchie. C’est sans doute aussi que, parfois, existent des arrangements effectivement tenus secrets (qu’en fut-il, pour rester sobre, des rapports entre les Etats-Unis et certains éléments du patronat chilien dans la préparation du coup d’Etat qui renversa Salvador Allende ?). Mais il importe quand même de se demander si ce type de réflexion, qui se veut avant tout morale, au-dessus des partis, anticapitaliste et nationaliste, ne conduit pas assez fréquemment à un populisme « rouge-brun », fort peu anticapitaliste mais fort teinté de xénophobie, sinon de fascisme. A en croire l’histoire, la réponse est oui.

Il serait néanmoins frivole de considérer que les habitués de Soral sont tous de la graine de fascistes. Il le serait tout autant de ne pas prêter attention à ce qui, dans son discours, est un « embrayeur » d’équivoque, un facilitateur de dévoiement. C’est autour de la mise en parallèle des valeurs sociétales et des questions sociales, ainsi que du retour à la nation, que se joue l’essentiel de ses développements et de leurs conséquences : une vue apparemment cohérente des ravages sociaux et intimes de la modernité libérale, qui délivre les internautes de leur propre soupçon d’être de tristes réactionnaires, tout en les confortant dans le sentiment d’appartenir à une minorité enfin éclairée. Il n’est donc peut-être pas sans intérêt, pour la gauche déterminée à créer les conditions d’une véritable justice sociale, de rappeler que rien dans ses propos et objectifs ne saurait être confondu avec ceux d’une droite extrême. Pour ce faire, mieux vaudrait préciser sa propre analyse sur ces questions, quand bien même elle serait conflictuelle dans son propre camp.

Evelyne Pieiller

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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 08:18


Les grandes puissances du G20 sont tombées d'accord samedi à Moscou pour donner la priorité à la croissance à court terme, reléguant au second plan la discipline budgétaire, en raison d'une économie mondiale fragile.

Les ministres des Finances et les banquiers centraux des pays riches et émergents réunis depuis vendredi à Moscou pour préparer le sommet du G20 de Saint-Pétersbourg en septembre trouvent que "l'économie mondiale reste trop faible et la reprise fragile et inégale", selon leur communiqué final.

Dans le cadre de la préparation du plan d'action qui sera décidé lors du sommet de Saint-Pétersbourg, ils se sont samedi accordés sur le fait que la "priorité de court terme est de doper l'emploi et la croissance".

Le respect d'une discipline budgétaire, assortie d'objectifs chiffrés qui a eu cours ces dernières années à cause de la crise de la dette souveraine, reste "critique", mais c'est un objectif de "moyen terme".

"Il est clair dans l'esprit de tout le monde qu'il faut restaurer la confiance et créer les conditions pour la croissance et l'emploi", a commenté la directrice générale du FMI Christine Lagarde lors d'une conférence de presse.

"Le débat entre croissance et austérité semble être clos", a tranché un haut responsable américain.

Tout le monde a reconnu, même en Europe, que le vrai sujet est le chômage très élevé et la période de très faible croissance, a déclaré un négociateur sous couvert d'anonymat, évoquant sans la citer l'Allemagne, traditionnel défenseur de la rigueur budgétaire en Europe.

"Les divergences sont beaucoup moins vives qu'il y a quelques mois" sur l'équilibre à trouver entre croissance et réduction des déficits a affirmé le ministre français de l'Economie Pierre Moscovici, estimant qu'il n'y avait pas de "consensus spontané" mais que la question n'avait pas vraiment posé de difficultés.

Les changements "clairement communiqués"

Pour atteindre cet objectif de croissance à court terme, les ministres insistent dans leur communiqué sur la "réduction de la fragmentation des marchés financiers", "l'union bancaire en Europe", "le rééquilibrage de la croissance mondiale" ou encore le maintien des politiques monétaires accommodantes.

A la demande de certains pays émergents, les ministres ont aussi insisté sur le doigté nécessaire dont doivent faire preuve les grandes banques centrales, notamment la Fed, à l'heure d'achever progressivement leurs programmes non conventionnels de soutien à l'économie, perspective qui a provoqué beaucoup de volatilité sur certains marchés financiers émergents.

"Les changements futurs" de politique monétaire "continueront à être précautionneusement calibrés et clairement communiqués", selon le G20.

Volet fiscal

Un autre domaine où les ministres ont avancé est celui de la lutte contre la fraude et l'optimisation fiscale.

D'une part, le G20 Finances a endossé dans son intégralité les 15 propositions formulées jeudi par l'organisation des pays riches OCDE pour empêcher les grands groupes internationaux, (Google ou Microsoft se sont retrouvés sous le feu des critiques par exemple), de profiter des failles fiscales et de s'affranchir très largement de l'impôt.

"Nous endossons complètement le plan ambitieux de l'OCDE" en 15 points, ont dit les ministres. Le plan sera présenté aux chefs d'Etat à Saint-Pétersbourg.

"C'est une très grande satisfaction", s'est réjoui le ministre français Pierre Moscovici.

Le communiqué des ministres des Finances reste vague sur le calendrier de mise en oeuvre, alors que l'OCDE plaidait pour une application d'ici deux ans. Mais, selon M. Moscovici, si le projet est définitivement adopté à Saint-Pétersbourg, "ce sera irrésistible".

Plusieurs négociateurs ont relevé qu'il y avait eu un consensus sur ce projet mais que l'Inde souhaitait ajouter des propositions aux 15 mesures.

Un autre volet fiscal abordé par les ministres est celui de l'échange automatique d'informations bancaires entre pays pour lutter contre la fraude, sur lequel le G20 veut accélérer.

"Nous soutenons l'échange automatique d'information comme le nouveau standard mondial et nous soutenons complètement le travail de l'OCDE avec les pays du G20 pour établir un tel standard. Nous demandons à l'OCDE de préparer un rapport d'étape d'ici notre prochaine réunion, avec calendrier d'achèvement des travaux en 2014", écrit le G20.

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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 07:30

Taxe à 75% / foot : "Le lobbying des patrons de clubs de foot est scandaleux"

 

Les clubs de foot professionnels anonce une grève fin novembre. Le lobbying des patrons du football contre l’application de la taxe à 75% sur les revenus de plus d’un million d’euros est scandaleux. En guise de première intervention sur le sport depuis le début de sa mandature et en réponse à ce chantage injustifié, le président de la République a décidé de recevoir les patrons de clubs de foot.

Face à cette double provocation, le malaise est profond dans le mouvement sportif .


Les records en matière de salaires et d’indemnités de transferts d’une minorité de stars explosent à chaque mercato et occultent la précarité du plus grand nombre des travailleurs sportifs. Comment expliquer des salaires et des indemnités de transferts de plusieurs dizaines de milliers d’euros ?

 

Engageons une opération vérité sur la nature de l’argent privé qui circule pour découvrir d’où viennent ces sommes colossales et qui peut mettre tant d’argent dans les transferts et les salaires des joueurs.

