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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 08:29

Deux textes d'une grande importance sont rendus public par "lHumanité" ce lundi 28 janvier 2013 et le mardi 29.

L'un concerne une "nouvelle stratégie" du Front de Gauche et l'autre, "sur le fonctionnement du front de gauche"

Je m'interroge sur le moment choisi pour cette publication qui met les communistes devant le fait accompli. On peut mieux faire en terme de démocratie et de souveraineté des communistes.

Car en effet, les communistes qui préparent actuellement leur congrès pourraient s'étonner de la méthode. Quasiment toutes les conférences de section se sont tenues comme la plupart des conférences fédérales sans connaître ces deux textes fondamentaux qui engagent leur Parti. La publication postérieure à la réunion des communistes ne leur aura pas permis d'en prendre connaissance ni d'en discuter.

Le congrès, qui se déroulera du 7 au 10 février à Aubervilliers et les délégués de fédérations n'auront donc pas été mandatés pour valider ou s'opposer à l'orientation proposée (décidée?) Les congressistes seront-ils transformés en "groupies" d'une direction qui semble se ficher comme de sa première chemise, de l'opinion des communistes ?

Et pourquoi une telle précipitation? Y aurait-il le feu ? Une telle décision doit-elle être prise en urgence ? et pour quelles raison SVP ?

Les communistes, puisqu'il s'agit d'une évolution stratégique, n'auraient-ils pas voix au chapitre ? Mais à quoi cela sert-il de les réunir en congrès ? Pour valider une décision prise en dehors d'eux.

Les errements démocratiques sont graves et ne peuvent être passés sous silence. Les communistes et notre Parti méritent mieux que cela.

Bruno fornaciari

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 07:57

 le 29 Janvier 2013

Campagne

Le Front de gauche écrit de nouveau sa stratégie

 

Les différentes forces du mouvement ont rendu public hier un nouveau texte d’orientation qui définit son ambition des prochains mois et trace de premières perspectives pour 2014.

«Face à la crise, une course de vitesse est engagée entre deux types de réponses possibles : l’une démocratique et solidaire et l’autre autoritaire et porteuse de profondes régressions sociales. (…) Nous avons donc un rôle historique : rassembler pour construire une alternative de gauche rompant avec les logiques libérales et sociales-libérales. » Telle est l’ambition affichée par le Front de gauche dans le texte d’orientation que sa coordination a adopté la semaine dernière et qui a fait l’objet d’un « accord unanime » des membres de son conseil national, vendredi, aux côtés d’un second volet sur le développement du mouvement (voir ci-dessous). Après le texte stratégique d’avril 2011, cette nouvelle mouture rendue publique hier, a vocation à « apporter des éléments de réponse » pour aborder « une nouvelle étape » du mouvement. Tirant les enseignements de la dernière période, de « la campagne inédite qui a rendu possible la défaite de Sarkozy » à la « politique sociale-libérale assumée » du gouvernement, le Front de gauche fixe son cap. « Nous n’attendrons pas 2017 », affirme-t-il, se voulant capable de « faire la démonstration qu’une politique alternative à l’austérité est possible à gauche et qu’elle peut être majoritaire », dans l’esprit de sa campagne lancée à Metz la semaine dernière.

Considérant, comme déjà à de multiples reprises, que « la politique du gouvernement Ayrault conduit à l’échec » et refusant de se résigner « à ce que la droite extrémisée, voire l’extrême droite, représentent à terme l’alternative », le Front de gauche « entend, dans les mobilisations et les élections à venir, œuvrer à des solutions de gauche immédiates face à la crise, et à la construction d’une politique et d’une majorité alternatives ». Ambitionnant de devenir « un front du peuple », il compte ainsi s’adresser « à toutes celles et ceux qui, à gauche, quelles que soient leur préférence et leur appartenance politique, veulent agir et ne se retrouvent pas dans les choix d’austérité » au travers de différents « rendez-vous » qui jalonneront son activité des prochains mois (voir encadré).

Quant aux échéances électorales de 2014, elles « feront l’objet d’un débat spécifique ». Cependant, le texte affirme l’objectif d’être « à l’offensive » aux municipales, d’y faire échec à la droite et à l’extrême droite tout en en faisant « des points d’appui pour refuser la logique d’austérité ». Une première réunion devrait avoir lieu au printemps sur le contenu programmatique de cette campagne, tandis que la discussion sur « les formes concrètes des rassemblements » devrait « s’engager sans tarder ». L’élection européenne y est également considérée comme un rendez-vous essentiel, pour lequel l’objectif est de « bousculer le rapport de forces à gauche en notre faveur ».

Tenir le front coûte que coûte  «Unis dans les luttes»... le Front de gauche programme déjà les futures campagnes à mener dans les mois qui viennent : droit de vote des étrangers, régularisation des travailleurs sans papiers, actions dans le cadre de la campagne d’« alternative à l’austérité » (meetings, réunions publiques, marches départementales…). Un front uni qui se déclinera au Parlement : le projet de loi découlant de l’accord sur l’emploi y arrivant 
en mars, il faudra « interpeller les parlementaires, notamment PS et EELV », majoritaires à l’Assemblée.

