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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 06:12

 

 

SOCIÉTÉ -  le 21 Août 2013

 

"On peut vendre les fruits au juste prix"

 

 

Ce jeudi 22 août, le PCF organise avec le syndicat paysan Modef une vente directe pour le prouver.  Responsable du PCF dans le Val-de-Marne, Fabien Guillaud-Bataille détaille cette action lancée par sa fédération.

Comment va se dérouler 
cette opération ?

Fabien Guillaud-Bataille. En association avec le Modef, nous allons acheminer 20 tonnes de fruits et légumes demain matin, qui seront vendues dans une quinzaine de villes d’Île-de-France, sur 32 points de vente (1). Face aux hausses continues des prix des fruits et légumes, nous allons mettre en relation directement producteurs et consommateurs.

Pourquoi cette prise de contact est-elle 
si importante ?

Fabien Guillaud-Bataille. C’est d’abord une manière de mieux comprendre le système actuel, dont les intermédiaires sont les seuls à profiter. Via les marchés boursiers et leurs centrales d’achat, ils mettent une pression sur les producteurs qui doivent vendre à des prix qui ne leur permettent pas de vivre, et d’un autre côté, ils appliquent une hausse des prix inacceptable pour les consommateurs, notamment les habitants des quartiers populaires. En un an, les prix des fruits ont augmenté de 14 % et ceux des légumes de 17 %. En organisant cette vente directe, on montre que l’on peut faire autrement, que d’autres circuits de vente sont possibles. 
Cette prise de contact permet aussi une prise de conscience. En discutant avec les paysans, les habitants d’Île-de-France vont se rendre compte que c’est l’ensemble des travailleurs, quel que soit leur positionnement dans la chaîne, qui sont lésés par cette organisation capitaliste du système commercial. 
Et que seule la solidarité viendra à bout de cette injustice.

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    Published by bruno fornaciari - dans LUTTES ET SOLIDARITÉ
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    21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 16:21

     

    SOCIAL-ECO -  le 19 Août 2013

    penser un monde nouveau 25/34

    Béatrice Hibou "La vie quotidienne est de plus en plus envahie par l’ordre néolibéral"

     

     

    Les séries d'été de l'Humanité : Penser un monde nouveauPour la sociologue et politologue Béatrice Hibou, la bureaucratisation néolibérale 
est un ensemble de dispositifs normatifs 
et procéduraux, diffus et éclatés, qui impose 
son ordre à l’insu des résistances sociales.

    Directrice 
de recherches 
au CNRS, Béatrice Hibou inscrit ses travaux dans la filiation de ceux 
de Max Weber et 
de Michel Foucault. Après 
son Anatomie politique 
de la domination (1) 
la sociologue et politologue, aussi bien dans son dernier livre, la Bureaucratisation 
du monde à l’ère 
néolibérale (2) que 
dans la Bureaucratisation néolibérale (3), ouvrage collectif publié cette année sous sa direction, 
s’attache à l’analyse 
d’un processus dont l’effet d’envahissement sur notre société, aussi bien au niveau des institutions que de la vie quotidienne, 
va croissant. L’examen qu’elle mène et coordonne aboutit à un paradoxe 
qui appelle résistances 
et microrésistances, 
à la vigilance autocritique. Car il n’y a pas, selon 
sa perspective, imposition « d’en haut » des normes de la bureaucratie néolibérale comme facteurs de domination. Les individus sont à la fois le relais de ces pratiques bureaucratiques et les vecteurs d’aspirations qui s’y opposent. Cette autocritique est exigeante.

    (1) Anatomie politique 
de la domination, la Découverte, 2011, 298 pages, 24 euros. 
(2)  la Bureaucratisation 
du monde à l’ère 
néolibérale, la Découverte, 2012, 221 pages, 17 euros. (3) La Bureaucratisation néolibérale, la Découverte, coll. « Recherches », 2013, 324 pages, 32 euros.

    On associe souvent le phénomène bureaucratique à l’État. Vous abordez le processus de bureaucratisation contemporain à partir de la grande entreprise capitaliste comme foyer génétique. N’est-ce pas, pour ainsi dire, 
un retour aux sources ? Qu’y a-t-il de nouveau avec la bureaucratisation « néolibérale » ?

    Béatrice Hibou. À partir du constat que nous faisons tous, que la bureaucratisation atteint aujourd’hui la vie et les relations sociales en général à travers l’extension continue de normes, règles, procédures et qu’elle ne s’incarne pas seulement dans les institutions de l’État, nous avons voulu analyser le moment contemporain que l’on qualifie généralement de néolibéral. Qu’est-ce qui est nouveau ? Ce n’est certainement pas que la bureaucratie caractérise le secteur privé, entreprises ou banques. Marx et Weber en avaient parlé en leur temps, de même que les auteurs marxistes. Ce qui me semble nouveau, c’est au contraire que les normes, règles, procédures qui forment la bureaucratie néolibérale sont principalement issues du « privé », y compris dans le « public », selon le principe d’homothétie public-privé, fondé sur le postulat de l’unicité des logiques économiques et financières, et donc d’équivalence entre public et privé, et sur la croyance en la supériorité managériale du privé sur le public. C’est ce qu’illustre le « new public management », mais de façon plus générale l’extension de l’audit ou des techniques privées de comptabilité, de « reporting » ou d’évaluation des actifs. Cette diffusion des normes et procédures s’étend à la société tout entière, comme le suggère notre langage de tous les jours, lorsqu’on affirme « gérer » sa vie ou tel ou tel problème quotidien, ou l’extension des procédures de certification, de normalisation, ou de labellisation dans l’alimentation ou les loisirs. Le second trait caractéristique de la bureaucratisation néolibérale, c’est l’exacerbation de sa nature formelle : toute bureaucratie est abstraite et formelle mais les codes, normes, règles et principes qui forment la bureaucratie néolibérale sont issus d’un travail d’abstraction réalisé à partir d’un monde particulier, celui du marché et de l’entreprise. En se diffusant à des contextes et à des domaines qui sont donc totalement étrangers à ceux qui leur ont donné naissance, la généalogie de ces formalités est pour ainsi dire perdue, en tout cas occultée. Ces abstractions, qui sont donc des formes sociales avec une histoire propre, convoient avec elles des conceptualisations, des façons de penser et de problématiser qui ne sont pas forcément compatibles avec leurs nouveaux espaces d’application, ce qui explique le sentiment de perte de repères ou de sens souvent exprimé.

