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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 13:43
Ne peut retenir mes larmes d'admiration et de solidarité
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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 13:36

« Le décès de Hugo Chavez, une grande perte pour le Vénézuéla et pour l'Amérique latine tout entière » (Pierre Laurent)

 

Au nom du Parti communiste français et en mon nom propre, je voudrais saluer la mémoire du président Hugo Chavez Frias décédé le 5 mars après avoir affronté courageusement une longue maladie.

Le peuple vénézuélien perd un dirigeant, sans doute le plus important dans son histoire récente, qui a changé radicalement ses destinées. Il reste le président des gens modestes qui a apporté des avancées démocratiques et sociales sans précédent. Sous sa présidence, le Venezuela est devenu un pays indépendant et libre de la domination des pires fléaux du sous-développement dans lequel l'avaient laissé des décennies de gouvernement des forces corrompues et soumises à l’hégémonie étasunienne.

Son décès est aussi une grande perte pour l'Amérique latine tout entière, pour tous ces pays avec qui le Venezuela a développé des relations de coopération et de solidarité, pour tous les gouvernements progressistes avec qui le président Hugo Chavez Frias a commencé à construire une union continentale fondée sur le développement humain et le respect des souverainetés.

Je tiens à transmettre à son peuple, à sa famille, au vice-président Nicolas Maduro et à tous les révolutionnaires vénézuéliens nos plus attristées condoléances et toute notre solidarité. Nous sommes confiants dans l'avenir de la révolution bolivarienne et des peuples de l'Amérique latine forts de l'œuvre qu'il laisse.

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF,

Paris, le 6 mars 2013.

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 13:13

 

CULTURE

 

CULTURE -  le 1 Février 2013

Histoire

Avec Stalingrad, la Seconde Guerre mondiale bascule

Plus que le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord (8 novembre 1942) ou que la conquête américaine de l’île de Guadalcanal (8 février 1943), la victoire soviétique de Stalingrad (2 février 1943) est bien le « tournant » de la guerre. Mais la victoire est plus encore politique que militaire.

Du 31 janvier au 2 février, malgré l’interdiction d’Hitler, la VIe armée allemande capitule après deux mois et demi d’encerclement, isolée malgré les raids de la Luftwaffe, pilonnée nuit et jour, épuisée par la faim, le froid, la neige. Des 330 000 encerclés ne survivent que 120 000 prisonniers. Les forces de l’Axe ont perdu au total 800 000 hommes à Stalingrad, le quart des forces du front oriental. Le mythe de l’invincibilité allemande est détruit.

L’enjeu de Stalingrad

Pour pallier les besoins en carburant de l’économie de guerre allemande, Hitler déclenche, le 8 mai 1942, un nouveau Blitzkrieg en vue de conquérir les champs pétrolifères du Caucase. La moitié des troupes engagées en URSS, 100 divisions allemandes et 50 alliées (roumaines, italiennes, hongroises), sont concentrées sur le front sud-est. Les forces de l’Axe conquièrent la Crimée et Sébastopol, puis l’est de l’Ukraine et Rostov. Mais Hitler commet alors la même erreur qu’à l’automne 1941. Grisé par ses victoires, il divise ses forces selon deux axes : pendant que des divisions fonceront vers le Caucase, le gros des forces remontera la vallée du Don pour prendre Stalingrad, isoler l’Oural et ensuite, avec les armées du centre, encercler Moscou.

Dès le 23 août, la VIe armée de Von Paulus atteint la Volga et bombarde la ville charnière. Le 12 septembre, disposant de forces deux fois supérieures, les Allemands lancent ce qu’ils pensent être l’assaut final. Des combats acharnés se déroulent jusque dans le centre et le sud de la ville, maison par maison, cave par cave. Les usines Octobre rouge et Barricades sont prises et reprises. Vassili Grossman traduit bien l’acharnement des combats dans Vie et destin. Hitler veut prendre à toute force la « ville de Staline » mais Stalingrad ne tombe pas.

Le 19 novembre, le maréchal Joukov, qui seconde le commandant suprême Staline, lance la contre-offensive préparée depuis septembre. Le plan « Uranus » doit couper « le doigt de gant » allemand enfoncé entre Don et Volga. Deux groupes d’armées soviétiques partent simultanément du nord-ouest et du sud de Stalingrad. Dès le 22, elles réussissent leur percée et réalisent leur jonction. Les forces soviétiques enserrent dans une « ceinture rouge » la VIe armée et une partie de la IVe armée blindée. Une tardive contre-offensive allemande échoue et les forces de l’Axe sont repoussées bien au-delà du Don, ce qui rend très difficile le ravitaillement aérien des encerclés. Les conséquences militaires sont immédiates. Les armées allemandes du Caucase reculent de 600 kilomètres jusqu’à Rostov et s’échappent de justesse. L’Armée rouge reprend l’offensive sur tous les fronts. Ce qui la mènera jusqu’à Berlin. Voilà pourquoi il ne faut pas sous-estimer le rôle de la victoire de Stalingrad alors que les médias ont tendance à valoriser le rôle des Anglo-Saxons dans ce conflit.

