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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 16:54
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Published by bruno fornaciari - dans SANTE
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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 12:39

Taxe à 75% : à quand la révolution fiscale ?

Ainsi donc, le Conseil constitutionnel a volé au secours des très riches. Eu égard à 
la composition ultra-conservatrice dudit Conseil, pas de quoi s’étonner. On pourrait même en rire: les sages sont à la République ce que les boursiers sont 
à l’argent. Mais comment s’amuser d’un épisode aussi lamentable qu’ambigu alors que la France vit l’une des crises socia­les les plus épouvantables de son histoire contemporaine ? En annulant la fameuse «super-taxe» à 75% pour les revenus supérieurs à 1million d’euros, les membres du Conseil, saisis par l’UMP, ont fait parler le droit – en faisant surtout de la politique! Le Conseil constitutionnel refuse que la contribution exceptionnelle de solidarité sur les très hautes rémunéra­tions touche les individus, puisque l’impôt sur le revenu concerne les foyers fiscaux: dont acte. Mais en retoquant l’une des seules mesures en rupture avec les politiques passées, les sages ont provisoirement enterré l’une des promesses les plus emblématiques de François Hollande.

Souvenons-nous. Ce projet phare et symbolique avait été annoncé sans réelle préparation en février 2012, autant pour se démarquer du bouclier fiscal sarkozyste que pour répondre à la vague rouge de la campagne du Front de gauche. Le futur ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, était tombé de l’armoire et n’hésitait pas à dire tout le mal qu’il pensait de l’idée. Cette proposition était un marqueur de gauche, l’un des plus importants, l’un des plus clivants. Le président voulait respecter cet enga­gement. C’est assez rare pour ne pas le signaler. Sans surprise, la droite jubile, le Medef parle 
de «soulagement». Quant au président de la Ligue 
de football professionnel, Frédéric Thiriez, laissons-le 
à sa «belle et indispensable victoire», comme il dit. 
À l’évidence, les élémentaires notions républicaines d’égalité et de solidarité se sont totalement dissou­tes dans le fantasme des budgets qataris et de l’argent- roi... Jean-Marc Ayrault, c’est une chance, a annoncé qu’«un nouveau dispositif» serait prochainement mis en place. Mais quand? Et à quelles conditions? Au passage, prenons les devants. Les membres du Conseil constitutionnel se réservent le droit d’examiner «le caractère confiscatoire» d’un super-impôt, une menace à peine voilée de nouvelle censure. Mais au nom de quoi définiraient-ils des taux d’imposition jugés «acceptables» et en con­damneraient-ils d’autres qualifiés de «confiscatoires»? À ce tarif, ces messieurs auraient assurément embastillé un certain Roosevelt (bien connu pour ses idées marxistes!), coupable d’avoir imposé les riches Américains à 90%!

Si le président renonce, une fois encore, le signal sera terrible et 
les idéologues de droite et de la finance déboucheront 
le champagne. Il n’y avait déjà pas grand-chose dans 
la réformette fiscale du gouvernement, pour le coup 
il n’en resterait rien sinon la chronique d’un prévisible et pathétique échec... Le courage de gauche, ce serait d’engager une véri­table révolution fiscale, avec une taxation des revenus du capital au même niveau que ceux du travail, avec un impôt plus progressif jus­qu’aux tranches supérieures, avec l’instauration d’un revenu maximal par an, comme le propose le Front de gauche.

La bataille est-elle perdue? Non, elle recommence. 
C’est à l’avènement d’un véritable changement que vont 
nos vœux pour l’année nouvelle. Des vœux de luttes! n



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Published by bruno fornaciari - dans SOCIAL-ECONOMIE-FINANCES
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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 08:53

« “En France, l’affaire Armstrong a été l’objet d’une omerta alors que tant de gens savaient…”, explique Pierre Bordry, l’ancien patron de l’Agence française de la lutte contre le dopage (AFLD), « démissionné » en 2010 pour avoir déplu au champion américain (...) En novembre 2010, lorsque les enquêteurs américains débarquent en France, ils découvrent, stupéfaits, l’impunité dont a bénéficié 
le coureur des années durant.»

AFP. le 19 novembre 2012

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Published by bruno fornaciari - dans sport
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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 08:42

 

SOCIAL-ECO

 

SOCIAL-ECO -  le 3 Janvier 2013

Enquête 2013

Entreprises : celles qui vivent sont celles qui luttent... Toujours

 

 

Pour la plupart, nos lecteurs les connaissent bien. Leurs mots, leurs visages, leurs combats s’étalent souvent dans nos colonnes. L’Humanité revient ici sur quelques luttes emblématiques de ces salariés qui n’ont pas baissé les bras face au pire avenir promis à leur entreprise en 2012. Rien d’exhaustif dans cet inventaire : d’autres, comme Electrolux à Revin dans les Ardennes, auraient pu y figurer. 2013 est déjà là, tous sont toujours sur la brèche. Pour sauver les emplois, les savoir-faire, mais aussi l’avenir des territoires, ces mobilisations ont permis de changer 
le cours de l’histoire.

