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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 18:21

 

 

SOCIAL-ECO -  le 26 Juin 2013

 

La CFDT et la CGT ne veulent pas de l'implantation d'une filiale "low-cost" d'IBM à Lille

 

 

Les syndicats CFDT et CGT d'IBM France ont dénoncé mercredi comme une "provocation" l'annonce de l'implantation prochaine à Lille d'un centre de services du géant américain de l'informatique, synonyme, selon eux, d'emplois "low cost", alors qu'IBM doit supprimer 700 postes cette année.

La CGT a souligné que l'annonce de la création d'une filiale "low cost" à Lille, avec des emplois où "le coût salarial moyen sera inférieur de 40%", a été "vécue comme une provocation par les salariés angoissés par leur avenir professionnel". Le syndicat relève, dans son communiqué, que le futur "IBM Services Center" lillois sera une filiale d'une holding européenne et pourra ainsi non seulement bénéficier d'une "fiscalité avantageuse" mais aussi échapper "au droit de regard des organisations syndicales". En revanche, il bénéficiera des aides "pour la formation complémentaire des jeunes embauchés (avec de nombreux contrats aidés et des apprentis)", poursuit la CGT. Le syndicat se dit "heurté" par ce fait, alors "qu'IBM France supprime massivement des emplois, aggravant ainsi les déficits de Pôle emploi et des caisses de retraite".

De son côté, la CFDT affirme qu'"à grand renfort de publicité, IBM a annoncé la création d'une centaine d'emplois jeunes à Lille, dans une structure filiale d'une holding hollandaise et, donc, avec des salariés qui ne bénéficieront pas des mêmes avantages que ceux d'IBM France" dénançant également les emplois "low cost". "Dans le même temps, la direction a clos les négociations sur le plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) et maintient la suppression de 689 postes dès septembre 2013 alors que les résultats et bénéfices d'IBM France n'ont jamais été aussi bons", a-t-il ajouté.

L'entreprise, qui avait annoncé fin mai la suppression de près de 700 postes en France en 2013, a officialisé lundi dernier l'ouverture d'un centre de services à Lille, tablant sur 700 embauches de jeunes dans les trois à cinq ans.

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    Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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    26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 10:26

    Affaire Karachi : ce que révèle Takieddine sur le financement de la campagne de Balladur

    Selon "Le Monde", l'homme d'affaires dit avoir remis 6 millions de francs (1,2 million d'euros) à Thierry Gaubert, qui aurait joué les intermédiaires.

    L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, le 18 octobre 2012, à Paris.L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, le 18 octobre 2012, à Paris. (MEHDI FEDOUACH / AFP)Par Francetv info 

    Mis à jour le 26/06/2013 | 12:09 , publié le 26/06/2013 | 09:53

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    Il reconnaît avoir remis, fin 1994, 6 millions de francs, soit 1,22 million d'euros, à Thierry Gaubert, un proche de Nicolas Sarkozy, alors porte-parole d'Edouard Balladur durant sa campagne présidentielle, révèle mercredi 26 juin Le Monde.

    L'homme d'affaires franco-libanais a ainsi admis devant les juges avoir financé la campagne 1995 d'Edouard Balladur. Il est poursuivi dans le volet financier de l'affaire Karachi. Alors qu'il avait toujours nié une telle implication, il précise que ces fonds"étaient destinés à Nicolas Bazire, le directeur de campagne" d'Edouard Balladur. Nicolas Bazire, mis en examen dans cette affaire, a rapidement démenti les déclarations de l'intermédiaire.

    Selon Le Monde, Ziad Takieddine "a craqué", le 20 juin, auprès des juges Renaud Van Ruymbeke et Roger Le Loire, en charge de l'instruction. Il est en détention provisoire depuis le 31 mai, pour avoir tenté de se procurer un passeport dominicain, "sans doute destiné à lui permettre de s'enfuir", souligne le quotidien.

    Francetv info détaille les révélations de l'homme d'affaires.

    Sa première rencontre avec Thierry Gaubert

    D'après Le Monde, Ziad Takieddine a raconté aux juges comment il a rencontré Thierry Gaubert, ami et ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy, à la mairie de Neuilly (Hauts-de-Seine), puis au ministère du Budget entre 1994 et 1995. C'est Nicolas Bazire, autre ami très proche de l'ancien chef de l'Etat et témoin de son mariage avec Carla Bruni, qui aurait présenté les deux hommes.

