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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 16:09
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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 08:16

01/07/2016

La NOUVELLE RÉPUBLIQUE

La gauche se lézarde le PCF tente un reformatage

Alors que le malaise grandit au PS, le Parti communiste appelle à des discussions sans préalable avec ceux qui contestent la ligne gouvernementale.

La semaine dernière, c'est le secrétaire de la section PS de Niort, Hermann Cadiou, qui démissionnait pour cause de désaccord avec la ligne gouvernementale. Et hier celui de la section de Chauray, pour les mêmes raisons : Christian Loustaunau s'en prend sans ménagement (lire ci-contre) à la politique Hollande-Valls. Dans le même temps, la section deux-sévrienne d'Europe Écologie-Les Verts annonçait en début de semaine sa rupture avec l'appareil du PS.

Les fissures apparues en interne ces derniers mois de ce côté-ci de l'échiquier politique, se transforment en lézardes de plus en plus béantes. C'est dans ce contexte qu'hier, la fédération départementale du Parti communiste a appelé à un rassemblement de tous ceux qui, à gauche, condamnent la politique gouvernementale. Le PCF veut reprendre langue avec EELV, toutes les composantes du Front de gauche, Nuit debout mais aussi Nouvelle Donne et ceux que Bruno Bonin, son secrétaire départemental, appelle « les socialistes en colère ». « Il n'y a pas de raison que les gens ne se réunissent pas pour discuter ensemble à partir du moment où ils partagent les mêmes valeurs », déclare-t-il.
Concrètement, le PCF suggère un événement « festif et convivial » à la rentrée pour discuter sans préalable « d'un nouveau Front populaire » à l'échelle des Deux-Sèvres. En ligne de mire, l'élaboration d'un « programme commun départemental ». Parmi les pistes de travail : la santé, la culture, l'éducation populaire, l'agriculture, les services publics.

" Je n'appelle pas ça de l'opportunisme "

Le PCF, en embuscade, ne cherche-t-il pas à récupérer à son profit le chaos ambiant ? Bruno Bonin se défend de tout calcul du genre : « Ne pas vouloir laisser les choses en l'état, alors que tout est en train d'exploser, je n'appelle pas ça de l'opportunisme. Ce n'est pas de l'opportunisme de vouloir éviter que tout cela se termine par la victoire de l'extrême-droite », tandis que Sébastien Coutant renchérit : « On peut plutôt parler d'une clarification ».
Pas question de confondre les calendriers, jure le PCF : il n'est pas demandé à ceux que la démarche intéresse de s'enrôler dans l'écurie Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle. « On est dans le temps de la reconstruction. C'est un temps long qui va au-delà de 2017. » Les militants PS tentés par cette main tendue n'auront pas non plus à déchirer la carte de leur parti comme on va à Canossa. Juste à manifester leur désapprobation de la ligne gouvernementale. En théorie, cela peut faire du monde.

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Si l'on peut se féliciter de "l'ouverture" du PCF 79 sur "tous ceux qui, à gauche" sont en désaccord avec la politique gouvernementale, pour construire un rassemblement populaire, les limites d'une telle réalisation seront vite atteinte, si, dans le même temps la FD du PCF se considère comme une écurie présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. On remarquera au passage que les différentes options qui se succèdent au PCF 79 peuvent donner le tournis à qui n'est pas un observateur attentif. De plus croit-on au 23 rue des Fossés à Niort qu'un cartel d'organisation (encore que cela ne concerne que de personnalités socialistes qui agissent en leur nom propre) que c'est dans la réunionnite que les choses peuvent se résoudre. Le PCF 79 n'a-t'il lui-même pas d'idées propres et de propositions sur la santé et les services publics à mettre en débat ?

Il reste que pour l'heure, la loi El Khomri, le Brexit, le TAFTA, la politique gouvernementale, la Vie ou la 1ere République sont parmi les préoccupations qui s'expriment et qui font débat. Une majorité de français est hostile à la loi travail et dès le 5 juillet prochain, une 12e manifestation est organisée par l'intersyndicale, manifestation à laquelle appelle, depuis le début, reparti communiste français.

L'heure n'est pas à se ranger derrière un sauveur, mais de tout faire pour faire échouer cette loi de régression sociale qui en appelle d'autres.

Le 37e congrès des communistes qui s'est tenu début juin a lancé une grande initiative pour donner la parole au peuple et écrire avec lui un pacte d'engagements communs à 500 000 voix. Avec le questionnaire "QUE DEMANDE LE PEUPLE" mis à la disposition des communistes, combien de rencontres, de discussions avec plusieurs centaines voire de milliers de personnes allons nous être capables d'organiser ? Et la FD 79 est-elle prête à s'engager elle aussi pour sceller un engagement commun qui pourrait être acté par une votation citoyenne à l'automne et construire des candidatures communes aux législatives et à la Présidentielle ?

Et d'ailleurs, quelque soit le candidat et à fortiori le Président élu, nous aurons besoin de députés pour faire valoir ou mettre en oeuvre le cas échéant, les engagements communs.

L'heure n'est pas à se rallier à qui que ce soit, il est à construire, dans les luttes, au parlement comme le font les élus communiste et du front de gauche et dans les têtes les conditions d'une victoire politique et électorale.

Pressés, certains le sont d'enjamber le débat populaire des solutions pour se ranger derrière ou autour d'un candidat qui à lui seul résoudrait les problèmes. Cette conception du pouvoir personnel est à mille lieues des exigences populaires. Les récentes et puissantes manifestations contre la loi travail, les rassemblements de"Nuits debouts" les prises de positions d'intellectuels, d'économistes contre l'austérité, contre l'Europe de la finance etc...dégagent de potentialités que les communistes du 79 peuvent mettre à profit pour relancer leur militantisme et leurs actions auxquelles ils s'emploient à rassembler un maximum de contributeurs.

Notre 37ème congrès a envoyé le signe de communistes unis pour rassembler et construire un projet politique de gauche porté par un front populaire et citoyen. Une unité leur permettant de travailler ensemble sans effacer les opinions différentes, voire divergentes.

D'ailleurs à ce propos, on peut s'étonner que la FD 79 cherche à rassembler la gauche, alors qu'elle refus la diversité en son sein en refusant de remettre la carte 2016 à certains communistes et de les intégrer aux débats et à l'action.

Je termine par une citation de Pierre Laurent dans son discours de clôture du congrès : « J’entends déjà tous les sceptiques me dire, mais c’est trop tard. Cette idée elle est bonne mais on n’y arrivera pas. Je sais tous les obstacles réels qui existent. Jean-Luc Mélenchon va dire qu’il avance, quoi qu’il arrive, qu’il n’a pas de temps à perdre avec toutes ces discussions. Arnaud Montebourg prépare aussi son retour. Les écologistes se demandent comment faire entendre leur voix. Et beaucoup d’autres rêvent de concourir au moins dans une primaire ». « Mais à tous ceux qui sont venus ce week-end en répondant à notre invitation, je dis : Arrêtons ce gâchis. Non il n’est pas trop tard. Soyons conscients de nos responsabilités. La droite et l’extrême droite menacent. L’affaire est grave. La France que nous aimons peut le payer très cher. François Hollande et Manuel Valls emmènent la gauche au suicide. Tout ne peut pas attendre l’après 2017" »

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 06:27

Echéances électorales : “Ne nous laissons pas détourner de l’essentiel” !

ROBERT CLÉMENT·JEUDI 30 JUIN 2016

Je lis, je prends connaissance des différents propos, des commentaires qu’ils suscitent sur ce qui semble être la question des questions : Quel candidat soutenir à la présidentielle ? Qu’elle soit une préoccupation, on peut le comprendre. Mais ne risquons-nous pas de se laisser enfermer dans un piège à notre corps défendant ? L’élection présidentielle est redoutable. Tout se ramène à une formule chère aux partisans de la Vème République : « la rencontre d’un homme avec le peuple ». Le projet politique, sa construction avec les citoyens deviennent l’accessoire. Tout se ramène à une seule question : « le ralliement ». Les communistes, partisans d’une VIème République depuis bien longtemps, ne sauraient en aucun cas participer à ce théâtre d’ombres. Mais, alors que faire ?