    N’est-ce pas là un effet de la montée 
de la puissance des multinationales et de 
leur tendance « totalitaire » sinon totalisante ? De leur « triomphe » sur les États-nations ?

    Béatrice Hibou. Je ne dirais pas que c’est le triomphe des multinationales. Bien entendu, il y a hégémonie d’une certaine mise en forme capitaliste. Mais de là à dire que c’est le fait d’un projet capitaliste, non ! Cette hégémonie n’est pas l’expression d’une intention ou d’une intentionnalité mais de la rencontre de différentes intentionnalités et de non-intentionnalités. Je ne nie pas que des grandes entreprises, des cabinets d’expertise ou des cabinets juridiques ou de grandes banques aient un projet d’hégémonie économique ou financière. Mais ceci est absolument insuffisant pour expliquer la diffusion de la bureaucratie néolibérale. Il faut essayer de chercher au-delà de cet aspect visible. Elle résulte d’une « constellation d’intérêts », selon l’expression de Max Weber, qui fait qu’on a des rencontres d’« intérêts », qui ne sont pas forcément en harmonie, ni même du même ordre. Nous montrons ainsi que si ces normes et procédures – ces formalités comme je les appelle – s’étendent, c’est premièrement parce que les États se les approprient et leur donnent force, non pas forcément parce qu’ils s’alignent sur les multinationales ou qu’ils sont cannibalisés par ces dernières, mais parce que, selon le principe d’homothétie public-privé, ils considèrent ces formalités comme efficaces, pratiques, judicieuses ou utiles, ou encore parce que leur pouvoir s’exprime principalement par leur insertion dans les rapports de forces et les luttes entre formalités en compétition. Si ces formalités prennent racine, c’est en second lieu parce qu’il y a rencontre entre les volontés et tentatives d’imposition de la part d’acteurs privés et des considérations tout autres émanant de citoyens ou d’autres intérêts constitués. Cela peut être des demandes de sécurité, des demandes de transparence, des demandes de justice, des demandes de meilleure consommation. Les normes ISO par exemple, et notamment la norme ISO 9000 de qualité et de management, étaient en germe dès les années 1950, mais l’ISO 9000 n’est devenue dominante et incontournable qu’à partir du moment où elle a rencontré des revendications et des objectifs d’organisation de défense de consommateurs. On comprend la puissance de ce processus de bureaucratisation néolibérale : il ne s’agit pas d’un projet qui est porté par le capitalisme ou par les multinationales mais d’un processus beaucoup plus complexe et diffus de normalisation qui prend corps, qui prend sa puissance et sa force dans la société.

    Taylor, l’un des promoteurs du « travail 
à la chaîne », se plaignait de ce qu’on 
ne pouvait pas réduire les ouvriers à l’état 
de « gorilles apprivoisés ». Dans le même ordre d’idées, de quoi se plaignent les promoteurs 
de la bureaucratisation néolibérale ?

    Béatrice Hibou. Si l’on suit la ligne de démonstration que nous faisons, il n’y a pas de promoteurs définitivement identifiés de la bureaucratisation néolibérale. Celle-ci n’est ni une structure, ni une institution, ni un dispositif administratif : c’est un ensemble de dispositifs normatifs et procéduraux, diffus, éclaté et souvent insaisissable. D’une certaine manière, nous sommes tous des bureaucrates dans la mesure où cet ensemble de dispositifs normatifs et procéduraux ne se diffuse et ne s’étend à l’ensemble de la société que par nos propres actions, nos propres compréhensions. Mais soyons clairs : souvent cette diffusion se fait à notre insu. Dans nos démonstrations respectives, nous montrons précisément que la bureaucratie néolibérale ne vient pas d’en haut ou de l’extérieur mais qu’elle procède par le truchement des individus et de leur façon d’être, de comprendre et d’agir dans la société. Quand on recherche la sécurité à tout prix ou qu’on veut que soit appliqué le principe de précaution, quand on voit dans l’efficacité et l’excellence les meilleurs principes de gestion de la vie publique, quand on croit à l’évaluation, à l’audit, aux techniques de transparence et même paradoxalement aux mécanismes participatifs comme ressort de la démocratie, quand on perçoit la modernité dans les termes d’une rationalisation toujours plus poussée, quand on cherche à faire le mieux possible son travail, on contribue à diffuser ces formalités qui forment la bureaucratisation néolibérale, même si l’on n’en a pas l’intention. Ce qui ne veut pas dire, bien évidemment, que des acteurs n’aient pas de leur côté des projets beaucoup plus intéressés et volontaristes et qu’ils ne se « plaignent » pas. Ils « se plaignent » aujourd’hui, en ce sens, pour les uns, par exemple l’industrie de la norme, de la non-conformité, de la non-compréhension ou de la non-application des procédures, des normes et des codifications, pour les autres, par exemple les industriels des pays les plus avancés et les grands cabinets juridiques, de ce qu’ils nomment la contrefaçon et qui n’est que la non-application d’un droit de la propriété intellectuelle étendu tous azimuts. Ils « se plaignent », pour d’autres encore, par exemple le capitalisme financier ou « grand capital », du dévoiement, de la réappropriation et des jeux autour des critères qu’il estime être l’ordre naturel des choses, pour d’autres toujours de l’« archaïsme » des syndicats, de la résistance des « privilégiés » de l’État providence par refus de la flexibilité et de l’adaptation permanente, bref de la mentalité d’« assisté ». Mais la critique peut viser aussi d’autres règles et normes puisque, évidemment, il n’y a pas unification en la matière. Sont alors ciblées les règles qui « faussent la concurrence » et troublent le respect des « bonnes conduites » telles qu’ils les imaginent.