    "Selon M. Takieddine, M. Bazire l'aurait appelé en décembre 1993 pour l'informer qu'il allait être contacté par M. Gaubert, qu'il avait mandaté. Il s'agissait de préparer la visite de M. Balladur en Arabie saoudite, avec l'espoir de décrocher un contrat de vente de frégates, dit Sawari II, susceptibles de rapporter beaucoup d'argent à l'Etat français", écrit Le Monde. Le contrat est finalement signé le 24 novembre 1994.

    Des rendez-vous à Genève avec des valises de billets

    Après la signature du contrat de vente Sawari II, Nicolas Bazire aurait recontacté Ziad Takieddine pour lui dire que Thierry Gaubert "avait un message à lui faire porter""Ce message est simple : Gaubert réclame 1,5 million de francs, afin de financer la campagne de M. Balladur. M. Takieddine accepte, à condition qu'il lui remette en cash à Genève, où M. Gaubert détenait lui-même des avoirs", indique Le Monde. Les coupures de 500 francs sont "glissées dans une mallette", précise le quotidien.

    Dix jours plus tard, Thierry Gaubert aurait à nouveau contacté l'homme d'affaires franco-libanais, pour lui demander "la même somme". Ziad Takieddine procède de la même manière : il prend rendez-vous à Genève et remet à Thierry Gaubert une valise d'espèces d'1,5 million de francs, selon Le Monde.

    D'après l'homme d'affaires, il y a une troisième visite de Thierry Gaubert, qui réclame cette fois 3 millions de francs. "M. Bazire m'a dit qu'effectivement, ce que m'a demandé Gaubert est vrai, car ils avaient besoin de cet argent, mais que c'était la dernière fois", a déclaré Ziad Takieddine aux juges, d'après Le Monde.

    Ces révélations confortent les découvertes des juges sur les déplacements des deux hommes à Genève, ainsi que "le témoignage d'Hélène Gaubert, qui déclarait au Monde, le 26 septembre 2011, à propos de son mari : 'Il m'a dit un jour qu'il allait chercher ces espèces en Suisse pour les remettre à Nicolas Bazire'", précise le quotidien.

    Le rôle de Renaud Donnedieu de Vabres

    Ziad Takieddine a également mis en cause, lors de ses dernières déclarations, François Léotard, ministre de la Défense entre 1993 et 1995, et son conseiller Renaud Donnedieu de Vabres, d'après le quotidien. L'homme d'affaires a révélé qu'après l'élection de 1995, Renaud Donnedieu de Vabres lui avait demandé de l'aider à payer le loyer de son appartement parisien et de financer sa campagne législative à Tours, en 1997. Au total, Ziad Takieddine a estimé, devant les juges, lui avoir remis "un maximum de 250 000 francs" en liquide.

    Le Conseil constitutionnel a évalué le coût de la campagne d'Edouard Balladur à 97,2 millions de francs, soit 7,2 millions de plus que le plafond autorisé.


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    26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 07:52

    SOCIÉTÉ -  le 25 Juin 2013

     

    Quand Clément Méric passe de victime à agresseur

     

     

    Une information de RTL, démentie par une contre-enquête de Libération, a permis aux soutiens de la droite extrême de faire passer Clément Méric pour le déclencheur de la bagarre qui lui fut fatale. Récit d'un incroyable emballement médiatique et partisan.

    C'est à un curieux renversement des valeurs que l'on a assité ce mardi. Clément Méric, mort sous les coups d'un militant d'extrême-droite début juin, est soudainement passé du statut de victime à celui d'auteur de la rixe qui a "entraîné sa mort". L'auteur présumé des coups mortels est subitement devenu quasi-victime de la bagarre. La présomption de "violences ayant entraîné la mort" s'est singulièrement muée en "légitime défense". Et la thèse "un extrêmiste de droite vaut bien un militant anti-fasciste" a repris du poil de la bête.

