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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 09:44

Visite de François Hollande à Dijon : la colère d'Isabelle de Almeida (PCF)

 

 

Oui à Dijon aussi, il y a de la souffrance sociale et humaine, et elle s'exprime comme hier dans le quartier des Grésilles où le président Hollande était en déplacement. Ici, la population vit durement la crise, le chômage, l'exclusion et la pauvreté depuis des décennies.

Alors venir dire aujourd'hui qu'il faut tous faire des efforts, des efforts justes, qu'il nous faut des entreprises compétitives et qu'il nous faut croire en l'avenir ! Et surtout en finir avec les conflits et passer à l'ère du compromis social, c'est un peu difficile à admettre quand à deux pas de ce quartier, il y a un site, celui de la multinationale Sanofi, championne du CAC 40, qui va bénéficier de 47 millions d'euros de cadeaux d'argent public (pour le groupe, mais c'est déjà beaucoup trop), tout en supprimant 2000 emplois et en réduisant sa recherche et en offrant de 3 à 4 milliards de dividendes à ces actionnaires. Alors oui, c'est indécent de venir ici, dans ce quartier comme aujourd'hui à Sombernon et à Venarey-les-Laumes dire qu'il faudrait faire un effort juste pour faire avancer notre pays.

Et promettre aux jeunes que les emplois d'avenir et les contrats de générations seront la solution pour eux alors qu'ils sont maintenant 25 % au chomage et que ni les collectivités locales (y compris Dijon ) ni les associations ne peuvent se permettre de créer des emplois d'avenir en grand nombre. D'ailleurs la preuve, le préfet de Côte d'Or a lancé il y a peu l'ouverture des emplois d'avenir aux secteurs marchands (cela fait quand même 35% du salaire payé avec notre argent ). Aujourd'hui, à Dijon sur 4 contrats signés, un est du secteur marchand. Car les réductions des dotations aux collectivités locales (-4, 5 milliards prévus pour les 3 ans à venir ) et dans la foulée, moins de subventions aux associations n'incitent pas à s'engager dans l'insertion réelle et sérieuse pour les jeunes.

Quant au message envoyé aux salariés et aux jeunes, avec le soi disant compromis social autour de l'accord Medef et quelques syndicats minoritaires, c'est leur faire accepter d'etre corvéables et moins bien rémunérés (les jeunes en premier et les autres salariés aussi ), de ne pas être considérés dans la société et d'être privés de leurs droits sociaux. J'avais cru entendre dans les promesses de campagne et surtout les jeunes que la jeunesse devrait mieux vivre en 2017 qu'en 2012. Avec moins de droits dans l'entreprise ? En étant toujours plus précaires et corvéables ?

Pour respecter votre parole envers les jeunes, Monsieur le Président, il vous faut changer de cap.

Des propositions sont sur la table, qu'elles viennent des organisations syndicales, des organisations de jeunesse et des parlementaires du Front de gauche : par exemple, la sécurisation de l'emploi et l'interdiction des licenciements boursiers, la taxation pour dissuader l'emploi précaire, l'allocation d'autonomie pour les jeunes (étudiants, en formation ou en recherche du premier emploi ), c'est cela  en partie qui sortira le pays de la crise, et c'est ainsi que les jeunes et les citoyens qui aspirent au changement reprendront confiance et croiront en leur avenir et en l'avenir de leur pays et de la société. A Dijon comme ailleurs.

Par Isabelle de Almeida, Membre du Conseil national du PCF, Membre de la Coordination, Responsable des questions de jeunesse et secrétaire départementale du PCF Côte-d'Or.

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 07:27

Bonus-malus: "socialement injuste" (PCF)

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 12 mars 2013 à 13h38Mis à jour le 12 mars 2013 à 13h38

Les sénateurs communistes "regrettent" mardi dans un communiqué que l'Assemblée nationale en adoptant définitivement le texte instaurantun bonus-malus des tarifs de l'énergie "ignore la position du Sénat" et vote "un dispositif socialement injuste".

"Les sénateurs du groupe CRC regrettent qu'une majorité des députés n'aient pas tenu compte des débats, des propositions et/ou des réserves émises par l'ensemble de la gauche dans sa diversité au Sénat", déclarent les sénateurs du groupe CRC. "Cette obstination va être préjudiciable aux nombreux foyers mal logés qui subissent la précarité énergétique, et à tous ceux pour qui il devient de plus en plus difficile de faire face aux dépenses énergétiques", assurent-ils.

Ils prônent "une politique énergétique guidée par l'intérêt général" et qui "assure à l'ensemble de nos concitoyens un véritable droit d'accès à l'énergie à travers un service public renforcé". Le Parlement a adopté définitivement lundi soir par un ultime vote de l'Assemblée nationale et après un parcours long et chaotique la proposition de loi PS instaurant un bonus-malus sur la facture d'énergie, qui a rencontré l'hostilité des communistes, notamment au Sénat.

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La loi Brottes sur l’énergie adoptée par un ultime vote de l'Assemblée nationale

Le Parlement français a adopté définitivement dans la nuit de lundi à mardi la proposition de loi socialiste sur l'énergie qui prévoit la mise en place au 1er janvier 2015 d'un mécanisme de bonus-malus. Elle avait été rejetée en octobre par le Sénat du fait d’une motion d’irrecevabilité déposée par une sénatrice communiste.

