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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 08:17

La flexibilité irrite le PCF et l'aile gauche du PS

L'exécutif ne veut pas de modification significative de l'accord au Parlement.
Par Elsa Freyssenet | 14/01 | 07:00

« Voter tout l'accord et rien que l'accord. » C'est la consigne de l'exécutif aux parlementaires de gauche, confiée dès vendredi aux « Echos » par le ministre délégué aux relations avec le Parlement, Alain Vidalies. « Un accord c'est un compromis et un équilibre », souligne-il. François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont tellement misé sur cet accord - « par son ampleur, le plus important depuis trente ans », ont-ils déclaré en choeur - pour valider leur mode de gouvernance, qu'ils ne veulent surtout pas le voir remis en cause. Le texte sera examiné en procédure accélérée - une seule lecture dans les deux assemblées - et très peu de marge de manoeuvre sera laissée pour l'amender.

« Si on ne valide pas un accord quand il y en a un, il n'y en aura plus d'autres », insiste Alain Vidalies. Conscient que le volet flexibilité du texte des partenaires sociaux va déplaire à certains parlementaires de la majorité, l'exécutif met d'emblée la pression. Il ne s'attend pas à une approbation du PCF, qui a d'ailleurs dénoncé un texte qui « fait la part belle au Medef en actant un recul des droits sociaux et en annonçant une généralisation de la précarité ».

« Des points inquiétants »

La défection prévisible des communistes entraînerait un rejet du texte par le Sénat. Aussi l'exécutif doit-il obtenir une discipline de fer dans les rangs socialistes de l'Assemblée. « Les parlementaires socialistes […] apporteront tout leur soutien au texte que le gouvernement présentera », ont déjà assuré les présidents de groupe PS à l'Assemblée et au Sénat, Bruno le Roux et François Rebsamen.

Oui, mais voilà, les élus de l'aile gauche du PS tordent le nez. Le courant du ministre Benoît Hamon a averti que le Parlement ne saurait être « une chambre d'enregistrement du dialogue social » et veut se battre pour que des amendements soient possibles. La critique de l'accord est implicite : « La social-démocratie n'est pas qu'une méthode supposant des compromis, elle suppose aussi des avancées concrètes et incontestables pour les droits des travailleurs. » Avec Emmanuel Maurel, porte-drapeau de la gauche du parti, la critique devient explicite : « En dépit de certaines avancées, il y a beaucoup de points inquiétants, et le Medef est vainqueur aux points. » Est essentiellement en cause la transcription dans la loi des accords compétitivité-emploi, même encadrés.

Défenseurs et détracteurs ont le souvenir du psychodrame suscité par le traité budgétaire européen. Si cela se reproduisait, cela ruinerait le bénéfice politique que l'exécutif attend de cet accord. Aussi n'est-ce pas un hasard si le ministre du Travail Michel Sapin a « appelé chacun à porter un jugement rationnel », dans « Le Journal du dimanche ».

Elsa Freyssenet, Les Echos
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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 08:06

MARIAGE POUR TOUTES ET TOUS ÉGALITE !

 

Modèle de tract semaine 2013 semaine 2 - MARIAGE POUR TOUTES ET TOUS ÉGALITE !

-

Les forces réactionnaires se mobilisent ce dimanche contre le droit au mariage pour tous. L'UMP, le Front national et les intégristes religieux vont ensemble fouler le pavé aux sons de slogans homophobes, lesbophobes, trans et biphobe, rétrogrades, et humiliants. Face à cela, François Hollande est allé jusqu'à plaider pour « une clause de conscience » en faveur des maires qui refuseraient de célébrer des mariages de couples de même sexe... avant de faire marche arrière une fois de plus. Et les députés socialistes viennent de retirer l'amendement pour la procréation médicale assistée pour les couples de femmes. C'est tout simplement désolant et indigne ! Le projet de loi institue le mariage pour tou-te-s, mais il n'en demeure pas moins discriminant.

 

POUR la procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes ayant un projet parental.

POUR l'adoption conjointe hors mariage

POUR la signature en mairie de tous les contrats de couples : PACS comme mariage

POUR les mêmes droits pour tous les enfants à la filiation avec l'ensemble de leurs « parents sociaux »

POUR la facilitation du parcours et le changement d'état civil libre et gratuit pour les personnes transgenres

 

Eradiquer les discriminations

Le combat pour l'égalité des droits, sans discrimination d'orientation sexuelle ou d'identité de genre, concerne chacune et chacun d'entre nous. Le fait que les droits au mariage, à l'adoption ou à la procréation médicalement assisté (PMA) soient aujourd'hui interdits aux personnes de même sexe est un profonde injustice.

Les personnes trans sont toujours soumises à des procédures judiciarisées et psychiatrisées éprouvantes et humiliantes. Elles doivent jouir des mêmes droits que les autres et la procédure de changement d'état-civil doit être simplifiée.

Ces inégalités devant la loi sont des discriminations qui légitiment tous les discours homophobes et transphobes.

 

La PMA est un droit pour tous les couples de femmes

Au nom de quoi l'épouse d'une femme ne pourrait y recourir comme l'épouse d'un homme alors que chacun des deux couples en a besoin, le souhaite, l'a décidé dans le respect des principes éthiques ? Pourquoi une femme célibataire ne pourrait recourrir à la PMA alors qu'elle a le droit à l'adoption ?Les adversaires de la PMA objectent qu'elle ouvrirait la porte à la GPA (gestation pour autrui). C'est le contraire ! La PMA est déjà dans la loi. C'est un droit utilisé par de nombreux couples qui ne peuvent avoir d'enfant.

La GPA repose d'abord sur une transaction, l'exercice d'un privilège dont la nature même a quelque chose de terrible: on achète, parce qu'on en a le fric, neuf mois de gestation et le don de naissance. Où sont l'éthique, le respect de l'humain et le respect de la femme et du couple ?

 

Prendre en compte les différentes formes de parentalité

Aujourd'hui les familles prennent de multiples formes, souvent bien différentes du schéma nucléaire traditionnel. Cela doit absolument être pris en compte en donnant des droits spécifiques aux co-parents et qui n'en ont aucun pour le moment. C'est du bien de l'enfant qu'il s'agit.

 

Un besoin criant de formation

La lutte contre toutes les discriminations est un combat de tous les jours. Il ne peut être mené à bien sans qu'on s'en donne les moyens, notamment financiers nécessaires à la mise en place de formations. Il faut créer les conditions pour que – à l'école et partout (justice, police, corps médical...) – les différents personnels ayant à voir avec l'enfant et ses parents de même sexe, avec les personnes lgbt en général, soient sensibilisés à ces questions et informés sur l'égalité des droits pour tou-te-s.

Marie-George Buffet et les parlementaires communistes et du Front de gauche ont déposé des projets de loi allant dans ce sens. C'est notamment le cas de la proposition de loi instaurant le droit au mariage et à la filiation pour tous les couples sans distinction de sexe ou de genre.

 

MANIFESTATION à PARIS

Dimanche 27 janvier – 14h00 place Denfert-Rochereau

 

 

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 07:54

Anti-mariage gay : qui est la caution « de gauche » de Frigide Barjot ?

Mathieu Deslandes | Journaliste Rue89

 

« Réac’ mais de gauche » ? Parfait ! Frigide Barjot, à fond contre le mariage gay, s’est souvenue de sa copine Laurence Tcheng, qui depuis squatte les plateaux télé.


Laurence Tcheng, Frigide Barjot et Xavier Bongibault, dans « C dans l’air », France 5 

L’humoriste papiste Frigide Barjot est convaincue d’une chose : pour être audibles, les opposants au projet de loi du « mariage pour tous » ne doivent surtout pas être cathos, de droite ou hétéros.

Alors elle a poussé devant les caméras un gay antimariage, Xavier Bongibault, et une femme de gauche : Laurence Tcheng. Les médias ont adoré. Dans les articles consacrés aux « anti », Laurence Tcheng, 48 ans, a tour à tour été présentée comme :

Autant de qualités censées lui conférer une légitimité particulière pour s’exprimer, et faire d’elle la caution de gauche de ce mouvement. Mais on a cherché à les vérifier : elles sont loin d’être toutes conformes à la réalité.

