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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 06:16

Social-Eco - le 16 Avril 2013

Petroplus: l'indépendance du tribunal de commerce en question

La décision du tribunal de commerce de Rouen de condamner à la fermeture la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne repose la question de la composition des magistrats de cette juridiction si particulière.


Plusieurs voix se sont fait entendre ce mardi après l'annonce du rejet des deux dernières offres de reprise de la raffinerie Petroplus par le tribunal de commerce de Rouen. Un jugement qui pousse la raffinerie à la cessation d'activité et les 470 salariés du site vers un plan social et le chômage pour la plupart.

 

"Je m’étonne que le tribunal de Rouen ait une nouvelle fois rejeté les offres de reprises. Quel est donc ce tribunal qui préfère le chômage? Quel est donc ce tribunal qui valide la liquidation des positions française de raffinerie?", se demande ainsi Jean-Luc Mélenchon. "Au-delà, le système même des tribunaux de commerce doit être remis en cause. Je m’oppose à cette justice corporative où aucun représentant des salariés ni aucun juge professionnel n’est présent", reprend le co-président du Parti de gauche.

 

Juges élus par leurs pairs


Invité de la semaine dans l'Humanité, Frédéric Cherasco, délégué syndical CGT Shell, pousse le questionnement plus loin: "Le tribunal est le seul décideur quant à la survie de la raffinerie. C’est le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui l’a déclaré en février, à la suite d’un énième rejet par le tribunal de Rouen des offres de reprise du site. Seulement, le tribunal de commerce est composé de juges élus par leurs pairs. Ce sont des dirigeants d’entreprise élus par d’autres dirigeants d’entreprise. La question de l’indépendance de ce tribunal est posée".

Cette question est d'autant plus posée qu'Arnaud Montebourg n'a pas toujours tenu le même discours. Dans un rapport parlementaire, en 1998, l'actuel ministre du redressement productif critiquait ces juges dits consulaires "soupçonnables de partialité, de lenteur, de déni de justice".

 

Sous pression de l'industrie du pétrole


Frédéric Cherasco, délégué syndical CGT Shell, poursuit: "Quand une chambre patronale aussi puissante que celle des pétroliers en France (Union française de l’industrie du pétrole) a pris clairement position depuis plusieurs années pour la fermeture de plusieurs raffineries. Elle l’a annoncé et elle l’a fait. Quatre raffineries ont cessé leur activité au cours des quatre dernières années. Quand cette même chambre 
fait pression en ce sens, communique régulièrement sur le sujet, comment 
la chambre de commerce 
peut-elle prendre une décision de façon indépendante?

 

Depuis octobre, nous sommes passés de déception en déception. Toutes les offres de reprise – même celles préparées durant de nombreux mois et soutenues financièrement – ont été refusées. Le combat mené par les travailleurs de Petit-Couronne s’oppose à ce choix politique qui consiste à importer 
les produits plutôt que de les produire avec les outils existant localement. 
Il nous faut des tribunaux de commerce indépendants de la pression de leurs pairs".

 

 

Social-Eco - le 3 Octobre 2012

Justice

Ces tribunaux au-dessous de tout soupçon

Conflits d’intérêt, décisions destructrices d’emplois, incompétence juridique, les critiques s’accumulent contre les tribunaux de commerce, composés de dirigeants d’entreprise. 

La vie ou la mort. C’est le pouvoir que détiennent les tribunaux de commerce sur les entreprises. Chargés de juger les litiges entre commerçants mais aussi les procédures collectives (sauvegarde, redressement ou liquidation), ces juridictions ont donc régulièrement entre leurs mains le sort de milliers de salariés. Crise économique oblige, à l’instar de Petroplus, Fralib ou de Technicolor, les dossiers emblématiques se succèdent actuellement devant ces tribunaux, dont le fonctionnement est pourtant largement remis en cause.

Le cas de Doux, cet été, a ainsi remis en lumière des critiques portées de longue date à l’encontre de ces juridictions bien particulières car composées de dirigeants d’entreprise élus par leurs pairs. Des juges dits consulaires « soupçonnables de partialité, de lenteur, de déni de justice », écrivait déjà Arnaud Montebourg, dans un rapport parlementaire, en 1998. Depuis, rien n’a changé, ou presque. La réforme engagée par le gouvernement Jospin à la suite de ce rapport n’a duré que quelques semaines face à la fronde des juges consulaires. Excepté une modification de la carte de ces tribunaux, la droite au pouvoir n’a pas non plus souhaité mettre en œuvre les changements jugés nécessaires par de nombreux experts du sujet.

