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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 06:23

POLITIQUE -  le 20 Avril 2013

 

ANI: le gouvernement passe en force au Sénat

 

 

Ecourter les débats à tout prix. Telle est la volonté du gouvernement qui a demandé ce samedi un vote bloqué au Sénat sur le projet de loi sur l'emploi, c'est-à-dire un vote unique sur l'ensemble, pour tenter d'accélérer le débat ralenti par les amendements et les demandes de scrutin public des sénateurs communistes hostiles au texte.

"Il s'agit d'un coup de force pas seulement contre la démocratie parlementaire,mais aussi contre le monde du travail", s'est indignée la présidente du groupe Communiste, républicain et citoyen (CRC), Eliane Assassi. "Nous en reparlerons", a-t-elle prévenu. "Le débat a commencé seulement jeudi après-midi, nous sommes samedi matin, pour un texte de cette importance, ça me paraît peu", a-t-elle poursuivi.

"Manoeuvres de retardement"

Le président du groupe PS François Rebsamen ne partage bien sûr pas la même appréciation et renvoie la faute vers le groupe CRC Front de gauche. "Je ferai observer à ma collègue CRC que son groupe a multiplié les demandes de scrutin public" qui nécessitent une interruption de séance de dix minutes à chaque fois, lui a-t-il répondu. "Nous avons battu le record de ces demandes de scrutin public", a-t-il ajouté, les qualifiant de "manoeuvres de retardement".

"Les sénateurs vont continuer à débattre les amendements qui sont présentés", a assuré le président de séance Didier Guillaume (PS). "Le gouvernement et la commission des Affaires sociales vont continuer à donner leur avis. Simplement le vote est réservé et l'ensemble sera voté en bloc dimanche", a-t-il expliqué.

677 amendements

L'examen du texte a commencé mercredi après-midi par la discussion générale, alors que la CGT, FO, Solidaires et la FSU mobilisaient à l'extérieur du Palais du Luxembourg. Celui des articles a débuté jeudi après-midi. Samedi à midi, le Sénat avait adopté les trois premiers articles, sur 20, et rejeté le quatrième, qui concerne l'information des institutions représentatives du personnel. Sur 677 amendements, en majorité déposés par les communistes, 377 restaient à examiner.

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21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 06:21

Austérité

Jean-Paul Fitoussi: «Sans remise en cause de la politique d’austérité, le malade mourra guéri»

 

 

Jean-Paul Fitoussi, économiste à l’OFCE, fustige le pacte européen de stabilité budgétaire, qui n’a aucune logique économique. 

Pourquoi estimez-vous 
que le pacte budgétaire 
est dangereux ?

Jean-Paul Fitoussi. Si le gouvernement augmente les impôts et baisse la dépense, c’est bien parce que François Hollande a signé ce pacte budgétaire. C’est bien pour cette raison que notre gouvernement conduit ces politiques, alors qu’elles ne permettent pas de réduire la dette et les déficits. Elles ne font qu’appauvrir les pays européens. Aujourd’hui, si aucun pays n’atteint son objectif, c’est bien parce que la croissance n’est pas au rendez-vous. De plus, la politique menée conduit aux faillites d’entreprises, à des taux de chômage considérables, surtout chez les jeunes. Comment peut-on faire croire au peuple que cette politique est faite pour préserver les générations futures quand, en Espagne ou en Grèce, il y a 27 % de chômeurs et 60 % de chômage chez les jeunes ? Quand il y a récession ou quasi-récession, il est contre-productif de conduire une politique d’austérité. La priorité doit être le plein-emploi, la croissance des revenus et la fin de la précarité. La réalité a fait la preuve que la théorie dite des nouveaux classiques, qui consiste à déréguler et à libéraliser les marchés financiers sous prétexte qu’une telle politique nous conduirait à un optimum économique et social, à la plus grande productivité possible et à la plus grande croissance, est fausse.

 

Quels sont les risques d’une telle inflexion politique ?

Jean-Paul Fitoussi. Si les gouvernements ne s’occupent pas des problèmes des gens dans un régime démocratique censé gouverner pour l’ensemble des populations, en tout cas pour le plus grand nombre, cela devient un véritable danger. Les partis de gouvernement conduisent peu ou prou la même politique puisqu’ils appliquent la feuille de route européenne qu’ils ont eux-mêmes dessinée. Du coup, les électeurs vont voter pour des partis plus ou moins fantaisistes, plus ou moins dangereux. C’est la leçon du vote italien mais aussi français, avec 
le score important de madame 
Le Pen et l’arrivée du parti fasciste au Parlement.