Les trois raisons 
de la victoire

À ce tournant de l’histoire, l’URSS a tout juste achevé la reconversion de son économie de guerre après avoir replié vers l’est 1 360 usines : fin 1942, la production industrielle de l’Oural a été multipliée par cinq et plus encore celle de la Sibérie. Si le nombre d’ouvriers a baissé de 10 %, la productivité du travail a crû de 40 % : la journée de travail est passée de huit à douze heures, six jours sur sept. L’URSS produit déjà deux fois plus de chars et quatre fois plus de canons que l’Allemagne. L’aide alliée est encore aléatoire : les livraisons américaines ont été interrompues de juillet à octobre. À Stalingrad, si l’Armée rouge a une nette supériorité en artillerie, elle n’aligne guère plus de chars que la Wehrmacht (790 contre 770) et moins d’avions que la Luftwaffe (1 035 contre 1 066). Mais cet armement est de bonne qualité : le char léger T 34 s’impose déjà face au « Tiger » allemand. Stalingrad n’est cependant pas une victoire du matériel comme le sera la gigantesque bataille de chars de Koursk en juillet 1943.

La victoire de Stalingrad est en effet le fruit d’une mobilisation humaine exceptionnelle. Dès septembre 1941, pour compenser les immenses pertes en hommes, le Conseil d’État pour la défense, présidé par Staline, a lancé un vaste plan d’instruction militaire générale qui allait former sept millions de soldats en trois ans. Les généraux de l’état-major ont restauré leur autorité et l’unité de commandement avec la suppression des commissaires politiques aux armées rendus responsables des échecs antérieurs. Joukov persuade Staline de regrouper le maximum de forces à Stalingrad et l’Armée rouge réussit à y aligner, en novembre 1942, 854 000 recrues face aux 846 000 soldats des forces de l’Axe (deux tiers d’Allemands plus des Roumains et des Italiens).

La mobilisation de nouveaux soldats compliquait pourtant le problème de la main-d’œuvre ouvrière et paysanne. Dès février 1942, 830 000 adolescents scolarisés ont été versés dans les usines pour être rapidement formés comme ouvriers qualifiés par des spécialistes démobilisés. Pour les autres travaux, il est fait appel massivement aux femmes, aux vieux et aux détenus. C’est toute la population urbaine, puis rurale, qui est mobilisée. À Stalingrad, les comités locaux du Parti ont levé une immense milice populaire pour édifier des lignes de fortification alors que les usines produisaient sans relâche armes et munitions et que des groupes de partisans coupaient les lignes de ravitaillement trop étirées des envahisseurs à l’arrière du front. Stalingrad n’est pas qu’une victoire de militaires.

Stalingrad s’explique encore par la démoralisation des forces de l’Axe et la sacralisation de l’amour de la patrie pour les Soviétiques. Les lettres des soldats encerclés ou les mémoires des officiers allemands révèlent combien brutale fut pour eux la découverte de l’aveuglement d’Hitler et de l’absurdité de ses ordres de mourir sur place plutôt que de capituler : « Nous sommes tout seuls, sans aucune aide. Hitler nous laisse tomber », écrit l’un deux. Les Italiens et les Roumains repliés derrière le Don sont encore plus démotivés.

Par contre, Staline ne cesse d’exalter la « guerre sacrée » et d’inviter tout le peuple soviétique au sacrifice commun. La guerre est sacrée parce qu’elle est une guerre juste de défense de la patrie et de libération de la terre des ancêtres. Le 22 décembre 1942, un nouvel hymne national remplace l’Internationale. La guerre est sacrée aussi parce qu’elle permet la réconciliation de l’Église orthodoxe et de l’État soviétique. Le 7 novembre 1942, le métropolite Serge s’adresse à Staline : « Au nom du clergé et de tous les fidèles de l’Église orthodoxe, fidèles enfants de notre patrie, je salue en votre personne le chef choisi par Dieu de toutes nos forces civiles et militaires, qui nous conduit à la victoire sur les envahisseurs barbares, à la prospérité dans la paix de notre pays, et à l’avenir radieux de ses peuples. »

La guerre est certes encore présentée comme une guerre du droit contre le « fascisme », pour la démocratie et le socialisme, mais, par une série de glissements progressifs, la guerre est vécue comme la communion des patriotes russes, des citoyens des autres peuples soviétiques et des communistes de toutes générations, tous « frères et sœurs » aux yeux de Staline depuis son premier discours à la radio le 3 juillet 1941. Jamais le peuple soviétique n’a été aussi uni derrière son chef charismatique.