Le cas de Doux est emblématique

Car si les juges sont élus pour leurs connaissances du monde économique, nul doute qu’ils disposent aussi d’interconnaissances dans le domaine. Le cas de Doux est à cet égard emblématique. Le Télégramme révélait ainsi, il y a quelques semaines, les liens qu’entretenaient deux des juges du tribunal de commerce de Quimper avec le groupe volailler. Dans la liste des juges, disponible sur le site du tribunal, figuraient ainsi les noms d’un dirigeant et d’un commissaire aux comptes du groupe. Sur les seize membres du tribunal, cinq autres pouvaient, selon le quotidien breton, être soupçonnés de conflit d’intérêts. Pour Raymond Gouiffès, délégué CGT du groupe, Charles Doux ne courait donc pas grand risque devant « son » tribunal de commerce. « Grâce au redressement judiciaire avec cessation de paiement, Charles Doux a obtenu de mettre à la charge de la collectivité le coût de la restructuration qu’il aurait dû faire depuis longtemps. »

Outre leur impartialité, c’est aussi la compétence des juges consulaires qui est régulièrement mise en cause. S’ils reçoivent une petite formation à l’issue de leur élection, le contexte juridique et économique est devenu complexe à appréhender. « Résultat, le tribunal suit l’avis du procureur de la République, devenu l’homme qui compte, alors même qu’il est partie au litige », estime l’avocat Philippe Brun, qui a pu le constater dans l’affaire Sodimedical. « Le tribunal a été une véritable girouette, changeant d’avis à plusieurs reprises, en même temps que le procureur, alors qu’il se prononçait sur le même dossier. »

Encore faut-il que le procureur, qui est lui un magistrat professionnel, puisse assister aux audiences. « Le parquet a déserté le terrain du droit commercial parce qu’il manque de moyens et que ce n’était pas considéré comme une priorité par le gouvernement de droite », déplore Marie-Blanche Régnier, secrétaire générale du Syndicat de la magistrature.

Enfin, alors que 53 263 procédures collectives se sont ouvertes devant les tribunaux de commerce en 2011 et 34 058 procédures de liquidations directes, beaucoup s’interrogent sur la capacité de ces juridictions à rendre des décisions favorables à l’emploi. « Les juges ont sans doute dans leur approche une vision très économique des choses, mais sont peut-être un peu moins attentifs à la question de l’emploi », souligne Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC. Or, les représentants des salariés ont déjà des droits relativement limités dans le cadre des procédures collectives. « Le comité d’entreprise (CE) ne peut pas faire appel de toutes les décisions. Il ne peut par exemple pas demander l’extension de la procédure de redressement à l’ensemble du groupe », explique maître Ralph Blindauer. Même les droits qui lui sont reconnus ne sont pas toujours respectés par les tribunaux de commerce. « Ils se fichent que le comité d’entreprise n’ait pas été consulté avant le dépôt de bilan ou qu’il n’ait pas reçu les documents avant le procès », témoigne l’avocat. « Les tribunaux se soucient plus de la liquidation des actifs que des solutions de reprises ou de l’avenir des sites », confirme Mohamed Oussédik, secrétaire confédéral de la CGT, en citant l’exemple de l’usine Prevent Glass, à Bayeux. « Il s’agissait pourtant d’un site flambant neuf, avec des salariés hyperqualifiés et des produits pour lesquels il y avait des débouchés. » Nommés par les tribunaux de commerce, les mandataires et liquidateurs judiciaires sont en effet payés sur l’actif dégagé de l’entreprise. « Cela veut dire que la première chose qu’ils vont faire est de se rémunérer sur une société déjà malade », décrypte Thomas Clay, professeur de droit et président d’honneur du Club Droits, Justice et Sécurités, qui, à l’instar de nombreuses organisations syndicales, appelle à une réforme de la justice consulaire. « On pouvait comprendre que ce ne soit pas la priorité de la droite, souligne Mohamed Oussédik. Aujourd’hui on se demande ce qu’attend le 
gouvernement ! »

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 06:13

Monde - le 16 Avril 2013

Venezuela : la droite incite ses partisans à "montrer leur colère"

Des violences lors de manifestations de l'oppostion, qui refuse la victoire de Nicolas Maduro, auraient fait quatre morts selon un dernier bilan. Les opposants poursuivent leurs rassemblements devant les conseils électoraux régionaux alors que la commission électorale excluait le nouveau dépouillement réclamé par Henrique Capriles.


Deux décès ont été signalés dans l'Etat de Miranda, qui englobe une partie de la capitale Caracas, un autre dans l'Etat de Tachira à la frontière avec la Colombie et un quatrième dans l'Etat de Zulia, dans l'ouest du Venezuela.

Le candidat de la droite, soutenu par les États-Unis, Henrique Capriles, qui considère le président élu comme "illégitime", a incité ses sympathisants à "montrer leur colère". Il a appelé à des rassemblements mardi devant tous les centres régionaux du Conseil national électoral (CNE), qui a officialisé la victoire de Nicolas Maduro, obtenue d'une courte tête (50,75% contre 48,97%). En réaction, le nouveau chef d'Etat élu, qui doit être investi vendredi, dénonce une "volonté de coup d'Etat" et a promis "une main de fer" face aux "putschistes". Nicolas Maduro, qui a affirmé être "le fils de Chavez", a qualifié de "caprices de bourgeois" la demande d'un nouveau comptage. Des membres du gouvernement ont accusé d'autres manifestants d'avoir attaqué le domicile de la présidente du CNE, Tibisay Lucena, ainsi que plusieurs bureaux du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV), dont l'un a été incendié.

Lundi soir, des milliers de partisans de l'opposition les rues de la capitale pour protester contre la victoire proclamée de Nicolas Maduro à l'élection présidentielle au Venezuela. Répondant à l'appel du candidat de droite Henrique Capriles, qui réclame un nouveau comptage des bulletins, les manifestants sont sortis en agitant des casseroles, d'autres allumant des feux de poubelles ou de pneus.

