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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 10:44

 

Mercredi 6 mars 2013

Le projet de budget 2013 proposé par les élus socialistes avec lesquels nous partageons la majorité du Conseil général est à ce jour un budget d’austérité : 35 millions de coupes sur les différents secteurs d’un côté, et de l’autre, une augmentation de 7,5 points sur les impôts fonciers. S’ajoutent à cela des augmentations pour les habitants (carte améthyste, cantines, etc.)  Autrement dit, on va demander aux habitants de la Seine Saint-Denis de débourser beaucoup plus pour encore moins de services publics rendus !

 

Depuis des semaines, notre groupe Front de Gauche tente de les convaincre de revenir sur ces choix budgétaires qui auraient de lourdes conséquences pour la population. D’autant que depuis 4 ans, les impôts ont augmenté de plus de 20% et des coupes ont déjà touché durement le budget départemental. Les quelques avancées que nous avons pu obtenir ces derniers jours restent bien insuffisantes. C’est pourquoi notre groupe élabore en ce moment un budget alternatif qui prend en compte les véritables besoins de nos concitoyens.

 

Convaincus qu’une alternative à l’austérité est possible, urgente et nécessaire, nous avons proposé à la majorité :

 

De continuer d’exiger de l’Etat ce qu’il nous doit (1,6 milliard) et de demander dans un premier temps les 200 millions d’euros correspondant aux charges non compensées depuis l’arrivée de François Hollande au pouvoir. 

 

De voter un budget en déséquilibre dans lequel nous inscririons les dépenses utiles sans les amputer. Nous n’imaginons pas, en effet, qu’un préfet sous la houlette d’un gouvernement socialiste, oserait effectuer des coupes antisociales dans le budget qu’il lui incomberait de valider !

 

Notre but est de mener conjointement avec nos collègues socialistes un véritable combat contre l’austérité au sein de notre collectivité et pour des conditions de vie dignes des Séquano-dionysiens.

 

Si le président du Conseil général, Stéphane Troussel, se félicite d’avoir obtenu du gouvernement une aide significative de 25 millions d’euros, celle-ci est loin d’être à la hauteur des besoins. La situation de la Seine Saint-Denis, déjà catastrophique, risquerait de le devenir plus encore en 2014 car l’Etat s’apprête désormais à priver l’ensemble des collectivités de 6 milliards supplémentaires….  Pourtant, le même Stéphane Troussel s’indignait dans Libération la semaine dernière, déclarant : « A quoi cela rimerait-il si le gouvernement me prend d’une main ce qu’il m’a donné de l’autre ? ».  A quoi cela rimerait-il en effet ?...

 

Qu’à cela ne tienne ! Même si à ce jour, les élus socialistes du Conseil général ne veulent pas entendre nos propositions, nous sommes décidés à continuer de négocier jusqu’au vote. Mais nous n’accepterons pas ce projet de budget.

 

Nous appelons toutes celles et ceux (citoyen-ne-s, associations, élu-e-s…) qui refusent cette austérité et réclament une alternative à se mobiliser d’ici le 21 mars en écrivant au président du Conseil général. L’enjeu est de taille : Défendons notre département !

 

 

 

 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 08:17

Marie George Buffet, Bernadette Groison et Sophie de la Rochefoucauld lors de la conférence de rédaction

MÉDIAS -  le 7 Mars 2013

 

Huit femmes, rédactrices en chef de l’Humanité du 8 mars

 

 

Demain, 8 mars, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, 8 femmes seront les rédactrices en chef de votre quotidien. Trois d’entre elles, Marie-George Buffet, Bernadette Groison et Sophie de la Rochefoucauld sont dans les locaux du journal et ont participé à la conférence de rédaction du matin.  

Les rédactrices en chef sont : Marie-George Buffet, députée Front de Gauche, Nadia Chaabane, députée tunisienne et militante féministe, Irène Frachon, médecin pneumologue au CHU de Brest, Bernadette Groison, secrétaire nationale de la FSU, Sophie de la Rochefoucauld, comédienne, Aminata Traore, ancienne ministre de la Culture du Mali, Najat Vallaud-Belkacem, ministre du Droit des femmes et Bernadette Tric, salariée en lutte de Sanofi.