D’abord, et je reprends ici le titre de l’Humanité d’hier, « LOI TRAVAIL, PAS DE VACANCES POUR LA CONTESTATION ! » Alors que plus qu’une majorité des français continuent d’être opposés à cette loi scélérate. Qu’ils sont 73% à se dire opposés à un nouveau 49-3, il convient de redoubler d’efforts pour soutenir et participer aux mobilisations sociales et à poser le débat des perspectives pour que le mouvement populaire définisse et garantisse ses propres solutions.

Et puis, c’est un impératif, mettre en œuvre les décisions de notre 37ème congrès avec détermination, imagination et esprit de suite. Sans plus, mais c’est déjà beaucoup ! Donner la parole à notre peuple. Écrire avec lui, avec toutes les forces, les personnalités, un pacte d’engagements communs sur lequel on pourra se construire une candidature à gauche. Contribuer à la réussite de cette écriture c’est atteindre 500.000 mille rencontres avec le questionnaire « QUE DEMANDE LE PEUPLE ». Un pacte d’engagements soumis à une votation citoyenne nationale. C’est cela et seulement cela qui peut changer la donne ! J’ajoute que le processus collectif qu’a retenu notre congrès ne saurait concerner la seule élection présidentielle. Pour changer de politique, pour redonner du pouvoir au peuple, il ne suffit pas de changer de président. Il faut changer de majorité. Notre pays doit donc compter sur un parlement placé sous le contrôle des citoyens.

Je comprends et je partage l’agacement, pour ne pas dire davantage, que déclenchent les récents propos de Jean-Luc Mélenchon, n’hésitant pas à tordre les décisions du 37ème congrès, en écrivant : « Le PCF a choisi à une écrasante majorité de tourner le dos à ma candidature (…). Dont acte (…). Pour moi, la page est donc tournée. C’est clair la « France insoumise » est le cadre dans lequel se situe la campagne que j’anime pour les élections présidentielles et législatives ». Pour rassembler, il y a mieux à faire !

J’ai également pris connaissance de l’opinion de Marie-George Buffet. Personne ne conteste sa liberté d’expression. Pour ma part je ne partage pas son point de vue. Pour une raison extrêmement simple. N’évoquer aujourd’hui que le rassemblement « autour » de Jean-Luc Mélenchon, nous renvoie aux affres du présidentialisme, en expédiant aux oubliettes la construction citoyenne d’un pacte d’engagements communs et la désignation d’une candidature porteuse de cette démarche. Qui peut nier que des approches différentes existent sur certains sujets. Sur l’Europe par exemple pour rester dans l’actualité. Le débat entre les forces que nous voulons rassembler dans un nouveau front populaire et citoyen ne s’impose-t-il pas ? Pour qu’elles disent ce qu’elles souhaitent, jusqu’où elles veulent aller !

Mais c’est précisément là que le piège peut se refermer. Prenons garde. Ne nous engageons dans de vaines polémiques qui au bout du compte feraient le jeu de ceux qui voudraient tenir notre peuple en marge de cette nécessaire construction. C’est le but que poursuivent les chiens de garde des médias, montant en épingle telle ou telle déclaration pour faire échec à toutes les initiatives citoyennes qui constituent la feuille de route des communistes, de tous les communistes dans leur diversité. Ne leur faisons pas ce cadeau. Notre 37ème congrès a envoyé le signe de communistes unis pour rassembler et construire un projet politique de gauche porté par un front populaire et citoyen. Une unité leur permettant de travailler ensemble sans effacer les opinions différentes, voire divergentes.

Je fais mien ce que disait Pierre Laurent dans son discours de clôture du congrès : « J’entends déjà tous les sceptiques me dire, mais c’est trop tard. Cette idée elle est bonne mais on n’y arrivera pas. Je sais tous les obstacles réels qui existent. Jean-Luc Mélenchon va dire qu’il avance, quoi qu’il arrive, qu’il n’a pas de temps à perdre avec toutes ces discussions. Arnaud Montebourg prépare aussi son retour. Les écologistes se demandent comment faire entendre leur voix. Et beaucoup d’autres rêvent de concourir au moins dans une primaire ». « Mais à tous ceux qui sont venus ce week-end en répondant à notre invitation, je dis : Arrêtons ce gâchis. Non il n’est pas trop tard. Soyons conscients de nos responsabilités. La droite et l’extrême droite menacent. L’affaire est grave. La France que nous aimons peut le payer très cher. François Hollande et Manuel Valls emmènent la gauche au suicide. Tout ne peut pas attendre l’après 2017 »

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 17:19

Unidos-podemos et 2017 : la mauvaise lecture de Jean-Luc Mélenchon.

  • Après le vote majoritaire de la semaine dernière en faveur du Brexit, les élections législatives espagnoles de dimanche soir étaient particulièrement scrutées par toute l’Europe. Notamment par toutes les forces progressistes et anti-austérité.

Passée l’euphorie des premiers sondages sortis des urnes, qui plaçaient (à tort) Unidos-Podemos en deuxième position, est venu le temps de l’analyse.

Présent dimanche soir en Espagne au coté du leader de Podemos Pablo Eglesias, Jean-Luc Mélenchon a dès mardi livré la sienne. Sur son blog, le député européen parle de « l’alliance avec le Parti communiste (qui) semble avoir coûté si cher à Podemos ». Donc, selon Jean-Luc Mélenchon, la seule responsabilité de l’échec électoral de la coalition de gauche serait à mettre sur le dos des communistes. Un peu simpliste.

Plutôt que d’accuser le PC d’être responsable de cet échec, il convient de regarder ailleurs. Non les causes de la stagnation, voire de la baisse de la coalition de gauche (qui a perdu près d’un million de voix) ne sont pas à mettre sur le dos de telles ou telles composantes. Les causes sont beaucoup plus anciennes, beaucoup plus profondes que de simples questions d’alliances. Mais en faisant se parallèle, peut être Jean Luc Mélenchon cherche-t-il à légitimer sa candidature en solo pour la présidentielle de 2017. « Hors cadre de tout parti » comme il a maintenant coutume de le dire. J’y reviendrai un peu plus loin.

Concernant les élections espagnoles, il convient de regarder au cœur même de la législation. En effet, les règles électorales qui structurent la vie politique

Mais de ce résultat peut se tirer un autre enseignement. Les nouvelles formes de parti politique, issues de grandes mobilisations populaires, comme c’est le cas avec Podemos (héritier du mouvement des Indignés) ne sont pas pour le moment la réponse tant attendue par le peuple. Pourquoi ? Plusieurs raisons semblent expliquer cette difficulté à capitaliser sur le plan politique les succès obtenus lors des mobilisations sociales. Podemos, en est l’exemple criant. Lors de cette campagne, le leader Pablo Iglesias a continué d’entretenir le mythe d’un parti hybride, ne se revendiquant ni de gauche, ni de droite. Ce discours, qui vise à séduire le plus grand nombre, ne fonctionne pas. Les électeurs, les citoyens en général ont besoin de repères clairs ! Etre de gauche signifie quelque chose de fort. Et encore plus dans un pays qui a vécu sous un régime dictatorial jusqu’en 1977 !

Favoriser l’émergence des citoyens dans la vie politique est une nécessité. Pour autant, il ne faut pas jeter le discrédit sur toutes les formations politiques sous peine de tomber dans le populisme. Oui, il y a un besoin de renouveau dans la vie politique. Besoin de réinventer la façon de faire de la politique. Oui il faut créer de l’imaginaire. Mais plus que jamais nous avons aussi besoin de forces politiques structurées à l’échelle des territoires. Le Parti communiste espagnol et Izquierda Unida sont de ceux-là. Alors non, Jean-Luc Mélenchon, la défaite d’Unidos-Podemos, n’est pas à mettre sur le dos des communistes. Dire cela est à la fois faux et dangereux. Car si il y une chose que l’on doit retenir de se scrutin, c’est que la coalition entre les différentes forces progressistes et anti-austérité est plus que jamais nécessaire pour construire l’unité populaire. Cette coalition représente pour nous une nécessité impérieuse. C’est à cette seule condition que nous gagnerons le pouvoir.