    Mais qu’est-ce qui résiste, dans l’ordre pratique, à la mise en œuvre 
de cette bureaucratisation néolibérale ?

    Béatrice Hibou. Beaucoup de choses ! Les subjectivités ne peuvent pas être entièrement formatées dans la mise en forme néolibérale qui est celle issue du marché et de l’entreprise et donc, essentiellement, du management et de l’organisation industrielle moderne. La vie quotidienne est certainement de plus en plus envahie par cet ordre néolibéral – ce qui suscite un sentiment de perte de sens du travail, de la souffrance, au travail comme, paradoxalement, en l’absence de travail. Mais, dans la mesure où les gens ne sont pas des machines ou des continuations de machines, la vie quotidienne ne se résume pas à cette dimension. D’une part, les normes ne sont pas imposées d’en haut ; elles ne peuvent qu’être interprétées pour être appliquées, précisément parce qu’issues d’un processus d’abstraction spécifique, elles nécessitent une adaptation qui est directement influencée par les rapports de forces du moment. Dans ce processus, les subjectivités s’expriment et les « résistances » jouent. Il n’y a pas imposition de normes fixées à l’avance et prescrivant la vie en société ; les normes ne prennent sens que dans leur exercice concret, dans l’expérience individuelle. D’autre part, tout comme les individus sont le relais des pratiques bureaucratiques, ils sont aussi le vecteur d’autres aspirations, d’autres conceptions de la vie en société. C’est ainsi qu’il faut comprendre ce qui est interprété comme du désengagement, de la distanciation, du désintérêt, ce que les Allemands appellent « Eigensinn », le « quant-à-soi », c’est-à-dire le fait de suivre sa propre voie sans rentrer dans la mise en forme qui fait norme. C’est ainsi aussi qu’il faut interpréter ce que l’on nomme les « bricolages » du quotidien ou la résistance. Car les relations sociales ne sont pas entièrement soumises à ce processus de rationalisation qui allie division du travail, spécialisation, formation technique, évaluation par des procédures impartiales. En ce sens, l’exacerbation des formalités crée des « informalités », dans le sens de ce qui ne peut pas entrer dans le processus de formalisation. On ne peut comprendre la société néolibérale actuelle que dans cet enchevêtrement de formalités et d’informalités. Un exemple très concret, celui de la Grèce : on « découvre », en 2009-2010, que la Grèce trafique ses chiffres. Or cette découverte est tout sauf étonnante si l’on adopte cette conceptualisation : le processus d’intégration à l’Europe était politique, mais il était conditionné par le respect de formalités issues d’abstractions économiques, organisationnelles, sociales, bureaucratiques et politiques totalement étrangères à la Grèce. Pour les respecter, il a fallu créer des informalités de façon à faire entrer le pays dans les normes. Autrement dit, c’est le processus même d’européanisation et de bureaucratisation néolibérale qui a suscité en Grèce tout ce système d’informalités. 
La « découverte », vingt ans ou trente ans plus tard, de ce système ne fait que refléter un changement du regard, de perspective, sur la règle, la formalité et non plus sur le politique, sur l’objet même du processus d’européanisation.

    N’est-ce pas à mettre en rapport avec la dérive de l’idée de gouvernement vers les concepts de « gouvernabilité » ou de « gouvernance » ?

    Béatrice Hibou. Oui, tout à fait. L’exemple de la Grèce l’illustre bien. En ne parlant pas de gouvernement mais de gouvernance ou de gouvernabilité, on dépolitise la question et on la technicise. La gouvernance ou la gouvernabilité, ce ne sont pas des concepts analytiques, ce sont des normes, des procédures. Réfléchir en termes de gouvernance, c’est mettre l’accent sur l’universalité de la rationalité économique, et même entrepreneuriale, sur la dimension technocratique de ce processus et sur son efficacité, sa moralité, dans une vision dépolitisée et très opérationnelle du gouvernement. C’est une forme très idéologique d’analyse du politique. Cette « dépolitisation » fait sortir l’art de gouverner de la question de l’exercice du pouvoir et de la domination, et ce faisant élude les grandes questions, celles de l’inégalité, de la lutte et des conflits, des rapports de forces entre acteurs aux positions différentes, voire incompatibles.

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      21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 13:38

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      21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 13:26

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      20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 08:22

       

      Propos de Mélenchon : le PCF prêt à débattre avec le PS

      Réagissant aux critiques de Jean-Luc Mélenchon contre le gouvernement, le PS a demandé aux communistes de prendre leurs distances. En vain. "Il n'y a pas de différences au sein de Front de gauche sur l'analyse que nous faisons de la politique gouvernementale", assure au JDD.fr le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, qui souhaite en débattre à La Rochelle avec les socialistes.

