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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 13:54

Cahuzac/Hollande : « cette fois ci, les bonnes intentions ne suffiront pas » (Pierre Laurent)

Devant le choc de l'affaire Cahuzac, le Président de la République vient de réagir. Il annonce trois répons

 

Ces mesures sont indispensables mais insuffisantes. Cette fois ci, les bonnes intentions ne suffiront pas. Nous veillerons à ce qu'une fois pour toutes, les lois adoptées aillent au fond des problèmes posés et disposent des moyens de leur application.

 

Tout nouveau manquement à l'engagement pris devant les français sera inacceptable. Il faut aller au bout de l'assainissement de la vie publique. Cela n'a que trop duré. Les moyens de la lutte contre l'évasion fiscale et les fraudes doivent être renforcés. Les conflits d'intérêts entre les puissances de l'argent et les pouvoirs politiques doivent être attaqués à la racine.

 

C'est seulement ainsi que l'on empêchera le « tous pourris » de prospérer et d'empoisonner la vie politique, en salissant l'engagement désintéressé de milliers de militants et d'élus portés par le sens de l'intérêt général.

 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 09:11
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 08:34
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 07:28
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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 06:30

Aveux de Jérôme Cahuzac : « un scandale d'État »

 

Jérôme Cahuzac vient d'avouer avoir posséder un compte secret en suisse puis à Singapour. L'ancien ministre du Budget est mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale. Après des semaines d'un feuilleton où Jérôme Cahuzac a multiplié les mensonges, c'est une véritable bombe politique qui vient d'éclater.

 

Pour avoir fraudé le fisc et, circonstance aggravante, avoir assumé ce mensonge en tant que ministre en charge de la lutte contre cette même fraude fiscale, Jérôme Cahuzac apporte une terrible contribution à la liste des affaires qui salissent et abîment si durement la politique et la République.

 

Il faut saluer le travail de la presse et de la Justice qui ont mis un terme à ce scandale d'État. L'enquête en cours devra permettre de faire toute la vérité sur l'affaire Cahuzac.

 

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 05:54

ZAPPING : LE CLASH MÉLENCHON/COHEN SUR FRANCE INTER CÔTÉ COULISSES

Les caméras de "Dimanche+" ont assisté au clash Jean-Luc Mélenchon/Patrick Cohen mardi matin sur France Inter. Et après coup, le leader du front de gauche avait l'air content de son coup de com'.

Jean-Luc Mélenchon
aime lesinterviews musclées. Il l'aencore prouvé mardi sur France Interdont il était l'invité du "7/9". Le leader du Front de gauche s'en est pris àPatrick Cohen, et aux médias en règle générale. Après avoir qualifiéPierre Moscovicide "salopard qui pense dans la langue de la finance internationale", Mélenchon était interrogé sur son langage parfois violent à l'égard du gouvernement. "A quoi ça sert les invectives en politique ?", lui demande Cohen. "Vous avez quelque chose à me reprocher ? C'est à la Une de Libé. Ah les pauvres petits biquets, Libé qui tous les jours sort des vannes à deux balles sur tous les sujets, qui a fait un titre contre Sarkozy spécialement injurieux, maintenant Libé a le cuir sensible de la société convenue...", a-t-il répondu, visiblement agacé.

Le lendemain, Patrick Cohen a raconté surCanal+lescoulisses de son interview"à la noix". "C'est du cirque, c'est du théâtre. Il faut être un peu imperméable et avancer", a-t-il expliqué. "Même au sein de son propre parti, sa violence verbale et sa rhétorique posent question", s'est-il justifié en reconnaissant la part de jeu dans cet énième clash. "Contrairement à Marine Le Pen, lui, il est content d'être là ! Il est resté 20 minutes, il a parlé avec tout le monde. Il était ravi au final", a raconté l'anchorman de la matinale.

"Que les médias gueulent tous les jours !"

Et effectivement, d'après des images diffusées ce midi dans "Dimanche+", et quepuremedias.comvous propose en avant-première, le leader du Front de gauche était ravi de cet échange musclé. Une équipe du magazine politique de Canal+ était présente dans le studio mardi matin. Elle a pu constater et filmer un Jean-Luc Mélenchon pas très énervé, en train de discuter gentiment avec Patrick Cohen et l'éditorialiste Thomas Legrand.

"Que quatre médias gueulent parce que je parle mal, mais au contraire qu'ils fassent ça tous les jours", a expliqué Mélenchon ! Il a ensuite raconté comprendre que ses alliés communistes soient embarrassés par ses sorties tonitruantes contre les socialistes. "Quand j'étais au PS, c'était Julien Dray qui me faisait cet effet. (...) Il avait le talent de voir où était la faille et bam, d'y aller directement. Après j'ai vu comment il s'y prenait et j'ai su le faire moi aussi", a-t-il reconnu.

