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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 23:11

Le spectre de Kadhafi revient hanter Sarkozy

 

Ziad Takieddine, l'intermédiaire multicartes et maintes fois mis en examen n'est pas le seul à avancer que l'Ex président a bénéficié des largesses libyennes. Les proches de feu le colonel, réfugiés en Tunisie, abondent dans son sens. Sans preuves pour l'heure.

 

Intermédiaire flamboyant des grands contrats de sous marins et de frégates pendant les années 1990 et intime de Jean François Copé comme de Brice Hortefeux, le Libanais Ziad Takieddine est soupçonné par le juge Renaud Van Ruymbeke des pires frasques financières. La meilleure défense étant l'attaque, le voici donc qui, le 19 décembre dernier devant le magistrat, accuse Nicolas Sarkozy et Claude Guéant d'avoir empoché plus de cinquante millions d'euros de Mouammar Kadhafi, comme l'a révélé Le Parisien. Des preuves, menace-t-il, devraient suivre. Pendant la dernière campagne présidentielle, le site Médiapart avait publié un document en arabe où il était déja fait état de quelques gâteries de l'ordre de 50 millions faites à l'ancien président. Aucune preuve irréfutable ne confirme, pour l'instant, l'ensemble de ces accusations fracassantes. D'autant plus que l'ami Ziad, lâché par le camp sarkoziste (cf. encadré), a toutes les raisons de se venger de ses anciens mentors, Sarkozy et Guéant. Seuls les avocats de l'ancien Premier ministre de Kadhafi, Mahmoudi Bagdadi, aujourd'hui sous les verrous à Tripoli, ont témoigné de la validité du document produit par le site d'information. Mais il n'en reste pas moins que les relations rocambolesques entre Paris et Tripoli font l'objet de rumeurs persistantes et relativement concordantes. 

 

 Des intermédiaires décomplexés 

 

Durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy, l'entourage du chef de l'Etat a basculé dans un monde décomplexé. Corsaires dévoués à l'Etat ou pirates sans foi ni loi, de grands intermédiaires franco-libyens se sont affichés ouvertement à l'Elysée. Deux de ces hommes d'influence ont joué un rôle majeur dans  les contrats passés avec le régime libyen: Ziad Takieddine, que l'on ne présente plus; Alexandre Djhouri, encore surnommé «monsieur Alex», qui a réussi à naviguer avec brio entre les deux frères ennemis, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin. Ziad Takieddine entretenait des liens étroits avec l'ancien patron des services libyens, le redoutable Abdallah Senoussi (aujourd'hui détenu et sévèrement torturé à Tripoli), qui gérait tous les achats militaires.

 

 En 2005 et alors que Nicolas Sarkozy rêgnait sur la place Beauvau, l'ami Ziad accompagnait en Libye son directeur de cabinet, Claude Guéant. Il s'agissait de préparer le voyage officiel du ministre de l'Intérieur à Tripoli le 6 octobre. C'est à l'occasion de ce déplacement que Takieddine rédige une mystérieuse note «confidentielle», versée aujourd'hui au dossier du juge Renaud Van Ruymbeke: «La visite préparatoire (...) doit revêtir un caractère secret. Il sera préférable que CG (A savoir Claude Guéant) se déplace seul (...) On sera plus à l'aise pour évoquer "l'autre sujet important" de la manière la plus directe». Quel «sujet important»? Le juge Van Ruymbeke n'en apprendra pas d'avantage.  

 

Un cadavre encombrant 

dans le Danube 

 

Une fois Sarkozy élu en 2007, Ziad Takieddine est proprement évincé du circuit libyen par Alexandre Djhouri, qui s'est rapproché de Claude Guéant, devenu secrétaire général de l'Elysée, ainsi que  de Bernard Squarcini, grand patron des services français. D'où la détestation entre les deux hommes, Djhouri et Takieddine. 

 

 

«En Libye, Alexandre était incontournable», reconnait Pierre Bonnard, un homme d'affaires qui fut très proche du tout puissant ministre libyen du pétrole, Choukri Ghanem, dont le corps a été retrouvé dans le Danube, le 20 avril 2012, sans aucub doute assassiné. La carte maitresse de Djouhri à Tripoli aura été sa proximité avec le directeur de cabinet de Khadafi, le très francophone Bechir Saleh. Tout puissant, ce dernier  avait les clés du coffre africain du Guide- soit huit milliards de dollars engloutis en quelques années.  En octobre 2011, Bechir Saleh a été protégé par les autorités françaises à Paris, alors qu'en fuite, il était recherché par Interpol. S'il parlait aujourd'hui depuis le Niger où il réside désormais, la République française tremblerait. Mais son silence est désormais la meilleure de ses assurances vie!  

