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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 08:25

Les communistes engagent la saison 2 du Front de Gauche

Les délégués du 36e Congrès ont débattu de l'avenir de la coalition. Ils proposent d'initier une « coopérative citoyenne ».

Intense débat hier à Aubervilliers au 36e congrès du PCF sur l'avenir du Front de Gauche. La partie du texte d'orientation des communistes qui propose d'engager une nouvelle étape du rassemblement a suscité de nombreuses interventions. « Le Front de Gauche est une construction politique nouvelle, il faut affronter cela avec sérénité » affirme Igor Zamichiei, Secrétaire de la fédération de Paris alors que des inquiétudes s'expriment parmi les congressistes.

Christian, militant de Meurthe-et-Moselle demande par exemple que le principe de non-adhésion directe au Front de Gauche soit inscrit explicitement dans le texte. « Personne ne veut d'un Front de Gauche-Parti donc soyons offensifs » répond Cécile Dumas des Alpes-Maritimes pour qui, le texte laisse une large place « à l'imagination et à la confiance des militants. »

Autre question qui fait débat : l'idée proposée par le texte de Congrès d'une « coopérative citoyenne » à partir d'un constat : « pour franchir une nouvelle étape, le Front de Gauche a besoin d'un lieu où les apports et les expériences d'actrices et d'acteurs du mouvement social, associatif et culturel pourraient se croiser ». Plusieurs intervenants jugent le terme un peu flou, « c'est un objet politique non identifié » assène un jeune délégué qui propose de supprimer le mot. D'autres au contraire le trouvent à l'image de l'objectif des communistes : créer les conditions de l'implication du plus grand nombre dans «un nouveau Front populaire » argumente notamment ELsa Faucillon des Hauts-de-Seine.

« Le choix de l'audace »

Pierre Dharrévile, Secrétaire de la fédération des Bouches-du-Rhône, chargé de superviser la rédaction du texte enfonce le clou : « nous sommes dans un état d'esprit très offensif, nous voulons écrire la saison 2 du Front de Gauche. C'est pourquoi nous n'avons pas retenu les formules restrictives. Le débat sur l'adhésion directe est un peu derrière nous. La coopérative, c'est ouvrir un espace à toutes celles et tous ceux qui veulent nourrir le Front de Gauche de leur intervention et de leurs propositions. »

Resté sur la réserve depuis le début des débats, Pierre Laurent, le Secrétaire national du PCF, intervient à son tour sur le développement du Front de Gauche, axe majeur de la stratégie de son Parti. « Ce que nous construisons depuis 4 ans, c'est quelque chose de profondément inédit. Lors des dernières campagnes nous avons vu une explosion citoyenne qui nous a nous même surpris » rappelle-t-il. Et d'ajouter : « Nous voulons que se construise dans la durée un mouvement populaire puissant, conscient des objectifs qu'il se donne. Le plus grand risque que nous courrons c'est de ne pas être assez audacieux. Ce qui doit dominer notre ambition, c'est l'audace. »

« Nous avons la passion du rassemblement. Nous sommes en train de rassembler avec le Front de Gauche et nous allons encore marquer beaucoup de points ! »conclut Pierre Laurent, convaincant très largement les délégués qui ont adopté cette partie puis l'ensemble du texte.

Léo Purguette (La Marseillaise, le 10 février 2013)

Des militants parlent de l'avenir du Front de Gauche

Anthony, chauffeur de taxi, Alès (Gard)

Le Front de Gauche c'est ce qui m'a fait adhérer. j'ai senti une dynamique différente, une politique ouverte à tous. Ça m'a aussi permis de dépasser les a priori qui sont diffusés sur les communistes notamment à l'école. Je me suis renseigné, j'ai gratté pour voir ce qu'il y avait derrière. J'ai trouvé que le PCF était le Parti le plus légitime pour accueillir mon engagement. Je suis pour qu'on continue le Front de gauche, c'est un espace de liberté.

Évelyne, infirmière, Roquevaire (Bouches-du-Rhône)

Je suis 100% pour le Front de Gauche et en même temps 100% communiste dans le Front de Gauche. Je crois qu'on peut être fermes et exigeants sur nos positions politique et à la fois ouverts et dans un esprit de rassemblement avec nos partenaires. La force du rassemblement c'est notre diversité. Elle doit être visible par la présence des logos dans les tracts et sur les autocollants dans les distributions communes. Dans ma section nous allons impulser des initiatives publiques thématiques à partir notamment de films et dans le souci d'impliquer des jeunes. La coopérative je ne sais pas tout à fait ce qu'on entend par là. Est-ce que s'est un prolongement des assemblées citoyennes ? S'il s'agit d'un espace de coopération à la base, pourquoi pas ?