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 05:42
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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 05:35

Ce dimanche 14 avril, le candidat bolivarien Nicolas Maduro a remporté les élections présidentielles du Venezuela. Le résultat est serré. Après décompte de 99,12 % des voix, sur la base d’une participation de 78,71 % des électeurs, Maduro a recueilli 7 505 378 voix, soit 50,66 %, contre 7 270 403 voix pour le candidat de l’opposition Capriles, soit 49,07 %. Capriles a déclaré contester le résultat du vote et exige un recomptage intégral des bulletins de vote. Depuis, le décompte de 100 % des votes a légèrement augmenté l’avantage de Maduro.

Le lundi 15 avril, Capriles a fait une déclaration, retransmise en direct par toutes les chaînes de télévision privées vénézuéliennes et par CNN Espagnol, dans laquelle il a appelé à des marches de protestation vers les bureaux régionaux du Conseil National Electoral (CNE) – et à une marche vers le CNE de Caracas le mercredi 17 avril.

Au même moment, le gouvernement des Etats-Unis et le président de l’Organisation des Etats Américains, Monsieur Insulza, ont déclaré être favorables à un recomptage intégral des bulletins. Le gouvernement espagnol a fait de même, ajoutant qu’il ne reconnaissait pas les résultats des élections de dimanche.

Des dirigeants de l’opposition ont fait courir des rumeurs mensongères selon lesquelles les urnes et les bulletins de vote seraient déjà détruits par le feu, dans le but d’empêcher un recomptage des voix. A l’appui de ces mensonges, ils n’ont pas hésité à utiliser de vieilles photos provenant du site web du CNE et relatives à la destruction du matériel d’élections antérieures (voir le site Aporrea). Le journaliste de l’opposition Nelson Bocaranda a par ailleurs affirmé que des médecins cubains participaient à ces « destructions », à la suite de quoi des dizaines de Centres de Diagnostic Intégral ont été saccagés par des partisans de l’opposition.

Deux militants bolivariens ont été tués alors qu’ils tentaient de défendre les Centres de Baruta, à l’est de Caracas. On dénombre actuellement la mort de six militants bolivariens, le saccage de dizaines de dispensaires, de locaux du PSUV, d’écoles maternelles, de marchés populaires et du local du programme de logements sociaux Petrocasa à Carabobo. Certains fonctionnaires de l’Etat ont été victimes d’attaques à leurs domiciles. Télésur, à Caracas, a également fait l’objet d’attaques, tout comme la Radio du Sud et VTV. Des bandes armées de l’opposition erraient dans les rues des principales villes du pays, hier, intimidant la population, bloquant les routes et construisant des barricades avant de les incendier.

Tel est le vrai visage de l’opposition « démocratique » au Venezuela. Elle s’attaque en priorité aux programmes sociaux du gouvernement bolivarien, en faveur des plus défavorisés. Ces actions s’apparentent aux prémisses d’un coup d’Etat, comme l’a affirmé le président élu Maduro.

La présidente du Conseil National Electoral, Lucena Tibisay, condamne ce qu’elle appelle une ingérence impérialiste de l’OEA, des Etats-Unis et de l’Espagne. Elle a également souligné que si l’opposition souhaite contester les résultats du scrutin, il existe des instances légales pour ce faire, plutôt que de recourir à la violence.

Selon des observateurs internationaux qu’on ne peut suspecter de bolivarisme, tels qu’UNASUR et l’OEA, ces élections se sont déroulées en toute transparence. Même des gouvernements de droite comme le Mexique, la Colombie et le Chili, dont on connaît le peu de sympathie envers la révolution bolivarienne, ont reconnu les résultats et félicité le nouveau Président. Il est donc indéniable que l’opposition a perdu les élections.

Nous appelons toutes les forces progressistes et démocratiques du monde entier à ne pas baisser la garde, à exprimer leur solidarité avec la révolution bolivarienne, à dénoncer les manœuvres antidémocratiques de l’opposition et de l’impérialisme, à démasquer les mensonges et les manipulations des médias et à exiger le respect de la volonté démocratique du peuple vénézuélien.

A Paris, l’ambassade du Venezuela appelle à se rassembler à 18 heures, vendredi 19 avril, devant la statue de Simon Bolivar (entre le cours de la Reine et le Pont Alexandre III dans le 8e arrondissement, métro Invalides ou Champs Elysées Clémenceau).

 

 


Pas touche au Venezuela !


Risque de coup d’Etat au Venezuela – Mobilisation !

mardi 16 avril 2013

Risque de coup d’Etat au Venezuela – Mobilisation !

©2002-2010 La Riposte : journal communiste

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 05:30

"Contentieux financier" entre PG et PCF

Le Parti communiste français a déclaré aujourd'hui avoir "un contentieux" avec le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon concernant la prise en compte du dépassement des plafonds financiers de la campagne électorale de la présidentielle.

"Il y a un contentieux avec le Parti de gauche sur la prise en compte du dépassement financier des plafonds des comptes de campagne", a déclaré le Parti communiste, confirmant une information du Canard enchaîné.

Le dépassement, qui s'élève à 527.00 euros, devait être partagé entre le PG et le PCF. A la suite d'un refus du parti de Jean-Luc Mélenchon de payer sa part, le dépassement sera payé uniquement par le PCF, selon le Canard enchaîné.