« Hollandiste » ?

Laurence Tcheng a beaucoup raconté qu’elle avait voté pour François Hollande. C’est faux : elle n’a pas voté du tout à la présidentielle. « J’étais en train d’enterrer mon père », finit-elle par expliquer.

« Mais j’aurais voté Hollande. A part Chirac contre Le Pen, je n’ai jamais voté à droite. »

Problème : la proposition 31 du candidat Hollande annonçait la couleur : « J’ouvrirai le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels. »

Tcheng estime que « voter pour quelqu’un, ce n’est pas lui accorder un blanc-seing ». Pour elle, « le Président de la concertation ne pouvait pas ouvrir des états généraux et des consultations sur tous les sujets sauf sur celui-là ». Et rappelle que « la PMA [procréation médicalement assistée, ndlr] n’était pas dans son programme ».

Son hollandisme est en fait une nostalgie : celle des cours de ce brillant prof de Sciences-Po nommé François Hollande.

« En 1986, c’était la star de l’école. On se battait pour aller l’écouter. »

« Socialiste » ?

Laurence Tcheng n’est ni élue, ni socialiste. Elle n’est encartée nulle part.

A la Toussaint 2011, elle a signé une « profession de foi des croyants » qui s’engageaient à « apporter [leur] suffrage au candidat du second tour de l’élection présidentielle qui lui-même s’engagera [...] à promouvoir l’accueil du plus faible – de la vie à naître à la fin de vie comme de l’étranger en détresse –, l’épanouissement de la famille “durable”, l’éthique politique issue de la loi naturelle, la reconnaissance du christianisme comme composante essentielle de la culture française et européenne », etc.

Quand on lui rappelle la teneur de ce manifeste, piloté, déjà, par Frigide Barjot, elle admet que ce n’est « pas PS-compatible ». Elle plaide :

« Je signe tout ce qui passe... »

« Militante » ?

Militante à plein temps, elle l’est devenue en montant la première Manif pour tous, organisée le 17 novembre dernier.

Avant, quand elle battait le pavé, c’était plutôt dans les rangs du Snuipp, pour la défense du service public de l’éducation.

Et encore avant, elle assure avoir participé à quelques-unes des manifs potaches du groupe Jalons :

« La manif contre le froid au métro Glacière, j’y étais. »

« Présidente d’association » ?

« La Gauche pour le mariage républicain » n’est pas association. C’est une simple page Facebook, créée quatre jours avant le défilé du 17 novembre.

« Mère de famille »

Voilà une information incontestable ! Laurence Tcheng est mariée (son mari est soulagé qu’elle milite sous son nom de jeune fille, ses frères préfèreraient qu’elle utilise son nom d’épouse) et mère de deux filles.

L’aînée est étudiante en médecine. La cadette a 10 ans. L’autre jour, alors qu’elle parlait d’avenir avec sa mère, la petite a eu une nouvelle idée de métier : « mère porteuse ».

« Enseignante en ZEP »

Laurence Tcheng affirme qu’elle est « enseignante en ZEP [zone d’éducation prioritaire, ndlr] depuis 1997 ». Ce n’est pas tout à fait le cas aujourd’hui : Laurence Tcheng est en disponibilité « pour convenances personnelles » depuis plus de deux ans.

« Ma mère a eu un cancer. Elle ne pouvait plus s’occuper de mon père parkinsonien. Je me suis arrêtée pour m’en occuper à temps plein. »

A sa sortie de Sciences-Po, elle a travaillé à l’ambassade de France à Madrid. Puis dans une agence de com’ avant de devenir cadre chez McDo. A cette époque, elle roule en coupé BMW.

« Cette vie était fun, j’étais bien propre sur moi, conforme aux attentes, mais ça ne suffisait pas. Je m’en suis rendu compte avec la maternité. »

Elle devient professeur des écoles. Se retrouve devant des classes de maternelle de Gennevilliers et d’Asnières (Hauts-de-Seine). De congés parentaux en congés maladie de longue durée, cette carrière connaît plusieurs interruptions. Son dernier poste ? Documentaliste à mi-temps dans un lycée de Saint-Denis.

Elle raconte qu’elle n’a « jamais rencontré qui que ce soit de droite en ZEP » et que « quand on y a goûté, on ne peut plus en partir ». Sans doute. Mais ses filles, elles, ont fait leur scolarité dans le privé – des écoles catholiques sous contrat « où on paye en fonction du revenu ».

« J’ai essayé l’école publique du coin, mais ça s’est mal passé avec les instits. »

« Intellectuelle » ?

Faut pas pousser. Une hypokhâgne à Henri-IV et une scolarité à Sciences-Po ne suffisent pas pour faire un(e) intellectuel(e). Si elle se sent « proche deSylviane Agacinski », elle peine à lire ses livres – « mais quand on l’entend c’est lumineux ».

« Le sujet, pour moi, ce n’est pas l’homosexualité. C’est la filiation », martèle-t-elle. Deux événements intimes lui ont donné l’occasion de réfléchir sur le couple, la filiation, la famille.

Le dernier en date est la mort de son père, qui lui a confirmé « à quel point un papa c’est important ». Le premier est plus ancien : quand le mariage gay a été autorisé en Espagne, elle a été témoin de l’union d’un de ses meilleurs amis avec son compagnon.

« Je trouvais qu’il y avait encore beaucoup d’homophobie. C’était un acte militant de ma part. »

Quand ce couple a eu envie d’avoir des enfants, « ils m’ont demandé un œuf ; c’est là que j’ai commencé à réfléchir ». Ils ont finalement eu des jumeaux « par PMA et GPA [gestation pour autrui, ndlr] aux Etats-Unis ». Il y a quelques semaines, cette famille est venue chez elle. Elle raconte une scène curieuse :

« Un des enfants commence à donner des coups de pieds dans ma cage à oiseaux. Mon ami m’explique que l’enfant n’a jamais vu d’oiseaux et qu’il a peur. Alors je lui montre : “Papa oiseau, maman oiseau.”

Mon ami me coupe : “Non ! Papa oiseau et papa oiseau !” Je lui dis que si c’était le cas, il n’y aurait pas d’œuf. Ils sont repartis fâchés. »

« De gauche » ?

Reprenons. Fille d’ingénieurs, héritière d’une « double filiation gauloise et chinoise », Laurence Tcheng grandit dans les beaux quartiers. La maternité déclenche en elle « un bouleversement hormonal et spirituel » qui la pousse à changer de vie. Elle s’investit dans l’action sociale de proximité, soutien scolaire et banque alimentaire.

Elle est catholique pratiquante mais cite les Béatitudes version Audiard : « Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière. » Elle a peur des intérieurs « trop bien rangés ».

Dans les dernières semaines de la campagne présidentielle, quand sa copine Frigide Barjot lui demande de la rejoindre pour soutenir Sarkozy, elle refuse. Elle lui rappelle qu’elle est « de gauche », que ce n’est pas son camp :

« Je suis réac’, très en colère contre l’idéologie du “gender”, mais de gauche. »

Elle ne peut pas voir les manifestants de Civitas en peinture. « Je suis allée voir leur manif à la demande de France Inter. » Elle a été sidérée par l’homophobie et la bêtise ambiantes.

Ce n’est pas le combat de sa vie. Mais il l’aide à tenir.

« Les gens qui entrent en militance comme nous sont presque toujours des gens blessés. Frigide aurait voulu des parents qui s’entendent bien. Moi j’ai une fêlure psychiatrique, je suis maniaco-dépressive. Normalement, tous les trois mois, je replonge. Là, ça fait quatre mois et demi que je tiens. C’est un record. »

(Avec Zineb Dryef.)

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 07:54

Anti-mariage gay : qui est la caution « de gauche » de Frigide Barjot ?

Mathieu Deslandes | Journaliste Rue89

 

« Réac’ mais de gauche » ? Parfait ! Frigide Barjot, à fond contre le mariage gay, s’est souvenue de sa copine Laurence Tcheng, qui depuis squatte les plateaux télé.