    Enquête

    Ce retournement et détournement a pris appui sur un reportage diffusé par RTLce mardi matin. Celui-ci affirme qu'une caméra de surveillance de la RATP a capté la bagarre. Et que sur ces images, "on y voit notamment Clément Méric se précipiter vers Esteban Morillo, le meurtrier présumé, alors de dos, semble-t-il pour lui asséner un coup. Le skinhead se retourne alors et le frappe avec son poing en plein visage. L'image ne permet pas de dire de façon formelle si Esteban Morillo donne un deuxième coup, ni s'il a ou non un poing américain. Le militant d'extrême-gauche, en tout cas, tombe immédiatement au sol, inconscient. Il n'est pas lynché une fois par terre."

    Contre-enquête

    Quelques heures plus tard, une contre-enquête de Libération.fr met à mal ces affirmations. Un membre de la police judiciaire de Paris qui travaille sur l'enquête y est cité. Il contredit plusieurs arguments donnés par la radio:

    • "La police technique et scientifique n’a pas travaillé pendant plusieurs jours sur ces images pour les faire parler"
    • Cette vidéo est moins claire qu'affirmée puisqu'elle est "orientée vers le trottoir et "ne montre que vingt centimètres au-dessus du sol, c’est-à-dire les jambes des personnes"
    • en suivant les "chaussures claires" portées par Clément Méric et les "godillots" du meurtrier présumé, "les policiers aperçoivent «à un moment de la rixe, Méric passer derrière Morillo occupé à frapper un autre. Peut-être Méric donne-t-il un coup à Morillo lequel, en tout cas, se retourne. Et Méric tombe par terre», note Libération.
    • «Qu’est-ce que cela changerait si Méric assènait un coup dans le dos à Morillo au cours de la bagarre? Les échanges de coups ne sont niés par personne, ni côté extrême gauche, ni côté extrême droite», souligne le policier cité.

    Emballement partisan

    Malgré ce décryptage publié en début d'après-midi, les affirmations du matin ont eu le temps de faire le tour du web. Les soutiens d'extrême-droite s'en sont donnés à coeur joie pour dénoncer au choix la récupération de la gauche ou le bienfondé du combat antifasciste après la mort de Clément Méric. Comme ici:

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    26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 07:50

    Meurtre de Clément : halte aux mensonges! (Action antifasciste Paris-Banlieue)

    Mots clés : clément méricantifa,

     

     

    Communiqué de l'Action antifasciste Paris-Banlieue
    Meurtre de Clément : halte aux mensonges !
    Depuis ce matin, l'ensemble de la presse en ligne reprend une information de RTL, au sujet d'une vidéo de la mort de notre camarade et ami Clément, sans la vérifier. A l'instar des journalistes qui diffusent ces calomnies nous n'avons pu visionner cette vidéo. Nous rejetons toutefois formellement l'interprétation qui en est faite. Les camarades présents avec Clément le 05 juin maintiennent leur version :

    • oui il y a eu des échanges verbaux à l'intérieur du magasin devant lesmessages ouvertement racistes et tombant sous le coup de la loi arboréspar les skinheads
    • l'agression physique survenue à l’extérieur du magasin est le fait des skinheads qui se sont approchés, ont encerclé nos camarades puis les ont agressés. Les militants néonazis étaient armés de coups de poing américains et ont tué Clément Méric.

    Il est donc impossible que des images montrent Clément se précipiter vers son agresseur pour lui porter un coup dans le dos. C'est au contraire Esteban qui a quitté le centre de la rue pour se diriger vers Clément. Les militants d'extrême droite eux-mêmes n'ont jamais prétendu que Clément se soit précipité vers eux pour les frapper par derrière.

    Les mensonges relayés dans la presse ne font qu'ajouter à la douleur de ses proches.

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    26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 07:37

    Les casseroles s'accumulent pour Frigide Barjot

    Logement social, assistant personnel… L'égérie déchue de la Manif pour tous doit faire face ces derniers jours à des révélations gênantes sur sa vie privée.