Julia Hamlaoui

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 07:52

Texte sur le fonctionnement du Front de Gauche Le développement du Front de Gauche


Le Front de Gauche (FDG) constitue une démarche politique inédite qui associe des organisations politiques et des citoyens, dont de nombreux militants syndicaux et associatifs, dans la construction commune d’une ambition politique qui réponde aux attentes populaires et soit en rupture avec les logiques imposées par les marchés financiers.

Evoquer le développement du Front de Gauche, implique un préambule. La question majeure c’est : comment donne-t-on envie de rejoindre le FDG à tous ceux, issus notamment des classes populaires et de la jeunesse, n’ayant jamais milité ou il y a longtemps, qui ont soutenu notre campagne ?

 

Cela revient à poser la question de l’utilité du FDG. C’est donc d’abord une réponse politique: la nécessité d’une stratégie claire, d’initiatives concrètes, de bonnes campagnes, du soutien aux mobilisations et, de notre progression dans l’ancrage de nos idées et à travers les élections. C’est cela qui donnera envie de rejoindre notre démarche, de construire le FdG. La manifestation du 30 septembre l’a démontré car sa préparation a sensiblement remobilisé les assemblées citoyennes.

 

Cela passe par une élaboration commune, une démarche permanente de co-construction où chaque composante peut apporter son apport, son expérience. Pour cela, il faut bien sûr les cadres qui permettent ces actions communes, l’élaboration collective et des instances qui permettent de se coordonner, de prendre des décisions et de les mettre en application. Car si le Front de Gauche n’est pas un parti, ce n’est plus seulement une alliance électorale, il s’agit donc d’un mouvement, d’une force politique qui se veut l’outil d’une dynamique populaire. Cela appelle à des formes d’organisation pérennes, à la fois ouvertes, souples mais également efficaces et capables de répondre aux aspirations à le rejoindre. Pour les besoins de la campagne présidentielle, ces structures permanentes se sont étoffées. Il s’agit déjà de s’accorder sur leur continuité voir leur évolution et de les compléter pour permettre davantage d’implication citoyenne.

 

Le développement du Front de Gauche jusqu’à maintenant s’est appuyé sur trois exigences qu’il faut poursuivre :

A tout moment nous avons forgé ensemble et conforté une orientation stratégique commune décidée et acceptée par toutes les composantes dufront de gauche Nos méthodes de fonctionnement ont été souples et non contraignantes pour

chaque organisation respectant l’identité et la souveraineté de chacune et recherchant toujours ce qui rassemble le plus largement.

 

Nous avons pris régulièrement des initiatives communes, nationales qui ont donné une visibilité publique au Front de Gauche et une activité commune à nos organisations, nos militant-e-s et à celles et ceux qui voulaient se joindre à nous

 

Les assemblées citoyennes (AC)


Les assemblées citoyennes sont essentielles car elles ont vocation à représenter des formes du développement et de l’élargissement du FDG, réunissant largement citoyen-ne- s, militant-e-s associatifs, syndicalistes, politiques, membres ou non d’un parti. Ce sont à la fois des lieux de discussion, d’élaboration et d’action. C’est à partir de leur développement que l’on pourra multiplier l’implication citoyenne. Nous voulons donc les développer, partout : dans les localités, les lieux de travail. ..

 

Une assemblée citoyenne se crée en associant tous les partis du FdG existants sur une localité ou un lieu de travail. Aucune exclusive vis-à-vis d’une des composantes du FDG n’est légitime de même qu’un seul parti ne peut parler au nom du FDG. Sur le terrain plusieurs formes d’AC existent. Certaines fonctionnent en association parfois avec le dépôt de statut officiel, d'autres non. Nous ne privilégions aucune forme d'AC. Il est surtout besoin de trouver les moyens de l'adhésion du plus grand nombre à ces assemblées et aux activités qu'elles développent, en respectant le principe d’un fonctionnement au consensus entre tous les participants qu’ils soient membres d’une organisation politique du FDG ou non. Ces expériences feront l’objet d’un échange dans le Front de gauche pour en faire le bilan.

 

Toutes les formes intégrant citoyen-ne-s et militant-e-s non encarté-e-s peuvent être envisagées, notamment dans les équipes d’animation locales du FDG qui préparent les Assemblées citoyennes. A ce stade le consensus est la seule méthode de décision possible localement comme nationalement. Sachant que le « consensus n’est pas l’unanimité et suppose, pour pouvoir fonctionner au jour le jour, qu’il y ait à la fois une volonté inclusive partagée et une « abstention bienveillante » de ceux qui ne sont pas d’accord, sauf dans les cas décisifs. Les décisions locales sont de toutes façons prises dans le respect des positions

 

nationales du FDG charge aux AC de les impulser et de les adapter localement et de prendre des décisions en ce qui concerne les questions locales. Il faut également assurer à l’échelon national un meilleur suivi collectif des AC au sein de la coordination des assemblées citoyennes.