      David Assouline souhaitait que les communistes prennent leurs distances avec Jean-Luc Mélenchon, suite aux critiques de ce dernier contre François Hollande et Manuel Valls dans le JDD. "Nous espérons que le PCF se dissociera de ces propos", écrivait le porte-parole du Parti socialiste dimanche dans un communiqué. Sauf que pour l'heure, ce n'est pas le cas. "Les sujets traités par Manuel Valls au cours des dernières semaines ne font pas partie des urgences des Français", a répliqué son homologue Olivier Dartigolles (PCF) dans un communiqué. "Jean-Luc (Mélenchon) dit aujourd'hui ce que le peuple de gauche ressent, c'est-à-dire une exaspération, une déception immense", a-t-il ajouté dimanche sur BFMTV.

      Alors, Olivier Dartigolles propose de débattre du fond avec David Assouline. Le lieu? Aux universités d'été du PS qui se tiennent en fin de semaine à La Rochelle, où le communiste représentera le PCF. "A ma grande surprise, le PS invite les représentants des autres formations de gauche mais sans leur proposer - ce qui est totalement inédit - un espace de débat public", explique le porte-parole au JDD.fr. "Nous sommes simplement invités à partager un déjeuner samedi midi avec Harlem Désir", précise-t-il. A l'occasion du "traditionnel déjeuner" avec le premier secrétaire, comme l'a confirmé Valérie Rabault lors du point presse hebdomadaire du PS lundi. Jean-Vincent Placé (EELV) - qui devrait aussi participer à un atelier sur la sécurité samedi - et Jean-Michel Baylet (PRG) y sont également conviés.

      "Prendre un sandwich" et "participer à un débat"

      "David Assouline veut débattre. Il veut la position du Parti communiste sur Valls, sur le Front de gauche et son positionnement politique, sur ce que nous souhaitons et proposons pour cette rentrée… Qu'il aille jusqu'au bout", renchérit Olivier Dartigolles. Le porte-parole du PCF assure qu'il préfère "prendre un sandwich dans le TGV en allant à La Rochelle" et "participer à un débat", plutôt que partager un repas "où il ne se dit, ni ne se passe jamais rien". Et de poursuivre : "Pour que véritablement ces universités d'été permettent d'y voir plus clair sur les lignes de débats à gauche, sur les convergences et divergences qui peuvent exister."

      Quant aux propos de Jean-Luc Mélenchon, Olivier Dartigolles estime qu'ils correspondent au "caractère" du député européen. Mais préfère s'intéresser au fond. "Il n'y a pas de différences au sein de Front de gauche sur l'analyse que nous faisons de la politique gouvernementale. L'ensemble des composantes jugent que tout cela va dans le mur s'il n'y a pas une réorientation politique", assure-t-il. "Après chacun est libre au sein du Front de gauche d'amener des propositions et des solutions", précise dans la foulée le communiste.

      "Nous travaillons d'abord aux projets locaux"

      "Tout ce qui est insulte, outrance ou anathème ne servent pas le débat (…) Je ne pense pas que c'est la bonne voie", a pour sa part déclaré le socialiste David Assouline lundi, refusant de "tomber dans le panneau de la provocation". Avec en ligne de mire les élections municipales à venir. "L'unité de la gauche est absolument nécessaire", a ajouté le porte-parole.

      Pour le moment, si le Parti de gauche s'est déclaré favorable à des listes autonomes, le Parti communiste n'a pas arrêté sa stratégie au niveau national. "Ce n'est pas aussi simple que la caricature : le PG avec des listes d'autonomie de premier tour et le PCF qui bascule avec le PS", rétorque Olivier Dartigolles. "Nous travaillons d'abord aux projets locaux, nous essayons de construire des convergences à gauche. Et in fine, la question des alliances sera tranchée par le vote des adhérents à l'échelle de leur territoire" à l'automne, indique le communiste. "Selon l'ancrage des projets à gauche, le rassemblement se fera ou pas", précise ce dernier. Tout en précisant que, "de toute façon, si le rassemblement ne se fait pas au premier tour, il devra se faire au second".

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      Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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      19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 20:35

       

      SOCIAL-ECO -  le 14 Août 2013

      penser un monde nouveau 23/34

      Bernard Friot "Le salariat, c’est la classe révolutionnaire en train de se construire"

       

       

      Les séries d'été de l'Humanité :Penser un monde nouveauLe sociologue, auteur de l’Enjeu des retraites 
et de l’Enjeu du salaire, propose une alternative offensive pour le travail ainsi que pour le financement des retraites et de la Sécurité sociale.

      Spécialiste des politiques du salaire et de l’emploi, 
Bernard Friot a commencé sa carrière en 1971 comme assistant puis maître 
de conférences en économie à l’IUT de l’université 
de Lorraine. En 2001, 
il est élu professeur 
de sociologie à l’université de Paris-Ouest Nanterre, avant de devenir professeur émérite en 2009. 
Sa thèse d’État d’économie porte sur la construction 
de la Sécurité sociale 
en France de 1920 à 1980. Il y conteste l’interprétation de 1945 qui fait de 
« la Sécurité sociale 
un élément nécessaire 
à la période fordiste 
du capitalisme ». Il insiste au contraire sur « le caractère anticapitaliste des institutions de socialisation 
du salaire ». Au moment 
où la souveraineté populaire est mise à mal par les banques et le patronat, 
ses réflexions l’amènent 
à développer « une approche du salariat comme voie de sortie du capitalisme ». Chercheur à l’IDHE (Institutions et dynamiques historiques de l’économie), 
il participe aux travaux 
de l’Institut européen 
du salariat. Son parcours universitaire se double 
d’un engagement politique, 
il est militant du PCF 
depuis près de quarante-
cinq ans. En 2010, 
alors que la réforme 
des retraites Fillon est très contestée, il propose 
une autre issue, en publiant, à La Dispute, l’Enjeu 
des retraites, puis, 
en 2012, l’Enjeu du salaire et Puissances du salariat. En 2013 est paru chez Peter Lang, avec Bernadette Clasquin, The Wage Under Attack : Employment Policies in Europe. Il fonde 
en 2011 une association d’éducation populaire, Réseau Salariat (reseausalariat.info). C. R.