 

Des kadhafistes vengeurs!  

 

 

En tout cas, la garde rapprochée du colonel Khadafi qui s'est réfugiée à Tunis, à Alger et au Caire lance, elle aussi des accusations sur le financement de la campagne présidentielle de 2005 par le Guide libyen. «Un avion où avait pris place le directeur de cabinet du Guide, Bechir Saleh, est parti de Syrte, la ville natale de Khadafi, à la fin de 2006 et s'est envolé pour Paris, via Djerba en Tunisie», explique une avocate libyenne, intime de Kadhafi, que l'on peut croiser dans le quartier du Lac dans la banlieue de Tunis.  Au hasard des rencontres dans cette base arrière kadhafiste, un ancien ministre et haut responsable des comités révolutionnaires libyens, évoque trois versements vers l'Italie et Malte, via des faux contrats commerciaux. Pourquoi ne pas avoir dénoncé ces dérives durant le conflit avec la France? «Le fils du Guide, Saif, l'a fait, explique un ancien ministre de l'Intérieur du Guide, qui après un bref séjour à Tunis s'est réfugié en Allemagne,  et nous espérions que le président français était plus rationnel que cela, qu'il ne prendrait pas un tel risque». A Alger, où sont réfugiés sous haute surveillance la fille chérie du Guide, Aicha, et son fils Hannibal, ainsi qu'une partie de l'ancien régime libyen, une des rares personnes à  approcher les enfants du Guide, confie à Bakchich que «de gros transferts de cash ont eu lieu entre Tripoli et Paris à la fin de 2006».

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 23:02

La lutte des classes, une réalité pour 2 Français sur 3

Créé le 08-01-2013 à 18h20 - Mis à jour à 18h37

Ils étaient moins de la moitié à la veille de 1968.

 

Une manifestation, le 1er mai 2012 à Metz. (POL EMILE/SIPA/1205011809)

Une manifestation, le 1er mai 2012 à Metz. (POL EMILE/SIPA/1205011809)

Près de deux Français sur trois estiment que la lutte des classes est en France "une réalité", alors qu'ils étaient moins de la moitié à le penser il y a près de 50 ans, selon un sondage Ifop à paraître mercredi 9 janvier dans "L'Humanité".

A la question "estimez-vous qu'en France, à l'heure actuelle, la lutte des classes est une réalité ?", 64% des personnes interrogées répondent par l'affirmative, tandis que 25% considèrent qu'elle "n'est pas une réalité" et 11% ne se prononcent pas.

 

En 1967, à la veille de 1968, seulement 44% des Français estimaient que "la lutte des classes est une réalité", contre 37% qui disaient qu'elle "n'est pas une réalité". En 1964 40% répondaient qu'elle "est une réalité" et 39% qu'elle "n'est pas une réalité".

 

"Cette hausse peut s'expliquer par le fait que l'idée de la lutte des classes ne prend sans doute pas aujourd'hui tout à fait la même signification qu'à l'époque, mais elle indique également que les antagonismes sociaux apparaissent toujours comme très présents dans la société française, notamment dans un contexte de crise et d'augmentations des inégalités salariales", analyse l'Ifop.

 

Par ailleurs, 56% des Français ont "le sentiment d'appartenir à une classe sociale". Ce score est identique à celui observé en 1987 et est très proche de ceux enregistrés dans le milieu de années 60 : 61% en 1964 et 59% en 1967, souligne l'Ifop. Si ce sentiment a sensiblement reculé parmi les classes moyennes (-12 points par rapport à 1967 parmi les employés et les professions intermédiaires) et chez les cadres supérieurs (-9 points), la baisse a été plus limitée parmi les ouvriers: -5 points à 53%, ajoute l'institut.

 

Enquête réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 20 décembre au 4 janvier, auprès d'un échantillon représentatif de 2.001 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 22:43

Groupe des élus communistes à la Communauté Urbaine de Bordeaux

Comment les banquiers prennent le pouvoir de nos villes, régions et départements, et pourquoi il faut les stopper.

mardi 8 janvier 2013



La nouvelle n’a pas fait grand bruit. Quelques lignes dans la presse économique au plus. Mais l’étude menée l’observatoire SFL-Forum qui révèle qu’une collectivité sur quatre a dû retarder ses investissements faute d’accès au crédit devrait alerter tous les élus du pays. Car ce que révèle cette étude c’est que les banques qui ont contribué à nous plonger dans la crise, continuent d’asphyxier l’économie et ce que nous avons de plus précieux en commun : les services publics.