C’est la rubrique Quartiers Populaires qui fera l’évènement journal de ce vendredi, autour de la thématique des mères célibataires dans les quartiers sensibles, avec reportages et entretiens. Un sujet d’ouverture fort pour cette journée du 8 mars qui obtient l’assentiment des trois rédactrices en chef présente à la conférence de rédaction. Marie-George Buffet souligne la proximité des discours conservateurs qui stigmatisent les mères célibataires et ce qu’on a entendu lors du débat sur le mariage pour tous : « une famille, c’est un homme et une femme ». Ce à quoi il faut ajouter les difficultés à trouver du travail, souligne l’ancienne ministre PCF. « On ne les considère pas normal, et en plus, on ne les aide pas » renchérit Sophie de la Rochefoucauld pour déplorer que les mères célibataires ne sont pas prioritaires pour les attributions de places en crèche.

S’en suit le déroulé des sujets qui seront traités dans le journal, présentés par les chefs de rubrique. Politique, social, économie… Bernadette Groison, secrétaire nationale de la FSU, intervient pour pointer qu’« on signe demain un accord interprofessionnel d’égalité professionnelle entre hommes et femmes. Cela mériterait un petit éclairage et qu’on lui trouve une place dans le journal. » La syndicaliste et enseignante s’est montrée également très intéressée par un rapport de l’OCDE, tout juste paru, qui pointe que la préscolarisation est déterminante dans la réussite scolaire. Rapport qui souligne également qu’il faut 1 enseignant pour 12 enfants en maternelle, et non 1 pour 20 comme en France. « Il y a effectivement une question  de moyen, mais aussi un problème de formation des enseignants et d’orientation politique, notamment à cause de la loi Fillon. »

« Entre les femmes et le sport, il y a le corps »

La rubrique Sports a choisi pour ce 8 mars d’évoquer l’arbitrage féminin au Handball et de présenter deux femmes devenues des références en la matière. Marie-George Buffet a pointé là une belle contradiction, puisque la fédération de Hand a l'intention de vêtir les joueuses de « jupettes » pour attirer le spectateur. « C’est également ce que la fédération internationale de Basket a voulu faire, en souhaitant des tenues plus moulantes pour les joueuses. L’équipe de France a résisté. Entre les femmes et le sport, il y a le corps. »

La rubrique Médias a décidé de se pencher sur les hebdomadaires d’actualité de la semaine, à la couverture particulièrement gratinée. Le Point et Marianne font quasi la même Une : Ces élites qui crachent sur la France, avec en cible, notamment… Bernadette Groison de la FSU. 
Mais c’est évidemment l’Express et ses « Femmes : l’arme du sexe » qui a profondément interpelé la rédaction en cette veille de la journée des droits des femmes. 
On notera que le seul hebdomadaire à proposer une Une féministe est l’Humanité Dimanche.

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 08:08
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 07:55
Des millions de Vénézuéliens rendent un dernier hommage à Hugo Chavez

C’est la deuxième journée de procession et d’émotion pour des millions de Vénézuéliens. Après la longue procession d’hier, ils défilaient ce jeudi devant la dépouille d’Hugo Chavez, pour apercevoir une dernière fois le visage du défunt dans une chapelle ardente de l'Académie militaire de Caracas. La file d’attente fait plusieurs kilomètres. Le Commandante présente une expression sereine et est vêtu d'un costume vert olive et de son fameux béret rouge. Les funérailles nationales auront lieu vendredi.

Les chaînes multimédia

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Plus belles les luttes…
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"il faut reconnaître l'acte de décès de la stratégie de Lisbonne"
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Salah Hamouri a eu 25 ans en prison
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"Lever totalement " le blocus de Gaza

Un entretien avec Patrick Le Hyaric, député européen, vice-président du groupe...

Manifestations du 24 juin contre la réforme des retraites

Reportages photos réalisés par la Photothèque du mouvement...

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Des riches.... de plus en plus riches
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Rencontre débat sur la Palestine avec Leïla Shahid
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Le clip de la Fête de l'Humanité 2009
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La Fête de l'Humanité 2009
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Conférence de presse de groupe GUE/NGL au Parlement européen sur la Présidence Belge de l’Union Européenne
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Chistophe Lemaître, dans la cours des grands +
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La CGT a déposé 214 188 pétitions sur les retraites au ministère du Travail
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 07:53

 

SOCIAL-ECO

Jean-Marc Ayrault, Ségolène Royal, Harlem Désir, Martine Aubry et Benoît Hamonà la manifestation parisienne contre la réforme des retraites, 19 octobre 2010.