      Avec plus de 10 % de chômeurs 
en France, un marché du travail 
en crise, vous préconisez « la révolution par le salaire », alors que le salariat est considéré par beaucoup comme une aliénation…

      Bernard Friot. Le salaire implique bien davantage qu’un lien de subordination et du pouvoir d’achat. S’en tenir là nous empêche de lire les dimensions anticapitalistes conquises dans le salaire entre les années 1930 et 1970, à savoir la qualification de la personne dans la fonction publique et la cotisation qui socialise déjà 45 % du salaire. Ces conquêtes, gagnées sous l’impulsion de la CGT et des communistes, sont des tremplins considérables pour une autre définition de la valeur économique et donc du travail. 40 % du PIB sont déjà produits dans le cadre des services publics et de la Sécurité sociale par les fonctionnaires, les retraités, les soignants, les parents et les chômeurs. Autant de personnes qui ne relèvent ni du marché du travail ni de la valorisation de la propriété lucrative par la production de marchandises. Cela ouvre un possible pour sortir du capitalisme. Le salariat, c’est la classe révolutionnaire en train de se construire en assumant ses conquêtes, en poussant plus loin l’affirmation de cette alternative. Une alternative au marché du travail par la généralisation du salaire à vie des fonctionnaires et des retraités. Mais aussi une alternative à la propriété lucrative et au crédit par la généralisation de la cotisation, pour financer l’investissement, et de la copropriété d’usage de tous les outils de travail. Enfin, une alternative à la mesure de la valeur par le temps de travail, par la généralisation de sa mesure, par la qualification des producteurs, comme c’est déjà le cas pour l’administration et la Sécurité sociale.

      Pourquoi mettre la cotisation au cœur 
de ce système ?

      Bernard Friot. La cotisation, grande invention révolutionnaire de la classe ouvrière, ne ponctionne pas le profit ni la rémunération de la force de travail, ces deux institutions du capital. Elle les remplace pour financer une croissance non capitaliste. L’augmentation des cotisations sociales est une revendication constante de la Libération aux années 1980 : elles passent alors de 16 à 66 % du salaire brut. Cette augmentation du taux de cotisation induit une création monétaire qui anticipe la valeur économique produite par des personnes qui n’ont ni employeurs ni actionnaires. La cotisation, c’est la légitimation de ce que nie le capital : nous sommes les seuls producteurs de la valeur. Cela doit être reconnu par un droit à un salaire attaché à la personne et non pas à l’emploi. Dans la convention du salariat, ce salaire, socialisé à 100 %, sera garanti à vie de dix-huit ans jusqu’à la mort, sur une échelle allant par exemple de 1 500 à 6 000 euros net mensuels, en fonction de la qualification. Par généralisation de la cotisation sociale, le salaire ne sera pas versé par l’entreprise : elle cotisera à une caisse qui, par mutualisation des valeurs ajoutées, pourra garantir les salaires. De même, une cotisation économique financera l’investissement et mettra fin à la propriété lucrative en laissant la place à une propriété d’usage des lieux de production par tous les salariés. Les caisses d’investissements et de salaires seront gérées par les salariés, comme l’ont été les caisses de Sécurité sociale jusqu’en 1960. La cotisation se substitue donc au marché du travail et au profit. Mais si elle continue à être présentée à tort comme de la solidarité, assez vite elle pourrait être menacée par la contribution sociale généralisée (CSG) et disparaître.

      Justement, comment combattre cette montée en puissance de la CSG, notamment dans 
le financement des retraites ?

      Bernard Friot. Il faut revenir aux fondamentaux, à Ambroise Croizat. En 1946, ministre du Travail communiste, il crée la Sécurité sociale. Il ne fait pas du passé table rase mais part des caisses d’assurances sociales existant depuis les années 1930. Son acte révolutionnaire, c’est de doubler le taux de cotisation (de 16 à 32 % du salaire brut) et de tripler le montant des allocations familiales qui sont alors le cœur de la Sécurité sociale. La moitié du salaire des familles populaires, ouvrières ou employées, va ainsi être constitué par ces allocations indexées sur le salaire. Est-ce qu’Ambroise Croizat ponctionne la valeur capitaliste pour financer l’activité des parents ? Pas du tout ! La hausse formidable du taux signifie qu’on attribue de la valeur économique au travail des parents. Et cela va être un élément déterminant de la croissance. Dans les années 1960, la chose se renouvelle, avec une augmentation considérable du taux de cotisation maladie qui finance la création des centres hospitaliers universitaires et le conventionnement de la médecine de ville. Le mouvement se poursuit dans les années 1970, avec la hausse du taux de cotisation vieillesse, qui reconnaît la valeur économique produite par les retraités. Généraliser la CSG en taxant les revenus financiers des entreprises pour financer les retraites, c’est s’inscrire dans la lecture capitaliste de la Sécurité sociale comme institution utile mais non productive. C’est surtout ce qu’il faut éviter. Au contraire, il faut augmenter le taux de cotisation pour financer les retraites.

