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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 06:52

Patrimoine

Dynastie Le Pen : chez eux, la seule chose à gauche, c’est l’argent

 

 

ENQUÊTE. L’affaire du compte en Suisse que Jean-Marie Le Pen a détenu révèle la relation à l’argent de la famille du président d’honneur du Front national, qu’il dirige depuis quarante ans. Entre politique et enrichissement personnel, nous sommes loin des préoccupations sociales affichées 
par sa fille Marine.


«Mieux vaut hériter de bons chromosomes conduisant à la richesse, plutôt que de faibles chromosomes qui vous font perdre le magot légué. » Cette citation, tirée de Droite et Démocratie économique, une brochure rédigée par Jean-Marie Le Pen en 1978, pourrait figurer au fronton de sa propriété du très chic parc de Montretout, à Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine (1). La famille Le Pen en a fait son code de conduite. Car si l’ancien président du Front national et sa fille Marine 
Le Pen ont présenté le FN comme « le premier parti ouvrier de France », ses dirigeants roulent plutôt sur l’or.

L’affaire du fameux compte en Suisse 386.047.00.W, ouvert à l’Union des banques suisses (UBS) en 1981, qui resurgit aujourd’hui ? « Du bidon, du pipeau, du violoncelle », selon Jean-Marie Le Pen. N’empêche, elle illustre une manière très personnelle de vivre les liens entre politique et argent. Le président du Front national, qui plaidait récemment pour que les élus publient plutôt leur patrimoine « en début et en fin de carrière » pour savoir s’ils « se sont enrichis exagérément », confiait à Henri Chapier, sur son ­Divan, le 9 décembre 1989, n’avoir « aucun problème avec l’argent. Quand on n’en a pas besoin, on est un homme libre. » Le patriarche a su mettre sa famille à l’abri du « besoin ». Après la destruction de leur appartement dans l’attentat de la villa Poirier et un séjour de trois mois chez leur ami Jean-Marie Le Chevallier, les Le Pen s’installent , dans la demeure de Montretout, chez Hubert Lambert. Nous sommes en 1976, « l’année qui voit changer la situation matérielle de Jean-Marie Le Pen dans des proportions notables », note Éric Roussel dans le Cas Le Pen, paru en 1985.

 

Le 25 septembre, l’héritier de « la dynastie Lambert, des ciments du même nom », ­décède. Aussitôt après avoir fait poser des scellés « sur sa future demeure », nous apprend Libération du 18 octobre 1985, Le Pen père fait valoir un testament, signé du défunt, qui le fait légataire universel de sa fortune.

 

Héritage, frais déduits : « Un minimum de 30 millions de francs d’avoirs financiers et bancaires », selon  (2), « 40 millions de francs lourds », selon Pierrette Le Pen, interrogée par Genève Home Information après son divorce, en décembre 1987. Et 50 % de la ­société civile immobilière propriétaire de l’hôtel particulier de Montretout, soit 365 mètres carrés et 11 pièces sur trois niveaux, ceint d’un parc de 4 700 mètres carrés, le tout estimé entre 10 et 15 millions de l’époque (estimation portée à 6,5 millions d’euros aujourd’hui), plus un immeuble rue du Cirque, dans le 8e arrondissement de Paris. Philippe Lambert, cousin du disparu, intente un procès en nullité de testament. Il se désiste en 1977, car un « arrangement » est trouvé : les cousins Lambert gardent les ciments, les parts industrielles et un gros chèque.

 

Les milliards générés par "le bagne Lambert" dont a hérité Le Pen en 1976

Jean-Marie Le Pen comme sa fille ont souvent dénoncé les travailleurs immigrés, coupables selon eux de « vivre aux crochets des Français ». Mais l’héritage Lambert, sur lequel ils ont construit leur fortune, s’est constitué « par le travail, la peine, parfois même la mort d’un personnel en grande partie étranger », relevaient Jean Chatain et Maryse Lelarge, dans l’Humanité du 23 septembre 1987. Asiatiques après la Première Guerre mondiale, puis Polonais, et après la Seconde Guerre, Espagnols, Italiens, Maghrébins sont entrés dans ce que l’on nommait « le bagne Lambert ». « Dans les années 1960, on dénombrait 17 nationalités différentes » dans les carrières de Cormeilles-en-Parisis (Val-d’Oise) et Vaujours (Seine-Saint-Denis), logés dans les « cités Lambert », qui possédait aussi sa propre coopérative de distribution, selon le modèle en vigueur dans les corons. « Logés par l’usine, endettés à l’usine, les travailleurs n’avaient alors (qu’à) trimer afin d’accumuler les milliards dont le chef du Front national a hérité en 1976 », écrivait l’HumanitéLa somme reçue par Le Pen « équivalait au salaire qu’un ouvrier de Lambert aurait pu espérer toucher en l’espace de… dix siècles » !

La validité « morale » de l’héritage a maintes fois été contestée, notamment par Jean-Maurice Demarquet, médecin de Lambert et ancien compagnon de route de Jean-Marie Le Pen. Car malgré son origine, l’argent des Lambert devait servir « à défendre les idées nationales ». C’est du moins ce qu’a cru le défunt. Dans À contre flots, Marine Le Pen rapporte ce propos très précis d’Hubert Lambert à son père, daté de 1976 : « Je veux que tu aies les moyens financiers de ne jamais dépendre de personne (…) je te fais mon héritier, car je sais que la liberté que je t’apporterai, tu t’en serviras pour défendre les idées nationales. » On peut mettre en doute l’exactitude de la tirade – Marine Le Pen avait huit ans –, pas le flou que l’héritière Le Pen entretient dans la destination du magot. L’héritage lui a été donné « pour la cause », répète à l’envi Jean-Marie Le Pen, « même s’il prend bien soin de le garder à son nom et non de le mettre à celui du Front national », complètent Fourest et Venner.

« Déjà, en 1974, révélait Libération en octobre 1985, le président du Front national avait hérité de Julien 
Le ­Sabazec », d’un testament écrit « entre deux tentatives de suicide ». Sa fragilité n’a pas joué : « Je suis avant tout respectueux de la volonté du défunt », avait déclaré Le Pen. Ce fut également sa ligne de conduite pour Lambert et, plus proche de nous, pour l’héritage d’Henri Bussière. En 1994, ce gendarme retraité voulait léguer ses biens (une maison et 500 000 francs d’économies) au Front national, mais le trésorier du FN, sur commande, lui avait fait modifier son testament en faveur de Jean-Marie Le Pen, en son nom propre. Après intervention de la sœur d’Henri Bussière, le tribunal de grande instance d’Épinal avait fait annuler la succession, arguant que le parti s’était « livré à une manœuvre prohibée » par le Code civil. Marine Le Pen, déjà avocate, avait pourtant plaidé devant la cour, « au nom de la morale », pour « respecter la volonté d’un mort ».