Rémy, vacataire, Toulon (Var)

J'étais signataire d'un texte alternatif qui a fait plus de 20% dans ma fédération et qui défendait l'existence du PCF contre sa dilution dans le Front de Gauche. Je ne suis pas favorable aux adhésions directes au Front de Gauche. Le PCF doit tenir toute sa place dans le rassemblement, en être le moteur. Il faut ouvrir au mouvement social, aux syndicalistes. En dehors de nous dans ma ville il n'y a pas d'autres forces que le PG. On travaille dans un collectif citoyen à l'échelle de Toulon Provence métropole sur la gratuité des transports, cheval de bataille qui sera le notre en vue des municipales.

Gilbert, finances publiques, Vedène (Vaucluse)

Je pense que derrière le mot « coopérative », tout est à construire. Les assemblées citoyennes sont ouvertes, elles pourraient s'élargir en s'adressant encore plus à tous y compris aux croyants qui se situent dans une démarche humaniste. Nous bataillons contre toutes les stigmatisations dans cette circonscription où Marion Maréchal-Le Pen est élue. Je pense que le développement du Front de Gauche n'est pas contradictoire avec celui du PCF. Syndicaliste, j'ai adhéré au parti il y a trois ans. Le déclic a été la lutte sur les retraites où j'ai senti la nécessité d'une perspective politique.

Jean-Claude, enseignant retraité, Sète (Hérault)

La « saison 1 » du Front de Gauche a été une expérience riche d'enseignements et de réussite. Localement la « saison 2 », nous avons déjà commencé à l'écrire en programmant des débats publics sur le traité budgétaire européen, la compétitivité ou la 6e République. La question des adhésions directes qui s'était posée un temps on y a répondu en disant qu'il y avait le choix entre une grande diversités d'organisations membres du Front. Sur le financement de notre activité commune, il faudra trouver des moyens pour que chaque formation contribue à proportion de ce qu'elle représente. Beaucoup de questions vont se régler dans la vie. Dans le Front de Gauche tout le monde a envie que ça avance et ça c'est très fort.

 

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 08:06

Voyage de Hollande en Grèce : « la solidarité, ce n'est pas participer aux privatisations » (Gilles Garnier, PCF)

 

Les propos tenus hier par le Président de la République française en voyage officiel en Grèce sont scandaleux. Pour un Président de gauche qui prétend vouloir réorienter l'Europe vers la solidarité, avant une grève générale dans un pays dévasté par l'austérité, faire le choix de s'exprimer devant le patronat grec et français plutôt que de chercher le dialogue avec les forces qui résistent au pillage de leur pays est une faute grave.

Que valent les belles paroles sur la souffrance du peuple grec quand, au moment où le gouvernement Samaras annonce des privatisations, le Président français annonce que « les entreprises françaises seront prêtes à répondre aux appels d’offres » ? La situation en Grèce serait une aubaine pour développer le commerce extérieur de la France ? Elle devrait plutôt inciter le gouvernement français à ne pas suivre le chemin de l'austérité dans notre pays.

En Grèce, les coupes budgétaires et les privatisations ont déjà limité l'accès de tous à des services de qualité, baissé les salaires et dégradé les conditions de travail des salariés, jusqu'à créer des souffrances poussant aux gestes les plus ultimes. La Grèce traverse une très grave crise humanitaire. Des maladies que l'on croyait éradiquées, la faim, la grande pauvreté et l'exclusion y refont surface.

Un président de gauche ne doit pas se comporter ainsi mais soutenir les résistances et proposer des alternatives européennes permettant le développement des services publics et le redressement productif des pays européens. La solidarité, ce n'est pas participer aux privatisations.

Gilles Garnier, responsable Europe du PCF

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 18:07

Territoire

Élections départementales : une «régression du pluralisme»

 

Le conseiller territorial version Sarkozy aboli, le nouveau mode de scrutin imaginé par le gouvernement suscite des critiques chez les communistes et les écologistes, qui craignent un renforcement du bipartisme.

Le conseiller territorial, enfant de Sarkozy, est mort-né. Issu de la réforme territoriale de 2010, ce nouveau mandat, qui aurait remplacé ceux de conseiller général et régional n’a jamais convaincu les élus locaux et encore moins la gauche. Sa disparition et une nouvelle réforme électorale figuraient dans les engagements du candidat François Hollande.