Ces élections en Espagne, traversées par une grave crise politique, sont pour nous un avertissement. Il faut en tirer tous les enseignements nécessaires pour 2017. Apparemment certains l’ont déjà fait.

Comme je l’exprimais un peu plus haut, Jean-Luc Mélenchon, comparant la situation espagnole et française, écrit sur son blog ne pas avoir de problème d’alliance pour 2017 car « en France, Le PCF a choisi à une écrasante majorité de tourner le dos à ma candidature et de me combattre de pied ferme ».

Là encore, il s’agit d’une affirmation totalement chimérique. Il est toujours étonnant de voir à quel point certains peuvent travestir la vérité avec autant de facilité. Dès le lendemain des élections régionales, de nombreuses forces politiques, dont le Parti communiste français, se sont exprimés en disant qu’il fallait changer de façon fondamentale notre façon de faire de la politique. Après le score record du Front National, rien ne serait plus comme avant. De

Les communistes, fidèles à eurs engagements, ont initié dès janvier une série de débats politiques intitulés les « Lundis de Gauche ». L’objectif ? Créer un débat à gauche sur les enjeux de la période et les grands défis auxquels la France est confrontée. Un débat ouvert à toutes celles et ceux qui souhaitent voir émerger une alternative aux politiques suivies actuellement.

Refusant toutes les invitations à s’inscrire dans un cadre de processus collectif afin de rassembler le maximum de forces progressistes de gauche, il a
préféré la « jouer en solo » et présenter sa candidature au 20 heures de TF1. Donc, comme il le dit si bien sur son blog, nous en prenons « acte ».

Cette candidature a pour unique conséquence de confirmer le scénario écrit à l’avance pour 2017. Accordons-lui une chose, il sera peut être le candidat de gauche en tête le soir du premier tour. Cependant ce n’est pas la bataille du premier tour que nous voulons gagner, mais bien l’élection présidentielle. Et en l’état actuel des choses, nous nous dirigeons vers un second tour entre la droite et l’extrême droite. Un scénario absolument dramatique et mortifère.

Alors non Jean-Luc Mélenchon, notre objectif n’est pas de combattre votre candidature, mais bien de créer les conditions du rassemblement le plus large possible pour gagner en 2017. C’est tout le sens de la démarche que nous avons validée lors de notre dernier congrès. A savoir l’écriture d’un pacte d’engagements communs, qui sera soumis à une grande vocation citoyenne au mois d’octobre. Ce pacte d’encagements communs a pour vocation à

Il faut dès aujourd’hui ne plus gaspiller d’énergie inutilement. Basculer dans du positif, du constructif pour l’avenir. Avec la grande consultation citoyenne, nous allons, durant tout l’été, aller à la rencontre des citoyens et citoyennes pour faire émerger les exigences populaires et ouvrir des solutions face à la crise. Cette grande consultation citoyenne, intitulée « que demande le peuple ? », qui a pour objectif de toucher 500 000 personnes, est un geste politique inédit capable de faire l’événement et utile pour faire grandir un véritable mouvement populaire. Elle fera l’objet d’une grande restitution publique lors de la fête de l’Humanité en septembre 2016 ! A ne manquer sous aucun prétexte !

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 08:41

Rencontre avec le Premier ministre et la ministre du Travail

Intervention liminaire de la délégation CGT

INTERVENTION LIMINAIRE DE LA DELEGATION CGT

Philippe Martinez, Catherine Perret, Fabrice Angeï, Mohammed Oussedik

Monsieur le Premier ministre,

Madame la ministre du Travail,

Vous connaissez notre position sur le contenu de la loi qui mobilise, aujourd’hui, contre elle une majorité de l’opinion publique, une majorité des organisations syndicales représentatives de notre pays et qui ne parvient pas à réunir une majorité de députés à l’Assemblée nationale.

Vous connaissez aussi nos propositions en faveur d’un Code du travail du XXIe siècle, à même de protéger les salariés contre les effets de la course au moins-disant social sur fond de précarisation du travail et de ceux qui l’exercent.

Je vais donc concentrer mon propos sur ce que, peut-être, vous ignorez encore : avant même son éventuelle adoption, la loi dite travail que porte votre gouvernement viole de façon magistrale les conventions fondamentales de l’OIT.

En effet, en 2012, le comité de la liberté syndicale de l’OIT a jugé une affaire très similaire concernant un projet de réforme du gouvernement grec de l’époque organisant la décentralisation de la négociation collective au niveau des entreprises. Souvenez-vous, la Grèce était alors dans le viseur de la Troïka qui avait imposé au pays un bouleversement des règles de négociation collective ressemblant à s’y méprendre à l’article 2 de votre projet de loi.

Les conclusions du comité ne laissent aucun doute possible quant à l’infraction que constitue ce type de réforme par rapport aux conventions de l’OIT. Je me permets de vous en citer un court extrait qui résonne comme un avertissement :

« Le comité souligne que la mise en place de procédures favorisant systématiquement la négociation décentralisée de dispositions dérogatoires dans un sens moins favorable que les dispositions de niveau supérieur peut conduire à déstabiliser globalement les mécanismes de négociation collective ainsi que les organisations d’employeurs et de travailleurs et constitue en ce sens un affaiblissement de la liberté syndicale et de la négociation collective à l’encontre des principes des conventions 87 et 98 ».

Pour la CGT, la signification de cette jurisprudence est claire. Elle transforme en avorton l’article 2 du projet de loi dit travail.

Si le gouvernement s’entêtait à le maintenir, il est clair qu’il exposerait la France à une violation grave et immédiate des conventions fondamentales 87 et 98 de l’OIT qui, je vous le rappelle, protègent les libertés syndicales et la négociation collective dans le monde.

Il serait irresponsable de demander la semaine prochaine aux députés d’adopter une loi bafouant aussi clairement le droit international du travail, et encore davantage d’utiliser une nouvelle fois le 49-3 à cette fin.

Nous prendrions alors immédiatement nos responsabilités en alertant l’opinion publique sur ces violations et en portant plainte devant les instances habilitées de l’OIT. Et croyez-moi, nous trouverons une majorité des organisations syndicales de ce pays pour le faire.

De notre point de vue, vous n’avez par conséquent, pas d’autre choix que de retirer immédiatement l’article 2 de la loi.

Mais il y a plus grave encore, Monsieur le premier ministre. Il n’y a pas que l’article 2 qui contrevient aux engagements internationaux de la France.

Le projet de loi dans son ensemble viole le Pacte des Nations Unies relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Si vous lisez les communiqués de la CGT, vous savez sans doute que nous sommes intervenus le 5 juin dernier à Genève lors de l’examen de la France par le Comité des Droits Économiques, Sociaux et Culturels des Nations-Unies. Nous avons alerté ce comité sur le climat social en France, la stigmatisation et la répression du fait syndical, les dispositions du projet de loi Travail ainsi que son processus d’adoption.