 

Jean-Marie Le Pen a toujours bien choisi ses "amis"

Le pater familias, qui rappelle à qui veut l’entendre ses origines modestes, fils de pêcheur élevé « dans un deux pièces sans eau courante » de La Trinité-sur-Mer, a toujours bien choisi ses amis : des « oncles d’Amérique », plaisante-t-il. Ses épouses ont le même profil. À la naissance de sa cadette Marine, « la famille vit des avoirs et des biens immobiliers de Pierrette », sa première femme, notamment « la location de deux ­appartements dont elle a hérité ». Sans compter la maison familiale de Mainterne, près de Dreux – vendue aprèsl’héritage Lambert – qui permettait « aux enfants qui habitaient le 15e de voir des vaches au lieu des Arabes », déclare-t-il, sur Public Sénat, en avril 2010. Sans oublier la maison de pêcheur de La Trinité-sur-Mer. Le couple « peut aussi compter sur les dons de plusieurs amis fortunés qui soutiennent la cause ». Son deuxième mariage obéit aux mêmes règles : Jany Le Pen, née Paschos, fille d’un marchand de tableaux grec et d’une aristocrate apparentée aux Borghese, possède une somptueuse villa de 200 mètres carrés, 1 600 mètres carrés de jardin avec piscine à Rueil-Malmaison… Maison vendue en 1987 à une société immobilière, mais que le couple va néanmoins occuper jusqu’en 1995.

 

 

Même son divorce, qui a traîné de 1985 à 1987, est affaire de gros sous : « Je n’ai pas touché une miette de ­patrimoine familial en quittant le foyer », déclarait Pierrette Le Pen sur Europe 1, le 21 octobre 1985. Élégant, le président du Front national conseille à sa femme de « faire des ménages » pour gagner de l’argent : elle le prend au mot et pose nue, ­déguisée en soubrette, dans ­Playboy. Une première étape de sa vengeance, puisqu’elle déballera dans la presse une partie des affaires de son ex-mari. Dans un manuscrit jamais publié mais dont Backchich livrait des extraits en juin 2010, elle écrit que Jean-Marie Le Pen a « nargué le fisc », « reprochant à l’administration de l’avoir dépouillé à outrance sur ce fameux héritage Lambert en France », dans un compte ouvert au nom de la Serp (la maison d’édition de Le Pen) par Jean-Pierre Mouchard, également trésorier de la Cotelec, microparti de financement du FN. Ce que confirmaient déjà, bien avant que Mediapart n’en fasse état cette semaine, des enquêtes de l’Événement du jeudi et du Canard enchaîné. En décembre 1987, dans Genève Home Information, l’ex-femme du pourfendeur du « capitalisme apatride » dit tout : « Il y avait une fondation. La fondation Saint-Julien, dont 
M. Brocard père et fils étaient gestionnaires. Jean-Marie a demandé que cette fondation soit réalisée, en liquide, et l’argent a été déposé à l’UBS, et nous avons mis de l’argent à la banque Darier. » De temps à autre, Pierrette Le Pen sera chargée par son mari de retirer de ce compte des « petits nègres », un code correspondant à 10 000 francs. Jean-Marie Le Pen a réagi, mercredi, en justifiant le ­recours à une banque suisse pour cause de diabolisation : il avait « du mal à trouver du crédit dans les banques françaises », dit-il.

 

Dès qu’on touche à l’argent, Jean-Marie Le Pen a toujours nourri les soupçons. En 1998, il est « redressé » pour un montant d’un million de francs, pour dissimulation de revenus : il a oublié de déclarer deux millions de francs de plus-values sur des placements boursiers. L’administration épingle également le patron du FN suite à la découverte d’un million de francs « d’origine indéterminée », versé en chèques et espèces par des militants du FN et transitant sur les comptes personnels de son président, révèle l’Express en novembre 1999. Dans le Matin du 13 décembre 1983, son ancien mentor Pierre Poujade définit Le Pen comme « un être amoral », « un battant » et « un orateur de talent. Sa stratégie a réussi. Il est même devenu milliardaire grâce à cela ». Une manne dont, publication de patrimoine personnel ou pas, sa fille profite toujours.

 

(1) Où la présidente du Front national 
occupe toujours une dépendance.

(2) Marine Le Pen, mai 2011, 
Éditions Grasset.

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    Published by bruno fornaciari - dans LE SAVIEZ-VOUS
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    14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 06:40

    "Malheureusement, je pense à quitter le PS presque tous les jours"

    Le Monde.fr | 12.04.2013 à 12h18 • Mis à jour le 13.04.2013 à 10h26
    Gaëtan Gorce, sénateur PS de la Nièvre.

     

     

     

    Gaëtan Gorce, sénateur PS de la Nièvre et opposant à la ligne majoritaire lors du dernier congrès du parti qui a élu Harlem Désir premier secrétaire. Après l'affaire Cahuzac et à la veille du conseil national du PS, il plaide pour une refondation totale d'un parti accusé de "dérive clanique".

     


    Quelle est votre opinion sur l'opération de transparence politique mise en place par François Hollande, et plus particulièrement sur l'obligation faite aux parlementaires de rendre publique leur déclaration de patrimoine ?


    Gaëtan Gorce : C'est une évolution inéluctable qui ne me dérange pas. Que l'on veuille s'assurer qu'un responsable politique ne profite pas de son mandat pour s'enrichir est une démarche nécessaire. Il faudra néanmoins mettre des bornes, parce qu'on peut très vite entrer dans un système intrusif qui considère les élus comme des gens que l'on doit soupçonner a priori. La vraie question reste pourquoi des membres socialistes qui tendaient vers les plus hautes responsabilités ont-ils pu s'affranchir à ce point des règles ? Quand cela arrive une fois, on peut toujours dire que c'est un accident. Quant cela se répète, c'est le signal qu'il y a un problème.

     

     

    Vous avez écrit sur votre blog que le Parti socialiste répondait à un"système clanique". Qu'entendez-vous par là ?


    J'essaye de trouver une explication à ce qui a pu se passer avec Dominique Strauss-Kahn il y a quelques mois, et aujourd'hui avec Jérôme Cahuzac. Le PS n'est pas un parti corrompu produisant des responsables corrompus, mais il s'est affranchi des règles normales de fonctionnement d'un parti politique pour leursubstituer un système d'arrangements entre des clans. Autrefois, ces clans étaient des courants avec des lignes politiques et des personnalités concurrentes. Ils se sont progressivement transformés en groupes d'intérêts s'auto-protégeant et s'auto-promouvant.

    On l'avait déjà vu à la présidentielle de 2007 : Ségolène Royal a été finalement désignée parce qu'elle était populaire chez les militants et les sympathisants de gauche, qui avaient compris l'existence de ce système oligarchique et estimaient que Ségolène Royal se définissait contre ce système. On a fait les primaires pour la même raison car on avait compris que le système n'était plus assez légitime pour désigner un candidat incontestable.

     

     

    "Oligarchie""clans""système", ce sont des termes violents...


    Je parle de façon directe parce qu'on n'a plus l'habitude, au PS, de nommer les problèmes. Or, cette dérive clanique peut conduire à des situations insupportables pour tous les socialistes et pour tous les Français de gauche. Jérôme Cahuzac a été propulsé moins par les structures internes du parti que par le soutien des hommes et des femmes de son clan au sein de l'appareil. On en voit le résultat. Il faut donc en tirer les conséquences.

     

     

    François Hollande a été le premier secrétaire du PS pendant onze ans. A-t-il une responsabilité dans ce système que vous décrivez ?