 

Fronts thématiques (FT)


Ils sont essentiels car représentent aujourd’hui des formes concrètes très précieuses d’intégration du FDG et sont également des moyens d’élargir le FDG notamment aux militants syndicaux, associatifs, animateurs de mouvements sociaux. Nous voulons donc les développer, nationalement et dans les territoires

 

Ce sont à la fois des lieux d’élaboration programmatique, d’actions et d’une expression commune du FDG sur nombre de question. Toutes les composantes peuvent participer à un Front thématique. Chacun se créant avec l’accord de toutes les composantes et après discussion de son objet, la coordination nationale ayant pour rôle d’aider à dépasser les contradictions au besoin. ,

 

Par contre, il est nécessaire que le travail des FT irrigue davantage le FDG dans son ensemble. S’il n’est pas opportun que chaque décision des FT soit validée par la coordination (sauf problème repéré par la coordination des FT qui dans ce cas appelle la coordination à trancher), il est par contre souhaitable que les propositions des FT nourrissent les discussions du Conseil national, les Assemblées Citoyennes et qu’elles aient le maximum d’écho au-delà des rangs du FDG.

 

La constitution de FT locaux doit être encouragée là où c’est possible.

 

Le Front des luttes


Le Front des luttes rassemble l’ensemble des militant-e-s du mouvement social et syndical, dans ou proche du Front de gauche, engagé-e-s dans les mobilisations du monde du travail et/ou en soutien à celles-ci. Il est un cadre d’élaboration et d’intervention du Front de gauche au service des salarié-e-s. Il est animé par une équipe d’animation pluraliste, constituée des représentant-e-s de chacune des composantes du Front de gauche qui le souhaite et de membres non encarté-e-s du conseil national. Il a un rôle consultatif et propositionnel auprès de la coordination nationale qu'il rencontre de manière régulière, il participe à l'animation du conseil national.

 

Rencontres nationales


Des conventions nationales du Front de gauche sont impératives.

 

Elles auront à la fois pour but de donner de la visibilité au Front de gauche et à l’implication citoyenne qu’il entend représenter et permettre les échanges entre les acteurs du Front de gauche, membres des AC et de toutes les structures du FDG comme des Fronts thématiques. Chacune aura un objet précis parmi les questions politiques et thématiques qui développent l’activité du Front de Gauche. La première aura lieu cette année au cours du 2ème semestre

D’autre part des réunions nationales pourront être décidées par la coordination nationale sur des thèmes précis et sur un périmètre décidé par elle.

 

Les estivales, université d’été du Front de Gauche, seront organisées chaque année.

 

Le Conseil national


L’objectif est de le rendre encore plus légitime, représentatif et utile qu’il ne l’est aujourd’hui. La priorité est qu’il soit le carrefour d’expériences sociales diversifiées, de représentants de combats collectifs, de militants syndicalistes, associatifs, de personnalités intellectuelles, culturelles... Le CN a un rôle d’initiative, consultatif et propositionnel. Ce rôle accru nécessite d’élargir et diversifier le CN. Toutes les forces du FDG doivent y être représentées. Il faut l’élargir de manière évolutive, sans brusquer artificiellement les rythmes de structuration aux animateurs du FDG, animateurs des FT et notamment du Front des luttes, voir des AC et personnalités du mouvement social.

 

Les associations qui souhaitent adhérer au FDG, dans le respect de leurs statuts, pourront être représentées au CN. Il faut des réunions régulières : deux fois par trimestre. La coordination du Front de Gauche travaillera à une proposition d’élargissement du CN sur le principe de la double parité.

 

La coordination nationale


Elle doit rester l’instance exécutive et, en dernière instance, décisionnelle. Il faut la rendre plus efficace et permettre que ses décisions soient mieux mises en application.

Elle est constituée des représentant-e-s des composantes politiques du FDG, et Il faudra sans doute réfléchir à sa composition en fonction de l’élargissement récent du FDG.

 

Dans le souci de refléter la composition du CN entre membres des composantes politiques du FDG et non membres de ces organisations, deux membres du Conseil National non membres d’un des partis seront coopté-e-s à la coordination.

Entre les réunions de la coordination, un secrétariat mettra en œuvre les décisions prises. Il a pour fonction de s’occuper des affaires régulières et est composé d’un membre par composante du FDG. Des commissions ad’ hoc seront également mises en place : ex sur un texte, sur une campagne,... pour préparer les décisions de la coordination

 

Site Internet du FDG


Il faut développer de nouveau le site internet. Le plus simple est de poursuivre place au peuple pour en faire une expression collective du FDG et de coordination entre les AC, FT etc... Un comité de rédaction composé de tous les partis du FDg en lien avec une équipe technique est en charge de la validation du contenu du site du FDG.

 

Finances


Pour le moment, au delà des budgets que chacun des partis engage déjà, il y a des budgets communs ponctuels. Une clé de répartition pérenne entre les neufs composantes du FDG doit être définie. Il est important notamment que les décisions budgétaires soient prises et suivies par les dirigeants politiques qui décident des différentes actions.

Cette démarche se concrétisera par un protocole financier entre les composantes du Front de Gauche. Ce protocole contiendra une clef de répartition financière entre les différentes organisations et indiquera une méthode permettant d'envisager les dépenses prévisionnelles que chacun sera amené à engager.