Laurence Tcheng, Frigide Barjot et Xavier Bongibault, dans « C dans l’air », France 5 

L’humoriste papiste Frigide Barjot est convaincue d’une chose : pour être audibles, les opposants au projet de loi du « mariage pour tous » ne doivent surtout pas être cathos, de droite ou hétéros.

Alors elle a poussé devant les caméras un gay antimariage, Xavier Bongibault, et une femme de gauche : Laurence Tcheng. Les médias ont adoré. Dans les articles consacrés aux « anti », Laurence Tcheng, 48 ans, a tour à tour été présentée comme :

Autant de qualités censées lui conférer une légitimité particulière pour s’exprimer, et faire d’elle la caution de gauche de ce mouvement. Mais on a cherché à les vérifier : elles sont loin d’être toutes conformes à la réalité.

« Hollandiste » ?

Laurence Tcheng a beaucoup raconté qu’elle avait voté pour François Hollande. C’est faux : elle n’a pas voté du tout à la présidentielle. « J’étais en train d’enterrer mon père », finit-elle par expliquer.

« Mais j’aurais voté Hollande. A part Chirac contre Le Pen, je n’ai jamais voté à droite. »

Problème : la proposition 31 du candidat Hollande annonçait la couleur : « J’ouvrirai le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels. »

Tcheng estime que « voter pour quelqu’un, ce n’est pas lui accorder un blanc-seing ». Pour elle, « le Président de la concertation ne pouvait pas ouvrir des états généraux et des consultations sur tous les sujets sauf sur celui-là ». Et rappelle que « la PMA [procréation médicalement assistée, ndlr] n’était pas dans son programme ».

Son hollandisme est en fait une nostalgie : celle des cours de ce brillant prof de Sciences-Po nommé François Hollande.

« En 1986, c’était la star de l’école. On se battait pour aller l’écouter. »

« Socialiste » ?

Laurence Tcheng n’est ni élue, ni socialiste. Elle n’est encartée nulle part.

A la Toussaint 2011, elle a signé une « profession de foi des croyants » qui s’engageaient à « apporter [leur] suffrage au candidat du second tour de l’élection présidentielle qui lui-même s’engagera [...] à promouvoir l’accueil du plus faible – de la vie à naître à la fin de vie comme de l’étranger en détresse –, l’épanouissement de la famille “durable”, l’éthique politique issue de la loi naturelle, la reconnaissance du christianisme comme composante essentielle de la culture française et européenne », etc.

Quand on lui rappelle la teneur de ce manifeste, piloté, déjà, par Frigide Barjot, elle admet que ce n’est « pas PS-compatible ». Elle plaide :

« Je signe tout ce qui passe... »

« Militante » ?

Militante à plein temps, elle l’est devenue en montant la première Manif pour tous, organisée le 17 novembre dernier.

Avant, quand elle battait le pavé, c’était plutôt dans les rangs du Snuipp, pour la défense du service public de l’éducation.

Et encore avant, elle assure avoir participé à quelques-unes des manifs potaches du groupe Jalons :

« La manif contre le froid au métro Glacière, j’y étais. »

« Présidente d’association » ?

« La Gauche pour le mariage républicain » n’est pas association. C’est une simple page Facebook, créée quatre jours avant le défilé du 17 novembre.

« Mère de famille »

Voilà une information incontestable ! Laurence Tcheng est mariée (son mari est soulagé qu’elle milite sous son nom de jeune fille, ses frères préfèreraient qu’elle utilise son nom d’épouse) et mère de deux filles.

L’aînée est étudiante en médecine. La cadette a 10 ans. L’autre jour, alors qu’elle parlait d’avenir avec sa mère, la petite a eu une nouvelle idée de métier : « mère porteuse ».

« Enseignante en ZEP »

Laurence Tcheng affirme qu’elle est « enseignante en ZEP [zone d’éducation prioritaire, ndlr] depuis 1997 ». Ce n’est pas tout à fait le cas aujourd’hui : Laurence Tcheng est en disponibilité « pour convenances personnelles » depuis plus de deux ans.

« Ma mère a eu un cancer. Elle ne pouvait plus s’occuper de mon père parkinsonien. Je me suis arrêtée pour m’en occuper à temps plein. »

A sa sortie de Sciences-Po, elle a travaillé à l’ambassade de France à Madrid. Puis dans une agence de com’ avant de devenir cadre chez McDo. A cette époque, elle roule en coupé BMW.

« Cette vie était fun, j’étais bien propre sur moi, conforme aux attentes, mais ça ne suffisait pas. Je m’en suis rendu compte avec la maternité. »

Elle devient professeur des écoles. Se retrouve devant des classes de maternelle de Gennevilliers et d’Asnières (Hauts-de-Seine). De congés parentaux en congés maladie de longue durée, cette carrière connaît plusieurs interruptions. Son dernier poste ? Documentaliste à mi-temps dans un lycée de Saint-Denis.

Elle raconte qu’elle n’a « jamais rencontré qui que ce soit de droite en ZEP » et que « quand on y a goûté, on ne peut plus en partir ». Sans doute. Mais ses filles, elles, ont fait leur scolarité dans le privé – des écoles catholiques sous contrat « où on paye en fonction du revenu ».

« J’ai essayé l’école publique du coin, mais ça s’est mal passé avec les instits. »

« Intellectuelle » ?

Faut pas pousser. Une hypokhâgne à Henri-IV et une scolarité à Sciences-Po ne suffisent pas pour faire un(e) intellectuel(e). Si elle se sent « proche deSylviane Agacinski », elle peine à lire ses livres – « mais quand on l’entend c’est lumineux ».

« Le sujet, pour moi, ce n’est pas l’homosexualité. C’est la filiation », martèle-t-elle. Deux événements intimes lui ont donné l’occasion de réfléchir sur le couple, la filiation, la famille.

Le dernier en date est la mort de son père, qui lui a confirmé « à quel point un papa c’est important ». Le premier est plus ancien : quand le mariage gay a été autorisé en Espagne, elle a été témoin de l’union d’un de ses meilleurs amis avec son compagnon.

« Je trouvais qu’il y avait encore beaucoup d’homophobie. C’était un acte militant de ma part. »

Quand ce couple a eu envie d’avoir des enfants, « ils m’ont demandé un œuf ; c’est là que j’ai commencé à réfléchir ». Ils ont finalement eu des jumeaux « par PMA et GPA [gestation pour autrui, ndlr] aux Etats-Unis ». Il y a quelques semaines, cette famille est venue chez elle. Elle raconte une scène curieuse :

« Un des enfants commence à donner des coups de pieds dans ma cage à oiseaux. Mon ami m’explique que l’enfant n’a jamais vu d’oiseaux et qu’il a peur. Alors je lui montre : “Papa oiseau, maman oiseau.”

Mon ami me coupe : “Non ! Papa oiseau et papa oiseau !” Je lui dis que si c’était le cas, il n’y aurait pas d’œuf. Ils sont repartis fâchés. »

« De gauche » ?

Reprenons. Fille d’ingénieurs, héritière d’une « double filiation gauloise et chinoise », Laurence Tcheng grandit dans les beaux quartiers. La maternité déclenche en elle « un bouleversement hormonal et spirituel » qui la pousse à changer de vie. Elle s’investit dans l’action sociale de proximité, soutien scolaire et banque alimentaire.

Elle est catholique pratiquante mais cite les Béatitudes version Audiard : « Heureux soient les fêlés, car ils laisseront passer la lumière. » Elle a peur des intérieurs « trop bien rangés ».

Dans les dernières semaines de la campagne présidentielle, quand sa copine Frigide Barjot lui demande de la rejoindre pour soutenir Sarkozy, elle refuse. Elle lui rappelle qu’elle est « de gauche », que ce n’est pas son camp :

« Je suis réac’, très en colère contre l’idéologie du “gender”, mais de gauche. »

Elle ne peut pas voir les manifestants de Civitas en peinture. « Je suis allée voir leur manif à la demande de France Inter. » Elle a été sidérée par l’homophobie et la bêtise ambiantes.