 

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A la 39e seconde de cette vidéo, l'on voit une scène où une journaliste pose une question au bar de France Inter :" Et vos alliés communistes, qu'en pensent-ils ?  " Réponse de Mélenchon : "Je m"en fou, je m'en fou"

 

                                                                        ______________________________

Jean-Luc Mélenchon décrypte ses énervements très contrôlés

Par Delphine Legouté

| 26/03/13 - 11:27

Pierre Moscovici digne des "dix-sept salopards" qui "ne pense plus en français" ... Les attaques formulées par Jean-Luc Mélenchon le 23 mars à l'égard du ministre de l'Economie ont été largement évoquées ce mardi sur France Inter.

 

Invité de la matinale, le leader du Front de gauche a réagi en deux temps : 1) l'énervement et 2) l'explication. Car selon qu'il réponde à un journaliste ou à un auditeur, Jean-Luc Mélenchon n'utilise pas la même rhétorique. Du premier, il regrette l'obsession de la petite phrase. Au second, il vante ses attaques très contrôlées.

 

1 - Et le tribun monta sur ses grands chevaux

 

Il est 8h20 à peine passé lorsque Patrick Cohen commence à interviewer Jean-Luc Mélenchon. "A quoi servent les invectives en politiques ?", débute le journaliste en référence à ses mots du week-end.

 

Apparemment contrarié qu'on lui en reparle, l'eurodéputé va passer les minutes suivantes à fustiger le "système médiatique" qui se focalise uniquement sur les dites invectives et pas sur le fond. A commencer par Libération qui écrit ce 26 mars "Toutes les outrances semblent désormais bonnes pour sortir du lot".

 

Jean-Luc fait alors du Mélenchon :

 

Oh pauvres petits biquets ! Libé qui, tous les jours, sort des vannes à deux balles sur tous les sujets, qui a fait un titre contre Sarkozy qui était spécialement injurieux … Alors maintenant, Libé a le cuir sensible de la société convenue !

 

Puis Jean-Luc Mélenchon critique la réaction des médias en général qui ne "parlent pas comme le peuple" :

 

Il y a quinze jours, vous étiez tous rassemblés autour de la momie d’Hessel en train d’agiter vos palmes. Indignez-vous, c’est magnifique ! Mais il faut s’indigner dans le langage de la bonne société, il faut dire "prout prout", il faut parler gentiment. (...)

 

Ce n’est pas comme ça que s’exprime le peuple. Les gens en ont par-dessus la tête, ils ont besoin de dirigeants qui parlent dru et cru, qui disent les choses comme elles sont.

Bref, revenir en permanence sur ses phrases choc est une perte de temps, sermonne Jean-Luc Mélenchon, arguant qu'il aimerait qu'on s'intéresse à ses propositions mais multipliant les saillies qui retiennent l'attention.

 

 

2 - De l'utilité de l'invective

 

Vingt-cinq minutes plus tard, dans la seconde partie de l'émission, le ton a changé. Jean-Luc Mélenchon s'est adouci et répond désormais aux questions des auditeurs par téléphone. L'un deux l'interroge à nouveau sur l'utilité de ses phrases choc voire choquantes. Ne doit-il pas prendre une "stature plus posée" pour faire adhérer plus largement aux idées du Front de gauche ?

 

Nettement moins contrarié, son coprésident va calmement expliquer l'intérêt de lancer, de temps à autres, ce qu'il appelle des "obus". Et comment il les utilise à dessein :

 

J’ai passé des années à dire les mêmes choses qu’aujourd’hui sans qu’elles aient l’écho qu’elles ont aujourd’hui.

 

Le système médiatique va d’abord chercher à normaliser et il prend tout ce qui sort de la norme.

 

Notre tactique consiste à s’appuyer sur ce réflexe du système médiatique par un effet de judo, en tirant de notre côté avec un ou deux mots obus qui permettent de créer de la conscience et du débat. On y arrive parfaitement.

 

Jean-Luc Mélenchon concède que son intervention sur Chypre durant le week-end - celle où le mot "salopard" a été prononcé - n'aurait pas eu le même écho sans ces obus :

 

Si nous avions expliqué pour la énième fois le traité budgétaire européen, le six-pack, le two-pack sur lequel j’ai écrit des centaines de lignes ... ! J'ai parlé de l’économie de la mer je ne sais combien de temps dans mon discours… Il n’en est rien resté.