Fralib à gémenos,
la scop TI, c’est parti. L’année 2012 aura été pour les Fralib, dont la production de thé a été délocalisée en Pologne, celle de tous les entretiens. Entretien de l’espoir pendant la campagne présidentielle avec la visite de tous les candidats de gauche qui tous ont repris le mot d’ordre des salariés de l’usine de Gémenos près d’Aubagne et de leurs syndicats CGT et CFE-CGC : « Éléphant est français, en Provence, il doit rester. » Entretien de la campagne de boycott des produits Lipton et des machines enfin cédées par Unilever pour l’euro symbolique à la communauté urbaine de Marseille, nouveau propriétaire des terrains sur lesquels devrait cette année, en lieu et place de Fralib, démarrer la Société coopérative ouvrière provençale de thé et d’infusions (Scop TI). Entretiens aussi avec les ministres Arnaud Montebourg et Benoît Hamon qui approuvent la constitution de cette coopérative dont la naissance officielle a été annoncée en décembre dernier à l’Assemblée nationale par les syndicalistes et par André Chassaigne, le député communiste coprésident du comité national de soutien. Entretien enfin avec le nouveau président de la République à l’Élysée : après avoir passé leur troisième réveillon de lutte, les Fralib se tournent à nouveau vers François Hollande afin qu’il mette ses actes en accord avec ses bonnes paroles. Et fasse enfin plier la multinationale qui devra payer cher pour tous les dégâts humains commis au pays de Pagnol !

Pilpa. Les salariés tiennent
les murs de leur boîte. Le 5 juillet 2012, le groupe R&R annonçait vouloir se séparer rapidement du site de fabrication de glaces Pilpa de Carcassonne (Aude) racheté au glacier 3A à peine neuf mois auparavant. Ce sont 122 salariés qui décident alors de se battre pour garder outil de travail et emplois dans ce département où l’industrie se meurt. La filière laitière souffrirait également de ce gâchis. Ce rachat par R&R n’avait qu’un objectif, selon eux : récupérer les licences pour les glaces Oasis et Disney, les savoir-faire et se débarrasser d’un concurrent. R&R est aux mains du fonds d’investissement américain Oaktree Capital Management, qui perçoit des intérêts exorbitants atteignant 11 %. Mais le site de Carcassonne est rentable et viable. En atteste une étude du cabinet Progexa. Les salariés, emmenés par la CGT, ont multiplié les actions publiques, participant notamment à la Fête de l’Humanité à La Courneuve en septembre dernier, et ont saisi la justice.

Le 11 décembre, le juge des référés de Carcassonne a considéré que le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) présenté par la direction était « manifestement insuffisant dans les mesures de reclassement proposées au regard des moyens du groupe », le licenciement collectif prévu constituant « un trouble manifestement illicite ». Le juge a ordonné la suspension de cette procédure de licenciement collectif. La direction doit présenter un nouveau PSE. Durant les fêtes qui se traduisent par un arrêt des activités jusqu’au 3 janvier, les salariés se sont relayés sur un piquet de garde devant l’entrée du site pour surveiller l’entreprise. Pas question de voir les machines partir à leur insu. Tout en espérant qu’un repreneur se présente, ils travaillent eux-mêmes à un projet de reprise de l’activité en coopérative (Scop).

Petroplus. une fiducie toujours à disposition. Ils ont déplacé des montagnes, convaincus de l’emporter à la fin... Pour les 480 salariés de la raffinerie Petroplus (ex-Shell) de Petit-Couronne (Seine-Maritime), pas question de laisser tomber Mémé, comme ils surnomment affectueusement leur outil de travail : alors qu’une bonne dizaine de raffineries ont disparu en deux décennies, la France ne peut, selon eux, tabler sur les importations de pétrole produit dans des conditions qui favorisent un dumping social et environnemental. Alors, les Petroplus continuent le combat. À plusieurs reprises, ils ont cru leur heure arrivée devant le tribunal de commerce, mais les repreneurs, d’autant plus sérieux à leurs yeux que l’intersyndicale avait réussi à mettre en place une fiducie couvrant quoi qu’il arrive les salariés, ne sont jamais parvenus à convaincre les juges. La raffinerie a été mise en liquidation il y a deux mois, mais rien n’est fini : les syndicalistes maintiennent la pression sur Shell ainsi que sur François Hollande et sur le gouvernement Ayrault.

Les Lilas. et la lutte accoucha d’une nouvelle maternité. Jusqu’à il y a un an, les personnels de santé craignaient le pire pour la maternité des Lilas (Seine-Saint-Denis). Tant d’établissements de proximité ont déjà été fermés ces dernières années, ou sont encore menacés. Créée au début des années 1960, Les Lilas, c’est, bien plus qu’une simple maternité, un établissement non lucratif qui fut pionnier pour l’accouchement sans douleur, qui a accueilli les avortements avant la loi Veil de 1975, et se distingue encore par un moindre recours à la péridurale ou à la césarienne. Handicapée par des locaux trop exigus, la maternité devait s’agrandir pour continuer de pratiquer quelque 1 700 accouchements et 1 300 IVG par an. Mais sous divers prétextes, l’agence régionale de santé (ARS) a longtemps suspendu le projet de rénovation. Une ardente bataille mobilisant professionnels de santé, anciennes patientes, élus de gauche, personnalités, amènera finalement l’ARS à donner, fin janvier 2012, son feu vert à la reconstruction.

