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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 17:48
Instructif de la stratégie média "personnelle de Mélenchon et de l'égard envers "ses" "alliés" communistes
Et vos alliés commuisyes? lui demande une journaliste à Mélenchon "je m'en fou, ça m'est complètemet égal" répond-il
Et la direction du Pati commuiste, Pierre Laurent et consort que disent-ils ? RIEN
Sur les murs apparaissent parfois des afiiche FRONT DE GAUCHE sur lesquelles ne sont plus mentionnés les logos des partis le composant un peu comme si le FRONT DE GAUCHE les avait "assimilé" absorbé.
L'on voit Mélenchon à peu près partout sur les médias. Il est présenté tour à tur et parfois en même temps comme el "leader" du Front de gauche, le Co-Président du parti de gauche, le "Président" du Front de Gauche, bref comme "L'INTERLOCUTEUTR" de la gauche de la gauche. Sans aucne réaction du PCF. "Qui ne dit rien consent"
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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 17:15

Affaire Cahuzac : retour sur quatre mois de mensonges

Mis à jour le 02/04/2013 | 17:47 , publié le 02/04/2013 | 17:28
Jérôme Cahuzac, le 20 mars 2013 à Paris.

Jérôme Cahuzac, le 20 mars 2013 à Paris.

(MIGUEL MEDINA / AFP)
1

Jérôme Cahuzac a avoué. Après des mois de rebondissements, l’ancien ministre du Budget a reconnu sur son blog, mardi 2 avril, avoir détenu un compte bancaire à l’étranger.

Il explique avoir donné l’information aux juges en charge de l’affaire, lors d’un entretien au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris. Il a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale dans la foulée. L’existence de ce compte avait été révélée le 4 décembre par le site d'information Mediapart. Jérôme Cahuzac avait jusque-là formellement démenti.

Francetv info reprend le fil de quatre mois de mensonges.

1Acte 1 : "Je n’ai jamais eu de compte à l’étranger"

Après un premier démenti dès la publication de l’article de Mediapart et l’annonce d’un dépôt de plainte pour diffamation, Jérôme Cahuzac proteste une nouvelle fois de son innocence le 5 décembre, lors d’un entretien avec le président de la République et le Premier ministre.

L’après-midi, c’est devant l’Assemblée nationale qu’il s’exprime. "Je n’ai pas, je n’ai jamais eu de compte à l’étranger, ni maintenant, ni avant", lance le ministre du Budget sous les applaudissements de la majorité.

(Francetv info)

2Acte 2 : la contre-attaque, "preuves" à l’appui

Après le démenti du ministre, Mediapart pousse son avantage en publiant un enregistrement sonore le 5 décembre en fin de journée. On y entend un homme présenté comme le ministre s’inquiéter de l’existence d’un compte en Suisse. Le lendemain, Jérôme Cahuzac contre-attaque sur RTL en mettant en cause les sources éventuelles de Mediapart.

Première cible du courroux ministériel, un agent du fisc du Sud-Ouest, Rémy Garnier. En 2008, ce dernier avait adressé à sa hiérarchie un mémoire dans lequel il évoquait "un compte bancaire à numéro en Suisse" ouvert par Jérôme Cahuzac. Le ministre parle d'"un document insensé" et qualifie de fantaisiste la mention de villas à Marrakech et à La Baule.

(Francetv info)

Le ministre s’acharne ensuite à prouver la légalité du financement de son appartement parisien. Il publie alors son plan de financement sur son blog, où il explique que son apport personnel était financé par un prêt de ses parents, le "remploi de fonds" personnels de sa femme et la revente de son précédent domicile.

Enfin, il dément être l’homme de l’enregistrement. "Je ne vois même pas à quoi cela fait référence (...), ce n’est pas ma façon de parler", assure-t-il.

3Acte 3 : UBS prié de certifier que Cahuzac n’a pas eu de compte en Suisse

Mi-décembre, le ministre poursuit sa contre-offensive en annonçant avoir demandé à la banque suisse UBS, mentionnée dans l’enregistrement, de certifier qu’il n’a pas détenu de compte dans l’établissement.