 

Restreignant l’accès aux crédits, les banques mettent leur veto spécial sur des projets d’utilité sociale : ici la rénovation d’une école de banlieue, ailleurs la réalisation d’une salle de spectacle, là-bas l’investissement dans les transports en commun,… Dans l’état actuel des choses, si les collectivités veulent s’en sortir elles n’ont d’autre choix que de retarder ces investissements ou, pire, de recourir au marché obligataire et donc de subir la loi des agences de notation qui, elles aussi, ont une belle part de responsabilité dans la crise actuelle. Voilà où nous mène leur logique !!!

 

Tout ceci a un résultat, innocemment relevé par les auteurs de l’étude en question : « la progression des charges financières des grandes collectivités (qui) devrait s’accroître ». Les charges financières. Celles dont on ne parle jamais. Non, à la télé, dans les journaux, les charges sont toujours « sociales ».

 

Notre sécurité sociale coûte trop cher, disent-ils. Mais les intérêts des banques, qui en parle ? En 2010 pourtant, les cotisations sociales patronales (charges sociales) ont pesé pour 145 milliards d’euros pour les sociétés non financières contre 308,8 milliards d’euros de prélèvements financiers (intérêts aux banques et en dividendes aux actionnaires). Soit 2,13 fois les « charges sociales » !

 

Il est donc urgent que les élus, les syndicalistes, les usagers des services publics, les citoyens, mettent un coup d’arrêt face au secteur bancaire. A la CUB, depuis de nombreuses années, les élus communistes et apparentés exigent la tenue d’une conférence bancaire. Son but, réorienter le crédit, changer les critères. Plus un investissement serait utile socialement, et par exemple créateur d’emplois, plus le taux d’intérêt serait bas. Plus l’investissement aurait pour objet d’alimenter la machine à spéculer, plus le taux d’intérêt serait élevé.

 

Nous ne pouvons plus regarder les villes, les départements et les régions s’enfoncer dans l’austérité sans rien dire. Les peuples grecs, portugais, espagnols ont payé trop durement ces erreurs pour que nous laissions faire. Il faut convoquer ce type de conférence rapidement, avec le soutien actif des salariés et des citoyens pour montrer aux banquiers que le changement de cap, c’est maintenant !

 

Max Guichard, Président du groupe des élus communistes et apparentés à la CUB

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 22:40
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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 18:43

Trading haute fréquence : comment le gouvernement socialiste se f… de notre g…

Lundi 7 janvier 2013

Co-animateur du Réseau Education Populaire.

Auteur avec Michel Zerbato de « Néolibéralisme et crise de la dette ».
Auteur avec Catherine Jousse et Christophe Prudhomme « Contre les prédateurs de la santé ».
http://wwww.reseaueducationpopulaire.info

 

Dans la présentation « bisounours » faite par les socialistes, les opérations bancaires spéculatives les plus « dangereuses » vont être interdites. Là encore, les bonnes âmes croient le gouvernement sur parole. Mais la réalité vraie, c’est que le projet de loi est en fait celui du lobby bancaire et financier.


Explication de texte. Nous apprenons, par le journal Le Monde, qu’il est possible et facile que les banques spéculatrices soient exonérées des taxes prévues sur le trading haute fréquence. En regard du nouvel article 235 ter ZD bis du code général des impôts prévu dans le projet de loi, et du décret d’application « pris très discrètement pendant l’été par le gouvernement Ayrault pour définir les opérations soumises à la taxe sur les transactions financières », une banque peut être exonérée des taxes si elle réalise une opération toutes les 0,51 secondes ou si 20 % des ordres passés dans une journée ne sont pas annulés ou modifiés ! Pire que cela, “sont en effet exclues de la taxe sur les transactions financières, toutes les “activités de tenue de marché”, dont la mission est de fournir une cotation continue, indépendamment de l’état du marché. Comprenez bien ! La quasi-totalité des activités haute fréquence sont enregistrées comme des activités de tenue de marché ! Et toutes les banques font les deux activités ! Si le projet de loi reste en l’état, c’est plus de 90 % du trading haute fréquence qui serait alors exonéré ! Elle n’est pas belle l’histoire ?