SOCIAL-ECO -  le 7 Mars 2013

Retraites

Réforme des retraites : de dangereuses pistes

 

 

Dans une feuille de route donnée à un groupe d’experts 
pour préparer 
une réforme, 
le gouvernement évoque un nouvel allongement 
de la durée 
de cotisation 
et une action 
sur le niveau 
des pensions.

La réforme des retraites s’invite plus tôt que prévu dans l’actualité. À peine leprojet de loi sur le marché du travail vient-il d’être adopté en Conseil des ministres que la question de l’allongement de la durée de cotisation vient se superposer à un ensemble de mesures que le gouvernement tente d’imposer à marche forcée. Hier matin, sur France Inter, après avoir défendu méthodiquement le très décrié accord national interprofessionnel sur l’emploi, le ministre du Travail, Michel Sapin, annonçait dans la foulée que l’allongement de la durée de cotisation était « évidemment sur la table » pour les prochaines négociations sur la réforme des retraites. Cette « évidence » acte la possibilité que l’allongement de l’activité professionnelle soit instauré progressivement, au-delà du passage aux 42 annuités d’ici 2020 prévu par les précédents réformes de droite.

Le gouvernement présentait avant-hier son « cahier des charges » aux partenaires sociaux. Cette feuille de route précise trois « leviers susceptibles de consolider notre système de retraite par répartition » : durée de cotisation, niveau des prélèvements et montant des retraites. Cela dans le but affiché d’inscrire le système « dans une trajectoire durablement équilibrée à l’horizon 2040 ».

Un déficit 21 milliards d’euros en 2020

Selon le Conseil d’orientation des retraites (COR), le déficit, tous régimes confondus, pourrait dépasser 21 milliards d’euros en 2020. D’ici la fin juin, un groupe de dix experts présidé par Yannick Moreau sera chargé de formuler des propositions pour entériner une révision globale du système. Dans un document liminaire, le ton est donné : « Il est légitime qu’un accroissement de l’espérance de vie se traduise par un allongement de la durée d’activité. » Un principe institué par la réforme Fillon de 2003. Plusieurs voix, au sein du PS, se sont exprimées en ce sens ces derniers jours. Jean-Marie Le Guen, député socialiste parisien, proposait en début de semaine d’accélérer le report de l’âge légal à 62 ans, imposé par la droite en 2010, en le fixant à 2015, au lieu de 2017. Avant lui, Henri Emmanuelli, député des Landes, estimait que la question d’une augmentation de la durée de cotisation n’était pas taboue.

Autre levier d’action envisagé officiellement : le niveau des retraites. Sur ce point, comme sur les autres, le gouvernement se défend d’avoir déjà arrêté ses choix. Mais la tentation est forte de soumettre les retraités à l’austérité. À ce sujet, tous les regards se tournent vers les négociations patronat-syndicats sur les régimes complémentaires Agirc-Arrco. Ici, le Medef réclame une désindexation des pensions par rapport à l’inflation, qui ferait perdre, en cinq ans, 5 points de pouvoir d’achat. Avec un argument que l’on retrouve dans le « cahier des charges » du gouvernement pour la réforme du régime général: «Notre système de retraite permet aujourd’hui de garantir un niveau de vie moyen des retraités proche de celui des actifs et légèrement supérieur à celui de l’ensemble de la population. » Or cette comparaison est fortement sujette à caution, comme le relève le responsable CGT Éric Aubin, dans la mesure où les chiffres, s’agissant des retraités, prennent en compte le patrimoine, et qu’en cette matière les inégalités sont énormes.

Le train de mesures d’austérité déjà prises

Pourtant, si le Medef parvenait à ses fins dans le cadre des complémentaires, le gouvernement pourrait s’appuyer sur ce mauvais exemple pour l’appliquer à la retraite de base. C’est ce que faisait valoir, le 15 janvier dans un entretien auxÉchos, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac : « Un accord de ce type des partenaires sociaux sur les retraites complémentaires serait un élément d’appréciation important. On ne pourra pas ne pas en tenir compte. » Hier, plus prudent, Michel Sapin récusait tout « parallélisme » avec les pourparlers sur les complémentaires. S’ajoutant au train de mesures d’austérité déjà prises (gel des rémunérations des fonctionnaires en 2013, hausse de la TVA, etc.), un gel des pensions de quelque 15 millions de retraités risquerait d’aggraver la crise économique, en pesant sur la consommation.