Ce n’est pas le combat de sa vie. Mais il l’aide à tenir.

« Les gens qui entrent en militance comme nous sont presque toujours des gens blessés. Frigide aurait voulu des parents qui s’entendent bien. Moi j’ai une fêlure psychiatrique, je suis maniaco-dépressive. Normalement, tous les trois mois, je replonge. Là, ça fait quatre mois et demi que je tiens. C’est un record. »

(Avec Zineb Dryef.)

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 18:59

Après les augmentations successives de début d'année, comme un rite, de EDF 2,5%, du GAZ 2,4%, du timbre etc... voilà maintenant que la rémunération du Livret A, le livret de l'épargne populaire s'il en est,va subir les foudres des indices de la bbanque de France qui va "décider" de réduire le taux au niveau de "l'inflation" dont on sait que l'indice ne reflète pas la consommation populaire. Car pour les masses populaires, les travailleurs, avec des bas salaires, et des retraites bloquées,  ce sont des dépenses utiles au familles.

Pour elles, énergie, transports, éducation, alimentation, sont les dépenses esssentielles pour survivre. Et force est de contaster que tous ces postes ont augmenter bien plus que l'infation officielle calculée à 1,2 %

Ainsi après avoir utilisé les médias collaborationnistes, pour justifier une baisse de 1%, Moscovici, après l'avoir réfutée, laisse filter le chire de 1,75% soit une baisse de 0,50% taux inférieur aux dépenses courantes des ménages polpulaires.

Une fois encore, le peuple sera le pigeon, tandis que la CFDT, te la cdftc font,  adopter un accord félon sur la sécurité de l'emploi que le gouvernement vert et socialiste s'apprêtent à faire adopter au parlement.

L'argument selon lequel des bas taux favorisent le logement social sont faux. En fait ils vont favoriser les banques qui peuvent offir des taux plus attractifs et ainsi capitaliser l'épargne populaire pour les marchés financiers. Encore une mesure en faveur des banques et de la finance que François Hollande disait combattre ( dans la campagne électorale). Les épargnatys peuvent faire connaîte leur opposition à ces baisses de taux qui pénalisent leur épargne et leur pouvoir d'achat.Après de leur banques, caisse d'épargne ou mla Poste. 

NE LAISSONS PAS FAIRE

 


La SNCF augmente ses prix plus vite que l'inflation

 

 

Prendre un TGV, un train Intercités ou un TER coûtera 2,3% plus cher en moyenne à compter du 24 janvier, une hausse de prix quasi double de l'inflation que la SNCF justifie par un "programme d'investissements sans précédent" de 2,6 milliards d'euros.


En 2012, les tarifs des trains ont augmenté de 3,2%, notamment pour tenir compte d'une augmentation de la TVA. La hausse des prix est resssortie à 1,3% en rythme annuel au mois de décembre, selon les données publiées par l'Insee. Les abonnements Fréquence (TGV et Intercités), les abonnements régionaux ainsi que le tarif de base loisirs 2e classe sont également concernés par la hausse de 2,3% annoncée dimanche, précise la SNCF dans un communiqué. L'augmentation sera "limitée à 2,0%" pour le Forfait sur Intercités, précise l'exploitant. Un certain nombre de tarifs comme les abonnements Forfait sur TGV, les réservations pour les abonnements Forfait et Étudiants, Élèves et Apprentis, seront gelés cette année.

Ce gel s'appliquera aussi pour les clients Loisirs et Longue distance (plus de quatre heures de trajet), notamment les tarifs Prem's, les prix des cartes de réduction et les tarifs sur les liaisons entre le nord-est de la France et les stations balnéaires (Lille-Marseille, Lille-Nice, Strasbourg-Nice et Metz-Marseille).

La SNCF prévoit d'augmenter de 20% le volume des billets à petit prix, notamment grâce à sa politique d'offres promotionnelles sur TGV (Prem's) et Intercités, à l'élargissement de l'offre IDTVG vers Quimper et au lancement au premier semestre du TGV Eco.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 18:55

 

SOCIÉTÉ

« Mon Dieu, faites que la police me compte cinq fois » (@zededalus)

SOCIÉTÉ -  le 13 Janvier 2013

 

Manif contre le mariage pour tous : le PS "ira jusqu'au bout", affirme Harlem Désir

 

 

Les manifestants contre le mariage homosexuel, soutenus par l'Eglise à laquelle ont participé des cadres UMP et FN, se sont rassemblés, ce dimanche, à Paris, contre la promesse de François Hollande. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Harlem Désir, a affirmé la volonté du son parti d'aller "jusqu'au bout" pour l'instauration du mariage homosexuel, et ce malgré une manifestation "consistante" qui exprime "une sensibilité qui doit être respectée".

- La réaction de l'Élysée alors que la manifestation touche à sa fin :"La manifestation, si l'on en croit les images et les chiffres qui doivent être confirmés, est consistante, elle exprime une sensibilité qui doit être respectée mais elle ne modifie pas la volonté du gouvernement d'avoir un débat au Parlement pour permettre le vote de la loi."

- "Le Parti socialiste ira jusqu'au bout de la grande réforme de progrès voulue par les Français", a indiqué Harlem Désir, ajoutant : "le droit à manifester est garanti dans notre pays, mais je tiens à rappeler l'entière détermination des socialistes à inscrire dans la loi le droit pour tous ceux qui s'aiment de se marier et d'adopter". Le premier secrétaire du PS a par ailleurs dénoncé le fait que, selon lui, "cette manifestation soit l'occasion pour la droite et l'extrême droite de réaliser une alliance de fait en se retrouvant sous un même mot d'ordre d'intolérance". "Il est inacceptable de voir des dirigeants de l'UMP, comme MM. Copé et Bertrand, dans la même manifestation que des représentants de l'extrême droite, comme Madame Maréchal-Le Pen, Monsieur Collard et le Bloc Identitaire et Civitas", s'est indigné Harlem Désir. "C'est la première fois depuis des décennies dans notre pays que la droite et l'extrême droite descendent ensemble dans la rue contre de nouveaux droits pour les Français" a-t-il souligné.

- Ce matin, devant les caméras de BFMTV, Xavier Bongibault, l'un des porte-paroles de la "Manif pour tous" et porte-parole du collectif et de l'association "Plus gay sans mariage" a une nouvelle fois comparé le président de la République François Hollande à Hitler, renouvelant une démonstration à laquelle il s'était déjà livré le 17 novembre dernier qu'il accuse d'être dans la droite ligne d'"un homme bien connu à partir de 1933". "On vous explique que les homosexuels sont pour ce projet de loi, parce qu'ils sont homosexuels. C'est une logique choquante et homophobe de la part de ce gouvernement", explique-t-il, "C'est dire que tous les homosexuels n'ont pour seul instinct sexuel leur orientation sexuelle : c'est la ligne défendue par un homme bien connu à partir de 1933 et c'est la ligne que défend aujourd'hui François Hollande".

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, a déclaré dimanche sur Canal+ qu'"il y a sans doute moins de manifestants dans la rue que ne l'espéraient les organisateurs" de la manifestationl. Alors que les opposants au mariage pour tous défilaient dimanche à Paris, la ministre, en charge de la famille, a ajouté qu'il fallait "entendre, écouter avec respect" l'opposition à ce projet de loi, qui sera examiné à compter du 29 janvier à l'Assemblée nationale.

 

 

  • 16h50. Un partisan du mariage homosexuel, alors que les opposants défilent sous sa fenêtre

  • 16h30. Act Up a déployer une banderole contre l'homophobie sur le pont des Invalides. (@)

  • 16h15. Harlem Désir condamne les propos de Bongibault qui compare Hollande à Hitler

  • 16h10. Des membres du mouvement "Chevaliers du Christ-Roi de l'Univers", dans le cortège parti de la place Pinel, où se trouve notamment les catholiques intégristes de Civitas.