    Il a une part de responsabilité, comme tous ceux qui ont dirigé le parti. Mais François Hollande n'a jamais trempé dans ces fonctionnements. Il n'a jamais constitué un courant, ce n'est pas l'homme d'un clan car il savait que ce mécanisme était redoutable. Si on peut lui faire un reproche, c'est d'avoir été parfaitement conscient de ces dérives et de ne pas y avoir mis un terme comme premier secrétaire. Il ne les a pas avalisées, il ne s'est pas compromis avec, mais il n'a pas essayé de les réformer.

     

     

    Le PS dirigé par Harlem Désir tient un conseil national samedi 13 avril. Est-il à la hauteur des événements ?


    Le calendrier nous dit tout. La gauche est au pouvoir depuis dix mois. Il y a eu dans le pays un grand débat européen en juin autour de la promesse de François Hollande d'infléchir la stratégie de l'UE en matière de croissance, puis un grand débat sur les enjeux économiques et sociaux depuis l'automne. Aujourd'hui, il y a de nouveau un débat sur les perspectives de croissance et un autre – et pour cause – sur l'éthique politique. Pendant ce temps, le PS n'a réuni son conseil national que deux fois, en novembre et samedi dernier, et pour seulement quelques heures à chaque fois.

    Les instances collégiales du parti sont dévitalisées. Prenons un exemple de l'inertie du parti. François Hollande est dans un contexte diplomatique complexe en Europe : il doit travailler avec nos partenaires conservateurs et ne peut pasrenverser la table. Le chef de l'Etat est donc contraint à une forme de prudence et de modération. Mais le parti, lui, n'est pas soumis aux mêmes exigences. Or, la politique d'austérité à l'échelle européenne compromet nos emplois et nos industries. La gauche européenne, et le Parti socialiste français en tête, devrait donc se mobiliser à l'occasion des prochaines élections européennes pour faireen sorte qu'une nouvelle ligne s'impose. Ce n'est malheureusement pas ce qu'il se passe.

     

     

    Que proposez-vous pour changer le PS ?


    Il faut d'abord qu'on arrête de se mettre un bandeau sur les yeux et que l'on regarde la réalité en face. Je sais que mes propos scandalisent certains dirigeants de mon parti ; en revanche, ils sont hélas tout à fait compris par nos électeurs et nos sympathisants.

     

    Ensuite, il faut se fixer un objectif de refondation totale du PS. Le PS n'est plus, il faut le faire renaître. Les accumulations d'affaires et l'absence de délibérations collectives montrent que nous avons perdu le fil de l'héritage. Pour le retrouver, il faut un changement organisationnel qui réinsuffle de la démocratie. Il faut aussi un changement philosophique en remettant à plat le projet socialiste au vu des nouveaux enjeux planétaires et écologiques. Il faut enfin reconstruire une morale politique de l'engagement collectif. Ne pas se laisser corrompre par les vents dominants de l'ultra-libéralisme, selon lesquels tout serait permis : la compétition serait la seule règle et l'enrichissement personnel le but ultime.

     

     

    Comment comptez-vous y arriver ?


    Je propose la mise en place d'un "comité des irréprochables" composé d'anciennes personnalités du PS qui n'ont aujourd'hui plus d'intérêts dans le parti, d'universitaires, de scientifiques, d'intellectuels marqués à gauche et de citoyens sympathisants tirés au sort. Ce groupe d'une vingtaine de personnes devra fairedes propositions fortes pour que le PS redevienne lui-même. Je ne crois pas, hélas, à notre capacité à changer en interne. La bourgeoisie de l'appareil socialiste ne voudra jamais abandonner son pouvoir. Même s'il y aura inévitablement des changements au PS. Harlem Désir est un premier secrétaire privé de légitimité et de moyens d'agir. Cela ne peut pas continuer comme cela. Tout le monde le reconnaît en privé : le PS n'est pas en situation d'aider le président de la République et le gouvernement.

     

     

    La rénovation par le non cumul des mandats ou par la parité ne vous semble-t-elle pas suffisante ?


    On nous dit que la parité ou le non-cumul, que je soutiens, vont tout changer, mais c'est faux. On va simplement remplacer des gens par d'autres gens qui leur ressemblent trait pour trait, qui auront trempé dans les mêmes arrangements et suivi les mêmes parcours. Il y a deux voies parallèles pour intégrer désormais le PS : le réseau des élus et la voie technocratique des hauts fonctionnaires. La professionnalisation des responsables du PS se fait de plus en plus tôt : à peine sortis de l'université, ils sont dans l'environnement des élus et aspirent à lesremplacer.

     

     

    Envisagez-vous de quitter le PS ?


    Malheureusement, j'y pense presque tous les jours. Je n'éprouve aucune satisfaction à en parler comme je le fais. J'ai adhéré au PS à 16 ans. Je suis plus socialiste que jamais, mais je me sens très mal à l'aise dans mon parti car je ne vois pas les choses bouger ni les moyens de les faire bouger. Le PS a subi une défaite au premier tour de la présidentielle en 2002 et n'a pas changé, il a subi l'affaire DSK et n'a pas changé. Il subit l'affaire Cahuzac et ne veut pas changer... Avant que le bateau sombre, il peut se passer un certain temps. L'agonie peutdurer très longtemps. Je ne peux pas m'empêcher de faire un parallèle avec le Parti radical des années 1930 qui, comme le PS, était un grand parti, avec de grandes personnalités et un grand projet, et s'est petit à petit affadi au point dedevenir simplement un élément d'un système.

     

     

    Vos critiques s'apparentent-elles au "coup de balai" proposé par Jean-Luc Mélenchon au Front de Gauche ?


    Si je parle, c'est justement parce que je veux éviter le coup de balai qui fait croirequ'il suffit de changer les hommes pour que tout aille mieux. La colère de Mélenchon est légitime, mais c'est une réponse démagogique. Le rôle de la gauche n'est pas d'exacerber les passions. Mais je comprends Jean-Luc, parce que je sais qu'au PS, il a vécu, comme moi aujourd'hui, cette impuissance àchanger les choses de l'intérieur.

     

     

    Le 5 mai, cela fera un an que François Hollande est à l'Elysée. Quel bilan tirez-vous de cette première année ?


    On a le sentiment que le président de la République n'a pas encore fait tous les choix. Il a été très marqué par l'idée que la société française a été déchirée durant les dix dernières années. De cette prudence, il conclut qu'il faut avancer pas à pas. François Hollande se cherche toujours. Il a pris beaucoup de décisions courageuses, comme l'effort de réduction des dépenses publiques, mais paradoxalement, on ne les assume pas complètement.

     

    Il faut maintenir cet effort pour retrouver des marges de croissance dès 2014. La dernière fois que j'ai vu François Hollande à l'automne, je lui ai dit : "Tu dois réussir car ton succès sera celui de notre génération." Mais son handicap est que la gauche n'avait pas préparé son arrivée au pouvoir. On a laissé croire que c'était le cas, mais les gens à l'intérieur comme moi savent très bien que le PS n'a pas préparé les échéances économiques, européennes, écologiques...

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    ALORS VAS-T-EN, C'EST ENCORE LE MOMENT


     

     

     

     

     

     

     

     

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    13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 16:37

    CULTURE

     

    CULTURE -  le 11 Avril 2013

     

    Le grain de sel de François Morel : "Pour ne pas désespérer de l'humanité"

     

     

    Retrouvez Le grain de sel chaque jeudi dans Cactus, le supplément grinçant de l'HumanitéCette semaine, c'est le comédien, le chanteur et chroniqueur àFrance Inter, François Morel qui prend la plume.