Le Parti socialiste s’était fortement opposé à la réforme sarkozyste de 2010 qui a reculé l’âge légal à 62 ans. Mais François Hollande ne l’a pas remise en question. Pendant la campagne électorale, il n’a pas pris d’engagements précis, hormis « une négociation globale avec les partenaires sociaux ». Le gouvernement a toutefois rétabli l’an dernier le droit au départ à 60 ans pour les assurés ayant commencé à travailler avant 20 ans. La feuille de route donnée aux experts prévoit enfin qu’ils fassent des propositions pour « rendre le système plus juste », notamment en prenant en compte la pénibilité du travail, et pour « opérer une convergence entre les régimes, afin de garantir un socle commun de droits ».

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 08:36

« Le décès de Hugo Chavez, une grande perte pour le Vénézuéla et pour l'Amérique latine tout entière » (Pierre Laurent)

 

Au nom du Parti communiste français et en mon nom propre, je voudrais saluer la mémoire du président Hugo Chavez Frias décédé le 5 mars après avoir affronté courageusement une longue maladie.

Le peuple vénézuélien perd un dirigeant, sans doute le plus important dans son histoire récente, qui a changé radicalement ses destinées. Il reste le président des gens modestes qui a apporté des avancées démocratiques et sociales sans précédent. Sous sa présidence, le Venezuela est devenu un pays indépendant et libre de la domination des pires fléaux du sous-développement dans lequel l'avaient laissé des décennies de gouvernement des forces corrompues et soumises à l’hégémonie étasunienne.

Son décès est aussi une grande perte pour l'Amérique latine tout entière, pour tous ces pays avec qui le Venezuela a développé des relations de coopération et de solidarité, pour tous les gouvernements progressistes avec qui le président Hugo Chavez Frias a commencé à construire une union continentale fondée sur le développement humain et le respect des souverainetés.

Je tiens à transmettre à son peuple, à sa famille, au vice-président Nicolas Maduro et à tous les révolutionnaires vénézuéliens nos plus attristées condoléances et toute notre solidarité. Nous sommes confiants dans l'avenir de la révolution bolivarienne et des peuples de l'Amérique latine forts de l'œuvre qu'il laisse.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

Paris, le 6 mars 2013.

 

A l'appel de l'ambassade du Vénezuela,

Pierre Laurent participera, aux côtés des forces progressistes amies,
au rassemblement en hommage à Hugo Chavez,

ce soir à 18h30 devant la Statue Simon Bolivar à Paris (8ème).

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 20:11

 

 

POLITIQUE -  le 6 Mars 2013

 

Mélenchon : "Chavez, c'est l'idéal inépuisable de l'espérance humaniste, de la révolution"

 

 

Les drapeaux vénézuéliens, français et du Front de Gauche étaient en berne, dans les anciens locaux de campagne du Front de gauche aux Lilas. Jean-Luc Mélenchon y a exprimé son émotion, en ce jour de deuil, mais aussi sa colère envers les commentaires indignes à l’encontre de Chavez.

"Ce jour est un jour de deuil pour nous et pour de très nombreux peuples et militants. Nous nous sentons liés de cœur", a déclaré Jean-Luc Mélenchon, visiblement très ému et fatigué. "Chavez a été la pointe avancée d'un processus large dans l’Amérique latine qui a ouvert un nouveau cycle pour notre siècle, celui de la victoire des révolutions citoyennes. (…) 
Ce qu'est Chavez ne meurt jamais. C'est l'idéal inépuisable de l'espérance humaniste, de la révolution", a martelé le coprésident du Parti de Gauche, précisant "il n'a pas seulement fait progresser la condition humaine des Vénézuéliens, il a fait progresser d'une manière considérable la démocratie".