 

Est-il possible d’inverser le cap ?

Jean-Paul Fitoussi. C’est très compliqué, les décisions sont prises à l’unanimité en Europe. Mais si la France remet en cause le pacte, beaucoup de pays souffrant de ses politiques pourraient s’associer et taper sur la table. Il n’empêche qu’il manque un gouvernement à l’Europe. Pour l’instant, nous sommes des demi-citoyens, des citoyens qui ont le droit de voter au niveau régional mais ne l’ont pas au niveau fédéral. Au Japon ou aux États-Unis, la dette souveraine est très élevée, or il n’y a pas de crise. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’en Europe, l’endettement se réalise sur une monnaie contrôlée par les marchés, sans contrôle politique. Il suffirait de créer un titre unique de la dette en Europe pour vider cette spéculation de tous ses moyens, puisque cela reviendrait à fermer les marchés intra-européens de la dette. Et dans ce cas, il n’y aurait plus la course à la rigueur comme aujourd’hui. Ce que je propose, ce sont de petits pas. Faire de la BCE un prêteur en dernier ressort, créer un titre unique de la dette et ralentir les exigences de réduction de déficit budgétaire. Contourner un peu le pacte en disant qu’il est déraisonnable, sinon le malade mourra guéri.

 

Est-ce suffisant ?

Jean-Paul Fitoussi. Non, il faudrait de toute urgence faire un véritable pacte de croissance. Par exemple, en créant une communauté européenne de l’énergie, de l’environnement et de la recherche, qui investirait dans toutes les sources d’énergie et dans la rénovation urbaine. Nous pouvons créer des infrastructures qui, aujourd’hui, manquent en Europe. Il faut changer radicalement de politique et créer un pacte de croissance. Ne gouvernons pas contre les choix politiques des peuples ! L’Europe est très libérale, c’est la raison pour laquelle 
mon livre est un cri d’alarme (1). 
Parce que ce libéralisme-là 
nous conduit dans le mur. 
Nous savons que nous pouvons faire autrement. Sans volonté politique, nous ne ferons rien, 
c’est pour cela que je dis que 
ce n’est pas un problème économique mais un problème politique.

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    Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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    21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 06:09

     

    Les nano-éponges pourraient absorber et neutraliser des bactéries mortelles

    source THE VERGE

    21 avril 2013 - Par Corentin Vilsalmon
    Des chercheurs auraient trouvé le moyen de neutraliser une bonne fois pour toutes tous ces virus et bactéries qui résistent aux antibiotiques ! Et pas n'importe comment : en utilisant des éponges nanoscopiques qui absorberaient et tueraient les bactéries dans notre sang. On vous dit tout. C'est peut-être la fin des super bactéries mutantes et résistantes aux antibiotiques ! Des chercheurs de l'université de Californie à San Diego ont mis au point des nano-éponges qui pourraient justement être très efficaces pour lutter contre de telles bactéries. Chacune de ces particules mesure environ 85 nanomètres. Elles seront enveloppées, camouflées dans une membrane de globule rouge et circuleront dans les vaisseaux comme si de rien n'était.C'est là que le piège se refermerait sur ces bactéries très résistantes (parmi lesquelles figure notamment le fameux staphylocoque doré). Les bactéries en question, pensant que les nano-éponges ne sont que des globules rouges standards, s'y attachent pour finalement être transportées jusqu'au foie sans danger pour y être éliminées.L'équipe du professeur Liangfang Zhang ont réalisé des essais sur des rats et des souris avec des résultats très concluants. Ils ont introduit des doses mortelles de MRSA (Staphylococcus aureus résistant à la méticilline) que les nano-éponges ont finalement absorbé et neutralisé.Les résultats montrent que lorsque les nano-éponges sont injectées avant la toxine, 89% des souris ont survécu. Seul 44% des cobayes ont survécu lorsque le traitement a été injecté après la dose de MRSA. Et lorsque les deux injections ont eu lieu au même moment, les souris n'ont souffert d'aucun effet secondaire. Des tests menés en 2011 ont même montré que ces nano-éponges pouvaient rester dans le corps des souris pendant près de trois jours.Avec une avancée pareille, on va peut-être pouvoir contrer efficacement toutes ces bactéries et virus mutants qui résistent à n'importe quel type d'antibiotiques ! On ne peut s'empêcher de penser que c'est peut-être une solution pour venir à bout du Sida... Qu'est-ce que vous inspirent ces minuscules éponges ?
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    Published by bruno fornaciari - dans LE SAVIEZ-VOUS
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    21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 06:03