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 18:02

 

débat Jeaan-Luc Mélenchon - Jérôme Cahuzac sur France 2

  - le 8 Janvier 2013

Cahuzac-Mélenchon et la réforme fiscale introuvable

Jérôme Cahuzac a affirmé que le gouvernement a déjà procédé à la réforme fiscale du quinquennat,  lors du débat qui l'a opposé à Jean-Luc Mélenchon, lundi soir sur France 2. Dans les faits, on se demande bien de quoi il parle.


"Vous avez l’air de penser que c’est une réformette, vous vous trompez", a lancé le ministre délégué au Budget à l'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle 2012, qui affichait plus qu'une moue dubitative sur la plateau de Mots Croisés. Le grand argentier du gouvernement se fondait alors sur le budget 2013 qui crée une nouvelle tranche d'imposition à 45% et pose en principe l'égale taxation des revenus du capital et du travail. Pas de quoi crier au grand soir fiscal qui rétablirait la progressivité de l'impôt et ferait contribuer équitablement tous les Français, y compris les plus riches.

 

Ce sentiment s'épaissit lorsque l'on observe les atermoiements du gouvernement sur le dispositif qui devrait remplacer la taxation à 75% des très très hauts revenus, censurée par le Conseil constitutionnel. Censure provisoire?

Les différents ministres en poste à Bercy jurent que oui. Mais, signe de l’hésitation qui gagne les rangs gouvernementaux, ses modalités, comme le nouveau calendrier d’application, demeurent entourées du plus grand flou. Le taux, d’abord: du côté de Jérôme Cahuzac, ministre délégué au Budget, comme de celui de Pierre Moscovici, le « patron » de Bercy, on se garde d’avancer un chiffre. Mais « au-delà de 75 %, tous revenus confondus, il (le Conseil constitutionnel) pourrait juger le taux confiscatoire », met en garde Jérôme Cahuzac. Pourtant, ce n’est pas le sens de la décision concernant cette taxe en particulier, retoquée parce qu’elle était calculée sur la base des revenus des individus et non des foyers fiscaux. Au surplus, rien dans la loi n’interdit à ce jour de fixer des taux de 70 % ou plus, puisqu’il « appartient au législateur de déterminer (…) les règles » d’appréciation des « facultés contributives des contribuables » et de garantir le « caractère progressif » de l’impôt, selon une décision du 21 juin 1993 de ce même Conseil constitutionnel.

 

Profil bas

Car, au-delà, les ministres font profil bas sur la réforme fiscale promise par François Hollande, au nom de la « stabilité fiscale » réclamée par les « agents économiques ». « Désormais, la stabilité fiscale est la politique du gouvernement pour la mandature », estime Jérôme Cahuzac. Une ligne confirmée par la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem : « Pour le quinquennat, en effet, on s’engage à la stabilité fiscale (…), donc pas de changement des règles a priori, pas de changement majeur. »

Mieux : selon Pierre Moscovici, la réforme fiscale aurait déjà été votée, « dans le cadre de la loi de finances 2013 ». Celle-ci a certes écorné les privilèges, en soumettant au barème de l’impôt sur le revenu les rémunérations des particuliers tirées du capital, comme les gains des capitaux mobiliers, des stock-options et des dividendes et produits de placement, pour 3 milliards d’euros de recettes supplémentaires en 2013 et 1,4 milliard en 2014.

 

Les plus aisés choyés

Mais, depuis dix ans, les plus aisés ont engrangé des cadeaux bien supérieurs : 2,3 milliards d’euros par an pour les 10 % les plus aisés rien que grâce à la réforme de 2006 qui a fait passer l’impôt sur le revenu de six tranches à quatre. Sans compter les 21 niches fiscales créées depuis 2002, 62 % du montant des réductions d’impôt existantes bénéficiant aux 10 % les plus riches, selon un rapport de mai 2011 du Conseil des prélèvements obligatoires. À comparer aux 320 millions d’euros par an attendus de la nouvelle tranche d’impôt à 45 %, ou aux 210 millions escomptés de la taxe censurée à 75 %.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 17:54

 

 

Les « petites lâchetés » et le « grand renoncement » de la Ministre Marisol Touraine et du gouvernement

Par Bernard Teper Co-animateur du Réseau Education Populaire.
Auteur avec Michel Zerbato de « Néolibéralisme et crise de la dette ».
Auteur avec Catherine Jousse et Christophe Prudhomme « Contre les prédateurs de la santé ».
http://wwww.reseaueducationpopulaire.info

 

Après six mois de communication intense et d’appel à la concertation, le masque tombe. On a connu déjà la légalisation des dépassements d’honoraires par un projet pire que celui de Sarkozy-Bachelot (voir un précédent article), voici l’épisode de la convention 51.