L’ancien candidat du Front de gauche s’en est pris également aux nombreux commentaires fallacieux et réjouis qui ont déferlé depuis l’annonce du décès d’Hugo Chavez. "Les Européens si prétentieux, arrogants, méprisants, l'infecte social-démocratie qui depuis 24 heures se répand en injure contre les figures progressistes d'Amérique latine feraient bien de se souvenir qu'au Venezuela contrairement à la France (...) on a fait reculer la pauvreté de manière spectaculaire, éradiqué ce qui est classé comme extrême pauvreté (...) l’analphabétisme a été éradiqué (...) on est parvenu à faire progresser de 70% la scolarisation des enfants. Voilà le bilan que nous portons fièrement à l'heure où l'image d’Hugo Chavez va se retirer. J'ai honte pour nous tous en Europe du niveau lamentable des commentaires que j'ai vus. Comment pouvez-vous être aussi infâmes et aussi bas? Comment pouvez-vous être devenus à ce point aussi insensibles à ce que représente le progressisme latino-américain dans ces moments de l'histoire pour avoir pour tout commentaire des insultes ?". 
Jean-Luc Mélenchon a conclu avec émotion, "les cendres de Chavez sont chaudes, sont brûlantes, et nous avons au cœur non seulement l'idée que nous continuons ce combat mais la haine intacte que nous avons contre les puissants et les puissances qui même à l'heure de la mort sont incapables du respect qu'ils manifestent pour tant d'autres qui le méritent moins".

Egalement au Front de gauche

Pierre Laurent avait réagit plus tôt dans la journée dans un communiqué. Il a rendu hommage à Hugo Chavez qui "reste le président des gens modestes qui a apporté des avancées démocratiques et sociales sans précédent. Sous sa présidence, le Venezuela est devenu un pays indépendant et libre de la domination des pires fléaux du sous-développement dans lequel l'avaient laissé des décennies de gouvernement des forces corrompues et soumises à l’hégémonie étasunienne. 
Son décès est aussi une grande perte pour l'Amérique latine tout entière, pour tous ces pays avec qui le Venezuela a développé des relations de coopération et de solidarité, pour tous les gouvernements progressistes avec qui le président Hugo Chavez Frias a commencé à construire une union continentale fondée sur le développement humain et le respect des souverainetés".
Marie-George Buffet a de son côté envoyé ses "condoléances à Monsieur l'ambassadeur du Vénézuela suite au décès d'Hugo Chavez. J'ai tenu à lui faire part de ma tristesse et de mon émotion devant la disparition de celui qui a permis de faire entendre la voix et la volonté de celles et ceux à qui le pouvoir de l'argent l' a toujours refusé, de celui qui permis d'ouvrir une voix différente sur le continent américain , en faveur de celles et ceux a qui tout était refusé et qui l'avaient élu dans cet objectif."

La Gauche anticapitaliste, membre du Front de gauche, salue également Hugo Chavez, "un combattant au service du peuple vénézuélien." "Hugo Chavez a commencé à changer le cours des choses en mettant en œuvre une politique sociale et redistributive dans les domaines du logement, de la santé, de l'éducation, en utilisant la manne pétrolière.
Les divergences que nous avions avec certaines de ses prises de position au niveau international, en faveur de dictateurs, ne remettent pas en cause la valeur de sa politique menée en direction des couches populaires vénézuéliennes."

A l'appel de l'ambassade du Venezuela, du Front de Gauche des latinos américains de France, du Parti communiste français et du Parti de gauche, un rassemblement aura lieu ce 6 mars à 18h30 au pied de la statue du Liberator Simon Bolivar à Paris, dans le 8ème arrondissement. La statue est située sur le cours la Reine, au débouché du pont Alexandre-III. Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et Jean-Luc Mélenchon, co-président du PG seront présent.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 20:04

 

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Les communistes vénézuéliens saluent une dernière fois le « camarade président » Hugo Chavez

 

Communiqué du Parti communiste vénézuélien (PCV)

 

Traduction MA pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

Le Bureau politique du Comité central du Parti communiste du Venezuela, pris d'une profonde douleur face à la disparition physique de notre président Hugo Chavez, leader indiscutable du processus bolivarien au Venezuela, en Amérique latine et dans le monde, souhaite exprime sa ferme détermination à continuer à porter haut le drapeau de la lutte de la révolution socialiste et de l'unité populaire révolutionnaire.

 

Le président Hugo Chavez, toute sa vie durant, a consacré tous ses efforts et a contribué à la construction et à la défense de la Patrie, en quête d'une société de justice et de liberté pour les travailleurs du Venezuela, d'Amérique latine et du monde entier, à gagner dans l'affrontement avec l'impérialisme mondial et ses laquais.

 

Il est incontestable que notre camarade président a toujours assumé avec une exemplaire discipline et abnégation révolutionnaire, la tâche difficile et exigeante qui consiste à conduire notre Patrie sur les sentiers de la construction d'une société plus juste, en faisant l'engagement de toute sa vie.

