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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 11:35

 


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Aperçu :
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 1706BabouseOn en a peu parlé (y compris dans nos colonnes), mais cela fait déjà plus d’un mois que les négociations entre syndicats de travailleurs et patronat au sujet des retraites complémentaires et de leurs régimes (Arrco – pour les salariés – et Agirc – pour les cadres) sont terminées. Retour sur une nouvelle atteinte à nos droits et à nos conditions de vie.

Petit rappel des faits
À l’origine, l’enjeu affiché de ces « tractations » n’était autre que la réduction du déficit annuel de l’Arrco et de l’Agirc, lequel déficit, à en croire les chiffres, s’élevait à près de cinq milliards d’euros en 2012. Mais sous ces motivations économes, se cachait, bien sûr, la sempiternelle volonté gouvernementale de dépouiller les plus démunis pour renflouer les caisses de l’État et les poches du patronat.
Du côté du Medef, on affichait jusque-là le désir de voir les pensions des retraités revalorisées de un point inférieur à l’inflation pour une durée de cinq ans minimum dès 2013… Ce qui se serait traduit par une baisse de 5 % du pouvoir d’achat des retraités et aurait conditionné – à la baisse – le calcul des retraites des salariés. L’organisation patronale souhaitait également s’attaquer aux pensions des veufs et veuves, en les indexant sur la durée du mariage des concernés.
Les syndicats de travailleurs, eux, demandaient une augmentation des cotisations patronales – en particulier celles des entreprises réalisant de gros bénéfices –, voire salariales, et ce afin de ne pas toucher aux revenus des retraités, pour la plupart déjà bien maigres. Devant l’intransigeance du patronat, la CGT et FO avaient quitté, début mars, la table des négociations, laissant la CFDT, la CFTC et la CGC négocier seules avec le Medef. Les trois organisations avaient alors vite fait savoir qu’elles étaient prêtes à accepter une désindexation des pensions (sans pour autant préciser le niveau !), mais seulement si, en contrepartie, le patronat acceptait le principe d’une augmentation des cotisations des employeurs…
Quant au gouvernement, il avait très vite annoncé qu’il était probable que les pensions octroyées par les régimes de retraite de base (Cnav et MSA) – dont la réforme est prévue pour cet été – connaîtraient, à terme, le même sort que les régimes complémentaires… Autrement dit, il entendait faire de la réforme des régimes de retraite complémentaire une réforme plus générale du régime de retraite dans son ensemble. Le Medef encourageait d’ailleurs l’État à s’engager dans cette voie, pourvu, bien sûr, que cette réforme n’implique aucune augmentation des cotisations patronales.

Les directions syndicales responsables
L’accord – dont l’enjeu était de taille ! – fut signé le 13 mars. Et ce qui se profilait dès le début des négociations s’est confirmé : les retraités voient leurs pensions sous-indexées par rapport à l’inflation depuis le 1er avril et, à partir du 1er janvier 2014, les travailleurs actifs supporteront à hauteur de 40 % l’augmentation de la cotisation pour l’Arrco et l’Agirc. Et le gouvernement, bien sûr, confirme son ambition de réformer dans cette veine-là les régimes de base… Une fois de plus, les directions syndicales n’ont pas été à la hauteur.Notamment  celles de la CFDT, de la CFTC et de la CGC (qui ont ratifié l’accord).
Une fois de plus, cette histoire ne fait que témoigner de l’impasse qu’incarnent ces négociations nationales. Le 11 janvier, de semblables avaient abouti, malgré les départs « enragés » de la CGT et de FO, à un accord national interprofessionnel instaurant une flexibilité synonyme de précarité et d’insécurité pour les travailleurs. Les retraités, mais aussi les salariés (actifs ou non), devront donc investir la rue et les entreprises par la grève et les manifestations pour, via des organisations syndicales réappropriées (et, donc, des bureaucraties dépassées), imposer la satisfaction de leurs intérêts immédiats. Le reste n’est qu’illusion, hypocrisie et mensonge.

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 07:08

 

POLITIQUE -  le 20 Mai 2013

 

Défense : la France vend ses parts d'EADS et achète des drones aux Américains

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a justifié dimanche l'achat par la France de deux drones aux USA en expliquant que la France avait "raté le rendez-vous des drones". Ce doit être cela que François Hollande entendait par "redonner du sens à notre présence dans le commandement intégré de l’OTAN".