    ANI : le gouvernement doit laisser le Parlement légiférer en toute sérénité sans pression ni blocage

     

    Le PCF exige le respect du Parlement et le déverrouillage du débat sur l'ANI au Sénat. Depuis trois jours, alors que le ministre Sapin parle d’un projet de loi historique, il refuse d'accepter le moindre amendement et verrouille le travail parlementaire. Les débats se déroulent devant un hémicycle déserté par l'UMP qui laisse faire et le PS qui joue les muets du sérail. Les protestations conjointes du groupe CRC, des sénateurs écologistes et de la sénatrice socialiste Marie-Noëlle Lienemann sont systématiquement écartées. Cela doit cesser. Il reste de nombreux amendements à examiner. Le débat doit être libéré de cette consigne de fermeture. Le PCF appelle le gouvernement à laisser le Parlement légiférer en toute sérénité sans pression ni blocage

     

     

    Les sénateurs PCF quittent la séance sur l’emploi

    Politiquesamedi 20 avril 2013

    Alors que les sénateurs PCF défendaient leur position hostile au projet de loi sur l’emploi, le gouvernement a décidé de demander un vote bloqué, procédure parlementaire qui empêche le vote sur chaque amendement au profit d’un vote global à la fin de l’examen de tous les amendements.

    Les sénateurs communistes, furieux, ont retiré tous leurs amendements avant de quitter la séance.

    « C’est un acte grave qui ne restera pas sans conséquences et sans lendemains, nous n’acceptons pas cette parodie de débat », a lancé la présidente du groupe CRC (communiste) Eliane Assassi.

     

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    21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 00:09

     

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    En direct des ondes patronales (extraits)

    par Benjamin AccardoBlaise MagninDenis Peraisle 19 avril 2013

    Les « matinales » et les « rendez-vous » politiques des grandes radios, bien qu’ils n’aient pas l’impact des JT en termes d’audience, font référence dans le paysage de l’information. Aussi, la qualité du traitement des grands dossiers socio-économiques y apparaît-elle particulièrement cruciale. La comparaison, au sein de quelques-unes de ces émissions radiophoniques, du nombre d’invitations réservées aux représentants du patronat et des milieux d’affaires d’un côté, et des syndicats de salariés de l’autre, peut constituer un bon indice du pluralisme qui y a cours. Résultat ? Une victoire par KO des représentants du patronat.

    Une présence démesurément patronale

    Le décompte détaillé des invitations (voir ci-dessous) montre que les « grands rendez-vous » de l’information des principales radios ne s’encombrent pas avec la recherche d’un quelconque équilibre : 151 invitations pour les représentants du patronat et des milieux d’affaires (71,9 %), et 59 seulement (28,1 %) pour ceux des syndicats de salariés. La distorsion devient même vertigineuse lorsque l’on sait que la France compte 2,7 millions d’entreprises, et donc autant d’entrepreneurs, pour… dix fois plus d’actifs (28,4 millions) !

    Pis encore : en dehors de Laurence Parisot, ce sont des représentants de la centaine d’entreprises qui dépassent le seuil de 5 000 salariés qui monopolisent la parole, les représentants des petites et moyennes entreprises n’ayant pas droit de cité au micro des « grands intervieweurs ». Ce qui ne veut pas dire que leur situation n’est pas régulièrement convoquée à l’antenne par les éditocrates pour justifier des politiques toujours plus favorables à toutes les entreprises. RMC s’illustrant particulièrement dans cet exercice (voir p. 32-33, « À quoi sert RMC ? »).