Sur son blog, Jérôme Cahuzac explique que son avocat a fait une demande anonyme pour s’enquérir de la faisabilité de la démarche. Dans sa réponse, publiée par le ministre, UBS explique qu’elle n’accède pas à ce type de requête, "par principe".

"Je ne souhaite pas en rester là et c’est pourquoi j’ai confié le mandat à mon avocat et à son correspondant au barreau de Genève de bien vouloir poursuivre leurs démarches, assure le ministre. Je ne souhaite rien tant que clouer définitivement le bec des calomniateurs."

4Acte 4 : une démission qui "ne change rien"

Contraint le 19 mars à la démission par l’ouverture d’une information judiciaire contre X pour blanchiment de fraude fiscale, Jérôme Cahuzac continue d’affirmer son innocence. "Cela ne change rien à mon innocence, ni au caractère calomniateur des accusations lancées contre moi", explique-t-il sur son blog. "C’est à la démontrer que je vais désormais consacrer toute mon énergie", prévient-il.

5Acte 5 : "J'ai été pris dans une spirale du mensonge"

Mardi 2 avril, Jérôme Cahuzac avoue. Après s’être rendu au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, l’ancien ministre publie une longue déclaration sur son blog. "J’ai rencontré les deux juges aujourd’hui. Je leur ai confirmé l’existence de ce compte", écrit-il. Il n’indique cependant pas où se trouve ce compte.

"Je les ai informés de ce que j’avais d’ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l’intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n’a pas été abondé depuis une douzaine d’années, soit environ 600 000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris", poursuit-il.

Il présente ensuite ses excuses au président de la République, au Premier ministre, à ses anciens collègues du gouvernement, aux parlementaires, à ses électeurs et à sa famille. "J’ai été pris dans une spirale du mensonge et m’y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords, écrit-il. Penser que je pourrais éviter d’affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J’affronterai désormais cette réalité en toute transparence."

Francetv info

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 16:59

 

 

 

Politique - le 2 Avril 2013

Mélenchon : "Un impôt n'est pas destiné à punir, il est destiné à partager"

Jean-Luc Mélenchon, coprésident du Parti de gauche a estimé mardi que la future taxe à 75% payée par les entreprises sur les très hauts revenus était "absurde". La bonne méthode serait plutôt de créer des tranches supplémentaires d’impôts sur le revenu.

"Elle est absurde. Ce n'est pas ce qu'il faut faire", a déclaré ce mardi Jean-Luc Mélenchon interrogé sur BFMTV. Il avait déjà jugé absurde la première idée du prélèvement à 75%, à l’époque. "J'ai dit que c'était stupide, que jamais de ma vie j'ai vu un système d'impôt où on passait de 45% à 75% mais à l'époque on m'a regardé de haut", a-t-il rappelé. "Un impôt n'est pas destiné à punir, il est destiné à partager. Il ne s'agit pas d'humilier les gens qui ont de l'argent, il s'agit de leur dire +les amis ça va mal, la société toute entière doit participer à l'effort commun+".

Et de reprendre l’argument historique, déjà employé lors de la campagne présidentielle."Sous M. Roosevelt, la dernière tranche des impôts était à 95%, c'est sous M. Reagan seulement qu'on l'a fait descendre en dessous de 70%". Pour Jean-Luc Mélenchon, "cette taxe n'est pas très intelligente - parce que c'est une taxe - cela devrait être un niveau dans l'impôt sur le revenu. Pourquoi les entreprises vont-elles payer cette taxe ? C'est absurde". "Si on veut limiter les salaires, on dit par exemple (...) il ne peut pas y avoir d'écart (de salaire) supérieur de 1 à 20 et chaque fois que celui qui est en haut s'augmente, il est obligé d'augmenter celui qui est en bas", a proposé le coprésident du PG.

Thierry Lepaon a également précisé sur France Inter que « c’est l’impôt qui devrait régler ces questions là. C’est un nouveau tournant dans une logique que je n’apprécie guère ». Et de préciser qu’on aurait du élever les tranches supérieures d’imposition, comme François Hollande s’était engagé à le faire, plutôt que de faire porter ce coût aux entreprises.