Le livre blanc de la Défense présenté le mois dernier l’affirme : « Notre stratégie de défense et de sécurité nationale ne se conçoit pas en dehors du cadre de l’Alliance Atlantique et de notre engagement dans l’Union européenne ». 
Dans ce cadre,  la France doit notamment acheter deux drones de surveillance Reaper aux USA pour une livraison avant la fin 2013. "Il y a aujourd'hui deux pays au monde qui construisent des drones, les USA et Israël, nous sommes entrés en contact avec les uns et les autres pour pouvoir en acquérir immédiatement", a déclaré le ministre de la Défense au "Grand rendez-vous Europe1-Itélé-Le Parisien. "Il faut donc aujourd'hui que, sur notre demande, les industriels français et européens se mettent en relation pour élaborer ce que pourra être demain le drone de nouvelle génération qui ne sera pas uniquement français, puisqu'il y a la même demande du côté allemand et du côté britannique. Voilà une bonne manière de construire l'Europe de la défense" se réjouit-il.

Une politique pensée à l'Otan

Cependant, l’Etat français vend pour 1,2 milliard d’euros d’actions EADS, industrie au combien stratégique en matière de défense. EADS pourtant porteur du programme Talarion, des drones de défense auxquels la France préfère pourtant ceux des Américains. 
Pour le Parti de gauche qui publie un décryptage du Livre Blanc de la défense, « La vente des parts de l’État dans des entreprises stratégiques pour le financement des crédits militaires consiste à faire le choix du sacrifice des ambitions françaises en termes de défense souveraine pour satisfaire les exigences du ministère du budget. […] 
Cette logique est désastreuse pour le statut géostratégique du pays. Elle conduit à multiplier les accords de coopération sur une ligne atlantiste selon le modèle signé avec la Grande Bretagne en 2010 par Sarkozy. […] Elle conduit aussi à remettre en question des programmes d’armement et à opter pour du matériel américain comme c’est le cas pour le drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance), choisi au détriment du développement du programme Talarion d’EADS. Cette politique de “mutualisation” a été pensée à l’OTAN, donc par les Etats-Unis et déclinée sous le concept marketing de “smart-defense”. »

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    20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 06:20

    Europe

    « L’exception culturelle n’est pas négociable »

     

    Quelle mouche pique donc la Commission européenne, qui remet sur le tapis la question de l’exception culturelle ? À Bruxelles, certains s’obstinent à considérer le cinéma comme une simple marchandise. Une monnaie d’échange avec les « partenaires » américains. Mais les cinéastes se rebiffent...

    C’est dans un ciel déjà fort tourmenté que surgissait, le 12 février, l’annonce d’un nouveau cycle de négociations en vue de la création d’une zone de libre-échange entre l’Europe et les États-Unis. Sitôt ces exigences dévoilées par Barack Obama, le président de la Commission ­européenne, José Manuel ­Barroso, s’était empressé d’y pourvoir. L’empire galactique n’a pas de frontières. Pourquoi en imposer aux nouveaux maîtres des « contenus culturels » que sont aujourd’hui les géants d’Internet ?

    C’est ainsi que, le 13 mars, la Commission européenne, par la voix de l’un de ses ­commissaires chargé du Commerce, Karel De Gucht, adoptait un projet de mandat intégrant la culture, cinéma et audiovisuel inclus, aux transactions concernant les services. Ces derniers ­bénéficient, en principe, d’une dérogation aux règles du libre-échange, depuis les accords du Gats, il y a vingt ans. Cela n’a pas empêché de nouvelles offensives, toutes barrées par de forts mouvements de contestation. À leur terme, l’Europe avait ratifié la convention pour la protection et la promotion des expressions culturelles, votée en 2005 à l’Unesco par 148 pays et 2 voix contre – les États-Unis et Israël. Aussi importantes soient les avancées de ce texte, il ne l’emporte pas sur les dispositions de l’OMC. À ce jour, la Commission n’a d’ailleurs jamais accepté que l’exclusion des services audiovisuels soit inscrite explicitement dans son projet de mandat de négociations.

    Dardenne, Loach, Campion...