    Décompte précis par station

    - Europe 1 : entretiens matinaux de Bruce Toussaint et de Jean-Pierre Elkabbach (18 juin 2012-11 mars 2013) + « Le Grand Rendez-Vous » (2 janv. 2011-10 mars 2013) : 
    - Patronat, milieux d’affaires et de la finance (MAF) : 68, dont Laurence Parisot (8), Jacques Attali (5), Alain Minc (3) 
    - Syndicats : 17. CFDT (6) + CGT (8) + FO (2) + Solidaires (1)

    - RTL : entretiens matinaux de Jean-Michel Aphatie (18 juin 2012- 11 mars 2013) + « Le Grand Jury » (3 sept. 2006-10 mars 2013) : 
    - Patronat et MAF : 39. Laurence Parisot : 10 
    - Syndicats : 17. CFDT (6) + CGT (10) + FO (1)

    - RMC : entretiens matinaux de Jean-Jacques Bourdin (18 juin 2012-11 mars 2013) : 
    - Patronat et MAF : 13. Laurence Parisot : 4 
    - Syndicats : 5. CFDT (2) + FO (2) + CGT (1)

    - France Inter : entretiens matinaux de Patrick Cohen (18 juin 2012-11 mars 2013) + « Radio France Politique » devenu « Tous politiques » (4 sept. 2011-10 mars 2013) : 
    - Patronat et MAF : 18. Laurence Parisot : 1 
    - Syndicats : 11. CFDT (5) + CGT (4) + FO (2)

    - France Info : entretiens matinaux de Raphaëlle Duchemin (18 juin 2012-11 mars 2013) : 
    - Patronat et MAF : 13, dont Laurence Parisot (3), Jacques Attali (1)
    - Syndicats : 9. CFDT (5) + CGT (2) + FO (2)

    - Total  : 
    - Patronat et MAF : 151, dont 26 rien que pour Laurence Parisot, 8 pour Jacques Attali et 5 pour Alain Minc [1
    - Syndicats : 59. CFDT (24) + CGT (25) + FO (9) + Solidaires (1)

    […]

    ***

    Si vous souhaitez en savoir plus sur la domination médiatique des thèses et des représentants patronaux, vous trouverez la suite de cet article et tout un dossier consacré aux « Médias de démobilisation sociale » dans le dernier numéro de notre magazine trimestriel, Médiacritique(s), disponible au numéro, ou sur abonnement.

    Notes

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    Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
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    20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 11:22

    Marcel Trillat: "Tant que l’Huma est là, il y a de l’espoir"

    Urgence pour l'Humanité
    Féru d’histoire, Marcel Trillat, journaliste et documentariste, demeure attaché à l’Humanité pour la parole qu’elle donne à la classe ouvrière et aux intellectuels.

    L'Humanité et l'Humanité Dimanche sont en grand danger. Des difficultés de trésorerie les menacent gravement. Pour faire face à cette situation, l'Humanité et ses équipes font appel à leurs lectrices et lecteurs, aux organisations progressistes et démocratiques, à toutes les personnes attachées au pluralisme des idées et de la presse

    L’Humanité est dans une situation de trésorerie très délicate. Comment réagissez-vous à l’idée qu’elle soit menacée 
de disparaître?

    Marcel Trillat. Mes raisons d’être attaché à l’Huma sont multiples et évidentes. D’abord, c’est le journal fondé par Jaurès, pour qui j’ai toujours eu une grande admiration. Ce titre est né avec l’apport de la classe ouvrière, à laquelle il était d’abord destiné, mais aussi avec celui des grands intellectuels de l’époque. C’était quelque chose, dans le contexte ! Mais je songe également à l’Huma durant la Seconde Guerre mondiale, clandestine, avec ses exemplaires ronéotés avec les moyens du bord, par des gens qui risquaient leur vie. Tout cela a une valeur sentimentale. Et puis, je suis né à la politique pendant la guerre d’Algérie, j’avais quatorze ans en 1954. Avec d’autres jeunes, on se battait comme des chiens contre les horreurs de cette guerre. Et je me souviens de l’Huma paraissant avec des grands espaces blancs sur la première page, à l’emplacement d’articles censurés parce que jugés trop fraternels. Nous avions eu des parents résistants, nous faisions le rapprochement. Cette période d’horreurs, de tortures en Algérie m’a définitivement marquée. Et l’Huma, malgré des moments moins glorieux, dus aux aveuglements du Parti communiste à une époque, participe de cet imaginaire-là.