14 tranches d’imposition

"Là où le pouvoir en place se contente de surtaxer les revenus d'activité supérieurs à 1 million d'euros à 75% en exonérant les revenus du capital", le Front de gauche propose une réforme complète de l'impôt sur le revenu afin de le rendre plus progressif. L’idée est de passer à 14 tranches d’imposition, dont 9 entre 40 et 100 %, avec un plafond maximum à 360 000 euros de revenu annuel, ce qui toucherait 15 000 ultra-riches.  

L'argumentaire pointe des précédents historiques, les voici précisés :

  • "jusqu'en 1986, le taux supérieur était à 65 % (avec 14 tranches contre 5 aujourd'hui) et il dépassait même les 90 % sous la IIIème République"
  • "aux USA Roosevelt avait porté le taux supérieur à 91 % et il est resté à 70 % jusqu'en 1980"
  • "un revenu maximum a été instauré dés la révolution française dans le décret du 4 août 1789 qui, en abolissant les privilèges, plafonnait à 3 000 livres annuelles les revenus tirés de rentes"

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 16:51

ANI: des socialistes et écologistes contre la destruction du Code du travail (vidéo)

A gauche, outre le Front de gauche qui a déposé 4.500 amendements pour modifier en profondeur le texte, l'ANI (accord national interprofessionnel) sur l'emploi est aussi rejeté par des élus du Parti socialiste et d'Europe écologie les Verts.

Témoignages de ces opposants à l'accord de flexibilisation de l'emploi.

« L’accord est d’une très grande faiblesse ». Jérôme Guedj, député PS de l’Essonne.

Le débat doit permettre de rendre intelligibles des choses qui ne le sont pas. Je fais partie de ceux qui sont terrorisés à l’idée d’avoir seulement quatre jours pour débattre. Au-delà de la lutte contre la précarité, à travers l’article relatif au temps partiel, l’accord est d’une très grande faiblesse. Le projet de loi est présenté comme étant équilibré, comme s’il y avait des éléments donnant-donnant entre patronat et salariés. Mais le législateur n’a pas pour rôle de construire une loi avec des articles qui en « compensent » d’autres. Il doit faire une loi dans l’intérêt général. Pour un texte qui ne devait surtout pas être amendé, on récolte deux cents amendements venant de socialistes parmi lesquels une partie des cent qui avaient appelé à voter le texte en l’état.

 


 

 

 

"Un texte très déséquilibré". Emmanuel Maurel, vice-président (PS) du Conseil régional d'Ile-de-France

 

 « Le débat parlementaire sera offensif ». Jean-Vincent Placé, président du groupe Europe Écologie-les Verts (EELV) au Sénat.

Le débat parlementaire sera offensif. Le volet flexibilité ne nous va pas du tout, aussi bien sur les accords de mobilité que sur le maintien de l’emploi et la notion de licenciement économique. Les amendements d’EELV auront pour objectif de sécuriser les salariés et de rendre moins flexibles les dispositions prévues concernant la précarité des salariés dans cet accord. 
Le blocage du dialogue social est extrêmement pénalisant. Mais on nous dit : « Il y a un accord. Maintenant, c’est à prendre ou à laisser. » Ce n’est pas sérieux. Penser qu’améliorer la compétitivité, alléger 
les charges et permettre les licenciements ce sont 
des solutions, c’est une impasse totale.

 

« La marge de manœuvre pour modifier le texte existe ». Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris.

Nous ne considérons pas que le social est un monde à part. Les choix macroéconomiques sont déterminants. Il ne faudrait pas, qu’au nom du « tout emploi », nous acceptions le démantèlement du contrat de travail et des droits sociaux. Dès 1981, on entendait : « Donnez la liberté de licencier et le problème du chômage sera réglé. » Aujourd’hui, c’est : « Donnez la flexibilité du temps partiel. » Trente ans après, certains disent : « On s’est trompés. » Ne nous trompons pas cette fois-ci encore. Il n’est pas sûr du tout qu’au sein de la gauche, cet accord soit majoritaire. La marge de manœuvre existe pour le modifier.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 16:44

Jérôme Cahuzac est mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, annonce son avocat

Mis à jour le 02/04/2013 | 17:17 , publié le 02/04/2013 | 15:36
L'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac le jour de sa passation de pouvoirs avec Bernard Cazeneuve à Bercy, le 20 mars 2013.