    L'ex-porte-parole de la Manif pour tous, Frigide Barjot, le 29 mai 2013 à Paris.L'ex-porte-parole de la Manif pour tous, Frigide Barjot, le 29 mai 2013 à Paris. (FRED DUFOUR / AFP)Par Francetv info 

    Mis à jour le 25/06/2013 | 17:06 , publié le 25/06/2013 | 17:05

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    Sale temps pour Frigide Barjot. Après avoir été omniprésente dans les médias pour son combat contre le mariage homosexuel, les indiscrétions sur la vie privée de l'égérie de la Manif pour tous se multiplient.

    Un logement social qui abrite la société de son mari

    Frigide Barjot et son époux vont être mis à la porte. La Régie immobilière de la ville de Paris (RIVP) leur a demandé de quitter le duplex de 173 mètres carrés (plus une terrasse) qu'ils occupent dans le 15e arrondissement. La raison : la RIVP s'est rendue compte que le couple abritait dans ce logement social la société du mari de Frigide Barjot, Basile de Koch (dont le vrai nom est Bruno Tellenne).

    "Une assignation a été délivrée à (l')encontre (des époux Tellenne) pour obtenir la résiliation des baux des logements occupés, suite à l'utilisation continue des lieux à usage commercial par la société 'Jalons' ainsi que la sous-location. Ces deux motifs constituent des manquements graves aux obligations des baux d'habitation consentis à M. et Mme Tellenne", affirme le bailleur social.

    Le loyer acquitté par le couple, 2 850 euros, est d'un montant bien inférieur au prix du marché. Il ne s'agit pas à proprement parler d'un logement HLM mais d'un logement intermédiaire à loyer libre. La RIVP a cherché à augmenter ce loyer, mais les locataires ont fait jouer une clause sociale, en arguant de revenus relativement faibles (environ 36 000 euros par an). Jalons reversait au couple environ 9 000 euros par an au titre de la sous-location, selon une source proche du dossier, ce qui permettrait à cette société de payer moins d'impôts.

    Frigide Barjot propriétaire d'un appartement à Paris

    On peut être propriétaire et bénéficier d'un logement social. C'est en tout cas ce que démontre la situation de Frigide Barjot. Le Figaro révèle, mardi 25 juin, qu'elle possède un logement de 64 mètres carrés dans le 10e arrondissement de Paris. 

    "J'ai hérité de cet appartement en 2009 à la mort de ma mère. Il n'a rien à voir avec notre vie actuelle. Le logement est trop petit pour que nous y vivions tous [le couple a deux enfants] et n'est pas habitable", explique-t-elle au quotidien, qui affirme que des travaux de rénovation y sont en cours.

    La Régie immobilière de Paris a dit au Figaro avoir eu connaissance de cet appartement, mais cela n'aurait pas joué dans sa décision de priver le couple de son logement social. Cela ne "pose pas de problème au plan juridique, même si cela questionne l'éthique", estime la régie.

    Un papa, une maman… mais surtout un assistant !

    Un reportage de "Zone interdite", sur M6, tourné en 2012, est réapparu sur le web lundi. On y voit le quotidien de Frigide Barjot. Un quotidien un peu particulier puisque l'ex-porte-parole de la Manif pour tous délègue tracas et corvées de sa vie de tous les jours à Yann, son assistant personnel. Gestion des comptes bancaires, démarches administratives… Trop occupée par la rédaction de son livre, Frigide Barjot lui confie tout. Y compris aller choisir un cadeau d'anniversaire pour sa fille, Constance, qui vient d'avoir 10 ans.

    "D'après ces images, le modèle de famille auquel elle appartient tient plutôt du papa absent (Bruno Tellenne, alias Basile de Koch, n'est même pas mentionné), de la maman par intermittence et d'un assistant en permanence", persifle ainsi le site de presse gay et lesbien Yagg.com

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    Published by bruno fornaciari - dans LE SAVIEZ-VOUS
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    26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 06:44

    ESR : « Coup de force et manœuvres scandaleuses au Sénat » (PCF)

     

    Après un vote difficile à l’Assemblée nationale, la Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Geneviève Fioraso, se prête au Sénat à des manœuvres indignes.


    Elle convient que les responsabilités et compétences élargies ont été une catastrophe mais, devant un amendement du groupe Front de gauche qui les supprime, elle les maintient avec des attendus extravagants.