    Malgré l’extrême discrétion à l’œuvre ces derniers temps, destinée sans doute à épargner aux populations le souci d’enjeux qui les dépassent, la riposte ne s’est pas fait attendre. Une pétition, initiée par des réalisateurs de films, s’est couverte de signatures de cinéastes d’Europe et de terres plus lointaines, territoires de création dont certains existent à grand peine selon les latitudes. Apparaissent, à la suite des frères Luc et Jean-Pierre Dardenne, qui figurent parmi les premiers à avoir initié le mouvement, les noms de l’Autrichien Michael Haneke, des Anglais Ken Loach, Mike Leigh ou encore Stephen Frears, de la Néo-Zélandaise Jane ­Campion, de l’Italien Mario Bellocchio et de tant d’autres, dont nombre de cinéastes français. Il est vrai que, en France, les dispositifs de soutien et d’investissement dans le cinéma et l’audiovisuel affirment et confirment de longue date les bénéfices artistiques, culturels et sociaux que l’on peut en retirer. Chiffres à l’appui concernant les aspects économiques, à quoi s’ajoute tout ce qui n’a pas de prix d’intelligence humaine en partage.

    créer une mobilisation

    D’autres pays, singulièrement en Europe, se sont, à cet exemple, doté de divers moyens d’aide et de régulation, également menacés par la stratégie en cours. La ministre française de la Culture, Aurélie Filippetti, et certains de ses homologues européens se sont vivement élevés contre la libéralisation du secteur de l’audiovisuel et du cinéma. Confronté à ce tollé, Karel De Gucht s’est vu contraint de proférer une curieuse assertion : « L’Europe ne négociera pas l’exception culturelle. » Pourquoi inclure dans des négociations ce que l’on prétend en soustraire ? De tels tours sur soi-même ramènent fatalement à la position de départ. Jeu de bonneteau propice à dissimuler toutes sortes de tactiques de procédures. L’adaptation de l’exception culturelle au numérique est une nécessité qui mérite réflexions et concertations. Au contraire, la ligne ultralibérale qui prévaut à la Commission européenne s’allie à la voracité financière, qui montre les dents.

    L’audiovisuel représente le deuxième poste d’exportation des États-Unis, en même temps que ses marchés restent pour l’essentiel très fermés. Il faut donc trouver au plus vite des monnaies d’échange, au point d’entamer des négociations sans mandat. Les Coréens du Sud, gros producteurs de films, ont déjà eu l’amère expérience de ce type d’accord : conclu en décembre 2010, ce dernier a eu comme conséquence une diminution de 25 % de la production de films nationaux en Corée, au profit des films américains. Seule une mobilisation de grande ampleur pourrait permettre d’obtenir l’exclusion explicite de l’exception culturelle dans le mandat que la Commission doit soumettre à l’approbation des États membres de l’Union européenne. Et, si nécessaire, l’usage du droit de veto qu’autorise le traité européen.

    Le Front de Gauche Propose  « À rebours des traités actuels, les principes de financement 
public de la culture doivent devenir des axes fondamentaux de 
la construction européenne : il ne sera pas possible de contester 
aux États leurs choix d’investissement et de soutien à la culture, 
de quelque manière que ce soit ; il faudra agir pour une remise en cause de la directive “services” et en particulier par l’exclusion des services culturels de son champ d’application. » Extrait de Quelle humanité voulons-nous être ? Un projet pour l’art, la culture et l’information. Éditions Front de gauche/Bruno Leprince. 3 euros.

    Dominique Widemann

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    20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 06:14

     

     

    POLITIQUE -  le 19 Mai 2013

     

    "Aux Glières, nous nous retrouvons autour de l'esprit de résistance du CNR"

    Mots clés : résistance droitthorens-glièrescnr,

     

     

    Plateau des Glières, envoyé spécial. Cette année encore, des centaines de personnes se retrouvent sur le plateau des Glières, haut lieu de la résistance. À l'initiative du collectif Citoyens Résistants d'Hier et d'Aujourd'hui, le rassemblement de cette année célèbre particulièrement le 70ème anniversaire du Conseil National de la Résistance. Paroles de citoyens et militants des Glières.