Nous sommes en présence de la Convention collective nationale des établissements privés d’hospitalisation, de soins, de cure et de garde à but non lucratif du 31 octobre 1951 que le patronat (Fehap) a dénoncé. 250 000 salariés sont concernés. Suivant par là la voie si bien présenté par David Kessler1 le patronat, dans son action méthodique, décide d’attaquer la convention de 1951. La négociation s’engage. Le recul sur les droits est patent.


Les traîtres minoritaires signent (CFDT et CGC). La CGT, FO et la CFTC, majoritaires, exercent leur droit d’opposition  donc conduisant le patronat à soumettre son projet à l’agrément de la ministre.


Enfer et damnation : la ministre a annoncé, dans un message vidéo diffusé lors du 37e congrès de la Fehap organisé à Strasbourg, qu’elle donnerait l’agrément au projet patronal. Les syndicats CGT, FO et CFTC précisent dans un communiqué que la ministre fait preuve de « petites lâchetés et de grand renoncement » en promulguant cette « déclaration de guerre » contre les salariés du secteur.

 

Pire, la ministre « justifie sa décision en s’appuyant sur la volonté de la fédération patronale de reprendre le dialogue social ». On croit rêver.

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 05:03

 

Aurore Martin, sous contrôle judiciaire depuis le 22 décembre

  - le 7 Janvier 2013

Pour Aurore Martin "la main de Valls" est derrière son arrestation

"Il y a la main de (Manuel) Valls (...), au-delà de Valls la main du gouvernement. C'est un fort signe pour nous faire comprendre qu'au Pays basque nord nous n'aurons rien (...). C'est une décision gouvernementale", a affirmé Aurore Martin à l'AFP ce lundi, dans ses premières déclarations depuis sa remise en liberté le 22 décembre.


Aurore Martin, libérée sous contrôle judiciaire le 22 décembre, a estimé avoir fait dans un premier temps l'objet d'un contrôle routier ordinaire, mais qu'une fois identifiée, tout a été organisé pour sa remise rapide à l'Espagne. "Quand je suis arrivée à ce contrôle routier, puisqu'il m'a paru être un contrôle routier, j'ai cru que c'était une arrestation comme ça… Bon après, j'étais arrêtée à quatre heures (16h00 ndlr) à Mauléon, vers 9 heures (21h00) j'étais à la frontière de Béhobie et sachant qu'entre temps j'ai fait une boucle par Pau, j'ai trouvé tout ça très organisé pour quelque chose qui était fortuit", a-t-elle dit.

 

Mandat d'arrêt

"Je veux bien croire qu'il y ait une application de juge à juge", a déclaré la militante, qui était visée depuis 2009 par un Mandat d'arrêt européen pour avoir participé à des réunions publiques de Batasuna, interdit en Espagne où le mouvement était considéré comme la branche politique de l'organisation séparatiste ETA, "mais on ne prend pas des décisions comme cela sans mesurer les conséquences", a-t-elle ajouté, en soulignant un "contexte politique" particulier.

 

Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls "va à un rendez-vous à Madrid et il revient et en l'espace d'une semaine il fait des déclarations cinglantes, il y a trois arrestations", poursuit-elle évoquant la visite du ministre en Espagne, au cours de laquelle il avait assuré Madrid de tout son soutien concernant l'ETA.

A

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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 04:40

 

  - le 7 Janvier 2013

Les infirmières "pigeonnes" dénoncent leurs conditions de travail

"Nous refusons de contribuer à un système qui privilégie la rentabilité au détriment de la qualité des soins", affirme la vice-présidente du collectif d'infirmiers et aides-soignants, "Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes", lancé sur Facebook.


Ce groupe fondé en octobre par une infirmière parisienne prend le contre-pied des Pigeons, ce mouvement lancé par et pour des entrepreneurs du net. Pas question ici de s'en mettre plein les fouilles à coup d'exemption fiscale. Ces professionnels de la santé veulent au contraire faire connaître leur ras-le-bol face à leurs conditions de travail qui se dégradent, sur fond de casse du service public de la Santé. Ils ont appelé ce lundi à des rassemblements dans plusieurs vilels de France, afin de dénoncer leurs conditions de travail de ces professions.