 

Par exemple, examinons d’où provient la richesse du nouveau propriétaire de l’AS Monaco.

 

Trouvons une explication sur l’accession à la propriété du PSG de la monarchie du Qatar, pour qui l’esclavagisme est le seul Code du travail dans la construction des stades pour la Coupe du monde de football de 2022.


Comment le pays des droits de l’homme peut-il fermer les yeux sur un tel scandale, mis au jour par des journalistes et des syndicalistes ?


Depuis l’arrêt Bosman en 1995 et la libéralisation du marché des footballeurs, le montant total des transferts en Europe est passé de 400 000 euros à plus de 2 milliards d’euros.

 

Plusieurs enquêtes démontrent que c’est l’un des marchés les plus dérégulés de la planète, avec une mainmise de la finance et une avancée inquiétante de la corruption et du blanchiment d’argent lié aux paris sportifs.


Tous ces faits invitent à retrouver le chemin de l’implication citoyenne.

 

Pourquoi ne pas élargir la réflexion à des assises nationales ouvertes à tous ?

 

A l’instar de l’appel lancé par la Confédération syndicale internationale (CSI), exigeant de la FIFA qu’elle fasse du respect des droits des travailleurs la condition pour la tenue de la Coupe du monde au Qatar, il faut développer les initiatives pour aider à l’émergence d’un mouvement de contestation qui replace le football au sein des questions sociales et des exigences démocratiques.


Des mesures politiques concrètes doivent être discutées : instaurer des salaires plafonds et une échelle des rémunérations, mettre fin au mercato et aux agents maquignons, interdire les paris sportifs, créer une autorité administrative de contrôle de gestion des clubs indépendante des fédérations et des ligues professionnelles.

 

Un club sportif ne devrait plus être géré comme une entreprise, mais comme un organisme relevant d’une mission de service public et répondant à des critères de gestion d’efficacité sociale. Ses acteurs, notamment la structure associative, les éducateurs sportifs et les associations de supporteurs, devraient être au cœur d’un fonctionnement démocratique et citoyen.

 

Le football est notre bien commun.

 

Nicolas Bonnet, Responsable de la commission Sport au PCF

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Published by bruno fornaciari - dans sport
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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 17:32

Bonjour,

 

Après lecture de la déclaration de Jean-Pierre Gay sur les municipales sur le blog du FDG Nord79, je me permets de prendre la plume pour faire quelques commentaires et donner un avis  personnel que vous aurez l’aimable obligeance de porter à la connaissance des lecteurs du site.

 

En préliminaire je veux tout d'abord faire un ou deux commentaires d'ordre général. 

 

En premier lieu, si j'en crois l'onglet, le site se présente d’abord comme celui "Front de gauche du nord 79". C'est-à-dire le site de l'ensemble des composantes du FDG à Thouars et à Bressuire, donc y compris la composante communiste. Or, je ne sais si c'est un oubli, ou si c'est sciemment, mais le seul "lien" visible est celui du blog de Mélenchon, en l'absence de tout autre, comme si le FDG et le PG c'était la même chose. Je fais donc la proposition pour rétablir un certain équilibre, qu’à côté du lien du blog de JL Mélenchon (PG) figure aussi celui de Pierre Laurent (PCF).

 

Je rappelle pour ceux qui l'aurait oublié que neuf organisations, mouvements ou partis composent ce front... de... gauche, qui a un programme, « l’Humain d’abord » sur lequel s'appuie l'action de chacun des partenaires et ensemble chaque fois que cela est possible. Mais bien entendu, et c’est la raison et la condition de l’entente, chaque parti conserve son indépendance d'analyse et d'action.

 

N’oublions pas que le Front de gauche est le lieu du rassemblement de toutes celles et tous ceux qui considèrent qu'il n'y aura pas de transformation sociale sans une politique en rupture avec les logiques libérales qui souhaitent construire une alternative au gouvernement Ayrault et à sa politique. Le Front de gauche se fixe indissociablement comme objectif un rassemblement majoritaire plus large sans lequel le changement ne peut pas avoir lieu. Contenu et rassemblement sont liés. Le Front de gauche se veut un outil de rassemblement porteur d'un projet politique à vocation majoritaire à gauche. Il doit servir à développer une mobilisation citoyenne large, profonde et durable qui soit utile aux mobilisations sociales et donne corps à cette alternative.

 

Dans sa déclaration sur les municipales à Thouars sur laquelle je reviendrai dans la suite de mon propos, Jean-Pierre Gay  souligne la pertinence, selon lui,  de l'analyse de JL Mélenchon (PG) au sujet des récentes élections cantonales à Brignoles.  Là encore, il serait honnête de fournir la référence et (ou) faire mention de l'analyse de Pierre Laurent (PCF), que pourraient consulter utilement les lecteurs intéressés à la connaître, et participer  ainsi, au nécessaire débat et confrontations d'idées à l’intérieur du Front de gauche.

 

C’est ce que  fait d’ailleurs très régulièrement le journal communiste « l’Humanité » qui ouvre ses colonnes à l’expression de toutes les composantes du Front de gauche, (même si les analyses ne correspondent à celles du journal). Une telle démarche d’ouverture facilite la compréhension de l’analyse de chacun que l’on tient à égale distance de la réflexion de tous. Il est ainsi des pratiques de loyauté et d’honnêteté dont beaucoup pourraient s’inspirer.

 

Je tiens à souligner au passage que l'uniformité du site du FDG nord 79, les positions univoques qui y sont publiées, ne correspondent avec  la pluralité du Front de Gauche. Elle est dommageable pour son élargissement car elle tient en dehors ceux qui ne les partagent pas, qui peuvent même se sentir écartés ce qui constitue un obstacle dommageable à la participation de tous à la réflexion générale et à l’action du FDG nord 79.

 

 

C'est d’ailleurs grâce à cette indépendance revendiquée pour soi-même et par tous  que quatre ou cinq organisations du Front de gauche ont décidé de se réunir en une seule formation et de fusionner en novembre prochain, comme c’est leur droit le plus absolu. Cela ne m’empêche pas de m’interroger sur  l'objectif réel de cette fusion, puisque nous sommes déjà tous d'accord sur "l'humain d'abord" qui constitue pour nous tous la « feuille de route ». J’y vois la volonté de faire contrepoids au partenaire communiste et d’envisager éventuellement, de nouveaux périmètres du « Front de Gauche » qui pourraient conduire à d’éventuelles autres aventures ? Comme à Dieppe par exemple ? où la nouvelle alliance EELV/PG  s’organise contre le Maire communiste sortant, élu en 2008 à la tête d’un large rassemblement à gauche, mettant ainsi en péril la  municipalité dirigé par un Maire communiste face à la droite? La réponse n’est-elle pas déjà dans la question ? Ce serait là évidemment une « première » de mauvaise augure pour la suite.

 

Ceux qui mettent en péril le Front de gauche ne sont pas toujours ceux qu’on dit ou que l’on croit.