Les députés ont examiné le texte en soirée, signé du président de la commission des Affaires économiques François Brottes (PS), pour statuer définitivement, comme l'a souhaité le gouvernement qui le soutient. Les députés du Front de gauche ont voté contre de même que ceux de l'UMP et l'UDI. Ce texte instaure un bonus-malus sur la facture d'énergie, à compter de 2016, afin de favoriser la sobriété énergétique. Il a été largement revu par rapport à la version initiale déposée en septembre. Son premier passage à l'Assemblée avait été marqué par le départ fracassant en pleine nuit des députés communistes et de l'opposition, mécontents de voir arriver des amendements gouvernementaux sur l'éolien. Sans compter que le Front de gauche estime depuis le début qu'il y a atteinte au principe de péréquation tarifaire issu du Conseil national de la résistance. "Au final, il y aura la satisfaction de l'avoir voté, mais je ne suis pas certain qu'il y aura une application", a lancé, sceptique, André Chassaigne, président des députés Front de Gauche.

Le texte prévoit plusieurs mesures de lutte contre la précarité énergétique, notamment l'extension des tarifs sociaux de l'énergie à 4 millions de foyers et l'interdiction des coupures d'électricité et de gaz en hiver pour impayés, sur le modèle de la trêve hivernale en vigueur pour le logement. Quelques 580.000 coupures ou réduction de puissance ont eu lieu en 2012, selon Bruno Léchevin, délégué général auprès du Médiateur de l'énergie, chargé de la défense des consommateurs. Profondément remaniée, la proposition de loi, initialement appelée "tarification progressive de l'énergie" est devenue par la suite un texte de "transition vers un système énergétique sobre".

Repoussée au 1er janvier 2015, l'instauration d'un système de bonus-malus sur les factures d'électricité, dont l'objectif sera d'inciter les consommateurs à réduire leur consommation d'énergie, est l'une des mesures phare de ce texte symbolique des ambitions du gouvernement socialiste en matière d'énergie. Le bonus-malus est calculé en fonction d'un volume de base défini à partir du niveau consommé par le quart des foyers les plus sobres. La composition du foyer, la localisation géographique et le mode de chauffage sont toujours pris en compte. Il comporte également des mesures en faveur de l'éolien terrestre. André Chassaigne s'est de nouveau élevé contre les dispositions concernant l'éolien: "erreur colossale et faute contre la démocratie locale", a-t-il accusé. Le Sénat avait adopté contre l'avis du gouvernement un amendement PS prévoyant la constitution de parcs d'au moins trois éoliennes pour bénéficier de l'obligation d'achat de l'électricité produite par EDF. Le Front de gauche avait défendu sans succès un tel amendement, mécontents de la suppression de la règle dite des cinq mâts. La version adoptée par les députés ouvre la possibilité d'implantation d'une seule éolienne.

La proposition de loi du président PS de la Commission des Affaires économiques de l'Assemblée, François Brottes, avait été rejetée en octobre par le Sénat, du fait d’une motion d’irrecevabilité déposée par une sénatrice communiste de l’Allier Mireille Schurch, qui a présenté en commission une motion d’irrecevabilité adoptée par 20 voix (communistes, centristes et UMP) contre 19.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 16:38

Diesel : Plutôt que des taxes, privilégions la construction de véhicules propres à bas prix

 

 

En taxant plus fortement le diesel, Delphine Batho, ministre de l'Écologie propose avant tout une nouvelle saignée fiscale sur les propriétaires captifs d’un véhicule diesel. Elle va toucher des millions de salariés, de chômeurs qui n’ont que leur voiture pour se rendre à leur travail ou chercher un emploi.

Comme d’habitude les camions sont épargnés. Cette mesure ne réduira en rien la production de particules fines avec ses conséquences sur la santé publique, ce qui est pourtant dénoncé depuis longtemps. L’objectif de la taxation du diesel est donc de faire rentrer uniquement de l’argent dans les caisses de l'État sans pour autant résoudre les problèmes sanitaires. La nouvelle prime à la casse du ministre de la reconversion industrielle, Arnaud Montebourg, pourrait de prime abord apparaître comme plus séduisante afin de faciliter l’achat d’un nouveau véhicule moins polluant. Pour autant la faiblesse du pouvoir d’achat et les politiques d’austérité constituent des obstacles majeurs.

Il est temps que la filière industrielle de l’automobile coopère afin de mettre sur le marché un véhicule propre à bas prix. Cela permettrait la relance de cette filière industrielle tout en réduisant les pollutions. Nous demandons l’ouverture d’un débat public national sur les enjeux des déplacements qui fait actuellement défaut dans le cadre de la conférence gouvernementale pour la transition énergétique et la création d’une commission parlementaire sur l’émergence d’une véritable politique des transports et les filières industrielles attenantes.

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 16:08

 

Education, logement, économie : le bilan positif de Chavez

 

 

L'Humanité a dressé le bilan en quatre thèmes de 13 ans de pouvoir d'Hugo Chavez. Réduction impressionnante de la pauvreté, la fin de l'analphabétisme au Venezuela, création de l'université gratuite bolivarienne, lancement d'un plan de construction de 3 millions de logement...