 

Un calendrier annuel de travail


La visibilité du front de gauche dépend d’initiatives nationales publiques rassemblant

toutes les composantes du front de gauche. Depuis les présidentielles, les Estivales puis notre contribution décisive à la manifestation du 30 septembre, ont permis cette visibilité. Il nous faut avoir régulièrement des initiatives nationales. La programmation d’initiatives sur l’année même si une telle programmation peut toujours être revue est nécessaire.

C’est dire combien l’organisation de la campagne nationale « l’alternative à l’austérité, c’est possible ! » est importante pour relancer une nouvelle dynamique du Front de Gauche. Des espaces de « forums » évoqués plus avant dans ce texte peuvent être programmés comme une forme de débat public à l’initiative du Front de Gauche.

 

La coordination avec les parlementaires FDG


La nécessité de rencontres régulières entre les parlementaires de nos groupes à l'Assemblée Nationale, au Sénat et au Parlement Européen avec les organisations politiques du Front de Gauche est utile; elles seront organisées en tant que de besoins par consensus mutuel.

 

Gestions des instances


Toutes les « instances » du FDG, à tous les niveaux, doivent être coordonnées et gérées de façon collective. Assemblées citoyennes, coordination du FDG des luttes, des Fronts thématiques et des ateliers législatifs, coordination nationale, Conseil national et coordination du CN, etc... L’ensemble des coordinations des « instances » FDG devra permettre le pluralisme entre les composantes politiques du FDG, chacune d’entre elle devant être paritaire.

 

Des forums politiques co-organisés avec d’autres forces


Si le FDG ambitionne de construire une majorité alternative aux politiques d’austérité, il doit proposer des cadres de débat, rencontre, etc.... Cela pourrait prendre la forme de forums politiques, par exemple, sur la question de la lutte contre l’austérité, pour élaborer des propositions de lois..Adopté par la coordination du Front de Gauche le 28 janvier

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 07:49

 

Meeting du Prado (Marseille) du Front de gauche (Archive)

  le 29 Janvier 2013

Front de gauche

Le Front de gauche vers une structuration «pérenne, à la fois ouverte et souple»

Documents à télécharger : Le développement du Front de Gauche -

 

 

Le Front de gauche a précisé lundi ses formes d’organisation du local au national, dans un document portant sur son fonctionnement, en vue des échéances électorales de 2014.

Des cadres» et des «instances» pour se «coordonner», «prendre des décisions» et les «mettre en application». Les composantes du Front de gauche proposent de se doter de « formes d’organisation pérennes à la fois ouvertes, souples », complétant les structures permanentes déjà créées « pour permettre davantage d’implication citoyenne ».

Hier, simultanément au texte sur la stratégie du Front de gauche, un second document (à consulter ci-dessous) a été rendu public sur son « fonctionnement » et son « développement ». Car « si le Front de gauche n’est pas un parti, ce n’est plus seulement une alliance électorale, il s’agit donc d’un mouvement, d’une force politique qui se veut l’outil d’une dynamique populaire », explique le texte. Tout en se proposant de « poursuivre » les « trois exigences » qui ont jusque-là présidé au « développement du Front de gauche » (une « orientation stratégique (…) décidée et acceptée par toutes les composantes », des méthodes « souples et non contraignantes » et la prise d’« initiatives communes »), le document passe en revue les différents outils organisationnels du rassemblement, en proposant de les faire évoluer.

Tout développer

Ainsi des assemblées citoyennes, « essentielles » au « développement et (à) l’élargissement du Front de gauche » et qui sont « à la fois des lieux de discussion, d’élaboration et d’action ». « C’est à partir de leur développement que l’on pourra multiplier l’implication citoyenne », souligne le texte, qui appelle à les « développer partout : dans les localités, les lieux de travail », sans privilégier « aucune forme », associative ou autre.

Le développement des « fronts thématiques » locaux est également encouragé comme autant de lieux « d’élaboration programmatique » et « d’actions » pour « élargir le Front de gauche ». Quant au Front des luttes, outil « d’intervention du Front de gauche au service des salariés », il est doté d’« un rôle consultatif et propositionnel ».

Conseil et coordination

Le conseil national né avec la campagne présidentielle et législative est, lui, confirmé dans son rôle « d’initiative, consultatif et propositionnel », et devra être « élargi » et « diversifié » dans sa composition. La coordination nationale, constituée de « représentants des composantes politiques du Front de gauche », devant pour sa part rester « l’instance exécutive et, en dernière instance, décisionnelle », est-il encore indiqué. Pour mettre en œuvre les décisions prises, un secrétariat « composé d’un membre par composante du Front de gauche » sera créé. Enfin, un « protocole financier » sera établi suivant une « clé de répartition pérenne entre les neuf composantes » pour les dépenses dues à l’activité du Front de gauche.

Le texte affirme également que des « forums » pourraient être organisés avec d’autres forces pour rallier des majorités sur des thèmes définis (propositions de loi, lutte contre l’austérité…).