 

Ma deuxième observation prolonge la première puisque je lis qu'au nom du Front de Gauche du Nord 79, il est organisé un soutien aux opposants de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes dont chacun sait que sur cette question il y a des désaccords entre organisations. Le PCF régional et le PCF local à Thouars s'étaient prononcés, tout en étant hostile au PPP, en faveur de la réalisation de ce nouvel aéroport moderne à Nantes, qui intégrait les questions économiques et préservait les équilibres environnementaux et écologiques en y apportant des réponses satisfaisantes selon nous, qui avaient reçus  l'aval de la plupart des élus régionaux de toutes tendances politiques confondues.

 

Donc là encore le site du Front de Gauche Nord prend parti et se trouve pris en défaut de pluralisme en promotionnant une seule opinion à l'exclusion des autres. Pire, ma propre contribution y a été censurée. La démocratie et la pluralité d’opinion doivent pouvoir s’exprimer et vivre concrètement au sein du Front de Gauche Nord 79.

 

J'en viens maintenant au fond du texte se présentant comme celui du FG.

 

Je partage le point de vue et la position exprimés sur la politique gouvernementale ainsi que sur les conséquences politiques de la désaffection et de la démobilisation de la gauche (Brignoles) ainsi que du danger d'extrême droite. Je partage aussi le constat que le Front de gauche ne bénéficie pas de la colère qui s’exprime et ne "capitalise" pas le mécontentement. Mais,  Jean-Pierre Gay ajoute un commentaire qui me fais réagir. Il ajoute, je cite "que le Front de Gauche n'apparaît (pas encore) aux yeux de nombreux français comme le recours".

 

Si je note ce membre de phrase, le « pas encore » c'est qu'il traduit à lui seul des désaccords stratégiques au sein  du FDG (la stratégie de recours qui s’oppose à celle du rassemblement de toute la gauche) qui s'expriment à propos des élections municipales, sur lesquelles je reviendrai un peu plus loin dans cette contribution.

 

Nous dénonçons tous la politique droitière du gouvernement socialiste/EELV et singulièrement les députés et sénateurs communistes au parlement. Le PG et quelques autres en  ont plutôt tendance à mettre un signe d'égalité entre PS et UMP entendent surfer sur le mécontentement suscite par la politique gouvernementale et se présenter comme le recours. Mais le  constat qu’ils font eux-mêmes de JL Mélenchon à …JP Gay, c’est que cela  ne marche pas. Et ils poursuivre dans cette stratégie, (les raisons réelles m’échappent encore), et ils refusent d’élargir « au-delà de nous-mêmes », c’est-à-dire aussi, aux socialistes qui seraient d’accord à mettre en œuvre au niveau local des politiques sociales, anti-austérité et démocratiques, le rassemblement de la gauche.

 

En rejetant ce type de rassemblement le PG escompte bénéficier pour lui-même, en parlant « dru et cru » d’un hypothétique report électoral des mécontents à gauche qui modifierait ainsi le rapport de force FDG/PS. Ce qui conduit cette stratégie à faire l’amalgame PS/gouvernement et considérer le PS, (tout le PS) comme l’ennemi principal et se mettre en posture de « se compter » aux municipales, espérant supplanter le PS et lui tailler des croupière, voire le « punir ».

Je dois  dire que la stratégie de recours avait déjà été à l'œuvre aux dernières régionales chez nous ou le Front de Gauche s’était fixé l'objectif de passer devant la liste du PS conduite par Ségolène Royal, et refusé par avance de participer à quelque exécutif régional que ce soit si le Front de gauche n'était pas en position dominante. On sait ce qu’il advint de cette stratégie qui, à la suite  d’une campagne incomprise (moins de 5%)  les seuls élus anticapitalistes, les 6 élu-e-s- communistes sortants furent élimés. Du coup, en contradiction avec la campagne « anti-Ségolène » a dû appelé sur le bout des lèvres et honteusement on s’en souvient à faire barrage à la droite. Episode peu glorieux du FDG à mon avis. Résultat, désormais la gauche radicale n'est plus représentée en région.

 

Une autre stratégie était pourtant possible, celle du rassemblement de toute la gauche et des écologistes sur la base d'un programme bien à gauche et sans le Modem. Mais on ne refait pas l’histoire.

 

Que l’on me comprenne bien, je ne milite pas coûte que coûte pour des accords avec le PS et je considère que le FDG est indispensable et qu’il doit vivre et se développer. Dans la plupart des grandes villes des liste FDG se présenteront dès le 1er tour. Mais là où c’est possible, là où le FDG est entendu, là où la participation d’élus communistes et FDG dans des municipalités d’union, fussent-elles dirigées par des maires socialiste comme à Niort par exemple, là où le bilan est considéré comme « globalement positif », alors oui, je suis pour un large rassemblement dès le 1er tour pour battre la droite et à l’extrême droite, et aller de l’avant.

 

En ce qui les concerne, les communistes considèrent les municipalités comme des foyers de démocratie et des lieux de pouvoirs. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle chacun souhaite y obtenir le plus d’élus et les diriger si possible. Les élections municipales elles-mêmes sont un moment du débat démocratique au cours duquel peut s’élaborer des programmes populaires et partagés qui s’extraient des politiques libérales. Et nous sommes favorables à élargir le rassemblement à tous ceux qui en adoptent les objectifs pour modifier et améliorer concrètement la vie de la population et faire avancer la lutte contre la pauvreté, pour le logement social, les services publics, la santé la participation des citoyens aux affaires de la commune.

 

Je lis encore sous la plume de JP Gay que, je cite toujours : "le message du Front de Gauche peut paraître brouillé au moment où se multiplie les déclarations ambigües sur la constitution de liste et des alliances 1er tour des municipales"… et il poursuit : "Mais qu'on se rassure, s'il y a un risque réel à Paris de voir les communistes accepter les propositions d'Hidalgo...." Je dois à la vérité de dire que c'est parce que Anne Hidalgo a accepté les propositions communistes que le projet d'accord fut soumis le weekend dernier aux vote des militants communistes parisiens qui exercent là (c'est une originalité du PCF) la démocratie militante.

 

Je porte donc à la connaissance des lecteurs un commentaire de la presse concernant la déclaration de Anne Hidalgo publiée le 22/10/2013 à 15:06

 

(Anne Hidalgo a salué "les propositions innovantes" du PCF et en a repris un certain nombre à son compte, sur le logement ou l'alimentation, en s'affichant aujourd'hui aux côtés de son chef de file parisien Ian Brossat.

Attablés côte à côte dans un café du XVIIe devant une forêt de caméras, la candidate PS à la mairie et le chef de file des élus communistes parisiens ont dû répondre aux questions sur "l'enterrement" du Front de gauche à Paris ou la réaction de Jean-Luc Mélenchon. "Notre boussole c'est l'intérêt des populations", "améliorer leur quotidien", et "la politique du Front de gauche sera appliquée à Paris", assurent les responsables PCF et Anne Hidalgo promettant la poursuite de "la transformation de la vie de la cité" après déjà douze ans et demi de gestion commune de la mairie.