 

  • Education : La conquête de ce droit universel 
a été une véritable révolution

En moins de treize ans, le Venezuela est passé de la misère éducative à une véritable révolution. Chavez a fait sienne la visée de Simon Bolivar : il n’est pas possible de changer de modèle social, politique, économique, et de transformer une société entière sans changer l’éducation. Celle-ci est devenue un droit universel. Il est inscrit dans la Constitution bolivarienne. Une frénésie éducative s’est emparée du pays, déclaré officiellement depuis la fin 2005 « territoire libre d’analphabétisme ». Une prouesse qui, au terme d’une campagne de deux ans, a permis à environ 2,5 millions de personnes d’apprendre à lire et écrire. Enthousiaste, le chercheur argentin Atilio Boron avait alors déclaré que ce programme allait fabriquer des « millions de chavistes pour dix générations ». L’école vénézuélienne d’avant Chavez était considérée par l’Unesco comme 
« un désastre ». Elle a incorporé depuis des millions d’élèves issus de familles pauvres 
qui jusqu’ici en étaient exclus.

Les plans éducatifs commencent pour les plus petits dès l’âge d’un an. Les écoles bolivariennes sont entièrement gratuites. Les enfants sont assurés de prendre au moins un repas par jour et d’avoir un suivi médical. La culture et le sport sont dispensés dans cette « école intégrale » servant en même temps de lieu d’accomplissement des tâches communales. L’université bolivarienne (UBV) est également conçue comme une institution nationale, avec des politiques d’admission destinées à inverser la tendance à l’exclusion sociale. Les chiffres sont là : 780 000 étudiants étaient inscrits à l’université en 1998 contre 2 500 000 actuellement à travers un tissu universitaire couvrant tout le pays. Différentes missions sociales (comme Robinson, Ribas, Sucre) permettent à tous les Vénézuéliens d’accéder à tout moment de leur vie à l’éducation, représentant des millions d’étudiants en puissance. Ce dispositif est complété par l’octroi de centaines de milliers de bourses aux inscrits, chômeurs ou soutiens de familles. En 2010, cet effort exceptionnel en rupture avec l’ancien modèle élitiste mis en place par l’oligarchie au pouvoir a été loué par l’Unesco, le Venezuela jouant désormais dans la cour des grands pays de la planète en matière d’éducation.

  • Logement : Objectif, un logement digne pour tous

Pour tenter de résorber les bidonvilles hérités de l’exode rural, dangereux et vulnérables aux catastrophes naturelles, le gouvernement du président Hugo Chavez lançait, en 2010, une grande mission logement avec, à la clé, l’objectif de créer 3 millions de logements d’ici à 2017. Le programme donne la priorité aux handicapés, aux personnes du troisième âge et aux mères célibataires. « Pour la première fois de notre histoire, nous affrontons le problème du logement de manière intégrale », se réjouissait, en mai 2011, Ricardo Melendez, le vice-président chargé 
de l’économie productive. Auparavant, durant 
des décennies, les gouvernements successifs 
ont acheté la paix sociale à coups de sacs de ciment et de briques, légalisant de fait les constructions anarchiques.

« Le problème du logement n’a pas de solution dans le contexte du capitalisme qui transforme l’habitat en marchandise. En changeant la terre en marchandise, le logement est soumis à la spéculation », prévenait, en 2011, le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Rafael Ramirez. Un avertissement qu’a fait sien le Mouvement des pobladores qui regroupe plusieurs organisations engagées en faveur d’une « révolution urbaine : réquisition de terres et d’immeubles 
à l’abandon, autoconstruction et autogestion 
de l’habitat ». Pour Mariela, militante de ce front, la construction de 3 millions d’appartements correspond à un plan d’urgence nécessaire, 
mais qui « doit s’accompagner d’une intégration effective des personnes dans une communauté 
de voisinage. Ces logements ne doivent pas devenir un négoce pour les nouveaux locataires ». 
Cette crainte rejoint les réserves d’experts (architectes, urbanistes, sociologues) 
sur la construction de villes nouvelles dépourvues, pour l’instant, de services publics et surtout d’emplois. « Pour résoudre le problème du logement, il faut éviter de prendre une loupe, considère l’architecte Fruto Vivas. Il faut regarder intégralement les conditions de vie : la santé, l’éducation, 
les transports et la productivité, qu’elle soit personnelle, associative ou coopérative. »

  • Economie : Une dépendance 
au pétrole

Le Venezuela, pays pétrolier, possède les réserves les plus importantes du monde dans la bande de l’Orénoque. En 2003, le gouvernement a pu reprendre le contrôle de l’entreprise d’État Petroleos de Venezuela SA (PDVSA), alors aux mains de l’oligarchie affairiste (qui a tenté d’imposer un lock-out et de saboter les infrastructures), ainsi que des ressources énergétiques du pays en nationalisant les hydrocarbures. Le pétrole fournit plus de 90 % des recettes en devises du pays. Grâce à l’or noir, Hugo Chavez a largement financé les programmes sociaux, notamment dans l’éducation, la santé mais aussi dans l’alimentation. Le Venezuela, pétro-dépendant, ne parvient que partiellement à s’émanciper de sa mono-industrie. Mais il est bon de souligner que la croissance élevée de l’économie depuis 2004 est principalement due au secteur non pétrolier.