    Il était conseillé ces derniers jours, à côté du journal que l’on était en train de lire, à côté de la radio que l’on était en train d’écouter, à côté du téléviseur que l’on était en train de regarder, de prévoir une bassine au cas où l’on aurait envie de vomir. Il était confirmé que, depuis des années, les cyniques, les profiteurs, les exploiteurs jouaient aux professeurs de vertu, aux parangons de moralité, aux donneurs de leçon. L’abjection, le dégoût, l’écœurement.

    Avec en plus, l’insidieuse culpabilité au cas où l’on se plaindrait trop fort, au cas où l’on se révolterait trop brutalement, au cas où l’on trouverait trop décourageante la nature humaine. Exprimer sa colère, crier sa révolte, manifester son indignation, n’était-ce pas tomber dans le « tous pourris », n’était-ce pas faire le jeu des extrêmes ? Comme s’il pouvait y avoir pire extrême que de vivre dans un pays où l’on a chargé un malfaiteur d’avoir le droit de vous contrôler fiscalement. Comme s’il pouvait y avoir pire extrême que de confier à un escroc le budget d’une nation ?

    Dans cette ambiance nauséeuse, le moindre signe un peu ensoleillé était le bienvenu. Un réalisateur, Fred Joyeux, pour poursuivre la liste des aptonymes commencée la semaine dernière, m’a plaisamment alerté sur une histoire effectivement assez réjouissante. Elle se trouvait, la semaine dernière, à la page 18 de l’édition du Monde daté du vendredi 5 avril. La journaliste Pascale Robert-Diard raconte que, dans le panier d’un vélo, elle avait oublié une pochette contenant un iPad et un clavier. Deux hommes, Patrice Balzac et Didier Janus, l’ont retrouvée puis l’ont restituée, sans rien demander en échange, sans rien réclamer, sans chercher à aucun moment à profiter de la situation. L’événement 
est-il devenu si exceptionnel que le grand quotidien du soir consacre une page entière à une réaction somme toute normale, oui, je dis bien « normale » dans le sens « naturel », « légitime », pour qui est détenteur d’un cerveau, d’une sensibilité et de quelques notions retenues au cours des leçons d’instruction civique apprises à la communale ?

    Ne boudons pas notre plaisir. Le portrait de Patrice Balzac et de 
Didier Janus est beau. Deux hommes, un peu cabossés, ancien alcoolo, ancien toxico, ont remis le pied dans la vie. Ils ont trouvé des gens bien, qui les ont aidés à sortir de la galère : une responsable d’Emmaüs pour l’un, des médecins, des infirmiers de l’hôpital de Villejuif pour l’autre. Oui, une association caritative pour l’un, un hôpital public pour l’autre. On est évidemment loin des cliniques privées spécialisées en chirurgie esthétique, transformatrices de cash et si représentatives d’une gauche en phase avec son époque, moderne et réaliste.

    Patrice Balzac et Didier Janus, pour ne pas retrouver leurs démons, ont décidé de faire du bénévolat. Ils s’occupent d’une association qui organise des sorties pour les handicapés qu’ils entraînent, notamment, au théâtre, au musée ou au Salon du chocolat.

    Merci à Patrice Balzac et à Didier Janus de ne pas nous faire complètement désespérer de l’humanité. Merci à Pascale Robert-Diard d’avoir perdu son iPad et de nous avoir présenté ces deux hommes, debout, honnêtes et réconfortants.

    • À lire aussi :

    Le grain de sel de Gérard Mordillat : Le jeu du pouvoir et de la trahison . . . au Parti socialiste 
    Le grain de sel de Gilles de Balbastre, journaliste, cinéaste : Laisse pas tomber la neige ! 
    Le grain de sel de Ian Brossat, président du groupe PCF-PG au Conseil de Paris : Pour quelques euros de plus

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    Published by bruno fornaciari
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    13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 11:53

    MONDE -  le 10 Avril 2013

    corée

    «Le nucléaire comme arme de chantage»

    Pascal Dayez-Burgeon, ancien diplomate en Corée 
du Sud, auteur d'Histoire de la Corée des origines 
à nos jours (Éditions Taillandier) et De Séoul à Pyongyang, idées reçues sur les deux Corées (Éditions Cavalier bleu), décrypte les 
raisons des tensions dans la péninsule.

    Que se joue-t-il aujourd’hui autour 
de la Corée du Nord ?

    Pascal Dayez-Burgeon. Le régime du Nord tente de maintenir un flux d’aide internationale et pratique une sorte de chantage à la guerre nucléaire. Les Américains usent de leur côté de cette menace pour justifier le maintien de leur budget militaire et la vente à la Corée du Sud d’armements, notamment des avions de chasse. Séoul a lancé un appel d’offres et hésite actuellement entre des avions européens et américains ; la crise actuelle sert évidemment à Washington à imposer ses propres chasseurs. Elle permet par ailleurs à Barack Obama de mettre en œuvre sa politique dite de regard vers l’est qui consiste à revenir dans le jeu de la région Pacifique. J’imagine que les Nord-Coréens, qui s’estiment être au niveau des États-Unis et considèrent que le Sud n’est pas un État souverain, aspirent à avoir la bombe atomique afin de dialoguer avec Washington et forcer le retour à la table des négociations.

    La presse américaine 
a récemment fait 
état de dissensions 
dans les cercles 
de défense états-uniens 
quant aux pressions 
militaires sur Pyongyang, notamment l’installation 
de missiles antibalistiques 
à Guam. Quelle est 
la doctrine d’Obama?

    Pascal Dayez-Burgeon. On pourrait la comparer à celle de la riposte graduée qui avait cours à l’époque de la guerre froide. Il ne faut pas provoquer la Corée du Nord inutilement mais il leur faut trouver à chaque degré de menace et d’agression la réponse appropriée. Barrière antimissiles, flotte dans le Pacifique, manœuvres avec le Sud… et, dans le même temps, renonciation à l’essai nucléaire prévu aux États-Unis pour ne pas nourrir le sentiment d’agression du Nord. En la matière, il s’agit d’une réponse flexible et graduée.

     

    Quelle est la capacité 
de nuisance réelle 
de Pyongyang ?

    Pascal Dayez-Burgeon. C’est un débat d’experts. Il semble en ressortir que la perception de la menace est exagérée. Procéder à des essais nucléaires ne signifie pas disposer d’un arsenal démesuré. Certains des lancers balistiques échouent. Le dernier essai nucléaire 
indique qu’ils commencent à maîtriser la miniaturisation de l’arme nucléaire ; de là à être capables de mettre une arme nucléaire miniaturisée dans un missile puis d’être en capacité de l’envoyer et de menacer la sécurité du Japon, de la Corée du Sud ou des États-Unis, il y a un pas qui ne semble pas encore franchi. La puissance nucléaire du Nord est au 
 fond une puissance technologique puisqu’ils vendent des armes nucléaires en pièces détachées.

    Qu’en est-il du processus de réunification ?