L'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac le jour de sa passation de pouvoirs avec Bernard Cazeneuve à Bercy, le 20 mars 2013.

(MAXPPP)
7

Il est passé aux aveux. Jérôme Cahuzac a été mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale, annonce son avocat mardi 2 avril. Le même jour, il a reconnu sur son blog l'existence d'un compte à l'étranger depuis une vingtaine d'années, crédité d'un montant de 600 000 euros. "Dévasté par le remords", il demande pardon pour "une faute inqualifiable". L'ancien ministre du Budget été entendu par les juges d'instruction à sa demande, mardi, comme le rapporte la journaliste de France 2 Audrey Goutard sur Twitter. 


Un peu plus tôt, Le Canard enchaîné avait indiqué sur Twitter que Jérôme Cahuzac s'apprêtait à reconnaître à "passer aux aveux" devant les juges concernant ses comptes en Suisse et à Singapour. Sur son blog, il ne précise pas de quel compte il s'agit. L'hebdomadaire satirique annonçait sur Twitter son article à paraître mercredi.  

 

Jérôme Cahuzac a démissionné de ses fonctions le 19 mars en raison de cette affaire, révélée par Mediapart. L'ancien ministre était soupçonné d'être toujours titulaire dans une banque à Singapour d'un compte affichant un solde de plus de 500 000 euros, ouvert dans une succursale de l'établissement suisse Reyl et Cie, après avoir fermé un premier compte chez UBS en Suisse à la fin des années 2000.

 

Soupçonné d'avoir détenu un compte en Suisse à la banque UBS, ce qu'il a toujours catégoriquement démenti. Un témoin auditionné pendant l'enquête préliminaire de police a également indiqué que les sommes versées sur ce compte présumé proviendraient de laboratoires pharmaceutiques.

 

Une information judiciaire contre X visant l'ancien ministre a été ouverte pour blanchiment de fraude fiscale, mais aussi perception par un membre d'une profession médicale d'avantages procurés par une entreprise dont les services ou les produits sont pris en charge par la sécurité sociale, blanchiment et recel de ce délit. 

 

Deux magistrats du pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, Roger Le Loire, doyen du pôle financier, et Renaud Van Ruymbeke, ont été désignés le 20 mars pour enquêter sur cette affaire.

Francetv info avec Reuters

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 11:38

T02/04/2013

LES COUPS DE COLERE DE MARIE GEORGE-BUFFET

mgb_1.jpgTout s'écroule mais ils radotent, ils nous parlent des présidentiables, ils commentent les propos de toujours les mêmes, partir à la retraite plus tard est une évidence, le cout du travail est la raison de la crise, les fonctionnaires nous mènent à la faillite... ils sont au pouvoir depuis des décennies... droite ou libéraux sociaux, ils ne résolvent rien.

Alors, l'alternative à gauche n'est pas une insulte mais une nécessité pour l'émancipation humaine. Ami-es socialiste qui partagez ce point de vue, arrêtez de tergiverser, en fin de semaine , il va falloir ou pas voter l' accord du MEDEF sur le droit au chantage .

Vous avalisez ou vous montrez votre attachement aux acquis sociaux?

SUR L’INTERVENTION DE HOLLANDE

J’attendais des réponses d’un Président de gauche aux angoisses du peuple de France.

marie george buffet,françois hollande,aniJ’ai eu droit à un oral d’un énarque. Vingt minutes pour rassurer les chefs d’entreprises, pas un mot pour les salariés en lutte, mais des menaces sur notre système de protection sociale, et la poursuite de la casse des services publics.

S’ajoute à ce mauvais repas la mise à l’index du Parlement qui est sommé d’avaliser l’accord du MEDEF sur la flexibilité et la libéralisation des licenciements, avec une profession de foi sur la réduction des dépenses publiques.

Pour les hommes et les femmes de gauche, une seule alternative, le Front de Gauche.