Le Venezuela a profité de ce boom et a procédé à l’augmentation des recettes pétrolières pour réduire sa dette publique, en particulier extérieure. En 2009, le pays a pu amortir la crise mondiale et continué à financer les programmes sociaux. Le problème structurel demeure toutefois, incitant le gouvernement à opérer un tournant dans sa politique économique, avec pour point d’appui une mesure de dévaluation de la monnaie. L’objectif était d’en finir avec les taux de change parallèles créant une inflation à deux chiffres, mais surtout de créer une véritable économie productive. C’est ainsi qu’est née la corporation des marchés socialistes (Comerso), chargée d’organiser la production par le secteur public de biens de consommation, nourriture, voitures, vêtements à des prix accessibles aux classes populaires. Un grand programme d’investissements a été également lancé pour financer le développement des productions nationales non pétrolières et mettre ainsi un frein aux importations. Sous Chavez, 1 600 entreprises sont passées sous le contrôle de l’État. Dans le domaine agricole, le gouvernement a procédé à une réforme agraire, en récupérant des terres pour les remettre à des familles paysannes. Réforme difficile à mettre en œuvre et aux résultats mitigés, si l’on considère que le Venezuela importe aujourd’hui les deux tiers de ce qu’il consomme.

  • Réduction de la pauvreté : Missions accomplies pour le professeur d’arithmétique

«Dieu parle au travers des mathématiques», aimait à dire Hugo Chavez, le président qui enfilait régulièrement les habits du professeur d’arithmétique pour présenter les résultats et les objectifs de ses politiques sociales. Au terme d’« objectifs », il préférait d’ailleurs celui de « missions » pour évoquer la question de la réduction de la pauvreté dans un pays héritier d’une colossale fracture sociale imposée par le colonialisme, les gouvernements néolibéraux, les injonctions du FMI ou les grandes compagnies privées.

En 1996, deux ans avant son arrivée au pouvoir, la tâche est immense : 70,8 % de la population est touchée par la pauvreté. Il est à cet égard intéressant de noter que pour définir la pauvreté, le pays n’utilise pas seulement des critères de revenus mais une série de références telles que l’accès à l’éducation, à l’eau potable, au logement... Selon un rapport de la Cepal, l’organisme des Nations unies chargé de mesurer le développement économique et social en Amérique latine, le Venezuela comptait 26,8 % d’indigents en 2010 malgré un nouveau pic à 54 % en 2003 du fait du coup d’État militaire et du lock-out des gérants pétroliers, l’année précédente.

Fin 2006, l’Institut national des statistiques jugeait qu’avec moins de 10 % de pauvreté extrême, le Venezuela serait le premier pays à atteindre les objectifs du millénaire des Nations unies visant à réduire de moitié la proportion de personnes vivant avec moins d’un dollar par jour à l’horizon 2015. Pour y parvenir, l’investissement social par rapport aux recettes fiscales passe de 36,6 % à 60,6 % et nombre de programmes se construisent sur la base de l’universalité des droits, notamment en termes de santé pour des populations jusqu’alors négligées comme les Indiens.

Autres pivots de la politique de réduction de la pauvreté : la construction de logements publics et d’éradication de l’habitat insalubre, l’alphabétisation, l’alimentation et le versement d’allocations aux chômeurs en formation. Enfin, en septembre dernier, Caracas a augmenté le salaire minimum de 17,25 % pour projeter ses ouvriers au rang des mieux payés du sous-continent.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 15:54

L'Humanité de lundi 11 mars 2013

MONDE -  le 11 Mars 2013

 

Ce lundi dans l'Humanité : l'après-Chavez se compte en millions de visages et de noms

 

 

L’élection présidentielle aura lieu le 14 avril. Elle opposera le président par intérim, Nicolas Maduro, à la droite rassemblée. Près d’une semaine après la mort du leader de la révolution bolivarienne, les hommages se poursuivent. Reportage de notre envoyée spéciale au Venezuela.

Pour l'historienne Elsy Rojas Parra, le peuple vénézuélien s'est identifié à Hugo Chavez. Il existe un chavisme en tant qu'héritage politique du président. Extrait de l'entretien :

Près d’une semaine après 
la mort d’Hugo Chavez, 
les Vénézuéliens, en masse, continuent de se recueillir devant sa dépouille. Comment expliquez-vous ce phénomène ?

Elsy Rojas Parra. Les Vénézuéliens se reconnaissent dans l’homme et le leader. Ils ont grandi, et ils ont gagné la dignité alors qu’hier encore, ils n’existaient pas dans la société. Pour eux, il ne s’agit pas tant de rendre un ultime hommage que d’exprimer le sentiment, réel, de « je suis Chavez ». Ce sentiment s’est d’ailleurs transformé en engagement. On parle de chavisme sans Chavez, de la fin de l’ère Chavez. Mais, au Fort Tiuna (où se trouve la dépouille de Chavez – NDLR), le chavisme ne meurt pas. C’est là l’expression d’une conviction profonde : 
« Le peuple est Chavez. »

Le chavisme sans sa figure tutélaire est-il possible ?

Elsy Rojas Parra. Le chavisme sans Chavez est un questionnement qui existait déjà lorsque le président était encore en vie. Il faut le différencier de l’absence physique de l’homme. Car le chavisme s’est, de fait, transformé en courant politique. Autant je ne crois pas au chavisme sans Chavez, autant il existe un chavisme en tant qu’héritage politique de Chavez.

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 07:11

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collage Mustapha Boutadgine, 2007

MONDE -  le 7 Mars 2013

Hugo Chavez 1954-2013

Olivier Compagnon "Le pouvoir d’Hugo Chavez a toujours reposé sur une vraie légitimité démocratique"

 

 

Pour Olivier Compagnon, spécialiste de l’histoire politique et culturelle de l’Amérique latine, l’élection de Chavez, en 1998, a représenté la première contestation, dans les urnes, des politiques néolibérales imposées par le FMI.