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 18:24

Social-Eco

Les Sanofi ont réponduy présent ! Photo Facebook des Licenci'elles

Social-Eco - le 29 Janvier 2013

Des centaines de salariés de PSA, Sanofi et Virgin, des Champs-Elysées à l’Assemblée

Plusieurs centaines de salariés de PSA, Sanofi, ex 3 Suisses ou Virgin se sont rassemblés mardi à la mi-journée à Paris devant le magasin emblématique du Virgin des Champs-Elysées. Soutenus par le Front de gauche, le cortège est passé par le ministère du Travail, jusqu’à l’Assemblée nationale pour réclamer une loi contre les licenciements boursiers.


Des banderoles de chacune des entreprises disaient entre autres "Sanofi-Sanofric" ou "Butler menteur", en référence à l'actionnaire majoritaire de Virgin considéré par les salariés comme "principal responsable de la situation", c'est-à-dire la mise en redressement judiciaire du groupe. Une grande banderole flanquée d'un "Non à la fermeture de PSA Aulnay" était aussi brandie à l'entrée du magasin phare de Virgin sur les Champs-Elysées.


Les salariés de Virgin se sont mobilisés en masse, avec de 500 à 600 travailleurs du distributeur de biens culturels dans la rue, selon les syndicats. "On est tous en lutte aujourd'hui contre les pratiques de voyous", a dénoncé Guy Olharan, délégué CGT du groupe Virgin, placé le 14 janvier en redressement judiciaire assorti d'une période d'observation de quatre mois par le tribunal de commerce de Paris.

 

Des salaries de Goodyear, Sanofi, PSA, Valeo, Faurecia, Bigard, Pilpa, Fralib, Ford, Crédit Agricole, ZF, Haribo, Coca-Cola, Merck, Samsonite, Sodimedical… Avec Goodyear et Valeo, ils étaient nombreux à venir d’Amiens ce mardi. Des Sanofi sont eux venus depuis Toulouse. Un salarié de Candia venu de la Sarthe -entreprise dont trois sites et 313 emplois sont menacés- a expliqué être venu "soutenir des salariés de tous ces groupes qui sont en train de nous licencier". A l’appel des Licenci’elles, ils manifestent pour demander "une vraie sécurisation de l'emploi" qui passe par une loi contre les licenciements dans les groupes qui font du profit.


Ils portent des t-shirts rouges sur lesquels on pouvait lire ce message en lettres blanches : "non aux licenciements dans les groupes qui font des profits". Une délégation de huit personnes, représentant la plupart des entreprises présentes, a été reçue au ministère du travail. Une proposition de texte contre les licenciements boursiers a été transmise.

 

Venu apporter son soutien, Pierre Laurent, numéro un du PCF, a prôné une "convergence de tous ces mouvements pour exiger une loi contre les licenciements boursiers". Voir : Pierre Laurent apporte son soutien aux salariés de Virgin (vidéo)


"Butler est un voyou, un parasite", a déclaré Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche), avant d'ajouter: "Nous sommes ici pour vous adresser un salut fraternel, car il ne faut pas baisser les yeux et ne pas se résigner." "Les convergences des luttes commencent à se faire et le gouvernement a du souci à se faire", a déclaré quant à lui Olivier Besancenot (NPA). Le président du groupe parlementaire Front de gauche, André Chassaigne a de son côté annoncé un nouveau texte de loi pour interdire les licenciements boursiers à proposer d'ici une dizaine de jour.

 

Les salariés de Virgin se sont rendus ensuite devant le siège de l'actionnaire majoritaire Butler, tandis que les salariés des autres entreprises ont rejoint le rassemblement devant le ministère du Travail.

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 07:26

TOUS ENSEMBLE POUR METTRE EN ECHEC L’ACCORD DE REGRESSION SOCIALE

L’accord conclu le 11 janvier dernier entre le MEDEF et 3 syndicats minoritaires emmenés par la CFDT a été immédiatement salué par François HOLLANDE. Celui-ci courait après un accord  « Historique » il obtient un « succès du dialogue social ».

Et maintenant il n’y aurait rien de plus urgent, rien de plus essentiel, en matière sociale que de faire voter par l’Assemblée nationale et le Sénat une loi qui transcrit cet accord de trahison. Le calendrier est fixé. Le projet de loi sera présenté en mars en conseil des ministres, soumis au conseil d’état, examiné en urgence à l’Assemblée nationale et au Sénat en avril. La promulgation de la loi se ferait en mai

L’accord signé le 11 janvier entérine des reculs fondamentaux contre le droit des travailleurs.

Il institutionnalise la précarité par la généralisation des contrats à durée indéterminée, intermittents et des contrats de projets, instaure la fléxibilité  en généralisant la mobilité, la fléxibilité des horaires et des salaires.

Les droits des salariés sont taillés en pièces : reculs des droits collectifs et des institutions représentatives du personnel en cas de licenciements économiques, plus grandes difficultés pour les recours des salariés.

Les patrons seront mieux protégés contre d’éventuelles actions en justice.

On comprend pourquoi la présidente du MEDEF parle d’accord historique, et adresse ses félicitations au président de la République.

Après cela comment ne pas appeler chat un chat, et dire publiquement que le président de la République et son gouvernement- qui se prétendent toujours de gauche- agissent comme des gérants loyaux du capitalisme, celui des actionnaires, et de l’obsénité des richesses.