    • Annie de Annecy

    « Je suis venue à titre personnel à ce week-end. Je ne représente personne. Je suis simplement citoyenne. Je crois qu'on assiste depuis des décennies à une dégradation de la notion de collectif et à une promotion non pas de l'individu mais de l'individualisme. Le capitalisme se nourrit de cela. C'est pour cela que nous devons préciser ce que nous entendons par défense du collectif. Ici aux Glières, nous nous retrouvons autour de l'esprit de résistance né avec la création du CNR. Mais le Conseil national de la résistance avait réussi à trouver un message universel dépassant l'analyse des différents partis et opinions de l'époque. Des valeurs d'égalité de liberté...Je ne suis pas encore sûre que ces valeurs collectives soient tout à fait présentes aujourd'hui dans la multitudes des associations, collectifs, et organisations politiques qui se retrouvent ici. L'analyse est commune, mais il faut sortir  de ces mouvements collectifs personnalisés. Seul un message universel commun, affirmé et déclamé pourra permettre cette réunion et l'essor d'un esprit de résistance réelle et efficace. Ce genre de rendez vous peut permettre de créer ce lien. »

    • Isabelle Velarde, 46 ans, membre de l'association Citoyens résistants d'hier et d'aujourd'hui (CRHA), animatrice de la discussion « Droit des femmes, droit des étrangers, urbanisme, droit de la terre et paysans », samedi, dans le cadre du Forum des résistances

    « Cette année, c'est la première fois que le Réseau citoyen résistant (RCR) participe activement à l'organisation des débats du forum des résistances. Et l'idée est vraiment de construire des débats participatifs, car il me semble que c'est le lieu pour que les gens deviennent acteur des échanges d'idées et soient force de proposition. Et ça marche. Le public citoyen apprécient la méthode. Et finalement, les intervenants au débat sont beaucoup plus des personnes ressources qui permettent d'enrichir les échanges. C'est une forme de débat spécifique. Maintenant, sur le fond, il est très important de ne pas laisser toutes les choses qui émergent durant ces échanges, lettre mortes, que ce ne soit pas juste ponctuel. Le but est de faire du réseautage entre associations, de mettre les gens et les structures en relation de sorte qu'ils continuent à construire ensemble, après, une fois les débats clos. C'est tout le principe de la construction d'alternatives. Montrer que ça fonctionne et faire que les initiative s'essaiment. C'est ça, selon moi, être résistant aujourd'hui. D'abord faire le constat de ce qui ne marche pas, de choses face auxquelles il faut résister et montrer par l'action qu'on peut faire autrement, c'est ca, l'acte de résistance. Constat. Opposition. Résistance. Alternatives. C'est faire de la politique... »

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      Published by bruno fornaciari - dans LUTTES
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      19 mai 2013 7 19 /05 /mai /2013 08:22

      Région > Amiens et Métropole

      Cédric Maisse mis « en congé »

      PUBLIÉ LE 18/05/2013

      Par CHRISTOPHE VERKEST


      | POLITIQUE |
      « Puisque Cédric Maisse conçoit la politique locale comme de la télé réalité, on a décidé de le zapper ». C'est ainsi que, parlant au nom du comité de section d'Amiens du parti communiste français (PCF), Laurent Beuvain commente la décision prise jeudi soir par cette instance de « mettre Cédric Maisse en congé du comité de section ». Il s'agit là d'un nouvel épisode des rapports difficiles qu'entretient Cédric Maisse, conseiller municipal, avec unebonne partie des membres de ce comité. « La liste de ses "méfaits" depuis cinq ans est longue, poursuit Laurent Beuvain, il dénature l'action des communistes, il a choqué et fait mal à beaucoup de militants ». Et surtout les comptes rendus des réunions de comité, qu'écrit sur son blog Cédric Maisse, irritent ses responsables qui réclament la confidentialité.

      L'intéressé a évidemment une tout autre lecture. Outre qu'il milite justement pour la transparence des débats, il dénonce « une atmosphère de lynchage et d'inquisition » et estime que c'est surtout la publication de son journal « L'Aube nouvelle », où il ne cesse de critiquer la politique de Gilles Demailly, qui dérange. Il reconnaît qu'en termes de liberté d'expression son parti « a un lourd passif » et s'interroge sur la validité d'une décision qui s'appuie « sur un règlement intérieur qui n'a jamais été écrit, ni voté ».