Que représentait Hugo Chavez dans le processus politique engagé en Amérique latine ?

Olivier Compagnon. L’expérience vénézuélienne représente un moment fondateur du virage à gauche qu’a connu l’Amérique latine dans les années 2000. Fin 1998, l’élection d’Hugo Chavez fut la première contestation populaire par la voix des urnes des plans d’ajustement structurels imposés depuis les années 1980 par les politiques néolibérales. Une bonne partie de l’émotion ressentie aujourd’hui en Amérique latine est liée à cette fonction matricielle de la première élection de Chavez.

À quel projet de société correspondait son « socialisme 
du XXIe siècle » ?

Olivier Compagnon. Apparu en 2005, le « socialisme du XXIe siècle » est un slogan politique qui ne doit pas laisser croire à une transformation radicale de la société vénézuélienne. Après quatorze ans de chavisme, le Venezuela reste en effet une société capitaliste où les intérêts privés se portent toujours très bien et où, plus que jamais, règne le consumérisme. Au niveau des pratiques, Chavez représente toutefois le retour d’un État infiniment plus redistributeur qu’il ne l’était auparavant. Cela s’est traduit par des politiques sociales novatrices au travers desquelles a été redistribuée une partie de la rente pétrolière. Le taux de pauvreté est ainsi passé de 49,4 % à la fin des années 1990 à 27,8 % en 2010, ce qui explique le soutien politique durable des classes populaires.

Dans la sphère occidentale, certaines voix le définissaient comme un « dictateur ». Quelle était la réalité démocratique du Venezuela d’Hugo Chavez ?

Olivier Compagnon. Bien qu’il faille souligner certaines dérives autoritaires, par exemple dans le fait de gouverner par décret ou d’avoir mis la main sur une part importante des médias audiovisuels, le pouvoir de Chavez a toujours reposé sur une vraie légitimité démocratique et des élections régulières. Il a bénéficié du soutien d’une majorité de la population jusqu’à la dernière présidentielle d’octobre 2012. Il faut également insister sur la vitalité des pratiques politiques locales, dans le cadre des conseils communaux notamment, qui ont permis une réinsertion citoyenne de nombreux Vénézuéliens dans le cadre de la démocratie participative.

Incarnait-il un nouveau tiers-mondisme ?

Olivier Compagnon. Au-delà de la réactivation rhétorique de la mythologie tiers-mondiste, Chavez s’est attaché au développement de relations Sud-Sud, avec l’idée de nouer des partenariats multiples permettant aux pays – et plus généralement à l’Amérique latine – d’échapper à la traditionnelle dépendance politique et économique vis-à-vis de Washington. C’est dans ce cadre qu’on a abondamment dénoncé les liaisons dangereuses de Chavez : ainsi son soutien inconditionnel au régime de Kadhafi au nom de la création d’un axe anti-impérialiste passant également par Moscou, qui contrastait fortement avec la volonté d’approfondir les pratiques démocratiques au sein même du Venezuela. Il faut faire une place particulière au cas de l’Iran qui est un partenaire traditionnel de Caracas depuis les années 1960, dans le cadre de l’Opep, et qui le demeurera quels que soient les changements de régime dans les années à venir.

Quel sera l’impact de la disparition d’Hugo Chavez sur sa « révolution citoyenne » ?

Olivier Compagnon. C’est difficile à dire dans la mesure où le chavisme était moins le produit d’une idéologie constituée qu’une nébuleuse hétérogène dont la cohésion reposait beaucoup sur la figure du président. Il faudra examiner attentivement, dans les jours qui viennent, la façon dont Nicolas Maduro – le dauphin désigné par Chavez en décembre dernier – pourra ou non contrôler certains secteurs importants du chavisme, en particulier l’armée qui compte des prétendants au pouvoir dans ses rangs. Une fois passés l’émotion liée au décès du « Comandante » et le temps du deuil, des tensions pourraient tout à fait apparaître.

Le Venezuela au-delà du mythe : Chavez, 
la démocratie, le changement social, 
d’Olivier Compagnon, Julien Rebotier et Sandrine Revet, Éditions de l’Atelier, 2009.

Entretien réalisé par 
Rosa Moussaoui

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 20:35

 

 

L’arrogance d’une frange de l’élite politico-médiatico française n’est plus supportable. Elle vient de s’exprimer à nouveau avec le décès d’Hugo Chavez : un mélange d’inculture, de bêtise et de haine. La politique de Chavez et du Venezuela peut ne pas être partagée. Mais pourquoi tant de mensonges, de violences ? La politique de répartition de la richesse pétrolière est la raison principale de l’hystérique campagne des médias ignorants et des réactionnaires de tous poils.

 

Une dictature ? Quatorze consultations électorales sur quinze remportées par Chavez et ses compagnons. Aucune manifestation de l’opposition réprimée, aucune arrestation. C’est au mois de février 1989 que remonte la dernière répression de masse dirigée par l’ancien président et vice-président de l’Internationale socialiste, Carlos Andrès Perez, lors des émeutes de la faim. Des milliers de manifestants, la plupart descendus des bidonvilles et des étudiants avaient été abattus par l’armée sur ordre du gouvernement de l’époque.  C’est au lendemain de ces événements que le « chavisme » commença à émerger.