Il y a quelques jours, les experts du comité ont rendu leur rapport. Il est accablant pour la France. Là encore, je me permets d’en citer de courts extrait. Voici ce que disent les experts des
Nations-Unies de votre projet de loi de manière générale :

« Le Comité est préoccupé par les dérogations à des protections acquises en matière de conditions de travail proposées dans le projet de loi travail (…), y compris pour accroître la flexibilité du marché du travail, sans qu’il ne soit démontré que l’État partie a considéré toutes les autres solutions possibles. Le Comité engage l’État partie à s’assurer que les dispositifs proposés pour accroître la flexibilité du marché du travail n’ont pas pour effet la précarisation du travail et la diminution de la protection sociale du travailleur. Il l’exhorte également à s’assurer que toute mesure rétrograde concernant les conditions de travail :

a) Est inévitable et pleinement justifiée (…) ;

b) Est nécessaire et proportionnée à la situation, (…) ;

c) N’est pas discriminatoire (…). »

Et voici ce que ces mêmes experts onusiens disent des atteintes aux droits syndicaux en France :

« Le Comité déplore les actes de représailles contre les représentants syndicaux signalés. Il constate aussi avec inquiétude que l’espace démocratique de négociation des conventions collectives s’amenuise. Le Comité engage l’État partie à prendre des mesures efficaces de protection des personnes engagées dans des activités syndicales, et de prévention et de répression de toute forme de représailles. Il l’engage également à assurer l’effectivité de la négociation collective et du droit de bénéficier d’une représentation syndicale conformément aux normes internationales afin de protéger les droits des travailleurs (…) ».

Je vous épargne, Monsieur le premier ministre, les infractions qu’auraient pu constituer au regard du droit international les éventuelles interdictions de manifestation que vous vous êtes permis d’agiter la semaine dernière.

Vous l’aurez compris, le projet de loi « travail » est hors-la-loi internationale. Il l’est doublement : devant l’Organisation internationale du Travail et devant les Nations-Unies. Vous n’avez pas d’autre option que de le retirer. Sans quoi, nous n’aurons pas d’autre choix que de poursuivre la mobilisation contre un projet injuste et illégal.

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30 juin 2016 4 30 /06 /juin /2016 07:31

Comment Pierre Gattaz se sucre sur l’argent public

THOMAS LEMAHIEU

MARDI, 1 JUILLET, 2014

Photo AFP

En quelques années, Radiall, l’entreprise dirigée par le patron des patrons, a réduit à néant, ou presque, sa contribution fiscale en France, tout en bénéficiant des crédits et en multipliant les dividendes. De quoi susciter une vraie bronca, loin du faux bras de fer avec le gouvernement.

François Hollande tend la main et le patronat arrache le bras. Les épisodes se suivent et se ressemblent. À une semaine de la conférence sociale, le Medef rassemble toutes les autres organisations patronales pour exiger, en plus des 35 milliards d’euros de cadeaux sociaux et fiscaux baptisés « pacte de responsabilité », une série de moratoires sur des mesures comme le compte pénibilité qui, selon lui, mettent la « compétitivité » en péril. Hier matin, sur Europe 1, Pierre Gattaz est allé jusqu’à menacer de boycotter le grand rendez-vous annuel entre le gouvernement et les partenaires sociaux, programmé la semaine prochaine. « Il y a une proposition ou un projet de loi antiéconomique tous les quinze jours, avec toujours plus de contrainte, de fiscalité, ce n’est plus possible », se plaint le patron des patrons. Alors qu’à l’Assemblée de plus en plus de députés socialistes rentrent dans la « fronde » contre l’absence de toute contrepartie dans le pacte de responsabilité, cette surenchère patronale commence à susciter l’embarras jusque dans les rangs du gouvernement. « Il faut bien comprendre que nous sommes les seuls à pouvoir créer de l’emploi et de la richesse, se vante encore Pierre Gattaz. L’entreprise va très mal en France depuis des mois, des années. Il faut baisser la charge fiscale et instaurer un climat de confiance. »

L’Humanité lève le voile sur les pratiques comptables du patron du Medef Avec nos révélations issues des rapports comptables officiels d’un groupe français pour le moins emblématique, Radiall, l’embarras pourrait bien s’accroître encore dans la majorité. Car, derrière les envolées rituelles sur « l’enfer fiscal » qu’est la France, selon le Medef, l’Humanité lève un coin du voile sur les pratiques comptables et financières qui permettent de réduire à néant, ou presque, son imposition dans l’Hexagone. À travers le mécanisme d’optimisation fiscale dit des prix de transfert, l’entreprise dirigée par Pierre Gattaz affecte une bonne partie des marges réalisées sur les ventes des connecteurs qu’elle produit dans ses usines françaises pour l’aéronautique ou les télécoms à des filiales à l’étranger. Ce qui, en une poignée d’années, a permis au groupe de réduire de 25 % à 3 % la part de ses impôts payés en France. Dans la comptabilité du groupe, qui a réalisé un bénéfice de près de 25 millions d’euros l’année dernière, la « charge fiscale » en France culmine à 202 000 euros. Et cela, au moment où Radiall bénéficie des largesses fiscales du gouvernement : l’entreprise a touché 876 000 euros de crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), un cadeau accordé aux entreprises sans aucun contrôle, ni aucune contrepartie. Et, dans le même temps, la famille Gattaz qui contrôle le groupe fait valser les dividendes : ils ont presque doublé entre 2010 et 2014 pour s’établir à 2,8 millions d’euros.

Au printemps dernier, Pierre Gattaz avait soulevé l’indignation en affirmant que les fonds publics issus du pacte de responsabilité pourraient tout à fait finir dans les poches des actionnaires... Là, chacun peut le constater avec nos informations sur sa propre entreprise, il ne se contente plus de le dire, il le fait ! Les masques tombent.

Ce sont quelques lignes, trois à peine sur des milliers, dans le rapport financier annuel 2010 de Radiall. Elles sont signées par Yvon Gattaz, cofondateur, avec son frère, de l’entreprise familiale, ex-dirigeant du CNPF de 1981 à 1986. En tant que président du conseil de surveillance, il fixe, avant de passer la main à son fils, Pierre Gattaz, chez Radiall, mais aussi, en quelque sorte, au Medef, le cap pour les années suivantes. Parmi les « axes » du « plan d’action », le patriarche réclame, en particulier, de « finaliser les nouvelles procédures de comptabilisation des prix de revient industriels et d’évaluation des prix de transfert » et de « mettre en place des procédures homogènes sur les différents sites du groupe ». Ce sont quelques lignes, trois à peine, qui disparaîtront dans les éditions ultérieures des comptes annuels de Radiall, mais, derrière le langage crypté, la référence directe aux « prix de transfert » explique comment une entreprise emblématique qui emploie les deux tiers de ses effectifs permanents en France et qui y réalise l’essentiel de son chiffre d’affaires peut en quelques années choisir de transférer la majeure partie de la plus-value, et donc de ses profits, à ses filiales dans le monde entier, réduisant ainsi à la portion congrue son taux d’imposition avant de les renvoyer sous forme de dividendes à la maison mère française. Mais ne brûlons pas les étapes! Fondé en 1954, Radiall est, selon une expression chérie dans la famille propriétaire, une entreprise de taille intermédiaire, entre PME et CAC 40, spécialisée dans la connectique pour l’aéronautique et les télécoms. Une espèce rare en France, à la fois bien implantée avec plusieurs sites industriels dans le pays (Château-Renault, Isled’Abeau, Voreppe, Dole) et complètement mondialisée pour ses marchés.

En 2013, le groupe dirigé par Pierre Gattaz emploie 1 153 salariés permanents et 209 intérimaires dans l’Hexagone, contre 625 permanents et 762 précaires dans le reste du monde. Au-delà de l’ouverture d’usines au Mexique ou en Chine, avec « transferts de production », justifiée dans l’un des derniers rapports annuels par « de fortes pressions sur les prix », le groupe dispose surtout de «bureaux de vente » à l’étranger: c’est le cas en Allemagne, aux Pays-Bas, en Suède, en Grande-Bretagne, aux États-Unis, au Brésil, en Inde, au Japon et à Hong Kong.

La part des impôts sur les bénéfices payée en France passe de 25 % à 3% Après quelques années difficiles lors de l’éclatement de la crise financière mondiale, Radiall voit son chiffre d’affaires global augmenter de 27 % entre 2010 et 2013, et ses profits explosent pour s’établir l’année dernière juste en dessous de 25 millions d’euros (+ 167 % par rapport à 2010). Pendant ces quatre années, la part du chiffre d’affaires réalisée par les unités françaises de Radiall reste à peu près stable, aux alentours de 70 % du chiffre d’affaires global mais, en revanche, celle des profits imputés à la France dans les profits totaux diminue fortement: selon les présentations comptables de Radiall, la part du résultat opérationnel France passe de 46 % du total en 2010 à 15 % en 2013.