"Il y avait un protocole d'accords entre le PCF et le PG", a expliqué le Parti de gauche à l'AFP. "Les fédérations départementales du PCF ont dépensé plus que ce qui était acté dans ces accords, d'où le dépassement. Le PG n'est pas responsable de ce dépassement", s'est défendu le parti de Jean-Luc Mélenchon.
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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 11:15

Profits, corruption, paradis fiscaux, stop !

 

LA FINANCE AU COEUR DE LA CRISE 

Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, sénateur - extraits

L'heure est grave pour la France. Les aveux de fraude de Jérome Cahuzac, et les révélations d'énormes évasions fiscales organisées par des banques, des chefs d'entreprises et des personnalités politiques vers les paradis fiscaux, provoquent la colère et l'indignation. Ces scandales jettent le discrédit sur notre pays, son gouvernement. Ils symbolisent – non pas seulement la dérive personnelle hautement condamnable d'un ministre – mais l'emprise toujours plus étouffante des logiques de l'argent, les forces de la finance sur la vie sociale, économique et politique de la France.

Désaveu populaire massif


En mai dernier, c'est pour en finir avec cette domination du fric que les Français ont battu Nicolas Sarkozy et voulu le changement de politique. Le message de la majorité du pays était très clair : combattre le règne de la finance, reconstruire une République sociale, solidaire et éthique.

Aujourd'hui, les Français se sentent trahis. Ils sont de plus en plus nombreux à ne pas reconnaître dans la politique actuelle une politique de gauche. Le scandale Cahuzac sonne comme un coup de massue. Celui qui incarnait la politique d'austérité imposée sans son accord à notre peuple, était un professionnel de l'évasion fiscale !

 

Le désaveu populaire est massif. La politique de François Hollande et du gouvernement Ayrault n'a plus la confiance des Français. Soumission aux politiques d'austérité européennes, explosion du chômage, échec des prévisions économiques du gouvernement, pacte de compétitivité égal à 20 milliards de cadeaux fiscaux supplémentaires pour les entreprises, tentative de transcription de l'accord de l'ANI dans la loi avec le soutien du Medef … la politique du gouvernement amplifie la crise au lieu de la combattre. Le choc Cahuzac révèle cet insupportable fossé : les sacrifices pour les uns, l'évasion fiscale pour les autres! Le pays est atterré. Il faut sauver notre pays du désastre politique qui s'annonce.

 

Changer de cap

Pour cela il y a une urgence : un changement de cap fort, global, concret, rapide de la politique nationale, pour mettre en œuvre une nouvelle politique résolument de gauche. qui s'attaque au pouvoir de la finance et restaure le pouvoir démocratique des citoyens. L'ennemi c'est la finance. La crise ce n'est pas les « élus tous pourris » comme le chante le Front national, lui même éclaboussé dans l'affaire Cahuzac. La solution, ce n'est plus seulement une moralisation de la vie politique réduite au seul contrôle accru – certes nécessaire – du patrimoine des élus et des ministres.

La vérité c'est qu'au cœur de la crise, se trouvent deux grands causes :

1. La domination organisée de la finance, des marchés financiers, de leurs critères d'évaluation et de rentabilité, sur toutes les activités de la société, sur tout notre système économique et institutionnel. Que ces pratiques passent par des voies légales ou frauduleuses.

2. Le dessaisissement organisé, au profit de la finance, des citoyens, des salariés, des institutions élues sur tous les grands choix qui engagent la vie des citoyens et du pays. La souveraineté populaire est minée de toute part.

Le Parti communiste lance un double appel

  • A la mobilisation de toutes les forces, de toutes les citoyennes, tous les citoyens qui ont voulu le changement au printemps dernier. Partout, sous toutes les formes possibles, prenez la parole, reprenez le pouvoir, dites haut et fort : nous voulons la politique de gauche pour laquelle nous avons voté l'an dernier,pas cette politique d'austérité et d'inégalités.

  • A la construction populaire et démocratique d'un nouveau contrat politique pour le pays, autour de deux axes :

  • Un programme de lutte contre la domination de la finance, avec une réforme fiscale d'ampleur ; un contrôle public et démocratique sur les banques, le crédit, la monnaie et la finance ; la priorité donnée aux salaires, à la protection sociale, à la sécurisation de l'emploi, aux services publics, à l'investissement industriel et écologique contre les dividendes et la rentabilité financière. La France doit résister aux injonctions d'austérité de l'Europe.

  • Une refondation démocratique de nos institutions par un processus constituant jusqu'à une 6e république : contre les conflits d'intérêts entre le monde des affaires et les institutions politiques, pour une réelle indépendance de la justice, une démocratisation des élections par la proportionnelle, de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, pour que l'intérêt général guide notre organisation sociale et économique, la remise en chantier de l'acte 3 de la décentralisation aujourd'hui largement rejeté dans le pays

    C'est autour de ces axes que doivent se rassembler les forces de changement, les citoyens qui refusent la dérive actuelle, pour reconstruire un nouveau contrat majoritaire, une nouvelle majorité, un nouveau gouvernement.