 

Bureau politique du PCV, nous condamnons les politiques de guerre médiatique et de manipulation entreprises par les secteurs réactionnaires du pays, allant dans le sens de l'impérialisme états-unien, principal ennemi de la classe ouvrière et des travailleurs.

 

Nous appelons le peuple vénézuélien, les forces politiques et sociales révolutionnaires à serrer les rangs, à rester vigilants face aux désirs de l'impérialisme à semer le chaos et la déstabilisation dans notre pays.

 

Nous devons faire preuve d'un très haut niveau d'organisation et de mobilisation disciplinée de notre peuple, ce dans tous les organes créés ces dernières années.

 

Nous faisons parvenir à ses proches, ceux qu'il aimait le plus et ceux qui l'ont aimé si tendrement, l'expression de notre soutien et de nos condoléances, en particulier à ses enfants et à ses parents.

 

Le Bureau politique rend hommage au camarade président HUGO RAFAEL CHAVEZ FRIAS, cadre révolutionnaire qui restera dans l'imaginaire collectif de notre Patrie comme un exemple de détermination, de dévouement, de courage et de grandeur révolutionnaire.

 

Nous lançons un appel au peuple vénézuélien à poursuivre ses efforts pour que le courage, la force, le désintéressement et l'amour infini pour l'humanité consubstantiels à la conduite et à l'action révolutionnaire du camarade président HUGO RAFAEL CHAVEZ FRIAS, soient désormais et pour toujours un exemple pour notre peuple et les nouvelles générations de combattants pour la vie.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 14:21

 

Le Front de gauche mobilisé contre « l’accord scélérat »

 

Un autocollant du Front de gauche à la manifestation contre l'accord sur l'emploi le 5 mars à Paris.

"Sur ce sujet, au Front de gauche, nous sommes totalement unis", a assuré Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste (PCF), en arrivant à la manifestation contre l'accord sur l'emploi, mardi 5 mars. Quelques jours après une vive passe d'armes entre Jean-Luc Mélenchon, le coprésident du Parti de gauche (PG), et Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, les deux partis s'étaient donné rendez-vous au défilé organisé par la CGT et FO, avec le soutien de la FSU et Solidaires, contre le texte qui sera présenté mercredi en conseil des ministres et débattu début avril à l'Assemblée nationale.

Quelques minutes avant d'arriver au point fixe du Front de gauche, au carrefour de l'Odéon, M. Laurent a retrouvé Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, sur le Pont-au-Change avant de croiser Emmanuel Maurel, conseiller régional d'Ile-de-France et représentant de l'aile gauche du PS, venu saluer le carré de tête de la manifestation. "Aujourd'hui, c'est le premier signal de la mobilisation, le premier avertissement", a jugé M. Laurent.

Pierre Laurent, à la manifestation contre l'accord sur l'emploi le 5 mars à Paris.

Depuis le jour où a été signé, début janvier, l'accord national interprofessionnel (ANI) entre la CFDT, la CFTC, la CGC et le patronat, le Front de gauche est vent debout. L'objectif est clair : mobiliser le plus grand nombre de parlementaires de gauche contre ce texte, jugé beaucoup trop favorable au patronat et rebaptisé "made in Medef" par le PG. "Licencier devient plus facile et plus rapide, dénonce Martine Billard, coprésidente du PG. C'est le point central de l'accord, avec la possibilité de baisser les salaires, d'augmenter le temps de travail et de favoriser la mobilité." Bref, un accord considéré comme beaucoup trop proche des accords compétitivité-emploi de Nicolas Sarkozy.

"Des centaines d'amendements"

Le Front de gauche entend donc tout faire pour empêcher le texte d'être retranscrit tel quel dans la loi, comme le souhaite le gouvernement. "Beaucoup [de parlementaires] ont mauvaise conscience, a assuré M. Mélenchon. On leur demande de faire la caisse enregistreuse (...) et de lever la main en cadence." Députés et sénateurs communistes entendent bien déposer "des centaines d'amendements" pour supprimer les "articles régressifs" et en introduire des "progressifs", selon les mots de M. Laurent. Mme Billard va plus loin : pour elle, cet accord est "inaméliorable". "Il est intrinsèquement mauvais et on se bat pour qu'il ne soit pas retranscrit dans la loi." Et Pierre Laurent de mettre en garde contre toute tentation du gouvernement d'utiliser la procédure d'urgence. "Ce serait un scandale, une preuve de faiblesse de la part du gouvernement pour court-circuiter le débat parlementaire", a-t-il souligné.