     

    Pour la réalisation de vos films historiques, il vous a été précieux de consulter ses archives?

    Marcel Trillat. Oui, je m’y suis replongé souvent! Mais mon attachement a aussi des raisons plus actuelles. Je lis tous les journaux. Je cherche mon miel un peu partout, il faut admettre que j’en trouve de moins en moins. Qu’est-ce qui resterait comme journal de gauche s’il n’y avait plus l’Huma?

     

    Justement, que serait, selon vous, le monde médiatique sans l’Humanité?

    Marcel Trillat. Ce serait un véritable désastre. Certes, le manque de moyens se ressent parfois à la lecture. Je me mets parfois à votre place, me disant que ne plus avoir les moyens de multiplier les reportages doit être un crève-cœur. Mais, malgré cela, vous avez réussi à continuer à faire un grand journal. En faisant participer de grands intellectuels, notamment. Cela apporte énormément de choses. Je me jette dessus! Et puis, j’adore le supplément Cactus du jeudi et le suivi des grandes luttes sociales. L’Huma est souvent désespérément seul pour défendre ceux dont la vie est en train d’être bousillée par la finance. L’Huma leur donne la parole et explique pourquoi tout cela est insupportable et comment les choses pourraient se passer autrement. Ça, c’est irremplaçable! Oui, pour tous les gens qui se battent aujourd’hui, l’Huma est irremplaçable. Laisser disparaître ce journal aujourd’hui, ce serait comme leur mettre un bâillon sur la bouche. Tant que l’Huma est là, il y a de l’espoir!

    Faire un don en ligne à l'Humanité

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    Published by bruno fornaciari - dans MEDIAS et PLURALISME
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    20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 07:24

    Programme de stabilité : « des perspectives trompeuses qui visent à rassurer pour ne pas changer de cap »

     

    Le gouvernement est engagé dans une course folle d'annonces d'hypothèses économiques qu'il dit « volontaristes », mais qui se révèlent irréalistes. Ces errements conduisent à des révisions en baisse drastique qui s'accompagnent à chaque fois d'un alourdissement de la facture pour les travailleurs et leurs familles. Le programme de stabilité concocté pour Bruxelles prévoit ainsi un effort budgétaire de 20 milliards d'euros en 2014 après celui de près de 40 milliards d’euros cette année. L’objectif pour Matignon est de limiter la progression des dépenses publiques entre 0,2 et 0,3 % en 2014. Cela correspondrait à un freinage exigeant une recherche d'économies de l'ordre de 15 milliards d'euros par rapport à l'évolution que devrait connaître la dépense publique du seul fait du vieillissement des populations, des progrès de la médecine et des difficultés économiques. Tout cela pour aller vers une dette publique de 94,3 % du PIB en 2014, contre 93 ,6 % en 2013. Voici le résultat de la politique d'austérité, choisie par François Hollande : malgré les sacrifices sociaux exigés, le poids relatif des dettes publiques augmente !

     

    Bien que déjà contraint de rabaisser à 0,1 % son hypothèse initiale de croissance pour 2013, celle-ci, selon le FMI, demeure très surestimée, la France étant, selon lui, en récession. Et pour 2014, le pari du gouvernement (+1,2%) est fortement contesté par le FMI (0,9%), mais aussi par le Haut conseil des finances publiques présidé par le socialiste Migaud.

     

    Malgré cet embellissement systématique des prévisions, le scénario gouvernemental suggère qu'avec un nouveau recul de 0,6 % des effectifs cette année, la promesse de Hollande sur le chômage ne sera pas tenu avec un tel cap. Ces perspectives trompeuses visent à rassurer pour ne pas changer de cap comme le recommandent Mme Merkel et la BCE. Ce n'est pas pour cela que les Français ont élu Hollande en mai dernier. Il faudrait, au contraire, avoir la force de rompre avec cette trajectoire qui va contribuer à maintenir la zone euro en récession. Il faut une relance vigoureuse des services publics, de l'emploi et des salaires en cherchant à construire une solidarité entre pays européens de mise en cause de l'austérité et du refus de la BCE de créer de la monnaie pour répondre aux besoins populaires.