    Dans l'immédiat, nous faisons quatre propositions :

    1. Suspendre immédiatement le débat parlementaire sur l'ANI, qui creuserait encore le fossé avec les forces sociales de notre pays. Et mettre à l'ordre du jour un débat immédiat sur la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales.

    2. Engager toutes les forces disponibles pour exiger un changement de cap de la politique dans la préparation de la grande marche citoyenne, décidée pour le 5 mai prochain « contre l'austérité et la finance, marche citoyenne pour la VIe République ».

    3. Lancer dans tout le pays, la réunion d'assemblées citoyennes ouvertes à toutes ces forces pour travailler les bases d'un nouveau contrat politique de changement majoritaire.

    4. Préparer avant l'été une première grande étape de ce travail citoyen et populaire pour la tenue d'assises nationales pour la refondation sociale et démocratique de la République.

    Lheure n'est pas à mes yeux à diviser, à opposer, à écœurer. L'heure est à rassembler, à unir, à construire. La solution réside plus que jamais dans la mobilisation et l'intervention active de notre peuple

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 03:00

 

MÉDIAS

 

MÉDIAS -  le 16 Avril 2013

 

Appel pour une nouvelle souscription populaire

 

 

Par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité. Comme l’ensemble de la presse écrite, notre journal subit depuis plusieurs semaines des effets violents de la crise générale: nouvelle diminution des recettes publicitaires, baisse des recettes de diffusion –comparées à l’an passé, à la même époque–, alors que les coûts de production et de distribution connaissent de nouvelles augmentations. Ces nouvelles pressions s’exercent sur nous alors que nous avons procédé à d’importantes économies ces dernières années.

Dans l’actuel contexte, le risque d’une asphyxie financière de la presse écrite existe bel et bien. Et il n’est pas vrai qu’il existerait un modèle économique alternatif « tout numérique », comme veulent l’imposer les grands groupes, les grands oligopoles comme Google, ou encore certains cercles étatiques. Tout en travaillant au développement d’une plate-forme numérique efficiente, nous allons continuer à moderniser nos journaux, à améliorer leur contenu éditorial et leur diffusion. D’autre part, nous lancerons, dans quelques semaines, la préparation de la Fête de l’Humanité, qui se tiendra les 13, 14 et 15 septembre. Mais nous devons d’ores et déjà faire face à l’urgence. La pression de la crise qui s’exerce sur nous nous oblige à relancer aujourd’hui une nouvelle souscription populaire.

Au moment où un débat public commence à se déployer sur la pertinence de l’austérité, l’existence
 de l’Humanité et de l’Humanité 
Dimanche, et le développement de leur lecture sont plus que jamais indispensables. Au moment où la question d’un changement de cap politique à gauche est en débat parmi toutes celles et tous ceux qui ont voulu le changement, il y a un an, la lecture de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche est un moyen utile pour aider à la mobilisation populaire et unitaire pour faire front contre les puissances d’argent, la droite et l’extrême droite, et pour obtenir un nouveau contrat politique à gauche. Sans l’Humanité et l’Humanité
 Dimanche, il n’y aurait eu aucun décryptage de l’accord sur la flexibilité dans la presse quotidienne. Sans l’Humanité, aucun compte rendu des contenus des congrès du Parti communiste, du Parti de gauche ou de la Gauche unitaire. Il n’y aurait rien sur les initiatives et l’activité militante réelle du Front de gauche. Sans l’Humanité, les débats sérieux et approfondis du congrès de la CGT auraient été enfouis dans les cavernes du silence.

Dans les jours et les semaines à venir, l’Humanité et l’Humanité
 Dimanche vont être les journaux qui vont donner sens et force à la marche citoyenne du 5 mai contre la loi de la finance et pour une nouvelle République sociale et démocratique, dans la lignée de Jean Jaurès. Ils vont accueillir les idées, les contributions de toutes celles et tous ceux qui s’engagent dans ce processus ouvert et unitaire. Puis ils vont aider à faire le lien entre la commémoration des soixante-dix ans de la création du Conseil national de la Résistance et la nécessité de la part de toute la gauche qui s’en réclame d’y être fidèle en actes, avec toutes les conséquences qui en découlent pour l’avenir.

L’Humanité et l’Humanité 
Dimanche vont donc être utiles à qui cherche aujourd’hui les voies d’un changement clair et net de cap à gauche. Mais voilà qu’une nouvelle fois, il faut les protéger d’un accident de trésorerie. C’est la raison de notre nouvel appel pressant à participer à la souscription populaire que nous sommes contraints de relancer aujourd’hui. Cet appel s’adresse à la fois à toutes nos lectrices et tous nos lecteurs, à toutes les organisations progressistes, démocratiques qui tiennent au pluralisme des idées et de la presse, à l’existence de l’Humanité.

En vous remerciant par avance.

  • Cliquez sur le bond de souscription pour l'agrandir et l'imprimer

 

Par Patrick Le Hyaric, directeur de l'Humanité

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 02:43

Lorsque tu fus subitement touchée par la grâce à l'occasion de l'élection de Benoit XVI, je me suis réjoui en bon chrétien de ton retour vers le Christ. Je n'ai jamais douté que tous les chemins menaient à Rome, y compris les concerts des "Dead Pompidou's" et les pignolades au "Banana Café". Autant en tout cas que bien des offices liturgiques désuets pour cheveux bleus aigris. Tu as lancé tes "Benoithon", béatifiant ce Joseph Ratzinger que personnellement je trouvais légèrement rance, c'était curieux mais cocasse. Je me disais que ce combat s'inscrivait, en quelque sorte, dans la continuité logique des "combats" déjantés initiés par Jalons sous la houlette de Basile de Koch, mon frère, et ton mari. Nous avions scandé "Verglas Assassin, Mitterrand Complice !" et pour moi le Benoithon, c'était un peu la même chose : du second degré bon enfant...