 

Manifestations et pétition

"Ni bonnes, ni nonnes, ni pigeonnes", fédère "des infirmières, du privé comme du public, libérales ou non, mais aussi des aides-soignantes et des auxiliaires de puériculture" dénonçant des conditions de travail qui "mettent en danger le patient" et réclamant "une revalorisation des statuts et des salaires", explique à l'AFP Sarah Guerlais. Qui poursuit: "Nous refusons de contribuer à un système qui privilégie la rentabilité au détriment de la qualité des soins."

 

En outre, une pétition ayant recueilli près de 5.000 signatures a été mise en ligne. Ses auteurs dénoncent "l'insécurité et la dégradation constantes des soins qui vous sont prodigués à cause d'un système qui sacrifie la qualité à la rentabilité". Ils appellent les soignants à les rejoindre et les patients à les soutenir afin de défendre leurs "statuts de soignant et la qualité des soins, et forcer le gouvernement à une réforme".

 

Libération de la parole

L'initiative a fait boule de neige car elle a libéré la parole.

 

"Prenons les gens du gouvernement, et faisons les travailler à notre place... c'est sur à cause de la peur, la souffrance, la maladie, nous recevons des injures et des gestes indélicats de la part des patients, pour que cela ne se reproduise plus qu'ils nous donne la possibilité d'augmenter nos effectifs... votons la qualité et non la rentabilité...", commente de son côté une autre personne sur la page facebook.

 

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 16:58

 

  - le 7 Janvier 2013

Le FMI le confirme : l’austérité était une erreur de calcul

Documents à télécharger : Le rapport du FMI en anglais -

C’est un rapport étonnant, un mea culpa chiffré et analysé, que deux éminents économistes du FMI ont publié. Il dit clairement que l’austérité est une erreur. La faute à la mauvaise conception d’un modèle informatique de prédiction économique.


Ils justifient globalement d'avoir plongé 26 pays dans une mortelle crise austéritaire par une erreur de modèle mathématique. Ces économistes sont restés persuadés que leur domaine est une science dure, donc qu’on peut prédire et démontrer avec des équations. Et ils se sont éminemment trompés. Ils reconnaissent ainsi dès l’introduction que leur modèle n’a pas pu prévoir ni le niveau des taux d’intérêts ni l’effet de l’austérité sur la consommation intérieure. Confrontés à la réalité, ils reconnaissent également que leur modèle a grandement sous-estimé la hausse du chômage. Et donc toute la prédiction est biaisée, des investissements privés aux recettes fiscales des états.

 

Pardon pour les morts, c’était une erreur de calcul


“Forecast Error of ΔYi,t:t+1 = α + β Forecast of ΔFi,t:t+1|t + ε i,t:t+1” Voilà à quoi ressemble l’équation qui a été incapable de faire le lien entre coupe budgétaire des Etats - les fameuses "économies" exigées sous la menace - et baisse de rentrée fiscale. C’est le « multiplicateur fiscal », outil économique qui a plus ou moins montré qu’il fonctionnait entre la seconde guerre mondiale et 2008, mais qui est incapable de prévoir l’ampleur des effets d’une panique généralisée ou d’une franche baisse de moral des populations.


Le FMI avait déjà constaté une faute dans les modèles appliqués à la Grèce. Il remet en cause désormais tous les modèles appliqués à 26 pays européens.

 

Une erreur qui ne sert pas de leçon


Si reconnaître l’erreur, ou plutôt ouvrir les yeux et se confronter à la réalité, reste une avancée pour le FMI, l’institution ne tire pas les leçons de son erreur. Les économistes ne remettent pas fondamentalement en cause l'austérité, juste son intensité, ils restent convaincus qu’il suffit d’adapter leur modèle de calcul, finalement en accroissant la variable « facteur humain ». Ils ne voient pas l’absurdité que c’est d’imposer par la menace des politiques globales à des pays sur simple résultat d’un algorithme.

"Ce que nous voulons simplement rappeler, c’est que les décisions humaines engageant l’avenir sur le plan personnel, politique ou économique ne peuvent être inspirées par une stricte prévision mathématique, puisque la base d’une telle prévision n’existe pas" disait un certain Keynes en 1936.

Pi.M.

Documents à télécharger: 
Le rapport du FMI en anglais
Le rapport du FMI en anglais
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BRUNO FORNACIARI

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