    Pascal Dayez-Burgeon. Il existe un véritable sentiment national. Les Coréens constituent un même peuple, qui parle la même langue et désire ardemment la réunification. Elle est pour des raisons évidentes impossible à réaliser à court terme et à moyen terme, à cause de la pression des voisins et du fait que ni le Nord ni le Sud ne sont prêts à céder. Pyongyang ne voudra jamais abandonner le régime mis en place, totalement rejeté par Séoul. On constate désormais que les populations séparées depuis soixante ans commencent à se méconnaître. Les jeunes au Sud commencent à se moquer éperdument du Nord, cela ne les intéresse plus. La réunification est aujourd’hui une sorte de rêve collectif. Dans la réalité, rien n’est possible d’autant que, fiscalement, le Sud sait qu’un tel processus coûterait très cher et n’est pas prêt à payer la facture.

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      13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 10:27

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      Le Point.fr - Publié le 11/04/2013 à 11:41 - Modifié le 11/04/2013 à 18:47

      Face au "coup de gueule" de Bové contre le manque d'assiduité du "chevalier blanc de la politique" au Parlement européen, Mélenchon invoque "une jalousie qui rend fou".

      José Bové, député européen, reproche à Jean-Luc Mélenchon de ne pas être exemplaire. José Bové, député européen, reproche à Jean-Luc Mélenchon de ne pas être exemplaire. © FREDERICK FLORIN / AFP - Xavier de Torres/Maxppp

      Par Ségolène de Larquier

      Le député écologiste européen José Bové a poussé mardi un "coup de gueule" contre Jean-Luc Mélenchon et son appel à donner un "grand coup de balai" politique, soulignant le peu d'assiduité du coprésident du Parti de gauche au Parlement européen. "C'est un coup de gueule, parce que je pense que quand on veut faire le chevalier blanc de la démocratie, (quand on veut) dire il faut faire un coup de balai et, en gros, il y a les élus corrompus d'un côté et le peuple légitime de l'autre, je crois qu'il faut se rappeler à un moment que celui qui dit ça a été élu dans le Sud-Ouest député européen et que, malheureusement, sa présence au Parlement européen, le moins qu'on puisse dire, est assez épisodique", a dit José Bové à la presse à Toulouse.

      Le 13 mars, en particulier, quand le Parlement de Strasbourg a rejeté le projet de budget de l'UE laborieusement élaboré par les dirigeants européens - "donc un acte majeur, l'acte le plus important de l'ensemble de la législature européenne -, eh bien, ce jour-là, Jean-Luc Mélenchon était à Paris au lieu d'être à Strasbourg, et il a quand même signé sa feuille de présence en rentrant le soir", a affirmé José Bové.

      À "un moment, quand on dit tous pourris d'un côté, coup de balai, le peuple doit reprendre le pouvoir, la moindre des choses, c'est que, soi-même, on n'ait rien à se reprocher", a lancé le militant altermondialiste.

      "La jalousie rend fou"

      La réponse de Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas fait attendre : "La jalousie rend fou", a-t-il répliqué à José Bové dans un communiqué, qui apporte une réponse chiffrée à la "mesquine jalousie de José Bové". "Depuis le début de la mandature en 2009, mon taux de présence au Parlement est de 67 %. Est-ce épisodique ? Sur l'année 2012-2013 en cours, mon taux de présence est de 84 %. Est-ce épisodique ? La statistique de présence sur la mandature est faussée par l'année 2011-2012, où s'est tenue la campagne présidentielle et où je n'ai pu être présent qu'à 59 %. Était-ce épisodique ?" écrit l'eurodéputé du Front de gauche.

      "Daniel Cohn-Bendit est autant présent qu'Eva Joly et moi-même, alors qu'il n'était pas candidat à la présidentielle", ajoute-t-il, citant "69 % de présence pour Daniel Cohn-Bendit depuis le début de la mandature". Jean-Luc Mélenchon affirme être "intervenu sur 493 textes en séance plénière ou pour explication de vote depuis le début de la mandature". "Je rends personnellement compte en détail sur mon blog de tout ce travail sur les textes européens. Très peu de députés font de manière aussi exhaustive et vigilante ce travail", ajoute-t-il.

      "José Bové n'a donné son avis que sur 31 textes depuis juin 2009, soit 16 fois moins que moi ! Daniel Cohn-Bendit a donné son avis sur seulement 86 textes en séance plénière depuis le début de la mandature, soit 5 fois moins que moi", argumente Jean-Luc Mélenchon. L'ancien candidat Front de gauche à la présidentielle précise aussi avoir "posé 24 questions à la Commission européenne depuis le début de la législature", alors que "José Bové n'en a posé que 20" et "Daniel Cohn-Bendit n'en a posé que 11". Il a "signé 36 résolutions depuis le début de la législature" et "José Bové n'en a signé que 11".

      __________________________________________________________________________________________

       

      Mais au fait, José Bové serait jaloux de quoi? De son exposition médiatique ? Il faut dire qu'effectivement elle estsavamment orchestrée et mise ne scène (au détriment de tous les autres dirigeants des autres partis et singulièremen,t du PCF que l'on cherche à évincer) pour faire de lui "l'homme providentiel" à la gauche du PS, et le leader, le chef, le porte parole, le Président et que sais-je encore, du Front de gauche. Un nouveau petit père des peuples?

       

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      13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 10:14

      Politique - le 12 Avril 2013

      Des mains se tendent entre la gauche du PS et le Front de gauche

      La gauche du PS appelle à "un nouveau pacte majoritaire", un nouveau "gouvernement rouge-rose-vert", qui mènerait une nouvelle politique. Marie-George Buffet préfère leur répondre : "venez à la manifestation du 5 mai ! Soyez du bon côté de la barricade, rejoignez-nous !"


      C’est la sénatrice, de l’aile gauche du PS, Marie-Noëlle Lienemann qui a appelé sur France 3 à "un nouveau pacte majoritaire". Et ce avec la "majorité qui a fait François Hollande, président de la République" pour éviter le risque d'"enlisement politique". Un appel clair au Front de gauche, car "il faut un changement de cap politique et de cap économique, nous devons redonner la priorité à la croissance et à l'emploi sans s'enfermer dans le dogme des 3% de déficit qu'on n'arrive pas à atteindre".


      "Il faut un tournant de la relance et, pour mener cette nouvelle politique, il faut une équipe qui doit rassembler toutes les forces de gauche et écologistes". Pour elle, "la majorité qui a fait François Hollande président de la République doit pouvoir avoir des convergences pour un nouveau pacte majoritaire pour qu'on reparte sur un nouveau pied car, sinon, ça risque d'être et l'enlisement économique et social et l'enlisement politique".


      Emmanuel Maurel, le chef de file de l'aile gauche du PS, a également appelé de ses voeux la formation d'un nouveau "gouvernement rouge-rose-vert" pour mener une "nouvelle politique". Son courant devrait faire cette proposition samedi au Conseil national du PS.

       

      "Mais venez à la manifestation du 5 mai !"


      Appel que Marie-George Buffet, députée PCF a entendu mais qu’elle leur retourne. "J’ai envie de dire à ces hommes et ses femmes qui sont à la gauche du PS, qui ont envie que le PS retrouve une politique réellement de gauche et non pas une politique à la Sarkozy-Merkel, j’ai envie de leur dire, rejoignez-nous ! Je ne leur demande pas de quitter le PS, chacun est attaché à son parti c’est tout à fait normal, mais venez à la manifestation du 5 mai ! Soyez du bon côté de la barricade, rejoignez-nous !"