Leurs décisions sont marquées de l’empreinte du pacte budgétaire européen signé par F.Hollande. Le monde du travail se trouve en légitime défense.

Aujourd’hui la politique mise en œuvre doit être combattue avec la plus grande détermination.

Libre à celles et ceux qui à gauche affirment toujours * "nous ne sommes pas dans une situation de contestation. Nous faisons des propositions"

Pour les semaines à venir l’objectif prioritaire est de créer les conditions pour la mise en échec de la ratification par les assemblées de la loi qui reprendra l’accord de trahison conclu par la CFDT. Il convient de faire  largement connaitre la  vérité sur le contenu de cet accord afin de créer les conditions d’une puissante riposte de masse

Sans attendre, les parlementaires, en particulier les socialistes et les verts, devraient voir leurs permanences envahies par des délégations. Délégations et manifestations devraient aussi se faire entendre près des préfectures. Sans attendre il conviendrait aussi d’annoncer la tenue d’un colossal rassemblement populaire devant l’assemblée nationale le jour ou s’ouvrira le débat pour faire voter la loi de régression sociale. Obtenir le rejet de cette loi est un objectif réalisable.   

La cocotte bout, il faut que ça sorte* .Les parlementaires tiennent à être réélus lors des prochaines élections. Empruntons à nos amis Espagnols le fameux  NO PASARAN                                

Guy Poussy

    *MG BUFFET l’Humanité vendredi 25 janvier page 4

    *Jean Claude MAILLY

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 05:28

Didier Porte refuse 340 000 € pour une pub Peugeot

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Didier Porte annonce avoir refusé un juteux contrat publicitaire de 340 000 € proposé par Peugeot

Didier Porte annonce avoir refusé un juteux contrat publicitaire de 340 000 € proposé par Peugeot | AFP / Kenzo Tribouillard

Quand Didier Porte balance, ça ne passe pas inaperçu. Surtout quand il s'agit de 340 000 € que l'humoriste, chroniqueur à RTL et Médiapart, affirme avoir refusé pour une publicité Peugeot. Il s'en explique dans une tribune parue dans le journal Le Monde de ce jeudi 10 janvier. 
 

 

Celui qui s'était fait licencier de France Inter en 2010 (il a gagné son procès face à la radio pour licenciement abusif en avril 2012) s'insurge de la très juteuse proposition offerte par la marque au lion pour devenir la voix de sa prochaine campagne radio. «C'est la première fois que je reçois une telle offre de service, mais je sais déjà quelle sera ma réponse. Pas question pour moi, par principe, de collaborer à cette odieuse entreprise de décervelage collectif (pour faire court) que constitue la publicité. Pour qui me prend-on, sapristi ? ! Par la moustache de la mère Denis, je ne suis pas l'ami Ricoré !», écrit-il.

«Peugeot licencie et ils sont prêts à lâcher 400 000 boulards pour un spot radio»

340 000 €, c'est le cachet qu'on lui propose. Et encore. «On comprend que c'est une base de départ et qu'il n'est pas interdit de négocier. A la louche, je dirais que les 400 000 boules ne paraissent pas hors d'atteinte. 400 000 euros pour une vingtaine d'heures de travail effectif dans une année, 20 000 euros de l'heure», calcule-t-il.

Pour lui, pas question de se «rendre complice d'une opération aussi douteuse que celle consistant à pousser [mes] contemporains à la consommation, en échange de l'opportunité d'accroître la mienne.» Avant de se fendre d'une diatribe fustigeant l'entreprise tricolore en relatant la conversation qu'il a eu avec sa compagne à propos de cette offrande. «Tu te rends compte ! Peugeot licencie à tour de bras, ils vont supprimer 6 000 emplois et fermer l'usine d'Aulnay-sous-Bois rien que cette année et ils sont prêts à lâcher 400 000 boulards à un gauchiste pour une poignée de spots radio à la con ! Ah, elle est bien gérée, la boîte !»

«Redistribuer le pognon»

Enfin, il explique avoir tout de même réfléchi, tergiversé pour peut-être «redistribuer le pognon» avant de décliner. Puis décider de raconter parce qu'il «adore» se «faire mousser». Et de conclure que «de toute façon, je n'avais pas le choix. Si j'avais accepté cette proposition (et décroché le contrat), mon public (hum !) m'aurait immédiatement lâché en rase campagne (de pub) et il aurait eu bien raison».

 

LeParisien.fr

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 18:44
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2013-01-27vietnam1.jpg

L'Humanité du 29 janvier 1973

 humanite.png le 25 Janvier 2013

Histoire

Il y a quarante ans: les accords 
de Paris sur le Vietnam

 

 

Le 27 janvier 1973, à Paris, sont signés les accords 
qui aboutiront, deux ans plus tard, à la fin de la guerre. 
Le peuple vietnamien a fait plier l’impérialisme américain, mais le régime de Saigon est toujours en place, porté à bout de bras et surarmé par Washington.