 

La presse bâillonnée ? 80% de la presse écrite, la majorité des radios et des chaînes de télévision restent entre les mains de l’oligarchie vénézuélienne.

 

La pauvreté ? Alors qu’elle augmente en Europe et en France, elle a considérablement diminué depuis l’arrivée au pouvoir de Chavez, selon les chiffres de l’ONU.

 

La santé ? Jamais les couches déshéritées de ce pays n’avait bénéficié de moyens aussi importants pour se soigner.

 

L’enseignement ? L’analphabétisme a spectaculairement reculé depuis dix ans, selon l’Unesco.

 

La solidarité latino-américaine ? Elle s’est déployée avec tous les pays particulièrement avec Cuba, l’Argentine, l’Equateur, la Bolivie.

 

La souveraineté nationale ?  Le pays n’est plus une colonie yankee.

 

La rente pétrolière ? Elle ne va plus dans les  poches de l’oligarchie corrompue mais finance les plans sociaux.

 

Voilà ce que ne disent pas les médias. Voilà ce que combattent les droites françaises et certains caciques socialistes. Un jour viendra où les peuples vénézuélien et latino-américains nous riant au nez diront à la France : gardez votre arrogance nous n’avons pas besoin de vous.

 

José Fort   

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 20:10

L’amnistie sociale, une exigence de gauche

Contre la criminalisation des militants


Côte-d’Or

 On vote pour

le droit de vote

Al’appel de diverses organisations politiques, syndi- cales et associatives, plusieurs votations citoyennes ont été organisées en Côte-d’Or afin d’exiger le droit de vote des résidents étrangers. Une promesse datant de 1981 mais jamais honorée, bien qu’elle figure, à chaque élection présidentielle, dans le programme du candidat so- cialiste. C’est cette promesse que les militants présents sur les marchés de Dijon et de Chenôve ont tenu à rappeler, in- vitant les citoyens à se prononcer en glissant un bulletin dans l’urne prévue à cet effet. Le résultat est sans appel puisque sur 186 bulletins recueillis à Dijon, 95 % des vo- tants se prononcent en faveur de la proposition. Parallèle- ment à ces initiatives, un courrier a été envoyé aux parle- mentaires de Côte-d’Or pour qu’ils appuient la demande du Front de gauche de mettre sans plus tarder cette question à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale et du Sénat.􏰁P. F.

 

Oise, élection partielle

« Le changement pour de vrai ! »

 Le 17 mars, les électeurs de la 2e circonscription de l’Oise sont rappelés aux urnes suite à l’invalidation de l’élection du député UMP Jean-François Mancel. Un scrutin a priori difficile pour la gauche, l’UMP et le FN y ob- tenant 60 % des voix en juin dernier. Face cette droite ex- trême « qui n’offre aucune perspective pour sortir de la crise et face aux renoncements du gouvernement », Pierre Ripart et Anthony Auger, candidats du Front de gauche, en- tendent donc se servir de cette élection pour faire entendre une exigence, celle « du changement pour de vrai ! » Après un banquet qui a réuni une centaine de sympathisants, dont beaucoup de jeunes, ils sont maintenant en campagne avec les militants et les sympathisants de la circonscription. Leur créneau ? La vie des gens et en premier lieu l’emploi. Un sujet sensible dans un département où les plans de li- cenciements se multiplient comme chez Merck-Organon, à Eragny-sur-Epte où 247 emplois sur 320 sont menacés. Autre thème de campagne : l’alternative à l’austérité. Pour mener ce débat, des rencontres publiques sont organisées dans les cantons, tandis qu’un journal popularisant les pro- positions du Front de gauche est distribué dans les boîtes aux lettres. Des points de rencontre devant les entreprises sont aussi prévus pour décrypter l’accord national inter- professionnel et préparer la journée d’action du 5 mars. Pour Thierry Aury, secrétaire départemental du PCF, la cam- pagne est plutôt bien engagée. « On retrouve la dynamique du printemps dernier avec la mise en mouvement d’hommes et de femmes de gauche qui s’inscrivent dans la démarche de rassemblement dont les candidats sont porteurs. » Plu- sieurs temps forts sont prévus d’ici le premier tour. Les 5 et 6 mars avec Jacky Hénin, député européen, et le 11 mars avec un meeting à Beauvais en présence de dirigeants nationaux du Front de gauche.􏰁


A L’INITIATIVE

Amnistie, c’est pas loin d’amnésie, ça vient du grec et ça veut dire : oubli. Une des amnisties les plus fameuses ? celle des Communards, en 1880.

Le 28 novembre 2012, la sénatrice de l’Isère Annie David, du groupe CRC, dé- posait une proposition de loi intitulée « Amnistie des faits commis à l’occa- sion de mouvements sociaux et d’activi- tés syndicales et revendicatives ». Le 13 février dernier, la Commission des lois, pourtant majoritaire à gauche, re- jetait ce texte : 21 pour et 21 contre, ce qui donnait un avis négatif. Il avait manqué une voix, celle d’un radical de gauche, pour que la proposition soit adoptée. Celle-ci arrive à présent en séance plénière. Les sénateurs, majori- tairement de gauche, ont là l’occasion de se ressaisir en votant cette proposi- tion. Quand on est de gauche, on vote l’amnistie sociale.