Mais faut croire que non, puisqu'après la publication d'un livre consacré à ta conversion - dont tout second degré était cruellement absent - tu es devenue l'égérie de "la Manif pour Tous". Là encore, je me suis rassuré, pensant qu'il s'agissait d'une posture, et que comme tu avais rêvé d'être une artiste, ce mouvement serait pour toi une rampe de lancement. J'ai constaté avec quelle volonté, quel acharnement et quelle abnégation tu t'es hissée au statut de princesse du Breaking News... Tu tombais à point nommé pour être le mégaphone d'une Eglise Catholique aphone depuis belle lurette. Pas certain que tous les curés et que toutes leurs ouailles soient contre ce mariage civil pour tous, mais pour une fois au moins, on les entendait. Tu as donc requinqué des millions de cathos déboussolés qui se sont échappés de "la Vie est un Long Fleuve Tranquille" pour envahir les rues à ton appel, poussettes en tête, le temps d'une première manif. "Jusqu'ici tout va bien", comme disait la baseline de "La Haine". Ton collectif avait pris soin de se démarquer clairement de Civitas et d'éventuelles "racailles" identitaires issues des "cités" de Neuilly

Mais "Il est des croix pour toutes les épaules" disait Marie Antoinette, et tu es devenu la mienne... J'étais en promo pour un livre. L'histoire de Luka Magnotta, le web-killer qui plus que tout voulait être une star... Pas une émission sans que l'on aborde le chapitre familial. Et moi d'expliquer que oui je suis catholique mais que non je ne suis pas contre le mariage pour tous, puisque Jésus a dit qu'il fallait rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, et qu'il me semble que le mariage civil dépend de César et pas de Dieu. Qu'"Aimez vous les uns les autres" dans l'idée de Jésus, ça englobe les homos, et que si ces derniers (qui seront les premiers ?) ont le désir d'avoir des enfants, je ne vois pas en quoi ces gosses seraient moins aimés par leurs parents. En outre, que spécialiste de faits divers j'avais couvert bon nombre d'affaire d'inceste et de pédocriminalité, mais que pas une fois je n'avais été confronté à des faits semblables chez des parents homosexuels...

Enfin, que frère de Basile, j'avais bien ri à son initiative de solidarité consistant à défiler seul avec sa pancarte en faveur du "mariage pour personne".

Lors de ta seconde manif, tiens donc, les pancartes avaient changé. La loi ayant été votée par l'Assemblée, il était maintenant question du chômage, de rassembler au-delà de la question du mariage tous les mécontents d'Hollande, j'en ai déduit que l'UMP avait dû affréter des cars pour voler au secours de la victoire, et se refaire la cerise après le désastre de la désignation comique de son Président. Une politisation de la manif qui a dû te réjouir, toi l'ancienne fan ultime du Jaques Chirac de 95, de voir "du fin fond des départements la France entière se mettre en mouvement" comme dans la rengaine grotesque du RPR... Ça a un peu dégénéré en fin de manif, quelques excités s'étant invités, ravis de pouvoir commencer à se mettre en jambes pour la suite...

Et puis, il y a eu vendredi dernier. Là, tu étais devant le Sénat, Civitas était curieusement dans le coin, et j'ai compris que tu étais en train de riper total. Tu basculais dans une toute autre histoire, que tu ne maîtrises pas... Quand je t'ai entendue, toi Virginie, ma belle sœur - encore catholique j'espère - tempêter : "Hollande veut du sang, il en aura ! Nous vivons dans une dictature !" Je me suis dit, paraphrasant ton mari :
- Ouh la ! "On se calme et on boit frais à Saint Tropez"!

Le Sénat venait de voter la loi à mains levées, vite fait bien fait, et on apprenait que l'Assemblée l'entérinera dès mercredi prochain ce qui est, conviens-en, de bonne guerre, et guère innovant au regard de notre longue vie parlementaire... Que Boutin en retombe par terre, que des politiciens hurlent à la forfaiture, au déni de démocratie, voire à la fin du monde, c'est leur boulot. 
Mais toi ? Serais-tu grisée à ce point par la médiatisation ? Au point de ne plus vouloir redescendre de ton glorieux destrier, telle Jeanne d'Arc pressentant qu'il faut maintenant enfiler la tenue de Sans-Culotte de Charlotte Corday pour rester au top? 

On va faire quoi alors ? On va s'entretuer, parce que ça détend ? Attendre un Malik Oussékine de droite pour faire plier Hollande ? Puis on fera marcher des ligues de "patriotes" sur l'Elysée et l'Assemblée, comme en février 34? Non mais : allô, quoi !?