 

Le système ne s'intéresse qu'à ce qui dysfonctionne, il faut l'utiliser.

Mission presque accomplie. Après, au total, une dizaine de minutes consacrées à ses seules invectives, Jean-Luc Mélenchon a pu parler de Chypre sur France Inter. 

 

S'adressant de nouveau aux journalistes, qu'il nomme les "curés médiatiques", Jean-Mélenchon conclura, très satisfait, la séquence "phrase choc" :

 

Moi ça me fait bien rigoler car, une fois de plus, je vous ai bien roulés dans la farine !

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LANCER LE DIAPORAMA
Patrick Cohen : "Jean-Luc Mélenchon fait du cirque, du théâtre"

Patrick Cohen était ce midi l'invité de Canal+ pour raconter les coulisses de son interview trendue avec...

Jean-Luc Mélenchon à Patrick Cohen sur France Inter : "C'est vous qui faites cette interview à la noix !"

Invité de la matinale de Patrick Cohen, le leader du Front de gauche s'en est pris à tous les médias.

Jean-Luc Mélenchon s'énerve tout seul face à Caroline Roux sur France 5

Zapping. Invité de "C politique" dimanche sur France 5, Jean-Luc Mélenchon n'a pas apprécié le portrait...

Jean-Luc Mélenchon s'indigne contre une émission de France 3 sur Robespierre

Jean-Luc Mélenchon a envoyé mercredi une lettre au président de France Télévisions pour protester...

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Published by bruno fornaciari - dans PCF-FRONT DE GAUCHE
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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 16:48
Instructif de la stratégie média "personnelle de Mélenchon et de l'égard envers "ses" "alliés" communistes
Et vos alliés commuisyes? lui demande une journaliste à Mélenchon "je m'en fou, ça m'est complètemet égal" répond-il
Et la direction du Pati commuiste, Pierre Laurent et consort que disent-ils ? RIEN
Sur les murs apparaissent parfois des afiiche FRONT DE GAUCHE sur lesquelles ne sont plus mentionnés les logos des partis le composant un peu comme si le FRONT DE GAUCHE les avait "assimilé" absorbé.
L'on voit Mélenchon à peu près partout sur les médias. Il est présenté tour à tur et parfois en même temps comme el "leader" du Front de gauche, le Co-Président du parti de gauche, le "Président" du Front de Gauche, bref comme "L'INTERLOCUTEUTR" de la gauche de la gauche. Sans aucne réaction du PCF. "Qui ne dit rien consent"
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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 16:15

Affaire Cahuzac : retour sur quatre mois de mensonges

Mis à jour le 02/04/2013 | 17:47 , publié le 02/04/2013 | 17:28
Jérôme Cahuzac, le 20 mars 2013 à Paris.

Jérôme Cahuzac, le 20 mars 2013 à Paris.

(MIGUEL MEDINA / AFP)
1

Jérôme Cahuzac a avoué. Après des mois de rebondissements, l’ancien ministre du Budget a reconnu sur son blog, mardi 2 avril, avoir détenu un compte bancaire à l’étranger.

Il explique avoir donné l’information aux juges en charge de l’affaire, lors d’un entretien au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris. Il a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale dans la foulée. L’existence de ce compte avait été révélée le 4 décembre par le site d'information Mediapart. Jérôme Cahuzac avait jusque-là formellement démenti.

Francetv info reprend le fil de quatre mois de mensonges.

1Acte 1 : "Je n’ai jamais eu de compte à l’étranger"

Après un premier démenti dès la publication de l’article de Mediapart et l’annonce d’un dépôt de plainte pour diffamation, Jérôme Cahuzac proteste une nouvelle fois de son innocence le 5 décembre, lors d’un entretien avec le président de la République et le Premier ministre.

L’après-midi, c’est devant l’Assemblée nationale qu’il s’exprime. "Je n’ai pas, je n’ai jamais eu de compte à l’étranger, ni maintenant, ni avant", lance le ministre du Budget sous les applaudissements de la majorité.

(Francetv info)

2Acte 2 : la contre-attaque, "preuves" à l’appui

Après le démenti du ministre, Mediapart pousse son avantage en publiant un enregistrement sonore le 5 décembre en fin de journée. On y entend un homme présenté comme le ministre s’inquiéter de l’existence d’un compte en Suisse. Le lendemain, Jérôme Cahuzac contre-attaque sur RTL en mettant en cause les sources éventuelles de Mediapart.