      Une nouvelle réforme des retraites drastique s’annonce à la rentrée, n’est-ce pas l’occasion de faire émerger d’autres idées ?

      Bernard Friot. Oui, cette occasion doit être saisie pour avancer les mots d’ordre suivants : retraite à 55 ans avec 100 % du meilleur salaire net, sans tenir compte des annuités (ou des points). Le financement sera assuré à la fois par la hausse des salaires et par la hausse du taux de cotisation (qui doit passer de 26 à au moins 34 % du brut) : c’est le cœur de la revendication. Si on dit retraite à 55 ans, ça oblige à expliquer que les retraités travaillent, sinon les gens vont s’étonner : « Attendez, on ne fait plus rien à 55 ans ? » La retraite, ce n’est pas la revendication du loisir après une longue vie de travail, c’est une seconde carrière libérée de l’emploi et de la mise en valeur du capital. Si l’on dit 100 % du meilleur salaire net sans tenir compte des annuités, ça oblige à expliquer que la pension s’est construite comme salaire continué et non pas comme contrepartie des cotisations passées, que justement la contrepartie des pensions est dans le travail actuel des retraités. C’est ça le salariat, être défini par le salaire comme droit politique, pas par le marché du travail, ni par les actionnaires.

      Dans la convention du salariat, 
vous déconnectez l’emploi du salaire, 
vous distinguez la propriété lucrative 
de la propriété d’usage. C’est un moyen 
de se prémunir contre les dérives 
de certains patrons ?

      Bernard Friot. C’est une garantie contre tout patron : nous devons être les copropriétaires d’usage de nos outils de travail. La propriété lucrative, elle, est totalement parasitaire, il faut s’en passer. Ici, il importe de mettre de notre côté nombre de patrons de PME, contre les actionnaires des marchés financiers que nous ne convaincrons évidemment jamais, eux. Je discutais récemment avec un chef d’entreprise du bâtiment. Il constitue la cinquième génération de patrons, il a dû assumer cet héritage, engager son patrimoine… Cette pratique de la propriété est désuète. La condition de la responsabilité, c’est la propriété, et c’est pourquoi il faut la diffuser à tous les producteurs. Nombre de patrons gagneront à être libérés de l’obsession de trouver des marchés pour payer les salaires, libérés aussi de leur patrimoine lucratif qui pèse souvent sur leur trajectoire. Ils deviendraient copropriétaires d’usage de l’entreprise avec les autres salariés. Le tissu économique, ce n’est pas que le CAC 40 ! Ce sont des libraires, des experts-comptables, des artisans, de petits industriels que nous pouvons mettre de notre côté. Reste aussi, bien sûr, à convaincre les salariés qu’ils peuvent être copropriétaires de leur entreprise.

      Les salariés ne seront donc plus, par essence, obligés de travailler. Que répondez-vous 
aux critiques sur une supposée oisiveté généralisée, discours qu’on entend parfois 
pour parler des chômeurs ?

      Bernard Friot. C’est le discours aliéné de ceux qui ont intégré cet incroyable appauvrissement de soi qu’est le marché du travail. Cela démarre dès la classe de sixième, on emmène nos gamins dans des salons d’orientation pour les conditionner progressivement, on fait des cours de CV pour inscrire leurs ambitions dans ce carcan. L’appauvrissement, c’est le fait de se conformer aux attentes des offreurs d’emplois. De plus en plus de trentenaires, de quadragénaires refusent le marché du travail et la valorisation d’un capital. Ils s’organisent pour en sortir en montant des sociétés coopératives (Scop), en s’investissant sur Internet. Certes, c’est encore du bricolage. Et pas toujours facile à vivre, notamment quand on utilise l’indemnisation du chômage pour créer de la valeur économique alternative. Ces expérimentations sont encore fragiles, faute d’un cadre légal. De même, les retraités doivent être encouragés dans la production de valeur économique. Les salariés des entreprises menacées de délocalisation ou de fermeture doivent être soutenus dans la reprise de leur outil de travail. Lorsque le mouvement ouvrier, notamment la CGT et le Parti communiste dont je fais partie, pourra faire le lien avec tous les collectifs sensibles à cette question, ce sera un progrès !

      Comment créer ce déclic pour sortir 
du capitalisme ?