Stop, Frigide ! Fais Rewind d'urgence. Hollande ne veut pas de sang. Je pressens même qu'il l'a en horreur. Et on n'est pas en dictature, mais si tu continues sur ce registre, là, on y va tout droit... Arrête ce jeu, sinon tu sais qui on aura comme Présidente en 2017 ? Je ne peux pas croire que c'est ça que tu veux ? Ok, les Français sont à cran, Cahuzac est un menteur, les socialos patinent dans la semoule, et la crise on va encore en bouffer un moment mais j'ai le sentiment que tu surfes là-dessus, sans réfléchir, que tu t'es prise au jeu sans te rendre compte de où ça risque de nous mener, et - pire - de où ça te mène...

Ton beauf qui te pardonnera si t'arrêtes les frais.

 


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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 02:41
Karl Zéro

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Lettre à ma belle-soeur Frigide Barjot

Publication: 15/04/2013 06:00
 
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Lorsque tu fus subitement touchée par la grâce à l'occasion de l'élection de Benoit XVI, je me suis réjoui en bon chrétien de ton retour vers le Christ. Je n'ai jamais douté que tous les chemins menaient à Rome, y compris les concerts des "Dead Pompidou's" et les pignolades au "Banana Café". Autant en tout cas que bien des offices liturgiques désuets pour cheveux bleus aigris. Tu as lancé tes "Benoithon", béatifiant ce Joseph Ratzinger que personnellement je trouvais légèrement rance, c'était curieux mais cocasse. Je me disais que ce combat s'inscrivait, en quelque sorte, dans la continuité logique des "combats" déjantés initiés par Jalons sous la houlette de Basile de Koch, mon frère, et ton mari. Nous avions scandé "Verglas Assassin, Mitterrand Complice !" et pour moi le Benoithon, c'était un peu la même chose : du second degré bon enfant...

Mais faut croire que non, puisqu'après la publication d'un livre consacré à ta conversion - dont tout second degré était cruellement absent - tu es devenue l'égérie de "la Manif pour Tous". Là encore, je me suis rassuré, pensant qu'il s'agissait d'une posture, et que comme tu avais rêvé d'être une artiste, ce mouvement serait pour toi une rampe de lancement. J'ai constaté avec quelle volonté, quel acharnement et quelle abnégation tu t'es hissée au statut de princesse du Breaking News... Tu tombais à point nommé pour être le mégaphone d'une Eglise Catholique aphone depuis belle lurette. Pas certain que tous les curés et que toutes leurs ouailles soient contre ce mariage civil pour tous, mais pour une fois au moins, on les entendait. Tu as donc requinqué des millions de cathos déboussolés qui se sont échappés de "la Vie est un Long Fleuve Tranquille" pour envahir les rues à ton appel, poussettes en tête, le temps d'une première manif. "Jusqu'ici tout va bien", comme disait la baseline de "La Haine". Ton collectif avait pris soin de se démarquer clairement de Civitas et d'éventuelles "racailles" identitaires issues des "cités" de Neuilly.

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Mais "Il est des croix pour toutes les épaules" disait Marie Antoinette, et tu es devenu la mienne... J'étais en promo pour un livre. L'histoire de Luka Magnotta, le web-killer qui plus que tout voulait être une star... Pas une émission sans que l'on aborde le chapitre familial. Et moi d'expliquer que oui je suis catholique mais que non je ne suis pas contre le mariage pour tous, puisque Jésus a dit qu'il fallait rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu, et qu'il me semble que le mariage civil dépend de César et pas de Dieu. Qu'"Aimez vous les uns les autres" dans l'idée de Jésus, ça englobe les homos, et que si ces derniers (qui seront les premiers ?) ont le désir d'avoir des enfants, je ne vois pas en quoi ces gosses seraient moins aimés par leurs parents. En outre, que spécialiste de faits divers j'avais couvert bon nombre d'affaire d'inceste et de pédocriminalité, mais que pas une fois je n'avais été confronté à des faits semblables chez des parents homosexuels...

Enfin, que frère de Basile, j'avais bien ri à son initiative de solidarité consistant à défiler seul avec sa pancarte en faveur du "mariage pour personne".

Lors de ta seconde manif, tiens donc, les pancartes avaient changé. La loi ayant été votée par l'Assemblée, il était maintenant question du chômage, de rassembler au-delà de la question du mariage tous les mécontents d'Hollande, j'en ai déduit que l'UMP avait dû affréter des cars pour voler au secours de la victoire, et se refaire la cerise après le désastre de la désignation comique de son Président. Une politisation de la manif qui a dû te réjouir, toi l'ancienne fan ultime du Jaques Chirac de 95, de voir "du fin fond des départements la France entière se mettre en mouvement" comme dans la rengaine grotesque du RPR... Ça a un peu dégénéré en fin de manif, quelques excités s'étant invités, ravis de pouvoir commencer à se mettre en jambes pour la suite...

Et puis, il y a eu vendredi dernier. Là, tu étais devant le Sénat, Civitas était curieusement dans le coin, et j'ai compris que tu étais en train de riper total. Tu basculais dans une toute autre histoire, que tu ne maîtrises pas... Quand je t'ai entendue, toi Virginie, ma belle sœur - encore catholique j'espère - tempêter : "Hollande veut du sang, il en aura ! Nous vivons dans une dictature !" Je me suis dit, paraphrasant ton mari :
- Ouh la ! "On se calme et on boit frais à Saint Tropez"!