      Un seul groupe reconnu

      Sur 14 membres présents, d'une section qui en compte 35, huit ont voté pour la « mise en congé de façon temporaire de Cédric Maisse du comité de section ». « Et, note encore Laurent Beauvain, le comité a décidé de ne reconnaître qu'un groupe au sein du conseil municipal, le groupe communiste et citoyen. Cédric Maisse n'est plus habilité à parler au nom du PCF ». Ce qui ne l'empêchera sûrement pas de continuer à s'exprimer.

      CHRISTOPHE VERKEST

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      Published by bruno fornaciari - dans PCF
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      18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 22:01

      Eric Bocquet : "Tant qu'il y aura libre circulation des capitaux, il y aura évasion fiscale"

       

       


      Eric Bocquet est sénateur communiste du Nord, rapporteur d'une commission d’enquête sur l’évasion des capitaux et des actifs hors de France et ses incidences fiscales. Suite aux records d'évasion fiscale des entreprises comme Amazon, Apple ou Google, il explique à l'humanite.fr comment agir pour que ces groupes payent des impôts. Voir la suite de l'entretien.

      Entretien réalisé par Pierric Marissal

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      18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 21:59

       

      POLITIQUE

       

      POLITIQUE -  le 9 Avril 2013

       

      Évasion fiscale : "en quelques années, on pourrait résorber le déficit"

       

       

      Eric Bocquet est sénateur communiste du Nord, rapporteur d'une commission d’enquête sur l’évasion des capitaux et des actifs hors de France et ses incidences fiscales. Commission qui a d'ailleurs rédigé 61 propositions pour lutter contre l'évasion fiscale, jusqu'ici largement ignorées par le gouvernement. Peut-être que l'actualité Cahuzac changera la donne. Entretien vidéo.

      • Première question : quel est l'état de l'évasion fiscale en France ?

      Eric Bocquet : "Dans un monde idéal où on maîtriserait l'évasion fiscale, en quelques années, on aurait résorbé le déficit."

      Ou quel est l'état de l'évasion fiscale en France ?

       

      • Quelles sont les principales propositions de ce rapport pour lutter contre l'évasion fiscale?

      Eric Bocquet détaille trois des 61 propositions du rapport. Toutes ont été votées à l'unanimité par les sénateurs de la commission d'enquête, quelque soit leur bord politique. 

      Ou Quelles sont les principales propositions de ce rapport pour lutter contre l'évasion fiscale?

      • Les projets actuels du gouvernement, de « moralisation » de la vie politique, vous semblent-ils une bonne réponse à l'affaire Cahuzac?

      Eric Bocquet : "La transparence, elle fait partie de nos gênes, de nos pratiques, l'engagement des élus communistes, il est là, aussi. Et puis il ne faut pas se tromper d'adversaire. […] La République Française, c'est plus de 500 000 élus, 90 % d'entre eux sont des bénévoles."

      Ou La « moralisation » de la vie politique : une bonne réponse à l'affaire Cahuzac?

      • Au fond, quelle est la différence entre évasion fiscale et optimisation fiscale?

      Eric Bocquet: "La différence entre optimisation et évasion, elle est dans l'épaisseur du mur d'une prison."

      Ou Au fond, quelle est la différence entre évasion fiscale et optimisation fiscale?

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        Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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        18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 09:02

         

        SOCIAL-ECO -  le 17 Mai 2013

         

        Financement des retraites : la CGT a des propositions

         

         


        La CGT propose une vraie réforme du financement des retraites, une mise à plat les règles du financement de la protection sociale en France. Comme traiter différemment les grands groupes et les petites entreprises.Eric Aubin explique comment aller chercher l’argent et pour quoi faire.


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        Published by bruno fornaciari - dans RETRAITES
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        18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 08:21
        Communiqué de presse sur la suspension de la grève
        18/05/2013
        A LA UNE

        Pendant 4 mois de grève, les salariés ont tenu en échec PSA et ont réussi à ne pas se faire écraser

        Ce vendredi 17 mai, les salariés de PSA Aulnay en grève depuis 4 mois (16 janvier) ont voté en Assemblée Générale la suspension de la grève et ont demandé à la CGT et à la CFDT de signer un protocole de fin de grève.

        Pour l'ensemble des salariés, la fermeture de l'usine reste toujours inacceptable et injustifiée. Cette fermeture est un véritable gâchis social qui aura des conséquences désastreuses au niveau de la région. C'est pourquoi si les salariés ont décidé de suspendre la grève, ils n’ont pas renoncé à défendre leur droit.
         