Le préambule de la proposition de loi rappelle que ces dernières années, les difficultés des Français se sont accrues, d’où leur engagement croissant dans

des mouvements sociaux légitimes. « Alors qu’ils défendaient l’intérêt gé- néral, nombre d’entre eux ont fait l’ob- jet de sanctions pénales, disciplinaires et de licenciements. » Or l’action collec- tive est un droit, le droit de se défen- dre. « Trop de sanctions injustes ont été infligées qui ne visaient qu’à étein- dre toute velléité de contestation. » Comme ce délégué de Continental frappé d’amende pour avoir refusé un prélève- ment ADN ; ou ces salariés d’Eurodisney sanctionnés pour avoir mentionné sur leur blog le suicide de collègues ; ou ce membre de la Confédération paysanne qui manifestait contre la construction de l’EPR. « Les citoyens qui défendent l’école, leur outil de travail, leur hôpital ou leur retraite ne sont ni des criminels ni des délinquants. » La proposition de loi envisage donc d’amnistier « les faits commis à l’occasion de mouvements so- ciaux et d’activités syndicales ou reven- dicatives, ainsi que l’amnistie des sanc- tions disciplinaires ». Le texte est court, 5 chapitres, 11 articles. Il parle des faits « avant le 6 mai 2012* »,

concerne les conflits du travail, les mouvements collectifs, revendicatifs, associatifs ou syndicaux « relatifs aux problèmes liés à l’éducation, au loge- ment, à la santé, à l’environnement et aux droits des migrants » ; il vise aussi l’amnistie des sanctions disciplinaires (à l’Université notamment), la réinté- gration des salariés licenciés « dans le poste occupé avant le licenciement. » L’amnistie « efface les condamnations prononcées », elle « entraîne la sup- pression des empreintes génétiques is- sues des traces biologiques recueillies dans les fichiers de police » et « toute référence à une sanction amnistiée est punie d’amende ».

Lors de la dernière session du Conseil national, Pierre Laurent notait que « l’exigence de l’adoption de ce texte de justice sociale par la majorité de gauche (devait) grandir encore ». Après le meeting de lundi 25 février, les orga- nisations du Front de gauche ont décidé d’appeler à un rassemblement ce mer- credi devant le Sénat.􏰁G. S. 

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 20:06

ACCES AUX SOINS POUR TOUTES ET TOUS

URGENCE

Pour la santé aussi, l'austérité est mortifère !


Franchises médicales, dépassements d'honoraires..., les restes à charge se sont accumulés au cours des années tandis que nos revenus n'augmentent pas. Le renoncement aux soins progresse, particulièrement en dentaire et en optique.

C'est humainement inacceptable. Mais c'est aussi économiquement absurde ! C'est un gâchis que d'attendre une complication comme une paralysie ou une insuffisance cardiaque plutôt que de prendre en charge à 100% le traitement de l'hypertension artérielle, retirée de la liste des affections de longue durée par le gouvernement Sarkozy ou de favoriser un accident par une absence de lunettes ! Rien dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2013 ne revient sur les franchises, les déremboursements, contre lesquels la gauche toute entière s'était battue !

 

Interdiction des dépassements d'honoraires et remboursement à 100% par la sécurité sociale. L'engagement de François Hollande d'encadrer les dépassements d'honoraires avant l'élection présidentielle s'est traduit par une véritable reculade et l'autorisation implicite de dépassements à 150% du tarif opposable. Le vrai changement serait le remboursement à 100% par la sécurité sociale et une nouvelle convention médicale approuvée majoritairement par les organisations médicales représentatives. Il est nécessaire de développer de nouvelles formes de rémunération honorant le temps consacré par les médecins à l’élaboration des dossiers, au suivi des patients, à la prévention et à l’éducation à la santé. Il est nécessaire de lutter contre les disparités de revenus entre médecins généralistes et spécialistes, entre spécialités.

Les assurances privées sont à la fois l’une des causes des dépassements d'honoraires mais elles en sont aussi les premières bénéficiaires ! Et l'interdiction des dépassements, le remboursement à 100% par la sécurité sociale mettrait fin à cette spirale tout en luttant contre les renoncements aux soins pour raison financière. On pourrait commencer les remboursements à 100% pour les jeunes jusqu'à 25 ans et les étudiant-e-s jusqu'à 30 ans, où le renoncement aux soins est proche des 50%.

 

Des propositions contre les déserts médicaux

Marisol Touraine a annoncé l'organisation d'une "concertation nationale" sur les questions d'accès aux soins. Les communistes sauront lui rappeler que la première cause de non accès aux soins est financière ! Mais le PCF formule aussi des propositions contre les déserts médicaux: le travail collectif, le

salariat des centres de santé séduit les jeunes médecins tout en permettant le tiers payant, l'approche globale des patients, le

développement de la prévention, à l'opposé des maisons de santé, qui ne sont que la juxtaposition de pratiques libérales. C'est aussi la reconstruction d'une offre de service public hospitalier de proximité, l'arrêt des restructurations, des fermetures de services, de maternités, mettant en danger les populations. Un moratoire sur la loi Bachelot est urgent, en attendant une grande loi de santé publique, tout comme la prise en compte des difficultés des hôpitaux.