    Dans la même séance, l’article qui créait le grand désordre des fusions d’universités dans une conception bureaucratique et totalement inspirée de l’Europe des régions est retoqué à la suite de l’intervention du Groupe Front de gauche. Qu’à cela ne tienne, la ministre, qui tient à ce mécano digne d’Ubu, trouve un biais pour rétablir ces dispositions.


    Enfin, un amendement soudain proposé par le Groupe EELV supprime la procédure de qualification nationale par le CNU pour les recrutements et promotions des enseignants-chercheurs, et fait sauter d’un coup les dispositions statutaires relatives aux enseignants-chercheurs qui leur assuraient les garanties de la fonction publique, la reconnaissance nationale et l’instance nationale qui les valide. Par contre, la Ministre accepte sans broncher et l’amendement est adopté avec l’appui du groupe centriste.

     

    Coup de force et manœuvres scandaleuses, le gouvernement perd la raison. Le PCF, à plusieurs reprises, l’a mis en garde. Ces choix répétés qui doivent tout au MEDEF, à la troïka, à la pression des marchés financiers, conduisent la gauche dans le mur.


    Ce n’est pas pour cette politique que la majorité de nos concitoyen-ne-s s’est prononcée en chassant Sarkozy et sa bande. Chaque élection partielle le démontre avec éclat.


    La construction collective de choix majoritaires alternatifs de gauche est plus urgente que jamais. Le PCF s’y engage totalement en proposant à toutes les forces politiques et syndicales disponibles d’en débattre ensemble.

     

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    Published by bruno fornaciari - dans EDUCATION-FORMATION
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    25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 16:51

     

    POLITIQUE -  le 25 Juin 2013

     

    Les députés Front de gauche votent les textes sur la fraude fiscale et la transparence

    Les députés du Front de Gauche votent ce mardi pour les textes sur la transparence en politique, la lutte contre la fraude fiscale, mais aussi la loi sur la consommation, dite Hamon. André Chassaigne juge ces propositions de loi positives, même si  imparfaites. Il souligne que plusieurs amendements proposés par le Front de gauche ont été retenus.  

    "Nous allons voter le projet de loi sur la transparence de la vie publique", a déclaré l'élu communiste du Puy-de-Dôme, lors d'un point-presse. "Sans doute que le texte n'est pas parfait mais c'est un premier pas pour qu'il y ait une transparence en particulier concernant le patrimoine des élus". 
    Le député Front de gauche Marc Dolez explique notamment que "la définition précise dans le projet de loi de la notion de conflit d’intérêts et les différentes obligations imposées aux responsables publiques constituent des progrès indubitables." Au chapitre des regrets, "si nous soutenons pleinement le renforcement des pouvoirs de la Haute Autorité [de la transparence de la vie publique], nous regrettons qu’elle reste dénuée de moyens d’enquête en propre." Il en reste qu’ "au regard de l’ensemble des avancées portées par ces projets de loi qui favorisera indéniablement la transparence de la vie publique, les députés du Front de gauche voteront ces projets de loi."

    Autre  texte soumis ce mardi au vote de l’Assemblée et soutenu par les députés Front de gauche : la loi visant à lutter contre la fraude fiscale et la grande délinquance économique et financière.  "Il y a une avancée", a estimé le chef de fil des députés du groupe GDR, Chassaigne. Le texte sera toutefois "enrichi" au Sénat, car "il ne va pas aussi loin qu'on aurait pu le souhaiter, notamment il ne reprend pas la totalité des propositions faites par notre collègue sénateur Eric Bocquet". Dans son explication de texte, Nicolas Sansu, député PCF du Cher, se réjouit "de l’adoption d’amendements que nous avions proposés, tel celui sur la prévention de la fraude aux carrousels de TVA ou celui qui facilite les poursuites en matière de blanchiment."  Le texte se voit renforcé, mais il manque encore des points essentiels, qui seront discutés au Sénat : "il sera impérieux de revenir sur les manipulations des prix de transferts et le contrôle des schémas d’optimisation fiscale". Nicolas Sansu rappelle l’extrême importance du sujet : "Pour l’Europe, le Parlement européen parle de 1000 Milliards d’euros qui font défaut dans les caisses des pays de l’Union. Pour la France, c’est 60 à 80 Milliards qui s’évaporeraient sous l’effet de la fraude ou de l’optimisation."