       

      Eva Joly: "J'irai manifester le 5 mai avec Jean-Luc Mélenchon"

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      13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 08:01

       

      Le Point.fr - Publié le 12/04/2013 à 15:39 - Modifié le 12/04/2013 à 15:44

      L'homme d'affaires accuse Sarkozy d'avoir fait financer sa campagne de 2007 par l'ancien leader libyen, mais refuse de transmettre ses éléments à la justice.

      L'homme d'affaires franco-libanais estime que la justice française n'est pas fiable.L'homme d'affaires franco-libanais estime que la justice française n'est pas fiable. © JACQUES DEMARTHON / AFP
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      L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine a réaffirmé vendredi, au lendemain d'une perquisition à son domicile parisien, qu'il existait des "preuves" d'un financement de la campagne deNicolas Sarkozy en 2007 par la Libye, mais qu'il ne les dévoilerait pas, n'ayant pas confiance en la justice.

      "La perquisition a duré 12 heures, mais ce qu'ils cherchent n'est pas là", a expliqué à la presse Ziad Takieddine, qui était absent lors de la perquisition menée dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte après une plainte pour "faux et usage de faux" de Nicolas Sarkozy contre Mediapart. À huit jours du second tour de l'élection présidentielle de 2012, Mediapart avait publié un document attribué à un ex-dignitaire libyen, affirmant que Tripoli avait accepté de financer pour "50 millions d'euros" la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

      Devant le juge Renaud Van Ruymbeke, Ziad Takieddine, par ailleurs mis en examen dans le volet financier de l'affaire Karachi, avait affirmé détenir des preuves de ce financement sans apporter d'éléments concrets étayant ses accusations, selon une source proche de l'enquête. "Ne nous interrogeons pas sur ces documents, est-ce que Khadafi a payé Sarkozy ? Oui, oui il a payé pour la campagne, payé pour autre chose", a dit Ziad Takieddine. "J'ai dit [au juge] que les documents existent. J'en ai pris connaissance, ils ne sont pas chez moi et je ne peux dire où ils se trouvent", a dit Ziad Takieddine en précisant : "Je ne dirai jamais où ils sont car je ne fais pas confiance à la justice, incapable d'aller vers la vérité car elle est malade de ses magistrats". 

      "Quatre personnes en possession de preuves"

      Selon l'homme d'affaires, quatre personnes, qui ne se trouvent pas en France, sont en possession des preuves. Mais "qui me dit que le parquet ne va pas emprisonner celui qui les a données", ajoute l'homme d'affaires qui demande des "garanties sur leur sécurité". Plus largement, "tant que la justice n'a pas donné toutes les garanties d'un bon fonctionnement, la France n'aura rien (...) je ne dirai pas à la justice où je les ai trouvées", a-t-il assuré.

      Devant le juge, Ziad Takieddine avait évoqué plusieurs rencontres, avant l'élection présidentielle de 2007, entre Bachir Saleh, alors secrétaire particulier de Kadhafi, et Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy. Claude Guéant, dont le domicile a également été récemment perquisitionné, avait réagi en évoquant de pures "affabulations". Peu après la publication du document de Mediapart, Bachir Saleh, visé par une notice rouge d'Interpol, avait précipitamment quitté le territoire français. 

      REGARDEZ Ziad Takieddine affirme avoir des preuves d'un financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007 :

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      13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 05:17

      communiqué de "faire vivre le PCF" le 12 aril 2013


      Communistes, laissons Mélenchon à son populisme ! Notre manifestation, c’est celle du 1er mai !

      EDT, 12 avril 2013

      Ce qui est comique avec Mélenchon, c’est que l’idée de la fin du pouvoir personnel, version 5ème République, passe toujours par sa propre personne !

      Regonflé par les médias, en ces temps d’affaires, il convoque tout seul, comme cela lui vient, un défilé national « républicain » pour le 5 mai 2013, à l’occasion de l’anniversaire de l’élection de François Hollande. Sur toutes les antennes, il se pose en chevalier blanc pourfendant ses ex-camarades du PS et celle qu’il veut à tout prix concurrencer, Marine Le Pen. La désastreuse expérience d’Hénin-Beaumont l’an dernier ne l’a pas détourné de ce qu’il imagine être un faire-valoir.

      Voilà donc Mélenchon lance son annonce le jeudi 4 avril. Il ne prend pas la peine de prévenir ses amis de la « coordination nationale » autoproclamée du Front de gauche qui se réunit le même soir. Elle devra se réunir à nouveau le lendemain pour avaliser le choix du chef. Entre temps, Pierre Laurent s’est rallié à l’initiative, sans attendre la réunion du Conseil national du PCF, qui a lieu le 13 avril et qui n’aura plus qu’à enregistrer. Eva Joly et Olivier Besancenot, en perte de notoriété, saisissent la perche de Mélenchon. André Chassaigne affiche quelque réticence lundi 8 avant de s’aligner à son tour, du moins selon Pierre Laurent.

      Rien que sur le fonctionnement, l’initiative du Front de gauche, pour une nouvelle « constitution », semblable à un coup politicien, est irrecevable.

      Mais au-delà, qu’est-ce que l’affaire Cahuzac change à la situation politique ? Le spectacle d’un ministre du budget apôtre de l’austérité et de la lutte contre la fraude fiscale et fraudeur lui-même contribue objectivement à discréditer le gouvernement. Demain, si ses collusions avec l’industrie pharmaceutique sont avérées, on vérifiera pour qui roulent les gouvernants. Les dirigeants du PS, de l’aile gauche à l’aile droite, unanimement outragés par cette « trahison », auront encore plus de mal à masquer que leur parti est bien plus un parti bourgeois qu’un parti ouvrier. Une opportunité existe, dans le sens de l’action du PCF, pour obtenir enfin quelques moyens supplémentaires pour les services fiscaux contre la fraude.

      Tout cela n’est pas à ignorer mais rien ne change dans l’appréciation de la politique mise en œuvre, hier comme aujourd’hui, par Hollande, Ayrault, hier avec le lieutenant Cahuzac. L’austérité prépare la super-austérité sous l’égide de l’Union européenne du capital. Et ma foi, il faut avoir été naïf ou sacrément manipulateur pour avoir imaginé ou fait croire que l’alternance social-démocrate aux élections de 2012 aller amener quelque inflexion politique.

      Alors aujourd’hui, est-ce que l’on s’efforce de reconstituer l’immense rapport de force existant dans le pays, de soutenir les luttes pour rompre avec cette politique ? C’est normalement et constamment notre choix de communistes. Ou bien est-ce que l’on s’applique à diriger, à canaliser la colère contre des hommes et des chimères.  C’est le choix de Mélenchon et c’est un choix dangereux.

      Depuis quelques semaines, se caricaturant lui-même, Mélenchon accumule les sorties injurieuses dans les médias. Content de lui, il en rediscute cyniquement autour d’un café avec les journalistes qu’il vient d’insulter. Il n’insulte pas que les journalistes mais surtout la classe ouvrière, les travailleurs, à qui ce notable éducaillé n’imagine pas s’adresser autrement que sur un mode vulgaire.