Paris, avenue Kléber, 13 mai 1968. En plein cœur des « événements », les délégations de la conférence de Paris sur le Vietnam se rencontrent pour la première fois. L’agression américaine dure alors depuis une dizaine d’années. Elle ne se ralentira nullement pendant la conférence : les bombardements sur le Nord-Vietnam seront toujours aussi intensifs, l’engagement au sol au Sud des GI restera massif et meurtrier. Sans compter le Laos, autre pays martyr de la région, et le Cambodge, qui entre dans cette danse de mort du fait d’une nouvelle agression américaine, en 1970.

Piétinement

Mais, au grand étonnement du monde, le Vietnam résiste, marque des points sur le terrain. Aux États-Unis, l’opinion s’inquiète. Des manifestations ont lieu, d’abord étudiantes, puis plus générales et de plus en plus massives. Ailleurs dans le monde – et la France n’est pas la dernière –, les protestations se multiplient. Le 31 mars 1968, le président Johnson annonce qu’il ne se présentera pas pour briguer un second mandat. Le piétinement de ses armées au Vietnam est la cause majeure de cet aveu d’impuissance.

En janvier 1969, le nouveau président, Nixon, met en place une politique dite de vietnamisation: il s’agit de désamorcer les protestations dans le monde, tout en maintenant les buts de guerre. Cyniquement, il s’agit de « jaunir les cadavres ». Il n’empêche : le retrait des soldats américains commence. C’est une première victoire du peuple vietnamien et des forces de paix de par le monde.

Le chemin de la paix avec le Vietnam passe par la Chine et l’URSS

Mais Nixon a également l’ambition de mettre en place une politique internationale novatrice. Il est aidé en cela par un universitaire issu de Harvard, grand spécialiste des relations internationales, Henry Kissinger. Pour eux, le chemin de la paix avec le Vietnam passe par la Chine et l’URSS, deux pays par ailleurs en perpétuel conflit politique. Cela s’appelle, en bonne politique, jouer sur les contradictions chez l’ennemi. En 1972, le président américain visite Pékin, puis Moscou. S’il n’y obtient pas le blanc-seing attendu, du moins y a-t-il confirmation que, pour les pays socialistes, la coexistence pacifique est plus importante que la défense du Vietnam.

Mais la diplomatie nixonienne avait, dans ses calculs si subtils, oublié un facteur : ni les dirigeants révolutionnaires, ni le peuple du Vietnam, ne voulaient abandonner la lutte pour restaurer l’unité du pays, but suprême, jamais oublié. Sur le terrain, la guerre, toujours atroce, continue donc. Et c’est bien penauds que les Américains, finalement, reviennent à la table des négociations. Preuve que l’on entre dans l’ère des pourparlers décisifs, ce sont désormais Kissinger pour Washington et Le Duc Tho pour Hanoi qui abordent – discrètement – le fond du problème, envisagent les décisions stratégiques.

Des événements liés au conflit vietnamien (dont le fameux scandale du Watergate, qui éclate en juin 1972) affaiblissent considérablement l’exécutif américain. Nixon se débat, mais chacun sait qu’il a perdu sa crédibilité, que son maintien même à la Maison-Blanche n’est plus assuré (il démissionnera en août 1974). C’est donc une Amérique diminuée, usée par une guerre perdue sur le terrain, en proie aux tempêtes politiques, que Kissinger représente désormais. En octobre 1972, il parvient à mettre au point, avec Le Duc Tho, un protocole d’accord final. Nixon tente bien, en décembre, une ultime manœuvre d’intimidation (nouveaux bombardements massifs sur Hanoi et Haiphong), sans doute pour donner des gages à ses alliés de Saigon.

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Mais la fin est proche. L’ultime vague de bombardements n’a pas incité les Vietnamiens à changer une virgule du texte. Et c’est finalement le 27 janvier 1973, il y a donc quarante ans, que les quatre délégations entérinent l’accord. C’est une immense victoire pour un Vietnam qui vient ainsi, après avoir fait plier les genoux au colonialisme français, de mettre en échec l’impérialisme américain.

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Immense victoire ? Certes. Mais le régime de Saigon, toujours porté à bout de bras et surarmé par Washington, occupe encore une large portion du territoire du Sud. L’encre à peine sèche, les derniers soldats américains partis, les accrochages, sur le terrain, reprennent. De janvier 1973 à mai 1974, Saigon est à l’initiative. Puis, Hanoi et le FNL reprennent la main. Le rapport des forces, insensiblement, bascule. Entre un régime vermoulu, impopulaire et corrompu, et la dynamique révolutionnaire, portée par la perspective de la réunification, la lutte n’est désormais plus égale.

Une année encore, une dernière campagne, et les révolutionnaires entrent à Saigon le 30 avril 1975. Le lendemain, 1er mai, magnifique symbole, le Vietnam connaît son premier jour de paix depuis… 1945. La guerre la plus longue – et l’une des plus meurtrières – du XXe siècle vient de s’achever.