Les conséquences 
de Stalingrad

Alors qu’Hitler décrète trois jours de deuil national en Allemagne, les Alliés, les résistants et les communistes du monde entier témoignent de leur reconnaissance au peuple soviétique. Bien avant la victoire, l’Humanité clandestine salue l’Armée rouge et appelle tous les résistants à l’unité et à l’action. Désormais l’espoir a changé de camp.

La coalition des Nations unies en est renforcée. Le 21 février, le roi George VI d’Angleterre déclare que « la ferme résistance de Stalingrad a changé le cours des événements » et offre une épée d’honneur à la ville héroïque en témoignage de l’admiration « de tout le monde civilisé ». Le président Roosevelt salue ses « valeureux défenseurs » dont « la victoire glorieuse a représenté un tournant dans la guerre des nations alliées contre les forces de l’oppression ». Stalingrad soude plus que jamais les Alliés jusqu’à Yalta.

En position de force, Staline se permet de faire quelques concessions diplomatiques. Après l’opération « Torch » en Afrique du Nord, il ne réclame plus aussi fortement l’ouverture d’un second front en Europe, et il ne dénonce pas encore le danger d’une paix séparée à l’Ouest. L’essentiel est alors pour lui d’obtenir le plus d’aide matérielle possible car l’URSS continuera longtemps à supporter l’essentiel du poids de la guerre contre l’Allemagne nazie. Mais s’il s’est engagé à dissoudre officiellement l’Internationale communiste, c’est moins pour rassurer ses alliés sur les objectifs des Partis communistes européens que pour ne pas cautionner la stratégie politique de Tito en Yougoslavie.

Stalingrad a eu cependant des effets ambivalents à moyen terme. Staline s’est attribué tous les mérites de Joukov et sera gratifié du titre de « plus grand stratège de tous les temps » et de « guide suprême ». Le culte de sa personnalité prend des dimensions inimaginables masquant sa responsabilité dans la désorganisation de l’armée depuis 1937 et les désastres de 1941. Khrouchtchev, dernier commissaire politique à Stalingrad, lui en fera reproche en 1956.

Staline n’a pas compris les véritables raisons des succès de l’économie de guerre soviétique manifestes dès Stalingrad. Voznessenski, le président du Gosplan depuis 1938, avait mis en œuvre la décentralisation des décisions, les relations directes entre entreprises, la mobilisation morale des ouvriers, le développement de la production familiale dans les campagnes. Dès 1945, il s’opposa au retour aux plans quinquennaux bureaucratiques d’avant-guerre, mais il sera condamné et exécuté en 1948. Staline et les militaires imposeront à nouveau une priorité absolue à l’industrie lourde au nom de la défense du camp socialiste et de la « mémoire de Stalingrad ».

ce qu’écrivait l’humanité clandestine n° 200, 21 janvier 1943 (extraits) Grande victoire soviétique sur tout le front de l’est
Les troupes soviétiques ont pris Schlusselbourg, mettant ainsi fin au siège de Leningrad (1), quelques jours avant la commémoration de la mort du grand Lénine. L’Armée rouge continue à avancer dans le Caucase (et) dans la région du Don moyen… Devant Stalingrad, la VIe armée hitlérienne est en voie d’anéantissement ; sur 200 000 hommes, il n’en reste plus que 70 000, un butin énorme a été capturé, le dernier aérodrome des nazis a été occupé… Partout, l’Armée rouge, sous la conduite de notre grand camarade Staline, est passée à l’offensive et devant les exploits de cette héroïque armée qui, le 23 février prochain, célébrera son 25e anniversaire, des millions d’hommes de tous les pays crient avec enthousiasme et confiance : Vive la glorieuse et héroïque Armée rouge ! Vive le grand Staline !

(1) Il faudra attendre, en fait, le 27 janvier 1944.


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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 23:50

 

  - le 5 Mars 2013

Venezuela: Hugo Chavez est mort

L'annonce a été faite par Nicolas Maduro, le vice-président de la république bolivarienne du Venezuela, à la télévision.


Toute la journée, les nouvelles se sont succédées concernant la détérioration de l'état de santé de Hugo Chavez, qui souffrait d'une nouvelle et sévère infection pulmonaire. Le vice-président Nicolas Maduro avait dors et déjà dénoncé des plans de déstabilisation du pays à la faveur de la détérioration de l’état de santé du président vénézuélien.