  • 16 heures. Français, Françaises, la République est en danger! ()


  • 15h45. "Ils ont dit" durant ou en marge dans la manifestation contre le mariage homosexuel

Frigide Barjot, principale porte-parole du collectif "La manif pour tous", au départ d'un des cortèges, place Denfert-Rochereau: "La manif sera réussie quand le président nous recevra. Il faut qu'il nous entende, qu'il suspende le projet de loi et ouvre des états généraux pour informer les Français du changement historique sur la filiation".

Mgr Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, dans le cortège: "La manif, c'est une autre manière de s'exprimer, un peu plus rude mais démocratique (...) Ce parlement a décidé de changer le sens du mot mariage. C'est d'une grande violence pour le peuple que de changer le sens d'un mot"

Jean-Christophe Cambadélis, député PS de Paris, au Forum Radio J: "Je crois que Mgr André Vingt-Trois mène un combat douteux contre l'amour".

Jean-François Copé, président de l'UMP, à son arrivée sur le Champs-de-Mars. "Je souhaite que François Hollande entende la clameur du peuple français", a-t-il déclaré à BFMTV après avoir expliqué : "Ce projet divise la société alors que le président de la République devrait la rassembler contre le chômage et le terrorisme".

Henri Guaino, député UMP, dans la manifestation : "Moi je suis dans la rue aujourd'hui pour que la parole soit donnée au peuple (...) J'en attends que le président de la République comprenne que ce projet doit être soumis à référendum, il ne peut pas être adopté par le Parlement".

Marine Le Pen, président du Front national, à Laboutarié (Tarn): "Moi j'ai voulu que mon absence soit symbolique (...) C'est le rôle d'un responsable politique que d'avoir le courage et la lucidité d'expliquer aux Français les pièges dans lesquels on cherche à les faire tomber et d'attirer leur attention sur la tentative de diversion que représente aujourd'hui le débat sur le mariage homosexuel".

Claude Guéant (UMP), ancien ministre de l'Intérieur : "De cette mobilisation, j'attends l'expression forte d'une opposition d'une large partie des Français à un mauvais projet qui met en cause fondamentalement la structure de notre société, dont on ne sait pas où il nous mène, et qui nous trace la perspective de faire de l'enfant un objet, ce que je refuse absolument."

Christian Jacob, chef de file des députés UMP : "Les députés sont très nombreux, il y a une écrasante majorité des députés qui sont là sur le groupe UMP (...) Les Français sont dans la rue, on est à leurs côtés pour qu'il y ait ce grand débat national et on peut l'avoir par un référendum."

 


  • 15h20 - Premiers chiffres de la participation

Selon la police, les manifestants sont entre 75.000 et 120.000. Les organisateurs revendiquent la présence de près de 500.000 personnes. Le 17 novembre, pour la précédente manifestation, 70 000 personnes avaient été recensées par la police à Paris, 100 000 dans toute la France.

  • 15h05. Brunch aux Buttes-Chaumont de 15 à 18 heures

Un groupe Facebook propose par exemple un brunch aux Buttes-Chaumontdans le XXème arrondissement de Paris. Et peu importe si l'on attend de la pluie neigeuse sur la capitale. "Je me suis dit plutôt que de rester chez soi à déprimer, pourquoi ne pas se réunir et passer un bon moment", explique à l'AFP l'initiatrice de ce brunch, Emilie Jouvet, réalisatrice de 36 ans et engagée dans la défense des droits des homosexuels. "Ce n'est pas du tout une contre-manif" puisque le rassemblement n'aura pas lieu sur le trajet des manifestants. L'idée c'est de se rassurer, d'être entre nous."

>>> Lire : Pour le mariage pour tous: et vous, vous faites quoi dimanche?

15h00. Le député européen du FN Bruno Gollnisch a "regretté" dimanche l'absence de Marine Le Pen à la manifestation parisienne contre le mariage homosexuel, et la députée FN Marion Maréchal-Le Pen a reconnu que son parti avait "ménagé la chèvre et le chou" sur ce point. Au micro de BFMTV, en fin de matinée, Bruno Gollnisch avait déclaré qu'"un enfant dans un couple homo, ça le transforme en objet ou en animal de compagnie".

  • 14h30. Rires...

Un message important de la Belgique à la France

  • 14h00. La métaphore animale, grand classique de l'homophobie... ()

  • 13h30. Tract du mouvement de la jeunesse catholique de France (@AudreySalor)

  • 13h00. Et pendant ce temps-là, le Figaro fait des affaires...

 

  • 13h15. Trouvé dans le métro...

 

  • 12h00. L'archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, s'est rendu dimanche en fin de matinée à Denfert-Rochereau pour manifester son "soutien" et ses encouragements aux organisateurs de la manifestation contre le mariage homosexuel. "Je veux manifester mon soutien et mes encouragements aux organisateurs et que les Francais puissent dire ce qu'ils pensent vraiment" du mariage homosexuel, a-t-il affirmé. "Le gouvernement a ses responsabilités", a ajouté le cardinal, souhaitant qu'il puisse "trouver d'autres formules".

  • 12 heures. L'UMP, en rang sérré, est bien là !
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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 18:48

Manifestation mariage pour tous : « le gouvernement ne doit pas céder, la société française est prête »

 

 

 

 

 

Plusieurs centaines de milliers de personnes ont manifesté aujourd'hui contre le droit au mariage pour tous. Les forces de la réaction, la droite, l'extrême droite avaient complaisamment attisé les peurs pour cela. Elles ont cherché à cristalliser à cette occasion les oppositions au changement. Elles ont utilisés pour cela les interrogations d'une partie minoritaire des familles sur le sujet envisagé.

 

Cette manifestation ne peut faire oublier que la société française dans toute sa diversité est prête et majoritairement favorable à ce que 2 personnes qui s'aiment et souhaitent fonder une famille puissent s'unir – si elles le souhaitent- par les liens du mariage, quelque soit leur orientation sexuelle.

 

Le gouvernement ne doit pas céder aux pressions de ceux qui refusent le progrès vers le respect universel de l'égalité des droits et plus simplement de l'amour.

 

L'histoire avance comme elle a avancé au moment du droit de vote des femmes, des jeunes à partir de 18 ans, de l'IVG. Celles et ceux qui tentent de l'arrêter par les moyens de la peur ou de l'intimidation de l'autre, n'y parviendront pas.

 

Quelque soit le caractère escarpé de ses chemins, l'émancipation humaine va une nouvelle fois l'emporter, c'est l'opinion du plus grand nombre. C'est l'appel profond de notre peuple et de notre jeunesse, les batailles d'arrière-garde n'y feront rien.

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 10:55

 

 

 

  le 13 Janvier 2013

 

Déjà plus de 100 morts lors de l'intervention de la France au Mali

 

 

Les bombardements aériens français et les combats autour de la localité de Konna, dans le centre du Mali, se sont poursuivis samedi, faisant plus de 100 morts dans les rangs des rebelles et des forces gouvernementales dont des civils, au deuxième jour de l'opération "Serval" qui durera, a réaffirmé François Hollande, "le temps nécessaire". Le PCF exprime "ses vives inquiétudes face au grand risque de guerre".

A l'issue d'un conseil de défense, le président français a dit samedi sa "confiance" dans la réussite de l'opération engagée avec l'aide de la France contre les islamistes au Mali, qui a déjà permis selon lui de porter un "coup d'arrêt" à la progression de la rébellion. "Grâce au courage de nos soldats, un coup d'arrêt a été porté et de lourdes pertes ont été infligées à nos adversaires", a-t-il déclaré. "Mais notre mission n'est pas achevée (...) Dans les jours qui viennent, notre pays poursuivra son intervention." François Hollande a précisé que les moyens déployés par la France devaient être limités au soutien de l'intervention africaine au Mali. L'intervention "consiste à préparer le déploiement d'une force d'intervention africaine pour permettre au Mali de retrouver son intégrité territoriale" conformément aux résolutions du conseil de sécurité de l'Onu.

Les troupes de la Cédao attendues lundi

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) réclamait depuis de longs mois une intervention internationale contre les combattants d'Ansar Dine et du Mouvement pour l'unicité et le djihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), lié à Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Les événements se sont accélérés cette semaine avec la reprise de la progression des rebelles vers le sud du Mali, en direction de Bamako, la capitale.