     

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    20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 07:18

    Affaire Sarkozy-Kadhafi: retour sur les épisodes précédents

    Par Amandine Seguin, publié le 19/04/2013 à 17:25, mis à jour à 17:56

    Une information judiciaire a été ouverte ce vendredi pour enquêter sur les accusations de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy par Mouammar Kadhafi. L'Express fait le point sur l'affaire Sarkozy-Kadhafi. 

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    Affaire Sarkozy-Kadhafi: retour sur les épisodes précédents

    POLITIQUE- Les juges vont enquêter sur les accusations de financement, par le colonel Kadhafi, de la campagne de Nicolas Sarkozy, en 2007.

    afp.com/Franck Fife

    Des juges vont enquêter sur les accusations de financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 lancées par l'homme d'affaires Ziad Takieddine. Le parquet de Paris a ouvert ce vendredi une information judiciaire contre X pour "corruption active et passive", "trafic d'influence", "faux et usage de faux", "abus de biens sociaux", "blanchiment, complicité et recel de ces délits".  

    Les juges n'enquêteront pas, en revanche, sur le document publié au printemps 2012 par Mediapart. Ce volet de l'affaire reste en enquête préliminaire, ouverte après la plainte pour "faux et usage de faux et "publication de fausse nouvelles" déposée par Nicolas Sarkozy le 30 avril 2012 contre Mediapart.  

    Retour sur les dates-clés de l'affaire Sarkozy-Kadhafi. 

    16 mars 2011: accusation de Saïf al-Islam Kadhafi

    Le fils de Mouammar KadhafiSaïf al-Islam Kadhafi, accuse le Nicolas Sarkozy, alors président de la République française, d'avoir reçu de l'argent libyen. 

    Dans un entretien accordé à la chaîne Euronews, il déclare: "Tout d'abord, il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C'est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. Nous sommes prêts à tout révéler. La première chose que l'on demande à ce clown, c'est de rendre l'argent au peuple libyen. Nous lui avons accordé une aide afin qu'il oeuvre pour le peuple libyen, mais il nous a déçus. Rendez-nous notre argent. Nous avons tous les détails, les comptes bancaires, les documents, et les opérations de transfert. Nous révélerons tout prochainement."  

    19 mars 2011: début de l'intervention en Libye

    L'intervention militaire en Libye est déclenchée le 19 mars 2011 sans que le fils de Kadhafi n'ait présenté ses preuves. Saïf al-Islam Kadhafi est capturé par les insurgés le 18 novembre 2011 dans le sud de la Libye, à quelques kilomètres de la frontière algérienne. Il sera transféré dans la ville de Zentane pour être détenu dans un lieu secret. 

    25 octobre 2011: déclarations d'un ancien Premier ministre libyen

    L'ex-premier ministre libyen Baghdadi Ali al-Mahmoudi évoque la question du financement par le régime Kadhafi de la campagne de Nicolas Sarkozy, lors d'une audience devant la cour d'appel de Tunis, qui examinait la demande d'extradition déposée par la Libye à son encontre.  

    12 mars 2012: Médiapart publie une note

    Le site d'information indique avoir eu accès à une note datée du 20 décembre 2006.  

    Ce document indique que les modalités de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy auraient été réglées lors de la visite en Libye de Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux le 6 octobre 2005, pour un total de 50 millions d'euros.  

    Une seconde note datée du 22 septembre 2005, évoquerait un tête-à-tête de Nicolas Sarkozy avec le chef libyen. 

    15 mars 2012 : Mediapart présente Jean-Charles Brisard, l'auteur de la note

    Le site d'information présente Jean-Charles Brisard comme un enquêteur privé, proche de l'UMP. Celui-ci confirme la présence de Brice Hortefeux dans le montage financier.  

    16 mars 2012: Jean-Charles Brisard dément les publications de Médiapart

    Le site d'Edwy Plenel explique que Jean-Charles Brisard veut s'écarter de la publication qui désormais le gêne.  

    Jean-Charles Brisard transmet un démenti à Mediapart que le média en ligne transcrit dans son intégralité. Dans celui-ci, il évoque une "manipulation grossière", il condamne l'usage de son nom, et considère l'affaire comme une "affabulation journalistique". 