 

projets de déstabilisation


Auparavant, le visage fermé, et le ton grave, le vice président vénézuélien s’est adressé hier dans la journée officiellement à ses concitoyens depuis le Palais de Miraflores. En présence du haut commandement de l’armée et des principaux responsables du gouvernement et des régions, il a dénoncé des projets de déstabilisation, et annoncé l’expulsion d’un fonctionnaire de l’Ambassade des Etats-Unis accusé de «retourner» des miliaires en activité.

 

Cette allocution survenait dans un contexte très tendu, de pénuries alimentaires organisées mais surtout de rumeurs persistantes d’élections anticipées. Car les dernières nouvelles de l’état de santé du président Hugo Chavez étaient inquiétantes. Lundi, en effet, le ministre de la Communication avait expliqué publiquement qu’il souffrait d’une « détérioration de la fonction respiratoire ».« Il présente une nouvelle et sévère infection en lien avec son état d’immunodépression propre à son état clinique », avait précisé Ernesto Villegas. Il a été soumis à une forte chimiothérapie et «son état général est toujours très critique », avait-il ajouté.

 

Légitimité


Ce mardi, les projecteurs restaient braqués sur l’hôpital militaire Carlos Arvelo de Caracas, là où se trouvait hospitalisé le président, Hugo Chavez, depuis le 18 février, après avoir subi une quatrième opération pour un cancer.

La mort de Hugo Chavez va relancer les attaques déjà bien pressantes de l’opposition de droite qui contestait la légitimité du pouvoir après la réélection du président, en dépit de l’intérim assuré Nicolas Maduro, comme l’autorise la Constitution. D’où l’appel au peuple du ministre Villegas « à rester sur le pied de la lutte face à la guerre psychologique déployée par les laboratoires étrangers grâce aux haut-parleurs de la droite corrompue vénézuélienne qui cherche à créer des scénarios de violence », a-t-il déclaré.

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 18:13

 

La tête du cortège de la manifestation contre l'ANI avec Jean-Claude Mailly et Bernard Thibault, cet après-midi à Paris

SOCIAL-ECO -  le 5 Mars 2013

Travail

Emploi : six péchés capitaux d’un projet (décryptage)

 

 

Première mobilisation d’envergure aujourd’hui contre l’accord du 11 janvier entre patronat et syndicats minoritaires. Et contre sa transposition, telle quelle, par le gouvernement dans une loi. Le Front de gauche s’engage dans la bataille. Décryptage des principaux points du projet.

Avis au gouvernement, aux députés et aux sénateurs : s’il était transposé tel quel dans la loi, l’accord conclu le 11 janvier entre le patronat et trois syndicats minoritaires entraînerait « une plus grande flexibilité pour les salariés, un recul de leurs droits individuels et collectifs au bénéfice des employeurs ». Tel est le diagnostic porté par deux des trois syndicats les plus influents, la CGT et FO, ainsi que la FSU et Solidaires, et qui sera relayé aujourd’hui dans toute la France par des manifestations et arrêts de travail. « Opération intox », oublieuse des « nouveaux droits » qu’instaurerait ce texte ? À chacun d’en juger, au travers notamment de notre dossier qui décrypte les principaux points du projet. Quatre acteurs du dossier, tous experts en leur domaine, confirment le jugement porté par les syndicats non signataires : cette affaire ne relève pas du « gagnant-gagnant », comme l’avait expressément souhaité le gouvernement l’an dernier. Il y a bien, clairement, un seul gagnant, le patronat qui voit grandement facilités les licenciements, et un perdant, le monde du travail, privé de garanties collectives fondamentales, et qui voit considérablement réduits ses moyens de contester, résister aux décisions d’un patronat se considérant toujours comme de droit divin. Les forces de gauche qui ne se résignent pas à cette perspective, au premier rang desquelles le Front de gauche, mais aussi des socialistes, des écologistes, seront aujourd’hui aux côtés des syndicats, pour manifester à quel point cet accord du 11 janvier « made in Medef » tourne le dos à la promesse de changement de 2012.

1. Plans sociaux : une procédure sécurisée pour les employeurs

Aujourd’hui.

À partir de dix licenciements sur un mois, dans une entreprise de plus de 50 salariés, l’employeur doit mettre en place un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Selon une procédure strictement encadrée par le Code du travail, il doit informer le comité d’entreprise et recueillir son avis sur les raisons économiques du projet, et sur le plan de reclassement prévu. Comme l’a montré l’affaire Viveo, les salariés ne peuvent pas bloquer un plan social, même quand l’entreprise n’a pas de réel motif économique de licencier. Mais le CE peut faire appel à un expert, pour être éclairé sur la situation économique de l’entreprise. S’il estime que la direction ne l’a pas assez informé, il peut refuser de rendre son avis. Enfin, pendant ou après le plan, il peut saisir le tribunal de grande instance (TGI) pour le faire suspendre ou annuler, pour des raisons de procédure ou pour insuffisance des mesures de reclassement.