Jean-Luc Mélenchon à la manifestation contre l'accord sur l'emploi le 5 mars à Paris.

Mais les uns et les autres savent qu'il sera très difficile d'obtenir des avancées alors que la manifestation n'a pas mobilisé comme espéré (30 000 manifestants à Paris selon les organisateurs, 9 000 selon la police). "C'est très technique et très difficile de résumer en un slogan le contenu de cet accord scélérat", a reconnu M. Mélenchon, qui a dénoncé "les flots de mensonges" du PS autour de ce texte. "C'est d'autant plus difficile qu'on doit expliquer ce qu'il y a dans l'accord et ce qu'il n'y a pas", a souligné l'ancien candidat à la présidentielle, qui a pris en exemple la taxation des contrats courts qui, selon lui, ne le sont pas ou pas assez. Mais ils ne désarment pas pour autant. "Le travail d'explication et de clarification ne fait que commencer", a prévenu M. Laurent.

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 13:46

 

Hugo Chavez avec sa fille devant un portrait de Simon Bolivar

  le 6 Mars 2013

 

Hugo Chavez, la seconde vie de Bolivar

 

 

Les années ont passé, depuis que, jeune lieutenant, il lisait, dans sa caserne, les écrits de Marx et de Bolivar. Le « Comandante », élu président en 1998, puis réélu en 2000, 2006 et 2012, adulé par la classe populaire, a déchaîné la haine de l’opposition de droite, du patronat et des médias privés.

À l’extérieur, l’homme est qualifié de « populiste », de « bête noire » des États-Unis. Ses déclarations fracassantes ont souvent pris le dessus sur le fond de ses discours. Pariant sur le socialisme à l’époque du capitalisme triomphant, les campagnes de dénigrement (antisémite, dictateur) n’ont pas tardé.

Soulèvement civico-militaire

Né en 1954, il fonde, en 1982, le Mouvement bolivarien révolutionnaire au sein des forces armées. En 1989, des milliers de pauvres protestent contre un plan d’ajustement structurel du FMI. Le Caracazo, la première révolte contre le néolibéralisme, tourne alors à la tragédie : 2 000 morts. Cet événement, un traumatisme dans la mémoire collective, motivera le soulèvement civico-militaire avorté de 1992 que Chavez conduit.

Politiques d'inclusion

Cet épisode scelle néanmoins une relation profonde avec le petit peuple qui s’identifie à ce métis, issu d’une famille pauvre, et qui le portera au pouvoir six années plus tard. Sa popularité tient à ses politiques d’inclusion: les missions sociales (éducation, santé, travail, sport); ainsi qu’aux réformes économiques comme la nationalisation des terres, des banques et de l’entreprise pétrolière dont les retombées économiques, réservées jusqu’alors à l’oligarchie et aux compagnies états-uniennes, profitent désormais à la collectivité. Mais non sans mal. En 2002, il essuie un coup d’État puis, un lock-out pétrolier, un référendum révocatoire, et un coup d’État institutionnel avec le boycott de l’opposition des législatives de 2005. Ces trois derniers mois, les pressions se sont faites encore plus fortes de la part de l'opposition, renforcée par la faiblesse de Chavez face à la récidive de son cancer.

  • A lire aussi:

Hugo Chavez mort, l'armée du Venezuela derrière Nicolas Maduro

Hugo Chavez entre dans l'histoire

Chronologie de la vie de Hugo Chavez

1992

  • 4 février - Jeune officier parachutiste, Chavez prend la tête de plusieurs milliers de soldats qui tentent de renverser le président Carlos Andres Perez. La tentative de putsch, sanglante, fait long feu. Chavez assume à la télévision l'entière responsabilité du soulèvement.

1994

  • 26 mars - Le président Rafael Caldera lui accorde sa grâce. Chavez sort de prison et promet de conquérir le pouvoir par les urnes.

1998

  • 6 décembre - Chavez est élu président avec 56% des voix. Il prête serment le 2 février 1999 et annonce une "révolution pacifique et démocratique". Il ordonne par décret la tenue d'un référendum pour l'élection d'une assemblée constituante.

1999

  • 15 décembre - Les Vénézuéliens approuvent à une majorité écrasante la nouvelle constitution, qui renforce les prérogatives du pouvoir exécutif. Le mandat présidentiel est porté à six ans.

2000

  • 30 juillet - Chavez est réélu avec 59,7% des voix.