      Bernard Friot. En nous appropriant notre histoire. La classe dirigeante tente de nous convaincre que la Sécu est simplement une ponction sur la valeur capitaliste pour financer de la solidarité. Or, au contraire, ça fait un siècle que le capitalisme est contesté de manière centrale par la socialisation du salaire. Je le répète, 800 milliards d’euros, soit 40 % du PIB, relèvent d’une production non capitaliste. Il s’agit d’assumer ces conquêtes de la classe ouvrière. Le Conseil national de la Résistance (CNR) et la Sécurité sociale doivent être abordés comme une actualité, et pas avec nostalgie. Des centaines de milliers de militants ont pris des risques considérables pour créer ces tremplins pour sortir du capitalisme. Il est temps que nous décidions qu’à leur suite nous avons à faire l’histoire. En face de nous, nous avons une classe dirigeante qui, elle, est organisée, se bat tout le temps, parce qu’elle est aux abois. Faute d’être capable de diriger la production de valeur économique de façon positive, elle met en place un appareil militaire et policier, elle habitue la population à la mise en cause des libertés publiques sous prétexte de lutte contre le terrorisme ou de guerre économique. Tant que nous ne serons pas explicitement candidats à la direction de la production de la valeur économique et organisés à la hauteur de cette ambition, nous nous battrons sur la défensive. Un retour à l’offensive suppose que nous nous appuyions sur les conquêtes de la classe ouvrière en les poussant plus loin à l’occasion de tous les conflits sociaux, concernant les retraites, les fermetures d’entreprises… Nous avons vu comment aborder dans cet esprit la question des pensions, salaire à vie à généraliser, et le caractère central de la mobilisation pour la hausse des salaires et du taux de cotisation sociale. Il y a aussi beaucoup à réfléchir sur la façon de mettre sur le tapis la question de la généralisation de la propriété d’usage de l’outil de travail et du logement. De même, les attaques contre la fonction publique doivent être contrées par la proposition de généralisation à tout travailleur de la logique du grade, c’est-à-dire de la qualification de la personne, contre celle de l’emploi qui qualifie le poste ou, aujourd’hui, les parcours professionnels. Sur ce point précisément de la « sécurisation des parcours professionnels », projet réformateur qui tente de faire du support des droits non plus le poste de travail mais le parcours professionnel, la revendication de Sécurité sociale professionnelle, portée par la CGT, en attribuant la qualification à la personne, peut nous faire avancer vers le salaire à vie et la suppression du marché du travail. Le tour de France que je fais pour des débats ou des formations avec l’association d’éducation populaire Réseau Salariat confirme l’énorme intérêt que rencontrent ces thématiques.

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        19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 20:32

        Séminaire de rentrée du gouvernement : « Arrêter les prophéties, mettre en œuvre le changement à gauche »

         

        Le gouvernement fait sa rentrée politique avec un séminaire prospectif sur la France en 2025. C'est un remake bien peu crédible de « Retour vers le futur » auquel se livre aujourd'hui l'exécutif. Comment croire en un storytelling pour 2025 alors que  les engagements du candidat Hollande en 2012 sont à ce point foulés du pied. Les prophéties n'ont jamais fait une politique et avant de penser à 2025, le Président et le gouvernement devraient se concentrer sur 2013. Ce sont des solutions concrètes, ici et maintenant, que réclament les Français qui ont majoritairement voté pour le changement en 2012.

        Si l'exécutif pense pouvoir redonner confiance par ce séminaire de rentrée à toutes celles et ceux qui redoutent l'avenir, c'est peine perdue. Qu'il commence par inscrire à l'ordre du jour du Parlement les grandes lois sociales et économiques pour une véritable relance et un redressement. Il y a urgence sur l'emploi, les salaires et le pouvoir d'achat. La prochaine réforme des retraites doit rompre avec les logiques régressives des dernières années. Cela se joue maintenant et non en 2025.

        Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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        19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 08:57

        --> Marseille

        Communiqué de Jean-Marc Copppola.
        "En tant que vice président du Conseil régional PACA, je condamne le recours a la violence des forces dites de l'ordre a l'occasion de la manifestation pacifique organisée le 14 août a Marseille vers la Prefecture pour condamner la récupération par le FN du crime odieux commis contre un jeune etudiant Bd d'Athenes.


        J'apporte toute ma solidarité et mon soutien aux manifestants et aux journalistes bousculés et gazés et particulièrement a Robert Terzian journaliste photographe a la Marseillaise.
        J'alerte sur les conséquences que peuvent avoir ces actes commis par l'institution policière sur ordre préfectoral au moment ou Marseille a besoin de calme, d'apaisement, de sérénité et d'exemples pacifiques… Violences policières à Marseille

        Communiqué de presse de Jean-Marc Coppola.
        L'Hôpital européen privé va ouvrir ses portes dans quelques jours, à Marseille, et la vigilance est plus que jamais à l'ordre du jour.
        Résultat de la fusion d'Ambroise-Paré et de Paul-Desbief, ce nouvel équipement ne vient pas accroître l'offre de soins puisqu'il remplacera deux hôpitaux existants, reprenant personnels et patients.
        Sa situation géographique n'est pas un hasard ni une opportunité foncière mais une volonté de recomposition de la ville. Le choix d'implanter un hôpital de ce type au cœur d'Euroméditerranée répond à celui de faire de ce territoire un quartier aseptisé de bureaux, d'affaires, de tourisme, de résidence de standing, où les habitants les plus modestes n'auront plus les moyens de vivre… Ouverture de l'Hôpital européen à Marseille. Une opération à double tranchant

        La vente programmée d'un centre de l'assurance maladie situé dans un quartier populaire de la ville suscite indignation et colère.
        « C'est l'abandon d'un quartier. » Depuis quelques jours, les salariés du centre Kléber de la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) sont sous le choc. Ils ont appris que les locaux de cette structure, implantée dans un quartier populaire du 3e arrondissement de Marseille, allaient être mis en vente. Elle sera remplacée, d'ici l'année prochaine, par un point d'accueil à l'Euroméditerrannée, un quartier d'affaires situé à plus d'un kilomètre. Chaque jour, le centre Kléber accueille environ 800 personnes et reste l'antenne la plus fréquentée de Marseille. Ouverts dans les années 1970, ces locaux se sont peu a peu dégradés. « Mais au lieu de les réhabiliter la direction se sert de cet argument pour tout fermer », déplore Jean-Marie Angeli, Secrétaire de la CGT Bouches-du-Rhône. Selon lui, les 300 agents qui y travaillent ne pourront pas tous emménager à l'Euroméditerranée, faute de surface suffisante…
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        Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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        19 août 2013 1 19 /08 /août /2013 08:46
         

        Paris (AFP) - Le PS a affirmé dimanche que Jean-Luc Mélenchon, qui a attaqué une nouvelle fois François Hollande et le gouvernement, n'avait "d'ennemis qu'à gauche" et a souhaité que le Parti communiste prenne ses distances avec "ces propos et ces outrances".