Demain.

Au lieu d’empêcher les entreprises en bonne santé de licencier, comme l’avait promis le président, le projet de loi vise à accélérer les plans de licenciements et à les sécuriser pour l’employeur. Gagner du temps devient impossible, puisque le texte enserre toute la procédure dans un délai « préfix » de deux à quatre mois, selon la taille de l’entreprise, que rien ne pourra suspendre ou allonger : ni l’expertise, ni le refus de rendre un avis, ni la saisine du juge en référé puisque cette possibilité est supprimée. L’employeur peut même réduire ces délais, s’il parvient à faire signer aux syndicats un accord majoritaire qui fixe aussi le contenu du plan de reclassement. À défaut, il rédige lui-même un document unilatéral sur les mesures de reclassement. Ces deux voies sont censées être encadrées par l’administration (la Direccte), qui a huit jours pour valider l’accord, et vingt et un jours pour homologuer le document patronal. Mais ce contrôle sera théorique, vu les délais, les faibles effectifs des Direccte, et le fait que leur silence vaudra approbation. Pour toute contestation, le texte prévoit qu’il faudra se tourner vers les tribunaux administratifs, dans un délai de deux mois (douze actuellement). Une façon d’écarter les juges des TGI, qui ont bâti ces dernières années une jurisprudence favorable aux salariés. Enfin, le texte porte un coup de canif au droit à la réintégration. Si un tribunal administratif prononce la nullité d’un plan de licenciements pour des raisons de procédure, les salariés ne pourront être réintégrés que si l’employeur est d’accord.

 

2. Accord de maintien dans l’emploi, un licenciement économique au rabais

Aujourd’hui.

Ces dernières années, les accords de maintien dans l’emploi se sont multipliés, Renault en est le dernier exemple en date. Le dispositif consiste à moduler le salaire ou le temps de travail en cas de difficultés de l’entreprise, soi-disant pour sauver les emplois. Le tout, sans aucune garantie pour les salariés. Si les syndicats majoritaires ratifient un tel accord de chantage à l’emploi, le salarié peut toujours refuser la modification de son contrat de travail, et son licenciement sera économique. En théorie, plus de dix licenciements devraient déclencher un plan social, comme le prévoit le Code du travail. Mais dans les faits, au pied du mur, il est rare que plus de dix personnes s’y opposent.

Demain.

Dans le projet de loi, un salarié qui refuse ces accords de maintien dans l’emploi tomberait sous le coup d’un licenciement économique individuel. Si au moins dix personnes y sont opposées, il serait donc impossible de faire un plan social. Les salariés bénéficieraient d’un dispositif négocié dans le cadre de l’accord, sans doute en deçà des obligations légales. Il n’y aurait pas d’obligation de reclassement, comme cela est le cas dans un plan social. Le licenciement économique se ferait au rabais. Pour le personnel qui accepterait ces conditions, il est prévu que l’entreprise ne licencie personne pour motif économique pendant deux ans. Si l’employeur déroge à cet « engagement », des pénalités seraient fixées par cet accord… qu’il a lui-même négocié ! Dans les faits, le patron aura la voie libre pour débarquer ses salariés, sans s’inquiéter des sanctions et en contournant la procédure plus coûteuse de PSE (plan de sauvegarde de l’emploi). La prédominance de ce contrat (accord) sur la loi rendra la contestation du motif du licenciement plus difficile par le juge. Malgré cette énième tentative patronale pour sécuriser le chantage à l’emploi, le projet de loi demeure juridiquement bancal. Il est toujours contraire à l’article 4 de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail, qui stipule qu’un licenciement doit avoir un motif réel et contrôlable.

 

3. La mobilité interne, ou comment dégraisser sans plan social

Aujourd’hui.

La mobilité interne se caractérise par un changement de poste ou de lieu de travail au sein de la même entreprise La grande majorité des salariés n’ont pas de clause de mobilité dans leur contrat de travail. Dans certains cas, une négociation peut être ouverte par l’employeur. Mais un nouvel accord collectif ne peut imposer une telle clause au salarié en poste. Sans clause de mobilité dans son contrat, si le salarié refuse la mutation en dehors de son secteur géographique de travail, il ne peut théoriquement pas être licencié pour cette raison. Excepté si l’employeur peut avancer un motif autre que personnel.

Demain.