My ferry Link. Ne l’appelez plus 
jamais seafrance ! « J’ai ressenti beaucoup de plaisir à reprendre la mer. C’est une délivrance. C’est quelque chose qu’on attendait depuis longtemps qui se concrétise. Tout le monde s’est investi à fond. On travaille pour nous, c’est dix fois plus motivant », confiait un des ex-SeaFrance, filiale de la SNCF, le lundi 20 août dernier, dans son costume de steward de la Scop My Ferry Link, tandis que les rotations entre la France et l’Angleterre reprenaient après neuf mois d’arrêt. À l’issue d’une bataille juridique au long cours, cette Scop initiée par des syndicalistes CFDT et adossée à Eurotunnel a permis d’engager plus de trois cents personnes. L’enjeu était de sauver des emplois et de garder des navires sous pavillon français dans le Pas-de-Calais. Le combat des marins et des sédentaires, maintenant ? Reconquérir une clientèle. My Ferry Link table sur 12 à 14 % de parts de marché pour l’activité marchandises et 8 à 10 % pour l’activité passagers, dans un contexte de concurrence rude sur le détroit, où l’anglais P&O a renforcé sa flotte, tandis que le consortium associant Louis-Dreyfus Armateurs (LDA) et le danois DFDS vient de s’implanter.

TRW. au forceps, les vosgiens contraignent renault et psa à sauver leur usine. Fin juillet 2012, TRW, poids lourd de l’équipement automobile, décide de pousser son usine de Ramonchamp (Vosges) vers le redressement judiciaire, après l’avoir mis artificiellement en cessation de paiement en détournant ses commandes vers une autre usine du groupe. Le procédé est classique : en asséchant l’une de ses filiales, le groupe espère licencier ses 313 salariés vosgiens à moindres frais en laissant les AGS, le régime de garantie des salaires en cas de défaillance des entreprises, supporter le coût du plan de casse sociale.

C’était sans compter la mobilisation exceptionnelle de l’ensemble des salariés, allant jusqu’à manifester au siège européen de TRW à Düsseldorf, et la détermination de leur avocat Me Ralph Blindauer et du procureur de la République d’Épinal, bien décidés à faire assumer à l’équipementier le coût de la casse sociale. Résultat : TRW se voit contraint de mettre une enveloppe de 18 millions d’euros sur la table, pas seulement pour payer des indemnités dignes de ce nom aux salariés, mais également pour leur permettre de reprendre l’usine et de pérenniser une partie des emplois.

Seule condition : que les principaux donneurs d’ordres, les puissants constructeurs français PSA et Renault, s’engagent sur un volume de commandes suffisant pendant la période de transition, ce que les constructeurs rechignent à faire. Au final, c’est encore au forceps que les salariés obtiennent gain de cause fin décembre : suite à une manifestation devant le siège de Renault à Billancourt et à des interpellations au ministère du Redressement productif, Renault et PSA promettent de fournir un chiffre d’affaires de 15,5 millions d’euros à l’usine de Ramonchamp. Le projet de reprise devrait donc voir officiellement le jour lors d’une prochaine audience, le 17 janvier, au tribunal de commerce d’Épinal.

Continentale nutrition. tout à reconstruire ! Une première victoire qui en appelle une autre, définitive : le réaménagement du site de Vedène avec un plan de formation pour les salariés licenciés et la création de 120 emplois, dont 40 réservés aux Conti qui se sont battus de bout en bout. Un résultat obtenu après 431 jours de lutte dont, en 2012, 315 jours d’occupation de leur usine d’aliments pour animaux abandonnée par la direction de Continentale Nutrition au profit d’une concentration, aidée par des fonds publics, autour de la maison mère de Boulogne-sur-Mer (Nord). Sur le terrain cédé à un prix raisonnable, la société APRC Développement d’Aix-en-Provence, démarchée par l’agence de développement économique du conseil général, devrait édifier des locaux dans lesquels pourraient s’installer des entreprises de logistique industrielle en 2014. L’année à venir sera donc pour ces Conti-ci celle de la reconstruction du site, de leurs vies et, pour beaucoup, de l’apprentissage d’un nouveau métier.

m-Real. quand la fatalité est mise en déroute. Il en aura fallu, de la sueur et de la salive, pour vaincre. Journées portes ouvertes, marches pour l’emploi, visites de candidats à la présidentielle, sièges des ministères, constitution, à l’initiative du maire PCF d’Alizay (Eure), d’un large front politique pour les défendre, bataille pour l’expropriation pour des raisons d’utilité publique, etc. Pendant plus de trois ans, les ouvriers de M-Real, fleuron de l’industrie papetière, ont imaginé des alternatives à la fermeture pure et simple de leur usine décidée par leurs propriétaires finlandais : un de leurs projets les associait avec leurs voisins de la raffinerie Petroplus. Début décembre, ils ont gagné ! Si l’État a reculé devant la nationalisation à Florange, le département de l’Eure a porté un projet de « départementalisation » : le 10 décembre, le conseil général s’est porté acquéreur de l’usine de papier d’Alizay par une décision unanime. Il se fait l’intermédiaire d’une transaction entre le vendeur M-Real et les acheteurs, un groupe thaïlandais associé à une filiale du groupe Direct Énergie. À terme, près de deux cent cinquante emplois devraient être recréés sur place.

sobrena. Une lutte le vent en poupe à Brest. Au printemps dernier, en pleine campagne présidentielle, les 210 salariés de la Sobrena, entreprise de réparation navale de Brest (Finistère), obtiennent la sauvegarde de leurs emplois, après 6 mois de lutte et d’actions quotidiennes avec le soutien de la population locale, des élus, de la presse. Alors que l’entreprise avait été placée en redressement judiciaire en décembre 2011, le tribunal de commerce valide fin mars la reprise par le néerlandais Damen, qui s’engage à garder tous les salariés, alors qu’Eiffage voulait reprendre l’activité mais en supprimant cent emplois. Pour marquer cette victoire, les salariés démontent l’étrave qu’ils avaient érigée face à l’hôtel de ville de Brest pour symboliser leur lutte, vers un rond-point à l’entrée de la ville.