Le projet de nouvelle réforme du mode de scrutin départemental, arrivé hier en séance publique au Sénat, est décrit par le gouvernement comme « unique au monde ». Aux prochaines élections départementales (nouvelle appellation des cantonales), reportées en 2015, les électeurs ne voteront plus pour un conseiller par canton, mais pour deux. Les candidats se présenteront par binômes paritaires et les deux seront élus s’ils arrivent en tête. Le gouvernement veut ainsi imposer la parité aux assemblées départementales, dans lesquelles les femmes n’occupent aujourd’hui encore que 13,8 % des sièges. « Pour remplacer le conseiller territorial que voulait mettre en œuvre Nicolas Sarkozy, François Hollande avait annoncé un nouveau mode de scrutin dans les départements fondé sur deux principes : ancrage territorial et parité », rappelait hier Manuel Valls.

Éliane Assassi assure, au nom du groupe communiste républicain et citoyen (CRC), qu’elle préside : « Nous comprenons et partageons la volonté de parité. » Mais le deuxième principe, l’ancrage territorial, « régression du pluralisme », pose problème : les communistes, mais aussi les écologistes, lui auraient préféré un scrutin à la proportionnelle. Car même avec deux élus par canton, le gouvernement n’augmentera pas le nombre de conseillers départementaux. Il faudra un redécoupage des cantons pour réduire leur nombre de moitié. C’est là que le bât blesse : deux conseillers sur deux cantons pouvaient avoir une couleur politique différente. Élus en binôme sur un seul canton, ils seront issus des mêmes rangs. « L’élection départementale deviendra la seule élection sans proportionnelle », dénonce Éliane Assassi, qui y voit « un anachronisme démocratique ». La présidente du groupe CRC note bien des accords, mais, conclut-elle à l’adresse des ministres, « malheureusement, votre projet ne permet pas de poursuivre ce double objectif : parité et pluralisme ».

Le nombre de députés réduit ?

Dans son édition datée d’aujourd’hui, le Monde affirme avoir été informé de l’intention de François Hollande de réduire le nombre de députés à la faveur de la réforme des régimes électoraux 
qu’il a engagée. Il s’agirait donc de bien plus que l’introduction 
d’une dose limitée de proportionnelle, que le candidat Hollande avait promise. Pour nos confrères, cette proposition pourrait 
être soumise au vote des Français lors d’un référendum, mais 
pas dans l’immédiat, les priorités de l’exécutif se trouvant ailleurs. Le chef de l’État voudrait ainsi « renforcer le rôle du législatif et garantir l’expression du pluralisme ». Pour le Monde, cette proposition trouverait déjà des échos au-delà des partisans 
du président, notamment au Modem de François Bayrou.

Adrien Rouchaleou

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 18:06

 

POLITIQUE

 

POLITIQUE -  le 24 Février 2013

 

Réforme des scrutins locaux : au nom de la parité, le gouvernement risque-t-il de tuer le pluralisme ?

 

 

Un peu plus de proportionnelle dans les petites communes, un peu plus de bipartisme dans les départements. Et les sénatoriales de 2014 dans la ligne de mire. L’architecture électorale pourrait sortir bouleversée des travaux parlementaires? Mais sous prétexte de parité, ces modifications risquent d’affaiblir fortement le pluralisme. Or, il est possible de garantir les deux. Explications.

Le 14 janvier dernier, certains journaux avaient interprété comme un rejet de la parité le vote du Sénat contre le projet de loi réformant les prochains scrutins locaux. La droite avait en effet voté contre, tandis que le groupe communiste s’était abstenu. Pour ce dernier, c’est le volet cantonal de cette réforme qui posait problème. Au premier degré, le projet de loi comprenait l’élection d’un binôme homme et femme pour le prochain scrutin cantonal de 2015. En y regardant de plus près, cette réforme apportait la parité, mais au détriment d’une représentation conforme à la diversité des opinions politiques?

Fin décembre 2012, l’Association nationale des élus communistes et républicains (ANECR) avait déjà mis en garde contre cette réforme. En effet, le périmètre sur lequel serait élu ce binôme de conseillers généraux correspondrait au double de celui des actuels cantons. « Les deux élus sur un nouveau territoire unique seraient de même sensibilité, dénonçait l’ANECR, alors que sur ce même périmètre il peut y avoir actuellement deux élus de sensibilités différentes. Ce nouveau mode de scrutin, doublé d’un redécoupage cantonal, serait donc le vecteur d’un bipartisme renforcé, d’une nouvelle régression démocratique ?» Le mode de scrutin majoritaire en vigueur aux élections cantonales (qui devraient être rebaptisées «départementales» après cette réforme) donne en effet beaucoup plus de chance aux deux grands partis de rafler des cantons.