Outre l'objectif de 30% de logements sociaux à Paris en 2030
, la candidate PS a fait sien également le désir de rendre l'alimentation meilleur marché pour les habitants via des "halles alimentaires de proximité". 
Anne Hidalgo a également évoqué un observatoire parisien des violences faites aux femmes, la gratuité des premiers m3 d'eau ou encore la création d'un Conseil économique, social et environnemental local pour associer les partenaires sociaux aux choix de la Ville. Ces deux dernières propositions étaient mentionnées dans l'accord qui a servi de base au vote des adhérents PCF de la semaine dernière
.)

 

Les résultats sont connus maintenant, 57 % des communistes parisiens, soit une majorité se sont prononcés par vote et ont  adopté ces propositions. Parce qu'ils sont démocrates, les communistes parisiens se rangeront tous derrière la position majoritaire exprimée démocratiquement, en confirmant la stratégie de rassemblement à gauche et  son élargissement, le Front de gauche sera bien présent à Paris en cas de victoire. Il serait paradoxal, qu’après avoir tenté d’influer sur le vote des communistes pour qu’ils choisissent une autre voie, les mêmes, souvent soutenus par les médias « capitalistes » dans cette entreprise, continuent à se permettre de contester ce vote démocratique d’autonomie et d’indépendance du Parti Communiste Français. D’ailleurs, pour étayer ce que je dis à propos du « soutien » que reçois JL Mélenchon dans cette « crise »,  France Inter, pour commenter le vote des militants communistes à Paris et ses conséquences éventuelles sur le Front de Gauche, a décidé d’inviter à son émission politique du Dimanche non pas Pierre Laurent secrétaire national du PCF, mais …Jean-Luc Mélenchon, co-Président du Parti de gauche.

 

Un dernier  mot sur les municipales en général avant d'en venir au cas particulier de Thouars.

 

Je note qu’il n'y a pas si longtemps, les élections municipales étaient négligées pour la partie non communiste du Front de Gauche. Ce qui comptait à leurs yeux, c'était d'abord les Européennes, les municipales n'étant considéré que comme des élections locales dépourvues d'intérêts politiques. Je me félicite de la révision de jugement de JL Mélenchon et de …Jean-Pierre Gay à Thouars.

 

Les Européennes revêtiront une très grande importance, tant sur le plan de la politique européenne à incidences nationales, que pour la lutte pour une réelle Europe sociale, démocratique libérée de la domination des marchés financiers et pour le changement du rôle de la BCE . Elles  requièrent naturellement toute l’attention du Front de Gauche et les discussions avec tous les partenaires sont en cours. J’ai remarqué comme d’autres, que cette élection était considérée notamment, par le Parti de gauche comme une élection d'autant plus importante que JL Mélenchon lui-même n'avait pas fait mystère de son intérêt personnel à conduire une liste Nationale Front de Gauche. On le sait maintenant, les Européennes seront organisée en 8 grandes régions, ce qui ôte il est vrai, l'intérêt escompté par JL Mélenchon de représenter nationalement, une fois encore le Front de Gauche et d'en tirer pour lui et le PG les bénéfices politiques d'une grande campagne nationale.

 

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J’aborde maintenant les municipales à Thouars.

 

Je tiens à dire ici en tout premier lieu, que je fais mienne la remarque de Ernest Levindré ex-candidat PCF aux cantonales à Thouars qui souligne : qu’« il est savoureux de lire  que JP Gay et Ph. Cochard tentent de s’approprier le score que j’ai obtenu au dernières cantonales de 2011 comme candidat communiste pour le Front de Gauche à Thouars, tandis que l’un et l’autre ont combattu ma candidature tout comme celle de Bruno Fornaciari à Saint-Varent. Chacun se souvient qu'ils s'étaient "fendus" d'un communiqué dans lequel  ils  considéraient mon score de 8,41 % comme étriqué et dérisoire, les voilà maintenant qu’ils prétendent utiliser cette influence au service d’ambitions "politicardes" qui fleurent bon l’opportunisme au dépend du militantisme de terrain… » et il poursuit « … Je le note, d’autant plus amusé, qu’ils sont bien en peine de s’enorgueillir du  propre score (3,2% ) de leur comparse aux législatives.  Ils  avaient en effet refusé d’appliquer les accords nationaux passés au sein du Front de Gauche qui désignaient un candidat communiste pour la 3e circonscription,  refusé d’appelé à voter François Hollande pour battre Sarkozy,   refusé aussi d’appeler à voter pour Jean Grellier au 2e tour des législatives, candidat socialiste placé en tête de la gauche, pour battre la droite. J’ai lu qu’ils convoitaient les voix qui se sont portées sur mon nom et donc du Parti Communiste pour d’obscures marchandages pour les municipales… » et il conclut sur ce point « Cette nouvelle façon de faire de la politique  qui consiste à  « adorer aujourd’hui ce qu’ils ont brûlé hier» ou du « fais ce que je dis mais pas ce que je fais » est aux antipodes de la morale politique dont la sincérité désintéressée doit être, selon moi, l’une des dimensions ». Sans clarification en effet sur ce point, le risque est présent d’apparaître bel et bien

opportuniste et électoraliste.

 

Autre remarque, il semblerait plutôt que ce soit Patrice Pineau qui ait répondu favorablement (et c’est heureux), à une demande de rencontre formulée par le Front de Gauche qui se déclarait disponible pour étudier la possibilité d’une liste commune avec le PS et non l’inverse comme le suggère JP Gay.

 

Ainsi, la recherche d’un accord avec le PS est considéré comme un risque à Paris, une infamie, une traitrise, « une danse du ventre », condamné avec les mots les plus durs  par certaines composantes du Front de gauche à l’adresse du partenaire communiste. Les pressions du PG, exercées sur les militants communistes parisiens PG à grands renforts médiatiques, n’auront pas suffi pour, comme le souhaitait JL Mélenchon ils désavouent leur direction fédérale et Pierre Laurent lui-même qui est l’un des communistes parisiens.  Tandis qu’un accord 1er tour  avec le PS devient en l’espace de quelques lignes possible et souhaitable à Thouars ? Mais où se trouvent la cohérence et la logique politiques ?

 

Je m’étonne encore (mais est-ce maladif de ma part ?) qu’après seulement 2 heures de discussions la « délégation » du Front de gauche, sans en référer à ses mandants, (mais était-ce vraiment une délégation ? car il aurait fallu qu’elle soit  précédée d’une réunion des membres du Front de gauche qui l’aurait composée et mandatée), se soit déclarée en osmose : « sans qu’apparaissent des désaccords de fond. Il y a même eu convergence immédiate sur son projet de baisse des taux d’imposition des taxes locales ».  N’est-ce pas aller un peu vite en besogne pour déclarer d’emblée qu’il n’y a pas de désaccords de fond? Il n’y aurait donc pas de différence notables entre le PS et le FDG.