L'essentiel des forces de la Cédéao, dont les premiers éléments sont attendus lundi, devrait venir du Nigeria, du Niger, du Sénégal et du Togo. Elles seront placées sous le commandement du général nigérian Shehu Abdulkadir. "Lundi au plus tard, les troupes seront là-bas ou commenceront à arriver", a déclaré samedi le ministre ivoirien de l'Intégration, Ali Coulibaly, dont le pays assure la présidence tournante de la Cédéao. "Les choses accélèrent. La reconquête du Nord est en cours", a-t-il ajouté. Le Burkina Faso, qui a tenté une médiation avec certains groupes islamistes, a annoncé samedi qu'il procéderait rapidement au déploiement de 500 militaires au Mali.

"De nombreux morts des deux côtés"

Un officier du QG des forces maliennes à Bamako a déclaré que "plus de 100" rebelles avaient été tués, tandis qu'un commerçant de Konna a comptabilisé 148 cadavres, et parmi eux des dizaines de soldats gouvernementaux. La bataille pour la reconquête de Konna a également fait onze morts et une soixantaine de blessés dans les rangs de l'armée malienne, selon un responsable de la présidence malienne. Selon Human Rights Watch, une dizaine de civils ont également été tués, dont trois enfants qui se sont noyés en tentant de traverser une rivière pour échapper aux combats.

C'est la prise de Konna, jeudi, qui a fait basculer le conflit malien et précipité l'intervention de la France. Cette localité a en effet une importance stratégique puisqu'elle se trouve à proximité de Mopti, le dernier verrou avant Bamako et le Sud malien. Plus au nord, à Gao, une des principales villes tombées aux mains des insurgés au printemps dernier, un habitant a signalé avoir vu des dizaines de rebelles remontant vers le nord à bord de 4x4. "L'hôpital de la ville déborde de blessés et de cadavres", a-t-il ajouté. La France s'est contentée de dire que les rebelles avaient été repoussés de "plusieurs dizaines de kilomètres". Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a par ailleurs fait état de la mort d'un pilote de l'armée de l'air française dont l'hélicoptère a été abattu.

Soutiens de Londres et de l'UE

Le chef d'état-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, a précisé samedi à la presse que des avions militaires supplémentaires avaient été envoyés en Afrique et que les chasseurs Rafale étaient susceptibles de frapper à partir de bases aériennes en France. Il a souligné qu'à ce stade, la France n'avait pas l'intention d'envoyer des troupes au sol. "Plus vite la mission africaine sera sur le terrain, moins nous aurons besoin d'aider l'armée malienne", a-t-il déclaré. Depuis le début de l'opération Serval, Paris inscrit son action dans le cadre de la légalité internationale, invoquant la résolution 2085 du Conseil de sécurité de l'Onu, adoptée le 20 décembre.

Au cours d'une discussion téléphonique, le Premier ministre britannique, David Cameron, a fait part à François Hollande du soutien de la Grande-Bretagne et a proposé des moyens de transport militaire, deux avions C-17. Reçu à l'Elysée, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a "réaffirmé le soutien de l'Union européenne à la défense de l'intégrité du Mali et donc à l'intervention militaire en cours", selon la présidence française.

La veille, le Pentagone avait dit réfléchir à de possibles partages de renseignements avec les Français et à un appui logistique. De source française, on souligne que les moyens américains d'observation, dont les drones de surveillance, seraient d'une grande valeur dans le Nord désertique du Mali, un pays grand comme deux fois la France.

Menaces sur les otages français au Sahel

Mais l'intervention, qui fait pour le moment la quasi-unanimité dans la classe politique française, comporte des risque, notamment pour les otages français dans la région. Neuf Français sont actuellement retenus en otages, huit au Sahel et un en Somalie. Ce dernier, un agent de la DGSE présenté sous le nom de Denis Allex, a été enlevé en juillet 2009 à Mogadiscio par les milices islamistes d'Al Chabaab. Le service action de la DGSE a mené dans la nuit de vendredi à samedi une opération pour tenter de libérer son agent. "Cette opération n'a pas pu aboutir malgré le sacrifice de deux de nos soldats et sans doute l'assassinat de l'otage", a dit François Hollande.

Les rebelles islamistes, en Somalie comme au Mali, ont prévenu la France samedi que ses dernières initiatives en Afrique auraient des "conséquences" pour ses otages et ses ressortissants. Dans ce contexte, le plan Vigipirate de protection des lieux publics et des infrastructures de transport a été renforcé en France.

Pour le Parti communiste français, l'intervention militaire de la France "comporte de grands risques de guerre". "Le PCF exprime une nouvelle fois son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays." Le PCF rappelle dans un communiqué, que "la réponse à la demande d'aide du Président du Mali aurait du s'inscrire dans le cadre d'une mission de l'ONU et de l'Union africaine, réalisée sous drapeau de l'ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l'exigence de la souveraineté malienne."

  • Lire aussi :
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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 10:37

cot

SOCIÉTÉ -  le 10 Janvier 2013

Cactus. Persona non grata

Rigide Barjot, ressuscitée grâce au mariage gay

CactusMais si ! Frigide Barjot, vue à la télé. Une parodie de BB (blonde branchouillarde), qui, au XXe siècle parlait toujours de sexe avec les mains (voir la vidéo ci-dessous) et une grande bouche sous une tignasse décolorée parfaitement décoiffée.

Avec le temps, on avait zappé. Zappé qu’elle est l’épouse de Basile de Koch, le frère de Karl Zéro, et que le couple s’employa, entre autres, un temps, à écrire les discours du ministre de l’Intérieur Charles Pasqua ; qu’elle avait fait Sciences Po avec Frédéric Beigbeder, et que, toujours prête à naviguer en eaux troubles, fut candidate aux municipales en 2008 dans le 15e arrondissement de Paris, sur la liste divers droite emmenée par Gérard d’Aboville. Frigide est de cette droite mondaine parisienne, si mal à droite quand la gauche a les clés de l’Élysée qu’elle se déporte volontiers à l’extrême.

Frigide, alias Virginie Tenelle, née Merle, la cinquantaine rugissante, est une des apôtres du cénacle de ceux qui se donnent volontiers des noms de drôles d’oiseaux pour prendre, sans avoir l’air d’y toucher, des postures dadaïstes masquant de vrais relents populistes. Son vrai dada de catho décomplexée, à elle, c’est surtout d’exister dans les médias pour vivre. Sans oublier de pondre des produits dérivés pour mettre du beurre dans la crèche. Comme ce bouquin, intitulé Touche pas à mon sexe, qui sort aujourd’hui même, édité par l’épouse de Robert Ménard (l’ex-sulfureux de Reporters sans frontières). Le projet de loi autorisant le mariage homosexuel est arrivé comme une aubaine, pour cette groupie de Benoît XVI (dit Treize étroit par feu Allain Leprest). La Frigide s’est immédiatement donné pour mission d’aiguiller la meute prête à faire du foin. Le 13 janvier prochain, son collectif intégriste table sur la présence de 300 000 personnes dans les rues de Paris contre le projet de loi de mariage pour tous du gouvernement. Et que chauffent les ordis avec des e-mails bien léchés, envoyés partout (et surtout aux journalistes) dans une police rose bonbon kitchissime ! Ciel, voilà la Frigide ressuscitée en face de proue ! La preuve, mêmel’Humanité (qu’elle déteste au point d’avoir nommé son collectif Pour l’Humanité durable) en parle ! Tout comme tout le monde en a parlé en publiant un certificat de mariage factice, qui célébrait un mariage gay en boîte de nuit, qu’elle avait dédicacé. C’est bien connu, chez ces gens-là, on ne badine avec l’amour qu’en boîte avec des potes, mais pas quand il s’agit que le droit s’applique à toutes et tous. Là, ça resserre les fesses.

En novembre 2012, Frigide Bardot renaissait médiatiquement grâce aux manifs visant 
à empêcher les homos de se marier et d’adopter. 
Elle veut en remettre un coup dimanche.