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Published by bruno fornaciari - dans LUTTES
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 12:54

Si le Front de gauche la concrétisation d'une initiative stratégique du PCF pour résoudre les contradictions que nous n'avons pu surmonter en 2007 avec les collectifs anti-libéraux qui se sont avérés finalement destructeurs pour le combat unitaire et le PCF lui-même, il a fallu, pour le constituer d'abord, trouver des forces qui, pour une part, convergeait avec note analyse de la situation politique. Cette force était incarnée par deux hommes, Mélenchon et Dolez, dont ce dernier vient de claquer la porte du parti de Gauche créé alors pour permettre la mise en œuvre stratégique. Venus de la gauche du PS, ils n'épousent cependant pas toutes les analyses du PCF, sinon ils seraient des nôtres. Donc le FG historique est composé de deux forces politiques inégales, avec des points communs et des différences qui peuvent s'avérer être des contradictions à retombées stratégiques. C'est pourquoi, à mon sens, si ce rassemblement permet l'union et le combat sur des points communs à partir d'analyses similaires, déclinés sur des propositions, des mots d'ordre ou des programmes qui nous sont communs, il demeure des différences et des contradictions, ce qui est normal. Aussi, est-il fondamental et impérieux que notre Parti travail ses propres conceptions et analyses sur toutes les questions, politiques, économiques, anthropologiques, écologiques etc... Car la conception même du FG, ou la particularité de chacune des composante est préservée, assumée. Ce faisant elle conçoit également la lutte des idées à l'intérieur du FG pour faire prévaloir chacun ses options. Ainsi, les désaccords enregistrés dans les négociations sur la nature du FG, sur son organisation, son périmètre, son programme, son candidat à la Présidentielle et la répartition des candidats aux législatives, et aujourd'hui, sur le rôle de l'ex-candidat commun, les débats sur les adhésions directes au FG, le rôle dévolu aux assemblées citoyenne, leur conception, le rôle du PCF etc... sont encore, pour une part, d'actualité. Il faut constater que le Front de gauche a une dynamique propre, qui imprègne tout autant qu'elle résulte des différents composantes. Mais il ne saurait remplacer la particularité de chacune, "en compétition" en quelque sorte pour faire prévaloir ses solutions. C'est raison pour laquelle, il nous faut, au cours de ce congrès faire la clarté sur ce que nous comprenons de la nécessité du Parti communiste, de son rôle propre, de sa participation et de son apport au Front de Gauche, de ses objectifs et des moyens qu'il compte mettre en œuvre pour y parvenir. Il y a, sur de nombreuses questions, des différences et parfois, des désaccords entre nous. Il nous faut donc débattre. L'expérimentation ne peut se faire en dehors de la stratégie décidée en commun. Nous avons des règles de fonctionnement qu'il nous faut revoir et affiner pour permettre aux communistes de décider de leur politique et de la faire vivre sans effets pervers. La liberté d'opinion et d'option doit pouvoir s'exprimer dans le respect de chacun par la décision démocratique, et fraternelle si possible.

Par FORNACIARI BRUNO, le 06 janvier 2013 à 11:17.

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 12:49

Un des hôpitaux les plus reconnus au monde change sa vision au sujet du cancer.

L’hôpital John’s Hopkins Hospital est un hôpital universitaire situé à Baltimore dans l’État du Maryland aux États-Unis.
Fondé grâce à un don de John’s Hopkins, il est aujourd’hui un des hôpitaux les plus reconnus au monde et est classé pour la 17e année consécutive en première place du classement des meilleurs hôpitaux des États-Unis.
Après de nombreuses années à dire aux gens que la chimiothérapie est l’unique manière de traiter et éliminer le cancer, l’hôpital John Hopkins commence à dire aux gens qu’il y a d’autres alternativeque la chimio:

Une manière efficace de combattre le cancer est de ne pas donner à manger aux cellules cancéreuses avec ces aliments dont elles ont besoin pour se multiplier.

LES CELLULES DU CANCER S’ALIMENTENT DE :

a. Le SUCRE est un aliment du cancer. Ne pas consommer de sucre coupe un des éléments les plus importants des cellules cancéreuses. Il
existe des substituts du sucre comme la saccharine, mais ils sont faits avec de l’ Aspartame et sont très nocifs… Un meilleur substitut du sucre est le miel de manuka ou la mélasse mais en petites quantités.

Le SEL contient un additif chimique afin de paraître blanc. Une meilleure alternative pour le sel est le sel de mer ou les sels végétaux.

Le LAIT cause dans le corps la production de mucus, spécialement dans le conduit intestinal.Les cellules cancéreuses s’alimentent de
mucus. En éliminant le lait et en lui substituant du lait de soja, les cellules du cancer n’ont rien à manger, par conséquent elles meurent.

c. Les cellules cancéreuses murissent dans un milieu ambiant acide. Un régime à base de VIANDE ROUGE est acide, il vaut mieux manger du poisson et un peu de poulet à la place de la viande de bœuf ou de porc. De plus, la viande contient des antibiotiques, hormones et parasites qui sont très nocifs, spécialement pour les personnes cancéreuses. La protéine de la viande est très difficile à digérer et requiert beaucoup d’enzymes. La viande qui ne se digère pas reste dans le corps et se putréfie ce qui entraîne la création de plus de toxines.