.PS = Front de gauche ? Je reviendrai aussi sur cette question.

 

Mais je veux aborder  tout de suite la question de la participation de la population aux propositions programmatiques portées par le Front de gauche qui me paraît être une question primordiale. J’ai lu dans la déclaration de JP Gay que : « Nous devons poursuivre les échanges avec l’équipe chargée de préparer le programme ». Ce qui laisse supposer des discussions entre  « spécialistes » du FDG et du PS dont la mission serait de coucher sur papier un certain nombre de propositions susceptibles de faire consensus.

 

Si je ne conteste pas la possibilité et l’utilité de telles rencontres et de discussions avec le PS (ce serait aussi une nouveauté à Thouars), j’attire l’attention sur la priorité qui devait être la nôtre plutôt que de promouvoir la démarche de  délégation de pouvoir.  Car en faisant ainsi nous demanderions à la population de  soutenir des  propositions élaborées en dehors d’elle.

 

 

C’est de tout autre chose dont nous avons besoins. Nous devons nous adresser directement aux Thouarsaises et aux Thouarsais pour qu’ils élaborent avec le Front de Gauche un programme municipal populaire et partagé. Ainsi nous donnerons à voir concrètement une nouvelle façon de faire de la politique. Nous placerons « l’humain d’abord » en préfiguration d’une VIe république qu’appelle le XXIe siècle. Nous devons dans nos actes favoriser l’irruption citoyenne et faire place au peuple dont l’existence ne sauraient se réduire à l’inscription de  mots sur des affiches. Donc Chiche !

 

Ainsi, le Front de gauche fera œuvre utile. Il doit porter dans les discussions avec le PS, ses propres propositions qu’il aura élaborées et  débattues avec les thouarsaises et les thouarsais.  Tournons-nous résolument   vers eux et co-élaborons des propositions qu’ils auront légitimées et crédibilisées.  Plutôt que de lancer un appel public à candidature, appelons les gens à se rencontrer avec nous pour construire  un programme municipal populaire et partagé, surtout dans nos quartiers populaires.

La démocratie  participative  d’élaboration préfigurerait la démocratie participative de gestion de la cité.

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L'hôpital du NDS.

 

En raison de la politique d’économies budgétaires décidée par  gouvernement PS/EELV, le PTU dont le de plus en plus flou concocté à l’écart des populations et souvent contre elle, semble ne pas pouvoir être financé. Ce mauvais projet qui s’inspire de la loi Bachelot, rencontre une opposition de plus en plus large qui s’étend maintenant à nombres d’élus socialistes, (ce ne fut pas toujours le cas). Je veux noter ici le  rôle éminent qu’a joué  l’association thouarsaise de défense des hôpitaux de proximité dans la popularisation du dossier Faye-l ’abbesse et ses interventions auprès des pouvoirs publics, et de ses enjeux, ainsi que l’expression publique du PCF local sur le sujet et la campagne du PCF  et de ses candidats aux cantonales de 2011 à Thouars et St varent. Je me félicite que le FDG nord 79 ait manifesté récemment son hostilité à ce projet en 2013. Toutes ces déclarations  crédibilisent une autre démarche de projet et de méthode pour satisfaire les besoins de la population de cette partie des Deux-Sèvres en matière de santé publique.


C’est la raison pour laquelle nous devons réclamer un grand débat public sur la santé. Je réitère donc la proposition formulée en mars 2011, de réunir une conférence ou une convention, peu importe le nom qu’on lui donne, dans le Nord du département, qui aurait pour objectif de faire le point de la situation sanitaire de cette partie du département et de formuler des propositions visant à satisfaire les besoins de santé de la population. A ce grand débat  les thouarsaise et les Thouarsais seraient bien évidemment invités à y participer tout comme les personnels et les professionnels santé, publics et privés, les syndicats représentatifs des salariés, les élus de toutes les collectivités territoriales toutes tendances politiques confondues, l’ARS, le Préfet les associations etc…


Au terme de cette consultation démocratique qui pourrait durer plusieurs mois, de cette co-élaboration de tous les acteurs pourrait être  conclu un contrat de santé pour le Nord-Deux Sèvres, entre les élus, les représentants des usagers, et l’Etat représenté par les différentes collectivité territoriales. Ce contrat de santé serait financé par les économies potentielles réalisées par la non construction du PTU dont je rappelle que 60 % du budget de 110 M€ devait être alloué au BTP. Ces fonds publics rendus disponibles seraient utilisé à moderniser le CHNDS. Il ne serait pas acceptable en effet que les pouvoirs publics reportent des investissements publics utiles à nos populations. Soyons offensifs et novateurs dans nos propositions comme celle, par exemple de reconstruire une maternité à l’hôpital de Thouars, maternité qui existait encore il y a 15 ou 20 ans. Et bien entendu nous ne pouvons pas accepter que la Ministre de la santé Marisol Touraine n’abroge pas la loi Bachelot, ne supprime pas la T2A et n’interdise pas les dépassements d’horaires.

Je note aussi pêle-mêle d’autres sujets qui pourraient faire l’objet de discussions tels la formation et l’embauche de personnels de santé qualifiés, la coopération entre les différentes structures de soins, le maintien et le renforcement du pôle urgence à Thouars, la modernisation des équipements hospitaliers la rénovation des locaux d’accueils des malades en chirurgie et en psychiatrie etc…

La santé des thouarsaises et des thouarsais ne doit pas se décider dans les cabinets ministériels ou entre « initiés ». Place au Peuple encore et encore.

 

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La MAISON DE SANTE.

 

Mais qu’est-ce donc une maison de santé ? C’est un regroupement de professionnels privés (médecins, spécialistes,  paramédicaux, kiné, infirmières etc..) comme il en existe ailleurs en projet à Saint-Varent  par exemple, qui consiste à ce que la municipalité investisse dans des structures (bâtiments et équipements) prenne en charge tout ou partie des frais occasionnés. C’est donc une aide donné à la médecine libérale sur fonds publics, sans avantages particuliers pour les patients, ni contrôle.

 

Autre chose est le Centre de Santé Municipal, appelé autrefois dispensaire,  dans les banlieues rouges de la région parisienne,. C’est un établissement de santé d’une tout autre nature. Le Centre de santé Municipal joue un rôle social qu’aurait bien besoin la population désargentée de Thouars qui compte comme l’une des villes les plus pauvres du département. Ainsi la prise en charge du tiers payant, permettrait un meilleur accès aux soins que certains habitants reportent ou se privent, faute de moyens. Ce regroupement de professionnels salariés (60% des jeunes médecins préfère ce statut) ne pratique pas de dépassements d’honoraires, travaille en équipe et prend en compte la prévention, la spécificité de la jeunesse, celle de nos anciens ou bien encore l’éducation à la santé, y compris buccodentaire dans les écoles par exemple et d’autres missions encore. Nous pourrions mettre en débat cette proposition au sein du Front de Gauche à Thouars  et vérifier auprès des usagers son  bien-fondé.