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 03:10

Mali : « L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre »

 Le PCF partage l'inquiétude des maliens devant l'offensive armée des groupes djihadistes vers le sud de leur pays. Ces groupes islamistes radicaux, avec leurs pratiques violentes, ont montré le danger qu'ils représentent pour la dignité humaine, pour les libertés, la justice et la stabilité du Mali et de toute la région.

Le PCF exprime une nouvelle fois son inquiétude devant la nouvelle et grave situation créée par la reprise de la confrontation armée au Mali. L' intervention militaire française comporte de grands risques de guerre et d'enlisement sans véritable solution durable pour le peuple malien et pour la reconstruction du pays. Cette intervention,  suscite l'angoisse légitime des familles des otages car la vie de ceux-ci est sérieusement mise en danger. On sait d’ailleurs que Denis Allex, retenu en otage en Somalie, a été assassiné par ses "geôliers" suite à une opération de la DGSE dans la nuit de vendredi à samedi. Cela montre quels sont  les périls dramatiques et les limites de ces opérations militaires.

 

Le PCF rappelle que la réponse à la demande d'aide du Président du Mali aurait du s'inscrire dans le cadre d'une mission de l'ONU et de l'Union africaine, réalisée sous drapeau de l'ONU, par des forces maliennes et africaines, dans le strict respect de la Charte des Nations-Unies, dans les limites imposées par l'exigence de la souveraineté malienne. La France, ancienne puissance coloniale, ne peut apparaître comme voulant poursuivre les pratiques dominatrices de la "françafrique". Cette intervention militaire n'efface pas la nécessité de la recherche d'une solution politique et d'un dialogue avec les groupes de la rébellion non liés au terrorisme et respectueux de l'intégrité territoriale du Mali. C'est ce que demandent les résolutions de l'ONU.

Le PCF demande que les autorités françaises répondent aux lourdes questions posées par une intervention militaire déclenchée sur décision du Président de la République et engagée sans débat préalable au Parlement.

 

______________________________________________________________________________________________________________

 

 

Conférence de presse du parti SADI le 9/02/2012 sur la situation au Nord Mali

 

 

Mesdames et messieurs les journalistes.

 
Les maliens doivent comprendre que les responsables de cette situation désastreuse à tous points de vue ne sont pas les paisibles communautés touareg, maures et arabes.

Les vrais et seuls responsables sont :
- ATT et son Gouvernement ;
- Le MNLA (Mouvement National de Libération de l’Azawad) ;
- Certains anciens militaires de Lybie ;
- AQMI ;
- Les narcotrafiquants.

 
Une situation grave, désastreuse, tragique sévit dans le Nord de notre pays.
Elle est grave en ce sens que l’unité et l’intégrité territoriale sont entachées. Des populations du même pays s’opposent. La guerre s’installe. Une partie du pays est occupée par des rebelles.

Réagir sur le forum du Parti Sadi : La situation dans le Nord-Mali 


Comment comprendre l’attitude du Ministre de l’Agriculture Aghatam Ag Alassane qui va au Burkina Faso « sécuriser sa famille » au lieu de proposer au Gouvernement une stratégie de protection pour toutes les victimes potentielles ? C’est inacceptable !

Enfin, la situation est tragique, en ce sens que des Maliens meurent depuis le 23 Mai 2006 date de la 1ère rébellion de l’ère ATT. Les tueries n’ont plus cessé, qu’elles soient d’origine mauritanienne, de l’alliance du 23 mai, ou récemment du MNLA à Aguel Hoc où la façon barbare de tuer des soldats désarmés, ligotés, dépasse tout entendement.

1. La responsabilité d’ATT 

Sa gestion solitaire des problèmes du Nord l’a conduit à des décisions contraires aux principes de la République, aux intérêts de notre pays, à l’esprit et à la lettre du serment qu’il a prêté devant la Cour Suprême les 8 juin 2002 et 2007, je cite « Je jure devant Dieu et le peuple malien de préserver en toute fidélité le régime républicain de respecter et de faire respecter la Constitution et la Loi, de remplir mes fonctions dans l’intérêt supérieur du peuple, de préserver les acquis démocratiques, de garantir l’unité nationale, l’indépendance de la patrie et l’intégrité du territoire national. Je m’engage solennellement et sur l’honneur à mettre tout en œuvre pour la réalisation de l’unité africaine ». Aricle 37 de la constitution de 1992

En quoi il n’a pas respecté son serment ? Les Maliens et les Maliennes se souviennent que le 23 mai 2006, l’ancien Caporal chef Ibrahim Ag Bahanga et le Lieutenant-colonel félon Hassan Ag Fagaga et des hommes de troupe attaquent la caserne de Ménaka, la caserne et le Centre de communication de Kidal. Un homme est tué.

Les bandits commettent des actes criminels comme l’attaque du poste militaire de Diabali dans la zone de l’Office du Niger, du camp militaire d’Abeibara dans la nuit du 20 au 21 mai 2008 faisant 27 morts et 31 blessés.

Le bandit de Bahanga qui a flirté avec le GSPC (AQMI) en Algérie a développé des relations aussi au Niger. Il a établi des bases au Mali dont la principale était Boureïssa à la frontière algérienne. Il circulait librement. Son complice déserteur était intégré dans l’armée. Il a été vu à Kidal en tenue militaire à la fête du cinquantenaire en 2010.

L’accord d’Alger signé en 2006 avec l’Alliance du 23 mai dont Bahanga était le premier responsable, a signifié clairement l’abandon de souveraineté. L’Assemblée Nationale n’a pas été saisi de la signature de cet accord par le Ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales le Général Kafougouna Koné, l’envoyé du Président de la République. Le point ahurissant et inacceptable de cet accord était que l’armée se retire des régions du Nord. Ce qui va permettre à ces bandits d’avoir les coudées franches pour s’installer et maitriser la zone.

A cette rébellion armée se sont ajoutées d’autres monstruosités dans cette partie du pays abandonnée par l’Etat, à part une administration prédatrice.

1. AQMI s’implante, développe ses tentacules jusque dans notre société de la frontière mauritanienne à la frontière nigérienne. Le monde sait les moyens militaires et financiers de cette bande d’assassins.
2. Les narcotrafiquants ont eu des complicités pour faire atterrir deux avions bourrés de drogue dure. Une des personnes impliquées au plus haut niveau a été arrêtée et déferrée à la prison de Bamako. Elle vient d’être libérée sans autre forme de procès.
3. Les militaires de l’armée libyenne ont eu les mêmes facilités d’arrivée sur notre territoire où ils se sont installés avec toute leur logistique (véhicules, armes sophistiquées). Nos voisins comme l’Algérie, le Niger, la Mauritanie ont désarmé les leurs avant de leur permettre de rentrer sur leurs territoires.

C’est autour de toutes ces forces existantes de 2006 à maintenant que s’est constitué le MNLA (Mouvement Nationale de Libération de l’Azaouad). Le MNLA est le fruit de l’abandon de souveraineté par ATT.

IL n’est pas compréhensible et acceptable que depuis la naissance de l’Alliance du 23 Mai avec toutes les attaques qui ont été perpétrées qu’un Etat ne se prépare pas à la guerre. C’est mettre le pays en péril que de ne pas prendre les dispositions sur le plan de la préparation militaire, sur le plan de l’implication des institutions de la République, des Partis politiques, de la société civile, sur le plan de l’information, toute chose qui aurait permis d’éviter cette tragédie et l’inimitié entre les peuples de notre pays. ATT, loin de faire face à ses obligations pour sauver le pays et respecter son serment engage l’organisation des festivités du cinquantenaire pour 7 milliards 500 millions de FCFA annoncés. Il engage aussi un referendum constitutionnel dont les préparatifs sont évalués à 9 milliards de FCFA. Tout dernièrement il nomme un Gouvernement de 33 membres, introduit un découpage administratif, nomme plusieurs Généraux. Autant d’activités qui nécessitent des engagements financiers énormes.

ATT est responsable de cette situation et a montré ses limites.