         

        Dans une interview au JDD qui signe sa rentrée, un des " leader" du Front de gauche  s'en prend notamment au ministre de l'Intérieur Manuel Valls, "contaminé" par Marine Le Pen et à François Hollande, accusé d'avoir "plongé notre pays dans la déprime". "Cet homme nous enlève le goût du futur", a déclaré M. Mélenchon, à propos du chef de l'État, pour lequel il avait appelé à voter au second tour de la présidentielle pour battre Nicolas Sarkozy.

         

        "Jean-Luc Mélenchon n'a d'ennemis qu'à gauche, et cela commence à plus que se voir. Ses rentrées politiques et ses tentatives de rebond se suivent et se ressemblent: haro sur les socialistes, avec un style et des mots qui ne fracassent rien d'autre que le débat démocratique", a réagi dimanche dans un communiqué le porte-parole du PS, David Assouline.

         

        "Cette dérive politique semble ne plus avoir de limite. Peut-être veut-il tenter d'empêcher l'unité de la gauche si nécessaire face à la montée de l'extrême droite, et à celle que nous appelons de nos voeux pour les municipales, mais cette dernière provocation ne nous fera pas changer de ligne ni d'attitude parce que l'intérêt du pays comme celui des progressistes est dans le rassemblement", poursuit le porte-parole.

         

        "D'ailleurs", ajoute-t-il, "nous espérons que le Parti communiste", principal allié du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon au sein du Front de gauche, "se dissociera de ces propos et de ces outrances".

         

        En vain. Car le porte-parole du PCF, Olivier Dartigolles, a répondu sur BFM-TV que "l'outrance" était "plutôt du côté du ministre de l'Intérieur, parce que l'été de Manuel Valls est un été funeste, à la fois pour la gauche et pour la République".


        M. Dartigolles a fait référence aux propos de M. Valls "sur le voile à l'université, comme si c'était la préoccupation des Français, ou encore la manière dont il tente de dynamiter la loi pénale proposée par Christiane Taubira".

         

        "Jean-Luc (Mélenchon) dit aujourd'hui ce que le peuple de gauche ressent, c'est-à-dire une exaspération, une déception immense" par rapport à François Hollande et au gouvernement, a ajouté le porte-parole du PCF.

         

        Dans un communiqué publié en soirée, Olivier Dartigolles ajoute que puisque David Assouline "souhaite débattre", il pourrait le faire avec lui, sur le thème "d'une politique de gauche pour le changement" à l'occasion des universités d'été du PS à La Rochelle, le week-end prochain, auxquelles il se rend pour le PCF.

         

        Olivier Dartigolles (PCF) répond à David Assouline (PS) et lui propose un débat

         

        Le débat politique doit se hisser au niveau des enjeux, traiter des sujets qui préoccupent prioritairement les françaises et les français, qui, dans leur écrasante majorité, appréhendent l'avenir. Les sujets traités par Manuel Valls au cours des dernières semaines ne font pas partie de ces urgences. L'activisme estival du ministre de l'intérieur ne doit pas nous détourner de l'essentiel : l'emploi, les salaires et le pouvoir d'achat, les retraites.

        David Assouline, porte-parole du PS, interpelle le PCF. Il souhaite débattre. Depuis la victoire de la gauche, rassemblée au second tour de l'élection présidentielle après 10 années avec la droite aux affaires, nous ne cessons d'appeler à une politique de gauche pour le changement. Dès la rentrée, comme semble le proposer aujourd'hui Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, la majorité de gauche au Parlement peut inscrire à son ordre du jour les propositions de loi pour engager résolument le changement.

        Je me rends, pour le PCF, à l’Université d’été du PS qui se tiendra le week-end prochain à La Rochelle. David Assouline accepterait-il d'en débattre à cette occasion ?

         

        Il y a actuellement 3 réactions

        • Il faut arrêter de parler de

          Il faut arrêter de parler de gauche lorsqu'il s'agit d'un parti qui applique une politique libérale qui non seulement nous mène droit dans le mur , mais permet de surcroit au FN de mettre dans le même sac le PS et la gauche. Tant que nous ne démarquerons pas clairement de cette politique, nous ne serons pas crédibles pour les électeurs qui après des gouvernements tantôt de droite, tantôt PS (les deux résolument libéraux) vont se tourner vers les promesses "sociales" de l'extrême droite.

          Quelques centimes d'augmentation du SMIC, face aux diverses augmentations de taxes passées et à venir ; l'allongement de la durée de cotisations et/ou leur augmentation ; les augmentations successives de l'énergie ; le vote sur le TSCG et le MES ; la soumission à Bruxelles... la liste est longue les électeurs ne sont pas dupes, voyant le résultat directement dans leur porte-monnaie.

          Les belles paroles ne font que troubler chaque jour un peu plus les esprits . Pourtant, le 21 avril 2002, suite à un gouvernement de "gauche plurielle" aurait du être le coup de semonce définitif.

          Alors, Stop ou encore ??

          Par Hortelano, le 19 août 2013 à 06:04.

           

           

        • Proposition de loi

          Le Front de Gauche a proposé (entre autres choses)une loi interdisant les licenciements boursiers !! Les socialistes nous ont dit "merde" ; alors discuter de quoi?? On pourra discuter le jour où les socialistes appliqueront une politique de gauche. Les socialistes n'ont plus que le nom de leur parti qui est socialiste...

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        BRUNO FORNACIARI

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