Première cible du courroux ministériel, un agent du fisc du Sud-Ouest, Rémy Garnier. En 2008, ce dernier avait adressé à sa hiérarchie un mémoire dans lequel il évoquait "un compte bancaire à numéro en Suisse" ouvert par Jérôme Cahuzac. Le ministre parle d'"un document insensé" et qualifie de fantaisiste la mention de villas à Marrakech et à La Baule.

(Francetv info)

Le ministre s’acharne ensuite à prouver la légalité du financement de son appartement parisien. Il publie alors son plan de financement sur son blog, où il explique que son apport personnel était financé par un prêt de ses parents, le "remploi de fonds" personnels de sa femme et la revente de son précédent domicile.

Enfin, il dément être l’homme de l’enregistrement. "Je ne vois même pas à quoi cela fait référence (...), ce n’est pas ma façon de parler", assure-t-il.

3Acte 3 : UBS prié de certifier que Cahuzac n’a pas eu de compte en Suisse

Mi-décembre, le ministre poursuit sa contre-offensive en annonçant avoir demandé à la banque suisse UBS, mentionnée dans l’enregistrement, de certifier qu’il n’a pas détenu de compte dans l’établissement.

Sur son blog, Jérôme Cahuzac explique que son avocat a fait une demande anonyme pour s’enquérir de la faisabilité de la démarche. Dans sa réponse, publiée par le ministre, UBS explique qu’elle n’accède pas à ce type de requête, "par principe".

"Je ne souhaite pas en rester là et c’est pourquoi j’ai confié le mandat à mon avocat et à son correspondant au barreau de Genève de bien vouloir poursuivre leurs démarches, assure le ministre. Je ne souhaite rien tant que clouer définitivement le bec des calomniateurs."

4Acte 4 : une démission qui "ne change rien"

Contraint le 19 mars à la démission par l’ouverture d’une information judiciaire contre X pour blanchiment de fraude fiscale, Jérôme Cahuzac continue d’affirmer son innocence. "Cela ne change rien à mon innocence, ni au caractère calomniateur des accusations lancées contre moi", explique-t-il sur son blog. "C’est à la démontrer que je vais désormais consacrer toute mon énergie", prévient-il.

5Acte 5 : "J'ai été pris dans une spirale du mensonge"

Mardi 2 avril, Jérôme Cahuzac avoue. Après s’être rendu au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, l’ancien ministre publie une longue déclaration sur son blog. "J’ai rencontré les deux juges aujourd’hui. Je leur ai confirmé l’existence de ce compte", écrit-il. Il n’indique cependant pas où se trouve ce compte.

"Je les ai informés de ce que j’avais d’ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l’intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n’a pas été abondé depuis une douzaine d’années, soit environ 600 000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris", poursuit-il.

Il présente ensuite ses excuses au président de la République, au Premier ministre, à ses anciens collègues du gouvernement, aux parlementaires, à ses électeurs et à sa famille. "J’ai été pris dans une spirale du mensonge et m’y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords, écrit-il. Penser que je pourrais éviter d’affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J’affronterai désormais cette réalité en toute transparence."

Francetv info

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 15:59

 

 

 

Politique - le 2 Avril 2013

Mélenchon : "Un impôt n'est pas destiné à punir, il est destiné à partager"

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche a estimé mardi que la future taxe à 75% payée par les entreprises sur les très hauts revenus était "absurde". La bonne méthode serait plutôt de créer des tranches supplémentaires d’impôts sur le revenu.

"Elle est absurde. Ce n'est pas ce qu'il faut faire", a déclaré ce mardi Jean-Luc Mélenchon interrogé sur BFMTV. Il avait déjà jugé absurde la première idée du prélèvement à 75%, à l’époque. "J'ai dit que c'était stupide, que jamais de ma vie j'ai vu un système d'impôt où on passait de 45% à 75% mais à l'époque on m'a regardé de haut", a-t-il rappelé. "Un impôt n'est pas destiné à punir, il est destiné à partager. Il ne s'agit pas d'humilier les gens qui ont de l'argent, il s'agit de leur dire +les amis ça va mal, la société toute entière doit participer à l'effort commun+".

Et de reprendre l’argument historique, déjà employé lors de la campagne présidentielle."Sous M. Roosevelt, la dernière tranche des impôts était à 95%, c'est sous M. Reagan seulement qu'on l'a fait descendre en dessous de 70%". Pour Jean-Luc Mélenchon, "cette taxe n'est pas très intelligente - parce que c'est une taxe - cela devrait être un niveau dans l'impôt sur le revenu. Pourquoi les entreprises vont-elles payer cette taxe ? C'est absurde". "Si on veut limiter les salaires, on dit par exemple (...) il ne peut pas y avoir d'écart (de salaire) supérieur de 1 à 20 et chaque fois que celui qui est en haut s'augmente, il est obligé d'augmenter celui qui est en bas", a proposé le coprésident du PG.