Marie George Buffet, députée PCF-Front de Gauche de Seine St Denis

 

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 10:59

 

Place au peuple

Le Conseil d’État examine comment remanier le fameux prélèvement fis­cal à 75 % pour satisfaire au diktat du Conseil constitutionnel, une des institutions les plus antidémocratiques de la Ve République. Et après ? La justice fiscale va-t-elle progresser à grands pas si un taux inférieur voit le jour ? On se souvient que l’idée vint, subitement, au détour d’un plateau de télévision, en pleine campagne électorale, au candidat socialiste à la présidentielle. Peu de temps auparavant, celui du Front de gauche mar­quait des points sur ce terrain en développant toute une série d’argu­ments et de propositions. L’élection fut gagnée grâce aux quatre millions de voix qui s’étaient portées sur le nom de Jean-Luc Mélenchon, en avril dernier, au terme d’une vaste campagne populaire. En cette semaine chahutée pour les sommets de l’État et du gouvernement, ne serait-il pas temps d’entendre, d’écouter, à tout le moins discuter les propositions qui viennent de ce côté, comme de forces syndicales, telle la CGT, qui ont également contribué à battre la droite décomplexée de Sarkozy et Parisot ? Instaurer plusieurs tranches supplémentaires pour respecter le caractère progressif de l’impôt sur le revenu ; évaluer les niches fiscales – 65 milliards d’euros ! ; lutter efficacement contre l’évasion fiscale – 40 à 50 milliards d’euros chaque année : le candidat Mélenchon avait fait sen­sation à Rouen, en 2012, lorsqu’il proposa de s’inspirer de l’exemple américain en la matière…

La voie de l’austérité, maquillée en « sérieux budgétaire », est une im­passe. Face à la pression qui vient des forces de l’argent, coalisées au plan international, ne serait-il pas temps de faire « place au peuple » dans la politique à mener ? La France est la championne européenne des mil­lionnaires, a-t-on appris récemment. Le choix du « tout pour les actionnai­res » ruine notre économie, nourrit le désastre social du chômage et de la pauvreté de masse. Le candidat socialiste avait également promis d’en­gager de vastes réformes pour que le capital soit mis à contribution au même niveau que le travail pour les ressources du budget national. Il n’est pas trop tard pour s’engager dans cette direction. Les groupes du CAC 40 parviennent à distribuer près de 40 milliards d’euros de dividen­des, alors qu’ils payent trois à quatre fois moins d’impôt sur les sociétés que les petites et moyennes entreprises. Une politique de gauche devrait s’attaquer à cette réalité-là et obliger leurs bénéficiaires à en rabattre sur leurs privilèges, prétentions et diktats. Donner droit de regard aux élus, de la nation comme locaux, sur les subventions publiques, revenir sur les cadeaux qui nourrissent la spéculation, accorder des droits nouveaux aux salariés comme à leurs représentants, voilà qui contribuerait à ouvrir le chemin d’un vrai changement, profond et durable. On ne peut que cons­tater que les 20 milliards d’euros offerts sans contrepartie sociale, ni envi­ronnementale, au nom de la « compétitivité » aux mêmes, obligeant à accroître les coupes dans les dépenses publiques, ne vont pas dans ce sens.

Le président de la République a décidé de 20 mesures d’urgence en faveur du logement. Parmi celles-ci figure l’annonce de la baisse à 5 % du taux de TVA sur les nouveaux logements sociaux : ce que réclamaient le mouvement HLM et de nombreux élus de gauche. Voilà un premier pas qui prouve que, lorsqu’on fait entendre sa voix, on peut obtenir des résul­tats. De l’ANI à la future réforme des retraites prévue en juillet, l’expé­rience est à méditer n


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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 10:58

Sécurisation de l'emploi: le Front de gauche a préparé 4.500 amendements

PARIS (AFP) - 02.04.2013 08:27

Le Front de gauche (FG), opposé à l'accord national interprofessionnel (ANI) sur la sécurisation de l'emploi dont l'Assemblée nationale entame lundi après-midi l'examen, a préparé 4.500 amendements, a annoncé André Chassaigne, président du groupe dans un entretien publié mardi par L'Humanité.

voir le zoom : André Chassaigne le 29 novembre 2012 dans la cour de l'ElyséeAndré Chassaigne le 29 novembre 2012 dans la cour de l'Elysée
AFP/Archives - Bertrand Langlois

Le Front de gauche (FG), opposé à l'accord national interprofessionnel (ANI) sur la sécurisation de l'emploi dont l'Assemblée nationale entame lundi après-midi l'examen, a préparé 4.500 amendements, a annoncé André Chassaigne, président du groupe dans un entretien publié mardi par L'Humanité.