« Au nom de la parité, on tue le pluralisme », estime ainsi la présidente du groupe communiste au Sénat, Éliane Assassi. Les parlementaires communistes, attachés à la parité, rappellent leur principale proposition afin de la garantir en même temps qu’une juste représentation des sensibilités politiques : le scrutin proportionnel. Concernant les départements, ils se sont même dits prêts à ne proposer que 30?% de conseillers départementaux élus à la proportionnelle. Cette suggestion n’est pour l’instant pas retenue par le gouvernement et les parlementaires socialistes. Certainement parce que le projet présenté par le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, ne vise pas à donner une meilleure représentation aux autres partis politiques, mais bien au contraire à bipolariser davantage la vie politique. Selon lui, ce projet de loi est « le premier d’une longue série de lois électorales ».

Après le rejet du texte par le Sénat, certains amendements déposés par les députés socialistes donnent pourtant du fil à retordre au gouvernement. Et augmentent dans certains cas le champ du scrutin proportionnel. C’est le cas notamment de l’abaissement du seuil de 3 500 habitants à 1 000 dans le projet gouvernemental pour organiser des scrutins de liste proportionnels aux élections municipales, qui a été encore ramené à 500 habitants par les députés. Une mesure dont se sont félicités les élus communistes. Mais les communes risquent encore bien de s’effacer un peu plus du premier plan de la vie politique locale. En effet, selon le projet de loi qui sera à nouveau en discussion à partir du 18 février, les délégués communautaires pourraient être désormais choisis directement par les électeurs en même temps que leurs conseillers municipaux. Jusqu’ici, ce sont ces derniers qui choisissaient les délégués qui siègent dans les communautés d’agglomération : « Un gage de la reconnaissance du fait ­communal comme pilier essentiel de l’architecture républicaine?», rappelait en janvier le président de ­l?­ANECR, Dominique Adenot.

Quant aux petites communes, si elles sont nombreuses à gagner un scrutin de liste proportionnel, elles perdront toutefois deux conseillers municipaux. Est-ce une mesure destinée à limiter leur poids électoral dans une autre élection essentielle pour le gouvernement socialiste ? On sait le rôle que les communes rurales ont joué dans le basculement du Sénat à gauche en 2011. Dans un contexte de politique d’austérité que les collectivités territoriales, particulièrement dans les régions rurales, payent en première ligne, la tentation de la sanction de la majorité en place pourrait être forte en septembre 2014. Le gouvernement a déjà fait les frais à plusieurs reprises de sa fragile majorité au Sénat, comme en témoigne le rejet du projet de loi de ce mois de janvier?

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 17:56

Espagne: manifestation contre l’austérité et la dictature des marchés

Espagne: manifestation contre l’austérité et la dictature des marchés

 