    19 décembre 2012: déclarations de Ziad Takieddine

    Ziad Takieddine, un homme d'affaire qui a servi d'intermédiaire pour des contrats internationaux, est entendu par le juge Renaud Van Ruymbeke, le 19 décembre. Le juge l'interroge à sa demande sur son éventuelle complicité dans le financement illicite de la campagne Balladur de 1995.  

    Ziad Takieddine déclare que le régime libyen de Mouammar Kadhafi se serait montré particulièrement généreux envers la France. Son aide financière ne s'est pas limitée à la campagne du candidat Sarkozy, assure-t-il. Elle se serait poursuivie après l'accession de ce dernier à l'Elysée. "Je peux vous fournir les éléments existants sur le financement de la campagne de Nicolas Sarkozy", promet Ziad Takieddine.  

    Le montant de cette aide dépasserait les 50 millions d'euros, somme un temps évoquée par l'un des fils du dictateur. Elle aurait été très abondante "en décembre 2006 et janvier 2007", ajoute l'intermédiaire franco-libanais. 

    Devant le juge, Ziad Takieddine avait évoqué plusieurs rencontres, avant l'élection présidentielle de 2007, entre Bachir Saleh, alors secrétaire particulier de Mouammar Kadhafi, et Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. 

    27 février: perquisitions chez Claude Guéant

    Des perquisitions sont menées au domicile et dans les bureaux de Claude Guéant, fin février. 

    11 avril: perquisition au domicile de Ziad Takieddine.

    Une perquisition est menée au domicile de Ziad Takieddine. Dès le lendemain, ce dernier a réaffirmé à la presse que les preuves existent et sont en possession de "quatre personnes, qui ne se trouvent pas en France". 

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    Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS
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    20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 07:13

     

    Visite de Mouamar Kadhafi à Paris en 2010

    POLITIQUE -  le 19 Avril 2013

     

    La justice va enquêter sur les liens financiers entre Sarkozy et la Libye

     

     

    Le parquet de Paris a ouvert ce vendredi une information judiciaire sur les accusations d'un soutien financier de la Libye à la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

    Selon une source judiciaire citée par l'AFP, l'information judiciaire a été ouverte contre X pour "corruption active et passive", "trafic d'influence", faux et usage de faux", "abus de biens sociaux", "blanchiment, complicité et recel de ces délits". L'homme d'affaire franco-libanais Ziad Takieddine avait affirmé le 19 décembre détenir les preuves d'un financement par la Libye de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy.

    Plus de 50 millions

    Ziad Takieddine, plusieurs fois mis en examen dans l’affaire Karachi, a assuré au juge Van Ruymbeke détenir des preuves que Nicolas Sarkozy et Claude Guéant ont touché de fortes sommes de la Lybie pour financer la campagne de 2007 de l’UMP. Et selon le douteux homme d’affaire, les sommes dépasseraient les 50 millions d’euros. C’est le Parisien du jour qui le révèle. Selon ce qu’il a affirmé au quotidien, Ziad Takieddine aurait vu les preuves et sait où elles se trouvent.  Et il l’a dit au juge Van Ruymbeke, se disant près à les mettre à sa disposition si la justice ouvrait une instruction sur le financement de la campagne de Sarkozy de 2007 distincte de l’affaire Karachi. Outre le financement politique par Kadhafi, Takieddine assure que 3 entreprises françaises, dont l’une en partie possédée par le fils de Claude Guéant, auraient bénéficié de contrats fictifs en Libye.

    Deux services sur l'enquête

    Ziad Takieddine a été reçu le 19 décembre dernier à sa demande par le juge d'instruction Renaud Van Ruymbeke. Le procès-verbal de ses déclarations a été transmis au parquet de Paris, déjà saisi d'une plainte pour "faux" de Nicolas Sarkozy contre le site d'informations Mediapart, qui a publié en avril 2012 un document attribué à un ancien dignitaire libyen indiquant que le régime avait accepté de financer la campagne de Nicolas Sarkozy.

    Le parquet a saisi conjointement la Division nationale d'investigations financières et fiscales (DNIFF) et la Brigade de répression de la délinquance sur la personne (BRDP) qui a mené des investigations, a-t-on indiqué de source judiciaire.