Le peuple malien n’est ni par sa culture, ni son histoire et son éducation un peuple à comportement tribaliste. Il n’y a jamais eu au Mali de pogroms contre des communautés ou des ressortissants d’autres nationalités même pendant les moments les plus difficiles : comme par exemple la guerre avec le Burkina en 1985, les massacres de maliens en Côte-d’Ivoire en 1999, 2002, et 2011, les rebellions successives de 1963, 1990, 1992, 2006.

C’est le sentiment d’injustice suscité par la politique de corruption de l’Etat qui se formalise par des :
-intermédiaires véreux qui font des mouvements de rébellion un fonds de commerce ;
-privilèges injustifiés et régulièrement accordés à ceux qui prennent les armes ;
- investissements massifs par rapport à la situation générale des zones et couches déshéritées du territoire malien ;
- complicités avérées de certains éléments des communautés à tous les niveaux, y compris dans les plus hautes institutions de l’Etat avec les différentes rebellions, qui expliquent ces débordements regrettables que nous avons connus ces derniers temps.

Et le fait que l’Etat et la communauté internationale ignorent la souffrance des autres citoyens maliens et des familles touchées par le deuil et mettent en avant les exodes massifs de réfugiés touaregs, arabes et maures au Burkina Faso, au Niger et en Algérie, attise ce sentiment de révolte générale dans le pays.

Pour le Parti SADI, les racines de cette colère populaire sont le résultat du déni de droit et d’humanité pour les autres maliens qui sont touchés par le problème, la désinvolture et le larbinisme des autorités qui ne sont soucieuses que de satisfaire les attentes de la soi disant « communauté internationale ».

2. La responsabilité du Gouvernement

 
Il a montré ses carences pour enrayer les différentes crises : crise de l’école, l’emploi, la famine, la corruption, la cherté de la vie, l’insécurité qui frappe aujourd’hui toutes les villes du Mali. Le Gouvernement a aussi étalé son incapacité à organiser les élections crédibles et transparentes, sa volonté étant de privilégier le candidat de son choix. C’est pourquoi au jour d’aujourd’hui aucun fichier électoral n’est présenté à notre peuple à trois mois des élections.

3. La responsabilité du MNLA.

 
Ce mouvement s’est constitué dans une alliance entre la première rébellion et un groupe de militaires venu de Lybie. L’avenir nous dira la réalité des rapports tissés avec AQMI. Le MNLA a posé la revendication de l’autodétermination sans attendre qu’un dialogue soit mis en place il engage des opérations militaires et occupe Ménaka, Anderaboukane, Abeibara, Tinessako, Léré et Aguel Hoc où il commet des atrocités qui ne sont dénoncées ni par l’ONU, ni par l’Union Européenne, encore moins la France dont le Ministre des Affaires Etrangères dans sa demande de cessez-le-feu reconnaît au MNLA d’avoir réussi d’importants succès. Ce qui est un soutien direct à l’attaque d’un territoire légalement constitué par un groupe armé. Cela n’est pas étonnant puisque la France a agi de même contre AQMI en violant notre territoire en duo avec la Mauritanie. La Mauritanie avait d’ailleurs tué une famille de 4 personnes dont un enfant, famille qui voyageait tranquillement dans une 4X4. Ni ATT, ni son Gouvernement n’avait réagi à cette époque contre ces interventions militaires sur notre territoire et l’assassinat de quatre de nos compatriotes. Aujourd’hui encore, aucune réaction n’est faite contre les propos d’Alain Juppé. Un silence est observé quant au schéma qui se profile à l’horizon c’est-à-dire la prise en charge par les Nations-Unies et les puissances occidentales de la question du Nord comme au Soudan. Les maliens doivent percevoir cela clairement et s’y opposer de façon patriotique. Le MNLA a non seulement tué sauvagement, mais il est aussi responsable que le Gouvernement du dénuement, de la peur, du désarroi et de l’exode massif des maliens du Nord.

Le Parti SADI, loin de se confiner dans le chauvinisme a toujours eu en perspective les intérêts généraux des travailleurs, des peuples et de ceux qui luttent pour le changement démocratique et le progrès social par delà les frontières.

Concrètement, c’est dans le cadre de la nation, c’est-à-dire d’un pays avec son territoire, sa société organisée, ses institutions communes, que l’action de lutte pour le changement doit se réaliser. Car, comme le veut les rebelles du MNLA, si on liquide cette base, c’est à dire le cadre dans lequel les gens se reconnaissent et s’identifient, on supprime toute possibilité d’organiser et de mobiliser les forces démocratiques. Le MNLA est condamnable et n’a aucun potentiel révolutionnaire tout comme est condamnable l’usage de la force. Il n’est pas un mouvement de changement démocratique et son passage douloureux à Aguel Hoc prouve qu’il ressemble à un groupe terroriste.

Dans cette nation, les maliens ne sont pas martyrisés seulement dans sa partie Nord. Ils le sont ô combien dans sa partie Sud, dans sa partie Est et Ouest par un Gouvernement qui a tourné le dos à leurs intérêts et aux idéaux de mars 1991.

Les propositions du Parti SADI pour une solution définitive de la crise

 
Au-delà de toute cette situation de tourmente que nous vivons, du peu de crédit du Président Amadou Toumani Touré et de son Gouvernement, l’unité nationale et la cohésion sociale recommandent une direction claire et responsable au pays. Le Président actuel et son Gouvernement peuvent-ils en répondre ? Notre réponse est non ! La vague déferlante des femmes de kati, des populations de Kati et Bamako, de Ségou, Kita, Kayes, Sikasso, Koulikoro a montré à suffisance que le peuple malien n’a plus confiance aux hommes et aux femmes qui le dirigent. Les maliens sont inquiets. Ceux qui sont partis précipitamment le sont encore plus. Ceux qui sont dans les camps de refugiés dans les conditions pénibles demandent qu’ils soient rassurés. Nous devons tout faire pour les protéger et les faire venir dans leurs foyers. Il faut d’autres hommes et d’autres femmes pour prendre en charge la fin de la guerre et instaurer le dialogue.

Le Président de la République et son Gouvernement doivent démissionner.

Le nouveau Gouvernement doit être réduit à 15 membres pour mettre fin à la fin à la guerre et mener le dialogue avec le MNLA, assurer la sécurité dans le pays, organiser sérieusement les élections présidentielles et législatives.

Le Referendum de toute évidence n’a plus sa raison d’être en considération des évènements qui prévalent. L’allègement du Gouvernement et la suppression du referendum vont dégager suffisamment de fonds pour faire face aux problèmes cités plus haut : la crise de l’école, l’insécurité, la famine…

L’argent des Partis Politiques 1 milliard 115 millions de FCA peut aider nos compatriotes dans les camps de réfugiés.

Dans la perspective d’un dialogue entre le nouveau Gouvernement et la rébellion du MNLA, les dispositions suivantes sont obligatoires :
- Désarmement immédiat et sans condition des rebelles ;
- Retrait des villes et villages occupés par le MNLA pour assurer le retour des populations partis à l’exode et pour leur sérénité ;
- Rejet de tout schéma d’interposition entre notre armée et les rebelles. Les agitations de la France et des Nations-Unies sont suffisamment claires d’une telle éventualité.
- Tenue du dialogue sur notre territoire et plus précisément à Mopti, qui de par sa position géographique se trouve au milieu du Pays.
- Audit de tous les projets affectés dans le Nord-Mali ;
- Condamnation ferme des exactions des deux côtés (MNLA et Forces Armées et de sécurité) des populations civiles et militaires désarmées ;
- Soutien total aux Forces Armées et de Sécurité du Mali ;
- ouverture d’une enquête judiciaire sur tous les cas d’atrocités avérées afin de poursuivre leurs auteurs.

La situation est grave : les dernières nouvelles indiquent une poussée des actes de sabotage des installations stratégiques des villes par le MNLA. Après Kidal et Tessalit, maintenant c’est le tour de Tonka, Léré, Ménaka, Tessit, Tinzawaten.

Il faut sauver le Mali !

Pour le Bureau Politique
Le Président Cheick Oumar Sissoko

 

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Published by bruno fornaciari - dans lutte pour la paix
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BRUNO FORNACIARI

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