Le Sénat venait de voter la loi à mains levées, vite fait bien fait, et on apprenait que l'Assemblée l'entérinera dès mercredi prochain ce qui est, conviens-en, de bonne guerre, et guère innovant au regard de notre longue vie parlementaire... Que Boutin en retombe par terre, que des politiciens hurlent à la forfaiture, au déni de démocratie, voire à la fin du monde, c'est leur boulot. 
Mais toi ? Serais-tu grisée à ce point par la médiatisation ? Au point de ne plus vouloir redescendre de ton glorieux destrier, telle Jeanne d'Arc pressentant qu'il faut maintenant enfiler la tenue de Sans-Culotte de Charlotte Corday pour rester au top? 

On va faire quoi alors ? On va s'entretuer, parce que ça détend ? Attendre un Malik Oussékine de droite pour faire plier Hollande ? Puis on fera marcher des ligues de "patriotes" sur l'Elysée et l'Assemblée, comme en février 34? Non mais : allô, quoi !?

Stop, Frigide ! Fais Rewind d'urgence. Hollande ne veut pas de sang. Je pressens même qu'il l'a en horreur. Et on n'est pas en dictature, mais si tu continues sur ce registre, là, on y va tout droit... Arrête ce jeu, sinon tu sais qui on aura comme Présidente en 2017 ? Je ne peux pas croire que c'est ça que tu veux ? Ok, les Français sont à cran, Cahuzac est un menteur, les socialos patinent dans la semoule, et la crise on va encore en bouffer un moment mais j'ai le sentiment que tu surfes là-dessus, sans réfléchir, que tu t'es prise au jeu sans te rendre compte de où ça risque de nous mener, et - pire - de où ça te mène...

Ton beauf qui te pardonnera si t'arrêtes les frais.

 

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 19:50

 

 

MONDE -  le 15 Avril 2013

 

Cuba: le voyage de Beyoncé et Jay-Z met à mal le blocus américain

Les républicains et des représentants de la communauté cubaine de Floride ne cessent de fulminer à l'encontre du couple de vedettes rap et r and b, coupables à leurs yeux d'avoir brisé le blocus sur Cuba imposé par les Etats-Unis depuis cinquante ans. Barack Obama est aussi visé.

Ils tapent d'autant plus à bras racourcis sur ces deux stars de la musique américaine que leur voyage d'anniversaire de mariage souligne l'inanité d'un tel blocus de Cubacondamné depuis cinquante ans par l'ONU, et donne un coup de vieux aux défenseurs de cet état de fait. Dernier à être monté au créneau dimanche, le sénateur de Floride, Marco Rubio. Cette étoile montante du parti républicain, potentiel candidat à la prochaine présidentielle, ne s'est pas privé de critiquer Beyoncé et Jay-Z, deux soutiens publics du président démocrate Barack Obama. Il a ainsi déploré que Jay-Z ne se soit pas "mieux informé sur le passé de Cuba" et n'ait "pas essayé de rencontrer des personnalités culturelles opprimées par le gouvernement de la Havane".

"C'est mal"

Marco Rubio a regretté que ce voyage d'une semaine n'ait brisé aucune règle de l'embargo. "Ca montre le côté ridicule des lois. Les règles de voyage doivent être durcies parce qu'elles sont contournées. Ce qu'ils sont en train de faire, c'est de procurer des devises à un régime tyranique qui peut ainsi maintenir sa main de fer sur l'île, ce qui, je pense, est mal", a affirmé le sénateur Marco Rubio.

Les républicains sont d'autant plus vite montés au créneau que cette affaire met en difficulté Barack Obama. Le président américain et son administration sont coupables, à leurs yeux, d'avoir non seulement donné l'autorisation au couple de se rendre à Cuba, mais aussi d'avoir affaibli le blocus via des autorisations délivrées pour les familles de Cubains, les journalistes, les chercheurs ou pour des raisons d'échanges culturelles. Les deux vedettes ont profité de cette dernière dérogation.

Pris à leur propre piège

Mais cette histoire est finalement en train de se retourner contre les virulents défenseurs de cet embargo d'un autre âge. Comme le relève le correspondant du Guardian à Washington, "il s'agit d'un débat interne aux Etats-Unis entre ceux -notamment l'ancienne génération des immigrés cubains- qui estiment l'embargo essentiel pour briser le gouvernement communiste, et les jeunes générations qui n'en ont rien à faire ou même aimeraient bien rendre visite à leurs familles à Cuba."

Les pro-blocus sont ainsi ringardisé, notamment après le clip posté par Jay-Z mercredi dernier, vu plus d'un million de fois sur Youtube (à écouter ci-desous), en réponse à toutes les attaques venues de Floride ou de Washington.Dans Open letter (lettre ouverte), le mari de Beyoncé balance notamment: "J'ai transformé la Havane en Atlanta. Mec venu des quartiers, j'ai eu le feu vert de la Maison-Blanche. Obama m'a dit "calme toi, tu vas me faire destituer". Pas besoin de ses fadaises, viens avec moi à la plage. Laisse moi commettre un vrai crime!"

  • A lire aussi:

Il y a cinquante ans, les Etats-Unis décrétaient le blocus de Cuba

S.G.

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