Grosse manifestation en Espagne contre, l’austérité, la dictature des marchés et le gouvernement ;Dans le hurlement des sifflets et des percussions, enseignants en vert, médecins et infirmières en blanc, écologistes, groupes de la mouvance des « indignés », pompiers casqués ou mineurs du nord de l’Espagne, en noir, ont convergé vers la place de Neptuno, près du Congrès des députés.   »Démission », hurlait la foule, dans une marée de pancartes blanches portant un seul mot, « NO », frappées d’une paire de ciseaux, symbole des coupes budgétaires.   »Rajoy, pars », « Dictature des banques, NON », réclamaient d’autres pancartes.   »Nous en avons ras-le-bol », lançait Luis Miguel Herranz Fernandez, un médecin hospitalier de 38 ans, en dénonçant « les coupes budgétaires, la corruption, la baisse de qualité du système de santé ».   »Dans n’importe quel pays, cela servirait à quelque chose, mais ici, cela ne sert à rien. Le gouvernement ne nous écoute pas », s’indignait le jeune médecin alors que la foule multicolore déferlait sur les avenues.   »Nous sommes ici tous unis, les médecins, les pompiers, les mineurs, et cela leur est égal ».   »Non au coup d’Etat des marchés », pour « une véritable démocratie »: les mots d’ordre étaient multiples pour cette « marée citoyenne » du 23 février, jour anniversaire de la tentative de coup d’Etat qui avait terrifié la jeune démocratie espagnole, le 23 février 1981.  Une fois le rassemblement dispersé, quelques incidents ont éclaté dans les quartiers alentour entre la police anti-émeutes et de petits groupes de jeunes, qui se sont éparpillés en mettant le feu à des poubelles. Douze personnes ont été interpellées, selon la police.  Comme à Madrid, des « marées citoyennes » ont été organisées dans de nombreuses villes d’Espagne, rassemblant notamment des milliers de personnes à Barcelone, Valence, La Corogne, Séville ou Bilbao.   »Nous sommes très en colère », s’écriait Cristina Martin Benito, une infirmière de 35 ans vêtue de la chemise blanche de la « santé en lutte ». « Nous revendiquons la nécessité d’être protégés un peu plus, nous les citoyens, et pas les banques ».  Parmi la foule encore, des salariés d’Iberia, la compagnie aérienne qui doit suprimer 3.800 emplois, en gilets jaune fluorescent, les mineurs, casque et lampe sur le crâne, dénonçant derrière une grande banderole « la fermeture des bassins miniers, sans activité alternative ».  Cible de la colère des manifestants: la politique d’austérité menée depuis un an par le gouvernement de droite de Mariano Rajoy, visant à récupérer 150 milliards d’euros d’ici 2014.  Alors que tous les clignotants sociaux sont au rouge, que le pays en récession affiche un chômage de 26%, la grogne est accentuée par l’aide européenne de plus de 41 milliards d’euros accordée aux banques, une injustice pour beaucoup d’Espagnols.  Les affaires de corruption qui éclaboussent les grandes institutions du pays renforcent encore le malaise. Samedi, des drapeaux républicains, rouge, jaune et violet, flottaient dans la foule.  Car la monarchie, jusque-là réputée intouchable, se retrouve prise dans la tourmente d’un scandale sans précédent: le gendre du roi Juan Carlos, Iñaki Urdangarin, était interrogé samedi par un juge des Baléares dans une enquête sur le détournement de millions d’euros d’argent public.  Au point que la Maison royale a dû, vendredi, publier un démenti face à des rumeurs sur une éventuelle abdication du roi, âgé de 75 ans.  En janvier, c’est le nom de Mariano Rajoy qui était apparu dans une liste, publiée par le quotidien El Pais, de bénéficiaires présumés de paiements occultes.   »C’est une accumulation. Le chômage, la corruption, l’absence d’avenir pour les jeunes », résume Luis Mora, employé dans le secteur de la construction de 55 ans.

 

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24 février 2013 7 24 /02 /février /2013 08:24

Jean-Noël Guérini : "Si je parlais, certains ne seraient plus ministres"

Mis à jour le 24/02/2013 | 07:48 , publié le 24/02/2013 | 07:41
Jean-Noël Guérini lors de ses voeux à la presse le 13 janvier 2012 à Marseille. 

Jean-Noël Guérini lors de ses voeux à la presse le 13 janvier 2012 à Marseille. 

(MAXPPP)
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"Que tous se rassurent, je n'ai pas de haine." Ce sont pourtant des menaces que Jean-Noël Guérini profère à l'égard de certains membres du gouvernement dans une interview au JDD (article sur abonnement), dimanche 24 février. "Si je parlais, certains ne seraient plus ministres", lâche le sénateur socialiste, mis en examen dans une affaire de marchés publics supposée frauduleuse et bientôt convoqué chez le juge. 

L'immunité parlementaire de Jean-Noël Guérini a été levée fin 2012Même s'il a officiellement quitté le parti, il siège toujours au groupe PS au Sénat. La justice cherche à savoir si le sénateur est intervenu en faveur de son frère, Alexandre, patron de décharges, dans l'attribution de marchés publics pour le ramassage et le traitement de déchets dans le département. 

"Mon dossier est instruit à charge et les médias l'instrumentalisent. J'ai le sentiment d'avoir déjà été condamné, explique-t-il au JDDLe moment venu, je donnerai 'ma part de vérité', sans doute dans un livre. Tout ce que j'avancerai sera alors étayé par des preuves." Et Jean-Noël Guérini d'insister : "Je sais que je suis innocent et que je n'ai jamais touché un centime."

Francetv info

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En voilà de belles déclarations! 


On attend avec impatience d'en savoir un peu plus. Car en effet, il sembleait que le Guérinni sache et cache encore bien des choses. Sera-t-il bavard? et auquel cas écouté et entendu? Ou bien, comme Médiapart et Cahuzac dans l'affaire des comptes en suisses, l'un (Guérinni) ou les autres interlocuteurs (ceux qui pourraient ne plus être ministres) perdont leur crédibilité . Et à la suite peut-être même leur carrière politique. Encore que, sait-on jamais, on en a déjà vu renaîtr de leur cendre comme le Phénix.