Les délégations

  • République démocratique du Vietnam 
(capitale Hanoi). Le père de l’indépendance vietnamienne et chef de l’État, 
Ho Chi Minh, meurt en septembre 1969, 
alors que la conférence n’est pas achevée. 
La délégation à Paris est conduite par Xuan Thuy. Le principal décideur est ensuite Le Duc Tho.
  • Gouvernement révolutionnaire provisoire. Expression politique du Front national 
de libération (FNL) qui contrôle 
une grande partie de la population du Sud. 
La principale négociatrice est 
Mme Nguyen Thi Binh, qui deviendra vite 
une figure populaire dans le monde entier.
  • États-Unis. Au début de la conférence, 
c’est l’administration Johnson 
(démocrate) qui dirige le pays. 
Quand Nixon (républicain) devient président, 
il envoie Kissinger mener les négociations.
  • République du Vietnam (capitale Saigon). Régime mis en place d’abord par 
les Français (époque Bao Dai), puis 
par les Américains. Ce pouvoir est dirigé 
par Nguyen Van Thieu.
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Published by bruno fornaciari - dans MEMOIRES - HOMMAGES - SOUVENIRS
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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 16:34

 le 25 Janvier 2013

 

Rythmes scolaires : Cette réforme va déstabiliser l’école et aggraver les inégalités territoriales (groupe CRC au Sénat)

 

 

La réforme des rythmes scolaires fait l’objet d’oppositions massives : grève des enseignants du primaire, rejet des instances consultatives et opposition de nombreux maires.

Les rythmes peuvent être un élément permettant la réussite des élèves, mais seuls, ils ne peuvent lutter contre l’échec scolaire.

La réforme, telle qu’elle est prévue ne fera que déstabiliser l’école : elle manque de clarté sur ses visées et ses modalités d’application. Quant aux délais de mise en œuvre par les communes le mois supplémentaire accordé hier ne change rien : ils sont trop courts.

Ce débat a perdu de vue sa visée éducative pour se trouver arbitré et enfermé à l’aune des capacités financières des communes qui ont la charge de sa mise en œuvre.

Le rôle du scolaire et du péri-scolaire n’est pas précisé. Des activités pédagogiques pourront être mises en place, mais le gouvernement ne dit pas au service de quel projet éducatif. Sa faible durée, 30 à 45 mn, en réduit la portée et pose la question du personnel encadrant. Et ce n’est certainement pas en assouplissant les normes d’encadrements, piste actuellement privilégiée, qu’un projet de qualité pourra être porté. Au contraire, cela nuit à la sécurité des enfants.

Sans périmètre précis, cette réforme va aggraver les inégalités territoriales face au service public de l’éducation nationale, que la droite a amplifié depuis 10 ans. Car si le coût de la réforme n’est pas précisément évalué, on sait qu’il sera trop important pour que les communes les plus pauvres puissent y faire face.

Comment pourront-elles prendre en charge ces nouvelles activités pédagogiques périscolaires ? Comment pourront-elles faire face à l’augmentation de la demande de transport scolaire, de cantine et de centre de loisirs découlant de la scolarité du mercredi matin ?

Vous répondez, Monsieur le ministre, par une dotation exceptionnelle de 250 millions d’euros dont le montant, largement insuffisant, sert davantage de moyen de pression pour une mise en œuvre rapide que de compensation des coûts. Cette aide n’est d’ailleurs attribuée qu’aux seules communes mettant en œuvre la réforme dès 2013, comme si l’augmentation des dépenses étaient liées à la seule mise en place de la réforme et n’étaient pas pérennes.

Il n’y a aucune urgence et il faut prendre le temps de faire une réforme au service de la réussite de tous les élèves, sur tout le territoire. C’est pourquoi je vous demande Monsieur le ministre : allez vous enfin réaffirmer le rôle de l’Etat dans l’éducation nationale en accordant une compensation financière de la totalité des coûts aux communes ?

M. Vincent Peillon, ministre de l’éducation nationale . - Vous avez raison de ne pas enfermer la refondation de l’école dans des préoccupations purement financières... même si la suite de votre question y était consacrée !

Nous voulons la réussite de tous les enfants de France : le projet que j’ai présenté hier en Conseil des ministres tend à refonder l’école de la République. Il le fallait, car ses résultats se dégradent, avec 25 % des élèves en difficulté à l’entrée au collège, et les inégalités s’accroissent. L’école a été durement attaquée avec la suppression de 80 000 postes. Nous avons créé 376 postes dans notre académie de Rennes, merci de l’avoir souligné ! (Applaudissements sur les bancs socialistes) L’école a également souffert de la suppression de la formation des enseignants : nous y consacrons 27 000 postes ! (Applaudissements sur les bancs socialistes)

Sur les rythmes scolaires, tout le monde sait que l’exception française est unique au monde : 144 jours de classe, c’est dans l’intérêt des adultes, non des élèves ! (Applaudissements sur les bancs socialistes et écologistes)

Pour le primaire, j’ai pu annoncer 7 000 postes supplémentaires et de nouvelles méthodes pédagogiques. La grande réforme des rythmes scolaires, nous devons la porter tous ensemble. Un fonds de 250 millions d’euros, avec une péréquation juste, a été accordée par le Premier ministre aux communes les plus en difficulté, rurales et urbaines ; les obligations de service des enseignants ont été modifiées. Si nous conjuguons nos efforts, nous réussirons cette grande réforme. Elle est dans l’intérêt des élèves et de la France ! (Applaudissements sur les bancs socialistes et écologistes, exclamations à droite)

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26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 13:57
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BRUNO FORNACIARI

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