    Perquisitions et documents

    Les domiciles de Claude Guéant, directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur à l'époque des faits présumés, et de Ziad Takieddine ont respectivement été perquisitionnés fin février et la semaine dernière. Au lendemain des perquisitions à son domicile, Ziad Takieddine, qui est par ailleurs mis en examen dans le volet financier de l'affaire de Karachi, a demandé des garanties à la justice avant de fournir "des preuves".

    "Les documents existent, j'en ai pris connaissance, ils ne sont pas chez moi mais je peux dire où ils se trouvent à la justice qui viendra me le demander", avait-il déclaré. Ziad Takieddine avait notamment évoqué des rencontres entre Bachir Saleh, secrétaire particulier de l'ex-dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, et Claude Guéant pour discuter des modalités de ce financement présumé, qui porterait sur un montant total supérieur à 50 millions d'euros.

    Même accusations du fils de Kadhafi

    Ces allégations ne sont pas neuves, Saïf al Islam Kadhafi, le fils de l'ancien dirigeant libyen, ayant à plusieurs reprises affirmé que son pays avait financé la campagne de 2007 de l'ancien président. Mais Ziad Takieddine dit avoir vu les preuves, et savoir où elles se trouvent. L'ancien ministre UMP de l'Intérieur, Claude Guéant, a récemment annoncé son intention de porter plainte contre l'homme d'affaires, jugeant ses allégations "sans fondement". L'enquête préliminaire pour "faux" est toujours en cours, a-t-on précisé vendredi de source judiciaire.

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      Published by bruno fornaciari - dans ELECTIONS
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      20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 07:11

       

      Gouvernement

      Sondage: Hollande jugé sévèrement

      Les promesses non tenues alimentent la désespérance sociale et font le jeu de la droite et de l’extrême droite.

      L’autisme du gouvernement face aux attentes des Français fait courir un risque mortifère à la gauche. Un sondage Ifop-Fiducial pour Europe 1, paru le jour même où, en Conseil des ministres, le gouvernement affirmait qu’il maintenait le cap de sa politique, en témoigne. Selon ce sondage, si le premier tour de la présidentielle avait lieu aujourd’hui François 
Hollande, avec 22 % (28,63 % en 2012), serait au coude-à-coude avec Marine Le Pen 22 % (19,5 % en 2012), alors que Nicolas Sarkozy serait largement devant, avec 30 % (27,18 en 2012).

      Pouvoir d'achat, chômage, croissance...

      Bien sûr, un sondage n’est pas une prédiction pour 2017, loin s’en faut. Il traduit cependant du désarroi, du dépit et parfois même de la colère chez des Français ayant voté pour le changement en 2012 et, au-delà, des risques de droitisation d’une partie de l’électorat. D’autant que l’appréciation du bilan des dix premiers mois de François Hollande, dont seulement 21 % des sondés sont 
« satisfaits », est sans appel. 89 % pensent que son action en matière de pouvoir d’achat est négative (87 %), de même pour la « lutte contre le chômage » (84 %), pour « la croissance et l’attractivité de la France » (79 %), pour « la réforme des retraites » (79 %). Aucun secteur n’échappe à ce jugement des Français.

      François Hollande, qui n’arrive qu’en 7e position quant aux personnalités dont les Français souhaitent qu’elles jouent un rôle important dans l’avenir (un comble pour un président de la République en exercice), n’est jugé « capable » de mettre en place des réformes que par 33 % des Français. Contribuant, avec sa politique de suivi des orientations austéritaires de l’Europe, à alimenter l’idée que le gouvernement n’a « pas de marges de manœuvre pour améliorer le pouvoir d’achat », selon 69 % des sondés, ni pour « développer l’emploi » (71 %) ou « relancer la croissance » (71 %). Cette situation ne facilite pas, au contraire, le débat sur les alternatives à gauche même s’il est à remarquer que le candidat du Front de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon, maintient son score de 11 % (11,1 % en 2012).

      Passerelles FN-UMP

      La droite et le FN tentent de surfer sur les conséquences dans l’opinion des renoncements du PS quant aux promesses de son candidat, avec les inquiétudes, parfois le fatalisme, que cela entraîne. Alors, les passerelles déjà construites par Sarkozy entre UMP et FN se concrétisent. Ainsi 53 % (+ 9) des sympathisants UMP et 72 % (– 1) de ceux du FN souhaitent des accords électoraux entre leurs deux partis aux élections locales.

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