        Depuis 4 mois, des centaines de salariés ont réussi à tenir en échec la direction de PSA dont le principal actionnaire, la famille Peugeot, est une des familles les plus riches et les puissantes de France. Contre eux, les grévistes ont eu aussi le gouvernement qui a pris fait et cause pour la famille Peugeot et ses actionnaires et a mobilisé les moyens de l’État contre la grève.
         
        Depuis 4 mois, les salariés ont montré qu'il est possible de relever la tête et de se battre collectivement de ne pas se faire écraser, même s'ils n'ont pas réussi à faire reculer PSA sur la fermeture de l'usine ou à obtenir un CDI pour tous et une pré-retraite dès 55 ans. Il aurait fallu pour cela une lutte qui se généralise.
         
        Cette longue grève, est une véritable fierté pour les centaines de salariés qui y ont participé. C'est la fierté d'avoir mené un combat juste et légitime. C'est le combat pour l'emploi et pour protéger les conditions d'existence face à une direction qui licencie dans le seul but d'augmenter les profits.
         
        Le soutien extraordinaire de dizaines de milliers de travailleurs est la preuve la plus éclatante que cette grève était juste et que nombre de militants et de travailleurs s'y reconnaissaient. 
        Tous les grévistes tiennent à remercier tous les travailleurs qui les ont soutenus et leur ont permis de tenir. 
         
        Grâce à la grève, PSA a dû céder un certain nombre mesures.
         
        Concernant l'ensemble des salariés concernés par le PSE :
        - La prime de licenciement supra-légale est passée de 6 mois à 12 mois.
        - Pour les travailleurs âgés, le départ anticipé est passé de 30 à 36 mois.
        - Les critères restrictifs pour toucher les primes de déménagement ont été quasiment annulées.
        - La prime de mutation est passée de 5000 € brut imposable à 5000 € net non imposable
         
        Concernant les grévistes de PSA Aulnay :
        - La réintégration des 4 salariés honteusement licenciés. Ils pourront bénéficier des mesures du PSE ou de la possibilité de reclassement à la RATP, SNCF ou ADP.
        - L'annulation des procédures de licenciements contre les délégués.
        - L'annulation de toutes les poursuites pénales et disciplinaires.
        - Des garanties écrites concernant les mutations.
        - Une indemnité forfaitaire supplémentaire pour ceux qui choisiraient de quitter l'entreprise avant le 31 mai.
        - Les journées de grève sont neutralisées pour le paiement des journées de chômage, du calcul de la prime de 13éme mois, des jours de congés payés, des jours fériés ce qui atténue fortement les pertes financières de la grève.
         
        La grève reste la meilleure arme des travailleurs !
         
        Jean-Pierre MERCIER
        DS CGT PSA Aulnay
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        Published by bruno fornaciari - dans LUTTES ET SOLIDARITÉ
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        17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 17:42

        Hollande : "Aveuglement ou obstination ?" (Pierre Laurent)

         

        Alors que la France est en récession, que le pays traverse une crise toujours plus violente avec des conséquences dramatiques pour les Français, le Président refuse une nouvelle fois de voir la réalité en face. Il n'annonce rien, pire, il persiste et signe.

        Privatisation, partenariat public privé, baisse de la dépense publique, imposition sur la plus-value mobilière, allongement de la durée de cotisation... voici les seuls horizons qu'a tracé François Hollande. Les Français qui connaissent le chômage et qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts peuvent se faire du soucis.

        L'offensive européenne annoncée par le Président reste dans les rails des politiques d'austérité voulues par Angela Merkel et la commission européenne.

        Après plus de deux heures de conférence de presse, il faut se demander si le Président de la République fait preuve d'aveuglement ou d'obstination. Si c'est de l'aveuglement, l'heure est à la prise de conscience et au changement de cap. Si c'est de l'obstination, c'est une erreur politique lourde - car ne permettant pas le redressement du pays.

        Puisque le Président de République s'est dit prêt à examiner les bonnes propositions d'où qu'elles viennent, le Front de gauche tient les siennes à sa disposition. Elles seront présentées lors des assises citoyennes du 16 juin prochain.

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        BRUNO FORNACIARI

        HPIM3303

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