      Maintenant il franchit un nouveau cap dans cet exercice de style dégradant. Nous avons toutes les raisons de ne pas apprécié Pierre Moscovici pour ses choix politiques. Mais le vouer à la haine publique, « il a un nom, il a une adresse », « il ne pense pas en français », tout cela relève du nationalisme le plus écoeurant. Les mots ont un sens ! Appeler à la « purification » de la vie politique évoque le pire. Mélenchon prend garde de ne pas dire « tous pourris », ce qui le compromettrait…

      Mais quand il parle de « système intrinsèquement pourri », comment lui-même, disciple de Mitterrand et du trotskyste Lambert, qui se complaît à se décrire comme un ancien « cacique » à qui le PS avait donné une sinécure au Sénat puis au gouvernement, comme un habile maquignon de la politique la main tendue un jour à Cohn-Bendit, le lendemain à Besancenot, n’y serait-il pas intégré ? Mélenchon a bien aussi appelé à voter pour Hollande « comme pour lui-même ». Camarades, ne soyons pas non plus masochistes au point de fermer les yeux sur le mépris que les gauchistes du PG (ex-PS !) manifestent à notre égard à propos de l’amnistie sociale comme des municipales.

      L’affaire Cahuzac sert objectivement à la droite pour se remettre en selle, un an à peine après la défaite de Sarkozy, alors qu’elle partage profondément (ANI, Crédit d’impôt au patronat au nom de la compétitivité, TVA antisociale etc.) les choix gouvernementaux et européens. L’affaire Cahuzac embarrasse d’un côté le gouvernement mais elle lui sert de l’autre à faire diversion sur ces choix.

      A baisser le niveau du débat, Mélenchon et ses amis rentrent dans leur jeu. Dans la surenchère « populiste », les gagnants sont toujours à droite, même quand ils traînent des « casseroles » parce que l’on attend rien d’autre d’eux : Berlusconi, Tapie, bientôt Sarkozy et Le Pen…

      Non, les communistes n’ont rien à faire dans les calculs de Mélenchon, d’autant plus flatté par les journalistes qu’il les insulte !

      Qu’est-ce qu’il y a à commémorer le 5 mai ? L’élection de Hollande ? La non-élection de Mélenchon ? Cette date empreinte d’institutionnalisme donne la perspective du Front de gauche en France, celle de la constitution d’un « bloc de gauche », une social-démocratie de rechange, pro-UE derrière des critiques minimales, comme dans les autres pays d’Europe sous l’égide du PGE, notamment à l’occasion des élections européennes.

      Le 5 mai, un dimanche, restons chez nous ! Ou bien distribuons des tracts dans nos quartiers et villages !

      Il n’est nul besoin de relire Lénine et « l’Etat et la révolution » pour savoir que toutes les avancées démocratiques bourgeoises sont bonnes à prendre pour les travailleurs mais aussi que la rupture ne peut pas partir des institutions bourgeoises. L’assemblage hétéroclite de bonnes réformes, peu probables, et de gadgets institutionnels que représente le projet fumeux de « 6ème république » ne fera converger aucune force efficace pour la rupture. Les ex-ministres de la gauche plurielle portent d’ailleurs la coresponsabilité de l’avènement du quinquennat…

      Communistes, rendons-nous à l’évidence. Qu’on le veuille ou non, Mélenchon a les clés du Front de gauche. C’est lui le porte-parole depuis que la direction du Parti l’a intronisé pour parachever sa « mutation ». La manifestation du 5 mai, quelles que soient les variations de discours, portera son « coup de balayette », son « qu’ils s’en aillent tous » recopié par le sinistre comique italien Beppe Grillo. L’occasion ne se prête pas à autre chose. C’est ce personnage que l’on mettra en avant.

      Camarades, n’allons pas  jouer les figurants de la farce! Aucun d’entre nous ne doit se laisser droguer par ces laides paroles du bateleur !

      Notre place est ailleurs, dans une autre manifestation autrement plus symbolique et importante : Celle du 1er mai. Comme salariés, comme militants, comme syndicalistes de classe, nous y  avons toute notre place, pour porter les propositions de rupture nécessaires sur lesquelles les salariés peuvent se rassembler pour gagner, pour commencer à faire reculer la politique au service du capital.

      NATIONALISATIONS ! Automobile, sidérurgie, énergie… imposons le débat quand le ministre Montebourg annonce de nouvelles « ouvertures du capital » et bénit les accords antisociaux chez Renault.

      HAUSSE DES SALAIRES ! Quand le gouvernement décide de rembourser 6% des salaires au patronat avec le « crédit d’impôt compétitivité », soit 20 milliards d’euros par an, payés par la TVA antisociale !

      DEFENSE DE LA SECURITE SOCIALE ! Le rapport de force existe pour mettre en échec le démantèlement des allocations familiales. Les millions de salariés, de retraités qui ont manifesté en 2010 contre la casse de la retraite à 60 ans n’ont pas disparu. La « gauche » les a trompés avant 2012, en liquidant la référence fondamentale au nombre d’annuités. Mais le rapport de force existe toujours face à l’orchestration de la résignation.

      RUPTURE AVEC L’UNION EUROPENNE ! Mélenchon feint de critique « l’euro Merkel », sans se priver d’accents xénophobes. Le nostalgique de Maastricht préfère « l’euro Schröder », « l’euro des peuples ». Irlandais, Portugais, Espagnols, Grecs, Chypriotes etc. tous nos camarades appellent la fin de l’euro ! Communistes français, retrouvons nos positions de toujours !

      Camarades, faisons un rêve ! Que les dirigeants du PCF continuent à s’exprimer posément, sans éclat de voix, sans chercher à concurrencer Mélenchon mais qu’ils portent distinctement, à la tête de la mobilisation de tout notre parti, ses positions historiques, plus justes que jamais, la riposte à la politique du capital.

      Camarades des cellules et des sections, prenons nos responsabilités !

      Vive le PCF !

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      13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 04:57

      Mélenchon laisse une ardoise de 527.000 euros au PCF en solde des présidentielles !


      Les fédérations du PCF et les membres du Conseil national viennent en  de recevoir une lettre du secteur « Finances » du Parti et de la direction nationale. Elle a de quoi les laisser pantois. 

      Dans cette lettre (copie ci-dessous), nous apprenons :

      1-     Que la campagne de Mélenchon a notablement excédé en dépenses le plafond remboursable.

      2-     Qu’en dépit d’un accord préalable entre les organisations du Front de gauche sur une répartition d’un dépassement éventuel, Mélenchon a décidé que ce serait exclusivement le PCF qui paierait.

      3-     Que la direction du PCF tient cette « décision unilatérale » pour inacceptable, qu’elle « ne s’en accommode pas », mais « qu’elle est imposée de fait ».

      4-     Qu’elle ne s’y fera plus prendre « travaillant à ce qu’une telle situation ne puisse plus se reproduire ».

      5-     Que la charge sera répartie à parité entre le CN du PCF et les fédérations du PCF.

      Chacun de ces points appelle des observations. Avec cette lettre, la direction du PCF ne saurait impliquer les communistes dans ses compromis ou dans quelque rapport avec le PG au sein du Front de gauche.