COMMENT CONTRIBUER A LA SOLUTION DU PROBLÈME

a) Un régime de 80% de végétaux frais et jus, céréales, graines, noix, amandes et seulement un peu de fruits mettent le corps dans un milieu
ambiant alcalin. On doit consommer seulement 20% de nourriture cuite, incluant les haricots. Les jus de légumes frais provisionnent le corps
en co-enzymes qui sont faciles à absorber et arrivent aux cellules 15 minutes après avoir été consommés pour nourrir et aider à former des
cellules saines. Pour obtenir des enzymes vivantes qui aident à construire des cellules saines, on doit essayer de boire des jus de
légumes (pratiquement tous incluant l’alfafa) et manger beaucoup de légumes frais 2 ou 3 fois par jour.

b) Éviter de prendre du CAFÉ, THÉ ET CHOCOLAT, qui contiennent beaucoup de caféine. Le THÉ VERT est une meilleure alternative et a
des propriétés qui combattent le cancer. Il est préférable de boire L’EAU purifiée ou filtrée pour éviter les toxines et métaux lourds de
l’eau du robinet. L’eau distillée est acide, ne pas la boire.

c) Les parois des cellules cancéreuses sont couvertes par une protéine très dure. En évitant de manger de la viande, ces parois libèrent plus
d’enzymes qui attaquent les protéines des cellules cancéreuses et permet au systèmes immunitaire de détruire les cellules cancéreuses.

d) Quelques suppléments aident à reconstruire le système immunitaire: Floressence, Essiac, anti-oxydants, vitamines, minéraux, EPA – huile
de poisson) pour aider les cellules à lutter et détruire les cellules cancéreuses. D’autres suppléments comme la vit. E sont très connues
parce ce qu’elles causent l’apoptose,la méthode normale du corps pour éliminer les cellules inutiles ou défectueuses.

e) Le cancer est aussi une maladie du mental, le corps et l’esprit. Une attitude plus active et positive aidera le malade du cancer à
combattre et à se convertir en survivant. « La rage et l’incompréhension, le non-pardon mettent le corps dans une situation de stress et dans un milieu ambiant acide ». Apprendre à avoir un esprit aimable et amoureux avec une attitude positive est très bénéfique pour la santé. Apprendre à se relaxer et jouir de la vie.

F) Les cellules du cancer ne peuvent vivre dans une ambiance oxygénée. L’exercice journalier, la respiration profonde aide à recevoir plus d’oxygène jusqu’aux niveaux cellulaires. La thérapie d’oxygène est un autre élément qui aide à détruire les cellules du cancer.

1. Pas de contenants en plastique dans le micro-ondes.
2. Pas de bouteille d’eau dans le congélateur.
3. Pas de film plastique dans le micro-ondes.

g) Les substances chimiques comme les dioxines causent le cancer, spécialement du sein. La dioxine est très destructrice, Spécialement pour les cellules du corps.
Ne pas mettre au réfrigérateur ses bouteilles d’eau en plastique car le plastique « transpire » les dioxines et empoisonne l’eau.

Récemment, le Docteur Edward Fujimoto, directeur du programme Bien- Être à l’hôpital Castle, parut dans une émission télévisée et expliquait le danger de la dioxine.
Il a dit que nous ne devons pas mettre les contenants en plastique au micro-ondes. Spécialement les nourritures qui contiennent du gras. Il dit que la combinaison de gras et lla forte chaleur avec le plastique transporte la dioxine à l’intérieur de la nourriture et par conséquent ensuite à notre corps.

A la place, on peut utiliser du verre comme Pyrex ou de la céramique pour chauffer la nourriture.


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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 11:58

 

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2013: L’ANNEE DES REVOLTES POPULAIRES ?

5 janvier 2013 at 12:00 Poster un commentaire

Wurtz-L-humanité-dimanche« L’euro est sauvé! » Tel est le dernier cri de victoire des dirigeants européens. On souhaiterait pouvoir se réjouir de ce type d’annonce et de l’espoir qu’il véhicule. Nous  n’avons, en effet,jamais sous-estimé les risques immenses que ferait courir aux peuples un éclatement de la zone euro : déchainement des spéculateurs; hyper-concurrence entre les travailleurs des pays de l’ex-zone; « dévaluations compétitives » en séries; sans oublier la flambée des nationalismes et des populismes de tout poil…

Pour autant,le message officiel sur la « fin de la crise » est à la fois cynique et inquiétant.
Il est cynique en ce qu’il banalise les souffrances inouïes que ces mêmes dirigeants sont décidés à continuer d’imposer aux Européens au nom de ce « sauvetage » qu’ils prétendent réussi.

Les Grecs? La cure d’austérité délirante qui vient encore de faire plonger leurs revenus de 22,6% en un an (!) et prive 40% de la population d’assurance-maladie (!) se poursuit en 2013.

Les Portugais? Eux aussi à bout, à force d’« économies » et de « réformes » vont, en 2013, voir alourdir encore leurs impôts tandis que les sociétés espèrent voir le leur s’alléger de 25% aujourd’hui, à 10% demain ; un record!

Les  Irlandais ? Bruxelles les félicite vivement pour la sévérité du « choc de compétitivité » enduré depuis plus de quatre ans…mais les enjoint fermement à poursuivre ce plongeon social cette année.