Une négociation d’entreprise pourrait imposer une mobilité interne au salarié. Ce dispositif deviendrait un nouveau mode de gestion des ressources humaines, en déplaçant les personnes au gré des besoins. Les périmètres géographiques et professionnels de cette mutation seront fixés par la négociation. Le salarié pourrait ainsi être muté sur un site à l’autre bout de la France, contrairement au principe de conciliation entre vie professionnelle et familiale. Encore plus grave, cet accord relègue au second plan le contrat de travail. Une telle modification du contrat n’est possible qu’en cas de motif « d’intérêt général » suffisant, comme le soulignait le Conseil constitutionnel en 2003. Si le salarié refuse, il sera licencié pour motif personnel, même si son comportement n’est pas en cause. Autre effet pervers, en proposant des mutations volontairement inacceptables aux salariés, la direction pourra utiliser cette mobilité interne comme moyen détourné afin de supprimer des emplois. Pour un coût largement inférieur à celui d’un plan social.

 

4. Des procès aux prud’hommes moins nombreux pour les employeurs

Aujourd’hui.

Si le droit actuel ne permet pas d’empêcher en amont les plans sociaux sans motif économique, et encore moins les licenciements individuels pour motif économique ou pour faute, c’est aux prud’hommes, après coup, que les salariés vont chercher réparation. L’action en justice sur la rupture du contrat est souvent l’occasion de porter d’autres réclamations, sur les salaires, les heures effectuées, que le salarié n’a pas osé exprimer lorsqu’il était dans l’entreprise. Actuellement, les salariés ont cinq ans pour saisir les prud’hommes.

Demain.

La volonté du Medef, reprise par l’avant-projet de loi, est de limiter ces actions en nombre et en coût. Le délai de prescription serait ainsi ramené à deux ans pour un litige sur le contrat de travail (sauf pour les cas de discrimination et de harcèlement moral ou sexuel), à trois ans pour les salaires, à un an pour le licenciement. Quand un salarié saisira les prud’hommes sur son licenciement, il sera fortement incité à accepter une « conciliation » avec versement d’une indemnité forfaitaire en fonction de son ancienneté, qui empêchera tout recours ultérieur. Une manière d’éviter des jugements trop généreux pour les salariés. Le texte demande d’ailleurs aux conseillers prud’homaux de « justifier le montant des indemnités qu’il octroie » !

 

5. Un temps partiel encore 
plus flexible

Aujourd’hui.

Généralisé dans certains secteurs comme le commerce, le temps partiel permet à l’employeur de disposer de salariés sous-payés, toujours prêts à accepter des heures dites « complémentaires », en plus de la durée de travail prévue dans leur contrat. Mais cette pratique est aujourd’hui encadrée. Les heures complémentaires ne peuvent aboutir à faire travailler le salarié à temps plein et, à partir d’un certain seuil, elles sont majorées de 25 %. Les employeurs ont cherché à éviter ce surcoût en faisant signer aux salariés des avenants au contrat de travail, pour augmenter leur temps de travail sur une période donnée. Mais la Cour de cassation, en décembre 2010, a statué que, même en cas d’avenant, les heures effectuées en plus doivent être majorées.

Demain.

Le projet de loi instaure une durée minimale de 24 heures de travail par semaine pour le temps partiel. Mais ce garde-fou est virtuel, puisqu’une durée inférieure pourra être fixée « à la demande du salarié ». Derrière cette pseudo-avancée, le texte détruit l’encadrement des heures complémentaires. Certes, les premières heures seront majorées de 10 %, mais la majoration actuelle de 25 % pourra être ramenée à 10 % par accord. Surtout, le projet de loi revient sur la jurisprudence de la Cour de cassation, en supprimant la majoration des heures complémentaires en cas d’avenant. Le texte prévoit une limite de huit avenants par an, mais les avenants signés pour remplacer un collègue absent ne seront pas décomptés. Tout au long de l’année, les employeurs pourront moduler à leur guise le temps de travail des salariés, sans frais supplémentaires.

 

6. Les instances représentatives 
du personnel affaiblies

Aujourd’hui

L’employeur a l’obligation de consulter le comité d’entreprise avant de prendre toute décision relative à la gestion, à l’évolution économique et financière de l’entreprise, à l’organisation du travail… Le CE dispose donc d’un délai non limité pour travailler. Parallèlement, depuis les années 1990, on assiste a une montée en puissance du CHSCT, Comité d’hygiène de sécurité et des conditions de travail, qui joue un rôle prépondérant dans la prévention des risques. Dans un grand groupe, chaque établissement a son CHSCT qui peut diligenter une expertise.

Demain.