"Nous sommes extrêmement mobilisés et offensifs" contre le projet de loi retranscrivant l'ANI, assure le député communiste qui annonce que ces amendements doivent permettre "de mener le débat sur le fond et de faire valoir publiquement nos propositions alternatives".

"Ce texte porte un coup très dur à toutes l'organisation sociale de notre pays, met en cause l'ensemble de l'architecture de la protection des salariés et joue contre l'emploi", estime-t-il.

"Notre premier objectif c'est le retrait total du texte", souligne le député communiste du FG ou au moins en "limiter au maximum les conséquences néfastes".

"Nous allons essayer de construire des convergences pour améliorer le texte (qui) sont possibles avec des élus écologistes, radicaux de gauche ou de l'aile gauche du PS", ajoute-t-il.

L'exécutif a souligné à plusieurs reprises que les amendements des parlementaires ne devaient pas remettre en cause la cohésion du projet de loi, le ministre du Travail, Michel Sapin, appelant à trouver "le bon réglage" sur ce qui peut être "bougé" dans le texte.

© 2013 AFP

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 10:53

 

Face à la poussée du FN

redonner espoir à gauche 


Si on en croit le dictionnaire 
Le Robert, qui en pointe l’origine en 1911, tout guerrier marocain partisan d’Abd El-Krim, qui combattait contre la colonisation française, était qualifié par les troupes coloniales de «salopard».

En ce sens premier, on constatera que son usage par JL Melenchon est sans doute un contresens ; et que si le conflit est moins à redouter que le consensus mou, l’insulte ne remplacera jamais l’argument.

 

Avec le sens de la nuance qui les caractérise, un des éditorialistes du Figaro s’étranglait : « Depuis combien de temps met-on en garde (les socialistes) contre la tyrannie morale que leur inflige l’extrême gauche. Depuis combien de temps leur explique-t-on qu’ils perdent leur âme à frayer avec des gens qui veulent leur perte ? »

 

Réponse : « Depuis le Congrès 
de Tours, il y a quatre-vingt-treize ans. » On ne fein­dra pas de penser que monsieur Paul-Henri du Limbert ignore que le Parti de gauche n’est pas le Front de gauche, ni qu’il croit que les deux sont les faux nez du PCF.

 

Mais puisque certains évoquent les remugles des « années trente », en voilà un parfait exemple. Ce « commu­niste pas républicain » d’aujourd’hui est l’écho transparent du « communiste pas français » qui allait mener une frange des dirigeants politiques et économiques anti Front populaire à la fange collaboration­niste.

La ficelle est un peu grosse, après une élection partielle peu glorieuse au plan de la démocratie, 
de tenter de jouer sur deux tableaux : stigmatiser 
les uns pour mas­quer les collusions avec les autres. Con­fondre ceux qui s’inscrivent dans le débat démocratique et la République, avec la volonté 
de les rénover en profondeur, et cette extrême droite qui rêve d’un « État fort », du muselage des élus locaux, 
d’une « garde nationale », hors police et gendar­merie, de 50 000 hommes ; entre cette gauche qui veut la justice pour les syndi­calistes injustement condamnés sous 
le précédent quinquennat et cette extrême droite 
qui rêve de l’interdiction du droit syndical pour 
les magistrats. Si craque­ments il y a, ils relèvent de 
la compétition rhétorique pour capter ou conserver un électorat en recourant aux pires accents populistes conçus comme contrepartie aux coups de massue d’une politique ultralibé­rale.


La complaisance avec laquelle les médias audiovisuels, publics et privés, ont, depuis ce début d’année, déroulé le tapis rouge à l’expression de Marine Le Pen ne peut être non plus passée sous le boisseau. À jouer les apprentis sorciers, il ne faut pas s’étonner ensuite du résultat des urnes.