Les Chypriotes? Ils payent au prix fort l’exposition des banques du pays à la dette de la Grèce si proche et subissent à leur tour le coup de massue exigé par la « troïka », tout en attendant dans la douleur depuis juillet dernier le premier euro d’ « aide »européenne. Plus près de nous,l es Espagnols et les Italiens voient-ils s’éloigner le spectre de la crise? Les premiers viennent de qualifier leur loi de finances 2013 de « budget le plus austère depuis le retour de la démocratie ». Les seconds font le bilan de l’action du « sauveur  de l’Italie »(Mario Monti) qui a placé son pays « à l’épreuve de la survie » (titre d’un rapport qui fait grand bruit à Rome). Or le voeu le plus cher de ses pairs européens est qu’il puisse continuer son œuvre cette année. Quant aux Français, le Président les a lui-même prévenus que, du fait de ses « choix pas faciles pour la compétitivité », « ça va être très dur » en 2013.

Oser parler de « sortie de crise » dans ce contexte révèle le peu de considération de ces dirigeants européens pour la dimension humaine et sociale de la crise de leur système. Désormais tranquilisés sur le sort de l’euro, ils risquent même de se montrer plus insensibles encore à l’enfer que leur « thérapie » fait subir aux peuples, plus sourds encore aux grondements qui montent des sociétés. C’est cette faute qui risque de changer la donne, en faisant de 2013 l’année des révoltes populaires.
Cette perspective confère aux forces de gauche une responsabilité essentielle : faire tout ce qui dépend d’elles pour que ces révoltes ne se traduisent pas par des émeutes du désespoir mais par des « insurrections » politiques, démocratiques, citoyennes et porteuses d’exigences claires de transformations sociales. A mesurer la mutation très prometteuse de la Confédération européenne des syndicats, la percée de formations progressistes clairement attachées au changement en Europe, les convergences à l’œuvre contre les politiques d’austérité, y compris parmi des économistes réputés « modérés », l’élévation sans précédent du débat d’idées sur les transformations à opérer à la Banque centrale européenne pour contrer la domination des marchés financiers, la force des exigences démocratiques …, il est permis d’espérer .
Bonne année 2013 !
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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 09:15
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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 07:33

La retraite assurée de François Chérèque

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A 56 ans, l'ex leader de la CFDT échappe au sort du commun des seniors et commence une nouvelle vie à l'Inspection générale des Affaires sociales.

L'ex-secrétaire général de la CFDT — qui a quitté ses fonctions fin novembre, passant le témoin à Laurent Berger — a été nommé jeudi en Conseil des ministres "inspecteur général des affaires sociales" sur proposition des ministres Marisol Touraine et Michel Sapin. A compter du 7 janvier, ce social-traître notoire, qui estime qu'augmenter le Smic pénalise les entreprises (les salariés, il s'en fout), "évaluera les politiques sociales afin d'éclairer la décision publique"...

L'IGAS, nouvel employeur de M. Chérèque, est un service interministériel de contrôle, d'audit et d'évaluation des politiques sociales qui réunit 130 experts de la "cohésion sociale" (famille, protection de l'enfance, lutte contre l'exclusion, travail social…), de la protection sociale (Sécu, prestations…), du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et de la santé.L'IGAS est, avec le Conseil d'État, la Cour des Comptes et l'Inspection générale des finances (IGF), l'un des grands corps administratifs de l'État où la patrie reconnaissante recase ses "fleurons" : ainsi Fadela Amara, déplorable secrétaire d'État chargée de la Ville du gouvernement Fillon 2, y fut nommée en janvier 2011 avec un salaire d'entrée de 8.000 € par mois hors primes. Pour la petite histoire, un inspecteur général en fin de carrière perçoit en moyenne 124.144 € annuels.

Bref : c'est une bonne planque. Et, selon la presse, M. Chérèque devrait également prendre la présidence du think-tank Terra Nova, fondation proche du PS et longtemps dirigée par feu Olivier Ferrand.

On le sait, la CFDT est un peu la branche syndicale du Medef. Et le successeur de M. Chérèque affiche le bon profil : il s'est dit prêt à un compromis sur des accords réduisant le temps de travail et les rémunérations en échange du maintien de l'emploi en cas de difficultés pour des entreprises (les fameux accords "compétitivité-emploi") !

Sachant que, pour être validé, l'accord "historique" portant sur la "réforme du marché du travail" initiée par le gouvernement doit être signé par au moins deux des quatre syndicats dits "représentatifs", on est mal barrés !!! La CGT et FO ont déclaré qu'elles ne signeraient pas un texte prônant plus de flexibilité. Par contre, à l'Unedic comme ailleurs, la CFDT et la CFTC ont toujours eu la signature facile devant le patronat. 

Que deux syndicats de salariés se couchent devant le Medef, c'est ce que le gouvernement attend, lui qui devra reprendre l'épineux dossier après le 11 janvier en cas d'échec des négociations. Le 31 décembre sur RFI, le secrétaire général de Force Ouvrière l'a soupçonné à juste titre de se défausser : «Je sens bien que du côté gouvernemental, ils aimeraient bien que les syndicats acceptent de la flexibilité pour qu’ils puissent la reprendre dans la loi sans qu’ils en soient responsables»...

Parti socialiste, CFDT ou CFTC : que des lâches et des vendus ! La promotion de François Chérèque nous prouve que trahir ceux que l'on devrait protéger, ça paye.

SH

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 07:29

POLITIQUE -  le 4 Janvier 2013

 

Tribune : A propos des censures du Conseil constitutionnel, par Patrick Le Hyaric

 

 

Pour Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité, Député européen, Vice-président du groupe de la gauche unitaire européenne, les dernières décisions du Conseil constitutionnel posent beaucoup de questions qui méritent d’être méditées. Bien au-delà de la petite écume médiatique qu’on nous envoie au visage.