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FISCALITE

 

La  taxe professionnelle (impôt le plus juste payé par les entreprises) a été supprimé par N. Sarkozy sans compensation intégrale de l’Etat. Ainsi, la variable d’ajustement pour faire face à la réponse aux besoins des populations est laissée à la fiscalité locale dont les taxes effectivement ont augmenté fortement ses dernières années via la taxe foncière, la taxe d’habitation ou la taxe sur les ordures ménagères notamment.  Et je ne parle pas des taxes des autres collectivités territoriales ,département et région

 

Il est tentant, pour des questions de solidarité bien compréhensibles, de tendre l’oreille à une proposition du Maire socialiste de baisser les taux d’imposition des taxes locales. Mais de là  à y souscrire derechef, il y a un laps de temps démocratique nécessaire qui aurait pu(dû) être respecté, afin de recueillir les avis des militants du Front de Gauche avant toute déclaration publique précipitée.

 

Il faut bien mesurer qu’une baisse des taux des taxes locale sans recettes nouvelles aurait des effets désastreux en asséchant les finances locales.  Moins de dépenses de fonctionnement, moins d’investissements moins de services à la population. Ce seront les plus pauvres qui en pâtiront les premiers.   La réduction du périmètre d’intervention publique municipale voisinerait avec l’augmentation des tarifs publics, des prestations (cantines scolaires, piscines, ou des subventions aux associations sportives etc.. ) toutes décisions qui s’inscrirait dans le dogme libéral de la réduction d’impôts, dont des campagnes médiatiques agressives nous rebattent les oreilles ces temps-ci. Le Front de gauche pourrait agir avec la population pour exiger de justes compensations de l’Etat qui a les yeux de Chimène pour les demandes du MEDEF, (20 milliards pour le CICE ou compensation intégrale par la branche famille d’une contribution supplémentaire des entreprise à la sécurité sociale.) La seule lutte contre la fraude fiscale rapporterait potentiellement entre 60 et 80 milliards/ans.

 

La majorité PS/EELV, vient de voter au parlement la partie recette du budget 2014 qui ponctionne 1,5 milliard d’€ sur les dotations aux collectivités locales. Ce qui va aboutir inexorablement à la réduction de leurs moyens. La question fondamentale est bien sûr celle d’une réforme de la fiscalité locale qui garantisse aux collectivités les moyens d’assumer ses missions de services à la population. D’où la nécessité d’une grande réforme  fiscale dont l’impôt progressifs sur le revenu, associé à la baisse de la TVA impôt le plus injuste, et une contribution des entreprises favorisant les salaires, l’emploi et la formation.  Une nouvelle fiscalité locale qui n’obligerait pas les communes à faire des taxes locales la variable d’ajustement. C’est pourquoi les communistes font la proposition entre autre, de remplacer la taxe professionnelle payée par les entreprises supprimée par Sarkozy, par une taxe territoriale assise sur le capital des entreprises, qui permettrait de taxer les placements financiers.

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DEMOCRATIE ET CITOYENNETE

 

L’exigence de démocratie et la participation citoyenne  fondent l’engagement commun du Front de Gauche vers une VIe République. Car, là encore, pour le Front de gauche les communes sont des foyers de démocratie, des lieux de proximité et de pouvoirs où des décisions peuvent être prises au plus près des préoccupations de nos concitoyens, les intercommunalités librement consenties, organisent leur coopération. Les élections municipales constituent l’une des dimensions démocratiques institutionnelles  puisque les forces politiques en présence élaborent leurs programmes et leurs propositions sur lesquels ils s’engagent, et vont à la rencontre des citoyens qui choisissent démocratiquement lors du vote, en mars 2014 pour les prochaines.

 

Or, si j’ai bien lu la déclaration de candidature de Patrice Pineau dans la presse, le seul point évoqué nettement, est celui de projet de la réalisation du « Grand –Thouars », revendiqué aussi par le MEDEF local qui en a fixé la feuille de route à la municipalité il y a déjà quelques mois.

 

Si la coopération entre les diverses collectivités territoriales est une bonne chose dès lors qu’elle est consentie par chacune, les objectifs de ces intercommunalités sont souvent décidés, hélas, sans que  la population soit consultée et donne son avis. Ainsi le programme municipal des communes adhérentes au Grand-Thouars, approuvé par les électeurs pourrait être remis en cause en raison des pouvoirs exorbitants qui seraient dévolus à cette  nouvelle structure.

 

Je crains que le projet du Grand-Thouars fixé comme une priorité par Patrice Pineau, soit plus conçu comme une grande zone de chalandise où la nouvelle  grande collectivité alimenterait les bons de commande des entreprises thouarsaises, en préservant la partie investissements, malgré une baisse des recettes fiscales, au détriment de la partie fonctionnement qui concerne les services rendus à la population et l’emploi public. La  mutualisation des moyens pour des économies d’échelle ne suffiront sans doute à compenser les déséquilibres dus aux nouvelles ponctions (1,5 milliards d€ votée par le gouvernement) et aux restrictions budgétaires. Les investissements publics indispensables (éducation, santé, solidarité etc.). sont menacés sans nouvelles recettes. Et bien sûr nous devons le refuser.

 

Au moment où la population se détourne de la vie politique en raison de l’inaccessibilité aux décisions, un tel échelon supplémentaire, qui s’accaparerait beaucoup de pouvoirs économiques et  décisionnels sans contrôle direct des électeurs qui auront choisi une équipe municipale pour appliquer son programme. Ainsi le transfert de compétences en faveur du Grand-Thouars rendrait la commune semblable à une coquille vide et à terme organiserait sa disparition au profit de métropoles, mégalopoles ou du Grand-Thouars etc. Tout cela  et éloignerait encore un peu plus les habitants des décisions qui les concerne et aggraverait encore le divorce avec les politiques publiques  et les institutions démocratiques.

 

Le FDG de Thouars pourrait  par exemple mettre en débat la mise en place d’un conseil municipal de jeunes, s’il n’en existe  pas, proposer l’organisation des comptes rendus de mandat annuels, , la promotion des conseils municipaux éventuellement décentralisés dans les différents quartiers de la

ville auxquels seraient conviés les habitants, le recours au référendum d’initiative populaire sur des dossiers importants etc…

 

Dans ce contexte,  plutôt qu’un l’appel à candidatures (à la cantonade) qui me semble prématuré, adressons-nous directement aux Thouarsaises et aux Thouarsais pour qu’ils participent à l’élaboration d’un programme municipal populaire et partagé qui réponde aux besoins et aux choix qu’ils auront exprimé. C’est sans doute auprès de celles et ceux qui s’engageraient dans des discussions avec nous que nous trouverons celles et ceux qui accepteraient de s’engager pour 6 ans à accomplir un mandat municipal et défendre les options du Front de Gauche. Elles et ils  souhaiteront sûrement le faire sur la base de convictions acquises dans la préparation du programme qu’il défendront dans la municipalité. Elles et ils trouveront  auprès des militants du Front de Gauche aide et assistance mettront pour faciliter  le respect des engagements programmatiques sur lequel ils auront été élus et dont ils rendront compte régulièrement.  C’est je crois une bonne  façon de susciter les « vocations » que d’inviter les Thouarsaise et le Thouarsais à prendre en main leurs affaires et d’organiser leur participation à la définition des propositions que le Front de Gauche apportera dans la discussion avec ses éventuels partenaires locaux.