      1-     Comment la campagne de Mélenchon a-t-elle pu dépasser le plafond remboursable ? Il s’élève à 9.115.467 euros.  Mélenchon aura dépensé plus que Le Pen, 3 millions d’euros de plus que Bayrou… Normalement, une campagne communiste compense le manque d’argent et de relai médiatique par le militantisme. Au contraire, la campagne de Mélenchon, co-animée par  la direction du Parti, a misé sur les médias, sur les grand’messes, sur les cars et trains affrétés de toute la France pour déplacer des supporters. Et elle fait payer la note aux communistes, au détriment de leur action militante…

      2/3- Comment peut-on laisser Mélenchon décider tout seul ? D’autant plus qu’il paraît qu’il y avait un accord. Le faire respecter, même à Mélenchon est une question politique. Le piédestal médiatique sur lequel il est perché  le rend-il intouchable ? Pourquoi la direction du PCF  avalise-t-elle tous ses faits et gestes ? Communistes, nous ne devons pas payer, comme ça, la note de Mélenchon ! Incitons Conseil national du PCF à demander des explications à Mélenchon et lui demander de quelle manière il entend avec son parti de gauche assumer ses responsabilités financières, et à se faire écho de la colère de maintes fédérations et sections du PCF !

      4- Comment affirmer que cela ne se reproduira plus sans fermeté de la direction du PCF ? Dans plusieurs régions déjà en 2008, les nouvellement étiquetés PG n’ont pas hésité à faire payer les communistes, bien que l’opération Front de gauche se soit soldée pour le PCF par la perte de la moitié des élus sortants… Pourquoi, pour la présidentielle, la direction du PCF a-t-elle orienté l’argent des fédérations vers « l’apport personnel » du candidat Mélenchon plutôt que vers les « dépenses payées directement au titre des contributions des partis politiques », selon la nomenclature légale ?

      5 – Les fédérations du Parti sont mises à contribution à hauteur de 50%. Le rapprochement est immédiat avec l’une des dispositions les plus contestées des nouveaux statuts du PCF adoptées au 36ème congrès de février 2013. L’échelon militant local, les sections, s’est vu privé d’un tiers de ses ressources, des cotisations. Il faut savoir que les reversements d’indemnités d’élu, quand ils existent, reviennent déjà aux échelons « supérieurs ». Un tiers de moins pour les militants de base afin de financer les campagnes des notables du Front de gauche ?  Malheureusement, on ne croit pas si bien dire quand on lit dans l’accord du Front de gauche, adopté entre organisations en parallèle et à l’insu du congrès du PCF. Il est acté que la démarche du FdG « se concrétisera par un protocole financier entre les composantes du Front de Gauche. Ce protocole contiendra une clef de répartition financière entre les différentes organisations et indiquera une méthode permettant d’envisager les dépenses prévisionnelles que chacun sera amené à engager ».

      L’argent des cellules et des sections du PCF serait-il captif de combinaisons politiciennes au Front de gauche.

      Communistes, tant que nous ne réagissons pas, on ne voit pas pourquoi Mélenchon et ses affidés, issus pour la plupart de la nébuleuse socialiste se priveraient de s’accaparer ce qui reste de décennies de lutte et confiance construite avec les travailleurs par leur Parti, le PCF.

      Il serait naturel d'exprimer notre interrogation, notre inquiétude, notre colère et notre réprobation !

       

      Extraits lettre de la direction aux fédérations du PCF 

      « Suite à la validation et du  remboursement par  l’Etat du compte de JL Mélenchon, nous vous transférons cette semaine par virement sur le compte bancaire de la fédération  le remboursement du prêt accordé par votre fédération au compte de campagne. Ce remboursement se trouve, malheureusement, amputé de façon significative.
      D’une part, sur la partie de dépenses du Parti Communiste Français, la CNCCFP a réformé et déduit des dépenses de campagne – donc du remboursement – la somme de 90 952 € dont 76 456 € pour les fédérations. Ces réformations portent majoritairement sur la répartition présidentielle/législatives.


      Par ailleurs, cette campagne a permis à JL Mélenchon de recueillir  plus de 11 % de suffrages mais elle a aussi  nécessité davantage de moyens qu’initialement budgétés. Elles ont généré un surplus budgétaire concernant notamment les meetings  (+4 millions) et les dépenses des fédérations du PCF (+1 million) qui ont amené à un dépassement du montant remboursable maximum de l’Etat.

      Lors de l’élaboration du budget avec nos partenaires du Front de gauche, l’accord conclu prévoyait que tout dépassement du montant remboursable ferait l’objet d’une répartition de la prise en charge de ce dépassement entre les  composantes du Front de gauche.
       Or, malgré nos différentes interventions durant  plusieurs semaines (rencontres, courriers, etc…), il nous a été signifié par le mandataire du compte de campagne que le dépassement après réformation s’élevant à 527 000 € serait supporté uniquement par le Parti communiste français.


       Cette décision unilatérale du Parti de Gauche est bien sûr inacceptable et nous ne nous en accommodons nullement, mais elle nous est imposée de fait. Avec la direction nationale de notre parti, le secteur finances travaille en direction des partenaires pour qu’une telle situation ne puisse plus se reproduire, notamment en sécurisant les dépenses, par leur financements en amont conditionnant tout engagement financier du PCF. Nous vous tiendrons informés de ce travail mais souhaitons attirer votre attention sur les dangers de dérives pouvant survenir par le biais « d’associations » loi 1901 que nous devons écarter (toute personne morale ne pouvant financer aucune activité politique).        

                  Pour ne pas bloquer plus longtemps le remboursement aux fédérations, nous répartissons cette nouvelle charge pour moitié, soit 263 500 € au Conseil national et l’autre moitié aux fédérations, calculée sur l’apport initial de leur prêt respectif.

      Cette situation, plus que regrettable, va bien sûr impliquer un effort budgétaire supplémentaire pour le Conseil national et les fédérations, dans un contexte financier déjà difficile. Il n’est sans doute pas inutile que chacun-e fasse part à nos partenaires – à tous les niveaux – de cet état de fait et de la réaction des communistes. La part qu’ils et elles ont prise au succès de la campagne du Front de Gauche méritait certainement une toute autre considération. »

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      13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 04:11

      Rugby à XIII : "Le sport féminin n'est pas une tombola"

       

      Le PCF apporte son soutien aux membres de l’équipe féminine de rugby à XIII dans leur demande de prise en charge de leurs frais de déplacement pour la coupe du Monde en Angleterre.

       

      Leur demander officiellement d’organiser une tombola, ou de financer elle-même leur déplacement est un mépris scandaleux de la part de dirigeants sportifs. C’est une nouvelle attaque contre le développement du sport féminin en France. Avoir une équipe nationale féminine de rugby à XIII est une grande fierté pour notre nation et leur qualification à la coupe du monde doit être honorée par notre pays.

       

      Nous demandons donc une intervention rapide du gouvernement et de la fédération pour assurer intégralement le financièrement de leur déplacement.

       

      Si, lors de la coupe du Monde, les joueuses de rugby à XIII étaient amenées à briller par leur absence, les répercussions sur le développement de la pratique féminine de ce sport seraient dramatiques. Ce serait un scandale de plus qui frapperait le sport féminin, toujours première victime des politiques d’austérité.

       

      Le sport féminin ne peut pas être une tombola. Bien au contraire, il doit être encouragé et garanti par l’Etat et les fédérations sportives qui ont une délégation de service public pour le droit d’accès au sport pour toutes et tous.

       

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