 

À droite, les résultats de la partielle de l’Oise ne procurent pas de quoi pavoiser, sauf à rêver d’un paysage politique 
réduit à la droite extrême et à l’extrême droite. À gauche, 
le nouveau Cassandre du Parti socialiste s’épargne 
le mal de tête en assénant, dans le même propos, que 
la défaite de la candidate présentée par sa formation est due à la présence du Front de gauche et que ce dernier ne tire pas parti des luttes sociales. Jean-Christophe Cambadélis préfère spéculer sur la pour­suite du scénario aux « élections munici­pales, européennes et régionales », ou­bliant au passage les résultats des législati­ves de juin dernier. Là comme ailleurs, la volonté de battre une droite qui bouchait toute solution d’avenir au peuple s’est nourrie d’une égale soif de changement.

Austérité, loi reprenant l’ANI bridant les droits des travailleurs, fiscalité ne se don­nant pas les moyens de s’attaquer au mur de l’argent… la droite n’a rien à y redire; le peuple de gauche, lui, de Dijon à la deuxième circonscription de l’Oise, expri­me ses doutes profonds.

L’enjeu est de lui redonner l’espoir d’une autre voie. Encore faut-il le vouloir. Il est une gauche, bien de gauche, qui entend y travailler d’arra­che-pied et ne pas lâcher d’un iota quant au débat 
à mener sur ce terrain et au ras­semblement qu’il appelle;  


 

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 10:52

 

Congrès de la CGT

capital de confiance


La CGT a tenu dans la Ville rose son congrès.

Alors que le capitalisme mondialisé et financiarisé est plongé dans la crise, c’est une véritable machine à remonter le temps et à effacer les progrès sociaux qui s’est ébranlée en ce début de XXIe siècle. L’actualité nous en fournit maints exem­ples. Ainsi, l’accord du 11 janvier dernier, mensongèrement présenté comme sécuri­sant l’emploi, que le Medef a obtenu sans rencontrer de résistance de trois syndicats minoritaires est une bombe contre le con­trat de travail. Les oukases de compétiti­vité imposés par le chantage chez Renault ou ailleurs accordent le droit aux diri­geants d’entreprise de disposer à leur guise de la vie du salarié. 


Et comme il est dans l’air du temps de prôner 
la résignation au nom 
de la crise, la CGT se voit reprocher une prétendue « radicalisation ». Tout simplement parce que ce syndicat, qui a derrière lui une expérience de cent dix-huit ans, reste fidèle à sa raison d’être : la défense des intérêts matériels et moraux des travail­leurs. La campagne anti-CGT, relancée notamment dans la dernière période à l’occasion du conflit Goodyear ou de PSA, n’obtient pas les résultats escomptés par ses fomenteurs. Les chiffres en attes­tent – des élections prud’homales (2008) jusqu’aux très petites entreprises (TPE) (2012) : la centrale présidée par  Thierry Lepaon arrive en tête de toutes les organi­sations syndicales.

Ce capital de confiance qui émane du monde du travail est évidemment un atout. Mais il y a un paradoxe du syndicalisme français qu’il faudra bien dépasser : il est combatif, représentatif de la colère 
et des aspirations des salariés, au point que dans d’autres grands syndicats européens l’on envie souvent « les luttes 
à la française ». Mais le faible taux de syndicalisation (8 % des salariés) qui affecte toutes les compo­santes syndicales représente un manque à gagner que 
les dirigeants de la CGT sem­blent décidés à corriger. 
Un syndicat fort d’un million de militants, la fin des « déserts syndicaux » permettront de peser davantage face à la radicalisation du capi­tal.

On ne saurait séparer la défense du monde du travail contre les empiétements des profitophages actionnariaux, de l’action pour la transformation sociale. Pas plus qu’on pourrait opposer résistance et esprit de conquête. De même, y a-t-il une cohé­rence entre l’engagement de la CGT pour battre la droite au printemps 2012 et les critiques franches d’aujourd’hui à l’égard d’un exécutif qui semble avoir oublié qui l’a fait roi n


 

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BRUNO FORNACIARI

HPIM3303

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