Comment est-ce possible? C’est à ce stade qu’interviennent les prix de transfert, réclamés par Yvon Gattaz lui-même il y a quelques années et manifestement appliqués par son fils depuis lors. Mécanisme d’« optimisation fiscale » extrêmement prisé par les multinationales (lire aussi ci-contre), ils permettent à un groupe de fixer le prix des biens ou des services qu’il vend en son sein entre ses différentes filiales implantées dans le monde entier. Tout l’intérêt réside dans la liberté pour l’entreprise de casser les prix en interne et d’affecter l’essentiel de ses marges dans un pays où la fiscalité sera la plus avantageuse. Dans ses rapports annuels, Radiall souligne, lui-même, l’importance de ces « flux inter-compagnies »: la moitié du chiffre d’affaires de Radiall en France provient ainsi des ventes des usines françaises à ses propres filiales de « commercialisation » dans le reste du monde. Or, d’après une experte comptable spécialisée dans l’assistance auprès des comités d’entreprise, consultée par l’Humanité, « dès qu’il y a des ventes intragroupes à l’étranger, c’est bien pour pratiquer les prix de transfert ». Et, une fois les marges affichées sous des cieux fiscaux plus cléments, le groupe peut ensuite faire revenir à la maison mère en France sous la forme de dividendes, non imposables ni soumis au calcul de l’intéressement, les profits réalisés dans ses filiales à l’étranger : par exemple, Radiall America, la filiale implantée dans l’Arizona, aux États-Unis, réalise, en 2013, un résultat net de 6,8 millions d’euros et reverse en dividendes 6,8 millions d’euros à Radiall en France.

« Je me sens d’une sérénité, vous n’imaginez même pas à quel point. » PIERRE GATTAZ, DÉBUT MAI, RÉPONDANT AU SUJET DE SON SALAIRE D’UN MONTANT DE 458 570 EURO.

Avec un tel schéma financier, les conséquences pour le fisc français, et donc la collectivité nationale, de cette stratégie d’« optimisation » mise en oeuvre par Radiall ces dernières années, apparaissent très lourdement. Les chiffres sont particulièrement éloquents là encore: d’une manière générale, à l’échelle mondiale, le taux d’imposition moyen de Radiall diminue de 31 % à 24 % entre 2010 et 2013. C’est plus frappant encore quand on regarde la part des impôts sur les bénéfices payée en France par Radiall : elle passe de 25 % à 3%. Alors que le chiffre d’affaires et les bénéfices ont beaucoup augmenté, le groupe ne s’est acquitté que de 202000 euros en France, sur 6 millions d’euros d’impôts sur les bénéfices payés au total de par le monde. Une somme assez dérisoire en soi, mais plus encore quand elle est comparée aux dispositifs de crédits d’impôt dont bénéficie pleinement le groupe Radiall en France. L’année dernière, à côté d’un crédit d’impôt recherche de plus d’un million d’euros et d’autres crédits d’impôt ou taxations à taux réduits évalués à 623000 euros, l’entreprise de Pierre Gattaz a touché, pour la première fois, le crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE) pour un montant de 876000 euros.

De quoi festoyer pour les actionnaires qui, eux, ne sont pas disséminés sur toute la planète, mais concentrés presque exclusivement autour de la seule famille Gattaz ! Après une grosse opération de rachat d’actions effectuée en 2010, les Gattaz ont encore renforcé leur contrôle: à travers deux holdings familiales, ils détiennent 87 % des actions (contre 73,4 % en 2009). La valse des dividendes complète le tableau. Car, entre 2010 et 2014, les dividendes versés aux actionnaires ont presque doublé pour s’établir à 2,8 millions d’euros et, en tant que telle, la simple augmentation du montant des dividendes payés en 2013 et 2014 (+ 646843 euros) absorbe les trois quarts du CICE versé! De quoi mettre beaucoup de beurre dans les épinards du patron du Medef, qui, après la polémique sur son augmentation salariale, mise en lumière début mai par le Canard enchaîné, se gargarisait, avec ses 458570 euros de salaires fixe et variable chez Radiall, de ne pas dépasser la limite fixée pour les patrons des entreprises publiques! Mais avec le million de titres qu’il détient indirectement, via ses parts dans les holdings familiales, Pierre Gattaz, 341e fortune de France au dernier classement de Challenges, a pu encaisser, au bas mot, 1,5 million d’euros de dividendes... Une paille ! « Je me sens d’une sérénité, vous n’imaginez même pas à quel point », répondait, début mai, le patron des patrons au sujet de son salaire, réclamant même des « félicitations »: « Je me bats pour maintenir des emplois en France », fanfaronnait-il.

À la veille de la conférence sociale, s’il pouvait se battre pour maintenir ses contributions fiscales en France, et pas simplement les crédits d’impôt et les dividendes, il aiderait, au-delà des parodies de bras de fer, sans doute un peu mieux un gouvernement si bien disposé à son égard.

SELON LE MEDEF, LA FRANCE DEMEURE UN « ENFER FISCAL »

Pour le Medef, la France est un cauchemar pour les entreprises. Pas un point presse, pas un meeting, pas une université d’été sans que, surfant sur la vague des Pigeons, Pierre Gattaz ne dépeigne le pays comme un « enfer fiscal ». Certes, depuis le lancement du pacte de responsabilité, qui va se traduire par un cadeau de 35 milliards d’euros aux entreprises, le président de l’organisation patronale a remisé ses trémolos, mais il laisse Geoffroy Roux de Bézieux, le vice-président du Medef, tirer à boulets rouges contre l’impôt. Récemment, le bras droit, et armé, de Pierre Gattaz a qualifié dans le Figaro la baisse de la fiscalité promise par le gouvernement Valls de « supercherie totale »... Comme l’illustrent nos révélations aujourd’hui, en matière de supercherie fiscale, le patronat en connaît un rayon.

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 18:08

Inventer l’Europe des peuples !

Inventer l’Europe des peuples !

Par Patrick Le Hyaric

Lundi, 27 Juin, 2016

L'Humanité

L'éditorial de Patrick le Hyaric Le choix souverain du peuple britannique doit être respecté sans chantage

Le choix souverain du peuple britannique doit être respecté sans chantage, sans menaces de représailles. Nous nous tiendrons à ses côtés dans le combat contre l’austérité renforcée, le chômage, la précarité et la pauvreté. Tenter de le punir pour en faire un exemple, comme ce fut le cas avec les Chypriotes puis les Grecs, ne ferait qu’attiser les tensions et les divisions. Si du feu de l’intégration capitaliste européenne ne doivent pas resurgir les pires nationalismes exacerbés par les guerres économiques, cela implique que les chefs d’État comme les institutions européennes prennent la mesure de l’ampleur de la faillite du projet austéritaire européen. Leurs volte-face, leurs postures, leurs proclamations et agitations ne feront pas oublier qu’ils l’impulsent, en dehors des attentes des peuples et contre eux.

Après les rejets exprimés dans les référendums grecs, néerlandais et français, le vote anglais signifie que la coupe est pleine ! Il bat en brèche la thèse selon laquelle l’intégration européenne serait irréversible. Fait nouveau de première importance qui va changer la nature de l’Union européenne et la perception qu’en ont les peuples. La demande d’une transformation profonde de la construction européenne et d’un changement radical des politiques nationales, qui en sont trop souvent des déclinaisons, est majoritaire en Europe. La refondation progressiste et écologique de la construction européenne à partir des aspirations populaires et démocratiques est donc posée avec force. Ceci pourrait se faire dans le cadre de grands forums citoyens avec les syndicats, les associations, les partis politiques, les comités économiques et sociaux, les Parlements. C’est dans ce foisonnement d’idées que pourrait être coélaboré un nouveau traité pour le progrès social, démocratique et environnemental. La Francedevrait se placer aux avant-postes d’une telle initiative d’ampleur.