2002

  • 10 avril - L'opposition et les milieux économiques lancent un appel à la grève générale illimitée. Le 12 avril, des officiers supérieurs annoncent que Chavez a démissionné. Ils l'accusent de la mort de onze manifestants. Pedro Carmona, un homme d'affaires, est nommé à la tête d'un gouvernement de transition. Chavez, aux arrêts, dément avoir démissionné et dénonce un coup d'Etat.
  • Le 13 avril, sous la pression de manifestants chavistes, Carmona démissionne et des soldats fidèles au président déposé prennent le contrôle du palais Miraflores. Le 14, Chavez effectue un retour triomphal au palais présidentiel.
  • 2 décembre - Syndicalistes, dirigeants et salariés antichavistes de la compagnie pétrolière publique PDVSA se mettent en grève. La production s'effondre. Le cinquième exportateur mondial de pétrole est incapable d'éviter des pénuries de carburants et de vivres.

2003

  • 2 février - Chavez mobilise l'armée pour relancer les activités de la PDVSA. La grève s'achève.

2004

  • 27 février - Les forces de l'ordre dispersent des manifestants en marge du sommet des dirigeants du Tiers Monde que préside Chavez. Au moins neuf personnes sont tuées dans les manifestations violentes qui se poursuivent pendant une semaine.
  • 3 juin - Après de nombreux reports et recours, le conseil national électoral valide une requête de l'opposition réclamant la tenue d'un référendum "révocatoire" sur la poursuite du mandat de Chavez.
  • 15 août - A plus de 59%, Chavez est confirmé au pouvoir et sa légitimité en sort renforcée. L'opposition se divise.

2005

  • 3 décembre - Triomphe des candidats chavistes aux élections législatives boycottées par l'opposition.

2006

  • 3 décembre - Chavez est réélu à la présidence avec plus de 60% des voix. "C'est une nouvelle défaite pour le diable qui veut dominer le monde", déclare-t-il en visant Washington.

2007

  • 26 mai - La Cour suprême ordonne au ministère de la Défense de prendre le contrôle de la chaîne de télévision privée RCTV, proche de l'opposition. Des dizaines de milliers de Vénézuéliens manifestent leur hostilité à cette décision.

2008

  • 23 novembre - Elections provinciales et municipales. Le camp chaviste l'emporte, mais l'opposition s'empare de plusieurs centres urbains, dont la mairie de Caracas.

2009

  • 2 février - Chavez fête ses dix ans au pouvoir. "Il y a dix ans, Bolivar est revenu à la vie, par et dans la volonté du peuple", déclare le président vénézuélien, qui se revendique de l'héritage de Simon Bolivar, héros de l'indépendance au XIXe siècle.

2011

  • 20 juin - Hugo Chavez, le visage pâle, annonce à la télévision depuis Cuba qu'il a été opéré deux fois pour une tumeur cancéreuse dans la région pelvienne.
  • 17 juillet - Le président entame une chimiothérapie à Cuba.
  • 20 octobre - A la suite d'examens à La Havane, Hugo Chavez se déclare guéri, ce que confirment ses médecins.
  • 30 décembre - Chavez participe au sommet du Mercosur en Uruguay, son premier déplacement politique à l'étranger depuis que son cancer a été diagnostiqué.

2012

  • 21 février - Hugo Chavez annonce qu'il va subir une nouvelle opération, qui aura lieu une semaine plus tard à La Havane.
  • 7 octobre - Le président vénézuélien est aisément réélu avec 55% des voix face au candidat de l'opposition unie Henrique Capriles. Le 11, il nomme un proche au poste de vice-président, Nicolas Maduro, jusque-là ministre des Affaires étrangères.
  • 11 décembre - Chavez subit une nouvelle intervention chirurgicale de plus de six heures.

2013

  • 9 janvier - La cérémonie d'investiture d'Hugo Chavez pour son nouveau mandat, prévue le 10, est reportée sine die en raison de l'hospitalisation du président à La Havane.
  • 18 février - Hugo Chavez est rapatrié de Cuba et admis dans un hôpital militaire de Caracas.
  • 4 mars - Le gouvernement annonce que les problèmes respiratoires du président se sont aggravés.
  • 5 mars - Le vice-président Nicolas Maduro annonce la mort d'Hugo Chavez.
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Published by bruno fornaciari - dans SOLIDARITE INTERNATIONALE
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BRUNO FORNACIARI

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