Suite aux prochain numéros, en plusieurs actes sûrement avec tractations et arrangements ?

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22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 10:18

Synthèse de l'assemblée générale de la section de NIORTdes Deux Sèvres - 79

 

 

le 01 juin 2011

Quatre assemblées de sections ont précédées la tenue de l’assemblée générale fédérale.

D’une façon générale, l’ensemble des réunions a montré l’attachement des communistes à privilégier le programme sur le nom du candidat ou de la candidate. L’essentiel des débats a donc porté sur le contenu du programme populaire partagé.

Pour autant des questions de fonds sur le fonctionnement du parti sont posées. En particulier, sur l’exigence que se soient bien les communistes qui effectuent le choix de leur candidat. Et que le bulletin de vote soumis à leur vote porte l’ensemble des noms des camarades qui ont fait acte de candidature.

Le choix qui a été effectué a été de transmettre l’ensemble des réflexions des communistes, qu’elles soient orales ou écrites, sans les soumettre au vote de l’AG.

Paragraphe 1

Sous chapitre « Abolir …. » : Réaffirmer notre volonté d’un retour aux 40 années de cotisations dans un premier temps – Retraite mini au SMIC – Remise en ordre d’une véritable grille des salaires – demande d’une campagne d’explication du parti sur les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

Sous chapitre « Plan d’urgence pour le logement…. » : Abolir les ponctions de l’Etat sur les agences et autres bailleurs sociaux.

Paragraphe 2

Sous chapitre « La laïcité …… » : Réaffecter les moyens détournés vers l’école privé à l’école publique.

Paragraphe 3

Sous chapitre « Agir tout de suite » : Introduction de critères de proportionnalité des revenus dans la fiscalité locale des ménages.

Sous chapitre « L’argent des banques » : Préciser la nationalisation des banques.

Paragraphe 4

Sous chapitre « Agir tout de suite » : Indiquer les grandes lignes de nos propositions constitutionnelles.

Sous chapitre « Une Constitution démocratique.. » : Ajouter la notion de l’acquisition de droits nouveaux pour la fonction publique, équivalents aux droits des CE dans le privé.

Paragraphe 5

Sous chapitre « Agir pour un changement durable » : Besoin d’explications très détaillées sur le rôle de l’argent, de la BCE, et le rôle des services publics pour lutter contre la crise et les injustices de la société.

Enfin, il importe de bien faire le distinguo entre les notions de court et de long terme, entre le programme et le projet. Revenir à un taux obligatoire d’emploi de 10% de handicapés, tant dans le privé que le public.

Trois amendements écrits ont été déposés et discutés, mais eux non plus n’ont pas été soumis au vote des participants.

Proposition de motion à la section de Niort

présentée à la conférence départementale du 21 mai 2011

Sur la base du programme populaire et partagé « Ce que nous voulons »

Depuis bien longtemps, nous, militants communistes, n’avions pas eu entre les mains un programme aussi offensif. Pour autant, ce texte n’expose toujours pas clairement la manière de rompre avec le système capitaliste. Aussi, nous nous proposons de réécrire certains paragraphes sous forme d’amendements, afin de passer de l’offensive à la rupture.

D’autres parties mériteraient d’être amendées. Nous avons pris l’option de nous focaliser sur quatre axes majeurs du PPP.

Amendement 1

1 ) Droits sociaux et partage des richesses

Un pacte pour les services publics, page 3

Suppression de tout le chapitre et de son titre, remplacé par :

« Au fil des années, le service public a été amputé de pans entiers, bradés au secteur privé. Affaibli, morcelé, territorialisé, il ne répond plus aux besoins des citoyens. Nous exigeons le retour d’un service public fort, contrôlé à 100% par les salariés et les usagers eux-mêmes. C’est pourquoi l’éducation, la santé, la protection sociale, la recherche, la Poste, les télécommunications, la Justice mais aussi l’industrie pharmaceutique, l’énergie, l’eau, les transports, les banques et assurances, le logement, l’industrie agroalimentaire et la grande distribution doivent être intégralement arrachés des mains du privé, sans indemnité».

Le chapitre est renommé : « Vers l’appropriation sociale des moyens de production »

Amendement 2

2) Une république solidaire et fraternelle

La laïcité, pilier de la République, page 4

Suppression du paragraphe « La part de financement… jugées nécessaires ».

« Nous récupérerons l’intégralité des fonds publics, aujourd’hui versés aux écoles privées, dans le but de développer et d’améliorer le service public de l’Education nationale. Nous supprimerons le concordat d’Alsace Moselle afin que les principes de laïcité soient respectés sur l’ensemble du territoire ».