Dans l’immédiat, tous les projets visant à traduire dans notre droit nationalles demandes européennes doivent être suspendus, à commencer par la loi de précarisation du travail, la directive « travailleurs détachés », le traité budgétaire, les déréglementations comme le quatrième paquet ferroviaire. Les 80 milliards d’euros que la Banque centrale européenne déverse chaque mois vers les banques privées doivent servir aux entreprises pour l’emploi qualifié, les salaires, aux services publics pour les biens communs. Les discussions sur les traités de libre-échange avec le Canada et les États-Unis doivent être interrompues.

Ces débats concernent d’abord les peuples, les travailleurs et ceux qui aspirent à l’être. L’élaboration d’un nouveau projet européen coopératif et solidaire, autour d’une union de nations et de peuples associés, souverains et libres, doit devenir une exigence incontournable alors que tous ceux qui conduisent l’Europe au bord du précipice se contorsionnent pour que rien ne change. Cette attitude est irresponsable et dangereuse. Elle fait le lit des extrêmes droites. Contre les nationalismes, il y a urgence à ce que convergent les aspirations des populations du continent pour que, dans l’unité, elles fassent plier les forces du capital.

http://www.humanite.fr/

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 18:03

Contre l’insécurité sociale, une vraie loi travail !

JEUDI, 16 JUIN, 2016

HUMANITÉ DIMANCHE

edito_travail.jpg

AFP

Par Patrick le Hyaric. L'heure est à revaloriser le travail et non à l'intégrer dans le marché capitaliste pour le préssurer...

Nous avons donc raison ! La semaine dernière, trois économistes du département de la recherche du Fonds monétaire international ont sévèrement contesté les purges néolibérales à l’œuvre depuis la fin des années 1980. L’ouverture des marchés de capitaux, disent-ils, a considérablement augmenté les risques de crise financière au lieu de les diminuer. Les politiques d’austérité ont comprimé la demande et freiné l’activité. Bref, elles ont provoqué une insécurité économique et sociale.

Dans la foulée, un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques s’alarme de la montée des inégalités et incrimine une politique démesurément obsédée par « la baisse du coût du travail », c’est-à-dire par la pressurisation des salaires.

Leurs mots sont choisis, soupesés, pour acter la défaite d’une stratégie de destruction des modèles sociaux qui laisse libre cours à la terrible « main invisible » du marché… capitaliste. Les mouvements sociaux qui ébranlent les pays européens, et singulièrement la France, auront fini de persuader ces apprentis sorciers à la fois de l’inefficacité économique des mesures imposées et des risques que fait courir leur cruauté sociale. Les économistes du Fonds monétaire international donnent un nom au système qu’ils critiquent : le néolibéralisme. C’est nouveau de leur part !

Le gouvernement devrait donc d’urgence tirer les leçons des impasses meurtrières de l’austérité et des déréglementations. En organisant un meeting pour critiquer les amendements de la droite sénatoriale à la loi de précarisation du travail, il ne rend pas plus présentable et acceptable son propre projet. Plus vite le pouvoir tournera le dos à cette doxa néolibérale inscrite dans tous les textes de recommandations des institutions européennes, mieux cela vaudra pour tout le monde et pour le pays.

Dans ses dernières recommandations toxiques, la Commission de Bruxelles appelle sans ambages à « donner plus de latitude aux entreprises pour adapter les salaires et le temps de travail à leur situation économique ». Elle souhaite également que « les dérogations par rapport aux accords de branche et aux dispositions légales générales sur l’emploi (soient) facilitées à travers la signature d’accords d’entreprise ». C’est toute la philosophie de l’article 2 de la loi Valls qui a été traduite de la novlangue bruxelloise contaminée par les certitudes néolibérales.

Les intérêts protégés du capital par des institutions politiques et financières, la conception d’un monde régi par les Bourses et ceux qui en détiennent les cordons empêchent nos sociétés de se projeter dans un projet moderne en accord avec les métamorphoses de notre époque qui demandent des citoyens et des travailleurs toujours mieux formés et mieux rémunérés.

L’heure est à revaloriser le travail et non à l’intégrer toujours plus dans le marché capitaliste pour le pressurer, le précariser, le déclasser. Une réforme progressiste moderne devrait tendre vers un droit du travail rattaché à la personne, et non plus à un emploi, dans le cadre d’un projet humain et plus efficace de sécurisation des parcours professionnels tout au long de la vie assurant à tous des progressions de qualification, de responsabilité et de rémunération. C’est l’invention d’un nouveau contrat de travail sécurisé, permettant de se former tout au long de la vie en fonction des métamorphoses industrielles, numériques, environnementales, biotechnologiques, en cours et aussi capable de répondre aux nouveaux besoins de la société comme ceux qu’induit le vieillissement de la population ou encore la participation à la vie associative et culturelle. L’enjeu du travail et du droit à la formation pour toutes et tous est donc à la confluence de l’entreprise, des services publics comme des quartiers populaires et de l’école. Toute la société serait ainsi tirée vers plus de coopération et de solidarité.

Le compte personnel d’activité, coquille quasi vide dans l’actuel projet de loi, pourrait être le ferment d’une sécurité sociale professionnelle constituée de droits individuels garantis collectivement. Cette sécurisation des parcours de vie se combinerait avec l’organisation d’une citoyenneté au travail, une nouvelle représentation salariale dans les lieux de décisions et de vrais pouvoirs d’intervention des salariés dans les orientations et les gestions des entreprises.

La robotisation et la révolution numérique qui s’accélèrent vont bouleverser beaucoup de choses. Il devient possible de réduire le travail répétitif pour des tâches plus complexes et attrayantes, avec des gains de productivité dont les salariés doivent être les principaux bénéficiaires, tant du point de vue de leur rémunération que de celui de la réduction de leur temps de travail.

On peut donc écrire une vraie loi travail ! Elle appelle un grand débat populaire pour un vrai projet ambitieux de développement humain, socialement et écologiquement durable, pour la France et l’Europe.

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 11:06

Le PCF soutient la mobilisation sociale
et appelle à l’ampl
ifier

L’énorme manifestation du 14 juin a montré que la mobilisation contre la loi travail est plus forte que jamais. Le refus de voir pulvérisées les protections qu’ont gagnées les salarié-e-s grâce à leurs luttes et aux conquêtes politiques de la gauche continue d’être largement majo­ritaire dans une opinion publique acquise au soutien de ce mouvement. Ces mobilisations, les manifestations, les grèves et formes d’actions diverses utilisées par les salarié-e-s et les citoyen-ne-s, à l’appel d’un front syndical qui s’élargit et des organisations de jeunesse, sont totalement légitimes. Elles sont empreintes de la responsabilité, du refus de la violence et des provocations.

Alors que la mobilisation se poursuit depuis plus de quatre mois, l’opinion publique continue de la soutenir malgré les difficultés qu’elle entraîne, malgré les violences des casseurs en marge des défilés, celles de la police à l’encontre de manifestants pacifiques et du public et en dépit de la campagne haineuse contre la CGT. C’est que la population, les salarié-e-s, les jeunes n’acceptent pas cette fragilisation massive que l’on veut leur imposer, cette généra­lisation de la précarité et du dumping social contenues dans la loi El Khomri, dans un pays qui crée plus de richesses que jamais. La mobilisation a déjà payé, elle peut l’emporter. Le Parti communiste appelle à participer aux nouvelles mobilisations et à étendre la solidarité avec le mouvement et les actions grévistes.