    Enfin, le groupe Front de gauche devrait voter également le projet de loi sur la consommation, estimant qu'"il y a des avancées sur les actions de groupe", a expliqué André Chassaigne, qui regrette toutefois que la possibilité de mener des actions de groupe "ne concernera pas les questions liées à la santé et à l'environnement". "En effet, dans l’état actuel du texte, l’amiante, le médiator, les prothèses PIP, mais aussi les dommages causés par un site industriel ou agricole défaillant, ou encore les OGM et autres problématiques liées à l’industrie agro-alimentaire ne pourront faire l’objet d’une action de groupe."

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    25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 07:10
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    25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 07:04

     

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    Coaching patronal au collège, sous l’œil attendri de France 2

    par Olivier Pochele 24 juin 2013

    Mardi 18 juin, dans le 20h de France 2, après les 9mn inaugurales sur les inondations en France, et parmi les quelques miettes distribuées aux autres sujets (3mn sur le mouvement social au Brésil, 2 sur l’accueil des touristes à Paris), on retiendra un reportage d’anthologie, intitulé (sur le site de France 2) « Éducation : du coaching en ZEP » : 4mn 20 consacrées à l’intervention d’une cadre dirigeante dans un collège de « ZEP », pour appliquer, selon ses propres dires, les « méthodes d’entreprise » à l’école. 4mn 20 pour un « gros plan » qui « traite » un sujet sans (se) poser la moindre question, sans rien en dire sinon célébrer les vertus d’une initiative qui, avec d’autres, relève d’un entrisme entrepreneurial dans l’institution scolaire, du reste fort à la mode. Une initiative présentée sans contrepoint ni distance : un tel éloge relève-t-il encore de l’information ?

    Le lancement de David Pujadas indique assez quel sera l’angle du reportage : « Gros plan sur un atout qui manque souvent aux élèves dans les zones sensibles : la confiance, la confiance en soi, la confiance en son potentiel. Eh bien le CAC 40 s’en mêle. Depuis quelques années des cadres de très grandes entreprises viennent parler aux collégiens, ils viennent les coacher comme on dit aujourd’hui, les secouer aussi parfois : les managers au service des élèves […] »

    Nous voilà prévenus : il ne s’agit nullement d’interroger le principe même de faire intervenir des patrons au sein d’un collège, mais uniquement de rendre compte de l’initiative, et sous un angle positif, puisqu’elle est d’emblée jugée (ou, en tout cas, présentée) favorablement : le sujet est cet « atout », la « confiance en soi », que des cadres supérieurs, se mettant « au service » d’élèves de « ZEP » [1], sont en mesure de leur apporter. Quitte à les« secouer » quelque peu, car on ne le sous-entend jamais assez, les « élèves de ZEP », s’ils ont leurs problèmes (que le reportage n’évoquera pas), gagneraient tout de même à se secouer un peu.

    Signe de cet a priori positif, le titre du reportage tel qu’il apparaît derrière Pujadas : « Réussite : les patrons enseignent en ZEP ».


    On commence par un aperçu du collège « de banlieue parisienne au bord de l’autoroute », et où pourtant « on a des rêves, comme ces élèves de sixième » – qui déclarent à l’écran ce qu’ils veulent devenir plus tard : architecte, cosmonaute, etc. Un problème, une solution : telle semble être la logique implicite du commentaire qui enchaîne : « Pour accroître les chances de réussite de ses élèves, le collège a mis en place des séances de coaching avec des cadres supérieurs de grands groupes. Ses méthodes pour gagner, cette responsable du groupe Orange les a adaptées des adultes aux enfants, du CAC 40 à la cité. »

    Sans présentation synthétique de la part des journalistes, il est difficile de se faire une idée précise du contenu exact des « séances de coaching ». Mais ce que l’on en voit, par bribes, est assez consternant. Ainsi l’on peut admirer l’intervenante, descendue des sommets du groupe Orange, conseiller aux élèves de « se brosser les dents », « faire de l’exercice et manger équilibré », et le commentaire de résumer : « se coucher tôt, ne pas regarder la télé pendant qu’on fait ses devoirs, des règles simples mais difficiles à appliquer dans certaines familles [2]. »

    Que des grands patrons se déplacent en banlieue parisienne pour apprendre aux collégiens à se brosser les dents ne laisse pas de surprendre – et n’est pas sans évoquer un certain paternalisme qui, au XIXe siècle, prêchait aux pauvres l’hygiène et les bonnes mœurs… Mais que ne ferait-on pas pour la « réussite » des élèves ?