 

Enfin,  et ce sera mon dernier mot Jean-Pierre, nous ne pouvons pas ne pas faire le bilan sur l’engagement des élus municipaux sortants et surtout celui de ceux qui se réclame désormais du Front de gauche. Et je le dis nettement, il serait incompréhensible  qu’un élu de la majorité sortante, qui se réclame aujourd’hui du Front de Gauche, mais qui tout au long de la mandature a adopté des positions contraires à celle du Front de Gauche sur des dossiers importants comme  celui du PTU et l’hôpital de Faye-l ‘abbesse, ou bien dans le dossier de financement de  l’école privé qui a suscité l’émoi bien au-delà du Front de gauche ou  encore de la gestion calamiteuse du personnel communal qu’il s’est mis à dos. Cet élu, Philippe Cochard pour le nommer, ne doit pas, à mon avis,  évidemment pas obtenir l’investiture du Front de gauche.

 

Fraternellement

 

Bruno FORNACIARI

 

PS J’espère que cette contribution au débat dans le FDG ne sera pas censurée comme la dernière fois.

 

 

 

 

 

 
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24 octobre 2013 4 24 /10 /octobre /2013 11:57

"Il a passé plus de temps en prison que Nelson Mandela. Il est le plus vieux prisonnier politique du continent européen et sans doute un des plus vieux du monde. Le 24 octobre 2013, il entamera sa trentième année de détention. Georges Ibrahim Abdallah a été condamné le 24 octobre 1987 à la prison à vie.

Il peut bénéficier d’une libération conditionnelle depuis 1999. Et, pourtant, alors même que le Liban s’est dit prêt à l’accueillir, il s’est vu refuser huit fois cette demande.

Ce refus est d’autant plus scandaleux que, en 1985, dans le cadre de négociations menées pour la libération d’un otage français, les plus hautes autorités de la France avaient accepté qu’il soit libéré. Elles n’ont pas tenu parole. Ce qui indignait l’ancien directeur de la direction de la surveillance du territoire (DST), le préfet Yves Bonnet : « Cette injustice a assez duré ; elle a même dépassé les limites du raisonnable. Qu’on le mette dans un avion et qu’on le renvoie chez lui, au Liban, où les autorités sont disposées à l’accueillir. » (Déclaration à France 24, 28 décembre 2011)."

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 18:26

Une grande ambition pour le Front de gauche

 

La France, ses valeurs de justice, de fraternité et d’égalité sont malmenées. Les populations souffrent des politiques d’austérité, de licenciements, de baisse du pouvoir d’achat. Il est malheureusement devenu évident pour le plus grand nombre que la politique gouvernementale menée par François Hollande et Jean-Marc Ayrault loin de permettre de sortir de l’ornière, aggrave la situation. Elle prolonge et amplifie l’échec creusé par dix ans de politiques de droite. Les citoyens de notre pays constatent des renoncements gouvernementaux chaque jour plus grands, le refus obstiné de s’attaquer à la racine de la crise, le pouvoir de la finance, la poursuite et l'aggravation de la politique d'austérité, la multiplication des cadeaux aux grandes entreprises au nom de la compétitivité et de la baisse du coût du travail; et même la fuite en avant dans des discours qui tournent le dos aux élémentaires valeurs d’humanité qui fondent la gauche. Cette situation provoque le désarroi de millions de citoyens de gauche qui ont voulu le changement en mai 2012. Les élections partielles, marquées par la démobilisation à gauche et les victoires de la droite et de l’extrême-droite, le montrent clairement. La gauche est en danger.

 

Le risque est grand que se referme durablement sur la France et sur nos concitoyens un piège infernal : ou la poursuite d'une politique gouvernementale qui reste soumise aux marchés financiers et au MEDEF et détruit toujours plus notre modèle économique social et culturel; ou le retour de la droite qui ne ferait que s'enfoncer dans cette voie; ou le recours à l’extrême-droite qui en alliance avec tout ou partie de la droite ne ferait que mener une politique de division et de discrimination des travailleurs, épargnant là encore le capital financier. Voilà à quoi on voudrait réduire le choix du pays ; voilà pourquoi le débat est étouffé sur les causes de la crise ; voilà pourquoi une entreprise continue de banalisation du FN est déployée, l’objectif étant de renvoyer dans ses bras toutes celles et ceux qui cherchent à échapper à une alternance et un bipartisme à bout de souffle.

 

Dans ce contexte, la responsabilité politique du Front de gauche, de toutes les organisations qui le composent, est plus grande que jamais. Le Front de gauche a été crée pour transformer les rapports de forces à gauche et permettre la participation citoyenne la plus grande.

 

Le Front de gauche est le lieu du rassemblement de toutes celles et tous ceux qui considèrent qu'il n'y aura pas de transformation sociale sans une politique en rupture avec les logiques libérales qui souhaitent construire une alternative au gouvernement Ayrault et à sa politique. Le Front de gauche se fixe indissociablement comme objectif un rassemblement majoritaire plus large sans lequel le changement ne peut pas avoir lieu. Contenu et rassemblement sont liés. Le Front de gauche se veut un outil de rassemblement porteur d'un projet politique à vocation majoritaire à gauche. Il doit servir à développer une mobilisation citoyenne large, profonde et durable qui soit utile aux mobilisations sociales et donne corps à cette alternative.

 

Cette volonté de dynamiser l'engagement individuel et collectif, d'impulser des dynamiques de mobilisation politique, de porter la perspective d'une alternative crédible à gauche sont au cœur du Front de gauche. C'est cette matrice originelle qu'il nous faut aujourd'hui réactiver en faisant franchir une nouvelle étape au Front de gauche. La politique gouvernementale, en tuant l'espoir à gauche, aggrave la crise politique. Nous devons relever de nouveaux défis en construisant un rassemblement qui aille bien au-delà de ce que nous avons déjà construit jusqu'à présent. Très nombreux sont les électrices et les électeurs qui partagent nos valeurs et ne se reconnaissent plus dans la politique gouvernementale. Le Front de gauche doit tendre la main à ces millions de Françaises et Français qui n’en peuvent plus d’attendre le changement, à ces millions de salarié-es, d’électrices et d'électeurs de gauche, socialistes, écologistes, syndicalistes, militantes et militants associatifs, citoyens engagés ou non...