Plutôt que de reconnaître la réalité de ce mouvement, le gouvernement et le président de la République s’enferment dans le déni, le mépris, l’autoritarisme pour faire passer en force leur projet. Incapables de trouver une majorité parlementaire, ils veulent renouveler l’utilisation du 493 pour empêcher le débat. L’opération qui consiste à laisser la droite faire le sale boulot au Sénat, malgré le combat offensif des seuls sénateurs et sénatrices communistes, a pour objectif de rendre acceptable auprès de l’opinion sa loi comme un moindre mal. Ils restent, malgré cette manœuvre, incapables de trouver un soutien populaire, ils mènent campagne contre la CGT et les syndicats, utilisent la division, le mensonge, la menace. Ils s’appuient sur les violences totalement condamnables des casseurs pour faire un amalgame odieux entre eux et les manifestants, entre les terroristes qui viennent de se livrer à d’abjects assas­sinats et la CGT. Ils menacent d’utiliser des armes inconstitutionnelles comme l’interdiction des manifestations. C’est inacceptable.

Le Parti communiste alerte l’opinion sur les dangers ouverts par l’attitude irresponsable du pouvoir. Cette attitude est totalement comptable du blocage que connaît le pays, blocage qui peut être immédiatement levé si le gouvernement suspend le débat parlementaire sur la loi travail et ouvre la négociation avec les syndicats. D’autres choix sont possibles. Nos parle­mentaires, au Sénat et à l’Assemblée nationale, mènent la bataille avec, sur toutes les ques­tions en débat, des contre-propositions. La loi El Khomri est la loi du Medef. C’est aussi une loi directement dictée par les institutions européennes. Pour combattre le chômage et le dumping social, nous avons besoin d’une loi de sécurisation de l’emploi et de la formation, d’une réduction du temps de travail, de lutter contre les coûts de la finance et du capital, comme celle qu’élaborent les parlementaires communistes.

L’entêtement du gouvernement est une preuve qu’il est aux abois, lâché par celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir. Il provoque la rancœur, ouvre le risque d’une radicalisation, de fractures irréparables dans la société, de violences. D’une mise en cause de l’État de droit. L’obstination du gouvernement ouvre la porte à la droite extrêmisée et à l’extrême droite pour s’emparer du pouvoir dans moins d’un an et mettre en œuvre une politique de régressions sociales et démocratiques incommensurables. Devant cet immense danger, la mobilisation sociale en cours contre la destruction du Code du travail est une chance pour la France et pour la gauche. Face à l’autoritarisme du gouvernement, elle porte une logique d’espoir pour la défense des principes d’égalité et de solidarité, fondements de notre pacte républicain. Face à l’exploitation des peurs et des divisions de la société française, elle défend l’action collective des salarié-e-s, de la jeunesse, des citoyen-ne-s. C’est pourquoi, le PCF appelle à la soutenir et à se rassembler.

Le Parti communiste renouvelle l’appel à construire un nouveau Front populaire et citoyen. Il est temps d’ouvrir ensemble un débat populaire et citoyen pour définir un pacte d’engagements communs pour le pays ■

Censure, propagande et désinformation

Au JT de Pujadas, le 14 juin au soir, sur quinze sujets abordés, 13 parlaient d’un fait ignominieux.

Le crime de Magnanville, un quatorzième évoquait la manif d’un million de person­nes, « manif pas si réussie que ça » osait le bonimenteur, et le 15e sujet montrait des casseurs.

Tout sur le fait, rien sur la foule. Ainsi va l’info publique sous le règne de Hollande-Valls.

Dans les dernières années du Brejnev, à Moscou, les téléspectateurs soviétiques avaient coutume, quand arrivait le journal télévisé, de fermer le son, trop de propa­gande, trop de blabla, et ils remettaient le son en fin du journal, au moment de la météo !

Peut-être faudrait-il faire la même chose, couper le son quand s’affiche Pujadas ?

Reste, en ces temps de désinformation sans complexe et de médias alignés, un sujet de fierté : la Une de l’Huma du 15, colorée et heureuse, comme la manif de la veille ■

Italie défaite social-démocrate

« Et une de plus », serait-on tenté de dire après la gifle électorale infligée au « Parti démocrate » de Matteo Renzi, qui vient confirmer la lente agonie d’une social-démocratie noyée dans le marigot ultralibéral.

Cette défaite vient s’ajouter à une longue liste qui a déjà laissé sur le carreau nom­bre de leurs complices européens.

Les faits sont têtus : partout en Europe, les partis socialistes qui ont fait le choix de la rupture avec le progrès social, abandon­nant toute volonté de partage des richesses pour imposer des reculs sociaux par la force, ont été sanctionnés par les urnes. Partout, cette capitulation idéologique devant le capitalisme financier a conduit au naufrage.

t il n’y a aucune raison que ce long déclin de l’empire social-démocrate ne touche pas la France. D’autant que François Hol­ande et Manuel Valls mettent du cœur à l’ouvrage en s’acharnant à imposer, quoi qu’il en coûte au socle républicain, la loi dite « travail », grâce à laquelle le capi­talisme compte faire payer sa crise aux travailleurs.

C’est dire si l’échec de son « frère jumeau » italien devrait inquiéter Manuel Valls. Car le Premier ministre n’a jamais caché son admiration pour Matteo Renzi, celui qui a osé « bousculer pour réfor­mer ». Le chef du gouvernement italien aurait ainsi « révolutionné » le marché du travail avec le Jobs Act, cette muse de la loi El Khomri adoptée l’an dernier et elle aussi inspirée des « recommandations » de la Commission européenne, dont on con­naît l’efficacité des conseils avisés.

En imposant sans le vote de la représen­tation nationale une loi inspirée par la technocratie européenne, l’élève Valls a même dépassé le maître italien dans une parodie de bras de fer à la Thatcher.

Hollande et Valls pourront interdire les manifestations. Ils pourront même utiliser une nouvelle fois le 49-3 lors du retour du texte à l’Assemblée nationale. Mais la loi El Khomri s’annonce comme le chant du cygne d’un pouvoir voué à subir une défaite à la hauteur du désespoir qu’il a semé ■

Question migratoire les ONG critiquent l’UE

Après avoir négocié le renvoi de réfugiés en Turquie, l’UE compte « sous-traiter » à la Libye la question migratoire.
Pour protester, Médecins sans frontières ne veut plus percevoir de fonds europ
éens.

Une politique « honteuse » qui repousse « loin des côtes européennes les personnes et leurs souffrances ». Médecins sans fron­tières a tapé du poing sur la table pour dénoncer les décisions de l’Union euro­péenne vis-à-vis des migrants et des réfu­giés. Et l’ONG a lié les actes à la parole en annonçant qu’elle se passerait à l’avenir de financements européens, qui représen­tent pourtant près de 8 % de son budget. « L’Europe se focalise plus sur la dissua­sion que sur l’aide et la protection à apporter aux personnes qui en ont besoin », a expliqué son secrétaire général international, Jérôme Oberreit.

Comme d’autres associations, l’ONG dénonce les effets désastreux de l’accord passé avec Ankara, lequel prévoit le ren­voi de tous les nouveaux migrants arrivant sur les côtes grecques vers la Turquie et se cumule avec la fermeture des frontières européennes. Résultat : des hotspots, en Grèce et en Italie, gigantesques centres de rétention où des dizaines de milliers de personnes se trouvent coincées pendant des mois, « y compris des centaines de mineurs non accompagnés », dénonce MSF. Le nombre de migrants traversant la Méditerranée vers l’Italie, trajet encore plus périlleux, a explosé. La Péninsule a enregistré 4 118 arrivées entre le 6 juin et le 12 juin.

La réaction de MSF, soutenu par de nom­breuses ONG, vise surtout la volonté de la Commission européenne, validée par le Parlement le 8 juin dernier, de faire des copiers-collers de l’accord UE-Turquie avec d’autres pays tiers, en particulier en Afrique. Elle vise ainsi à imposer une réduction de l’aide au commerce et au développement de pays qui « n’endigue­raient pas la migration vers l’Europe ou qui ne faciliteraient pas les retours for­cés » de migrants irréguliers.

Et qu’importe si les pays à qui l’UE veut sous-traiter la gestion des frontières ne respectent pas les droits de l’homme ou sont de véritables zones de guerre. La priorité des dirigeants de l’UE, c’est aujourd’hui de signer un accord avec la Libye. Si les migrants survivent à la noyade, ils auront droit aux mauvais traitement des gardes-côtes libyens, aux détentions illimitée dans les centres de détention de ce pays.