    Autre aperçu du contenu de ces séances de coaching : « Pour encourager ces élèves à s’accrocher, Hélène s’appuie sur la vidéo d’un psychologue, le professeur Marty : “Cette idée qu’on a envie de devenir quelqu’un, c’est une idée qu’il faut conserver et qu’il faut conserver toute sa vie, cette idée qu’on veut devenir le meilleur par exemple.” » « Devenir quelqu’un » (cadre chez Orange par exemple), « devenir le meilleur », voilà en effet de belles idées saines, négligées par l’Éducation nationale, et que seuls des « winners » du monde merveilleux de l’entreprise pouvaient transmettre aux élèves qui décrochent parce qu’ils ne« s’accrochent » pas. 


    Ces « méthodes pour gagner »… gagnent, évidemment : c’est la conclusion tirée par tout le monde. Le commentaire, d’abord, qui tire un bilan qu’il est « trop tôt pour tirer », sur la base d’un sondage rigoureux de « l’équipe enseignante » : « S’il est encore trop tôt pour tirer un bilan, l’équipe enseignante a remarqué que les élèves sont déjà plus attentifs, moins fatigués. »

    Par la principale du collège, ensuite : « En ZEP on a de nombreuses problématiques, donc on doit avoir de nombreuses réponses diversifiées, donc les professeurs en sont une, les intervenants extérieurs en sont d’autres. »

    Par David Pujadas enfin, qui conclut logiquement : « Voilà. La rencontre de deux mondes et chacun visiblement y trouve son compte. » Et c’est en effet ce que montre le reportage. Sans jamais paraître se poser la moindre question sur le bien-fondé de ce genre d’intervention, qui, à écouter son commentaire et les intervenants qu’il filme, semble aller de soi. Aucune prise de distance, à moins de considérer comme telle la question posée à l’intervenante : « Ce sont des messages que les profs, que l’Éducation nationale ne peut pas passer ? »

    Si cette question est l’occasion pour l’intervenante de servir sa soupe (non sans dévoiler quelque peu ses batteries : « je crois qu’on est complémentaires […] Pourquoi ne pas amener des méthodes d’entreprise dans l’Éducation nationale, ça s’appelle du management, tout simplement »...), elle montre que même un journaliste de France 2 peut s’interroger. En creusant un peu, il pourrait se demander ce qui peut pousser des patrons de grandes entreprises, leur légendaire philanthropie mise à part, à enseigner le secret de la « réussite » à des élèves de quartiers défavorisés. Sur sa lancée, il pourrait se renseigner sur la gentille cadre d’Orange et sa gentille association, « Énergie Jeunes », qui, à la différence d’Acrimed, est reconnue d’intérêt général [3], et qui a, selon son site internet, « pour mission principale la prévention du décrochage scolaire », sur la base d’un diagnostic imparable :« L’échec scolaire résulte le plus souvent d’un cercle vicieux dans lequel se mêlent un manque de travail, de mauvais résultats, la perte de l’estime de soi et le découragement. Sa meilleure prévention est la régularité dans l’effort. Cela suppose l’engagement, c’est-à-dire l’implication personnelle dans l’action, ainsi que l’autodiscipline [...] ».

    Diagnostic qui fait de l’échec scolaire un problème individuel, en évacuant toute considération sociale ou sociologique, diagnostic parfaitement neutre par conséquent, partagé par les partenaires de l’association qui l’aident à mener à bien sa mission, comme L’Oréal [4], Manpower, Orange, etc. Enfin, mais cela va sans dire,« l’association est indépendante et n’a aucun caractère politique, religieux ou commercial. » 

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    Published by bruno fornaciari - dans EDUCATION-FORMATION
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    25 juin 2013 2 25 /06 /juin /2013 03:42

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    BRUNO FORNACIARI

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