Amendement 3

3) Reprendre le pouvoir sur l’argent

L’argent des banques, page 6

Suppression du premier paragraphe, de « Nous créerons… compagnies d’assurances ». Cf. amendement 1

     

    A propos de cette contribution

    le 01 juin 2011

     

     

    Extrait

    Quatre assemblées de sections ont précédées la tenue de l’assemblée générale fédérale.

    D’une façon générale, l’ensemble des réunions a montré l’attachement des communistes à privilégier le programme sur le nom du candidat ou de la candidate. L’essentiel des débats a donc porté sur le contenu du programme populaire partagé.

    Pour autant des questions de fonds sur le fonctionnement du parti sont posées. En particulier, sur l’exigence que se soient bien les communistes qui effectuent le choix de leur candidat. Et que le bulletin de vote soumis à leur vote porte l’ensemble des noms des camarades qui ont fait acte de candidature.

    Le choix qui a été effectué a été de transmettre l’ensemble des réflexions des communistes, qu’elles soient orales ou écrites, sans les soumettre au vote de l’AG.

    Paragraphe 1

    Sous chapitre « Abolir …. » : Réaffirmer notre volonté d’un retour aux 40 années de cotisations dans un premier temps – Retraite mini au SMIC – Remise en ordre d’une véritable grille des salaires – demande d’une campagne d’explication du parti sur les moyens à mettre en œuvre pour y parvenir.

    Sous chapitre « Plan d’urgence pour le logement…. » : Abolir les ponctions de l’Etat sur les agences et autres bailleurs sociaux.

    Paragraphe 2

    Sous chapitre « La laïcité …… » : Réaffecter les moyens détournés vers l’école privé à l’école publique.

    Paragraphe 3

    Sous chapitre « Agir tout de suite » : Introduction de critères de proportionnalité des revenus dans la fiscalité locale des ménages.

    Sous chapitre « L’argent des banques » : Préciser la nationalisation des banques.

    Paragraphe 4

    Sous chapitre « Agir tout de suite » : Indiquer les grandes lignes de nos propositions constitutionnelles.

    Sous chapitre « Une Constitution démocratique.. » : Ajouter la notion de l’acquisition de droits nouveaux pour la fonction publique, équivalents aux droits des CE dans le privé.

    Paragraphe 5

    Sous chapitre « Agir pour un changement durable » : Besoin d’explications très détaillées sur le rôle de l’argent, de la BCE, et le rôle des services publics pour lutter contre la crise et les injustices de la société.

    Enfin, il importe de bien faire le distinguo entre les notions de court et de long terme, entre le programme et le projet. Revenir à un taux obligatoire d’emploi de 10% de handicapés, tant dans le privé que le public.

    Trois amendements écrits ont été déposés et discutés, mais eux non plus n’ont pas été soumis au vote des participants.

    Proposition de motion à la section de Niort

    présentée à la conférence départementale du 21 mai 2011

    Sur la base du programme populaire et partagé « Ce que nous voulons »

    Depuis bien longtemps, nous, militants communistes, n’avions pas eu entre les mains un programme aussi offensif. Pour autant, ce texte n’expose toujours pas clairement la manière de rompre avec le système capitaliste. Aussi, nous nous proposons de réécrire certains paragraphes sous forme d’amendements, afin de passer de l’offensive à la rupture.

    D’autres parties mériteraient d’être amendées. Nous avons pris l’option de nous focaliser sur quatre axes majeurs du PPP.

    Amendement 1

    1 ) Droits sociaux et partage des richesses

    Un pacte pour les services publics, page 3

    Suppression de tout le chapitre et de son titre, remplacé par :

    « Au fil des années, le service public a été amputé de pans entiers, bradés au secteur privé. Affaibli, morcelé, territorialisé, il ne répond plus aux besoins des citoyens. Nous exigeons le retour d’un service public fort, contrôlé à 100% par les salariés et les usagers eux-mêmes. C’est pourquoi l’éducation, la santé, la protection sociale, la recherche, la Poste, les télécommunications, la Justice mais aussi l’industrie pharmaceutique, l’énergie, l’eau, les transports, les banques et assurances, le logement, l’industrie agroalimentaire et la grande distribution doivent être intégralement arrachés des mains du privé, sans indemnité».

    Le chapitre est renommé : « Vers l’appropriation sociale des moyens de production »

    Amendement 2

    2) Une république solidaire et fraternelle

    La laïcité, pilier de la République, page 4

    Suppression du paragraphe « La part de financement… jugées nécessaires ».