Ces centres sont théoriquement gérés par le ministère libyen de l’Intérieur, mais dans la pratique, prévient Amnesty Inter­national, « beaucoup sont dirigés par des membres de groupes armés » et tortures et autres violences y sont légion.

« Le soutien de l’UE ne saurait contribuer à perpétuer les terribles violations des droits humains que les étrangers en Libye cherchent à fuir à tout prix » ■

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27 juin 2016 1 27 /06 /juin /2016 07:32

Le PCF appelle à la mobilisation massive les 23 et 28 juin

Après avoir envisagé d'interdire la manifestation contre le projet de loi Travail « El Khomri », prévue ce jeudi 23 Juin à Paris , le gouvernement vient d'autoriser celle-ci sur un parcours négocié avec les organisations syndicales.

C'est une victoire de la mobilisation et de la détermination des démocrates à faire respecter les libertés publiques fondamentales. L'interdiction aurait été une décision scandaleuse, injustifiée.

Après le passage en force du gouvernement au parlement pour imposer sa loi par l'utilisation de l'article 49-3, cette décision supplémentaire aurait été d'une extrême gravité. Le fait de l'envisager marque la dérive autoritaire du pouvoir. Il ne peut y avoir de débat démocratique si le droit de manifester est entravé.

Le pouvoir est minoritaire dans le pays. Il est incapable de dégager une majorité politique et parlementaire pour valider son projet de loi. Il choisit la politique de terre brûlée. Il prend la responsabilité devant le pays de créer un climat de tension.

Nous ne nous laisserons pas détourner de notre objectif : le retrait de la loi travail et des droits nouveaux pour les travailleurs pour une sécurisation véritable de l'emploi.

Nous demandons au Président de la République de suspendre le débat parlementaire afin de permettre l'ouverture de vraies négociations avec les organisations syndicales qui sont disponibles pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits.

Comme l'a demandé l'intersyndicale, le Président François Hollande doit « pour sortir de cette impasse, réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement ».

Les Parlementaires communistes, Front de gauche, à l'Assemblée nationale comme au Sénat continueront à porter ces exigences.

Nous appelons les salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi et les retraité-es, les élu-es de la République à participer massivement aux manifestations des 23 et 28 juin et à la votation, organisée par les syndicats.

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Retrait de la loi Travail : le PCF soutient la mobilisation sociale et appelle a l'amplifier

►Pour faire passer cette loi rejetée par une large majorité de nos concitoyen-ne-s, contestée dans la rue, sur les places, dans les sondages et même à l'Assemblée nationale, le gouvernement envisage maintenant d'interdire les manifestations. Et prévoit un nouveau 49.3 début juillet.

►Le Parti communiste soutient la mobilisation sociale et appelle à l'amplifier pour gagner le retrait du projet. Cette mobilisation porte une grande aspiration politique qui doit s'imposer dans le débat et façonner l'avenir. C'est le sens de l'action des communistes. Voir la déclaration adoptée par le Conseil national du PCF (au verso).

Déclaration du Conseil national du PCF :
- Le PCF soutient la mobilisation sociale et appelle à l'amplifier -

L’énorme manifestation du 14 juin a montré que la mobilisation contre la loi travail est plus forte que jamais. Le refus de voir pulvérisées les protections qu'ont gagnées les salarié-e-s grâce à leurs luttes et aux conquêtes politiques de la gauche continue d’être largement majoritaire dans une opinion publique acquise au soutien de ce mouvement.

Retrait de la loi Travail

Ces mobilisations, les manifestations, les grèves et formes d’actions diverses utilisées par les salarié-e-s et les citoyen-ne-s, à l’appel d’un front syndical qui s’élargit et des organisations de jeunesse, sont totalement légitimes. Elles sont empreintes de la responsabilité, du refus de la violence et des provocations.

Alors que la mobilisation se poursuit depuis plus de quatre mois, l’opinion publique continue de la soutenir malgré les difficultés qu’elle entraîne, malgré les violences des casseurs en marge des défilés, celles de la police à l’encontre de manifestants pacifiques et du public et en dépit de la campagne haineuse contre la CGT. C’est que la population, les salarié-e-s, les jeunes n’acceptent pas cette fragilisation massive que l'on veut leur imposer, cette généralisation de la précarité et du dumping social contenues dans la loi El Khomri, dans un pays qui crée plus de richesses que jamais.

La mobilisation a déjà payé, elle peut l’emporter.

Le Parti communiste appelle à participer aux mobilisations des 23 et 28 juin prochains et à étendre la solidarité avec le mouvement et les actions grévistes.

Plutôt que de reconnaître la réalité de ce mouvement, le gouvernement et le président de la République s’enferment dans le déni, le mépris, l’autoritarisme pour faire passer en force leur projet. Incapables de trouver une majorité parlementaire, ils veulent renouveler l'utilisation du 49 3 pour empêcher le débat. L'opération qui consiste à laisser la droite faire le sale boulot au Sénat, malgré le combat offensif des seuls sénateurs et sénatrices communistes, a pour objectif de rendre acceptable auprès de l'opinion sa loi comme un moindre mal. Ils restent, malgré cette manœuvre, incapables de trouver un soutien populaire, ils mènent campagne contre la CGT et les syndicats, utilisent la division, le mensonge, la menace. Ils s’appuient sur les violences totalement condamnables des casseurs pour faire un amalgame odieux entre eux et les manifestants, entre les terroristes qui viennent de se livrer à d'abjects assassinats et la CGT. Ils menacent d’utiliser des armes inconstitutionnelles comme l’interdiction des manifestations. C'est inacceptable.

Les bloqueurs, ce sont Hollande, Valls et Cazeneuve

Le Parti communiste alerte l’opinion sur les dangers ouverts par l’attitude irresponsable du pouvoir. Cette attitude est totalement comptable du blocage que connaît le pays, blocage qui peut être immédiatement levé si le gouvernement suspend le débat parlementaire sur la loi travail et ouvre la négociation avec les syndicats.

D'autres choix sont possibles

Nos parlementaires, au Sénat et à l'Assemblée nationale, mènent la bataille avec, sur toutes les questions en débat, des contre-propositions. La loi El Khomri est la loi du Medef. C'est aussi une loi directement dictée par les institutions européennes. Pour combattre le chômage et le dumping social, nous avons besoin d'une loi de sécurisation de l'emploi et de la formation, d'une réduction du temps de travail, de lutter contre les coûts de la finance et du capital, comme celle qu'élaborent les parlementaires communistes.

Un pacte pour un Front populaire et citoyen

L’entêtement du gouvernement est une preuve qu’il est aux abois, lâché par celles et ceux qui l’ont porté au pouvoir. Il provoque la rancœur, ouvre le risque d’une radicalisation, de fractures irréparables dans la société, de violences. D’une mise en cause de l’État de droit. L’obstination du gouvernement ouvre la porte à la droite extrémisée et à l’extrême droite pour s’emparer du pouvoir dans moins d’un an et mettre en œuvre une politique de régressions sociales et démocratiques incommensurables.

Devant cet immense danger, la mobilisation sociale en cours contre la destruction du Code du travail est une chance pour la France et pour la gauche. Face à l'autoritarisme du gouvernement, elle porte une logique d'espoir pour la défense des principes d'égalité et de solidarité, fondements de notre pacte républicain. Face à l'exploitation des peurs et des divisions de la société française, elle défend l'action collective des salarié-e-s, de la jeunesse, des citoyen-ne-s. C'est pourquoi, le PCF appelle à la soutenir et à se rassembler.

Le Parti communiste renouvelle l’appel à construire un nouveau Front populaire et citoyen. Il est temps d’ouvrir ensemble un débat populaire et citoyen pour définir un pacte d’engagements communs pour le pays.

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES PCF PCF THOUARSAIS
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BRUNO FORNACIARI

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