 Les dernières décisions du Conseil constitutionnel posent beaucoup de questions qui méritent d’être méditées. Bien au-delà de la petite écume médiatique qu’on nous envoie au visage.

La censure de la taxation à 75 %  pour les revenus de plus d’un million d'euros a été l’objet d’une émotion légitime de l'immense majorité des contribuables, lourdement sollicités par l’effort fiscal.

Mais,  « de l’autre côté du périph », dans les «beaux quartiers», nul doute qu’elle a été l’occasion de sabrer le champagne au-delà des fêtes de fin d’année.

L’annulation de cet élément de justice, même si sa portée est limitée, est d'autant plus amère comparée aux 20 milliards de recettes fiscales supplémentaires attendues pour 2013 sur la base d’un accroissement des impôts indirects et injustes, notamment, de la TVA et les taxes sur les carburants. Au moment même, où en ce début janvier, les familles populaires devront payer plus cher le gaz, l’électricité, les transports, les timbres, la redevance télé, etc…

Elle est odieuse si on la met en rapport aux 20 milliards d’euros de crédit d’impôts, programmés sur trois ans, octroyés sans aucune contrepartie aux entreprises. La ristourne fiscale de 30 et 40 millions d'euros faite au fossoyeur des hauts fourneaux de Florange en fait partie. Elle est comme un emblème de ce qu'il ne faudrait pas faire pour redresser le pays et l'emploi. C'est sans doute pour cela que cet élément n’est pas à la une des journaux radios-télévisés ? On préfère nous passer le mauvais film de ceux qui cherchent la nationalité belge ou russe. Faut-il en rire ou en pleurer ?

Ajoutons qu’entre la proposition portée par le candidat Hollande et le vote du budget, la disposition présentée comme emblématique « de gauche » avait déjà été peu à peu vidée de sa substance. Les sportifs et les artistes devaient être partiellement exonérés. Certains revenus exceptionnels aussi plus tard. Il a même été envisagé de limiter la somme à 2 millions d’euros pour un couple.

Rappelons aussi que pour être assujetti à cette tranche de 75%, il faut gagner au moins…. 60 fois le SMIC. 

Le Conseil constitutionnel creuse les déficits en exonérant le capital.

Un débat s’est engagé sur le montant des «coups de canif» du Conseil constitutionnel au projet voté par le Parlement. Il constitue un manque à gagner de 500 millions d’euros selon le gouvernement, ou de 700 millions d’euros selon d’autres sources. Combien d’instituteurs, d’infirmières, d’agents de pôle emploi pourrait-on rétribuer avec une telle somme ?

A l’examen, c’est sur la nature des mesures  retoquées  qu’il faut porter attention. Au détail près, toutes les mesures repoussées ont un commun dénominateur. Elles concernent les hauts revenus ou les revenus du capital.

Censurée la «charge excessive» sur les «retraites chapeau », ces retraites en or des grands patrons.

Censurée   la «charge excessive» sur les «bons anonymes», sur les gains des «stock-options»,  sur les « actions gratuites ».

Censurée la « charge excessive » sur les rémunérations des hauts-dirigeants des grandes entreprises de même  que  celle sur  les  « plus-values immobilières sur les terrains à bâtir» dont bénéficient les gros promoteurs.

En réaction à ces décisions, les porte-paroles de la droite et de l’extrême-droite, associés au syndicat des puissances de l’argent ont affiché une mine triomphale.

Pour annuler la mesure de taxation à 75% des revenus de plus d’un million d’euros, l’argumentaire du Conseil constitutionnel s’est appuyé sur une règle de la fiscalité française qui consiste à prendre en considération pour l’imposition les foyers fiscaux et non les individus. Un jugement rendu froidement au nom du principe de l’égalité devant l’impôt. Ainsi, le Conseil Constitutionnel déclare que : « l’article 12 instituait une contribution exceptionnelle de solidarité de 18% sur les revenus de chaque personne physique alors que l’impôt sur le revenu pesant sur les mêmes revenus, ainsi que la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus de 4%, sont prélevés par foyer. Ainsi deux foyers fiscaux bénéficiant du même niveau de revenu issu de l’activité professionnelle pouvaient se voir assujettis à la contribution exceptionnelle de solidarité de 18% ou au contraire en être exonérés selon la répartition des revenus entre les contribuables composant le foyer. Le législateur ayant ainsi méconnu l’exigence de prise en compte des facultés contributives, le Conseil Constitutionnel a, sans se prononcer sur les autres griefs dirigés contre cet article, censuré l’article 12 pour méconnaissance de l’égalité devant les charges publiques ».

Les services de Bercy connaissaient certainement ceci. Pourtant ils ont quand même fait voter le texte par le Parlement avec ce vice juridique. Pourquoi le Conseil d’Etat n’a-t-il pas alerté sur ces problèmes ?

La réponse se trouve sans doute dans un billet de Christian Eckert, rapporteur de la commission des finances, publié sur son blog. Dans celui-ci, il évoque le fait qu’il avait explicitement souligné ce «point-faible» de la proposition gouvernementale au cours des discussions préparatoires à la loi de finance. 