    « Nous récupérerons l’intégralité des fonds publics, aujourd’hui versés aux écoles privées, dans le but de développer et d’améliorer le service public de l’Education nationale. Nous supprimerons le concordat d’Alsace Moselle afin que les principes de laïcité soient respectés sur l’ensemble du territoire ».

    Amendement 3

    3) Reprendre le pouvoir sur l’argent

    L’argent des banques, page 6

    Suppression du premier paragraphe, de « Nous créerons… compagnies d’assurances ». Cf. amendement 1

     

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    Published by bruno fornaciari - dans PCF 79
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    22 février 2013 5 22 /02 /février /2013 06:08
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    21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 07:03
    Deux-Sèvres - Niort - Social

    Crédit Agricole : ce soir, mobilisation à Aiffres

    La mobilisation niortaise contre le projet de site unique, dans la banlieue de La Rochelle, de la caisse régionale du Crédit Agricole Charente-Maritime Deux-Sèvres s'organise. Ce soir à 18 h 15, à l'occasion de l'assemblée générale de la caisse locale Niort-Prahecq, à l'espace Tartalin d'Aiffres, l'ensemble des élus du territoire niortais, à l'appel de la présidente de la CAN, Geneviève Gaillard, sont invités à manifester leur opposition au transfert des sites de Niort et Saintes.

    Ils seront rejoints notamment par les militants du PS (qui a adopté samedi une motion au sein de l'Union régionale Poitou-Charentes), de EELV-Les Verts, du Parti Communiste, du Parti Radical de Gauche ainsi que du Parti de Gauche qui qualifié cette opération de « économiquement inepte et socialement coûteux ». Côté salariés, l'intersyndicale sera également présente tandis qu'on annonce la création d'un collectif de sociétaires deux-sévriens hostiles au projet. 

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    Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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    21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 06:53

     

    MÉDIAS

     

    MÉDIAS -  le 19 Février 2013

     

    Ce mardi dans l'Humanité : l'austérité fait débat au sein du gouvernement

     

     

    Alors que de nouvelles mesures de rigueur semblent mûrir dans l’escarcelle du couple exécutif et de Bercy, plusieurs ministres ont fait entendre, hier et ce week-end, une autre voie que celle de l’austérité. Une alternative défendue de longue date par le Front de gauche. Pour Éric Aubin, de la CGT : « Le gouvernement pratique ce qu’il dénonçait chez Sarkozy »

    « Il y a une quinzaine de jours, Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, a estimé que la désindexation des retraites complémentaires, voulue par le Medef dans la négociation Agirc-Arrco, pourrait être étendue au régime de base. Cela ferait baisser la revalorisation des retraites, donc les pensions à terme. Pour les retraites complémentaires, près de 5 % de pouvoir d’achat serait perdu. Depuis 1993, les pensions ont diminué de 25 %. L’idée de fiscaliser la majoration de retraite pour les familles de trois enfants, proposée par la Cour des comptes, n’est pas nouvelle. Pour faire des économies, la solution n’est pas de faire baisser les prestations ! Il faut plutôt complètement revoir le système de financement. Le gouvernement actuel pratique ce qu’il dénonçait chez Sarkozy, il prend des décisions sans même se concerter avec les syndicats, il faut laisser travailler le COR (Conseil d’orientation des retraites) et le Haut conseil de financement de la protection sociale. »

    Éric Aubin, secrétaire confédéral CGT, 
en charge du dossier des retraites.

    • Sur le même sujet :

    Ménages, collectivités, services publics : avis de tempête austéritaire
    Zoom sur un département étranglé : 
    la Seine-Maritime
    Entretien avec la coprésidente du Parti de gauche, 
    Martine Billard


    • À lire également dans l'édition de l'Humanité de ce mardi 19 février :

    Sarkozy vu par ses ministres : l'amour vache
    Municipale 2014 : 
    Marseille se voit déjà en campagne
    Économie : G20, l'évasion fiscale dans l'oeil de Moscou
    Le plan de casse chez candia, une abérration économique
    Université : la loi Fioraso, les chercheurs cherchent encore la rupture
    Reportage : au tribunal des réfugiés à Montreuil. L'analyse de l'ancien ministre Anicet Le Pors.
    Equateur : l'éclatante victoire de Rafael Correa
    Rencontre avec Sandy Haïdara, député de Tombouctou
    Culture : autour de cinéma le Mélies à Montreuil, miasmes et enthousiasmes
    Le scandale du jour : des militants sahraouis condamnés à perpétuité pour avoir rêvé de liberté

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