Dans le cadre d’une procédure et du recours à une expertise, l’avis du CE sera rendu dans des délai fixés à l’avance par un accord. À l’expiration de cette période, l’instance sera réputée avoir été consultée ! Le droit à l’expertise du CHSCT est aussi diminué. Quand l’entreprise a plusieurs CHSCT locaux, ces derniers ne pourront plus demander une expertise en cas de projet de l’employeur. Ils seront condamnés à participer à une instance de coordination des CHSCT, ce qui revient à court-circuiter les comités locaux. Cette instance pourra décider d’une expertise unique, réalisée dans des délais préfixes, soit sur une durée intenable d’environ vingt et un jours. La volonté d’affaiblissement du CHSCT est claire. Par exemple, s’il y a plus de vingt CHSCT dans le groupe, c’est l’employeur qui détermine quel comité va désigner un représentant dans l’instance de coordination

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 14:56
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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 05:11

ANI : « la démocratie sociale n'est pas la domination d'une minorité sur la majorité »

 

Plus la vérité se fait jour sur le contenu de l'Accord national interprofessionnel conclu entre le Medef et certains syndicats de salariés, plus il devient évident qu'il s'agit d'un mauvais texte, qui va profondément dynamiter le code du travail.

Face à cette montée du mécontentement, le gouvernement et une partie des députés socialistes se mobilisent. Pour le ministre du Travail Michel Sapin, l'accord signé par 3 syndicats sur 5 est majoritaire et pour 100 députés signataires d'une tribune dans le JDD, il s'agit d'une avancée au nom de la « démocratie sociale ». Que de contre-vérités ! La « démocratie sociale » est devenue la nouvelle expression magique pour faire avaler de toute force ce projet si néfaste. Mais les mots ont un sens. La démocratie, c'est un homme, une voix et une majorité. L'ANI est tout sauf cela car élaboré par une minorité des représentants syndicaux. La démocratie même accolé de l'adjectif social, ce n'est pas la domination d'une minorité sur la majorité.

Cette accord ne doit pas être transposé par la gauche à l'assemblée qui est majoritaire, faut-il le rappeler. Le PCF, derrière les syndicats, appelle à la plus large mobilisation demain, mardi 5 mars, lors de la manifestation contre l'ANI.

Le PCF et ses partenaires du Front de gauche seront présents. En présence de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et sénateur, ainsi que de nombreux élu-e-s et militant-e-es communistes et du Front de gauche.

 

Pour ma part je serai, avec mon camarade commuiste Ernest Levindré et quelques autres à la manifestation organisée par la CGT et FO à Thouars à 11 H, face au Théâtre.

 

Bruno Fornaciari

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 21:43

 

André Chassaigne

  - le 4 Mars 2013

Travail

Accord emploi: «Vu l’enjeu, c’est la mère des batailles» pour Chassaigne

André Chassaigne président du groupe 
Front de gauche à l’Assemblée.

 

André Chassaigne annonce que le groupe Front de gauche à l'Assemblée nationale entend "détricoter pièce par pièce" l'accord dit de sécurisation de l'emploi, "pour montrer aux parlementaires et aux Français la nocivité de ce texte."


L'accord signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC sera présentée ce mercredi en Conseil des ministres, pour une application "début mai", selon Michel Sapin, le ministre du Travail. La CGT, Force ouvrière, Solidaires et le FSU organisent une journée de manifestation ce mardi contre la transposition de l'accord du 11 janvier dans la loi.

Accord minoritaire

«Nous considérons que ce sont 
les élus qui font la loi et ce serait une lourde dérive 
de la République que, au nom du dialogue social, 
la représentation nationale se voie imposer une loi dictée, en fait, par le Medef, explique André Chassaigne dans un point de vue publié dans l'Humanité de ce lundi. D’autant que cet accord est minoritaire. Les organisations syndicales signataires ne représentent que 38 % des salariés."

"Avec cet accord tel quel, le licenciement serait plus facile sous prétexte de compétitivité ; la mobilité 
serait imposée à tous les salariés et tout refus 
pourrait entraîner le licenciement pour faute personnelle. La baisse du salaire ou l’augmentation du temps de travail, sur la base d’un simple accord d’entreprise, pourrait s’imposer aux salariés sans garantie réelle pour l’emploi. Les recours en justice seraient limités, de même que celui auprès des prud’hommes."