La mesure était conçue comme une taxe « individualisée » et non comme un impôt  «conjugalisé » explique-t-il : «Nous l'avions conçue et bâtie comme un outil de dissuasion des salaires exorbitants, pas comme une tranche supplémentaire de l'impôt. Ainsi, un couple où chacun gagne 600 000 euros n'était pas taxé. Un autre couple où l'un gagne 1 200 000 euros et l'autre rien, l'était. Chaque couple dispose pourtant du même revenu. »

Demeurait cependant une ambiguïté pour le député socialiste, ambiguïté concernant l’interprétation de son statut, « impôt » ou « taxe ». Celle-ci l’avait amené à élaborer un amendement en vue de parer à un éventuel rejet de la mesure.  « J'avais, continue-t-il, sur le conseil avisé de mon équipe d'administrateurs à l'Assemblée Nationale, fait préparer un amendement pour éviter cette distorsion entre foyers fiscaux. Comme toujours, cela a été évoqué avec le cabinet du Ministre du Budget en amont des séances publiques pour éviter que le rapporteur du Budget soumette un amendement qui ne recueille pas l'assentiment du Gouvernement qu'il soutient. On m'a dissuadé de déposer cet amendement

Qui est ce « on » ?

La vulnérabilité de ces articles était donc bien connue des services de l’Etat. Pourquoi le gouvernement a-t-il alors pris le risque de les voir «retoqués» et repoussés à une échéance ultérieure.

Un coup à gauche ou une volonté ?

La taxation à 75% était devenue emblématique pour François Hollande, à tel point qu’elle lui a permis de relancer sa campagne électorale du « côté gauche », au moment où Jean-Luc Mélenchon perçait dans les enquêtes d’opinion.

Ce symbole ne concernait que 1500 contribuables et surtout il ouvrait un vide entre le taux de 45% et celui à 75%. Mais après le discours du Bourget sur la finance, il permettait d’ancrer le candidat socialiste dans la tradition de la gauche française.

Mais, paradoxalement, la manière dont cette mesure a été avancée et la manière dont elle a été votée, puis la manière dont est exploitée la décision du Conseil constitutionnel, a affaibli le mouvement vers une vraie réforme fiscale. Ceci donne même prétexte à une incroyable campagne politique et médiatique contre « l’impôt » et même contre l’impôt des plus fortunés qui « s’enfuient ». Drôle de retournement de situation alors que les travailleurs, les retraités, riches ou pauvres, vont payer plus d’impôt avec le gel des barèmes, mais surtout avec les impôts indirects, de la TVA aux taxes sur les carburants.

Décision constitutionnelle ou politique ?

Ce même Conseil constitutionnel déclarant conforme le dernier traité européen, alors qu’il retire des pouvoirs de souveraineté budgétaire au Parlement, a émis cette fois encore des jugements de caractère politique sur les décisions du Parlement lui-même.

En déclarant par exemple que l’article sur les « retraites chapeaux » taxant à 75,34%, violait le principe « d’égalité devant l’impôt » pour le ramener à 68,36%, le Conseil constitutionnel opère un coup de force contre le législateur.

Lorsqu’il annonce la prorogation d’une « niche fiscale » sur les successions en Corse, au motif qu’elle serait illégitime, il se substitue aux élus de la Nation pour trancher une question politique, celle de « la nature de l’intérêt général ».

Le Conseil constitutionnel n’est-il pas en train de contester au Parlement la définition de ce qui est de l’ordre de l’intérêt général ? N’est-ce pas un pas de plus dans la perspective de la mise en œuvre du traité européen qui va jusqu’à obliger les Etats à laisser les institutions européennes décider de la nature des impôts qu’ils peuvent lever et des dépenses publiques qui seraient autorisées ?

Maintenant un débat sur la réforme fiscale

Au vue de tous ces éléments et des déclarations du Premier ministre, on peut craindre que le sort de la disposition emblématique du candidat François Hollande à la présidentielle rejoigne celui fait à ceux qui ont été baptisés « pigeons », ou de l’ISF sur les œuvres d’art.

Ce chantier ne peut pas attendre juin ou septembre.

Si une rectification devrait être présentée en urgence, au-delà, un débat s'impose sur une réforme en profondeur pour une fiscalité progressiste qui reste à faire. On ne peut en effet laisser dicter la loi par un gouvernement des juges !

Celle-ci passe effectivement par le relèvement du niveau de taxation des grandes fortunes et des revenus spéculatifs.

Notre système fiscal, tant national que local,  est fortement  injuste. Il pèse trop lourd sur le travail  et est trop léger pour le capital. Pesant sur la consommation des ménages et les PME, il est contreproductif pour l’emploi et pour le développement du bien-être social.

Pour les hauts revenus, des taux supérieurs à 80 et même 90 % ont été pratiqués, notamment aux Etats-Unis au lendemain de la Seconde Guerre et jusqu’aux années 1980.

Il conviendrait de revenir à une réelle progressivité, avec neuf tranches au lieu de cinq actuellement.

Créer un impôt sur les donations et successions pour  les grands patrimoines, instaurer un véritable impôt sur la fortune qui prenne  en compte tous ses éléments sont des mesures urgentes qu’il faut avoir le courage de prendre au plus vite. Supprimer les niches fiscales qui permettent aux plus grandes entreprises d’échapper en partie à l’impôt peut rapporter 50 milliards immédiatement va de pair avec une diminution  du taux de TVA sur les produits de consommation courantes.

La fiscalité des entreprises peut être révisée dans le sens d’une modulation en fonction de l’utilisation des bénéfices afin de favoriser celles qui les réinvestissent pour l’emploi, le développement productif durable, la formation de salariés et la recherche.

Ce ne serait que justice si la  décision « très politique » du Conseil constitutionnel permettait d’ouvrir un vrai débat populaire sur l’indispensable réforme progressiste de la fiscalité.  

Menons-le ! Et agissons ensemble en ce sens !

Patrick Le Hyaric

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Published by bruno fornaciari - dans ACTUALITES
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