 

C’est le défi que nous voulons relever dans l’action au quotidien comme dans les prochains rendez-vous électoraux. Quels que soient les débats dans le Front de gauche, naturels vu l’importance des défis politiques à relever, sur la meilleure manière d’atteindre nos objectifs communs dans chacune des échéances à venir, rien ne mettra en doute la volonté et la détermination du PCF à poursuivre dans la durée ce travail de conquête avec le Front de gauche.

 

Pour avancer sans attendre, le PCF propose, conformément à ce qui a commencé à être discuté dans la coordination nationale du Front de gauche le 14 octobre, d’impulser des campagnes nationales du Front de gauche sur quatre grands thèmes structurants : une campagne de vérité et de propositions contre le coût du capital et pour rompre avec l'austérité telle qu’elle avait été proposée par Pierre Laurent à la Fête de l’Humanité ; une campagne pour une grande réforme de justice fiscale ; une campagne sur les enjeux européens pour la rupture avec les politiques d’austérité et la refondation d’un nouveau projet solidaire et démocratique pour l’Europe ; une campagne pour la démocratie et la VIème République.

 

Les deux échéances électorales de 2014 seront elles aussi capitales. Elles s’inscriront dans le travail initié par les forces du Front de gauche pour construire les rassemblements majoritaires auxquels nous aspirons.

 

Les élections municipales, dans lesquelles nous combattrons en toutes circonstances les ambitions de la droite et de l’extrême-droite, sont l’occasion de construire des victoires ou des points d’appui utiles aux populations, capables de faire la démonstration que, contrairement au discours gouvernemental, la mise en œuvre de choix politiques de gauche est possible. Elles peuvent promouvoir une réappropriation citoyenne des pouvoirs locaux, et du coup contribuer à l’engagement citoyen pour la modification des rapports de forces nationaux. Elles s’inscrivent dans la visée du Front de gauche de rendre majoritaire des projets transformateurs à gauche. Elles sont l’occasion d’élargir le rassemblement à des femmes et des hommes venus de tous les horizons de la gauche et en accord avec ces projets.

 

Les désaccords qui ont surgi dans certaines villes entre forces du Front de gauche sur la configuration des listes de premier tour ne doivent pas contrarier l’effort d’ensemble que les forces du Front de gauche ont à produire dans ce sens. Dans le même esprit, pour le PCF le rassemblement de toutes les forces de gauche au second tour pour battre la droite et l'extrême droite doit être la règle.

 

Les élections européennes seront, elles, le moment d’un intense affrontement pour sortir l’Europe de l’ornière dramatique de l’austérité, du libéralisme et de l’autoritarisme. Nous refusons cette Europe là. Nous voulons que se lève dans toute l’Europe un front large et uni contre l’austérité en rassemblant sur un projet de gauche pour la refondation de l’Europe, avec l’objectif de renforcer le groupe de la GUE-NGL (Gauche unie européenne-Gauche verte nordique) au Parlement européen et les dynamiques politiques impulsées par le Parti de la Gauche Européenne (PGE). Notre convention nationale du 16 novembre travaillera à ce projet. Le PCF propose d’enclencher dès à présent le travail des forces du Front de gauche avec en perspective le congrès du PGE en décembre. La conférence des Présidents du PGE réunis à Madrid ce 18 octobre vient de prendre deux décisions importantes. La première est de soumettre à la décision du congrès du PGE les 14 et 15 décembre à Madrid la candidature d'Alexis Tsipras à la présidence de la Commission européenne, avec l'objectif d'en faire le porte voix des forces anti-austérité en Europe. Cette candidature d’Alexis Tsipras constitue un symbole fort de rassemblement dans toute l’Europe et peut dynamiser les campagnes européennes menées dans chacun de nos pays. La seconde est de confirmer au congrès de Madrid la présidence collective du PGE animée par Pierre Laurent, pour poursuivre l'affirmation d'une force de gauche crédible à l'échelle de toute l'Europe.

 

L’ensemble de ces défis et le travail de rassemblement auquel ils appellent nourissent des débats qui traversent aujourd'hui le Front de gauche. La direction du PCF les assume et entend les mener avec la plus grande sérénité, dans un esprit d'ouverture et de dialogue indispensable au sein du Front de gauche et pour son développement. Ces débats sont l'expression de la diversité du Front de gauche et des approches spécifiques des organisations qui le composent. A l’opposé de toute démarche d’exclusion, le PCF réaffirme sa volonté d’accélérer le renforcement et l’élargissement du FDG. Pour cela, la vie du Front de gauche doit être améliorée, rendue toujours plus collective dans son organisation comme dans son porte-parolat. Sa diversité doit être respectée comme doivent l'être les décisions souveraines prises par chacune des organisations qui le composent. Les décisions relatives à l'organisation interne du Front de gauche adoptées à l’unanimité par l'ensemble des organisations membres doivent maintenant être mises en œuvre.

 

Les citoyens, la gauche, nos organisations ont besoin d'un Front de gauche offensif, dynamique et rassembleur. Le Comité exécutif national du Parti communiste français réaffirme cette grande et belle ambition pour le Front de gauche. Il lance un appel à toutes les femmes et les hommes de gauche, à toutes les forces disponibles pour la mettre en œuvre. Ces forces sont nombreuses dans la jeunesse, dans le monde du travail, parmi les militants de tous les partis de gauche y compris au sein du Parti socialiste et d'EELV où montent les critiques contre la politique Hollande-Ayrault. Ensemble, ces forces peuvent reconstruire l'espoir.

 

 

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23 octobre 2013 3 23 /10 /octobre /2013 09:21

Hidalgo salue les propositions du PCF

    • Publié le 22/10/2013 à 15:06
Anne Hidalgo a salué "les propositions innovantes" du PCF et en a repris un certain nombre à son compte, sur le logement ou l'alimentation, en s'affichant aujourd'hui aux côtés de son chef de file parisien Ian Brossat.

Attablés côte à côte dans un café du XVIIe devant une forêt de caméras, la candidate PS à la mairie et le chef de file des élus communistes parisiens ont dû répondre aux questions sur "l'enterrement" du Front de gauche à Paris ou la réaction de Jean-Luc Mélenchon."Notre boussole c'est l'intérêt des populations", "améliorer leur quotidien", et "la politique du Front de gauche sera appliquée à Paris", assurent les responsables PCF et Anne Hidalgo promettant la poursuite de "la transformation de la vie de la cité" après déjà douze ans et demi de gestion commune de la mairie.

Outre l'objectif de 30% de logements sociaux à Paris en 2030, la candidate PS a fait sien également le désir de rendre l'alimentation meilleur marché pour les habitants via des "halles alimentaires de proximité". 
Anne Hidalgo a également évoqué un observatoire parisien des violences faites aux femmes, la gratuité des premiers m3 d'eau ou encore la création d'un Conseil économique, social et environnemental local pour associer les partenaires sociaux aux choix de la Ville. Ces deux dernières propositions étaient mentionnées dans l'accord qui a servi de base au vote des adhérents PCF de la semaine dernière.
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BRUNO FORNACIARI

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