 

Construire une alternative

"Quand le projet de loi du gouvernement viendra en débat à l’Assemblée, nous entendons le détricoter pièce par pièce pour montrer aux parlementaires et aux Français la nocivité de ce texte. Nous voulons faire bouger les lignes. Nous allons déposer des centaines d’amendements pour construire une alternative. Nous avons élaboré, avec nos collègues du Sénat, une loi contre les licenciements boursiers. Nous allons la décliner en amendements pour redéfinir les licenciements économiques, les licenciements abusifs, les licenciements boursiers, pour permettre 
aux salariés de saisir les juges pas seulement sur la forme mais sur le fond… Avec le Front de gauche, nous avons construit ce projet en lien avec les salariés en lutte. Pour la première fois depuis le début de la législature, la jonction entre luttes sociales et luttes parlementaires va se faire. Tenant compte du sujet 
et de l’enjeu, c’est la mère des batailles."

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 08:04

 

  le 3 Mars 2013

 

Accord sur l'emploi: le programme des 170 manifestations de mardi

 

 

Cliquez sur la carte pour découvrir le programme des rassemblements et manifestations partout en France contre le projet de loi transposant l'accord sur l'emploi.

-->A lire: Tous les appels à manifester des syndicats et organisations territoriales

Ce dimanche, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault a espéré dimanche que "plusieurs centaines de milliers de personnes" allaient manifester mardi à l'appel de la CGT, de FO, de la FSU et de Solidaires. "J'espère qu'il y aura plusieurs centaines de milliers de personnes dans les rues (...). Je lance un appel pour qu'il y ait beaucoup de monde", a dit le leader cégétiste lors de l'émission "C politique" sur France 5.

"Nous continuerons"

Ce projet, s'est-il une nouvelle fois inquiété, propose de "chambouler le droit du travail sur plusieurs aspects très importants" et "va précariser un peu plus les salariés". Si la mobilisation "de cette semaine ne suffit pas, nous continuerons", a-t-il prévenu alors que le projet de loi est présenté mercredi en Conseil des ministres.

Les syndicats qui ont refusé de signer l'accord du 11 janvier avec le patronat "représentent plus de salariés" que ceux qui l'ont approuvé (CFDT, CFTC et CFC-CGC), assure Bernard Thibault, pour qui ne pas écouter la CGT et FO serait "anti-démocratique". Il reproche notamment au projet de "reprendre la philosophie des accords de compétitivité emploi", défendus par Nicolas Sarkozy, qui s'incarnent à ses yeux dans "la négociation type Renault".

pérennité de l'emploi

Avec ces accords, le salarié sera "contraint d'accepter une baisse de salaires si une majorité l'impose". S'agissant précisément de la négociation chez Renault, où un projet d'accord a été soumis aux syndicats par la direction, "les propositions de Renault n'assurent pas la pérennité de l'emploi", "les efforts ne se justifient pas", selon le leader de la CGT.

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Published by bruno fornaciari
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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 01:36

 

 

 

  le 3 Mars 2013

 

Accord sur l'emploi: 100 députés PS contre les retouches

 

 

Une centaine de parlementaires socialistes appellent dans une tribune à favoriser l'avènement d'une "nouvelle démocratie sociale" en transcrivant notamment dans la loi, sans en modifier l'équilibre, l'accord sur l'emploi signé par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC qui arrive au conseil des ministres mercredi.

Selon ces élus qui s'expriment dans le Journal du dimanche, l'accord sur l'emploi conclu début janvier "marque la naissance d'un nouveau modèle social".

"Grâce à cette méthode, la démocratie senrichit de la participation des acteurs sociaux à notre objectif commun de lutte contre le chômage. (...) Parlementaires de la majorité, nous soutenons cette méthode parce quelle donne enfin une chance à la démocratie sociale dans notre pays", ajoutent les signataires parmi lesquels figurent les députés Patricia Adam, Patrick Bloche, François Brottes, Elisabeth Guigou, Christian Eckert, Catherine Lemorton ou Jean-Jacques Urvoas.

Culture du dialogue

"La méthode revendiquée de la négociation pose, certes, sans arrêt les questions sur le rythme des réformes et sur les concessions accordées ou les arbitrages rendus, mais elle permet de mobiliser toutes les forces et les énergies du pays pour ancrer le changement dans la durée. La culture du dialogue favorise laccord, elle permet à chaque représentant, syndical ou patronal, de prendre ses responsabilités et de trouver des compromis", ajoutent ces parlementaires.

Mais, disent-ils, "notre pouvoir, cest d'abord celui de respecter la voie choisie par les partenaires sociaux en transcrivant dans la Loi, sans en modifier l'équilibre, l'accord qu'ils ont conclu". Ces derniers n'évoquent en revanche pas le fait que cet accord dit de sécurisation de l'emploi n'a pas recueilli le soutien de la majorité des organisations syndicales. Ils ne souliognent pas non plus les véritables reculs du droit du travail que le texte va enterriner.

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BRUNO FORNACIARI

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