 

La France a les moyens d'une grande politique d'accès aux soins pour tous ! Les revenus financiers des entreprises et des banques représentent le double du budget de la protection sociale ! Ces revenus (317,9 milliards d'euros en 2010), soumis au taux actuel de la cotisation patronale, apporteraient plus de 40 milliards d'euros pour la branche maladie, de quoi faire face dans l’immédiat au déficit de la Sécurité sociale, mais surtout mener une politique sociale dynamique visant à répondre aux nouveaux besoins sociaux. Cela contribuerait dans le même temps, à réorienter l’activité économique vers un autre type de développement social et écologique, un autre type de production des richesses réelles, au lieu d’alimenter la spéculation. Ce n'est pas le travail qui coûte, mais bien le capital ! Et c'est sur la cotisation, modulée vers ce type de développement économique, que devra s'orienter la réforme de la protection sociale, pas sur le développement de la CSG, génératrice de perte de pouvoir d'achat.

 

Ce sont ces exigences que porte le PCF, qu'il vous appelle à porter. La mobilisation se développe, dans le Front de Gauche, mais aussi plus largement, dans les associations, les syndicats. Continuons à rassembler, à nous faire entendre. L'accès aux soins pour toutes et tous est urgent. Il est possible.

PCF/FRONT DE GAUCHE
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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 19:39
Politiques

L’hommage du ministre Lurel à Hugo Chavez fait grincer des dents à droite

10 mars 2013 à 20:07
Victorin Lurel, ministre des Outre-mer, le 8 février 2013 à Saint-Pierre-et-Miquelon
Victorin Lurel, ministre des Outre-mer, le 8 février 2013 à Saint-Pierre-et-Miquelon (Photo Jean-Christonphe L'espagnol. AFP)
Par AFP

L’hommage appuyé du ministre des Outre-mer Victorin Lurel à Hugo Chavez, devant des journalistes à Caracas, a fait grincer des dents à droite tout le week-end, certains élus réclamant une prise de distance officielle de la part de François Hollande ou Jean-Marc Ayrault.

«J’ai honte pour mon pays (...) M. Hollande réagissez!», a tweeté dimanche l’ancien ministre de la Défense et député UDI Hervé Morin, emboîtant le pas à une demi-douzaine d’élus et responsables de l’opposition qui depuis samedi ont exprimé leur indignation.

«J’en ai marre de participer à ces petites polémiques qui nous éloignent de l’essentiel», a répondu à distance le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, balayant une question sur le sujet à l’émission BFM Politique (BFMTV/RMC/Le Point).

En cause: des propos du ministre des Outre-mer qui représentait le gouvernement français vendredi aux obsèques nationales du président vénézuélien Hugo Chavez, décédé mardi des suites d’un cancer.

Interrogé après la cérémonie par RTL et Europe 1, Victorin Lurel, né en Guadeloupe, où il fut député et président de région, a confié son émotion et une certaine admiration pour le leader sud-américain qu’il avait rencontré et qu’il a comparé à de grandes figures de la politique française.

«Chavez c’est de Gaulle plus Léon Blum», a-t-il dit, «De Gaulle parce qu’il a changé fondamentalement les institutions et puis Léon Blum, c’est-à-dire le Front populaire, parce qu’il lutte contre les injustices».

«Moi je dis, et ça pourra m’être reproché, (...) que le monde gagnerait à avoir beaucoup de dictateurs comme Hugo Chavez puisqu’on prétend que c’est un dictateur. Il a pendant ses 14 ans (au pouvoir au Venezuela) respecté les droits de l’Homme», a aussi déclaré le ministre.

Le propos tranchait avec la retenue affichée par le président Hollande dans son communiqué officiel quelques heures après la mort de Chavez, ou celle de Najat Vallaud-Belkacem mercredi. «Hugo Chavez ne laissait personne indifférent et, sans nécessairement partager ses orientations, on ne peut évidemment que saluer la volonté qui était la sienne de justice et de développement», avait dit la porte-parole du gouvernement.

Mercredi c’était principalement Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) qui avait rendu un vibrant hommage au président vénézuélien, saluant sa défense des pauvres et son «idéal inépuisable de la révolution».

Comme Yves Jégo (UDI) ou ses collègues UMP Dominique Bussereau, Lionnel Luca et Christian Estrosi la veille, le député Hervé Mariton s’est dit «choqué» dimanche par les déclarations de M. Lurel.

Il ne s’agit pas d'«une erreur de communication», mais «d’une faute majeure, d’une faute grave dont il conviendrait que le président de la République, le Premier ministre, s’excusent», a dit l’élu de la Drôme sur la Radio de la communauté juive.

Présentant elle aussi Chavez comme «un dictateur», «un démagogue», la présidente du Medef Laurence Parisot a accusé sur France 3 Victorin Lurel de «déshonorer notre pays en s’exprimant ainsi». D’un point de vue économique, elle a reproché à Chavez de n’avoir pas su profiter de la richesse pétrolière de son pays, et d’avoir «fait en sorte que toutes les élites quittent le pays».

Au Parti socialiste, Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris, a jugé «excessif» le propos ministériel mais rappelé que Hugo Chavez avait été «élu» président, «c’est pas un régime de dictature».

«Je comprends la colère de Victorin Lurel au regard de la manière dont, en France, le débat sur le bilan de Chavez a été traité. On a senti la haine de classe de ceux qui ne savent pas ce qu’il a fait pour son peuple», a fait valoir de son côté le socialiste Julien Dray, regrettant que la France n’ait pas envoyé à ces funérailles d’Etat «une personnalité de premier plan» comme le chef de la diplomatie Laurent Fabius.

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BRUNO FORNACIARI

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