Thierry Lepaon a également précisé sur France Inter que « c’est l’impôt qui devrait régler ces questions là. C’est un nouveau tournant dans une logique que je n’apprécie guère ». Et de préciser qu’on aurait du élever les tranches supérieures d’imposition, comme François Hollande s’était engagé à le faire, plutôt que de faire porter ce coût aux entreprises.

14 tranches d’imposition

"Là où le pouvoir en place se contente de surtaxer les revenus d'activité supérieurs à 1 million d'euros à 75% en exonérant les revenus du capital", le Front de gauche propose une réforme complète de l'impôt sur le revenu afin de le rendre plus progressif. L’idée est de passer à 14 tranches d’imposition, dont 9 entre 40 et 100 %, avec un plafond maximum à 360 000 euros de revenu annuel, ce qui toucherait 15 000 ultra-riches.  

L'argumentaire pointe des précédents historiques, les voici précisés :

  • "jusqu'en 1986, le taux supérieur était à 65 % (avec 14 tranches contre 5 aujourd'hui) et il dépassait même les 90 % sous la IIIème République"
  • "aux USA Roosevelt avait porté le taux supérieur à 91 % et il est resté à 70 % jusqu'en 1980"
  • "un revenu maximum a été instauré dés la révolution française dans le décret du 4 août 1789 qui, en abolissant les privilèges, plafonnait à 3 000 livres annuelles les revenus tirés de rentes"

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 15:51

ANI: des socialistes et écologistes contre la destruction du Code du travail (vidéo)

A gauche, outre le Front de gauche qui a déposé 4.500 amendements pour modifier en profondeur le texte, l'ANI (accord national interprofessionnel) sur l'emploi est aussi rejeté par des élus du Parti socialiste et d'Europe écologie les Verts.

Témoignages de ces opposants à l'accord de flexibilisation de l'emploi.

« L’accord est d’une très grande faiblesse ». Jérôme Guedj, député PS de l’Essonne.

Le débat doit permettre de rendre intelligibles des choses qui ne le sont pas. Je fais partie de ceux qui sont terrorisés à l’idée d’avoir seulement quatre jours pour débattre. Au-delà de la lutte contre la précarité, à travers l’article relatif au temps partiel, l’accord est d’une très grande faiblesse. Le projet de loi est présenté comme étant équilibré, comme s’il y avait des éléments donnant-donnant entre patronat et salariés. Mais le législateur n’a pas pour rôle de construire une loi avec des articles qui en « compensent » d’autres. Il doit faire une loi dans l’intérêt général. Pour un texte qui ne devait surtout pas être amendé, on récolte deux cents amendements venant de socialistes parmi lesquels une partie des cent qui avaient appelé à voter le texte en l’état.

 


 

 

 

"Un texte très déséquilibré". Emmanuel Maurel, vice-président (PS) du Conseil régional d'Ile-de-France

 

 « Le débat parlementaire sera offensif ». Jean-Vincent Placé, président du groupe Europe Écologie-les Verts (EELV) au Sénat.

Le débat parlementaire sera offensif. Le volet flexibilité ne nous va pas du tout, aussi bien sur les accords de mobilité que sur le maintien de l’emploi et la notion de licenciement économique. Les amendements d’EELV auront pour objectif de sécuriser les salariés et de rendre moins flexibles les dispositions prévues concernant la précarité des salariés dans cet accord. 
Le blocage du dialogue social est extrêmement pénalisant. Mais on nous dit : « Il y a un accord. Maintenant, c’est à prendre ou à laisser. » Ce n’est pas sérieux. Penser qu’améliorer la compétitivité, alléger 
les charges et permettre les licenciements ce sont 
des solutions, c’est une impasse totale.

 

« La marge de manœuvre pour modifier le texte existe ». Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris.

Nous ne considérons pas que le social est un monde à part. Les choix macroéconomiques sont déterminants. Il ne faudrait pas, qu’au nom du « tout emploi », nous acceptions le démantèlement du contrat de travail et des droits sociaux. Dès 1981, on entendait : « Donnez la liberté de licencier et le problème du chômage sera réglé. » Aujourd’hui, c’est : « Donnez la flexibilité du temps partiel. » Trente ans après, certains disent : « On s’est trompés. » Ne nous trompons pas cette fois-ci encore. Il n’est pas sûr du tout qu’au sein de la gauche, cet accord soit majoritaire. La marge de manœuvre existe pour le modifier.

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BRUNO FORNACIARI

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